Mini-chroniques en pagaille #11 : Darkham Vale de Jack Lawrence (tome 1 à 5)

Mini-chroniques en pagaille

Mini-chroniques en pagaille

Découverte par hasard à la bibliothèque, je vous parle aujourd’hui des cinq tomes de la série Darkham Vale aux éditions Bamboo. A noter que cet article avait été rédigé il y a déjà plus d’un an et qu’il s’était perdu dans mes brouillons…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une ville peuplée de monstres, de fantômes, de revenants, de vampires. Une ville avec une réputation inquiétante. Vous entrez dans Darkham Vale, un endroit brumeux et froid, pour la plus grande joie de ceux qui aiment se faire peur.

Ryan et son père viennent d’hériter d’une vieille bicoque isolée, après le décès d’un oncle. « Et si elle était hantée ? » se met à imaginer cet adolescent rêveur Et pourtant, son sourire s’efface lentement quand il découvre que certains habitants de Darkham Vale l’observent d’un drôle d’air Les rues du village sont peuplées de gens étranges, qui revêtent une silhouette monstrueuse en s’éloignant dans l’ombre. Ryan s’en inquiète mais son père met cela sur le compte des événements familiaux récents : le divorce, le déménagement, l’héritage…

Et pourtant, Ryan n’est pas un enfant perturbé. Il se passe bel et bien des choses étranges dans les brumes qui enveloppent leur nouvelle maison…

Tome 1 : Le village hanté

Ryan et son père viennent d’emménager dans une vieille maison héritée à la mort d’un oncle. Le jeune homme se rend compte très vite que des choses étranges se passent dans leur nouvelle ville de résidence, Darkham Vale. Quand il tombe nez à nez avec un loup-garou, ses doutes sont levés : ce n’est pas son imagination fertile qui lui joue des tours, mais bien la ville qui abrite d’étranges créatures.

J’ai trouvé le point de départ de l’histoire plutôt commun, mais n’ayant pas d’attentes particulières pour cette série, cela ne m’a dérangée outre mesure. Le village hanté est un tome introductif qui permet à l’auteur de nous présenter les personnages principaux. L’histoire n’est donc pas forcément passionnante, mais se révèle suffisamment intéressante pour m’avoir donné envie de lire la suite. Je suis ainsi curieuse d’en apprendre plus sur Ryan et les raisons qui font de lui un être aussi important pour les différentes créatures qui peuplent cette histoire.

Tome 2 : la caverne au dragon

Nous retrouvons Ryan qui se fait à l’idée de vivre parmi les monstres, on peut même dire qu’il vit très bien le fait de savoir que des créatures de l’imaginaire comme des vampires existent bel et bien. Il ressort d’ailleurs du jeune homme une certaine naïveté, mais la réalité va néanmoins vite le rattraper : les monstres en ont après lui et n’hésitent pas à l’attaquer.

Dans ce tome, Ryan paraît encore un peu inconscient des menaces qui pèsent sur lui, mais on devine que la suite des événements va lui remettre un peu les pieds sur terre. Le duo Ryan et Troy fonctionne bien ; j’espère donc voir l’amitié des deux amis évoluer au fil des tomes et leurs liens de resserrer. Avec La caverne au dragon, on se rend compte que les monstres ne sont pas tous mauvais et que certains sont prêts à tous pour protéger notre jeune héros. J’ai également trouvé intéressant d’en apprendre un peu plus sur la mythologie de la ville qui n’a pas toujours été le repère de créatures sanguinaires, mais plutôt un havre de paix ouvert à tous. Un changement radical donc !

Tome 3 : Vampires et corbeaux

À mesure que l’on avance dans la série, l’histoire devient beaucoup plus sombre, chose que j’ai fortement appréciée. Les actions s’enchaînent également très vite donnant ainsi un rythme soutenu à la BD. Certaines questions obtiennent enfin des réponses, notamment sur la raison qui pousse autant de personnes à fonder de grands espoirs sur Ryan. La question est de savoir si le jeune homme, déjà affecté par un deuil, sera en mesure d’affronter le destin que Corvus, Monarque des corbeaux a prévu pour lui avant même sa naissance. Comme pour le tome précédent, la BD se termine de manière à donner envie aux lecteurs de lire très vite la suite. Une guerre se prépare et j’ai, pour ma part, très envie de la suivre.

Tome 4 : La prophétie

Les choses s’accélèrent et la bataille entre les « forces du bien » et « les forces du mal » est maintenant bien engagée. Le mystérieux Tarnas Kerith est bien déterminé à tuer Ryan qui ne lui est plus d’aucune utilité. Mais son principal objectif reste de délivrer son ignoble et très puissant maître Karlack. J’ai beaucoup aimé la révélation inattendue en fin de tome qui nous pousse à revoir l’histoire sous un angle nouveau. Elle apporte également un peu de profondeur à une histoire qui reste, somme toute, plutôt basique. Nous sommes dans une série jeunesse et on le ressent dans le manque de développement des protagonistes. À cet égard, j’avoue avoir été déçue de la faible participation de Ryan qui, pour le moment, se contente de subir les événements et de se faire constamment protégé. Mais il est vrai qu’il n’a jamais accepté la prophétie le concernant et ne s’est donc jamais considéré comme un héros.

Tome 5 : La lutte finale

Ce tome final fut très riche en rebondissements notamment en ce qui concerne cette histoire de prophétie. Je ne peux pas vous en parler sans prendre le risque de dévoiler une chose importante de l’intrigue, mais attendez-vous à quelques surprises ! J’ai, dans tous les cas, beaucoup apprécié les différentes révélations d’autant que je ne les attendais pas du tout. Ryan, quant à lui, se décide enfin à participer au combat contre Karlack en dépit des nouvelles informations apprises. Vous verrez que cela lui donne un côté héroïque qui lui avait, jusqu’à maintenant, fait défaut. En bref, la conclusion de cette série me convient tout à fait puisque l’auteur n’est pas tombé dans la facilité et a veillé à offrir une fin nuancée : pas de grand happy end, mais pas de tragédie non plus.


Pour conclure, si vous aimez les BD, les histoires de monstre, les prophéties, les héros malgré eux, et que le côté jeunesse ne vous gêne pas, je ne peux que vous inviter à donner sa chance à la série Darkham Vale. L’histoire et les illustrations devraient vous faire passer un moment de lecture agréable. N’hésitez donc pas à donner une chance à cette série d’autant qu’elle se lit très vite, un tome pouvant être parcouru en moins de vingt minutes.

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À la rescousse de Nathan et de son papa, Viviane

À la rescousse de Nathan et de son papa - (adapté aux lecteurs dyslexiques) ebook by Viviane

Je remercie Évidence éditions pour m’avoir permis de découvrir À la rescousse de Nathan et de son papa de Viviane, livre publié dans la collection Farfadet.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Lire en thème dont le thème du mois est Lire un livre avec un chat sur la couverture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nathan et son papa vivent paisiblement dans une maison à la campagne. Jusqu’au jour où le nouveau propriétaire et sa méchante fille viennent prendre possession des lieux. Alors que Nathan et son papa se préparent à déménager, les amis du petit garçon mettent sur pied un plan pour faire fuir les nouveaux locataires.

  • Date de sortie :  19 septembre 2018
  • NB page en version numérique : 32
  • Prix : 2.99€
  • Version papier : 8€

AVIS

Quand j’ai découvert ce livre et sa jolie couverture, j’ai tout de suite eu envie de le lire d’autant que destiné aux enfants à partir de 5 ans, j’étais certaine de le lire rapidement. Et puis ayant bien apprécié Une plume sur l’épaule, j’étais curieuse de découvrir un autre roman de l’autrice.

Nous faisons ici la connaissance d’un trio de joyeuses souris qui s’est mis en tête de raconter les (més)aventures de Nathan et de son papa dans le cadre d’un concours lancé par une maison d’édition. Un sacré défi pour ces souris qui le relèvent haut la main, je vous rassure.

Petit flash-back donc, avec comme toile de fond, un bouleversement dans la vie de Nathan et de son papa condamnés à quitter leur maison en Normandie au profit du fils de l’ancienne propriétaire, M. Richard. Un coup dur pour ces deux hommes, mais aussi pour toute la maisonnée constituée de trois souris et d’un chat nommé Picasso.

Laissant de côté le supposé antagonisme entre chats et souris, les quatre animaux décident de collaborer et de mettre en place un plan pour chasser les « importuns ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont de l’imagination et les relations nécessaires pour concrétiser leurs idées !

C’est donc avec amusement que l’on découvre M. Richard et sa fille se faire « malmener » par les petits êtres de la maison. On ne peut que trouver savoureux les tours que Picasso et ses amis jouent à ces méprisables personnages qui se révèlent particulièrement odieux, impolis et sans-gêne. Mais je vous rassure, cela reste finalement bon enfant et terriblement amusant, du moins, pour les lecteurs.

En plus de la solidarité entre les animaux plaisante à découvrir, j’ai trouvé très touchante la relation entre Nathan et son père. J’ai donc été ravie de voir que les animaux de la maison prenaient les choses en main afin que le père et le fils puissent continuer à vivre heureux dans leur maison. Pas de doute, ici, ce sont bien les animaux les héros !

Petit bonus fort appréciable, surtout pour un livre à destination des enfants, quelques illustrations de Béatrice Manis viennent égayer le livre et le rendre encore plus plaisant à lire. Le trait est simple, mais il dégage une douceur qui devrait séduire aussi bien les enfants que les adultes.

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A noter que le livre est adapté aux lecteurs dyslexiques ce qui se traduit par une police d’écriture spéciale. Une démarche que j’apprécie toujours beaucoup.

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En conclusion, si vous avez envie d’une petite histoire mignonne à souhait qui ne manque ni d’humour ni de mordant, À la rescousse de Nathan et de son papa devrait vous plaire. Destiné à un jeune public, ce livre pourra se lire seul ou en famille pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Et vous, avez-vous envie de découvrir À la rescousse de Nathan et de son papa ? Retrouvez le livre sur le site d’Évidence Éditions.

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Poséidon le terrible, Martine Laffon

 

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sur une île déserte, un vieillard raconte l’histoire du dieu Poséidon, roi des mers et des océans. De sa rivalité avec Athéna à ses terribles vengeances envers les humains qui l’ont trahi. Poséidon est le dieu protecteur des navigateurs, mais il peut aussi être redoutable… Voici son histoire…

  • Poche: 130 pages
  • Éditeur : Flammarion jeunesse (8 mars 2017)
  • Prix : 5,90

AVIS

Appréciant la mythologie grecque et la littérature jeunesse, je ne pouvais qu’être intéressée par Poséidon le terrible d’autant que la couverture est tout simplement sublime. Le fait que le livre possède également un jeu de cartes à détacher ne pouvait que finir de me convaincre de craquer pour cette petite lecture jeunesse que j’ai juste adorée.

L’autrice nous propose de nous joindre aux marins venus écouter Noétios raconter sa rencontre avec le grand Poséidon. Ainsi, chaque soir pendant sept jours, le conteur nous narre ses aventures et ses péripéties aux côtés de cet impétueux dieu bien décidé à faire entendre SA vérité. Poséidon n’est, en effet, pas content, mais alors pas content du tout, de ce qu’il entend…

Il a donc décidé de donner sa propre version des faits à Noétios qui est chargé de la propager parmi les autres humains. Et le pauvre conteur n’a pas d’autre choix que de suivre le dieu là où il le désire. C’est ainsi qu’il sera transporté dans différents endroits où il rencontrera des « méchants » de la mythologie grecque comme le Minotaure. Il sera également le confident privilégié du géant des mers, celui-ci lui confiant sa rancune envers son frère, Zeus, qui s’est montré injuste envers lui. On découvrira aussi la haine de Poséidon envers Athéna qui lui a mené la vie dure par le passé. L’animosité entre les deux divinités est d’ailleurs plus que palpable ! C’est simple, ils se détestent au point que Poséidon perd la raison quand il s’agit d’Athéna et tend à se comporter comme un enfant, au grand dam de sa femme.

S’il y a bien une chose que j’ai adorée dans ce livre, c’est le personnage de Poséidon qu’à ma grande honte, je ne connais finalement pas très bien. Il nous est décrit ici comme un dieu puissant, lunatique et parfois, voire souvent, de mauvaise foi, notamment quand il parle de ses monstrueux enfants qu’il a quelque peu tendance à angéliser. Il se montre très humain dans sa jalousie, son désir de rétablir la vérité et de réparer les injustices dont il estime avoir été victime. C’est également un personnage qui m’a bien souvent fait sourire grâce, entre autres, à un certain sens de la démesure et du dramatique.

S’il ne vient pas ce navigateur de malheur, je les embroche tous avec mon trident, tous les marins de tous les océans. Oui, embrochés comme un banc de harengs !

De la même manière, et même si on les voit peu, j’ai adoré sa femme et son fils avec lesquels il a une vie de famille plutôt mouvementée. Sa femme se montre rusée et souvent narquoise quand son fils se comporte en ado rebelle blasé par les lubies de son père. Les échanges entre les trois personnages ne devraient pas manquer de vous amuser et de vous rappeler ceux qu’une famille lambda pourrait avoir, la dimension mythologique en plus.

Rien à faire, grogne Poséidon, voilà un son de trompe auquel je ne m’habituerai jamais et dire que c’est moi qui lui ai donné ce coquillage ! Il faut vraiment que les Néréides, les sœurs de ma belle Amphitrite, lui apprennent à en jouer avant que j’aie les oreilles cassées.

Livre jeunesse qui n’a pas à vocation à raconter la mythologie grecque en long et en large, il reste assez simple et donc accessible aux enfants d’autant que son découpage en chapitres courts le rend facile à lire. Il leur faudra néanmoins peut-être un peu de temps pour assimiler les nombreux noms des divinités et créatures qui entrent en scène dans le roman. J’avoue d’ailleurs que certains m’étaient peu familiers. Quant aux adultes, ils devraient être séduits par le ton humoristique de l’autrice qui contribue fortement au charme de l’ouvrage. Sa plume enjouée et alerte rend la lecture très plaisante et complètement addictive. Et puis quel plaisir de retrouver des personnages de légende sous un autre jour !

J’ai, enfin, beaucoup aimé la manière dont l’autrice a su utiliser le personnage de Noétios pour capter son auditoire. Habile conteur, il sait ménager ses effets pour créer de la tension et susciter de la curiosité et de l’impatience autant chez les marins qui viennent l’écouter chaque soir que chez les lecteurs qui ont envie d’en apprendre plus, toujours plus. Maître du suspense, il aime aussi beaucoup jouer entre imaginaire et réalité laissant ses spectateurs dans le doute : invente-t-il toutes ces belles histoires ou est-il bien l’élu de Poséidon ? Peu importe finalement puisque les marins prennent plaisir à l’écouter et finissent par reprendre la mer la tête pleine d’histoires épiques qu’avec un peu de chance, ils raconteront à leur tour. La légende de Poséidon n’est pas prête de s’arrêter…

En résumé, Poséidon le terrible est un livre jeunesse qui m’a complètement séduite et que je recommande aux enfants désirant lire un livre abordant la mythologie sous un jour enjoué et accessible. Au gré des histoires de Noétios, les petits et grands lecteurs devraient se surprendre à sourire, à frémir et à attendre avec impatience chaque aventure vécue par notre habile conteur ! Quasi-coup de cœur, ce roman m’a bien donné envie de découvrir les autres titres de la collection…

Achille l'invincibleOrphée l'ensorceleurHéraclès le valeureux

Et vous, envie de découvrir Poséidon le terrible ?

 

Nini Zombie (tome 1) : Celle qui n’existait plus, Lisette Morival et Fabrizio Borrini

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nini est morte. Ce pourrait être la fin mais c’est le début d’une nouvelle aventure pour la jeune fille devenue un zombie. Mais rien n’est simple dans sa nouvelle vie. En renaissant, Nini a perdu la mémoire et ne se souvient que d’une chose: elle est dessinatrice. Mais qui est-elle vraiment? Pourquoi le professeur Spirit l’a-t-il ramenée à la vie? Et qui est Zékiel, ce feu follet qui se prétend éperdument amoureux d’elle? En partant à la recherche de son passé, Nini va prendre de gros risques. En effet, un lourd secret plane sur sa famille et de nombreuses personnes souhaiteraient qu’elle reste amnésique. Et puis surtout, la mort rôde et elle est prête à tout pour récupérer l’âme perdue de « celle qui n’existe plus ».

  • Broché: 222 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Éditeur : Kennes Editions (4 mai 2016)
  • Prix : 12.80 €

AVIS

Appréciant de plus en plus les éditions Kennes, je n’ai pas hésité très longtemps avant de craquer pour Nini Zombie même si les zombies et moi ne sommes, en général, pas très amis. Mais heureusement ici, nous sommes loin de l’ambiance de The Walking Dead ce qui, vous l’aurez compris, est plutôt un bon point pour moi.

Nous découvrons Nini, une adolescente très proche de ses parents et de sa sœur, Eloïse, avec lesquels elle coulait des jours heureux. Puis tout est parti à vau-l’eau : ses parents disparaissent mystérieusement, sa sœur et elle sont confiées à une institution tenue par un étrange et très laid directeur, et puis, il y a ces sombres et étranges dessins, le terrible choc, la transformation…

L’autrice a su dès les premières pages me plonger dans son récit riche en tension, en mystère, en humour et en personnages hauts en couleur. J’ai ainsi d’emblée apprécié Nini qui a un caractère que l’on pourrait qualifier d’entier. L’adolescente au look mi-gothique mi-manga, comme elle aime à le dire, sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à faire entendre son avis. Mais en plus d’une personnalité affirmée, elle possède un don pour le dessin, celui-ci revêtant un caractère très spécial puisque ses dessins sont prémonitoires ! C’est certainement l’aspect du roman qui m’a le plus intéressée appréciant l’idée d’une personne qui peut voir le futur à travers ses talents artistiques…

Malheureusement, connaître son avenir ne permet pas forcément de le changer et Nini devra affronter sa mort comme elle l’avait prédit. Mais ce qu’elle n’avait pas anticipé, c’est d’être sauvé par un excentrique savant ni même de rencontrer des individus plutôt atypiques. À cet égard, j’ai été touchée par Blaise, un grand gaillard un peu simplet mais au très grand cœur. À sa manière, il va tout faire pour aider Nini à accepter sa nouvelle condition de zombie et à retrouver la mémoire, car oui, en devenant un zombie, les souvenirs s’effacent…

Autre personnage qui m’a bien plu, un petit chat qui va se révéler d’un grand soutien pour la jeune zombie, celle-ci ayant quelque peu tendance à se montrer imprudente. Il faut dire que rebelle dans l’âme, zombie ou pas, elle n’a pas vraiment l’intention de se laisser dicter sa nouvelle vie que ce soit pour son propre bien ou non. Si cela va parfois lui faire prendre de mauvaises décisions, cette indépendance d’esprit va également lui permettre de ne pas se laisser conter fleurette aveuglément par un personnage pressé de la voir quitter définitivement le monde des vivants.

Bien que peu présente dans ce premier tome, la sœur de Nini se montre plutôt attachante. Très différentes l’une de l’autre, les deux jeunes filles s’entendent à merveille et essaient de se protéger mutuellement. C’est donc avec tristesse qu’on voit Eloïse apprendre la disparition de sa sœur après celle de ses parents. Et on ne peut s’empêcher d’espérer que les deux sœurs arrivent à vaincre les obstacles pour enfin se retrouver.

En plus de la galerie de personnages variée et originale, j’ai beaucoup aimé le style de roman qui, tout en étant fluide et agréable, reste très accessible pour les enfants. Les dialogues réalistes et non dénués d’humour rendent, quant à eux, la lecture rythmée et prenante. Vous ne devriez donc pas voir les pages défiler sous vos yeux que vous soyez un petit ou un grand lecteur.

J’ai, en outre, trouvé très judicieuse la manière dont les auteurs ont utilisé le fil principal de l’intrigue pour mettre en exergue le poids des apparences et des préjugés dans la société. Obnubilées par la notion de beauté ou, du moins, repoussées par la laideur, Nini et sa sœur vont commettre la même erreur : juger l’autre sur son apparence plutôt que sur ses actes. Une erreur qui ne sera hélas pas sans conséquence, et qui sera exploitée par un personnage fourbe et malicieux… Le roman aborde également le thème de l’immortalité et du prix à payer pour l’obtenir.

À noter que le roman contient quelques illustrations. Un bonus que j’apprécie toujours beaucoup et qui permet de se plonger totalement dans le récit. Toutefois, je reste très dubitative sur le placement de ces dessins qui sont en décalage avec le fil de l’intrigue. Ce point a fini par réellement me perturber…

En conclusion, Nini Zombie est une lecture jeunesse fort sympathique qui devrait plaire aux enfants et/ ou aux adultes qui ont envie de lire une histoire de zombies sans les massacres qui y sont souvent associés. Je ne peux donc que vous encourager à vous plonger dans l’atmosphère très particulière de ce récit qui mêle mystère, action, enquête et quête de soi.

Justices (tome1) : Les deux ligues, Renaud De Vriendt

 

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Camille, un jeune garçon de onze ans dont les parents ont mystérieusement disparu, a été recueilli par ‘Justice Pour Tous’, une ligue de super-héros. Malheureusement pour lui, ces derniers n’ont de super que le nom et leurs étranges pouvoirs vont s’avérer particulièrement inadaptés à l’aventure qui les attend. En effet, quand le fantasque ‘M le Mystère’, après avoir kidnappé plusieurs citoyens de Nova City, invitera tous les supers de la ville à venir récupérer les malheureux au sein même de son repaire, Camille n’écoutera que son courage et se jettera dans la gueule du loup. Mais très vite, il comprendra que ses nouveaux amis ne pèsent pas bien lourd face aux super-héros de ‘Justice d’Elite’, une ligue rivale. Le temps presse pour le jeune héros, d’autant plus que de terribles révélations l’attendent dans l’antre de ‘M le Mystère’.

  • Broché: 129 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Éditeur : Kennes Editions (10 février 2016)
  • Prix : 9.95€

AVIS

Les disparitions à Nova city se multiplient. Officiellement, une épidémie de grippe en serait l’origine, officieusement d’après Camille, ce serait là l’œuvre d’un super-vilain. Une théorie que personne ne croyait jusqu’à ce que M le Mystère, un super-vilain, ne revendique son rôle dans ces disparitions. N’écoutant alors que leur courage, Camille, un garçon il tient à le préciser, et son nouvel ami Maximilien, se lancent sur les traces de ce malotru.

Durant leur aventure, ils feront la rencontre d’un ours en peluche pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur. J’ai ainsi adoré ce personnage qui possède une spécificité que je vous laisserai le soin de découvrir. Celui-ci m’a, en outre, rappelé une poupée d’un célèbre film d’horreur en beaucoup plus mignon, je vous rassure.

Les deux jeunes garçons croiseront la route de sbires prêts à tout pour les empêcher de libérer les personnes kidnappées ainsi qu’une équipe de super-héros fort peu sympathiques et plutôt égocentriques. Ces super-héros, ou plutôt super-zéro, semblent plus obnubilés par les caméras que le désir de sauver la veuve et l’orphelin, au grand dam de Camille d’ailleurs.

Ce dernier pourra, fort heureusement, compter sur l’aide de Justice Pour Tous, une équipe de super-héros avec laquelle il vit. Alors même si cette ligue n’est pas conventionnelle et que ses membres ne maîtrisent pas vraiment leurs pouvoirs, le jeune garçon et le lecteur sont ravis et touchés de voir qu’ils n’hésiteront pas à prendre tous les risques pour le soutenir dans sa mission… Une mission au cours de laquelle seront faites deux grosses révélations que, je dois bien avouer, je n’avais pas anticipées ! L’auteur a donc réussi à me surprendre par un gros coup de théâtre qui m’a poussée à reconsidérer l’intrigue sous une autre perspective…

En plus des personnages attachants, j’ai beaucoup aimé le rythme de cette histoire qui défile sous nos yeux sans temps mort, ce qui devrait faciliter l’immersion des lecteurs, petits ou grands. Les petites pointes d’humour distillées par-ci par-là ont également contribué au plaisir que j’ai pris à suivre les péripéties d’un enfant normal qui, avec l’aide de ses amis un peu bras cassés, se comporte en véritable héros. C’est donc une jolie leçon de courage et d’amitié que Camille nous offre ici.

Cerise sur le gâteau, vous retrouverez quelques illustrations rendant cette aventure encore plus visuelle et immersive. À noter que cette série existe en version BD.

En bref, Justices est un petit roman jeunesse fort sympathique qui devrait plaire aux enfants et aux lecteurs aimant les super-héros et les super-vilains. Grâce à un rythme effréné, des personnages attachants, et des rebondissements au sens propre comme au sens figuré, vous devriez passer un bon moment de lecture. Pour ma part, je lirai la suite de cette série avec plaisir.

La Tour, Cécile Duquenne

La Tour par [Duquenne, Cécile]

RÉSUMÉ

Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu’elle se trouve au sous-sol d’une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d’en sortir est de monter jusqu’au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l’ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués…
Et les révélations.
Car Jessica n’a plus aucun souvenir d’avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir – surtout que son pire ennemi se trouve à l’intérieur avec elle. Bientôt, l’envie de se venger prend le pas sur l’envie de s’échapper…
Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?

  • Prix : 2.99€ (ebook)

AVIS

C’est la sublime couverture de ce roman qui a d’abord attiré mon attention, mais c’est bien la plume acérée de l’auteure et sa capacité à plonger le lecteur dans son récit dès les premières pages qui m’ont tenue en haleine.

J’ai attaqué ce roman sans rien en savoir si ce n’est que le lieu de l’action se déroulerait dans une tour. Maigre indice pour arriver à saisir l’essence de ce récit à la fois haletant, angoissant et perturbant.

Dès le début, on se retrouve face à une situation anxiogène qui soulève beaucoup de questions et qui affole nos sens ainsi que notre imagination. Que fait cette jeune fille dans un marécage peu accueillant ? Et qui sont ces personnes qu’elle va rencontrer en cours de route ? Pourquoi ont-ils tous perdu, en partie, la mémoire ? Ces quelques questions ne sont qu’une infirme partie de toutes celles que vous vous poserez à mesure que Cécile Duquenne déploie les fils de son intrigue devant vos yeux.

Grâce à son sens de la mise en scène, l’autrice nous fait passer par différents stades et émotions : effroi, questionnement, angoisse, méfiance, peur, curiosité, espoir… J’ai ainsi tressailli à maintes reprises devant les dangers qui habitent cette Tour que notre héroïne et ses compagnons d’infortune vont devoir gravir étage après étage. Une progression que l’on souhaite ardemment puisqu’elle les conduit sur le chemin de la liberté, mais qu’on ne peut qu’envisager avec angoisse puisqu’à chaque étage, son ou ses dangers….

Huis clos vertical, cette Tour, à la fois grandiose et étroite, ne manquera pas de provoquer chez les lecteurs un sentiment d’oppression. On suffoque et on finit par avoir l’impression d’étouffer, ce qui nous permet de compatir pleinement avec les personnages et surtout avec Jessica.

Forte et déterminée malgré ses seize ans, elle se positionne vite en meneuse de groupe d’autant que de manière instinctive, elle semble comprendre ce que la Tour attend d’elle ou du moins, des mouvements qu’elle doit faire pour assurer sa survie. Personnage complexe, Jessica vit intensément cette expérience qu’elle rend, pour le lecteur, complètement addictive. Il y a d’ailleurs presque un petit côté malsain à apprécier de la voir lutter pour sortir de la Tour et enfin retrouver la liberté et sa vie.

L’auteure a su me surprendre en orientant son histoire vers une direction à laquelle je ne m’étais pas attendue et qui m’a paru plutôt tordue ou, du moins, assez extrême. On va dire que l’expression la fin justifie les moyens prend ici tout son sens… Bien que pure fiction, ce récit soulève différents thèmes intéressants, mais plutôt durs. Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher d’être révoltée par certains passages. Mais je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Ce changement de direction dans la narration pourra perturber certains lecteurs, car il en ressort une espèce de cassure dans le rythme. D’abord menée tambour battant, l’histoire prend ainsi une tournure un peu plus contemplative. La tension que l’on perçoit tout au long de l’intrigue change également de nature puisque de physique et mentale, elle devient purement psychologique. Chacun des personnages se réapproprie, petit à petit, des pans entiers de sa vie, ce qui ne se fera pas forcément sans heurt…

En conclusion, l’auteure propose ici une histoire intense et déstabilisante de survie, de rédemption et de quête de soi, qui ne pourra que susciter chez le lecteur un certain nombre de sentiments et de questionnements. Une fois la dernière page tournée, on ne peut pas s’empêcher d’ailleurs de se demander si finalement, une tour a besoin d’être de béton pour nous enfermer ?

Fairlyloot août 2018 : Mutinous pirates

FairyLoot August 2018 Theme

Adorant les histoires de pirates, le thème de la box d’août ne pouvait que me plaire… Je vous propose un petit aperçu de son contenu qui, vous le verrez, m’a plutôt plu.

  • Un magnet reprenant une citation tirée du livre Daughter of the Pirate King que je n’ai pas lu. Le magnet est joli, mais il est arrivé plutôt endommagé.
  • Une bougie exclusive Prince Elian Candle inspirée par le prince pirate de To kill a Kingdom. L’odeur est agréable et j’aime beaucoup l’illustration.

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  • Un kit de cire sur le thème des pirates : un article super original et en parfaite adéquation avec le thème ! Si avec ça, je ne prends pas la plume et la feuille pour recommencer à envoyer des lettres manuscrites…

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  • Un drapeau à accrocher avec une citation de Nikolai Lanstov, un personnage du tome 2 de la série Grisha que j’ai juste adoré. Dommage qu’il y ait une vilaine faute d’orthographe, mais comme à son habitude, le service client de la Fairyloot est top et nous devrions recevoir un nouvel exemplaire. L’article est original, mais j’avoue ne pas être particulièrement emballée…

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  • Une gourde avec une citation inspirée par le célèbre Jack Sparrow : la gourde a l’air de bonne facture, mais comme plusieurs fois ces derniers mois, je regrette une certaine austérité ou du moins, une bien grande sobriété. Un peu de couleurs n’aurait pas été de refus et aurait rendu l’article plus attrayant ! Je pense laisser la gourde chez ma mère afin d’avoir un récipient pour rapporter du jus d’orange chez moi puisqu’à chaque visite, elle en prépare des quantités astronomiques. La gourde était accompagnée d’un pochon. Je ne fais plus de coloriages, mais c’est typiquement le genre d’articles qui aurait été très pratique pour transporter mes crayons.

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  • 1 savon exfoliant : aussitôt reçu aussitôt testé (à quelques heures près) et je peux vous dire que je suis fan autant de l’odeur que de la texture. Et j’apprécie le clin d’œil de la box aux pirates et à leur hygiène corporelle…
  • Le coin papier : nous avons reçu une jolie illustration, un marque-page reprenant la photo du thème du mois, de la publicité pour une collection de livres que j’adore, une interview de l’autrice, une carte de botanique liée au livre du mois et un extrait du prochain roman de Leigh Bardugo.

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  • Le livre dédicacé : These Rebel Waves by Sara Raasch.

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Adeluna is a soldier. Five years ago, she helped the magic-rich island of Grace Loray overthrow its oppressor, Agrid, a country ruled by religion.

But adjusting to postwar life has not been easy. When an Argridian delegate vanishes during peace talks with Grace Loray’s new Council, Argrid demands brutal justice—but Lu suspects something dangerous is at work.

Devereux is a pirate. As one of the stream raiders who run rampant on Grace Loray, he scavenges the island’s magic plants and sells them on the black market. But after Argrid accuses raiders of the diplomat’s abduction, Vex becomes a target. An expert navigator, he agrees to help Lu find the Argridian—but the truth they uncover could be deadlier than any war.

Benat is a heretic. The crown prince of Argrid, he harbors a secret obsession with Grace Loray’s forbidden magic. When Ben’s father, the king, gives him the shocking task of reversing Argrid’s fear of magic, Ben has to decide if one prince can change a devout country—or if he’s building his own pyre.

As conspiracies arise, Lu, Vex, and Ben will have to decide who they really are . . . and what they are willing to become for peace.

BILAN

Je suis très contente de cette box qui nous offre des articles variés bien que, pour certains, manquant un peu de fantaisie. Le savon est un produit que je rachèterai avec plaisir si je le trouve à un prix raisonnable et j’ai hâte de tester le kit de cire avec son cachet au charme fou. Seul bémol de cette box, l’extrait du prochain livre de Leigh Bardugo est tellement bien travaillé que je n’ai qu’une envie, avoir entre mes mains le roman qui paraîtra début 2019.

Et vous, cette édition vous plaît ? Quel article vous tente le plus ?