Manx Cat, Christine Sterbik #PLIB2020

Manx cat (Imaginaire) par [Sterbik, Christine]

J’ai lu Manx Cat de Christine Sterbik (éditions Alter Real) dans le cadre du PLIB2020.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Qui est vraiment Sylla, l’énigmatique romancière londonienne à succès ? L’envoûtante jeune femme qui vit avec ses magnifiques chats Manx dans un appartement cossu de Covent Garden veille farouchement sur sa vie privée. Rien ne doit filtrer, du moins rien qu’elle n’ait contrôlé. Olivier, apprenti journaliste français n’en croit pas ses yeux : son rédacteur en chef le charge d’interviewer la secrète Sylla. Une aubaine ? Peut-être, mais aussi un défi. Au fil des jours, le jeune étudiant va percer le mystère à ses dépens et sera entraîné bien malgré lui dans un conflit qui remonte aux origines de l’humanité.

Et si la réalité du monde était bien différente de ce que vous croyez ?

Alter Real Editions (7 juin 2019) – 240 pages – Ebook (5,99€) – Broché (17€)
#ISBN9782378121143

AVIS

Profitant de l’ebook offert gracieusement par la maison d’édition aux jurés du PLIB2020, je me suis jetée dans cette lecture dont le titre et la couverture m’ont tout de suite attirée.

Si vous me suivez régulièrement, vous connaissez mon amour des chats, et à ce niveau, j’ai été plus que ravie, l’autrice nous offrant une histoire les mettant à l’honneur que ce soit dans leur forme traditionnelle ou sous leur aspect imaginaire. En effet, avec Manx Cat, vous allez vous plonger aux origines fantasmées de la création des Manx, une race de chats assez peu connue en France, mais qui se caractérise par l’absence de queue. On regrettera d’ailleurs peut-être la photo d’illustration qui, si elle est très belle, ne met pas en avant cette particularité.

Mais loin de se cantonner à un traité sur les chats, l’autrice nous plonge dans un imaginaire fascinant, mélange de réalité et de fiction, dans lequel des métamorphes prennent vie. Et l’on suit plus particulièrement une métamorphe chat, seule de son espèce, Sylla. Devenue romancière écrivant le jour et vivant sa vie féline la nuit, elle narre à un journaliste stagiaire, d’abord à travers ses carnets puis de vive voix, sa vie à travers les âges. Une vie riche et bien remplie faite de voyages, de rencontres plus ou moins amicales, de moments de joie et de peine… Se dessine ainsi, au fil des pages, le portrait d’une femme forte et hors du commun qui ne peut que susciter une certaine admiration.

J’ai beaucoup apprécié cette partie qui nous parle de mythologie, nous transporte au temps des pharaons, nous fait vivre la montée du christianisme et le déclin du paganisme, évoque la chasse aux sorcières sans oublier cette haine grandissante des chats qui ne sera pas sans conséquence pour Sylla… Puis le roman prend un nouveau tournant, cette dernière mettant à exécution un projet assez égoïste mais qu’on arrive à comprendre. À partir de là, l’histoire m’a semblé bien moins intéressante. Il faut dire qu’elle se focalise sur Olivier, l’apprenti journaliste français, avec lequel j’ai eu fort peu d’atomes crochus.

Assez immature et surtout ayant tendance à commenter le physique de chaque femme rencontrée, c’est typiquement le genre de protagoniste masculin que j’ai en horreur. Certaines de ses phrases et de ses interactions avec Peter, son ami et co-locataire, principalement centrées sur leurs conquêtes et la gent féminine m’ont donc fortement chiffonnée. Je pense que cet aspect ne gênera pas tout le monde d’autant que les deux jeunes hommes ne tombent jamais dans la vulgarité, mais c’est dommage d’avoir privilégié des dialogues parfois creux au détriment de la psychologie des personnages. À part Sylla, les personnages m’ont ainsi semblé manquer de profondeur.. À cet égard, j’ai regretté que le côté mystérieux de Peter ne soit pas plus exploité, cela aurait pu apporter bien plus d’intensité et de tension au récit.

Si j’ai dévoré la première partie du roman avec plaisir, ma lecture fut donc par la suite plus laborieuse bien que j’aie apprécié les phases d’action, et notamment les batailles entre chats et rats. Un combat ancestral ici très bien retranscrit et que l’autrice enrichit d’une dimension plus humaine, voire politique, les alliances et mésalliances ainsi que les trahisons ayant, comme chez les humains, toute leur place !

Le mélange humain/chat à travers la figure du métamorphe est le point fort de ce roman d’autant que c’est plutôt une forme originale en littérature. J’ai adoré découvrir la mythologie autour de cette particularité de la nature, la haine qu’elle peut susciter, mais aussi la manière dont Sylla a dû y faire face optant bien souvent pour une vie solitaire, loin des humains mais aussi loin des chats. Pont entre deux espèces distinctes que rien ne destinait à se mêler, Sylla n’est finalement acceptée par aucune des deux. Une vie passée à être rejetée et à susciter de la méfiance jusqu’à une certaine rencontre qui va changer sa vie à jamais. On pourrait faire, d’une certaine manière, le parallèle avec la difficulté pour certains de concilier différentes origines et cultures notamment quand le rejet des uns et des autres s’en mêle.

La seule chose qui m’a perturbée dans ma lecture, mais j’imagine que c’est personnel, est cette idée qu’une femme gardant sa personnalité, même lors de ses transformations en chat, tombe amoureuse d’un chat non métamorphe… Il est vrai que l’autrice a fait le choix d’animaux s’exprimant et réfléchissant de manière très humaine, mais cela n’en demeure pas moins assez déstabilisant.

En conclusion, Christine Sterbik mêle habilement imaginaire et réalité afin de nous immerger dans la vie mouvementée d’une femme hors du commun et d’un étudiant en journalisme qui connaîtra également son lot de péripéties. Bien que non exempt de petits défauts notamment au niveau des dialogues et du manque de profondeur des personnages, Manx Cat est néanmoins un roman que je conseillerais aux amateurs de récits rythmés, de chats et aux personnes souhaitant découvrir une forme de métamorphe plutôt originale en littérature !

Retrouvez le roman en ligne notamment sur Place des libraires.

Dans la peau, Armèle Malavallon

Je remercie les éditions Ramsay de m’avoir permis de découvrir Dans la peau d’Armèle Malavallon.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris, en plein été. Le corps d’une femme non identifiée est repêché dans la Seine. Adèle Hème, journaliste spécialisée dans les faits divers, est en pleine rupture sentimentale quand elle tombe sur cette information a priori anodine. Quel est le lien entre l’inconnue de la Seine, Jérôme Fasten, flic à la Criminelle, et Oscar Ortiz, un mystérieux artiste parisien ? A tenter de vouloir le découvrir, Adèle va sombrer petit à petit dans l’obsession et la paranoïa au point de tutoyer la folie…

Ramsay (3 mai 2019) – 250 pages – Broché (19€)

AVIS

Surprise, agréablement surprise. À eux seuls, ces quelques mots pourraient résumer mes impressions une fois la dernière page tournée. En ce moment, j’enchaîne les thrillers, et je dois dire que celui-ci rompt clairement avec les codes. Il serait d’ailleurs presque dommage de cantonner cet ouvrage à un seul genre, l’autrice nous offrant une histoire tout en subtilité.

Attristée par la décision unilatérale de rompre de son amant, Adèle se lance à cœur perdu dans une enquête afin de lever le voile sur l’inconnue de la Seine, un terme presque poétique pour désigner le cadavre non identifié d’une femme repêché dans le fleuve. On est loin du glamour parisien bien que l’amour, sentiment indissociable de la Ville Lumière, soit ici présent. En filigrane, sans être intrusif, mais comme une toile de fond dans laquelle Adèle se noie. L’eau comme fil conducteur à moins que ce ne soit la peau…

Cette peau que la journaliste a décidé de marquer et d’embellir. Son envie de tatouage, ce n’est pas un caprice soudain ou une envie spontanée, mais un projet mûrement réfléchi. Alors son tatoueur, Oscar Ortiz, elle a pris le temps et le soin de le choisir ! À moins que ce ne soit le travail de l’artiste et sa vision très personnelle, quasi mystique de son art, qui ne l’aient choisie elle. Cet homme dégage une telle aura de mystère et un tel charisme que, comme Adèle, on ne peut s’empêcher de ressentir une pointe d’admiration et une certaine fascination pour lui. Artiste accompli, il ne se contente pas de reproduire des images sur un corps, il les imagine et les implémente avec précision et une totale dévotion… C’est peut-être sa faculté à ne faire qu’un avec la peau de ses clients qui fait de lui un si bon observateur des tourments de l’âme.

Il arrive ainsi à cerner le trouble qui enserre la poitrine d’Adèle. Il faut dire qu’en plus d’une rupture qui l’a profondément meurtrie et déstabilisée, l’enquête de l’inconnue de la Seine touche beaucoup plus la journaliste qu’elle ne le devrait. Une sorte d’identification à la victime s’opère en elle, bien que Jérôme, policier et amour de jeunesse, essaie de lui faire garder les pieds sur terre. Enfin, quand il n’est pas obnubilé par l’idée de la reconquérir ou qu’il ne doit pas faire face à ses propres démons !

Plus que l’enquête qui passe ici au second degré, c’est bien la psychologie des personnages qui revêt ici un intérêt particulier. L’autrice nous offre, en effet, des personnages complexes, voire torturés, qui ne pourront pas vous laisser indifférents. À ma grande surprise, ce n’est pas Adèle qui m’a le plus touchée, mais un autre personnage dont on découvre progressivement toute la délicatesse et la fragilité. Certains chapitres laissent ainsi entrevoir les fêlures qui se sont créées et creusées au fil du temps et des rejets. En plus de rendre le personnage intrigant, cela soulève certaines réflexions à la portée quasi philosophique…

Devient-on un monstre parce que tout le monde nous traite comme tel, l’est-on par le poids de l’hérédité ou ce que l’on qualifie de monstre n’est parfois, ni plus ni moins, que ce meurtrier que chacun d’entre nous porte en son sein ? Une question plutôt dérangeante que l’on est amené à se poser à mesure que l’on avance dans l’intrigue et que l’étau se resserre autour d’Adèle. Entre pertes de mémoire, malaises, doutes et questionnements, la journaliste oscille entre folie et réalité jusqu’à ce qu’un dramatique événement va, d’une certaine manière, la (re)mettre sur le chemin de la vérité…

Sans tomber dans un inutile et dérangeant sensationnalisme, Armèle Malavallon n’épargne pas ses lecteurs prenant des décisions radicales quand cela sert le récit. Éprouvant pour le cœur, mais terriblement efficace tout comme sa très jolie plume qui apporte beaucoup de cachet et de chaleur au récit. On nous plongeant d’emblée dans la vie et l’esprit de son héroïne, l’autrice instaure une certaine connivence avec les lecteurs. Se dégage donc des pages une ambiance que j’aurais envie de qualifier d’intimiste. Le récit aborde des thèmes parfois difficiles, et la vie d’Adèle est pour le moment chaotique, mais les lecteurs sont complètement absorbés par les pages sans arriver à prendre de distance. Je n’ai ainsi pas ressenti beaucoup d’empathie pour Adèle, car bien trop différente de moi, mais j’ai vécu les événements à ses côtés sans aucune réserve…

En conclusion, Dans la peau est un roman prenant et immersif qui, sous prétexte d’une enquête, nous plonge avec brio dans la vie d’une journaliste dont on apprend à connaître les forces et les faiblesses. Original et intéressant notamment par les thèmes abordés, il offre également une petite incursion du côté d’un art que je connais peu, mais qui mérite ici toutes ses lettres de noblesse, le tatouage. Bien plus qu’une histoire de meurtre à élucider, c’est aussi le récit d’une vie à mener avec le poids des souvenirs, des mots, des regrets, et de nos actes…

Retrouvez le roman chez votre libraire ou en ligne sur Place des libraires.

À bout de nerfs, James Barnaby

Je remercie les éditions De Borée de m’avoir permis de découvrir À bout de nerfs.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Angelica, une Américaine de 25 ans, travaille comme fille au pair à Londres. Un soir, en rentrant du pub où elle a l’habitude de retrouver son ami Jim, elle découvre avec horreur que le père de famille a mis fin à ses jours après avoir abattu sa femme et ses deux petites filles.

Sous le choc, la jeune femme accepte alors l’étrange offre d’emploi que lui a dénichée Jim dans les petites annonces : un poste de nurse richement rémunéré dans un château en Écosse. Ils se rendent tous les deux sur place, sont reçus par un couple excentrique qui embauche aussitôt la jeune femme et lui confie la garde de leurs deux enfants pour vingt-quatre heures. Jim reste avec son amie pour lui tenir compagnie. L’orage gronde, quand soudain, l’électricité est coupée, plongeant le sinistre manoir dans l’obscurité. Lorsque la lumière revient, Jim et les enfants ont disparu…

Harcelée par les enquêteurs qui la soupçonnent d’être impliquée dans l’enlèvement des petits, Angelica commence à se poser des questions. Qui est vraiment Jim ? Est-il victime, ou auteur de ce rapt ? Cherche-t-il à la manipuler ? A moins qu’un danger plus grand encore ne la menace…

Éditions De Borée (10 octobre 2019) – 405 pages – Broché (20,50€) – Ebook (4,99€)

AVIS

Dans la vie, il y a les chanceux et les poissards. Et vu les circonstances, on peut raisonnablement penser qu’Angelica appartient à la seconde catégorie.

Cette Américaine de vingt-cinq ans doit d’abord faire face au massacre de la famille anglaise pour laquelle elle travaillait comme fille au pair avant d’affronter la suspicion de la police écossaise l’accusant de l’enlèvement des deux enfants de ses nouveaux employeurs, un couple d’Écossais. Ce qui s’annonçait comme un nouveau départ suite au drame londonien se révèle donc une nouvelle épreuve d’autant que la jeune femme n’est pas au bout de ses peines…

En parallèle, nous suivons une affaire d’escroquerie financière d’envergure internationale qui prend ses racines en Israël. Le flou entourant l’entreprise dans le collimateur des autorités, TradeOption, et la complexité de ses montages financiers nécessiteront l’intervention de professionnels spécialisés dans la traque des dérives financières que ce soit le Lahav 433, sorte de FBI Israélien, ou l’agent Sleuth du FBI.

Ce dernier a une motivation toute personnelle d’intervenir, Angelica étant sa nièce. C’est donc sans hésiter qu’il se rend en Angleterre et en Écosse où il finira par découvrir que les malheurs de sa nièce semblent inextricablement liés à cette fraude financière qui met en émoi son contact israélien. Mais quel est le lien entre les deux affaires et comment aider sa nièce qui se retrouve dans une situation bien fâcheuse ? N’est-il d’ailleurs pas trop tard ?

James Barnaby nous propose une enquête passionnante et rondement menée qui nous fait voyager entre Israël, Angleterre et Écosse, pays dont il a su retranscrire l’atmosphère si particulière. C’est donc dans une ambiance étouffante, teintée de folklore et de légendes locales, que l’on suit l’enquête qui se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît. Mais quand l’argent entre en jeu, n’est-ce pas toujours le cas ?

Il faudra donc toutes les bonnes volontés pour avancer ! Et ce n’est pas l’agent Sleuth qui vous dira le contraire. Désespéré par la police locale bien plus encline à accuser sa nièce d’enlèvement qu’à tenter de faire toute la lumière sur cette étrange histoire, il enquêtera  de son côté se fiant à son flair, son expertise et ses contacts. Si j’ai apprécié ce personnage très humain qui fait de son mieux pour venir en aide à sa nièce, j’ai regretté un manque d’éclat. J’aurais ainsi souhaité qu’il nous épate un peu plus, son rôle restant finalement accessoire. Mais on peut comprendre que ses liens avec Angelica ne lui permettent pas d’avoir l’objectivité nécessaire pour mener à bien, et de manière détachée, des investigations.

J’ai, en revanche, beaucoup apprécié Angelica, une femme forte, indépendante et courageuse qui fait face aux épreuves sans jamais se lamenter et avec un certain aplomb ! En plus d’avoir la tête sur les épaules, elle possède aussi beaucoup d’empathie, une certaine imagination et une vraie capacité d’adaptation, des qualités qui expliquent peut-être l’excellent contact qu’elle entretient avec les enfants. Des enfants qu’elle fait d’ailleurs passer avant tout !

Bien que le roman fasse un peu plus de quatre cents pages, on ne voit pas le temps passer, l’auteur apportant beaucoup de rythme et de dynamisme à son récit. D’une plume fluide et immersive, il nous fait naviguer avec simplicité dans les méandres de la finance, mais aussi dans ceux de l’esprit humain prompt à toutes les extrémités pour s’enrichir… Grâce à des personnages variés, et pour certains plutôt excentriques et énigmatiques, il veille également à semer le doute dans l’esprit des lecteurs qui ressentent alors la même perplexité que l’agent Sleuth face à cet embrouillamini.

Qui est vraiment Jim, l’ami d’Angelica, qui l’a plus ou moins convaincue d’entrer au service du couple écossais et comment expliquer sa double personnalité ? Que penser de ce laird excentrique, débonnaire et haut en couleur qui semble bien prendre à la légère l’enlèvement de ses enfants ? Quelle est la véritable envergure de la fraude orchestrée par TradeOption et comment est-elle liée au drame londonien et à l’enlèvement des deux enfants en Écosse ? Qu’en est-il de cette action de crowdfunding lancée pour payer la rançon des enfants ? Vraie démarche ou nouvelle manière d’extorquer de l’argent à de naïfs contributeurs ? Les questions ne manquent pas et les révélations, du moins pour certaines, ne devraient pas manquer de vous surprendre…

En bref, finance, magouilles et appât du gain offrent ici un tango endiablé à l’issue duquel ne reste que la vision de personnes prêtes à beaucoup, certaines au pire, pour conserver leurs acquis et s’enrichir. Suspense, tension, mensonges, révélations choquantes, faux-semblants et jeux de dupe sont donc au rendez-vous de ce thriller mêlant avec beaucoup de charme folklore local et dure réalité… L’argent n’a pas d’odeur ? Peut-être, mais elle a ici le goût du sang !

Retrouvez le roman sur la boutique en ligne des éditions de Borée.

Mini-chroniques en pagaille #19

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Chat Gris d’Alexandre Saltiel ( Mouck) :

Depuis la disparition prématurée de Gribouille, j’évite les photos de chats gris, mais mue par la curiosité et l’envie de découvrir ce qui se cache derrière cette jolie couverture, je n’ai pas résisté au plaisir de découvrir ce petit album.

Nous faisons la connaissance d’un chat qui mène sa petite vie de chat entre rencontres avec une souris qui n’a pas très envie de jouer avec lui, la vilaine, et avec un gros chien qui lui aimerait beaucoup jouer avec lui, ce dont n’a pas très envie notre petit minet. Différence de gabarit probablement !

Mignonne à souhait, cette histoire très rapide à lire devrait vous faire passer un très joli moment de lecture en solo ou en famille puisqu’il est bien difficile de résister au charme des illustrations et de ce chat plein de vie. Cerise sur le gâteau, grâce à un jeu de couleurs parfaitement maîtrisé, l’auteur vous réserve une très sympathique chute qui ne manquera pas de vous faire sourire.

Un joli album pour les petits, à partir de 3 ans, et pour tous les amoureux des chats !

 

  • La Craie des Étoiles de Raphaël Drommelschlager (Bamboo éditions ) :

La craie des étoiles par [Raphaël Drommelschlager]

En vacances pour l’été chez son arrière-grand-mère, Max fait une découverte qui va changer sa vie ! Grâce à une craie spéciale et une montre à gousset ayant appartenu à l’un de ses ancêtres, Théophile Loiseau, le voilà transporté dans différents pays, de la Chine au Canada en passant par l’Inde. Tout autant de destinations qui, en plus de se révéler diablement fascinantes, lui permettront de faire de belles rencontres qu’elles soient humaines ou animales.

En effet, en plus de faire la connaissance de sympathiques personnes prêtes à l’aider, Max va se lier d’amitié avec des animaux sauvages comme le Tigre de Mandchourie ou l’ours polaire. Tous les animaux ne seront pas aussi sympathiques que ces derniers, mais peu importe, Max ayant le courage et l’aplomb nécessaires pour affronter les situations, plus ou moins périlleuses, qui se présentent à lui.

La Craie des Étoiles nous offre une jolie histoire d’aventure, de voyage et de dépaysement, mais c’est également un outil pédagogique intelligent qui sensibilise les enfants aux menaces que les hommes font peser sur les animaux et l’importance de préserver chaque espèce. Au gré de ses voyages, Max découvre ainsi les spécificités de chaque animal rencontré allant de ses caractéristiques physiques à son mode de vie. Des informations intéressantes qui, présentées de manière ludique et colorée, rendent la lecture prenante et très enrichissante.

Cerise sur le gâteau, un cahier pédagogique est inclus en fin d’ouvrage afin de parler plus en profondeur de certaines espèces et évoquer les différents rôles d’un zoo… En bref, voici une BD intelligente qui, à travers l’aventure extraordinaire d’un petit garçon ordinaire, informe et sensibilise les lecteurs de tout âge sur les animaux sauvages peuplant notre planète et l’importance/l’urgence de les préserver.

  • Avant de partir de Mi-Jin Jung et Ja-Seong Gu (Sarbacane) :

L’absence de résumé et le sentiment de calme et de sérénité qui se dégage de cette couverture m’ont tout de suite attirée.

L’ouvrage est divisé en deux parties. Dans la première, nous faisons la connaissance d’un homme relativement jeune qui pourrait presque servir de psychanalyste pour animaux même si l’on découvrira plus tard que son rôle est tout autre…

Devant lui défilent ainsi un chat, un chien, un hamster et un oiseau qui lui font part de leurs doléances vis-à-vis de leurs maîtres. L’un survolté rêve de se venger, l’autre de trois délicieux repas par jour quand le hamster n’aspire qu’au noir et à la solitude, et l’oiseau à ce qu’on ne lui demande plus de chanter alors qu’il n’aime pas ça. Difficile la vie d’animaux avec ces êtres humains pas toujours très perspicaces en ce qui concerne les besoins de leurs compagnons ! Puis en filigrane, est question d’un grand voyage auquel il convient de se préparer…

Dans la seconde partie, changement de couleurs et de ton, on suit notre joyeuse bande accompagnée du jeune homme dans leur périple. Mais avant le grand départ, une lettre sera envoyée à chacun des propriétaires. On alterne alors entre le voyage en lui-même et quelques scènes dans lesquelles interviennent ces humains privés de leurs compagnons…

Bien que le titre laisse entrevoir le sujet principal du livre, je dois avouer ne pas l’avoir tout de suite cerné préférant me laisser transporter par la douceur des illustrations, et le côté quelque peu loufoque de ces animaux un poil râleurs. Mais quand le message de l’auteur s’est précisé, mon amusement du départ s’est mué en tristesse devant la dureté du sujet évoqué. Un sentiment qui a très vite laissé sa place à l’émerveillement et à l’émotion, l’auteur insufflant humour, vie, poésie et tendresse à son récit.

Des scènes de jeux entre les animaux, des échanges amusants, de très beaux graphismes et un magnifique message d’espoir en fin de livre apportent, quant à eux, une certaine légèreté à une histoire empreinte de douceur et d’amour. Un coup de cœur !

Et vous, avez-vous lu certains de ces livres ?
Vous tentent-ils ?

Mortelle tentation, Christophe Ferré

Mortelle tentation par [Ferre, Christophe]

Je remercie les éditions de l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Mortelle tentation de Christophe Ferré.

RÉSUMÉ

Connaît-on vraiment la personne avec qui l’on partage sa vie ? Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé entièrement nu. Peter, un ancien international de rugby aujourd’hui architecte d’intérieur, est parti randonner en solitaire à cet endroit, mais il est injoignable depuis le jour du meurtre. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia, sa femme depuis plus de vingt ans, découvre avec effroi qu’il connaissait la victime… Et si Peter avait quelque chose à se reprocher ? Et s’il était en réalité le meurtrier ? C’est en tout cas ce que semble penser la police…Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent… Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité.

Archipel (9 octobre 2019) – 384 pages – Broché (22€)

AVIS

Emballée par le résumé et la promesse d’un bon thriller domestique comme je les aime, je me suis lancé avec enthousiasme dans ma lecture. Malheureusement, si le roman possède quelques atouts, ils n’ont pas suffi à compenser ses faiblesses. Mon avis sera donc mitigé…

Alors que l’on découvre le cadavre nu d’une jeune femme dans les Pyrénées, Peter, parti seul en randonnée, ne donne plus de signe de vie à sa femme… Les deux affaires sont-elles liées ? L’intuition d’Alexia lui souffle que c’est bien le cas, mais reste une question en suspens : son mari a-t-il croisé la route d’un prédateur ou est-ce lui le prédateur ? Et si après tout, son tendre et aimant Peter n’était pas le mari et père parfait qu’elle pensait ?

Christophe Ferré, que je découvre avec ce roman, a repris les codes assez classiques du genre, ce qui ne m’a pas dérangée les trouvant toujours aussi efficaces. C’est donc sans surprise que j’ai rapidement identifié le coupable du meurtre, mais cela ne m’a pas empêchée d’avoir été complètement happée par le suspense et la tension que l’auteur insuffle à son récit. Il faut dire que tout est mis en place pour faire douter les lecteurs, à commencer par les deux époux tout aussi instables l’un que l’autre.

J’ai ainsi été dubitative de la rapidité avec laquelle Alexia, qui se dit amoureuse de son mari comme au premier jour, en vient aussi rapidement à le soupçonner. Pas très réaliste ni très convaincant, mais vous verrez que cette femme n’est pas la personne la plus cohérente qui existe… Quant à son mari, difficile de porter crédit à ses dires, ses explications pour justifier son absence et son silence étant aussi changeantes qu’abracadabrantesques. Ce n’est plus à un ex-professionnel du sport qu’on a affaire, mais à un véritable scénariste !

Entre une femme qui change d’avis comme de chemise pensant « l’homme de sa vie » innocent pour le déclarer coupable trois phrases plus loin, et un homme se déclarant innocent, mais n’arrêtant pas d’enchaîner mensonge sur mensonge, on en vient à se demander où se situe exactement la vérité, mais surtout à qui se fier… Ce couple, tout comme la plupart des autres personnages au demeurant, se révèle donc assez exaspérant avec une mention spéciale pour le parfait mari, devenu le parfait suspect, qui n’hésite pas à se lancer dans un petit viol conjugal histoire d’assouvir son appétit sexuel d’ogre. Quitte à être suspecté de meurtre et être traqué par la police autant faire les choses en grand !

Si ces deux personnages exaspèrent, on se surprend néanmoins à suivre leurs mésaventures et l’enquête avec une certaine curiosité. Qui a bien pu tuer la jeune femme et pourquoi ? Notre ex-sportif beau gosse à qui tout réussit ne cache-t-il pas des zones d’ombre comme une petite tendance au meurtre ? Ce bonheur conjugal étalé à la face du monde depuis plus de vingt ans est-il aussi solide qu’Alexia le pense ? Tout autant de questions qui vous tiendront en haleine et vous pousseront à tourner les pages rapidement d’autant que l’auteur a opté pour des chapitres courts et dynamiques qui apportent une certaine fluidité à la lecture.

J’ai donc dévoré le roman en deux séances de lecture malgré des personnages antipathiques, un comportement d’adolescente transie d’amour oscillant entre idiotie et naïveté qui ne sied guère à une avocate supposée avoir la tête sur les épaules, certaines répétitions, des propos manquants parfois de naturel, et des révélations qui pèchent peut-être par leur manque de réalisme. Le scénario m’a ainsi donné le sentiment d’un film à l’américaine avec des rebondissements quelque peu improbables bien que très cinématographiques.

En bref, voici un thriller que l’on peut qualifier de page-turner par la vitesse avec laquelle on le dévore, mais qui souffre de certaines maladresses pouvant rendre la lecture parfois agaçante.

Découvrez un extrait sur le site des éditions de l’Archipel.
Retrouvez le roman chez votre libraire ou sur Place des libraires.

Croquettes & cie, Marie Colot – Florence Weiser

Appréciant la plume de Marie Colot découverte dans Je ne sais pas et Deux secondes en moins, je n’ai pas hésité à emprunter Croquettes et Cie dont le résumé me faisait très envie.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Quand Savanna arrive à l’école toute triste parce que son chien, Bestiole, est gravement malade, Mademoiselle Coline a une nouvelle fois une idée farfelue. L’institutrice propose d’installer le panier de Bestiole au pied du tableau noir et de lui offrir une convalescence digne de ce nom…

Alice (14 septembre 2017) – 9/12 années – 80 pages – Broché (11,50€)

AVIS

Savanna est triste. Et pour cause, son adorable teckel est malade, très malade au point de devoir envisager d’abréger sa vie pour lui éviter de souffrir. Mais avant le rendez-vous tant redouté chez le vétérinaire, son amoureux Elvis, ses petits camarades et leur super institutrice, Mademoiselle Coline, vont faire de leur mieux pour offrir à Bestiole les plus beaux derniers jours qu’un compagnon à quatre pattes puisse espérer.

Avec la complicité de l’enseignante, les enfants vont ainsi veiller sur lui : un joli panier au pied du tableau noir dans lequel se reposer, des séances de jeu en prenant garde de ne pas trop le fatiguer, d’autres animaux de compagnie avec lesquels jouer, des tonnes et des tonnes de câlins, de caresses, de bisous et d’attention… En d’autres termes, le bonheur !

20191029_112523-1.jpg

Ayant dû il y a quelques mois accepter de me séparer de mon fidèle Gribouille atteint également d’une tumeur, j’ai ressenti énormément d’émotions à la lecture de cette histoire. J’ai bien sûr partagé la tristesse de Savanna à l’idée de se séparer de ce compagnon qui lui a tant apporté, mais j’ai également été transportée par tout cet amour, cette joie, cette tendresse, ces beaux instants de jeu et de vie…

Les enfants n’oublient pas que Bestiole ne sera bientôt plus avec eux, mais ils choisissent de se concentrer sur le beau et le positif plutôt que sur la douleur. Cet élan de solidarité et d’amour rend la lecture très émouvante d’autant que l’autrice ne tombe jamais dans le pathos ! Il faut dire qu’elle a su insuffler une bonne dose d’humour à son récit. Cela passe autant par la maîtresse bienveillante aux expressions hilarantes et aux méthodes éducatives qui feraient rêver n’importe quel enfant que la spontanéité et la fraîcheur des échanges entre les enfants…

Du choix des couleurs à la rondeur des traits, Florence Weiser, à travers ses illustrations tout en douceur, souligne et renforce la tendresse et la sensibilité qui se dégagent de l’histoire. À cet égard, j’ai adoré une illustration en pleine page de Bestiole dont on perçoit toute la sérénité et le bien-être… Une image qui représente finalement à merveille l’essence de ce drôle et touchant roman.

20191029_112609-1.jpg

Voici donc un ouvrage jeunesse que je recommande à toutes les personnes qui ont eu la chance de côtoyer un animal et la peine de devoir lui dire au revoir. Quant aux enfants, ils pourront juste voir dans ce récit une très belle histoire d’amitié ou ils pourront y puiser la force de surmonter leur chagrin, car si Marie Colot aborde le thème difficile du deuil animal, elle le fait avec humour, justesse et sensibilité.

Cléopâtre, Alberto Angela

Je remercie les éditions HarperCollins de m’avoir permis de découvrir Cléopâtre d’Alberto Angela.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Revivre l’Histoire, sur les traces de Cléopâtre

Peu de femmes peuvent se vanter d’avoir autant marqué les esprits que Cléopâtre. La dernière reine d’Égypte antique a séduit les puissants mais a surtout fait de son nom un symbole de puissance. Alberto Angela, vulgarisateur de génie, nous entraîne sur les pas de cette femme d’exception. Dans un monde antique dominé par les hommes, elle a permis au royaume d’Égypte de connaître une expansion fulgurante. Femme de pouvoir, douée dans l’art de la négociation comme dans celui de la guerre, elle est une grande stratège et une figure incroyablement visionnaire. Si, après deux mille ans, elle continue de nous fasciner et de nous inspirer, c’est peut-être parce qu’au-delà des images et du fantasme, elle est le visage de la modernité.

HarperCollins (2 octobre 2019) – 432 pages – Broché (22€) – Ebook (14,99€)
Traduction : Marc Lesage

AVIS

S’il y a bien une femme qui a su traverser le temps en gardant le même éclat dans l’imaginaire collectif, c’est bien Cléopâtre. Et c’est ce personnage historique fascinant, encore auréolé d’un certain mystère, qu’Alberto Angela se propose de mettre à notre portée, non pas en faisant le détail de sa vie entière, mais en se focalisant sur une période importante de l’Histoire qui a, d’une certaine manière, façonné notre monde.

Nous suivons ainsi notre auteur, que l’on pourrait sans aucun doute qualifier de doux conteur, dans les couloirs du temps, entre 44 avant J.-C. et l’an 30 avant  J.-C. Quatorze ans, une période qui peut sembler ridicule au regard de l’histoire du monde, mais qui, comme vous le découvrirez dans le livre, mérite toute notre attention notamment par les enjeux militaires et géopolitiques dont elle a été le témoin, si ce n’est le théâtre.

L’auteur nous immerge ainsi complètement dans le passé où l’on découvre, comme si nous y étions, la vie à Rome avec des habitudes parfois surprenantes. Il valait mieux, par exemple, ne pas rester trop près des fenêtres sous peine de recevoir certaines substances sur la tête. Mais il évoque également des faits et événements historiques qui, pour certains, sont plus ou moins connus de tous : le complot le plus célèbre de l’histoire conduisant à l’assassinat de Jules César, le chaos régnant à Rome suite à la mort de son dictateur qui a semblé rester sourd aux signes annonçant le drame, les faits de gloire de Marc Antoine et son alliance/rivalité avec Octavien, les vengeances implacables, les alliances/mésalliances politiques et stratégiques, les trahisons, la puissance de l’armée romaine sans oublier la déchéance du couple emblématique formé par Cléopâtre et Marc Antoine…

L’auteur prend le temps de poser le contexte historique dans lequel Cléopâtre a dû évoluer et s’imposer, un monde dur et machiste fait par les hommes et pour les hommes dans lequel la femme n’a qu’une place subalterne, quand elle en a une. Il en résulte une certaine frustration puisque j’ai eu le sentiment que l’auteur nous donnait bien plus d’informations sur la politique de l’époque et la vie de César et de Marc Antoine que sur celle de Cléopâtre. Il faut dire que vu le travail de sape des Romains et de leurs penseurs et historiens qui se sont évertués à la discréditer et à la salir, difficile d’en dessiner un portrait aussi précis que celui des hommes de sa vie.

Cela n’empêche néanmoins pas de sentir avec force l’influence de la mythique souveraine dans cette histoire qui est en marche. Forte, intelligente, cultivée, pugnace, fine stratège, et définitivement en avance sur son temps, Cléopâtre est loin de se réduire à l’image de catin de haut vol dans laquelle certains ont essayé de l’enfermer. Elle a su profiter au maximum de ses multiples atouts que ce soit son charme couplé à une personnalité hors norme, ses talents d’oratrice ou encore sa fortune, pour assurer son avenir, celui de ses enfants et de son royaume sur lequel elle veillera jusqu’à la fin… L’approche multiculturelle de son règne, qui rompt avec la tradition familiale et qui lui permettra de s’attirer la sympathie de son peuple, ainsi que sa capacité à se projeter dans l’avenir font d’elle une souveraine d’exception qui a marqué à jamais l’histoire.

Si cette biographie romancée est richement documentée comme l’en atteste la longue bibliographie, on appréciera le travail personnel de l’auteur qui comble avec intelligence et sérieux les failles ou les ombres de l’histoire. Impossible de connaître parfaitement tout ce qui est arrivé durant ces quatorze ans mouvementés, mais ce qui est certain, c’est que la version proposée par l’auteur, en plus d’être cohérente et plausible, est amenée avec soin et une certaine passion. Loin de se contenter de nous narrer méthodiquement et froidement les événements, Alberto Angela y met de l’émotion nous plongeant dans les pensées et sentiments des protagonistes. Un point qui fait toute la différence et qui rend le récit passionnant. De fil en aiguille, on se laisse ainsi happer par les événements avec cette impression de ne pas lire un livre, mais de regarder une fresque historique et amoureuse sur grand écran.

Bonus fort appréciable, les différentes cartes proposées en fin d’ouvrage qui viennent confirmer l’impression de qualité que l’on ressent dès la prise en main du livre.

En conclusion, d’une plume fluide, parfois théâtrale, voire dramatique, comme a pu l’être l’Antiquité, l’auteur nous immerge dans le passé, de la Rome antique en proie au chaos suite à l’assassinat de César à cette opulente Égypte dirigée d’une main de fer par Cléopâtre, une jeune souveraine qui a fasciné et qui fascinera encore des générations entières. Immersif, documenté et fascinant, voici un voyage historique que je ne peux que vous inviter à effectuer. Vous y découvrirez un monde en mouvement où les plus grandes histoires d’amour font face aux plus grands complots… Plus qu’un roman, une magnifique épopée marquée à tout jamais du sceau d’une grande souveraine !

Découvrez un extrait/retrouvez le roman sur le site des éditions HarperCollins.