Une mère, Alejandro Palomas

Je remercie Babelio et les Éditions du Cherche Midi pour m’avoir permis de découvrir Une mère d’Alejandro Palomas.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Le roman qui a enflammé l’Espagne.

Barcelone, 31 décembre. Amalia et son fils Fernando s’affairent en attendant leurs invités. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, va enfin réunir ceux qu’elle aime. Ses deux filles, Silvia et Emma ; Olga, la compagne d’Emma, et l’oncle Eduardo, tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents.

Chacun semble arriver avec beaucoup à dire, ou, au contraire, tout à cacher. Parviendront-ils à passer un dîner sans remous ?
Entre excitation, tendresse et frictions, rien ne se passera comme prévu.

Alejandro Palomas brosse avec humour le portrait d’une famille dont les travers font inévitablement écho à nos propres expériences, et celui d’une mère loufoque, optimiste, et infiniment attachante. Une mère profondément humaine, à qui il reste encore quelques leçons à transmettre à ses grands enfants : au cours de cette longue nuit, secrets, mensonges, non-dits et autres révélations familiales vont éclater.

Prenez place à table. Vous allez être servi !

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (16 mars 2017)
  • Prix : 21€
  • Autre format : ebook
  • Traduction : Vanessa Capieu

AVIS

Quand j’ai postulé à la masse critique spéciale de Babelio pour recevoir ce roman, c’était avant tout pour la couverture et le résumé qui m’avaient intriguée. Et puis, je ne pouvais pas résister au plaisir de découvrir le roman d’un auteur provenant d’un pays dont je ne connais que trop peu la littérature : l’Espagne. Cependant, je craignais une histoire de règlement de compte familial sous fond de repas de fête. Les assiettes qui volent et tutti quanti, très peu pour moi !

J’ai donc été ravie et très agréablement surprise de découvrir, dès le début de ma lecture, qu’Une mère, ce n’est pas des assiettes qui volent, mais c’est au contraire, beaucoup d’amour parfois exprimé maladroitement, de tendresse, de soutien, de secrets et de fardeaux à porter, d’humour… En d’autres mots, en lisant ce roman, c’est un imbroglio d’émotions qui s’offrira à vous, vous faisant passer du rire aux larmes au questionnement en un instant.

Il vous sera difficile, si ce n’est impossible, de ne pas vous attacher à cette famille et à ses membres qui partagent beaucoup d’amour les uns pour les autres tout en ayant une certaine retenue dans le partage de leurs émotions et de leurs secrets. Heureusement, leur proximité leur permet de s’épauler et de panser leurs blessures même dans le silence des non-dits.

On vit l’histoire du point de vue de Fer qui est un peu le confident de sa mère et de ses sœurs. Ce statut privilégié du narrateur permet aux lecteurs de découvrir, petit à petit, les peines qui ont jalonné la vie des femmes de sa vie. Je vous rassure, on en apprend également sur ce trentenaire au cœur brisé même si j’avoue qu’il ma fallu un peu de temps pour m’attacher à lui tout comme à ses sœurs ou à l’oncle Eduardo.

Pour ma défense, Amalia, la mère, tire la couverture pendant une bonne partie du roman de par sa fraîcheur, son grain de folie, sa naïveté et ses réparties très souvent hilarantes. Elle fait partie de ces personnes lumineuses qui apportent du rire et de la légèreté là où il y a de la tristesse et de la lourdeur. Je l’ai tout simplement adorée et j’ai beaucoup ri de ses plans douteux et de ses monologues à la logique plus que décousue.

Elle m’a néanmoins parfois agacée dans sa manière de fuir les conflits et/ou de ne pas assurer son rôle de mère puisqu’elle se comporte bien plus souvent en enfant qu’en adulte. Cependant, vous verrez que malgré son apparente insouciance, Amalia est un roc sur lequel ses enfants peuvent compter dans les moments les plus critiques.

Dans ce livre, l’amour familial est omniprésent et peut offrir une vraie bouffée d’oxygène aux personnes qui ont parfois l’impression d’avoir une famille à part voire carrément dysfonctionnelle. Ce livre est en effet la preuve qu’une famille n’a pas besoin d’être parfaite, d’ailleurs la famille parfaite n’est-elle pas une vue de l’esprit, pour être soudée et être un lieu de refuge quand ses membres ont besoin de réconfort.

J’ai en outre beaucoup aimé la manière dont Alejandro Palomas aborde certains thèmes comme l’homosexualité ou encore le deuil, que ce soit d’une personne ou d’une relation qui n’a jamais vraiment commencé. L’homosexualité ne nous est ainsi pas présentée à travers des personnages caricaturaux, mais comme une chose naturelle qui fait simplement partie de la vie. Tellement vrai, mais tellement important à rappeler… Quant au deuil, il le traite avec délicatesse nous montrant que malgré le mal qu’une absence peut faire, l’important est de continuer à avancer tout en laissant une place aux absents.

Enfin, je ne connaissais pas l’auteur, mais j’aurai plaisir à suivre son travail ayant été séduite par sa plume que j’aurais envie de qualifier de « vivante ». Alors que le sujet de la famille n’est pas l’un de mes préférés, j’ai dévoré chacun des mots de l’auteur qui semblaient presque prendre vie devant mes yeux. J’imagine d’ailleurs très bien le roman adapté au cinéma ou à la télé. Il faut dire que grâce à la plume d’Alejandro Palomas, on ne lit pas Une mère, on le vit.

En résumé, j’ai adoré ce roman qui s’est révélé drôle, touchant et infiniment émouvant.  Si vous aimez les histoires avec des personnages touchants qui vous font ressentir des émotions allant du rire aux larmes, le livre est fait pour vous. Alors qu’attendez-vous pour rencontrer Amalia et sa famille ?

Book Haul Gibert Joseph sur PriceMinister (1/2)

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Profitant de soldes importantes de Gibert Jospeh dans sa boutique sur PriceMinister, j’ai plus ou moins laissé cours à ma folie dépensière… au point de devoir scinder ce book haul en deux parties.

Dans cette première partie, je vais vous présenter tous mes achats hors œuvres graphiques.

NB : n’hésitez pas à me contacter si vous désirez être parrainé sur PriceMinister.

ROMANS/ANTHOLOGIES

POÉSIE

J’avais déjà repéré ce recueil de poèmes et ai donc sauté sur l’occasion quand je l’ai vu à un prix attractif.

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COFFRET

BEAUX LIVRES

Quelques minutes après minuit est le livre que j’attendais avec le plus d’impatience dans ma commande.

INSTANT BOULET

Je n’ai pas vu que Le Livre des âmes était en version audio. Quant à Loups-Garous, je me suis aperçue que je l’avais déjà dans ma bibliothèque… Je pense donc donner ou vendre ces deux articles.

Voilà pour cette première partie de book haul. J’ai hâte de découvrir ces ouvrages prometteurs même si comme souvent, il m’est difficile de savoir par lequel commencer.

Et vous, avez-vous déjà lu certains de ces livres ? Si c’est le cas, je serais ravie d’en avoir votre avis.

Dans la forêt sombre et mystérieuse, Winshluss

Je remercie Lecteurs.com et Gallimard de m’avoir permis de découvrir, dans le cadre des explorateurs de la BD, Dans la forêt sombre et mystérieuse de Winshluss

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Angelo, jeune apprenti aventurier féru de zoologie, prend la route en famille pour rendre visite à sa mémé géniale qui est très malade. Mais sur l’aire d’autoroute où ils s’arrêtent, ses parents l’oublient et repartent sans lui ! Terrorisé, Angelo décide de couper à travers la forêt, où il se perd tout à fait…

Sa rencontre avec de fascinantes créatures – de la luciole obèse à l’ogre terrifiant – vont faire de son singulier périple une aventure fantastique.

  • Album: 160 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (20 octobre 2016)
  • Prix : 18€

AVIS

J’avais repéré cet ouvrage à la FNAC notamment attirée par sa luxuriante couverture et la beauté du livre-objet, mais je n’avais pas craqué en raison des illustrations qui ne correspondent pas forcément à ce que j’attends quand j’achète un album. Je recherche en général les beaux coups de crayons et les dessins soignés. Avec Dans la forêt sombre et mystérieuse, ce n’est pas ce genre d’illustrations que vous retrouverez, mais plutôt des dessins simples qui vont à l’essentiel et qui sont mis en valeur par un très beau travail de colorisation.

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A noter également que l’album est coupé en plusieurs parties et que chacune d’entre elles est annoncée par une illustration.

Si les dessins ne m’ont pas éblouie, je me suis néanmoins plongée dans l’histoire dès les premières pages de l’album. J’ai ainsi fait, avec plaisir et curiosité, la connaissance d’Angelo et de sa famille composée de ses parents, d’un frère « idiot » et d’une petite sœur coincée dans sa condition de bébé. Toute cette famille des plus banales est en route pour rendre visite à la grand-mère gravement malade quand un oubli sur une aire d’autoroute va contraindre Angelo à partir à l’aventure.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Angelo va être gâté de ce côté-là ! Il va en effet enchaîner les situations périlleuses et les rencontres improbables, certaines amicales comme Fabien un « oiseau » particulier et d’autres parfois franchement désagréables comme un ogre décidé à ne pas laisser filer son repas. Heureusement, le jeune garçon saura se montrer débrouillard surmontant les unes après les autres les situations pleines de danger qui se présentent à lui d’autant qu’il pourra compter sur sa chance et ses amis de fortune.

Ces différentes péripéties fantastiques font incontestablement penser aux contes de notre enfance d’autant que l’auteur glisse, dans son album, quelques franches allusions que je vous laisserai le plaisir de découvrir. Néanmoins, à la différence des contes que nous connaissons tous plus ou moins, Dans la forêt sombre et mystérieuse possède une grosse touche humoristique qui rend la lecture très plaisante et très rapide. Vous vous surprendrez donc à sourire à de multiples reprises devant cette histoire presque effrayante, souvent amusante.

Quant à Angelo, c’est un jeune héros plutôt attachant qui porte bien son nom puisqu’il ne va pas hésiter à porter secours aux personnes ayant besoin de son aide tout en gardant à l’esprit son objectif final : se rendre au chevet de sa grand-mère qu’il semble adorer. Il faut dire que cette dernière a l’air franchement sympa et « cool ». Proche de ma grand-mère, j’ai, pour ma part, beaucoup aimé cette relation grand-mère/petit-fils même si elle n’est pas au centre de l’histoire, mais plutôt en filigrane. Seul petit défaut de notre mini héros, sa légère tendance à geindre dans les situations critiques, mais pour un enfant qui se retrouve seul perdu dans une forêt mystérieuse face à des créatures franchement bizarres voire inquiétantes, il s’en sort quand même très bien. Et puis, ses pleurs et ses craintes ne le rendent que plus crédible.

Si j’ai beaucoup apprécié Angelo, je dois reconnaître que mon coup de cœur va à un personnage secondaire que j’ai trouvé adorable autant dans l’apparence que dans la personnalité. Il s’agit de l’inimitable Fabien que j’aimerais beaucoup voir prendre son envol dans sa propre aventure.

En conclusion, si vous aimez les histoires avec du rythme, de l’humour et des rebondissements, Dans la forêt sombre et mystérieuse devrait vous plaire. Vous ne verrez pas les 160 pages défiler, pris dans le tournant des aventures d’Angelo menées tambour battant. Je vous invite donc à vous laisser tenter par cet univers particulier dans lequel l’auteur arrive à nous plonger rapidement et totalement grâce à un magnifique travail sur les couleurs et à la « simplicité » de son coup de crayon. Je mets des guillemets car je ne doute pas que sous cette apparente simplicité se cache beaucoup de travail.

Book Haul VO : Beauty and the Beast

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Prise dans l’euphorie de la sortie de La Belle et la Bête au cinéma, j’ai fini par craquer pour trois livres en anglais relatifs à ce célèbre conte. Je ne les ai pas encore lus, mais je désirais néanmoins vous les présenter à travers quelques photos.

The Beast Within et A Tale of the Wicked Queen ont été publiés en français chez Hachette, mais j’ai préféré opter pour la version originale qui présente l’avantage d’être en Hardback, un format que j’adore.

  • A Tale of the Wicked Queen  : Miroir, miroir pour la version française.

« For anyone who’s seen Walt Disney’s Snow White, you’ll know that the Wicked Queen is one evil woman! After all, it’s not everyone who wants to cut out their teenage step-daughter’s heart and have it delivered back in a locked keepsake box. (And even if this sort of thing is a common urge, we don’t know many people who have acted upon it.) »
Now, for the first time, we’ll examine the life of the Wicked Queen and find out just what it is that makes her so nasty. Here’s a hint: the creepy-looking man in the magic mirror is not just some random spooky visage-and he just might have something to do with the Queen’s wicked ways!

  • The Beast Within : L’histoire du Prince pour la VF

« A cursed prince sits alone in a secluded castle. Few have seen him, but those who claim they have say his hair is wild and nails are sharp–like a beast’s! But how did this prince, once jovial and beloved by the people, come to be a reclusive and bitter monster? And is it possible that he can ever find true love and break the curse that has been placed upon him? »

  • Belle’s Library : A collection of literay quotes ans inspirational musings.

Le livre n’existe pour le moment qu’en anglais, mais j’espère qu’une maison d’édition française le traduira car le livre est juste magnifique ! Je déplore néanmoins la piètre qualité du papier… En plus des citations très joliment illustrées, vous trouverez en fin d’ouvrage un appendice avec les livres cités, leur résumé et le numéro des pages dans lesquelles ils apparaissent.

« Disney’s Belle is one of the best fictional bookworms around. But what exactly is on her reading list? In this unique literary journal, enjoy inspiring quotes from some of Belle’s favorite books, as well as her insightful notes and colorful drawings. »

D’autres livres relatifs à La Belle et la Bête me tentent et j’espère les ajouter à ma collection un jour ou l’autre :

Et vous, vous aimez la Belle et la Bête ?

Albédo, Sébastien Fritsch

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Je remercie Sébastien Fritsch de m’avoir confié Albédo et d’avoir su si bien m’en parler. Il est vrai que spontanément, je ne me serais pas tournée vers cet ouvrage et me serais alors privée d’une très belle découverte. Je le remercie également pour sa dédicace, c’est une attention qui me fait toujours très plaisir.

CONCOURS POUR REMPORTER UN EXEMPLAIRE D’ALBÉDO: allez vite sur le blog de Beltane lit en secret découvrir une interview de l’auteur et participer au concours.

AUTEUR

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Site WebPage Facebook

Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon au début des années 2000. Albédo est son sixième roman.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’amitié est ce qui reste quand on a tout perdu. Alors Nil n’hésite pas : dès que Mock le contacte, il accepte de le suivre. Même s’ils ne se sont pas dit un mot depuis quinze ans. Même si c’est pour convoyer une urne funéraire. Et même si la destination n’est autre que Ti-Gwern, cette grande maison où, quelque vingt ans plus tôt, ils étaient une poignée à partager leur jeunesse. Nil sait pourtant qu’on n’efface pas le temps en remontant une vieille route : les rires et la musique, les vins parfumés, les regards, les désirs qui animaient tous leurs séjours dans ce lieu hors du monde, sont désormais bien loin sans même parler de Maud. Alors, est-ce l’amitié ou la nostalgie qui le motive à faire le voyage ? Ou devinerait-il, sans vraiment se l’avouer, que rien n’est vraiment fini tant qu’on ne s’y résigne pas ?

  • Broché 340 pages
  • Editeur : Editions Fin mars début avril (11 juin 2016)
  • Prix : 18€
  • Autre format : ebook

AVIS

L’appel d’un vieil ami perdu de vue, une urne funéraire, un voyage à destination d’une maison bien connue autrefois, puis la disparition inexpliquée de Mock… Mais pourquoi a-t-il disparu aussi vite qu’il est réapparu dans la vie d’Emmanuel ? Cette question, de laquelle en découlera beaucoup d’autres, est le point de départ d’une enquête qui conduira Emmanuel sur les traces d’un passé qui n’est pas aussi révolu qu’il n’y paraît.

L’auteur alterne entre présent autour de la recherche de Mock et passé, à travers le flot de souvenirs de Nil, surnom d’Emmanuel, ce qui donne du rythme, un tempo à l’histoire. Malgré un côté introspectif, l’histoire ne se révèle d’ailleurs jamais ennuyante, mais suscite au contraire, sans relâche, l’attention et l’intérêt des lecteurs.

Cette alternance présent/passé apporte également un certain suspense puisque l’on en vient à se demander ce qui a pu se produire il y a presque vingt ans pour conduire à la situation actuelle. L’auteur joue avec notre imagination nous donnant au compte-gouttes des informations sur cette bande d’amis qui s’est perdue de vue, le jour où la plupart des membres ont été éjectés de la maison sans ménagement par le propriétaire des lieux.

Nous ne sommes clairement pas dans un thriller qui vous tiendrait en haleine par un suspense haletant, mais dans une histoire où les nombreuses questions non résolues apportent un certain mystère qui vous donne envie d’en apprendre plus sur Emmanuel, Maud et leurs anciens amis.

J’ai beaucoup aimé ce livre ; j’aurais donc spontanément tendance à le conseiller à tous. Néanmoins, après réflexion, je pense que cet ouvrage ne plaira pas à tout le monde, ce n’est pas un livre passe-partout ni un roman bourré d’actions et de rebondissements abracadabrantesques.

Ce livre plaira avant tout aux personnes qui aiment les histoires d’amitié comme certains aiment les histoires de famille, les deux ayant en commun de contenir leur lot de secrets, de non-dits, d’espoirs déçus, de mystère, mais également leur lot d’éclats de rire, de complicité et de moments heureux.

Le roman séduira de la même manière les lecteurs qui aiment les histoires mettant en scène un personnage non pas parfait, mais parfaitement attachant à la psychologie développée.

Ainsi, en suivant Nil dans son enquête pour comprendre le mystère entourant la disparition de Mock, on apprend à le connaître, lui et ses qualités mais aussi ses failles. On sent l’agacement poindre le bout de son nez quand il découvre que Mock l’a laissé seul dans la maison, on comprend sa déception, ses regrets, sa douleur face à un amour de jeunesse jamais partagé, on perçoit son inquiétude, sa colère face à un ami intime qui semble tellement insaisissable…

On s’agace aussi parfois de son comportement, de son extrême gentillesse qui le rend quelquefois « mou » ou détaché de sa propre personne, renvoyant de lui l’image de néant que Mock lui attribuait. En d’autres mots, on s’attache à Nil, un personnage profondément humain qui évolue tout au long du roman prenant un peu plus d’assurance même si, comme vous le découvrirez, il lui reste du chemin à parcourir avant d’arriver à complètement s’affirmer sans ressentir le besoin de fuir ni de tout accepter.

C’est ainsi que plusieurs jours après avoir tourné la dernière page du roman, il m’arrive d’avoir une pensée pour lui comme s’il était difficile de dire définitivement adieu à un ami. Il faut dire que la finesse avec laquelle l’auteur nous fait entrer dans la vie de ce personnage donne presque l’impression aux lecteurs de le connaître réellement.

En plus de la qualité de la plume de l’auteur, j’ai adoré les dialogues. Je déplore régulièrement un manque cruel de fluidité et de naturel dans ce domaine. J’ai donc été enchantée de découvrir des dialogues réalistes qui auraient pu être échangés dans la vraie vie.

La seule chose qui m’a moins convaincue dans le roman est la raison qui a poussé Mock à disparaître. Je ne peux pas détailler les raisons de mon scepticisme sans vous spoiler, mais ça m’a somme toute semblé être tiré par les cheveux. Cependant, je dois reconnaître que ça ressemble bien à cet homme qui nous apparaît, à travers les yeux de Maud et Emmanuel, aussi brillant que torturé.

Enfin, et c’est bien sûr une opinion toute personnelle, j’aurais adoré voir Ti-Gwen en couverture, cette maison d’apparence abandonnée et délabrée étant un peu à l’image de l’amitié unissant Emmanuel et ses amis, partie en déliquescence faute d’entretien…

En conclusion, Albédo est un roman plein de sensibilité où la psychologie des personnages et en particulier celle de Nil est mise en valeur par la finesse de la plume de l’auteur. Dès les premières lignes, les lecteurs sont embarqués dans cette histoire de disparition qui, en plus d’être mystérieuse et porteuse de nombreuses questions, est aussi l’occasion de nous offrir un voyage dans une histoire d’amitié conjuguée au passé et au présent.

Vous pouvez acheter ou lire les premiers chapitres du roman sur le site des Éditions Fin mars début avril.

Fairyloot #2 Mars 2017 : Myths and Monsters

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Après vous avoir présenté la Fairyloot de février, je vous parle de celle de mars qui, de nouveau, m’a enchantée. La boîte de cette édition de mars se pare d’un joli violet à l’occasion des un an de la box.

Voici son contenu :

  • le menu de la box : l’illustration est très jolie.
  • 1 jolie carte :

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  • 1 foulard dragon de GivArt réalisé en exclusivité pour la box : il est assez discret et léger pour être porté facilement. Je l’aime bien même s’il ne détrône pas mon foulard Cheshire Cat que je porte très souvent.

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  • 2 marque-pages magnétiques Bonitismo : ces marque-pages sont juste sublimes ! Le dragon décore magnifiquement ma bibliothèque et le phénix est le marque-pages qui me suit actuellement dans toutes mes lectures.

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  • 1 bougie Geeky Clean intitulée Nephilim Candle et réalisée exclusivement pour la box : petit moment de panique à l’ouverture de la boîte puisque j’ai découvert que la bougie était cassée. Heureusement, cela n’a en rien gêné sa combustion. Et je peux vous dire que cette bougie envoie du lourd avec sa délicieuse odeur de cerise et de citron vert. Le mélange sucré/acidulé fonctionne à merveille et offre un contraste des plus plaisants. La bougie est donc testée et approuvée !

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  • 1 guirlande licornes de Mustard : c’est certainement le goodies qui m’a le plus surprise, mais j’aime beaucoup cette touche de féérie dans mon appartement. Après avoir tergiversé, c’est assez naturellement que cette guirlande orne maintenant ma bibliothèque. Effet paillette dans les yeux garanti quand vous recevez de la famille ou des amis !

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  • 1 miroir de poche sirène de Book Otter créé de nouveau exclusivement pour la box : je ne me maquille quasiment jamais et n’utilise donc pas de miroir de poche. Néanmoins, je le trouve très joli et parfait comme objet de décoration.
  • des bonus : 1 magazine à l’occasion de l’anniversaire de la box et un échantillon de Fallen.
  • 1 livre enveloppé dans une jolie pochette : le livre est tout simplement magnifique surtout quand, comme moi, vous êtes une grande amoureuse du bleu. Je connaissais Strange the dreamer de Laini Taylor de nom et suis ravie d’avoir l’occasion de découvrir ce roman à travers cette belle édition UK.

A noter qu’en plus d’être magnifique à l’extérieur, le livre est signé et contient de beaux dessins sur la page du titre. Il est également accompagné d’une lettre de l’auteure.

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Pour conclure cet article, je ne peux que vous dire à quel point je suis fan de la box Fairyloot. Si vous lisez en anglais et que vous aimez les goodies, je vous conseille vraiment de vous laisser tenter au moins une fois.

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Bilan lecture mars 2017

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Voici l’heure de faire un petit bilan de mes lectures de mars :

ROMANS

 J’ai aimé toutes mes lectures même si j’ai été un peu déçue par Inaccessibles.

 ŒUVRES GRAPHIQUES

J’ai été ravie de poursuivre ma lecture des séries Ekhö et Le Sang du Dragon que j’apprécie beaucoup. J’ai également fait de belles découvertes avec Mytho et Les Chevaliers de la Chouette.

SÉRIE/CINÉMA

J’ai beaucoup moins lu que les mois précédents, mais il faut dire que je me suis abonnée à Netflix et que j’ai donc passé pas mal de temps derrière mon écran. J’ai ainsi visionné :

  • Broadchurch (saison 1)
  • iZombie (saison 1) : grosse surprise pour moi. Je n’aime pas les zombies, mais j’ai complètement adhéré à cette série au point de regarder deux épisodes chaque soir ce qui ne m’est pas arrivé depuis longtemps.
  • Le dîner de cons : c’est un classique que mon copain voulait revoir. Et je dois avouer que j’ai trouvé le film beaucoup moins drôle que dans mes souvenirs…

Ce mois, je suis également allée voir au cinéma :

  • Tous en scène : nous y sommes allés parce qu’il n’y avait rien à l’affiche qui nous tentait et nous sommes sortis ravis du cinéma. Ce film d’animation est une totale réussite qui devrait plaire aux petits et aux grands. Je vous invite à lire l’excellente chronique de June.
  • La Belle et la Bête : je suis allée voir le film, en compagnie de monsieur, dès la première semaine de sa sortie. J’ai aimé l’histoire que je connaissais évidemment déjà, les chansons, les costumes, les décors, mais je n’ai pas vu le chef d’œuvre que les réseaux sociaux m’ont vendu. Si le film est fort sympathique, il ne restera pour ma part pas inoubliable. Je me demande sincèrement si la présence d’Emma Watson n’a pas nettement contribué à l’enthousiasme si ce n’est la frénésie collective que ce film a suscité.

J’aimerais, dans quelques années, revoir ces deux films, mais en version originale.

TOTAL : 13 ouvrages lus dont 8 livres graphiques

Challenge Je compte mes pages : + 1419 pages
Roman le plus long : 413 pages
Roman le plus court : 72 pages

Et vous, de belles découvertes en mars ?