Mini-chroniques en pagaille #17

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique. 


  • Les tweets sont des chats de Bernard Pivot (Albin Michel) :

Les Tweets sont des chats (A.M. HORS COLL) par [Pivot, Bernard]

Découvert par hasard, je n’ai pas hésité à emprunter cet ouvrage d’autant qu’abonnée au compte Twitter de Bernard Pivot, je savais que les tweets présents dans ce recueil me plairaient.

Soit comme moi en lisant d’une traite le recueil soit en piochant au gré de vos envies, vous devriez prendre plaisir à découvrir cette sélection de tweets dans laquelle Bernard Pivot partage, en fonction de différents hashtags, des citations, ses pensées, des observations, des jeux de mots… tout ceci avec humour, poésie, justesse et un certain sens de l’à-propos.

Plusieurs thèmes sont ainsi survolés : la littérature, bien sûr, l’amour, les émotions, la musique, les femmes, les chats… Chacun devrait donc pouvoir trouver un ou plusieurs sujets qui l’intéresse plus particulièrement. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée un instant, il faut dire que le livre se lit vraiment très vite et a un petit côté hypnotique qui m’a poussée à tourner les pages les unes après les autres… L’effet Bernad Pivot, peut-être !

Certains tweets appellent seulement à la contemplation, l’auteur envoûtant ses lecteurs par sa maîtrise de la langue française dont il arrive, en quelques caractères, à retranscrire toute la beauté et la richesse. Quand d’autres ne pourront que vous faire réfléchir et/ou réagir voire, parfois, vous laisser dubitatifs… Je confesserai ainsi ne pas avoir saisi l’essence de certains messages, peut-être par manque de culture ou leur aspect un peu trop abstrait pour moi.

Si tous les tweets ne m’ont pas touchée de la même manière, aucun ne m’a laissée indifférente, ce qui est plutôt une bonne chose si l’on considère, comme Bernard Pivot, qu’une journée sans émotion est une journée perdue !

  • Entendez-vous sur Twitter les plaintes et gémissements des mots mutilés, compressés, torturés ? « 
  • Les écrivains ouvrent de moins en moins de parenthèses. De crainte probablement que leurs lecteurs n’y restent enfermés.
  • Donnez-moi un mot qui pour vous est un mot savant, demanda le professeur. – Illettrisme, répondit l’élève.
  • Un dictionnaire, c’est un roman écrit par un général fou d’ordre et de discipline.
  • Pour bien scruter le ciel, il faut éteindre toutes les lumières. L’obscurité donne à voir.
  • Chats – Tout ce qu’ils essaient de nous dire du Dr Laeticia Barlerin (Albin Michel):

Couverture Chats : Tout ce qu'ils essaient de  nous dire

Voici un petit ouvrage très bien conçu qui en fonction de différents thèmes allant de l’alimentation aux préjugés en passant par les problèmes comportementaux donne des conseils et des moyens pour nouer une relation équilibrée avec son chat.

Très accessible, j’ai lu le livre d’une traite envoûtée par la manière dont l’autrice arrive à créer une connivence avec les lecteurs tout en leur donnant très envie de faire ce qu’il y a de mieux pour leur(s) poilu(s). Les conseils sont simples, faciles à mettre en place et surtout sans aucun jugement de valeur ni ton moralisateur.

Je tire d’ailleurs mon chapeau à l’autrice parce qu’après avoir répété une bonne dizaine de fois, par exemple, de ne pas donner de lait à mon chat sans que l’on m’écoute, ma patience a tendance à s’envoler. Raison d’ailleurs pour laquelle j’éprouve une certaine hantise à laisser mon chat sous la surveillance de personnes même proches. C’est que les préjugés ont la vie dure et qu’il est parfois difficile de faire entendre raison à des personnes certaines de bien connaître les chats.

Or cet ouvrage a le mérite de montrer que le chat est un animal dont il est important de savoir décrypter le comportement tout comme les besoins notamment en termes d’attention (non, le chat d’appartement ne fait pas sa vie tout seul), d’aménagement de l’espace et du territoire, de soins…

Aimant beaucoup les chats et ayant pris soin de me documenter sur cet animal avant d’adopter mon premier compagnon à quatre pattes, je n’ai rien appris de particulier, mais une piqûre de rappel ne peut pas faire de mal. Ce livre me semble en outre parfait à lire si vous avez un projet d’adoption. Les infos synthétiques et données avec humour couvrent un large éventail de sujets ce qui vous permettra d’accueillir et de vous occuper de votre nouveau compagnon dans les meilleures conditions possibles.

Maintenant, je vais pour ma part, voir si M. Hardy est prêt à m’offrir une séance de ronronthérapie.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Vous tentent-ils ?

 

 

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Mes sincères condoléances : les plus belles perles d’enterrements, Guillaume Bailly

Couverture Mes sincères condoléances, tome 1

J’avais vu passer ce livre notamment sur le blog Lire sous la lune

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’enterrement est un moment fort, solennel, unique. Mais le dernier hommage à un proche peut parfois devenir culte ! Les cérémonies sont souvent le théâtre d’événements étonnants, drôles, extravagants, tragiques, toujours originaux. Entre rires et larmes, l’auteur nous ouvre les portes de sa longue expérience de croque-mort et nous fait partager les petits et grands dérapages croisés dans sa carrière. Un ouvrage garanti  » 100 % vécu  » : bourdes familiales, lapsus macabres, incidents techniques et gaffes en tout genre. Tout est vrai, c’est la vie !

Pocket (1 octobre 2016) – Poche – 6,95€ – Autres formats : ebook, livre audio

AVIS

Lu il y a plusieurs mois, je n’en garde pas un souvenir assez précis pour vous en donner un avis détaillé, mais je peux néanmoins vous dire que cette lecture m’a permis de prendre un peu de recul vis-à-vis de la mort. Pour différentes raisons, c’est un sujet qui m’a toujours beaucoup affectée, je me souviens d’ailleurs, enfant vers 5/6 ans, avoir largement éprouvé la patience paternelle avec ma sempiternelle question du soir :  pourquoi doit-on mourir ?

Spoiler alerte : l’auteur ne répond pas à cette question ! Fort de son vécu et de son expérience, il partage plutôt ici différentes anecdotes notamment sur les demandes insolites de certaines personnes comme cette dame qui tenait à offrir une cérémonie funéraire humaine à son animal de compagnie, ce que soit dit en passant, je comprends parfaitement.

Il y a aussi des situations moins cocasses et plus tristes comme cette personne morte dans son logement sans que personne ne s’en rende compte alors qu’à deux pas de chez elle vivait un individu prompt à s’engager dans toutes sortes de causes humanitaires. Un petit rappel qu’aider son prochain commence aussi par ouvrir les yeux et regarder autour de soi…

Au fil des pages et de cette immersion dans un milieu qui peut sembler obscur, on apprend à dépasser ces clichés que, bien malgré elles, les personnes travaillant dans les pompes funèbres véhiculent. D’une certaine manière, cela désacralise le métier et lui ôte un peu de sa funeste aura. On se rend également compte de l’éthique bien présente dans le métier avec une certaine bienveillance et une juste distance permettant d’accompagner les proches dans une épreuve difficile et délicate. Cela nécessite d’ailleurs parfois un certain sang-froid et une bonne dose de  patience, le deuil n’étant pas vécu de la même manière par tous…

Et puis parce que côtoyer la mort, c’est aussi côtoyer les vivants et leurs bassesses, l’auteur évoque ces situations où les apparences sont trompeuses et pour lesquelles il vaut mieux éviter les jugements intempestifs. On évoquera, par exemple, cette femme mise de côté par la famille du défunt pour la plus grande indignation des employés des pompes funèbres jusqu’à ce qu’ils découvrent que derrière la veuve éplorée, se cache une croqueuse de diamants assez peu respectueuse…

La mort est partout, tout le temps et ne prend pas de vacances. Un fait évident mais qui prend toute son ampleur quand l’on découvre à quel point les pompes funèbres doivent être sur le pied de guerre en permanence pour faire face avec professionnalisme à toutes les situations, parfois humainement difficiles pour ceux qui n’ont pas l’habitude de côtoyer la mort…

Vous aurez donc compris que contrairement à ce que laisse présager le titre, l’auteur ne nous propose pas un livre humoristique, mais plutôt un livre témoignage avec des anecdotes qui prêtent parfois à sourire ou à réfléchir, et qui, pour certaines, ne devraient pas manquer de vous émouvoir. Mais je vous rassure, l’auteur ne tombe jamais dans le pathos, ce qui rend son livre accessible à tous.

Croque-morts, un métier comme les autres ? Pas certain si l’on considère les préjugés encore bien présents autour de cette profession, mais ce petit livre a le mérite de la rendre moins opaque et bien plus humaine. À lire pour mieux comprendre les réalités qui se cachent derrière le métier…

Mini-chroniques en pagaille #16

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps de chroniquer de manière plus classique.


Les trois petits ouvrages présentés dans cet article sont proposés gratuitement (cliquez sur les titres pour les télécharger).

Couverture Teddy The Squirrel Becomes a Pilot
Teddy est un écureuil qui ne s’intéresse pas vraiment aux noisettes ni à l’idée de faire des provisions pour l’hiver. Lui, c’est plutôt un doux rêveur qui s’imagine volontiers en pilote d’avion. Un rêve inattendu pour un écureuil qui ne manque pas de personnalité !

Mais ce qui aurait pu rester une douce lubie va devenir une réalité quand l’avion télécommandé d’enfants jouant dans le parc s’écrase entre les branches d’un arbre….

Voici un mignon petit livre sur le courage et la force des rêves qu’il ne faut jamais abandonner ! Très courte et très accessible au niveau de la langue, l’histoire de cet écureuil et de son frère est parfaite pour une première lecture en anglais. Elle pourrait également séduire les adultes avec une âme d’enfant souhaitant se replonger en douceur dans la langue de Shakespeare.

Le très insolent Harry Watson est surpris à l’annonce du challenge organisé par sa professeure d’économie ménagère : choisir une boîte mystère et utiliser une partie de ses ingrédients dans une recette ! Les fans de MasterChef et autres émissions du genre de sa classe sont ravis, lui beaucoup moins. Mais comme il nous semble un peu râleur cet élève, rien d’étonnant à sa réaction.

La suite des événements, quant à elle, est beaucoup plus inattendue, Harry n’étant pas au bout de ses surprises. Je n’en dirai pas plus sur ce point puisque tout le charme du roman réside dans l’imagination fertile de l’autrice. Il se dégage d’ailleurs un petit air d’Alice au pays des merveilles dans ce récit qui tend quelque peu vers l’absurde, les élèves se comportant de manière plutôt étrange face à une situation qui n’a rien de normale ! Mais je vous rassure, le livre, très accessible, n’est pas aussi déroutant que peut l’être l’œuvre de Carroll Lewis.

Voici une petite histoire sympathique qui devrait vous surprendre et à l’issue de laquelle, vous ne devriez plus cuisiner de la même manière.

Adorant les histoires de sorcières depuis que je suis enfant, le titre et l’image de ce chaudron en pleine ébullition m’ont tout de suite attirée. En aidant sa mère à débarrasser et nettoyer un placard, Tania trouve des livres qu’elle met à disposition de tous dans son club de lecture sauf un qu’elle s’empresse de dévorer. Elle y découvre alors le récit d’une jeune fille ayant décidé de lancer un mauvais sort à un autre enfant qui se montre méchant avec elle…

Pour rigoler et se venger, pour de faux, d’un garçon qui n’est pas sympathique avec elle, elle décide avec son amie Tanisha de lancer ce sort dont elles suivent scrupuleusement la recette. Si les poils de chat sont faciles à obtenir, d’autres ingrédients comme les cheveux de la future victime demandent un peu plus de travail et d’imagination… Mais les filles s’en sortent très bien ! Le sort lancé, elles passent à autre chose. Après tout, ce n’était qu’un jeu. Mais l’était-ce vraiment ? Certaines coïncidences commencent sérieusement à les faire douter…

Je ne vous dirai pas si le sort a véritablement fonctionné ou non, mais je peux néanmoins vous assurer que cette petite histoire très divertissante se lit toute seule d’autant qu’elle est agrémentée de quelques petits illustrations ce qui facilite l’immersion même pour les jeunes lecteurs. Ils devraient prendre beaucoup de plaisir à assister les deux fillettes dans la recherche des ingrédients, plus ou moins ragoûtants, et sourire devant certaines situations.

Quant à la fin, j’ai apprécié la manière dont l’autrice aborde la question des superstitions et de certains biais cognitifs. Cela manque peut-être un peu de subtilité pour des adultes, mais ses explications par l’exemple permettront aux enfants de s’approprier facilement des concepts pas toujours évidents à appréhender.

Caliéor, Julie Broly

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Je remercie les éditions de la Remanence pour m’avoir permis de découvrir Caliéor de Julie Broly.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sarah, jeune lilloise dynamique, fait ses premiers pas dans le journalisme. Au sein d’un célèbre magazine d’information, elle découvre la réalité d’un métier qu’elle s’imaginait plus trépidant et nourrit l’espoir de délaisser un jour son bureau pour vivre une mission de terrain digne de ce nom. Mais le temps passe, les rêves de Sarah s’envolent, elle sombre dans une mélancolie de laquelle elle ne sortira que le jour où elle se voit enfin confier un premier reportage. Calepin à la main, heureuse comme elle ne l’a pas été depuis longtemps, elle enchaîne les recherches, les enquêtes et les interviews sans imaginer à quel point l’une des rencontres qu’elle va faire va la bouleverser. Elle s’interrogera et cherchera des réponses, mais ses pensées finiront par la hanter et l’obsession prendra doucement le pas sur la raison, la poussant à des bien des choses.

LA REMANENCE (10 juillet 2019) – 280 pages – Broché (14€) – Ebook (5,99€)

AVIS

Tout juste embauchée dans un célèbre magazine lillois spécialisé dans la formation et l’éducation, Sarah déchante vite. Loin des grandes missions dont elle se rêvait investie, elle doit se contenter de travaux subalternes… Mais au bout de longs mois d’ennui, sa formatrice, Sonia, lui offre enfin la chance de montrer de quoi elle est capable. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que Sarah s’acquitte de son premier dossier, un dossier qui la conduira dans les couloirs d’un lycée hôtelier… La jeune journaliste va alors faire une rencontre qui changera à jamais sa vie !

Caliéor est définitivement un roman atypique qui mélange, avec brio d’ailleurs, plusieurs genres. Dans la première partie, l’autrice aborde des thèmes forts qui ne parleront pas forcément à tous, mais qui n’en demeurent pas moins intéressants : les ambitions professionnelles et les désillusions face à la réalité derrière une carrière fantasmée, la quête d’identité sexuelle et la difficulté à accepter ses sentiments quand ils ne suivent pas la norme, l’amour et la différence entre amour et désir de possession, l’obsession, la folie…

L’originalité et la force de ce récit sont de faire porter toutes ces thématiques par un seul personnage, celui de Sarah. Sympathique au premier abord, un peu comme la gentille copine que l’on tente d’épauler face aux vicissitudes de la vie, le personnage se pare progressivement d’une certaine complexité. De fil en aiguille, son attirance, si ce n’est son coup de foudre, pour une personne qui n’aurait pas dû, selon ses critères amoureux, lui plaire, prend une tournure malsaine.

La rapidité et la violence des sentiments de la journaliste déroutent, interpellent, mettent mal à l’aise, mais ils ne paraissent jamais irréels ou surjoués. Il faut dire que l’autrice, d’une plume poétique et élégante, capture et retranscrit implacablement et avec réalisme les pensées, les pulsions et les émotions de Sarah. Non dénuées d’une certaine beauté dans un premier temps, ces dernières finissent par s’assombrir à mesure que l’amour devient obsession puis folie. 

Prête à tout pour obtenir l’objet de sa convoitise, Sarah se fourvoie ainsi dans les mensonges quitte à mettre en péril un avenir professionnel pour lequel elle s’est battue. La frontière entre fantasme et réalité se brouille jusqu’à faire perdre à la jeune femme tous ses repères, si ce n’est la tête... Un point de non-retour est franchi, symbolisé par une coupure franche et nette dans la narration.

À partir de là, le ton change, le récit s’accélère passant d’une phase quasi introspective à une phase emplie de tension et de suspense dans laquelle les dialogues priment et les échanges fusent. Le désir amoureux laisse place à quelque chose de plus prosaïque, et Sarah quitte le devant de la scène pour laisser la place à d’autres protagonistes dont la vie, du moins temporairement, se trouve inexorablement liée à la sienne. Je n’en dirai pas plus si ce n’est que j’ai apprécié ce changement de genre qui apporte surprise et dynamisme au récit.

On suit avec beaucoup d’intérêt les actions des personnages, partagé entre l’envie de les voir réussir et celle étrange et perturbante d’échouer. Cela provient probablement de l’ambiguïté qui se dégage de Sarah dont la folie nous tétanise, mais dont la fragilité nous émeut. Toutefois parce que la vraie vie nous rappelle tristement, chaque année, le danger de confondre amour, obsession et désir de possession, on en vient très vite à espérer qu’éclate la vérité…

Bien que la première partie puisse parfois un peu tourner en rond, ce qui semble normal si l’on considère que les pensées de Sarah sont entièrement tournées vers une et seule personne, le roman se lit tout seul. J’ai été complètement happée et séduite par l’originalité du récit, et la manière dont l’autrice réussit à nous faire entrer dans la tête de son héroïne et à nous faire ressentir la force de cette folie qui, peu à peu, gangrène son esprit.

Mon seul petit bémol proviendrait d’un personnage intervenant dans la deuxième partie, son manque de professionnalisme m’ayant quelque peu gênée même si l’autrice a su l’utiliser pour faire avancer son intrigue nous prouvant que rien n’a été laissé au hasard dans cette histoire.

En conclusion,  Julie Broly nous propose ici un texte atypique et d’une rare intensité qui questionne, à travers une héroïne poussée dans ses retranchements et ses sentiments, aussi bien les espoirs au travail que l’identité sexuelle et le rapport complexe et parfois dévoyé à l’amour. Entre amour et désir, l’obsession fait sa dramatique et inexorable entrée… Mais quand l’envie de posséder se substitue à celui d’aimer, le pire finit par arriver !

Découvrez le roman sur Place des libraires.

Coup de vent, Mark Haskell Smith

Je remercie Léa et les éditions Gallmeister de m’avoir permis de découvrir, dans le cadre du Picabo River Book Club, Coup de vent de Mark Haskell Smith.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

À quoi sert d’avoir dix millions de dollars en devises variées si, comme Neal Nathanson, on se trouve perdu en mer à bord d’un voilier en train de sombrer ? Strictement à rien, sauf à en brûler un sac ou deux dans l’espoir fou d’attirer l’attention. Sauvé in extremis, Neal se réveille attaché au garde-fou d’une navigatrice en solitaire, méfiante et bien décidée à entendre son histoire. Neal lui parle alors de Bryan, un jeune loup de Wall Street qui a réussi à détourner un magot conséquent avant de s’enfuir dans les Caraïbes. Bien sûr, la banque qui l’employait a lancé des enquêteurs à sa poursuite, avant que les clients spoliés ne s’aperçoivent (enfin) que les traders sont des voleurs. C’est ainsi que Neal, accompagnée d’une pro de la finance, la très douée Seo-yun, s’est retrouvé en charge de récupérer l’argent. Simplement, il n’était pas le seul.

Coup de vent est une folle course-poursuite sanglante dans les Caraïbes, aux rebondissements multiples et à l’humour féroce.

Éditions Gallmeister (5 septembre 2019) – 256 pages – Broché (22€) – Ebook (14,99€)
Traduction : Julien Guérif

AVIS

De l’argent à gogo, personne ne crache dessus, mais avouons que cela ne sert pas à grand-chose quand d’une part, ce n’est pas le vôtre, et que d’autre part, vous êtes à la dérive, sans avoir mangé depuis plusieurs jours, perdu en pleine mer. Neal a heureusement la chance d’être secouru par Chloé, une navigatrice qui fait le tour du monde en solitaire. Néanmoins la demoiselle, pas ravie d’avoir de la compagnie pour un sou, va vouloir en apprendre plus sur son histoire avant d’éventuellement le détacher… C’est qu’on n’est jamais trop prudent !

Le rescapé raconte alors la série d’événements qui l’a conduit à cette situation dramatique, et cela commence par la mission donnée par son employeur, InterFund, de retrouver Bryan LeBlanc. Jeune loup de Wall Street promis à un brillant avenir, celui-ci a pourtant tout plaqué en détournant, au passage, quelques millions de dollars. Une broutille dans l’univers de la finance de haut niveau, mais une broutille qui peut faire voler en éclats la réputation de InterFund.

Pour mettre la main sur le fuyard, Neal sera accompagné de Seo-yun, directrice du département des opérations de change et supérieure directe de Bryan, avant d’être rejoint par un ancien policier. Mais le trio n’est pas le seul sur la piste du délinquant en col blanc…

C’est une véritable course contre la montre que nous propose ici l’auteur ! C’est qu’il n’y a pas de temps à perdre puisqu’il faut retrouver l’argent avant que LeBlanc ne disparaisse à jamais. Question de réputation ! Et à Wall Street, la réputation, c’est important. Avec un cynisme féroce qui frappe fort, Mark Haskell Smith nous dresse le portrait d’un capitalisme sans morale ni loi si ce n’est celle du plus fort. Entre un trader qui se fait la malle avec des millions et une banque qui exploite et ruine sans vergogne les « petits », qui est véritablement le criminel ?

Loin de n’être qu’un forfait commis par simple appât du gain, l’acte de LeBlanc revêt, dans une certaine mesure, un aspect militant. Car contrairement à ses anciens collègues, ce n’est pas l’envie de se baigner dans l’argent, les femmes et les substances illicites qui le motive, mais celle d’exploiter et de mettre à nu les rouages et les failles d’un système profondément injuste, immoral et inégalitaire. Cela ne fait pas de lui un Robin des Bois des temps modernes, notre homme étant bien moins altruiste, mais on arrive à comprendre les raisons de son geste…

Un geste qui va être à l’origine d’une série d’événements dont le lecteur est bien incapable de prévoir l’issue. Il faut dire que l’auteur nous balade d’un bout à l’autre de son roman entre situations inattendues, revirements de situations spectaculaires, tension, suspense, personnages atypiques au comportement parfois imprévisible et bien souvent douteux… On ne s’ennuie pas un instant avec cette histoire menée tambour battant !

L’alternance des points de vue apporte également un dynamisme appréciable. On suit ainsi différents personnages : le presque trop sage Neal, l’homme étant un modèle de droiture qui tranche avec le milieu de requins dans lequel il évolue, la très sensuelle Seo-yun qui, au fil de l’aventure, laisse tomber son masque d’impassibilité pour s’ouvrir avec une certaine frénésie aux plaisirs de la chair, Piet un homme qui, malgré une petite taille due à une anomalie génétique, possède une présence certaine, LeBlanc dont on découvre le passé et sa relation complexe avec son père… Toute une galerie de personnages variée et haute en couleur qui offre une diversité fort appréciable que ce soit en matière d’origine socio-culturelle, d’ethnie, d’orientation sexuelle… 

La psychologie des personnages est bien travaillée, le ton empreint d’un humour mordant et efficace, et les thèmes abordés intéressants : les excès du capitalisme et les limites de la financiarisation de l’économie, la quête de sens et du bonheur, la morale et ce que l’on est prêt à faire pour de l’argent, la pression de la réussite, le poids des médias… Tous les éléments sont donc mis en place pour vous faire passer un très bon moment de lecture et vous rappeler qu’argent et bonheur ne font pas forcément bon ménage…

En conclusion, l’auteur nous propose ici une fable des temps modernes dressant le portrait d’un homme, ni ange ni démon, qui dans une sorte de vendetta personnelle, a sacrifié un avenir prometteur, mais vide de sens, pour s’opposer à un système financier fou et hors de contrôle. Avec un cynisme à toute épreuve, l’auteur nous transporte dans une valse ininterrompue et rythmée d’événements entre courses-poursuites sur terre et mer. Endiablé et cynique à souhait, voici un roman que vous n’êtes pas prêts de lâcher !

Picabo River Book Club

 

Outsphere, Guy-Roger Duvert

Je remercie Guy-Roger Duvert pour m’avoir permis de découvrir son roman, Outsphere. Un premier tome riche en péripéties !

PRÉSENTATION AUTEUR

Après avoir quitté une Terre mourante du fait des erreurs de nos sociétés, l’Arche, premier vaisseau à coloniser une exoplanète, arrive au bout d’un long voyage de 80 ans. Les colons sortent de leurs caissons cryogéniques et découvrent ce qui doit devenir un nouveau commencement pour l’humanité. Une nouvelle planète, un monde principalement végétal baptisé Eden. Les surprises se cumulent vite : la surface abrite une espèce primitive mais intelligente, des ruines prouvent l’existence de civilisations passées avancées, le système climatique obéit à des règles très particulières. Mais malgré tout cela, la colonisation commence de manière somme toute très classique, avec les traditionnelles oppositions entre militaires, scientifiques, civils.

Mais tout change avec l’arrivée d’un nouveau joueur : un second vaisseau spatial arrive, quelques mois seulement après l’Arche. A son bord, des Terriens partis 60 ans plus tard, bénéficiant d’une technologie plus avancée, et eux même fortement modifiés génétiquement. Capables de se synchroniser et de communiquer télépathiquement entre eux, ils sont devenus une espèce fondamentalement collectiviste, que tout oppose aux traditionnels Terriens individualistes de l’Arche. Les deux peuples essaient dans un premier temps de cohabiter et d’apprendre les uns des autres, mais les obstacles rencontrés, le passé de la planète qui s’avère beaucoup plus riche et mystérieux que prévu, vont rapidement augmenter les tensions. Eden représente-t-il un nouvel espoir, ou au contraire la fin d’une civilisation? « Outsphere » est une saga de science-fiction, qui tout en développant un univers particulièrement fouillé, s’amuse à explorer des questions philosophiques liées d’un côté au transhumanisme, de l’autre aux oppositions entre pensées collectivistes et individualistes.

Auto-édité (2 mai 2019) – 312 pages – Broché (19,99€) – Ebook (4,99€)

AVIS

Dès les premières pages, j’ai été séduite par la jolie plume de l’auteur d’autant que l’univers qu’il déploie sous nos yeux se révèle des plus immersifs.

Nous voilà donc transportés à bord de l’Arche, un vaisseau envoyé depuis la terre, il y a maintenant 80 ans, afin de coloniser une exoplanète, Eden. Loin de satisfaire une quelconque envie de conquête spatiale, ce vaisseau représente le dernier espoir des êtres humains menacés d’extinction par les guerres, les problèmes économiques, sociétaux et environnementaux… Après être sortis de leur caisson cryogénique, les colons travaillent donc à la construction d’une nouvelle société, ce qui ne se fera pas sans heurt, des tensions entre militaires et civils ne manquant pas de semer le trouble au sein de la colonie.

Les colons se divisent donc très vite, certains préférant s’installer sur la nouvelle planète en-dehors des infrastructures mises en place par l’armée afin de gagner en liberté. Une décision plutôt hasardeuse si l’on considère les habitants originels de la planète qui ne semblent pas des plus accueillants, la faune et la flore locales dangereuses, et les éventuels dangers environnementaux et bactériologiques qu’il reste à appréhender… La liberté a un prix comme le découvriront nos exilés.

Et comme si ces tensions internes ne suffisaient pas, l’armée doit également gérer l’arrivée inattendue d’autres colons Terriens, les Atlantes, ayant été génétiquement modifiés et bénéficiant d’avancées technologiques bien plus importantes. En plus de leurs capacités extrasensorielles et d’une plastique parfaite, ces nouveaux arrivants se distinguent des « Anciens » par une conception très particulière de la vie en société, l’individu s’effaçant entièrement au profit de la collectivité. Ils n’ont d’ailleurs pas de nom, seulement des matricules…

J’ai été complètement happée par le côté roman d’aventure puisque qui dit colonisation dit exploration, et à ce niveau, l’auteur nous a gâtés. On suit ainsi avec beaucoup de plaisir, et avec une pointe d’appréhension, les sorties sur Eden des scientifiques et des militaires qui font de leur mieux pour explorer et s’approprier ce nouvel environnement. Plein de promesses, celui-ci se révélera également plein de dangers à l’instar de ces charmantes bestioles qui semblent développer un certain intérêt pour nos colons. Les Edeniens apportent également une tension certaine au récit, leur agressivité à l’égard des Terriens compliquant nettement leur installation. D’apparence assez primitive, cette espèce pourrait réserver quelques surprises et se montrer bien plus dangereuse que prévu.

À moins que la véritable menace ne provienne de ces autres espèces, maintenant disparues, ayant précédé les colons ou des tensions sous-jacentes entre les Anciens et les Atlantes. En effet, certains colons ne voient pas d’un très bon œil ces humains modifiés et interchangeables si différents d’eux qui s’expriment d’une seule voix. Il faut dire que si l’idée d’une société pacifiée dans laquelle chaque décision serait le résultat d’un consensus n’est pas dénuée d’intérêt, on se rend très vite compte des dangers de cette pensée unique qui déshumanise les individus et annihile tout ce qui fait la complexité de l’âme humaine.

L’auteur aborde donc avec une certaine subtilité cette dichotomie entre une société humaine traditionnelle et individualiste, et une société collectiviste et uniformisée. La première peut être minée par les conflits, mais est riche de sa diversité quand la seconde assure la paix, mais est vide de toute émotion. Mais n’existe-t-il pas une autre voie, une voie intermédiaire qui permettrait de trouver un équilibre entre ces deux visions en apparence inconciliables ?

Quant aux personnages, on notera une réelle diversité ethnique, culturelle, sociale et comportementale, ce qui rend leurs échanges intéressants et parfois mouvementés. Certains protagonistes m’ont plus touchée que d’autres, mais grâce à l’alternance de points de vue, je me suis sentie concernée par le sort de chacun. J’ai, en outre, apprécié leur construction et la manière dont l’auteur les fait évoluer au gré des épreuves qu’ils ne manqueront pas d’affronter, la colonisation d’Eden n’étant pas vraiment une sinécure…

À cet égard, j’ai plus particulièrement apprécié le colonel Bowman qui va faire montre d’une grande capacité de résilience, et apprendre à faire des choix difficiles qui vont à l’encontre de ses envies et de ses sentiments. Et les choix cornéliens, c’est un peu la spécialité de son supérieur pour lequel je n’ai pas ressenti une grande empathie, mais dont je reconnais la difficulté de la tâche : assurer la survie du plus grand nombre envers et contre tous, le tous englobant aussi bien les colons eux-mêmes que les Atlantes et les autochtones !

En conclusion, en nous immergeant avec force et réalisme dans la colonisation d’une planète avec sa cohorte de dangers, Outsphere nous offre une plongée fascinante et mouvementée dans une lutte sans merci pour la survie. Sous couvert d’une aventure menée tambour battant et riche en péripéties, l’auteur soulève également des questions à la portée philosophique qui interrogent aussi bien la construction de nos sociétés autour de valeurs fortes que des notions telles que le rejet de la différence et la peur de l’autre, la sécurité et le degré de liberté que l’on est prêt à lui sacrifier…

Entre Lost et Les 100, voici un premier tome que je vous recommande pour une lecture palpitante et sous tension !

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

Lire un extrait/découvrez le roman sur Amazon.

Grand dictionnaire des superstitions et des présages, Albine Novarino-Pothier

Je remercie les éditions De Borée pour m’avoir permis de découvrir le Grand dictionnaire des superstitions et des présages d’Albine Novarino-Pothier.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Araignée, chat noir, étoile filante, mandragore, œillet, poule noire… Connaissez-vous leurs significations ?

Superstitions et présages sont intemporels et universels ! Ils font parfois peur, ou se révèlent cocasses et inattendus. Découvrez ce patrimoine unique transmis au fil des générations, sous la plume d’une anthologiste de renom.

Editions De Borée (20 juin 2019) – 227 pages – Broché (18€)

AVIS

Je ne suis pas superstitieuse, mais curieuse, oui. C’est donc l’envie d’en apprendre plus sur ces superstitions et présages ayant cours en France et dans le reste du monde qui m’a poussée à découvrir ce dictionnaire d’autant que ma famille maternelle a toujours été friande de ce genre de choses. C’est ainsi que j’ai appris très jeune qu’on ne pose pas le pain à l’envers, qu’on n’ouvre pas un parapluie à l’intérieur, qu’on s’abstient de briser un miroir, qu’il est toujours de bon ton d’accrocher un fer à cheval au-dessus de sa porte d’entrée…

Des croyances d’un autre temps qui possèdent un certain charme et que, bien sûr, Albine Novarino-Pothier évoque ici ; le contraire m’aurait d’ailleurs déçue. Mais loin de se cantonner aux plus connues, ce qui n’aurait eu guère d’intérêt nous en convenons, l’autrice a effectué un véritable de travail qui nous permet d’appréhender la diversité qui existe en matière de superstitions et de présages. 

Je ne m’étais ainsi pas rendu compte que tout ou presque, d’une comète aux aiguilles en passant par la pastèque, pouvait être source de symbole et donner lieu à des croyances plus ou moins cocasses. En absence d’explications scientifiques, le cerveau humain a su trouver des échappatoires à ses peurs les plus profondes et combler avec beaucoup d’imagination, parfois avec une certaine logique, ses lacunes pour expliquer certains phénomènes et autres observations.

Un comportement universel qui apporte une grande richesse à ce livre puisque nous y découvrons aussi bien des croyances françaises, issues de nos compagnes ou non, que celles d’autres pays et ceci à travers le temps. A cet égard, j’ai beaucoup apprécié les quelques rappels historiques et plus particulièrement ceux liés au monde gréco-romain qui m’a toujours fascinée. Au fil des pages, on découvre également les explications derrière certaines expressions et croyances, et le lien qui peut exister entre superstitions et habitudes/conventions sociales comme le fait de mettre sa main devant sa bouche. Un geste que l’on fait maintenant mécaniquement, mais qui, à l’origine, était destiné à empêcher le diable d’entrer par la bouche du bâilleur…

Autre point intéressant, le fait qu’une même chose, vivante ou non, peut être perçue de manière diamétralement opposée en fonction de l’époque et/ou du pays. Le chat, passé de l’adulation en Égypte à la persécution dès le Moyen Âge, en est un bon exemple tout comme L’immortelle, symbole d’une longue vie en Chine quand elle est associée aux regrets en Occident. Mieux vaut donc se renseigner en cas de voyage histoire de ne pas commettre d’impair !

Ce dictionnaire, allant de la lettre A à V est donc une mine d’informations. Vous y découvrirez par exemple :

  • des définitions, des recettes et des instructions simples pour, entre autres, conserver une peau jeune à vie, confectionner un gri-gri, améliorer le caractère d’une personne ou guérir de l’alcoolisme grâce à une anguille (à ne pas tenter évidemment)…
  • le « langage » et les propriétés de certaines pierres, plantes et fleurs ainsi que quelques exemples d’utilisation à travers l’histoire : durant l’antiquité, les gladiateurs consommaient du fenouil, considéré comme bénéfique, avant un combat quand les Celtes pensaient que quiconque avait sur lui des graines de fenouil, ramassées à la Saint-Jean, avait le pouvoir de se rendre invisible. Encore mieux qu’une cape d’invisibilité !
  • des infos insolites et/ou amusantes comme l’existence, dans le Loir-et-Cher, d’une fontaine au doux nom de fontaine des Boudeurs dont l’eau était réputée pour améliorer l’humeur des grincheux.
  • des pratiques historiques qui font parfois frémir : certains peuples, convaincus du malheur apporté par la naissance de jumeaux, n’hésitaient ainsi pas à faire disparaître l’un d’entre eux… D’autres pratiques laissent parfois sceptiques, je pense notamment à l’utilisation d’un cercueil pour confondre un meurtrier. Cela a au moins le mérite de l’originalité.
  • d’anciennes croyances et superstitions : afin de protéger les habitations et leurs occupants, les lettres GMB pour Gaspard, Melchior, Balthazar étaient ainsi parfois gravées sur les linteaux des maisons en Alsace, Suisse et Allemagne.
  • différents mauvais et bons présages : les écrivains dont le premier livre a été refusé par un éditeur devraient se réjouir, c’est un signe de chance pour l’avenir à condition de ne pas attirer la malchance en commençant un livre avec une nouvelle plume,

Je vais m’arrêter ici, car la liste des choses qui m’ont étonnée, fait sourire, laissée sceptique, ou au contraire, paru pleines de bon sens, est longue.

En plus d’offrir des informations diverses et variées, le livre bénéficie, en outre, d’un travail éditorial de qualité : un format souple facile à prendre en main, de nombreuses illustrations de différents formats qui s’accordent à merveille à l’ambiance du livre, une mise en pages aérée, des entrées synthétiques qui apportent beaucoup de fluidité et n’étouffent pas les lecteurs sous une masse d’informations, un index permettant de guider la lecture, une bibliographie sélective utile pour approfondir d’éventuelles recherches, une page créditant les illustrations

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En conclusion, que l’on dévore ce dictionnaire très rapidement ou que l’on prenne le temps de le parcourir au gré de ses envies et de son inspiration, on ressentira le même plaisir à découvrir, à travers des textes simples et informatifs et de nombreuses illustrations, toutes ces superstitions et présages inscrits dans l’imaginaire collectif. Un livre agréable autant sur le fond que la forme qui devrait ravir les curieux qu’ils soient superstitieux ou non !

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