Le garçon et la ville qui ne souriait plus, David Bry

 Le garçon et la ville qui ne souriait plus , David Bry

Je remercie les éditions Lynks pour m’avoir permis de découvrir Le garçon et la ville qui ne souriait plus de David Bry. Je les remercie également pour les jolis goodies qui accompagnaient le livre : une clef qui prendra tout sens une fois que vous aurez lu le roman, deux posters dont un qui est sublime, et un extrait.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris. XIXème siècle. L’Église de la Norme a parqué tous ceux qui ne sont pas conformes à la Cour des Miracles. Romain, 15 ans, est fasciné par ceux que l’on nomme les anormaux. Quand il apprend l’existence d’un complot visant à les éliminer, il décide de tout faire pour les aider.

Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable, pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.
Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Lynks (10 janvier 2019) – 362 pages – 16,90€ – ebook disponible

AVIS

Comme toujours avec les éditions Lynks, la couverture du roman attire le regard,  mais le superbe travail d’édition ne s’arrête pas là puisque vous découvrirez, à la fin de chaque chapitre, une illustration… Un petit détail qui rend cette expérience de lecture, déjà fort plaisante, encore plus agréable.

Le garçon et la ville qui ne souriait plus est, en effet, un roman que j’ai dévoré complètement happée par l’histoire, et la manière dont David Bry introduit ses personnages et son intrigue. Il nous plonge dès les premières lignes, ou presque, dans un Paris du 19e siècle hostile à toute forme de différence ! Les personnes ne respectant pas les Lois de la Norme édictées par la puissante Église sont considérées comme une menace pour la société. Et à ce titre, elles sont tout simplement parquées sur une île au sein de laquelle s’est constituée, par la force des choses, la Cour des Miracles.

Alors que cette assemblée d’anormaux rebute et suscite l’hostilité d’une grande partie des Parisiens, Romain, quant à lui, est fasciné par cet espace de liberté qu’il se complaît à épier la nuit tombée, quitte à prendre de gros risques. En tant que fils du Chef de la Police, sa place n’est pas parmi ces fous, infirmes et autres laissés-pour-compte, mais dans une maison bourgeoise à se forger un reluisant avenir… Mais si Romain ne manquerait pour rien au monde ses virées nocturnes, ce n’est pas que pour fuir une vie qui ne lui sied pas, c’est avant tout pour une autre raison, une de celles qui le poussent à se sentir bien plus proche de tous ces parias que des siens, nobles et autres bourgeois.

Bien que ce soit extrêmement frustrant pour moi, je n’en dirai pas plus sur ce sujet si ce n’est que j’ai adoré la manière dont l’auteur aborde un sujet encore tabou dans certaines cultures et certains milieux. C’est fait avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité au point d’en faire, du moins à mes yeux, un des atouts de ce livre. Mais c’est loin d’être le seul…

À travers ce Paris qui chasse et qui pourchasse tous ceux qui n’ont pas la chance d’entrer dans les carcans de la norme, l’auteur nous offre une très belle dénonciation de l’intolérance, et par ricochet, un très bel hymne à la tolérance. Comme Romain, vous ne pourrez qu’être offusqués, si ce n’est révoltés, par la manière dont un groupe de personnes s’arrogent le droit de vie et de mort sur d’autres humains jugés inférieurs pour des motifs abscons et ridicules. Cela n’est pas d’ailleurs sans rappeler, dans une certaine mesure, une certaine idéologie et ses monstrueuses conséquences…

Au fil des pages, on se prend d’affection pour Romain qui va tout tenter pour sauver les anormaux d’un horrible complot qu’il découvre par hasard. Il n’a alors pas d’autre choix que de se lancer, aux côtés de ses amis, dans une course effrénée contre la montre, quitte à devoir trahir les siens et à renoncer à une vie de nanti. Le chemin pour démanteler le complot sera semé d’embûches et de dangers, mais il sera aussi ponctué de belles rencontres, d’amour et d’amitié.

Courageux et réactif, Romain se révèle la pierre angulaire du roman. De par sa force de caractère et la manière dont il essaie de rester fidèle à ses idéaux, malgré les difficultés, il réussit à fédérer des personnes très différentes de lui, même si la peur poussera certaines d’entre elles à préférer la violence à la raison. Idéaliste, sans être rêveur, et motivé par des valeurs fortes, Romain est donc un personnage dont j’ai aimé la construction et l’évolution.

Les autres personnages sont également intéressants, chacun ayant une personnalité forte, mais ils auraient peut-être mérité un peu plus de consistance. Mais je comprends le choix de l’auteur de centrer son intrigue sur Romain et ses relations avec les autres protagonistes plutôt que d’approfondir la psychologie de chacun. Cela ne m’a d’ailleurs pas empêchée de me prendre d’affection pour certains personnages comme Ambroise, le meilleur ami de Romain. On sent chez lui cette même soif de liberté et cette même gentillesse qui le pousse à prendre des risques par amitié et par conviction. Un autre personnage, en retrait pendant une partie du livre, m’a également beaucoup touchée. Il prouve que les apparences peuvent être trompeuses et que par amour, certaines personnes sont prêtes à faire de grands sacrifices…

Le livre fait 350 pages, mais je l’ai presque lu d’une traite, la fluidité de la plume de l’auteur, le rythme du récit, la présence de nombreux dialogues et l’enchevêtrement rapide des événements rendant la lecture aussi prenante qu’immersive. De la même manière, en introduisant chacun des chapitres par des extraits de documents officiels ou plus personnels, l’auteur facilite l’immersion dans ce Paris sombre et intolérant dont on découvre, petit à petit, les règles et les principes. Difficile donc de s’ennuyer avec cette aventure menée tambour battant d’autant que se dégage de l’intrigue une certaine tension : à mesure que les heures et les jours passent, on ressent une véritable angoisse à l’idée que la foudre s’abatte sur la Cour des Miracles. Ce sentiment d’urgence vous poussera à tourner les pages les unes après les autres avec l’espoir que Romain et ses amis arrivent à déjouer l’infâme complot.

En conclusion, grâce à une plume fluide et élégante, et un protagoniste qui se bat pour ses idéaux, la liberté et le droit d’être soi, l’auteur nous offre ici une très belle aventure et un joli hymne à la tolérance. Si vous recherchez une lecture rythmée qui vous fera vivre mille péripéties et mille émotions, Le garçon et la ville qui ne souriait plus est fait pour vous.

Et vous, envie de découvrir Le garçon et la ville qui ne souriait plus ?

 

 

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Les improbables, Carrie Firestone

Les improbables par Firestone

Je remercie Babelio et les éditions Fleurus pour m’avoir permis de découvrir Les improbables de Carrie Firestone.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est l’été. Sadie s’apprête à passer des vacances ennuyeuses. Elle restera avec ses parents et travaillera au marché. Ses amies lui manqueront.
Mais les choses ne vont pas se dérouler ainsi : un jour, une voiture déboule à toute vitesse et un homme complètement soûl en sort pour faire ses courses. Sadie découvre un bébé sur la banquette arrière. Lorsque l’homme revient de ses courses, elle décide de l’empêcher coûte que coûte de repartir et de sauver ce bébé. Elle finit à l’hôpital. Son exploit fait le tour de la ville. Lors d’une soirée pour recevoir le prix du jeune héros de la ville, elle rencontre quatre autres jeunes tous impliqués dans différentes actions humanitaires. Ils décident de consacrer leur été à lutter contre le harcèlement sur les réseaux sociaux. À la fin de l’été, ce groupe d’« Unlikelies » a réussi à se faire connaître comme groupe actif dans la lutte contre les injustices, le harcèlement, et Sadie démarre son année de lycée avec de nouveaux amis.

FLEURUS (14 septembre 2018) – 428 pages – 16,90€ (broché) – Ebook disponible

AVIS

Les improbables, c’est le genre de lecture qui vous donne le peps pour la journée, le sourire aux lèvres et l’envie d’aider votre prochain à l’instar de ces cinq adolescents qui vont se rencontrer lors d’un repas destiné à récompenser leur bravoure et leur engagement pour la société. Ce repas, qui n’aurait pu être qu’un banal événement, va être le point de départ d’une très belle amitié !

L’autrice nous offre ici une galerie de personnages variée autant en termes de personnalité que d’origine ethnique ou socioculturelle. Une mixité sociale qui rend l’histoire prenante et qui explique, en partie, l’alchimie qui s’opère entre les protagonistes. Chacun se démarque de l’autre et apporte quelque chose au groupe même si certains protagonistes prennent, de par leur personnalité et les problématiques qu’ils rencontrent, un peu plus de place que les autres.

Si nos cinq héros sont bien présents tout au long du récit, l’histoire se concentre néanmoins autour de Sadie, une fille aussi gentille qu’altruiste à laquelle il est difficile de ne pas s’attacher. On comprend donc aisément que M. Upton, un homme âgé et malade, n’hésite pas à lui confier une mission qui lui tient particulièrement à cœur : réparer les errances de son « lézard » de père, un être abject ayant construit sa fortune sur le malheur et l’exploitation d’autrui. Pour ce faire, il confiera à la jeune fille une valise au contenu, de prime abord, bien énigmatique… Sadie, en plus de cette délicate mission, doit également faire face aux séquelles physiques, et surtout mentales, de l’agression dont elle a été victime quand elle a voulu sauver la vie d’un bébé.

Elle pourra heureusement compter sur le soutien de ses nouveaux amis qu’elle apprendra, petit à petit, à mieux connaître. Il y a donc Alice, une passionnée de chiens, qu’elle avait déjà eu le loisir de côtoyer durant son enfance, Val, amoureuse d’un goujat, Jean, un artiste qui a vécu des choses éprouvantes qu’il extériorise grâce à son art, et Gordie, un garçon avec lequel Sadie va au lycée et dont elle s’était amourachée plus jeune. Loin de passer l’été à rêvasser, ces cinq amis vont essayer de satisfaire le dernier souhait de M. Upton, et entreprendre de lutter contre le harcèlement scolaire et les trolls qui pullulent sur internet. C’est ainsi que naissent Les improbables, sorte de justiciers anonymes qui apportent un peu de bonté parmi un océan de méchanceté.

Le harcèlement scolaire est un sujet de plus en plus évoqué dans la littérature ce que, en tant qu’ancienne harcelée, je trouve salutaire. Mais ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est que l’autrice le fait avec intelligence. Au lieu de développer de grands principes, jolis sur le papier, mais difficilement applicables en réalité, elle ouvre une nouvelle voie. Elle montre à chacun, enfant comme adulte, que lutter contre ce fléau peut se faire par petites touches, que chaque bonne action, aussi simple soit-elle, peut faire boule de neige et contribuer à faire changer les choses. Dit comme ça, l’idée peut sembler simpliste, voire utopiste, mais Sadie et ses amis nous prouvent que ce n’est pas le cas. Que la méchanceté existe, mais que rien ne nous oblige à faire partie des haineux et autres trolls. Que la bonté ne se mesure pas en termes de valeurs monétaires, mais de ces petits actes qui offrent un peu de lumière à ceux qui sont dans le noir.

Les Improbables, c’est donc une belle histoire d’amitié, de celle qui fait grandir et permet d’en apprendre plus sur soi-même. Bien qu’elle ne soit pas au centre de l’intrigue, c’est aussi une histoire d’amour qui a su me faire sourire et m’attendrir alors que je ne suis pas une très grande amatrice du genre. J’ai apprécié que les personnages prennent leur temps pour s’avouer leurs sentiments même s’il ne faut pas très longtemps aux lecteurs pour deviner qu’il y a de l’amour dans l’air…

Mais au-delà de l’amour et de l’amitié omniprésente, le roman aborde des thèmes difficiles comme le harcèlement qu’il soit scolaire ou sur Internet, le handicap, les relations toxiques, la difficulté de trouver sa voie, les traumatismes, l’addiction notamment à la drogue… Le volet drogue prend d’ailleurs une certaine importance dans l’histoire, ce qui n’est pas forcément mis en avant dans le résumé. Je n’en dirai pas trop sur ce point, mais comme avec le harcèlement, Carrie Firestone nous offre un traitement pertinent du sujet. Sans tomber dans la moralisation à outrance, elle permet aux lecteurs de se rendre compte des conséquences néfastes de cette addiction sur la vie d’une personne, mais aussi sur son entourage. La seule chose qui m’a un peu dérangée, mais qui, d’une certaine manière, me semble réaliste dans certaines familles, c’est le déni des parents. Un déni qui contraint une jeune fille à prendre des responsabilités bien trop lourdes pour son âge…

L’autrice, tout en nous offrant un roman résolument optimiste, ne tombe donc pas dans la niaiserie. Malgré toute leur bonne volonté, Les improbables ne pourront rien faire contre l’égoïsme et la cupidité de certains individus. Ils ne pourront pas non plus sauver, contre leur volonté, les personnes qui refusent de l’être, mais peu importe, car ils ont réussi à lancer une dynamique d’entraide et de bienveillance qui porte, petit à petit, ses fruits…

Quant à la plume de l’autrice, elle est efficace !  Pas de fioritures, ni d’effets de manche qui auraient, de toute manière, alourdi le récit. On est dans du pragmatique avec des phrases relativement courtes, mais travaillées, de nombreux dialogues, des réparties percutantes… Un style accessible qui devrait plaire aux adolescents et aux adultes aimant les textes qui se lisent facilement. Petit détail qui devrait également séduire les jeunes lecteurs, la transcription de certains des SMS de la petite bande qui aime beaucoup ce mode de communication.

En conclusion, l’autrice, d’une plume simple mais entraînante, nous parle d’amitié, d’amour, mais aussi de harcèlement, de drogue et de méchanceté. Malgré des problématiques parfois difficiles, il ressort de ce roman une telle positivité que j’aurais envie de le qualifier de feel-good. À la fin de votre lecture, vous devriez avoir le sourire aux lèvres et l’envie, comme Les improbables, de faire le bien autour de vous. Cela tombe bien puisque Carrie Firestone nous prouve que cela est à la portée de chacun d’entre nous.

Alors qui a envie de rejoindre Les improbables ?

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Mini-chroniques en pagaille #12

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique. 


  • Pepper et Carrot, David Revoy :

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La BD se présente sous la forme de scènes qui prêtent bien souvent à sourire. Cette BD est, en effet, emplie d’humour d’autant que l’adorable duo qu’elle met en scène est plutôt du genre gaffeur. Entre une apprentie sorcière qui invite les monstres à prendre le thé au lieu de les enjoindre à attaquer, par exemple, son horripilante rivale et un chat aussi gaffeur que sa maîtresse, le lecteur n’a pas fini d’avoir le sourire aux lèvres. Les situations dans lesquelles se retrouve notre jeune sorcière sont, en outre, variées et bénéficient bien souvent d’une chute inattendue ou, du moins, décalée. Rires, sourires et bonne humeur garantis !

Et puis que dire de ces magnifiques illustrations qui sont d’une douceur à vous donner envie de vous plonger complètement et irrémédiablement dans cet univers plein de magie. C’est beau, drôle et mignon ! Il ne m’en faut pas plus pour vous conseiller de foncer chez votre libraire pour découvrir ce duo gaffeur, mais tellement attachant. Je suis maintenant impatiente de découvrir la suite des aventures de Pepper et Carrot… À noter qu’en fin d’ouvrage, est présente une petite interview de l’auteur qui vous en apprendra plus sur la genèse de ce projet et sa volonté de proposer son travail en open source. Un pari à première vue risqué qui semble pourtant lui avoir réussi.

  • Le Pass’Temps : Les Joyaux de la couronne, Ariane Delrieu et Carbone :

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Ce sont d’abord les superbes illustrations qui m’ont donné envie de découvrir cette BD. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue par la qualité graphique de cet ouvrage. Les couleurs sont lumineuses et les dessins d’une douceur très enfantine. C’est donc un pur bonheur visuel de parcourir les différentes planches qui s’offrent à nous, et de voyager aux côtés de Marie et de son frère dans le temps.

Ces deux enfants ont été transportés au temps de la Renaissance grâce à un miroir posé dans le grenier de leur costumière de grand-mère. C’est ainsi qu’ils vont se retrouver, pour leur plus grand étonnement, dans un château face à la future reine de France, Claude de Bretagne. Celle-ci, s’étant fait voler un précieux bijou, sera plus que ravie de pouvoir compter sur l’aide de ces deux enfants débrouillards qui se lanceront, avec l’aide d’un soldat, sur la piste du voleur.

L’intrigue devrait plaire autant aux amateurs de voyages dans le temps qu’aux amateurs d’histoire, et plus particulièrement à ceux appréciant la Renaissance. En plus de situer son récit à cette époque, l’auteure a veillé à faire intervenir des personnages historiques. Elle offre même à ses lecteurs, en fin d’ouvrage, un petit rappel sur ceux-ci et sur les principaux faits marquants de l’époque. Je ne suis pas une spécialiste de cette période, mais j’ai apprécié la fidélité avec laquelle elle est abordée.

Fidélité qui se retrouve également dans les très beaux costumes des personnages ou encore, dans le vocabulaire quelque peu châtié de ceux-ci. D’ailleurs, l’auteure joue avec brio sur le décalage entre le vocabulaire de la reine, de sa gouvernante et du soldat, et celui de Marie et Léo. Nous aurons donc droit à de beaux anachronismes qui feront indubitablement sourire les lecteurs. Avouons qu’entendre parler de voiture ou d’ordinateur en ce début de XVIᵉ siècle a de quoi amuser !

  • Diary of a responsible fairy and her pet unicorn, Victoria Summers

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Pour son anniversaire, Lily veut, comme beaucoup d’enfants de 11 ans, un animal de compagnie, mais pas n’importe lequel : une licorne ! Ce n’est pas si surprenant pour une petite fée… Mais elle va apprendre qu’adopter un animal, aussi magique soit-il, demande une attention de tous les instants.

Cette histoire se déroule dans un monde magique, mais elle permet néanmoins aux enfants de comprendre, de manière ludique et légère, la responsabilité que représente un animal de compagnie. Je conseillerais donc aux parents, dont les enfants se montrent intéressées par l’adoption d’un animal, de parcourir avec eux cette jolie histoire. Cette dernière pourrait également plaire aux adultes qui, comme moi, ont gardé leur âme d’enfant et qui aiment s’imaginer un monde où les licornes existent !

S’agissant d’un livre destiné à un très jeune public, le niveau d’anglais est très accessible, et représente donc une bonne initiation à la lecture en anglais pour les enfants, et une manière douce de s’y (re)mettre pour les adultes.

Et vous, connaissez-vous ces ouvrages ?
Certains vous tentent-ils ?

Crapule – Tome 1, Jean-Luc Deglin

Crapule - tome 1 - Crapule, tome 1

Cadeau de Noël surprise de la part d’une amie, j’ai lu Crapule dès sa réception et je peux d’ores et déjà vous dire de foncer chez votre libraire si vous aimez les chats.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Crapule est un chat, un vrai. Le genre qui porte bien son nom. Dans son appartement au cœur de la ville, qu’il partage avec sa maîtresse, chaque jour comporte son lot d’aventures et de bêtises : missions d’exploration dans les placards, amour fou avec les rideaux et séances de câlins incongrues… Parfois au grand dam de sa propriétaire qui doit réparer les dégâts. Mais on pardonne toujours à Crapule, tant il est mignon.

Tous les propriétaires de chats reconnaîtront les facéties de leurs boules de poils et ne pourront qu’apprécier cette ribambelle d’anecdotes aux ambiances bleutées, pleines de drôlerie et de ronronnements.

Dupuis (3 novembre 2017) – 128 pages – 14,50€

AVIS

Crapule est un ouvrage graphique dont j’avais entendu beaucoup de bien et dont le sujet ne pouvait que me plaire : les chats. Enfin pas les chats, mais un chat en particulier, Crapule ! Une petite boule de poils dont une jeune femme obtient la garde sans qu’elle ne l’ait vraiment demandée. Elle n’était d’ailleurs pas très enthousiaste à l’idée de s’occuper de ce chaton. Mais ceux qui connaissent le pouvoir d’attraction des chats se doutent sans peine de la suite : elle va inexorablement tomber sous son charme.

Nous suivons donc dans cette BD, la nouvelle vie de cette femme et de Crapule, un chaton qui porte bien son nom. Encore jeune, il fait des tonnes de bêtises, mais rien qu’un petit câlin et de douces séances de ronrons ne sauraient faire pardonner. On est mignon ou on ne l’est pas !

Se construit, au fil des pages, des scènes de vie que tout heureux possesseur de chat, dont j’ai la chance de faire partie, connaît fort bien :  les réveils brutaux, les coups de griffe volontaires ou non, la disparition de l’intimité les chats semblant allergiques à la notion de porte fermée, les lieux d’abreuvement quelque peu originaux (Crapule adore la cuvette des WC), le fameux quart d’heure de folie qui transforme votre salon en champ de bataille, les odeurs de litière qui vous font vous poser des questions sur la santé intestinale de votre animal…

L’auteur met en scène avec beaucoup d’humour les petites bêtises du quotidien qui peuvent vous faire râler, mais qui sont tout de suite oubliées, et qui, d’une certaine manière, constituent autant de souvenirs que vous vous rappellerez, plus tard, avec tendresse. Ce fut, du moins, pour moi le cas ayant lu ce livre quelques semaines après la disparition de mon Gribouille. En parcourant les vignettes, j’ai revécu plein de situations qui sur le coup, m’avaient fait pousser un petit soupir, mais que maintenant, je chéris avec émotion.

On suit donc avec le sourire aux lèvres l’évolution de la relation entre Crapule et son adoptante qui s’apprivoisent mutuellement et progressivement, prennent leurs habitudes et développent une jolie relation de confiance, la condition sine qua non pour une relation harmonieuse avec un chat. La tendresse entre les deux personnages transparaît à travers certaines vignettes, notamment celles où la jeune femme savoure les câlins de Crapule et prend le temps de profiter de ses doux ronrons. C’est d’ailleurs le charme de ce livre, avoir su aborder avec drôlerie les bêtises de nos boules de poils, et avec justesse et délicatesse, tous ces beaux moments que l’on partage avec elles, les câlins, les doux regards, les ronrons, cette présence aimante et réconfortante qui, en un instant, vous fait oublier les tracas de la journée…

Facile d’accès et avec peu de texte, ce livre conviendra aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Seules les illustrations ne m’ont pas enthousiasmée même si j’ai trouvé que l’auteur avait parfaitement su harmoniser fond et forme. Le coup de crayon est simple, ce qui permet de visualiser et de se représenter les scènes facilement sans être submergé par une avalanche de détails. De la même manière, seul personnage en noir, Crapule est facilement repérable, ce qui donne le sentiment que le choix d’une colorisation épurée était destiné avant tout à le placer au centre de l’action. Si je ne l’ai pas trouvée magnifique, l’association illustrations/couleurs est donc d’une remarquable efficacité.

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En conclusion, Crapule est un livre plein d’humour et de tendresse que je recommande les yeux fermés aux amoureux des chats et à tous les heureux possesseurs de cet animal qui sait se faire aussi bien ange que démon. Notre héroïne est complètement tombée sous le charme de Crapule. Mais je vous rassure, elle n’est pas la seule puisqu’une fois la dernière page tournée, vous n’aurez qu’une envie, lire le deuxième tome ou recommencer votre lecture depuis le début !

Découvrez d’autres vidéos ou feuilleter le livre sur le site des éditions Dupuis.

Et vous, connaissez-vous Crapule ?
Ce livre vous tente-t-il ?

 

 

Tag PKJ : Adieu 2018

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PKJ vous propose un TAG fort sympathique pour faire un petit bilan de vos lectures en quelques questions.

Pouvez-vous citer…?

1) vos trois meilleures lectures de l’année.

Difficile de n’en choisir que trois, mais voici les trois qui m’ont le plus marquée :

Couverture Lula et les Monstres  Couverture Déracinée

Couverture Deux secondes en moins

2) vos trois plus grandes déceptions.

Le souffle de Midas a été mon flop de cette année : une écriture pauvre, des tics de langage très agaçants, une intrigue avec d’énormes ficelles qui tombent parfois comme un cheveu sur la soupe… J’ai eu le sentiment de tomber sur un mauvais auto-édité.

Couverture Chroniques homérides, tome 1 : Le souffle de Midas

Ce n’est pas un FLOP, mais une légère déception. J’ai, en effet, apprécié La Vraie Vie et la plume de l’autrice, mais je ne partage pas l’engouement qu’il y a pu avoir pour ce roman. Il possède des qualités indéniables et est « puissant », mais il n’a rien d’exceptionnel. Un bon roman que j’aurais encore plus apprécié si je ne m’étais pas attendue à tomber sur un chef-d’œuvre.

Couverture La vraie vie

Je lis peu d’ouvrages de banalisation médicale, voire jamais, mais j’avais eu envie de tenter ma chance avec Le cri de la raison qui, sur le papier, avait de quoi me plaire. L’auteur se proposait d’aborder différentes questions médicales courantes et d’y apporter des réponses simples et pertinentes. Or, j’ai découvert un ensemble de réflexions personnelles pas dénuées d’intérêt, mais présentées comme des réalités universelles, un point qui m’a très fortement exaspérée d’autant que la vison de l’auteur de la vie reste très traditionnelle, voire parfois, rétrograde.

Couverture Le cri de la raison

3) le meilleur roman PKJ lu cette année.

De mémoire, je n’ai lu que deux PKJ cette année, le choix est donc facile :

Couverture Les Filles de l'Olympe, tome 1 : Les Larmes de Cristal

4) le premier livre lu en 2018.

Couverture La disparue de Noël

5) le dernier livre lu en 2018.

Couverture @Ellie #je n'ai pas de petit ami, tome 1

6) le livre avec la plus belle couverture.

Le choix est très très difficile, mais j’aime beaucoup les couvertures de la série Grisha :

Couverture Grisha, tome 1 : Les orphelins du royaume

7) une saga que vous avez terminée.

Couverture Alisik, tome 1 : Automne

8) le meilleur nouvel auteur lu.

J’hésite entre plusieurs personnes, mais je vais citer Christelle Lebailly qui a fait le choix de l’auto-édition, mais dont la qualité du travail et la beauté de la plume n’ont rien à envier à un auteur édité.

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9) la maison d’édition la plus lue.

Je n’en suis pas certaine n’ayant pas fait un suivi très rigoureux de mes lectures cette année, mais c’est probablement Dargaud ou Jungle éditions pour les BD, et Albin Michel pour les romans.

10) le dernier livre qui a intégré votre bibliothèque.

11) le roman que vous attendiez le plus en 2018.

Pas un roman, mais une BD :

Couverture Zombillénium, tome 4 : La fille de l'air

12) le livre que vous avez le plus conseillé.

Je pense que c’est Deux secondes en moins qui est sublime et qui traite avec sensibilité, mais sans pathos, des thèmes comme le suicide adolescent, la reconstruction de soi, l’amitié…

13) le livre dont tout le monde parlait (que vous l’ayez lu ou non).

Couverture La vraie vie

14) votre meilleur souvenir lié aux livres.

Ma rencontre avec Nancy Guilbert, co-autrice de Deux secondes en moins, à la Fête du livre de Saint-Étienne. De nature timide, j’aborde rarement les auteurs, mais quand je l’ai vue à son stand, je ne pouvais que lui dire à quel point son livre m’a touchée. Nancy s’est révélée être une personne adorable et pleine de gentillesse. J’ai adoré en apprendre plus sur le roman, sa genèse et la manière dont Nancy s’est organisée avec Marie Colot pour l’écrire.

15) le livre que vous attendez le plus en 2019.

Pour le moment, vu la taille de ma PAL, j’essaie de rester loin des sorties littéraires, mais cette nouveauté aux éditions Denoël m’attire beaucoup.

Couverture L'ours et le rossignol

Et vous, quel bilan livresque retirez-vous de cette année ?

Si vous avez participé à ce TAG, n’hésitez pas à mettre le lien de votre article en commentaire pour que j’aille voir vos réponses.

Madame Pamplemousse and Her Incredible Edibles, Rupert Kingfisher

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Madame Pamplemousse is the story of Madeleine, forced to work in her unpleasant uncle’s horrible restaurant, The Squealing Pig. By chance she comes across the most marvellous shop, run by Madame Pamplemousse, which is quiet, discreet, yet full of delicious and otherworldly ‘edibles’ – Pterodactyl Bacon, Scorpion Tails in Smoked Garlic Oil, and Great Squid Tentacle in Jasmine-Scented Jelly. A quiet comradeship develops between Madeleine, Madame Pamplemousse, and Madame’s cat, Camembert. And together they create some wonderful culinary magic. Exquisite, beautifully formed prose that has echoes of Angela Carter belies a narrative that is full of pace. A wonderful fairy tale that will appeal to both adults and children.

Bloomsbury Publishing (1 septembre 2008) – Relié – 144 pages – 8,47€

RÉSUMÉ EN FRANÇAIS

Tous les étés, la pauvre Madeleine doit travailler au Cochon Hurleur, l’immonde restaurant de son détestable oncle, Monsieur Lard. Elle s’y ennuie d’autant plus qu’il la laisse seulement faire la plonge, alors qu’elle est pourtant une excellente cuisinière. Mais un jour, elle découvre par hasard le plus merveilleux des magasins : l’épicerie de Madame Pamplemousse, un lieu magique où s’amoncèlent des mets extraordinaires venus d’un autre monde, comme le salami de Minotaure ou le bacon de ptérodactyle. Lorsque Monsieur Lard repère la boutique à son tour, il oblige Madeleine à espionner Madame Pamplemousse pour lui voler ses secrets et faire du Cochon Hurleur le restaurant le plus prisé de Paris. Mais l’amitié qui naît entre Madeleine, Madame Pamplemousse et son drôle de chat Camembert, pourrait bien contrecarrer ses projets…

AVIS

Chaque été, Madeleine est condamnée à travailler dans le restaurant de son oncle. L’expérience aurait pu être agréable pour cette jeune fille qui aime cuisiner, mais c’était sans compter sur la personnalité peu avenante de son oncle. Méchant, dénué de scrupules, obsédé par l’argent et la gloire, difficile d’apprécier cet être antipathique qui, de surcroît, manque cruellement d’élégance et de finesse, ce qui se retrouve d’ailleurs dans sa cuisine.

L’été s’annonçait donc laborieux jusqu’à ce que Madeleine découvre par hasard une boutique très spéciale où l’on peut trouver des mets incroyables comme de la langue de Tyrannosaurus Rex ou du salami de Minotaure ! Avec Madame Pamplemousse, gérante de la boutique, nos escargots et cuisses de grenouilles si décriés à l’étranger passeraient presque pour de banales préparations.

En plus de vendre des mets incroyables, cette femme dégage une aura de mystère particulièrement intrigante qui donne tout de suite envie aux lecteurs d’en apprendre plus sur cette dernière. Est-ce une sorcière ? D’où proviennent tous ces ingrédients extraordinaires que personne d’autre ne sait où trouver ? Pourquoi les plats de Madame Pamplemousse provoquent-ils des réactions aussi extrêmes chez les gens qui les goûtent ? Tout autant de questions qui vous pousseront à tourner les pages les unes après les autres.

Le compagnon de cette femme, un chat un peu bagarreur du nom de Camembert, attire également l’attention. C’est qu’il n’est pas banal de voir un chat cuisiner ! Pas très commode en apparence, on se rend compte, au fil des pages, que ce n’est pas un mauvais matou. Œil en moins ou pas, il sait parfaitement voir à travers les gens… Le duo se révèle donc aussi original que plein de mystère.

Quant à Madeleine, délaissée par ses parents et condamnée à travailler pour un être infâme qui l’exploite tout en l’empêchant d’exercer ses talents de cuisinière par jalousie, on ne peut que se prendre d’affection pour elle. Elle saura, heureusement, trouver des appuis que ce soit au sein de l’horrible restaurant de son oncle ou dans la boutique de Madame Pamplemousse dans laquelle elle finira par travailler.  C’est donc un vrai plaisir de suivre cette fillette courageuse dans ses péripéties et de la voir, petit à petit, prendre confiance en elle et en ses talents culinaires.

Nous sommes dans un roman jeunesse et cela se ressent au niveau de la personnalité des personnages qui n’est pas développée outre mesure. On reste également dans un schéma très manichéen avec un horrible méchant d’un côté, et une jeune fille brimée, mais pleine de talent de l’autre. Mais personnellement, prise dans l’atmosphère de ce Paris alternatif et séduite par la plume non dénuée d’humour de l’auteur, cela ne m’a pas du tout dérangée. Je pense d’ailleurs que cette absence de détails superflus sera un atout pour les lecteurs les plus jeunes qui se laisseront plus volontiers prendre par le côté enchanteur du livre. Et puis même si le roman est court, il n’est pas creux et possède une très jolie morale que je vous laisserai bien sûr découvrir par vous-mêmes.

J’ai lu le roman en anglais, le niveau de langue étant très accessible, et en tant que francophone, j’ai juste adoré les noms français des personnages qui, en plus d’être ancrés dans l’univers de la cuisine, ne peuvent que prêter à sourire. Le méchant oncle qui se comporte comme un « porc » tient un restaurant du nom de Squealing Pig et s’appelle Monsieur Lard, le critique gastronomique cassant se nomme Monsieur Langoustine, le chat avec du caractère s’appelle Camembert… Il est juste dommage pour les anglophones que les noms n’aient pas été traduits en bas de page, car ils apportent vraiment un côté humoristique à l’intrigue.

Dernier atout de ce roman jeunesse plein de charme, les très nombreuses illustrations de Sue Hellard qui rendent la lecture encore plus immersive et qui viennent appuyer avec naturel et efficacité le texte.

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En conclusion, ce premier tome de la série Madame Pamplemousse est un très bon tome introductif qui nous permet d’entrer facilement et rapidement dans l’univers mis en place par l’auteur. Ce roman, dans lequel la gastronomie tient une place importante, saura plaire aux petits et aux grands gourmands aimant les lectures simples, mais non dénuées de saveur.

NB : Le roman a été traduit en français. Il existe même une version reliée et en couleurs aux éditions Albin Michel. Si je l’avais croisée avant de craquer pour la version anglaise, je l’aurais prise sans hésiter. Elle a l’air sublime !

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A Boy Called Christmas, Matt Haig

J’ai lu A Boy Called Christmas en anglais, le niveau étant très accessible, mais le roman a été traduit en français par les éditions Hélium.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La véritable histoire (de Noël) d’un garçon hors du commun pour croire à l’impossible…

Nicolas, onze ans, surnommé Noël depuis sa naissance, vit en Finlande avec son père, Joël le bûcheron. Mais le travail se fait rare, la vie est difficile, et quand Joël se voit confier une mission pour le roi, il accepte de laisser son garçon à l’épouvantable tante Carlotta. Nicolas n’a plus qu’une petite souris obsédée par le fromage pour lui redonner le sourire. Mais les mois passent, Joël ne revient pas, et notre courageux héros décide de partir à sa recherche. Se liant d’amitié avec un renne, il affrontera bien des obstacles avant de parvenir jusqu’au village enchanté des lutins… Des lutins qui ont perdu la joie de Noël. Nicolas parviendra-t-il à leur redonner goût à la vie ?

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Eleven-year-old Nikolas—nicknamed “Christmas”—has received only one toy in his life: a doll carved out of a turnip. But he’s happy with his turnip doll, because it came from his parents, who love him. Then one day his father goes missing, and Nikolas must travel to the North Pole to save him.

Along the way, Nikolas befriends a surly reindeer, bests a troublesome troll, and discovers a hidden world of enchantment in the frozen village of Elfhelm. But the elves of Elfhelm have troubles of their own: Christmas spirit and goodwill are at an all-time low, and Nikolas may be the only person who can fix things—if only he can reach his father before it’s too late. . . .

Sparkling with wit and warmth, A Boy Called Christmas is a cheeky new Christmas classic-in-the-making from acclaimed author Matt Haig and illustrator Chris Mould.

AVIS

J’avais acheté ce roman dans l’optique de le lire pour le Cold Winter Challenge, ce que j’ai fait avec grand plaisir ayant été complètement séduite par la beauté de ce livre autant au niveau du fond que de la forme.

Le choix est assez conséquent en matière de lectures de Noël, mais A Boy Called Christmas sort quelque peu du lot grâce à sa magnifique couverture qui attire tout de suite le regard surtout si l’on aime les paillettes. À cela s’ajoutent de belles illustrations signées Chris Mould.

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Elles apportent un plus indéniable à l’histoire en nous permettant de nous immerger complètement dans cette histoire mignonne qui n’est, néanmoins, pas exempte de passages plus sombres. Il y en a d’ailleurs un qui m’a particulièrement touchée même si l’auteur ne s’appesantit pas dessus.

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Mais rassurez-vous, nous sommes bien ici dans une lecture jeunesse qui donne le sourire aux lèvres et qui touche le cœur des lecteurs. Grâce à l’histoire de Nikolas, on ressent tout un panel d’émotions, mais surtout, on se rappelle ce que sont les vraies valeurs de Noël…

Nikolas vit seul avec son père depuis la mort brutale de sa mère. Les conditions de vie sont difficiles, le métier de bûcheron ne payant pas beaucoup en Finlande, un pays où les arbres sont légion. Mais la situation s’empire quand le père du jeune homme s’engage dans une expédition destinée à prouver l’existence des elfes et de leur village. Laissé seul aux mains de son affreuse tante, Nikolas finit par prendre une décision courageuse et un peu folle pour un enfant de son âge : retrouver son père ! Il sera accompagné, dans son expédition, par son seul ami, Miika, une souris plutôt attachante.

Matt Haig nous offre ici un joli conte de Noël dans lequel son héros va vivre des péripéties qui le mettront à l’épreuve, qui le pousseront à se dépasser, à croire en lui et aux autres, et qui le feront indéniablement grandir. L’univers est enchanteur avec ses elfes, ses fées un peu étranges qui aiment voir les têtes de trolls exploser, ses rennes volants que l’on connait tous et, bien sûr, cette magie qui fait des miracles quand on accepte de croire en elle. C’est quelque chose que Nikolas découvrira progressivement et qui changera à jamais le destin de ce petit garçon qui deviendra, ni plus ni moins, que le Père Noël. Une destinée qui s’imposera à lui, au fil de ses rencontres, de ses joies, mais aussi de ses peines.

La plume de l’auteur est immersive et non dénuée d’humour, je me suis ainsi surprise à sourire à de nombreuses reprises. Le roman étant destiné à des enfants, le style reste très accessible, ce qui convient d’ailleurs très bien au caractère de Nikolas. Même s’il fait preuve d’une grande témérité, il reste un enfant avec parfois des réflexions un peu naïves ou, du moins, empreintes de l’optimisme d’une personne n’étant pas encore durablement impactée par la vie et ses vicissitudes.

C’est d’ailleurs l’atout de ce personnage ! Il va, tout au long du livre, découvrir que les gens ne sont pas tous gentils, et que même les elfes connus pour leur jovialité et leur générosité peuvent se révéler méchants, haineux, racistes et enfermés sur eux-mêmes. Malgré cette brutale prise de conscience, il va continuer à essayer de voir le meilleur en chaque être… Cela ne signifie pas qu’il va garder les yeux fermés devant les problèmes, mais qu’il va tenter de les résoudre avec sa légendaire gentillesse, sa joie, sa bonne humeur, son don naturel pour offrir à chacun ce qu’il désire…

A Boy Called Christmas est une aventure divertissante et prenante, mais l’auteur en profite également pour aborder avec simplicité, mais efficacité, de nombreux thèmes : l’amitié, bien sûr, la nécessite de croire en l’impossible et de toujours rêver, la complexité de l’être humain qui n’est jamais tout noir ou tout blanc, la quête de soi et d’identité, la peur et la haine de l’étranger, les vraies valeurs de Noël comme le partage, la solidarité, la joie…

En conclusion, Matt Haig nous offre ici un joli conte de Noël qui contient tous les ingrédients d’une bonne aventure, mais qui, sous couvert de divertissement, aborde des thèmes importants. C’est donc le sourire aux lèvres, le cœur empli de magie et avec l’envie de vous réunir autour des vraies valeurs de Noël que vous tournerez la dernière page. Une belle histoire que je vous recommande en cette période de fin d’année ou quand vous avez besoin d’une lecture qui vous redonne le moral et vous incite, à votre tour, à partager un peu de bonheur autour de vous. La magie est en chacun de nous, il suffit de savoir regarder…

 » An impossibility is just a possibility you don’t understand »