Melena Sanders, tome 2 : Trompée par les ténèbres, Susan Illene

Couverture Melena Sanders, tome 2 : Trompée par les ténèbres

Melena Sanders s’est débrouillée pour éviter tout ce qui avait trait au paranormal pendant la grande majorité de sa vie, mais après s’être rendue à Fairbanks, en Alaska, pour sauver sa meilleure amie des mains d’êtres surnaturels, elle n’a plus été autorisée à repartir. Tout du moins, jusqu’à ce que son ennemi juré vienne récolter une faveur qu’elle lui devait. Lucas a beau être en partie ange, en ce qui la concerne, il est entièrement maléfique.

Lui rembourser sa dette lui permet, certes, de quitter la ville pendant un moment, mais sa nouvelle destination s’avère tout sauf agréable. Mel doit aider le nephilim à s’occuper d’une recrudescence de possessions démoniaques en plein Juneau. Bien que rien de ce genre ne soit arrivé depuis des milliers d’années, Lucas est certain que les rares capacités de Melena sont la clé du problème.

La violence dans la capitale ne faisant que s’accroître, notre sensible va devoir trouver une solution pour mettre rapidement un terme aux conflits avant qu’ils ne se propagent dans d’autres villes. Cependant, travailler si près de Lucas va changer la dynamique de leur relation pernicieuse, ce qui, finalement, l’inquiète plus que les démons. Elle n’aurait jamais cru que sa captivité à Fairbanks lui manquerait.

Collection Infinity –   – 408 pages – 20€

AVIS

Ayant beaucoup apprécié le premier tome, Hantée par les ténèbres, j’ai enchaîné avec celui-ci pleine d’enthousiasme, mais malheureusement, ma lecture fut assez mitigée.

J’ai regretté que l’autrice tombe dans tous les écueils qu’elle avait évités précédemment : une certaine vulgarité qui ne sert absolument à rien, des scènes de sexe qui tombent comme un cheveu sur la soupe même s’il n’y en a pas non plus à toutes les pages, une héroïne devenue inconstante et incohérente, passant de « je déteste Lucas mais il est trop sexy « à « je me sens liée à lui, mais c’est un connard, pas moyen que je retourne à ses côtés » avant de changer d’avis dès qu’il pointe le bout de son minois.

Bref, voir l’autrice faire passer son intrigue au second plan pour se concentrer sur une histoire d’amour tellement peu réaliste qu’elle n’a suscité chez moi aucune émotion m’a quelque peu frustrée. J’ai eu vraiment beaucoup de mal à supporter le fait que Melena change d’avis toutes les minutes quant à ses sentiments pour Lucas. Un comportement frôlant le ridicule et le pathétique à des années-lumières de son côté badass.

Autre point problématique, la personnalité de Lucas qui devient bien trop possessif et dominateur à mon goût. Il suffit d’un rapprochement avec Melena pour que M. ne supporte pas que quelqu’un s’approche de la jeune femme que ce soit un autre homme ou sa meilleure amie… J’imagine que le côté protecteur du nephilim pourra plaire à certaines lectrices et certains lecteurs, mais il est bien trop prononcé pour être mignon. Là, il est juste malsain.

J’ai, en outre, été horrifiée par une scène dans laquelle une amie de Melena lui explique sérieusement que maintenant qu’elle a accepté un certain rapprochement avec Lucas, elle n’a pas d’autre choix que de s’offrir à lui sous peine de faire preuve de cruauté. Alors non. Une femme n’est JAMAIS obligée de coucher avec un homme. Aucune exception !

J’avoue ne pas avoir compris le changement radical opéré entre le premier et le deuxième tome. Ici, j’ai eu l’impression que l’autrice sacrifiait l’âme de sa série pour rentrer dans le moule de ce qui se fait dans les romances paranormales. Ce qui est fort dommage d’autant qu’elle n’a pas vraiment utilisé les meilleures ficelles du genre…

Malgré ces gros bémols qui m’ont vraiment frustrée, j’ai néanmoins apprécié certaines choses comme d’en apprendre plus sur Melena, sa magie, sa condition de sensible et son histoire familiale plutôt difficile. Je vous laisserai le plaisir de la découverte, mais la jeune femme n’est pas au bout de ses surprises, et va devoir faire face à une révélation plutôt choquante sur son passé… L’héroïne m’a souvent agacée par son inconstance vis-à-vis de Lucas, mais force est de constater qu’elle conserve néanmoins sa témérité et ne recule jamais devant le danger.

On creuse également un peu le passé de Lucas bien que ce personnage conserve encore beaucoup de mystère puisqu’il ne semble pas particulièrement apprécier de se dévoiler. Il faudra donc compter sur un membre de son entourage proche, Micah, pour grappiller quelques informations à son sujet. Micah n’est pas un personnage dont la psychologie est développée outre mesure, mais j’ai néanmoins apprécié ses tentatives, plus ou moins heureuses, de concilier les besoins de réponse de Melena et le côté secret de Lucas.

Si les deux tiers du roman m’ont semblé tourner en rond puisqu’ils sont, entièrement ou presque, consacrés aux émois amoureux de Melena, l’action prend véritablement son envol dans le dernier tiers. Il y a alors pas mal d’action, de sang et de larmes. Je dois d’ailleurs dire qu’ayant la phobie des veines et des coupures à l’arme blanche, certaines scènes ont été difficilement supportables pour moi, la magie de Melena impliquant parfois qu’elle se coupe et utilise son propre sang… Attendez-vous donc à voir des têtes tomber et du sang versé !

L’autrice ne nous épargne pas non plus certains détails assez gores, ce qui assombrit l’histoire et lui apporte enfin cette aura de danger promise… En effet, en début de roman, l’autrice happe notre attention avec une histoire de possessions démoniaques et d’attaques sanglantes sur des membres de la communauté surnaturelle. Mais on comprend assez vite que c’était juste un moyen détourné pour rapprocher Melena et Lucas en les obligeant à cohabiter et à collaborer… J’ai donc apprécié que les possessions démoniaques reviennent sur le devant de la scène même si cela aurait mérité d’être un peu plus approfondi. On ne peut s’empêcher de se demander ce que cette activité démoniaque cache et quel est le dessein de la ou les personnes derrière celle-ci. Des questions dont les réponses ne risquent pas de plaire à Melena ni à ses alliés qui, plus que jamais, vont avoir besoin de toutes les forces disponibles pour affronter le danger.

Quant à la fin, elle ne devrait pas manquer de vous marquer et de vous donner envie de lire la suite, l’autrice laissant les personnages dans une situation compliquée... Peut-être que Melena aurait mieux fait d’écouter Lucas quand ce dernier lui a demandé de rester en sécurité, le désir légitime de la jeune femme de ne pas être écartée de la bataille ayant eu des conséquences qu’elle n’aurait pu imaginer. Mais d’un autre côté, la situation n’aurait-elle pas été différente si Lucas avait fait montre d’un peu plus de transparence ? Une question à laquelle il est bien difficile de répondre, mais qui en appelle une bien plus importante : comment régler le problème ?

En conclusion, ce deuxième tome a peiné à me convaincre, l’autrice ayant quelque peu sacrifié l’âme de sa série au profit d’une romance paranormale peu crédible, agaçante et peu émouvante. Toutefois, la manière dont elle a su renverser le ton de l’histoire dans le dernier tiers du roman m’a permis de terminer ma lecture sur une note positive. L’intrigue prend ainsi le pas sur la romance pour offrir un final sombre et haletant qui donne irrémédiablement envie de lire la suite et de découvrir comment Melena et Lucas vont arriver à surmonter une épreuve qui s’annonce difficile.

 

 

 

Throwback Thursday Livresque #177 : un roman adapté

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, j’ai tout de suite pensé à Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll que je possède en plusieurs éditions dont ma préférée, celle illustrée par Benjamin Lacombe.

Couverture Alice au pays des merveilles (Lacombe)

Cette exceptionnelle édition anniversaire immerge son lecteur au cœur d’un univers pétri de références satiriques, magiquement illustré par Benjamin Lacombe. Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (titre original : Alice’s Adventures in Wonderland), fréquemment abrégé en Alice au pays des merveilles, est un roman écrit en 1865 par Lewis Carroll (nom de plume de Charles Lutwidge Dodgson).à l’heure de commémorer les 150 ans du roman, cette très belle édition inédite, traduite par Henri Parisot, propose une immersion singulière : au fil du récit, les images s’imprègnent d’une envoûtante fantaisie baroque. Grâce à différentes techniques (gouache, huile et aquarelle), Benjamin Lacombe auteur phare de la nouvelle illustration française offre une dimension graphique surréaliste et subversive à un grand classique de la littérature anglaise

Plus que l’histoire en elle-même, ce que j’adore avec ce roman, ce sont les personnages hauts en couleur et tout l’univers extravagant, fou et remarquable imaginé par l’auteur. Avec Alice au pays des merveilles, on baigne dans la folie et l’inattendu, et on en redemande !

Ceci pourrait peut-être expliquer que le roman a connu plusieurs adaptations dans des styles très différents… Enfant, j’aimais bien le Disney, mais c’est surtout la série animée qui avait ma préférence.

Plus récemment, j’ai apprécié les deux films réalisés par Tim Burton :

Et vous, aimez-vous Alice au pays des merveilles ?

Avez-vous lu le roman et/ou vu certaines de ses adaptations ?

L’Agence Pendergast, tome 4 : Les Griffes de la forêt, Christophe Lambert

Un troupeau de bœufs vient d’être massacré : voilà une nouvelle mission de taille pour Sean, Joe et Célia, les super agents de M. Pendergast ! Les éleveurs suspectent un abominable homme des forêts, surnommé Big Foot.
Lorsque la créature jette son dévolu sur Célia et la kidnappe, l’enquête se corse… et une piste bien plus inquiétante voit le jour !

Didier Jeunesse (5 février 2020) – 160 pages – 9 ans et +
Broché (12,90€) – Ebook (9,99€) – Illustrateur : Florent Sacré

AVIS

Si j’ai passé un très bon moment avec le premier tome de cette série, Le Prince des ténèbres, je n’ai pas encore lu les deux suivants ce qui ne m’a pas empêchée d’apprécier ma lecture de cette quatrième aventure, chaque tome pouvant se lire indépendamment.

Célia, la cartomancienne, Joe, l’Indien, et le jeune Sean sont envoyés par le patron de l’Agence Pendergast dans le Wyoming. Leur mission : faire toute la lumière sur les attaques sauvages de bétail dont sont victimes les paysans locaux et qui seraient imputables à un géant poilu aux longs bras. Ce qui s’annonçait comme une mission de routine pour ces professionnels du surnaturel va néanmoins prendre une tournure inattendue, les choses se révélant un peu plus compliquées que prévu…

Durant leur voyage, les trois New-Yorkais vont faire des rencontres plus ou moins agréables à commencer par celle d’un Prussien à l’accent prononcé, le baron von Luckner. Raciste, irrespectueux, fou de la gâchette et collectionneur de cadavres d’animaux exotiques, sa compagnie n’est pas des plus plaisantes d’autant qu’il a une légère tendance à faire comprendre de manière appuyée son intérêt pour Célia. Si le baron est détestable, il montrera parfois son utilité avant de dévoiler toute sa perfidie. Il m’a d’ailleurs fait penser, dans une certaine mesure, à Gaston  dans la Belle et la Bête, notamment quand il prendra la tête d’une expédition punitive…

Volontairement caricatural, le baron s’insère parfaitement dans l’ambiance Far West que l’auteur a su donner à cette aventure et qui m’a complètement séduite : voyage en « cheval de fer », saloon, mines d’or, cow-boys, rixes sous fond d’alcool, immigration européenne… Mais si l’histoire se passe à la fin du XIX e siècle, elle met également en lumière des thèmes qui restent toujours d’actualité : préjugés, tendance à chercher des boucs-émissaires chez les immigrés en cas de crise économique, racisme…

Nos trois protagonistes, en plus de devoir affronter différentes créatures surnaturelles, vont ainsi devoir faire face à bien plus dangereux, la bêtise humaine ! Les migrants sont traités avec défiance, bousculés, ostracisés et accusés de voler le pain de la bouche des « vrais Américains ». Une expression qui ne veut absolument rien dire, a fortiori dans un pays comme les États-Unis…

Au-delà de ces thèmes abordés sans lourdeur, l’auteur nous offre ici une aventure trépidante, rythmée et diablement immersive. Aucun temps mort dans ce roman qui se lit d’une traite et que l’on prend énormément de plaisir à parcourir. J’ai adoré la manière dont les événements s’enchaînent, les surprises étant au rendez-vous et l’auteur n’hésitant pas à prendre des risques. Je ne sais pas comment l’enfant que j’étais aurait réagi, mais l’adulte que je suis a complètement été déstabilisée par la fin. Je m’attendais à ce que l’auteur arrondisse les angles, mais non, il est allé jusqu’au bout de son idée. Je ne peux pas vous donner plus de détails sans vous spoiler, mais j’en reste encore coite !

Comme dans le premier tome, la fine équipe formée par Célia, Joe et Sean fonctionne à merveille. Tous très différents les uns des autres, ils se titillent et se chamaillent, mais l’on sent qu’ils s’apprécient et qu’ils ont su nouer une belle complicité. Mais c’est un tout autre personnage qui a attiré mon attention et fait vibrer ma corde sensible, l’homme-singe soupçonné, à tort ou à raison, d’attaquer le bétail. Je préfère vous laisser le plaisir de découvrir cette créature, mais je peux vous dire qu’en peu de pages, l’auteur a réussi à la rendre attachante. Il se dégage de cette dernière une certaine candeur et une touche d’humanité qui m’ont beaucoup touchée et ont su m’attendrir…

D’autres créatures, bien que plus classiques, se sont également révélées intéressantes en raison de leur nature, de leur mode de vie et des réflexions d’ordre éthique et moral qu’elles permettent de soulever sur, entre autres, le travail de l’Agence Pendergast et ses limites. J’ai ainsi apprécié que notre trio se pose des questions et ne se contente pas de suivre aveuglément les ordres…

Quant à la plume de Christophe Lambert, ni trop complexe pour ne pas rebuter les jeunes lecteurs ou ceux peu habitués à lire ni trop simple, je l’ai trouvée très agréable et immersive. Le roman peut donc être autant apprécié par des enfants que des adultes attirés par les récits teintés de mystère et de créatures fantastiques, à condition, évidemment, de ne pas en attendre la profondeur d’une œuvre destinée à un lectorat plus aguerri. Ce roman bénéficie, en outre, d’une mise en page fort plaisante et particulièrement bien adaptée aux enfants : des dialogues nombreux et percutants un texte aéré, des illustrations disséminées par-ci, par-là, de gros caractères, un marque-page à détacher en début d’ouvrage…

L'Agence Pendergast, tome 4 : Les Griffes de la forêt, Christophe Lambert

En conclusion, avec Les Griffes de la forêt, Christophe Lambert nous propose une aventure emplie de danger, de mystère et d’action qui devrait enchanter les petits et les grands lecteurs amateurs d’enquête et de fantastique. Mais faites attention avant de vous balader en forêt, vous n’êtes pas à l’abri de faire de surprenantes rencontres bien que, finalement, les plus dangereuses ne soient peut-être pas celles tapies dans l’ombre…

« L’homme est un loup pour l’homme ». Thomas Hobbes

Je remercie Babelio et les éditions Didier Jeunesse pour m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

Challenge Lecture de l’été – Juillet 2020

Le blog Lire ses rêves vous propose un petit challenge pour juillet. Aucune pression pour ce challenge qui s’organise autour de 12 catégories. Libre à vous de tenter de valider une, plusieurs ou toutes les catégories.

Pour ma part, je vais essayer de valider 5 catégories en piochant dans ces idées de lecture :

  • Lire un livre en format poche.

Bienvenue à Nevermore (Tome 1) - La sorcière maudite par [Michele Bardsley, Tiphaine Scheuer]

  • Lire un livre en autoédition : livre déjà lu et chroniqué ici.

J.: Nouvelle policière par [Laurent Moulin]

  • Lire un livre avec de l’eau (mer, océan, piscine…) sur la couverture.

Couverture 30 minutes pour survivre : Piège en haute mer

  • Lire un livre de votre auteur préféré / votre ME préférée. 

Couverture Si proche de lui

  • Lire un livre avec du vert sur la couverture (tranche comprise)

Mers mortes par [Aurélie Wellenstein]

  • Lire en livre écrit à 4 mains

Couverture Kate Daniels, tome 5 : Meurtre magique

  • Terminer ou commencer une saga

Hantée par les Ténèbres: Melena Sanders, T1 par [Susan Illene, Mylène Régnier]

  • Lire un livre « drôle » (feelgood, chicklit, bd…du moment qu’il vous fait rire)

Journal d'une pétasse au volant par [Anne-Charlotte Laugier]

  • Lire un livre que vous voulez lire depuis longtemps sans jamais avoir eu le temps de le faire ou oser le faire.

Couverture L'Assassin royal, tome 01 : L'Apprenti assassin

  • Lire un livre avec un animal sur la couverture

  • Lire un livre avec un titre en anglais mais écrit par un auteur français (ou francophone).

Couverture Brexit Romance

  • Lire un livre de moins de 200 pages (mais plus de 50 pages tout de même)

L'Agence Pendergast - Les Griffes de la forêt (Mon marque-page +) par [Christophe Lambert, Florent Sacré]

Et vous, certains de ces titres vous tentent ?
Comptez-vous participer à ce challenge ?

 

Throwback Thursday Livresque #174 : illustré

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, j’ai hésité entre un certain nombre de titres avant de fixer mon choix sur un manga que j’adore : L’Enfant et le Maudit.

Couverture L'enfant et le maudit, tome 1Couverture L'enfant et le maudit, tome 2Couverture L'enfant et le maudit, tome 3Couverture L'enfant et le maudit, tome 4

Couverture L'enfant et le maudit, tome 5Couverture L'enfant et le maudit, tome 6Couverture L'Enfant et le Maudit, tome 7

« Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… “L’intérieur” où vivaient les humains, et “l’extérieur”, où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser…

Ils sont aussi différents que le jour et la nuit… Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux… »

Je resterai vague sur cette série qui fait partie de celles qu’il est préférable de découvrir par soi-même.

Dès les premières pages, on se laisser imprégner par cette atmosphère si particulière que le génie de Nagabe arrive à instaurer. Sombre, mystérieuse et poétique à la fois, cette série n’a aucun équivalent, mais chaque tome est, pour moi, un moment de flottement absolu hors du temps, et l’occasion de me couper de tout afin de me laisser bercer par l’imaginaire du mangaka.

Les dessins sont épurés et simples renforçant ainsi le mystère qui se dégage du récit et créant parfois un sentiment de vide, rempli entièrement par la tendre et douce relation qui lie l’Enfant et le Maudit, l’espoir et la damnation…

En bref, ce manga inclassable ne plaira probablement pas à tous, mais je ne peux que vous encourager à lui donner sa chance. Nagabe a un univers qui lui est propre et qui vaut qu’on s’y attarde avec le risque, bien sûr, d’y rester complètement hermétique, mais aussi celui bien plus agréable, de se laisser envoûter et de s’y fondre !

Et vous, connaissez-vous cette série ?
Vous tente-t-elle ?

Ivy Wilde, tome 1 : Quand fainéantise rime avec magie, Helen Harper

Quand fainéantise rime avec magie: Ivy Wilde, T1 par [Helen Harper ]

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n’est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d’une aide magique, malgré ses talents. Si ça ne tenait qu’à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais quand elle se retrouve victime d’une erreur d’identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d’investigation de l’Ordre Hermétique du Crépuscule d’Or. Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l’Ordre ; et le fait d’être liée magiquement à l’Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu’empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d’un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu’il y a de soporifique dans le boulot de sorcier. Et s’il l’oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud

MxM Bookmark (26 novembre 2018) – 344 pages – Broché (18€ ) – Ebook ( 5,99€)

AVIS

En pleine frénésie de fantasy urbaine, je me suis attaquée à ce roman dont la sublime couverture n’avait pas manqué d’attirer mon attention.

Ivy a été expulsée de l’Ordre, il y a maintenant quelques années… Pas traumatisée pour un sou, elle s’est donc forgé une vie à son image : cool et sans pression. Bon, il est vrai que son métier de chauffeur de taxi n’est pas toujours de tout repos, mais elle compense les aléas du métier par de longs tête-à-tête avec son canapé et des soirées endiablées avec sa télé. Mais parce que toutes les bonnes choses ont une fin, elle se retrouve, par un malheureux concours de circonstances, liée par magie à un membre de l’Ordre peu souriant et surtout, ô malheur, extrêmement travailleur !

Enfer et damnation, la voilà contrainte de l’épauler dans son travail jusqu’à ce que les effets du sort ne soient plus qu’un lointain et douloureux souvenir… Si Ivy se revendique fainéante et est partisane de la politique du moindre effort, au fil du roman, on s’aperçoit que les choses sont bien plus complexes qu’il n’y paraît et que la jeune femme est loin d’être le boulet qu’elle prétend être. Attendez-vous donc à découvrir une femme forte qui, sous couvert d’un amour immodéré pour les siestes, se révèle intuitive, pleine de surprises et très talentueuse sans oublier plutôt amusante puisqu’elle n’hésite jamais à dire, avec humour, le fond de sa pensée. On saluera également sa propension à élaborer des hypothèses parfois farfelues à partir d’un détail vestimentaire… Bref, un sacré personnage !

Un constat que Winter va très vite faire. Sa rencontre avec Ivy ne s’étant pas particulièrement bien déroulée, il se forge, dans un premier temps, une très mauvaise image de la jeune femme. Néanmoins, intelligent et bien plus gentil que son sérieux ne le laisse présager, il ne reste pas sur ses a priori et essaie de voir derrière les apparences… Il comprend ainsi rapidement que l’image de fainéante désinvolte et peu douée que veut ardemment se donner Ivy est bien loin de la vérité.

Les interactions entre les deux protagonistes sont plutôt amusantes : Ivy adore le taquiner et Winter, faisant progressivement tomber son masque d’impassibilité, ne manque pas non plus de répartie… De leur collaboration forcée naît donc une certaine complicité, voire un peu plus puisqu’un petit jeu de séduction s’instaure progressivement entre eux. Leur complémentarité s’impose également aux lecteurs : quand Winter se montre analytique et procédurier, Ivy compte sur ses intuitions et ses capacités magiques qu’elle a, d’ailleurs, de plus en plus de mal à cacher…

Les deux sorciers collaborent donc main dans la main pour démasquer le responsable d’un vol avant de comprendre que l’affaire est peut-être plus sérieuse qu’il n’y paraît. L’enquête est intéressante et nous permet d’entrer de plain-pied dans les rouages de l’Ordre, une institution qui n’est pas exempte de défauts et de fruits pourris, mais qui n’est pas aussi obsolète qu’aime à le penser Ivy. Il faut dire qu’ayant eu maille à partir avec l’Ordre par le passé, elle n’est peut-être pas la plus objective comme n’hésite pas à lui prouver, avec un certain tact, Winter…

En plus de ce duo plein de charme qui fonctionne à merveille, l’autrice a introduit un personnage qui aurait dû me faire fondre, Brutus, un chat qui parle, ou du moins, qui peut énoncer quelques mots. Je ne me suis malheureusement pas attachée à ce dernier, peut-être parce que le voir ponctuer la plupart de ses interventions par « connasse » ne m’a pas vraiment amusée ni même fait sourire. Toutefois, la fin du roman me laisse entrevoir une évolution de mon ressenti sur ce chat qui, je l’espère, se révélera plus attachant et intéressant dans la suite de l’aventure.

Quant à la plume de l’autrice, elle se révèle efficace et fluide. On est vraiment dans une histoire légère et divertissante, ce qui se traduit par une certaine simplicité dans la narration, mais aussi beaucoup de dynamisme et de rythme dans le récit. Le roman se lit donc d’une traite et permet de se vider l’esprit auprès de deux personnages auxquels on s’attache beaucoup et dont on espère que l’attirance qu’ils semblent ressentir l’un pour l’autre débouchera sur une jolie relation.

En conclusion, si vous avez envie d’un roman de fantasy urbaine léger et facile à lire, Ivy Wilde est fait pour vous. L’univers n’est peut-être pas développé outre mesure, mais il y de la magie, de l’action, du mystère, du suspense et des protagonistes complémentaires dont on suit avec délectation les échanges toujours pleins d’humour. Je retrouverai donc avec plaisir la truculente et amusante Ivy dans ses autres aventures en espérant que sa complicité avec le beau Winter soit toujours aussi palpable et se mue en quelque chose de plus profond.

Retrouvez le roman sur le site des éditions MxM Bookmark.

Le dernier gémini (Galénor t. 2), Audrey Verreault

Le dernier gémini (Galénor t. 2) par [Audrey Verreault]

« Asmodée est de plus en plus radical avec sa politique anti-inferniths… Il veut qu’on les envoie tous à la prison d’Astheroth pour les interroger et les pister… Puis il y a ces magiciens avec leurs masques en forme de têtes de corbeaux qui rôdent à travers Galénor et attaquent des villages. Personne ne sait d’où ils viennent. Ni ce qu’ils veulent. Moi je m’en doute. Ils ont assassiné mes parents adoptifs… Je pense qu’ils cherchaient ce qu’ils m’ont légué… J’essaie de chasser tout ça de mes pensées…
Nous avons presque tout épuisé nos réserves de poudre d’artanis et nous, magiciens, ne pourrons bientôt plus exercer notre magie.
Asmodée a mis la main sur une pierre de Kartane qui pourra peut-être remplacer l’artanis et mettre fin à la pénurie magique qui plane sur notre monde. Or, le Kartane figure parmi les substances les plus convoitées de l’univers…
Nous avons été mandatés, moi et les autres géminis pour protéger cette pierre jusqu’à ce que les alchimistes aient terminé leurs recherches.
Nous sommes en fonction. Cette nuit, j’ai la pierre, dissimulée sur moi. La fête bat son plein. La salle est bondée. Un homme encapuchonné franchit la porte d’arche. Des ailes noires pendent à son dos. Il sort du lot, mais il y a autre chose… »
– Daphnée

Fantasy, magie et romance vous attendent dans ce deuxième tome de Galénor où nous suivons cette fois-ci Daphnée, accompagnée de ses amis géminis – JudyAnn, Tom et Kyle, ainsi que de Vincent, leur nouvel allié vampire.

Auto-éditée (6 mars 2020) – 361 pages – Broché (14,76€) – Ebook (3,99€)

Retrouvez ma chronique du premier tome, Le livre des portes.

AVIS

J’ai attaqué ma lecture sans avoir beaucoup de souvenirs du tome précédent. Fort heureusement, après quelques pages, certains événements et éléments me sont revenus en tête comme mon coup de cœur pour Mérindol. J’adore sa personnalité, sa bienveillance et son rôle de guide et de mentor qu’il prend très à cœur…

Bien que ce tome soit centré sur Daphnée, l’autrice a opté pour une narration alternée nous permettant de suivre également les autres personnages découverts, pour la plupart, dans le premier tome. Cela apporte beaucoup de fluidité et de dynamisme tout en nous donnant l’impression de faire partie intégrante de l’action et de la bande d’amis. Toutefois, ce procédé ne permet pas de développer outre mesure la psychologie de chacun, ce qui pourra frustrer certains lecteurs. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée d’autant que l’on sent que c’est un choix de l’autrice de favoriser le rythme et l’action et que ça fonctionne très bien puisqu’on ne s’ennuie pas un instant.

L’autrice nous donne néanmoins assez d’informations et d’éléments pour différencier les personnages et développer nos propres préférences. À cet égard, je reconnais avoir nettement préféré Daphnée à JudyAnn. La jeune femme affronte avec beaucoup de courage et de détermination les différentes épreuves qui se présentent à elle, du meurtre de ses parents adoptifs à ce puissant et dangereux artefact dont elle a hérité et qu’elle doit protéger en passant par cette pierre qu’elle a en partie absorbée et qui menace de la faire sombrer ! Elle pourra heureusement compter sur ses amis et ses alliés tout en devant collaborer avec un insaisissable magicien-corbeau dont la vie se retrouve inopinément et inextricablement liée à la sienne.

Toujours en train de manigancer quelque chose et manquant cruellement de transparence et d’honnêteté, Danik se révèle un personnage fort intrigant qui évolue tout au long de l’aventure. Ce personnage permet à l’autrice de soulever la question du passé et des émotions. Peut-on vivre sans tous ces souvenirs qui font de nous ce que nous sommes ? Une vie, dépourvue d’émotions, vaut-elle vraiment la peine d’être vécue ? Un individu sans passé et sans aucune émotion ne devient-il pas une coquille vide dont la vie se résume à une succession de jours sans saveur ? Chacun se forgera sa propre opinion, mais ce qui est certain, c’est que ces questions vont fortement diviser Danik et Daphnée, le premier aspirant à tout oublier quand la deuxième n’imagine pas une vie sans tous ses souvenirs…

Les deux protagonistes ne pourraient être plus différents, pourtant, au fil des épreuves, ils se rapprochent et apprennent, petit à petit, à se faire confiance malgré les nombreux doutes et les dangers. Et puis, il y a cette part d’onirique dans leur relation qui les lie et leur permet de faire tomber les masques quand la réalité leur demande la prudence. Les interactions entre les deux personnages se révèlent intéressantes tout comme la manière dont ils évoluent côte à côte, mais j’ai surtout apprécié que l’autrice ne tombe pas dans l’écueil du premier tome avec une romance assez peu convaincante. Si l’on devine rapidement le tournant que va prendre la relation entre Danik et Daphnée, il n’y a aucune précipitation ni faux drame. Leurs sentiments se développent naturellement, ce qui ne les rend que plus touchants et réalistes.

La narration alternée dynamise grandement le récit, mais il faut aussi compter sur les multiples enjeux de ce tome, chaque problème semblant en amener un autre. Une cascade de dangers qui entraîne moult aventures et péripéties, certaines poussant nos protagonistes dans leurs retranchements. Loin de Mérindol et pris en étau entre leurs ennemis et leur propre camp, ils vont ainsi devoir puiser au fond d’eux-mêmes pour trouver la force d’avancer et de se surpasser alors même que tout autour d’eux n’est que mensonges, complots et faux-semblants…

Comme dans le premier tome, l’autrice nous offre un bestiaire étoffé, des personnages de différentes natures et un univers complexe et nuancé dans lequel le manichéisme n’a pas sa place. On retrouve également ce thème du racisme et du rejet systématique de l’autre en raison de sa différence. Un thème qui ne devrait pas manquer de vous révolter et de vous faire comprendre combien il s’avère difficile pour certains de nos personnages de trouver leur place dans un univers où, quelle que soit la dimension, les préjugés ont la vie tenace.

Pour autant, tout n’est pas sombre, les choses évoluant progressivement grâce à des personnes qui se battent pour la justice, l’équité et le droit à la différence. Une jolie leçon qui trouve son apogée dans une fin émouvante et pleine de vérité nous prouvant qu’il est toujours possible de se repentir et d’agir pour le bien commun. Quant au grand final, riche en émotions, il se révèle d’une justesse folle bien que difficile sur le plan émotionnel. Une fois le choc passé, je l’ai même trouvé optimiste avec cette idée que de l’obscurité peut naître la lumière et que la vie n’a de sens qu’en étant pleinement vécue… Une évidence qu’il est toujours bon de rappeler surtout quand c’est fait, comme ici, de manière poignante. 

En conclusion, Le dernier gémini ne souffre nullement du syndrome du deuxième tome, l’autrice nous proposant ici une suite menée tambour battant et riche en révélations, complots et autres retournements de situation. L’univers est toujours aussi étoffé et complexe et source à soulever des thèmes ancrés dans notre réalité comme le racisme, la peur de la différence, la résilience, la rédemption, l’amitié, l’amour mais aussi le sens de la vie et de la mort. Rythmé et immersif, voici un roman de fantasy qui vous fera passer par différentes émotions et vous tiendra en haleine jusqu’à un dénouement final aussi intense que lumineux.

Merci à l’autrice pour cettte lecture que vous pourrez achter sur Amazon.

Mini-chroniques en pagaille #24

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Rêves captifs de Lisa Tuttle, extrait du recueil Ainsi naissent les fantômes :

Ainsi naissent les fantômes

Une jeune fille a vécu une expérience traumatisante durant son enfance. Un enlèvement, de longs mois de séquestration, des abus, de la violence, un placard… Si la police a essayé de retrouver le coupable l’interrogeant sans cesse sur la manière dont elle a réussi à échapper à son bourreau, cela n’a jamais rien donné. Il faut dire que son récit, qui semble tout droit sorti d’un conte de fées, a de quoi laisser perplexe…

N’est-ce pas la preuve qu’elle a fini par occulter la réalité au profit d’une version fantasmée plus simple à supporter ? L’autrice nous offre ici une nouvelle particulièrement angoissante qui  nous met face à l’indicible tout en jouant avec subtilité sur la mince frontière entre rêve/cauchemar et réalité. La narration à la première personne se révèle efficace pour nous imaginer à la place de la victime dont on découvre, au fil des pages, le calvaire face à un kidnappeur à la perversion sans faille. Mais à l’orée de ses dix-sept ans et malgré la récurrence d’un cauchemar, elle est passée à autre chose à moins que…

Retrouvez la nouvelle dans le recueil Anthologie éternelle disponible gratuitement sur le site Dystopia.

Les deux autres mini-chroniques dormaient dans mes brouillons depuis de très longs mois :

  • Le Sang du Dragon tome 11 : Tu es ma chair : Istin et Créty (éditions Soleil) :

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J’ai lu le tome 10 il y a quelques mois, il m’a donc fallu un petit effort de mémoire pour me souvenir de la fin de celui-ci. Heureusement, je me suis très vite plongée avec plaisir dans ce tome.

Je n’aime pas les livres où l’hémoglobine coule à flots, mais je fais pourtant une exception avec les histoires de pirates comme dans Le Sang du dragon. Cette série mettant en scène le Capitaine Hannibal Meriadec et son équipage est riche en combats, en sang, en ennemis surnaturels et plutôt inquiétants, mais aussi en suspense, en retournements de situation, en personnages complexes et torturés... Vous y trouverez même des elfes dont une elfe qui n’a pas froid aux yeux et qui a choisi de se battre aux côtés de notre capitaine.

Ce tome 11 va nous permettre d’en apprendre plus sur un personnage qui a fait récemment son apparition dans la série : Lilith, la fille d’Hannibal. Et fidèle à son habitude, le scénariste a de nouveau su manier à merveille l’art des révélations et happer l’attention des lecteurs de la première à la dernière page…

  • Les Chevaliers de la Chouette tome 2, Ben Fiquet (Glénat BD) :

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N’hésitez pas à lire ma chronique du tome 1 dans laquelle je vous parle plus en détail de cette série jeunesse à laquelle j’accroche bien.

Le premier tome s’est terminé sur l’enlèvement de Vassili, un des Chevaliers de la Chouette. Bien décidés à le retrouver et à le libérer, sa femme et d’autres membres de la bande s’inscrivent au tournoi de Rochedur qui devrait, en cas de victoire, leur ouvrir les portes du château de Tourennes où est retenu Vassili. De son côté, Sibylle, fille du captif, essaie avec l’aide, plus ou moins volontaire du mage Lucius, de trouver l’endroit où pourrait être enfermée une arme particulière…

J’ai légèrement moins apprécié ce deuxième tome car j’ai un peu eu l’impression que l’histoire tendait à s’éparpiller. Néanmoins, j’ai retrouvé avec plaisir les Chevaliers de la Chouette qui sont tous attachants à leur manière même si Manille et Valence restent mes personnages préférés. Je ne peux pas trop vous parler de la BD sans risquer de vous spoiler, mais je peux vous dire que Manille va découvrir quelque chose de surprenant et d’inattendu le concernant. Cette révélation laisse entrevoir de belles aventures qui, je l’espère, seront nombreuses.

Et vous, connaissez-vous ces ouvrages ?

InqEnqIncEnc : La bête de Tourrettes-sur-Loup (S.01 – épisode 2), S. de Sheratan

InqEnqIncEnc – Les Inquiétantes Enquêtes d’Incoming Encounters - S.01 – ép.02: La bête de Tourrettes-sur-Loup par [Sherdan de Sheratan]

Les présentations sont de courte de durée pour Denis Hurvoas, fraîchement accueilli par d’autres héritiers à l’agence paranormale Incoming Encounters. Rapidement, c’est une voix bien familière qu’il reconnaît au bout du fil du standard de l’agence. Le danger est palpable et la coïncidence troublante pour le nouvel enquêteur qui n’a peut-être pas signé un pacte si tutélaire

La Compagnie Littéraire (25 octobre 2019) – 70 pages
Ebook (1,99€) – Papier (5€)

AVIS

Ayant beaucoup apprécié l’épisode pilote qui nous permettait de faire la connaissance de Denis Hurvoas, je me suis attaquée à cette suite avec beaucoup de curiosité.

Correspondant de guerre devenu détective du surnaturel afin d’avoir une chance d’accéder à un héritage inattendu et colossal, Denis a à peine le temps de découvrir l’étrange agence de Philadelphie pour laquelle il va travailler qu’il doit retourner, accompagné de ses cousins,  en France pour mener une enquête. Et pas n’importe où, chez sa propre belle-mère partie en vacances avec sa femme et ses enfants ! La raison de ce départ précipité : la présence d’un rôdeur signalé par la très sympathique voisine.

L’enquête pour remonter les traces de ce rôdeur se révèle intéressante et empreinte d’un certain mystère. Quelle est la nature du danger ? Y a-t-il d’ailleurs un véritable danger ? Et le cas échéant, comment l’arrêter ? Des questions qui ne seront pas sans conséquence sur les relations entre Denis et ses cousins dont on commence, petit à petit, à découvrir les principaux traits de caractère. Le livre étant court, la personnalité de chacun n’est pas développée outre mesure, mais cela ne m’a pas dérangée d’autant que l’auteur propose des personnages très différents les uns des autres et donc facilement identifiables.

J’ai de nouveau beaucoup apprécié cet épisode qui tranche quelque peu avec le ton du précédent. On y retrouve la même atmosphère fantastique teintée de mystère, mais le récit se pare d’une aura bien plus dramatique et personnelle. Alors que Denis s’interroge sur ce drôle de hasard qui l’a conduit chez sa belle-mère, il fait de surprenantes et dévastatrices découvertes sur sa famille ! Et si toutes ces dernières années avaient été bâties sur un tissu de mensonges ou, du moins, sur un château de cartes qui s’effondre sans qu’il ne puisse rien y faire ?

Je n’en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais ce qui est certain, c’est que l’auteur malmène sans vergogne son protagoniste n’hésitant pas à mettre sa vie sens dessus dessous. Notre héros arrivera-t-il à remonter la pente et faire face à cette révélation qu’il n’aurait jamais pu anticiper ou imaginer ? Une question qui ne manquera pas de vous titiller et de vous donner envie de vous jeter sur la suite !

Pour ma part, je commence vraiment à m’attacher à Denis, ce qui explique peut-être la raison pour laquelle l’épreuve qu’il doit affronter m’a tellement peinée et révoltée. J’oscille donc entre l’espoir que les choses s’arrangent vite pour lui et l’envie que l’auteur continue à lui faire vivre moult péripéties et à malmener son petit cœur de la plus atroce des façons. Oui, je suis parfois une lectrice un peu sadique…

Quant à la plume de l’auteur, elle se révèle de nouveau fluide, dynamique et très immersive. On appréciera également l’ambiance particulière du livre, alternant entre la douceur d’une ville ensoleillée du sud de la France et la froideur d’une créature qui sèmera désordre et chaos à Tourrettes-sur-Loup et, surtout, dans la vie de Denis ! Mais les apparences sont parfois trompeuses, et le vrai monstre n’est pas forcément celui que l’on pense…

En conclusion, si l’épisode pilote posait les bases de l’univers, cette première enquête entre dans le vif du sujet en nous plongeant dans une intrigue sans temps mort qui marquera les premiers pas officiels de Denis en tant que détective de l’étrange et du surnaturel. Mais cet épisode, c’est aussi celui d’une révélation fracassante qui apporte une dimension dramatique parfaitement maîtrisée au récit et une dynamique familiale intéressante dont on hâte de découvrir les implications pour notre héros.

Merci à La Compagnie Littéraire pour cette lecture.

Week-end à 1000 (17-19 avril 2020) : ma PAL prévisionnelle

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Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe FB pour partager votre avancée et échanger avec les autres participants.


Un nouveau week-end à 1000 se profile. Il se tiendra du vendredi 17 avril 19h au dimanche 19 avril 23h59. À cette occasion, je vous propose un petit tour de ma PAL prévisionnelle qui est, comme toujours, susceptible d’évoluer…

ROMANS

  • 12 bis, avenue du Maréchal-Joffre :

Couverture 12 bis avenue du maréchal Joffre

« Qu’avais-je, moi, pour commencer ? Une adresse : 12 bis, avenue du Maréchal-Joffre 78800 Houilles. Je n’aimais rien dans cette localisation. »

12 bis, avenue du Maréchal-Joffre, à Houilles. C’est son adresse. Banale, comme elle. Hôpital-maison-bac avec mention : un pur esprit dans un corps frêle et l’âme perdue dans un sfumato proche de la brume du lac de Côme. Mais voilà qu’un jour, réfugiée sur son toit, Léa acte la rupture. L’été est là. L’heure des possibles. Le moment rêvé pour quitter les siens et surtout, vérifier si la banalité du lieu où l’on vit détermine la grandeur de son destin.
Elle tient l’itinéraire parfait : parmi les milliers d’occurrences trouvées sur Google, quatre « 12 bis », des êtres dont elle ignore tout et veut tout savoir. 2615 kilomètres plein Sud, de Mérignac à La Colle-sur-Loup en passant par Tarbes et Biarritz, pour goûter à l’art des jardins sauvages, vivre sa vie à l’envers, rire de la colère et – qui sait ? – apprendre à aimer sa mère.

  • Bane Seed, tome 4 : Mort sur la lande :

Couverture Bane Seed, tome 4 : Mort sur la lande

Bane a réintégré ses fonctions de Pourfendeuse avec les excuses de sa hiérarchie. Elle pourrait s’en contenter et être heureuse… mais elle a décidé, contre toute logique, de continuer ses enquêtes avec Dorian. Pourquoi ? Sûrement parce qu’elle s’est fracturé le crâne, il n’y a pas d’autres explications possibles au fait qu’une Banshee fréquente un Incube. NON, aucune. Pas besoin de chercher, on a dit !

Mais quand Paddington et le Conseil leur confient, à Dorian et elle, une nouvelle affaire de meurtres sanglants qui frappent les peuples faes à travers toute la Bretagne, il va falloir se montrer efficaces, pas vraiment le point fort du duo – seul terme officiel autorisé.

OUVRAGES GRAPHIQUES

  • Jagaaan, tome 1 :

Couverture Jagaaan, tome 1

Shintarô Jagasaki travaille comme agent dans un petit poste de police. Il vit avec sa petite amie, s’imagine déjà marié et père de famille… mais cette perspective d’avenir ne le réjouit pas particulièrement. Un jour, il tombe nez à nez avec un mutant chaotique et dévastateur ! C’est alors que la main droite de Shintarô se métamorphose… Au beau milieu de la destruction et du désespoir, un nouveau héros au côté sombre vient de se révéler !

  • La vie compliquée de Léa Olivier, tome 1 :

Couverture La vie compliquée de Léa Olivier (BD), tome 1 : Perdue

Ce premier tome de « La Vie compliquée de Léa Olivier » nous emmène à Montréal, en compagnie de Léa, 14 ans, qui vient tout juste d y emménager avec ses parents. Séparée de sa meilleure amie Marilou et de son amoureux Thomas, elle peine un peu à se faire à son nouvel environnement. Il faut dire qu entre les maladresses de Thomas, pas très doué pour les relations à distance, les filles du lycée qui la prennent de haut et son frère Félix qui joue les beaux gosses, Léa se sent parfois un peu seule. Heureusement, il y a Marilou, à qui elle raconte tout, par mail et par chat. Laquelle la tient au courant de la vie de leur village, des faits et gestes de Thomas et des aléas de sa vie amoureuse…

  • Empereur du Japon, tome 1 :

Couverture Empereur du Japon, tome 1 : L'histoire de l'empereur Hirohito

En l’an 37 de l’ère Meiji, soit en 1904, le jeune Hirohito tente de trouver sa place. De son apprentissage, sa régence, au début de son long règne, jusqu’aux événements qui ont conduit le pays du soleil levant à la seconde guerre mondiale, ce merveilleux manga, très documenté, lève le voile sur la vie et l’enfance méconnues du prince Hirohito, Shòwa Tennùo ou empereur Shòwa de son nom de règne.

  • Mes voisins les esprits, tome 1 :

Couverture Mes voisins les esprits, tome 1

Dans l’espoir de retrouver un cahier de notes sur le royaume des morts qui lui permettrait d’en savoir plus sur la disparition de sa mère, Yachiho Takahara, une jeune lycéenne, emménage dans une vieille maison abandonnée, théâtre d’étranges événements. Elle y fait la connaissance de Moro, un mystérieux esprit qui lui demande de l’aider dans sa tâche.

TOTAL : 1077 pages

Et vous, participez-vous à ce week-end à 1000 ?