Mini-chroniques en pagaille #30

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Entre les bras d’un rival, Michelle Willingham (Harlequin)

Couverture Cœur de guerrier, tome 2 : Entre les bras d'un rival

Voici une romance historique assez classique, mais qui se lit toute seule et se révèle diablement efficace pour un moment de lecture divertissant et sans prise de tête. Mais avant d’entrer dans les détails, je préférais vous avertir que le titre est peut-être un peu trompeur parce que, pour moi, notre héroïne tombe bien plus dans les bras d’un « ennemi » que d’un rival.

Afin de sceller une alliance entre un clan normand et un clan écossais, Lianna et Rhys de Laurent sont promis l’un à l’autre depuis leur plus tendre enfance. Une situation qui ne sied guère à notre héroïne qui souhaite plus que tout rester auprès de son clan et qui, surtout, refuse de partager la couche d’un Normand, contexte historique oblige… Mais un subterfuge et une tendance de notre demoiselle à ne rien écouter vont la conduire tout droit dans les bras de celui qu’elle voulait fuir. Cela ne l’empêchera pas de tout faire pour négocier sa liberté, d’autant que son promis est au cœur d’un drame qu’elle n’est pas prête de lui pardonner !

Peut-être un peu moins attachante que d’autres héroïnes de romances historiques, Lianna est une femme flamboyante qui séduit par sa totale dévotion envers son clan ! Une dévotion d’autant plus louable et remarquable que les siens ne se montrent pas tendres avec elle. En effet, loin de reconnaître ses sacrifices et tout ce qu’elle fait pour eux, ils aiment à se moquer de ses particularités…

Si on peut regretter que l’autrice ne développe pas outre mesure cet aspect, j’ai apprécié qu’elle nous présente une héroïne souffrant d’un besoin compulsif d’ordre et de propreté. De la même manière, si elle évoque brièvement le harcèlement sexuel, ce n’est pas du point de vue d’une victime féminine, mais de celui d’une victime masculine. Du jamais vu pour moi dans ce genre de livres.

Au-delà d’une trame efficace et d’un dénouement bien ficelé, je retiendrai quelques efforts d’originalité et un travail soigné sur l’écriture, qui rendent la lecture agréable et immersive. J’ai, en outre, apprécié que nos deux héros aient à affronter quelques difficultés, mais qu’on ne tombe jamais dans le pathos ni la surenchère de drames. Convaincue par ce tome, je lirai le tome suivant consacré cette fois à une jeune femme persuadée d’être victime d’une malédiction.

  • Seigneur et époux, Lynsay Sands (Harlequin – Collection Victoria)

En plus de la couverture assez énigmatique, ce que je retiendrai en priorité de ce roman, c’est l’humour. Un humour qui ne vole pas super haut, mais qui, je dois l’avouer, a très bien fonctionné sur moi. C’est simple, pendant presque la moitié du roman, j’ai multiplié les rires et les sourires.

J’ai ainsi adoré les moyens plutôt extrêmes mis en place par Lady Helen, avec l’aide de sa tante et des personnes du village, pour tenir à distance le mari que le roi Henri lui a imposé. Je ne gâcherai pas l’effet de surprise, mais ce n’est pas super ragoûtant que ce soit pour son promis ou elle-même. C’est que pour rester célibataire, il faut parfois en venir à des solutions radicales et accepter de se salir !

Et si Lady Helen refuse de se marier, c’est qu’elle a de bonnes raisons, à commencer par le caractère irascible de son futur mari, un guerrier farouche, et la méchanceté avec laquelle il traite les personnes sur lesquelles il est censé veiller. Pour preuve, elle doit parfois en accueillir certaines qui viennent trouver chez elle autant un travail qu’un refuge. Mais alors, comment expliquer qu’à la place de la punir vertement de toutes les choses qu’elle lui fait subir, Lord Hethe Holden se montre étonnamment conciliant ?

Il semble même prendre plaisir à la prendre à son propre jeu, lui prouvant que lui également sait faire preuve d’humour et de malice. Et puis, où est passée toute cette violence qui pousse Holden à demander à l’intendant de son domaine de punir avec cruauté ses gens, qu’ils soient femmes ou enfants ? Un mystère que Lady Helen va devoir résoudre avant d’y avoir un peu plus clair dans son cœur…

Au gré de leurs interactions et des découvertes qu’ils font l’un sur l’autre, leurs sentiments vont évoluer et tendre vers quelque chose de bien plus doux et sensuel que la défiance et la méfiance. Mais, hélas, se tapit dans l’ombre une menace que ni la belle et rebelle Lady Helen ni le vaillant et ténébreux Holden ne semblent voir s’approcher… La seconde partie du roman change complètement de ton et d’ambiance, ce qui m’a un peu déstabilisée. J’ai néanmoins apprécié l’aura de complot et de mystère que l’autrice instaure bien que, pour ma part, j’avais assez vite anticipé le fin mot de l’histoire.

En résumé, Seigneur et époux fut une lecture très divertissante que je vous recommande si vous avez envie d’une histoire mêlant avec efficacité humour, amour et trahison. Un cocktail qui, pour ma part, me plaît toujours beaucoup, a fortiori quand, comme ici, il ne souffre d’aucun temps mort.

Top Ten Tuesday #203 : 10 auteur(e)s découvert(e)s en 2020

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Voici 10 auteurs et autrices découverts en 2020 et dont les livres m’ont marquée et/ou particulièrement plu :

Les plumes drôles et légères :

Couverture Tu fais quoi pour Noël ? Je t'évite !Couverture Ivy Wilde, tome 1 : Quand fainéantise rime avec magieCouverture Je déteste tellement t'aimer !

Les plumes immersives en fantasy 

  • Shelby Mahurin et son excellent Serpent & Dove, Jeanne Bocquenet-Carle avec son roman choral Mille Lions et Federico Saggio avec une série de dark fantasy qui monte en puissance, Sigurd.

Couverture Serpent & Dove, book 1Couverture Mille lionsCouverture Sigurd, tome 1

Les plumes puissantes :

Couverture Vol au-dessus d'un nid de coucouCouverture Se cacher pour l'hiverCouverture Préférer l’hiver

Une plume qui dès son premier roman s’impose dans le paysage français du thriller 

Couverture L’art du meurtre

Et vous, quels sont les auteurs découverts en 2020 qui vous ont particulièrement marqués ?
En avons-nous en commun ?

109 rue des soupirs : Fantômes sur le grill (tome 2) , Mr Tan et Yomgui Dumont (illustrations)

Couverture 109, rue des Soupirs, tome 2 : Fantômes sur le grill

À défaut de pouvoir profiter de ses parents toujours absents, Elliot passe du temps avec sa nouvelle famille, les fantômes Eva, Angus, Amédée et Walter.
Cette fois, un redoutable inspecteur du CRI (Commission des Revenants Inadaptés) débarque au 109 pour contrôler que la maison est correctement hantée… Ce qui n’est pas tout à fait le cas, étant donné la bienveillance des fantômes envers Elliot. Ceux-ci vont devoir redoubler d’imagination pour faire croire à l’inspecteur qu’ils sont terrifiants : pièges, tortures et hurlements à tous les étages.
C’est sans compter le retour de la chasseuse Ulrika Von Paprika… Comment faire peur et être discrets à la fois ?!

Une nouvelle histoire à mourir… de rire !

Casterman (3 juin 2020) – 128 pages – 10,90€

AVIS

Fantômes sur le grill s’inscrit exactement dans la même lignée que le premier tome, Fantômes à domicile, que j’avais adoré : des fantômes, de l’humour à la pelle, de la bonne humeur à gogo, de l’action, des péripéties, le tout dans une belle ambiance gothique qui passe, entre autres, par les dessins de Yomgui Dumont. Des dessins toujours aussi dynamiques et d’une rondeur bon enfant qui souligne le côté amusant de l’histoire et de ses personnages hauts en couleur.

Quel plaisir de retrouver Elliot et sa bande de joyeux lurons fantomatiques : Walter, le cowboy rentre-dedans, Angus, le poète avec un talent tout relatif, Eva, la cantatrice mère poule et Amédée, l’adolescente du groupe. Des personnalités très variées pour des échanges pleins de piquant et quelques chamailleries qui ne remettent néanmoins jamais en question la force des liens qui unissent ces fantômes terriblement amusants et attachants. Des fantômes au bon cœur qui servent un peu de famille à Elliot, un petit garçon complètement délaissé par ses parents qui se montrent plus intéressés par le travail que par leur fils…

On peut donc comprendre que nos personnages sont sur le pied de guerre quand une menace, si ce n’est une double menace, vient mettre en péril leur cohabitation. Ils doivent ainsi faire face au retour d’une célèbre chasseuse de fantômes bien décidée à prouver que la maison d’Elliot est hantée, et l’arrivée impromptue d’un inspecteur de la Commission des Revenants Inadaptés, qui a le pouvoir de chasser nos fantômes de la maison. Une situation complexe à gérer pour nos héros qui vont devoir faire preuve de débrouillardise et d’inventivité. C’est que, voyez-vous, il est hors de question que quelqu’un, qu’il soit vivant ou mort, vienne troubler la vie au 109 rue des soupirs ! Du moins, pas plus qu’elle ne l’est déjà…

Avec beaucoup d’humour et une joie toute communicative, l’auteur nous offre une histoire truculente à souhait, alternant entre les dangers, les péripéties, les moments de tendresse, les bons jeux de mots et les allusions détournées au monde des vivants. Il en résulte une aventure diablement savoureuse qu’on lit d’une traite, le sourire aux lèvres. Cette série jeunesse à l’ambiance délicieusement gothique est d’ailleurs l’une de mes préférées. On s’amuse, on houspille les méchants, on s’enthousiasme auprès de nos personnages de leurs plans, on croise les doigts pour que tout finisse bien et on referme l’ouvrage avec, en tête, un tonitruant : vivement la suite !

Pour ma part, en plus des gags et de l’ingéniosité avec laquelle nos héros gèrent la situation, j’ai adoré la révélation faite en fin de livre sur notre groupe de fantômes, car elle laisse entrevoir encore de beaux moments d’émotions et de complicité. La fin offre également une jolie morale sur la notion de famille, qui ne se limite pas aux liens du sang, et sur l’importance de laisser chacun choisir la vie dont il souhaite/rêve. Attendez-vous, en outre, à une petite surprise qui aura des conséquences sur la suite de la série. J’ai hâte de découvrir la manière dont cela va faire évoluer la dynamique entre les personnages.

Mon seul petit regret est, peut-être, le côté caricatural de notre chasseuse de fantômes même si, au regard de la cible de la BD, cela ne s’avère pas gênant. Et puis, pas besoin de connaître sa personnalité en détail pour comprendre qu’elle n’est guère sympathique. D’ailleurs, on notera l’excellent travail de l’illustrateur qui arrive à faire transparaître toute sa vilenie sur son visage.

En conclusion, que vous rêviez ou non d’habiter une maison hantée, n’hésitez pas à pousser les portes du 109 rue des soupirs. Rires, doux frissons et bonne ambiance garantis ! Mais n’escomptez pas vous arrêter trop longtemps, la maison est dorénavant au complet !

L’anti-lune de miel, Christina Lauren

Quand deux ennemis jurés partent en (faux) voyage de noces à Hawaï, tout peut arriver… même de trouver l’amour.

Olive Torres s’est habituée à être la jumelle malchanceuse : mésaventures inexplicables, licenciement récent.. elle semble comiquement poursuivie par la guigne. Sa sœur Ami, au contraire, incarne l’éternelle gagnante, au point même de parvenir à financer l’intégralité de son mariage en remportant des jeux concours. Malheureusement pour Olive, il y a pire que sa malchance chronique : elle se voit forcée de passer toutes les festivités de la noce en compagnie d’Ethan Thomas, le témoin du marié (et son ennemi juré)….

Olive se prépare à vivre un enfer, déterminée à faire bonne figure. Mais lorsque tous les invités sont victimes d’une intoxication alimentaire, la fête vire au cauchemar, et, seuls, Olive et Ethan s’en sortent indemnes. Soudain, une lune de miel tous frais payés se trouve à portée de main, et Olive préférerait mourir plutôt que de laisser Ethan profiter du paradis sans elle.

Convenant d’une trêve temporaire, ils s’envolent tous les deux pour Maui. Après tout, dix jours de bonheur valent bien la peine de jouer au couple de jeunes mariés amoureux, n’est ce pas ? Mais étrangement, faire semblant dérange de moins en moins Olive. En réalité,elle se sentirait presque assez… chanceuse, pour une fois !

Hugo Roman (11 juin 2020) – 356 pages – Broché (17€)
Traduction : Margaux Guyon

AVIS

Ayant entendu beaucoup de bien du duo Christina Lauren, j’ai eu envie de le découvrir à travers une romance ennemies to lovers, un schéma qui me plaît toujours beaucoup. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue par cette lecture qui m’a fait passer un très bon moment de divertissement et offert ce dépaysement que le contexte actuel rend bien difficile dans la vraie vie.

Quand sa jumelle porte la chance en étendard, Olive a la malchance en meilleure amie. Et même quand une opportunité inattendue s’offre à elle, il y a une contrepartie exaspérante : supporter, le temps d’une fausse lune de miel à Hawaï, son plus grand ennemi, le frère de l’homme que sa sœur vient d’épouser. Ethan n’est pas plus enchanté à l’idée de jouer l’époux de sa meilleure ennemie, mais il est hors de question pour lui de laisser passer cette chance d’évasion. Après tout, il a besoin de vacances, et ce serait stupide de ne pas profiter de ces vacances tous frais payés dans un endroit paradisiaque, alors que son frère et sa belle-sœur sont trop malades pour en profiter !

Mais sur place, les choses ne vont pas se passer comme prévu et les deux ennemis vont devoir pousser la farce du faux mariage bien plus loin qu’ils ne l’avaient prévu. Bien que les coïncidences soient un peu grosses pour être réalistes, je me suis régalée de voir les deux personnages s’enliser dans leurs mensonges d’autant que ceux-ci vont les contraindre à passer beaucoup de temps ensemble, et à multiplier les activités pour donner le change. Les deux personnages ayant la langue bien acérée, leurs échanges vont se révéler aussi amusants que musclés ! Si vous aimez les relations haine amour, vous allez adorer les voir se chamailler, se lancer des piques cinglantes, se provoquer, mais aussi les voir se rapprocher bien malgré eux.

L’attirance physique qui existe entre eux va électriser le roman et nous offrir une certaine tension sexuelle qui ne tombe jamais dans la vulgarité. D’ailleurs, si vous vous attendez à de nombreuses scènes sous la couette, vous risquez d’être déçus. Ici, on est vraiment dans cette idée de tension qui monte progressivement jusqu’à ce que nos deux fortes têtes ne puissent plus nier l’évidence. Les taquineries agressives du début finissent ainsi par laisser place à une certaine complicité et de tendres moments qui ne manqueront pas de faire battre les cœurs… La tension physique et mentale et le rapprochement progressif entre Olive et Ethan sont vraiment les points qui rendent cette lecture addictive, et qui poussent les lecteurs à tourner les pages avec une certaine frénésie. Difficile de penser que deux personnes avec une telle alchimie aient pu se détester ! 

Mais au gré des événements et des flash-back, on découvre la source de l’animosité qui a longtemps rythmé les échanges entre nos deux protagonistes. Et si la haine du départ n’était pas due à une différence de tempérament, mais à quelque chose de bien plus pernicieux qui est venu enrayer une relation qui aurait pu être tout autre ? Sans entrer dans les détails pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, les autrices abordent des questions intéressantes comme les malentendus, les préjugés, mais aussi les liens familiaux et la toxicité de certaines relations fraternelles. À cet égard, Ethan m’a parfois agacée par son profond aveuglement tout comme la jumelle d’Olive dont l’une des réactions m’a révoltée et indignée. J’ai néanmoins trouvé leurs comportements intéressants pour montrer qu’il n’y a pas que l’amour entre deux amants qui rend aveugle, et qu’il faut parfois du temps et un électrochoc pour ouvrir les yeux sur des personnes de son entourage…

Mais rassurez-vous, les autrices nous épargnent les grands drames, préférant nous offrir une romance drôle et piquante à souhait qui, en plus de faire sourire, ne devrait pas manquer de faire battre votre cœur à l’unisson de deux personnages qui vont inexorablement se rapprocher. Beaucoup d’humour, du soleil, des cocktails, de l’amour et des personnages attachants à la langue acérée… Un programme parfait pour les vacances et/ou un moment d’évasion et de divertissement sans prise de tête !

A.S.T. L’Apprenti Seigneur des Ténèbres, Ced et Jean-Philippe Morin

Couverture A.S.T., tome 1 : L'Apprenti Seigneur des Ténébres

Dans un monde d’Héroïc Fantasy anachronique, un minuscule anti-héros veut devenir le plus terrible et redouté Seigneur des Ténèbres de tous les temps… pas évident d’y parvenir avec pour seule garde rapprochée, Gonzague gobelin bossu et stupide (quoique) et Slurp monstre aussi sympathique que doux. Ainsi accompagné, la tache s’avère quasi insurmontable pour notre héros masqué… « AST», série BD née de l’imaginaire de Cédric Asna et de Jean-Philippe Morin devrait séduire par son ton facétieux, drôle et malin, petits et grands !

Éditions Sarbacane (5 mars 2014) – 44 pages -12,50€

AVIS

Après des heures bien sombres, les terres d’Alkyll connurent une paix bien méritée, mais les choses pourraient bien changer avec l’arrivée d’un apprenti Seigneur des Ténèbres qui rêve de conquérir le monde. Mais avant de se lancer dans cet ambitieux et vaste projet, il va déjà falloir arriver à se faire enregistrer par l’administration et là, ce n’est pas gagné. En effet, si les dompteurs de chèvres sont déjà référencés dans les registres, le poste de Seigneur des Ténèbres est, quant à lui, inconnu au bataillon… Le début d’une longue liste de déconvenues pour un apprenti qui aurait peut-être dû choisir une carrière un peu plus classique. Quoique cela aurait été diablement moins drôle pour les lecteurs !

D’un ton plein d’humour et non dénué de piquant, l’auteur nous narre donc les mésaventures d’un apprenti Seigneur des Ténèbres qui va très vite réaliser que conquérir le monde et le plonger dans les ténèbres, ce n’est pas, mais alors pas une mince affaire du tout. Il faut dire que le pauvre, il n’est pas aidé ! En embauchant deux créatures pas des plus futées, mais qui avaient le mérite de travailler gratuitement, il pensait obtenir un soutien efficace quand il récolte surtout des gourdes à répétition ! Et puis, difficile d’être crédible dans votre rôle d’apprenti dominateur du monde quand vos collaborateurs préfèrent passer le balai et jouer à cache-cache avec votre captive que terrifier la population…

L’enchaînement des gags, très bien amené, ne manquera pas de faire sourire les jeunes lecteurs, mais également les lecteurs plus âgés, l’auteur multipliant les références au monde des adultes : lourdeurs administratives, joie des rendez-vous avec une conseillère Pôle emploi plus vraiment en phase avec le marché, exploitation des salariés, recherche de maison ou, plutôt, d’un repère secret et lugubre…

Tout au long de la lecture, on s’amuse, en savourant les différents degrés d’humour de cette BD qui m’a permis de passer un très bon moment de divertissement léger et sans prise de tête. Une légèreté qui passe également par les illustrations et les couleurs colorées et vives qui tranchent avec les desseins bien sombres d’un être qui tend bien plus à nous faire rire que trembler. De le voir si malchanceux dans ses plans, on en viendrait presque à le plaindre et à lui souhaiter bonne chance dans ses velléités de conquête du monde.

AST : L'apprenti Seigneur des Ténèbres (1) – Éditions Sarbacane

Après un premier tome aussi drôle que savoureux, je compte bien poursuivre la lecture de cette série qui devrait ravir les lecteurs en quête d’une aventure colorée, vive et amusante qui détourne avec dérision, et non sans une certaine pertinence, aussi bien les travers de la société humaine que les codes d’un genre que je lis peu, mais que j’apprécie, l’heroïc fantasy. Une BD à lire seul ou en famille, les malheurs de notre Apprenti Seigneur des Ténèbres pouvant plaire à un large public.

BD lue dans le cadre du Challenge Un mot, des titres.

La petite bûche de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo

Couverture de La petite bûche

Robear (!!!) écrit sa première histoire. Pas facile d’éviter les fautes quand on est un ours à grosses pattes!

D EUX (17 septembre 2020) – 32 pages – 14€ – À partir de 4 ans

AVIS

Voici un immense coup de cœur qui me ferait presque regretter de ne plus être une enfant !

Dès la première page, un sourire s’est dessiné sur mon visage pour ne plus le quitter, du moins, pas avant d’avoir tourné la dernière page d’un album drôlissime, mettant en scène un apprenti écrivain et son ami. Robear, dont j’adore le prénom, est un ours, mais pas n’importe quel ours : un ours qui écrit une histoire ou qui essaie parce que la langue française, ce n’est pas forcément une sinécure.

Il vous suffit de vous tromper d’une lettre à cause de vos grosses pattes qui rendent difficile l’utilisation d’une machine à écrire, et voilà que tout le sens de votre phrase change ! Heureusement que l’ami écureuil de notre ours veille au grain ! Par ses truculentes interventions, il lui explique ses erreurs sans oublier, au passage, de lui prodiguer quelques conseils d’écriture pour que son histoire tienne la route…

Illustration La petite bûche

Avec beaucoup d’humour, l’auteur rappelle le pouvoir des mots, l’importance de l’apprentissage de l’écriture et de la relecture. Mais j’aime aussi voir dans cet album une jolie ode à l’imagination et l’idée qu’il est parfois nécessaire de ne pas la brider en pointant chaque erreur. Après tout, n’avons-nous pas tous besoin d’extravagance et de penser que les lecteurs peuvent se régaler de tout, même de l’histoire d’une petite bûche qui est en réalité une biche ?

Illustration La petite bûche

Quant aux illustrations au charme indéniable, elles participent grandement au plaisir que l’on prend à suivre Robear et son ami, qui se révèlent tous les deux des plus attachants. Robear et ses maladresses nous attendrissent et nous amusent quand le dynamisme de son ami, qui ne peut s’empêcher d’intervenir, nous fait sourire ! Le duo ours/écureuil fonctionne donc à merveille, et n’est pas sans rappeler le schéma élève/professeur.

Drôle, loufoque et tendre, La petite bûche est un album à lire et à relire qui fera rire toute la famille tout en offrant aux enseignants des petites classes un joli outil pédagogique à utiliser sans modération.

Chats contre voleurs, Russell Ayto

Chats contre voleurs

Trois voleurs lorgnent sur une maison vide qu’ils imaginent remplie de trésors… Ils se glissent à l’intérieur à la recherche du butin, mais sans savoir qu’ils sont surveillés en cachette par deux matous bien plus futés qu’eux. Les deux chats-espions contre-attaquent en dispersant des pièges dans chaque pièce : patte à ressorts, lanceur de bac à litière, trappes ou carton anti-évasion : ils ont tout prévu ! Tout pour protéger le plus précieux trésor que renferme cette grande maison… Leur réserve de boîte à sardines !

Gautier Languereau (26 février 2020) – 40 pages – 14,95€

AVIS

Les chats, une obsession ? Peut-être, mais vu toutes les belles découvertes livresques qu’elle me permet de réaliser, je ne vais guère m’en plaindre !

Chats contre voleurs fut ainsi une excellente et désopilante lecture, cet album étant un petit concentré d’humour et de drôlerie. Enfin pour les lecteurs, pas pour les trois voleurs qui en voulant dépouiller une grande maison de ses biens les plus précieux, se retrouvent face à bien plus forts qu’eux : deux chats.

Mais attention, pas des chats de salon dociles et doux, mais des chats malins et facétieux bien décidés à recevoir comme il se doit les trois malfrats. Et je peux vous dire que l’accueil est grandiose et d’une ingéniosité sans nom. Rien ne pouvait préparer les trois voleurs, dignes des frères Dalton, aux pièges qui les attendent. Qui a dit qu’une litière ne pouvait avoir qu’une utilité ? Pas nos deux chats, assurément.

En quelques pages, l’auteur a réussi à me faire rire et à me donner l’impression d’être dans une histoire à la Maman, j’ai raté l’avion. Et le fait que les gags et pièges soient cette fois issus de l’imagination de deux chats et non d’un enfant rend le tout encore plus drôle et savoureux. L’humour passe également par la mise en forme dynamique et pleine de peps qui donne l’impression de vivre l’aventure de l’intérieur ou d’assister à une bonne séance de cinéma. La mise en page met également en valeur les différentes actions des voleurs et des chats, nous offrant ainsi une rencontre au sommet à ne manquer sous aucun prétexte !

En bref, voici un album parfait pour une lecture familiale drôle et divertissante qui devrait plaire aussi bien aux amateurs de chats qu’aux lecteurs appréciant les histoires dans lesquelles les méchants reçoivent une inattendue et amusante correction. Tel est pris qui croyait prendre… en voilà une expression qui résume à merveille cet album que, vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement.

La police des fleurs, des arbres et des forêts, Romain Puértolas

Couverture La Police des fleurs, des arbres et des forêts

Une fleur que tout le monde recherche pourrait être la clef du mystère qui s’est emparé du petit village de P. durant la canicule de l’été 1961.
Insolite et surprenante, cette enquête littéraire jubilatoire de Romain Puertolas déjoue tous les codes.

Albin Michel (2 octobre 2019) – 352 pages – Broché (19€) – Ebook (7,49€)

AVIS

Lu il y a plusieurs mois, ce n’est que maintenant que je prends le temps de vous parler de ce roman qui m’a fait forte impression puisque malgré la centaine de livres lus depuis, j’en garde un excellent souvenir !

Si de tête, je serais bien incapable de me rappeler le nom de chaque protagoniste, ce dont je me souviens, en revanche, c’est de l’humour truculent de l’auteur qui m’a bien souvent fait rire aux éclats. L’auteur joue et déjoue les codes des romans policiers tout en se délectant du décalage entre les grandes villes et les campagnes, tout ça dans le contexte du début des années 60. C’est original, frais et savoureux !

D’une plume vivace et bourrée d’allégresse, l’auteur nous conte ainsi l’histoire d’un jeune policier des villes, qui devient policier des champs. Entre les quiproquos, les échanges surréalistes, les villageois, un garde champêtre de bonne volonté, mais pas vraiment taillé pour une affaire de meurtre… le pauvre citadin a de quoi en perdre son latin ! J’ai adoré ce choc des cultures entre le policier et les villageois qui vivent les mêmes événements, mais qui ne réagissent pas, mais alors pas du tout, de la même manière. À cela s’ajoute des échanges épistolaires plus que savoureux entre, entre autres, notre policier, qui a l’impression d’être tombé chez les fous, et Madame la Procureure de la République qui se veut conciliante…

C’est simple, rien qu’en écrivant ces quelques lignes, j’ai le sourire aux lèvres et la bonne humeur qui me gagne. L’enquête de police en soi n’est pas inintéressante, mais c’est, pour ma part, le ton du livre qui m’a conquise et qui fait tout le charme de ce roman. Il n’y a pas à dire, l’auteur n’a pas besoin de verser dans le feel good pour faire du bien à ses lecteurs et les faire sourire, voire, si comme moi vous êtes sensible à son humour, les faire rire sans retenue. Mieux vaut donc le savoir et lire ce roman à l’abri des regards, sauf à vouloir attirer sur vous quelques regards interrogatifs.

Autre point que j’ai apprécié après avoir pris le temps du recul : la mise en garde très théâtrale en début de livre. Il nous est ainsi expliqué que le roman va nous surprendre par sa révélation. Or, les indices donnés par l’auteur sont tellement gros qu’on découvre assez vite le pot aux roses. Je me suis donc demandé si Romain Puértolas avait présumé de ses capacités à surprendre son lectorat amateur de romans policiers ou si cet avertissement n’était pas une nouvelle preuve de sa capacité à se jouer de ses lecteurs… pour leur plus grand plaisir. N’étant pas dans les confidences de l’auteur, je ne saurais répondre avec certitude à la question, mais si vous avez lu le roman, je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez.

Ma chronique sera bien plus courte que d’habitude autant pour cause de mémoire défaillante que la conviction que La police des fleurs, des arbres et des forêts est un roman qu’il vaut mieux découvrir par soi-même sous peine de passer à côté de ce qui en fait tout le charme. Mais ce qui est certain, en revanche, c’est que si vous avez envie d’une enquête champêtre truculente et divertissante à souhait, vous avez trouvé votre prochaine lecture !

Une fille comme elle, Marc Levy

Couverture Une fille comme elle

New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres… Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage. Entrez au N°12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new-yorkaises !

Robert Laffont/Versilio; 01 édition (18 mai 2018) – 384 pages

AVIS

Connaissant peu l’auteur, je serais bien incapable de vous dire si ce roman entre dans la veine de ce qu’il a l’habitude d’écrire, mais je peux néanmoins vous dire que j’ai été très agréablement surprise par cette histoire que j’ai trouvé divertissante à souhait et pleine d’humour. C’est d’ailleurs l’humour qui m’a le plus séduite ayant éclaté de rire à deux ou trois reprises. Marc Levy, comique ? Peut-être pas, mais l’auteur a fait preuve dans ce roman d’un humour pince-sans-rire auquel je suis extrêmement sensible sans oublier différents comiques de situation qui ne m’ont pas laissée indifférente.

On découvre ainsi la vie dans un immeuble cossu de New York avec son ascenseur d’époque qui fait toute sa splendeur, ses deux liftiers, dont Deepak que l’on suit plus particulièrement, et ses habitants hauts en couleur et plus ou moins sympathiques. À première vue, ces derniers sont tous très attachés à Deepak, un homme de confiance, droit et d’une fiabilité exemplaire qui, en plus de s’occuper de l’ascenseur d’une main de maître et avec un savoir-faire d’orfèvre, leur rend des menus services. Il suffira pourtant d’un incident, et de l’initiative d’un gestionnaire bien trop content de profiter de l’aubaine, pour que soit votée l’automatisation de l’ascenseur. Mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette décision et certains sont prêts à se battre dans l’ombre pour que Deepak et son collègue gardent leur poste ! Après tout, au fil des années, Deepak n’est-il pas devenu un peu l’âme de cet immeuble dont le charme réside bien plus dans son ascenseur, symbole d’une autre époque, que dans son architecture ?

J’ai adoré le jeu de l’auteur autour des relations humaines, parce que si Deepak s’est fixé des règles strictes quant à la vie privée des habitants, cela ne l’empêche pas de prendre soin d’eux, de connaître les habitudes de chacun, de veiller à leur confort et à leur sécurité. Il m’a ainsi parfois donné l’impression d’être leur nounou ou un ange gardien bienveillant et d’une discrétion absolue. Il a d’ailleurs développé des liens forts avec certains habitants comme Chloé, une jeune femme en fauteuil roulant qui fait montre d’un certain sens de la répartie. Chloé apprécie les petites attentions de Deepak, et notamment la manière dont il veille à ne pas l’infantiliser en raison de son handicap, mais on sent qu’elle est surtout attachée à Deepak en tant qu’homme. Un homme bienveillant, gentil et d’une conscience professionnelle absolue.

Si j’ai adoré ces deux personnages et leur relation pleine de pudeur, j’ai également apprécié la femme de Deepak, une personne de caractère, et son neveu, Sanji, tout droit venu d’Inde en quête d’investisseurs pour un projet de grande ampleur. Lali, ayant dû fuir l’Inde pour vivre son histoire d’amour avec Deepak sans risque, a perdu contact avec sa famille. Elle accueille donc avec plaisir ce neveu qu’elle ne connaît pas et se méprend quelque peu sur ce qu’il vient faire à New York. Elle le pense sans le sou, il est richissime… De là, va naître une série de malentendus et de quiproquos qui ne manqueront pas d’amuser les lecteurs et de faire vivre des péripéties inattendues au pauvre Sanji, bien incapable de rétablir la vérité. Il faut dire que pour faire plaisir à sa tante et revoir Chloé rencontrée brièvement, il va accepter de jouer un rôle pour lequel il ne semble pas forcément le mieux taillé… Mais que ne ferait-on pas par amour ?

Sanji, à l’image de son oncle par alliance, est un homme d’une droiture exemplaire, un trait de caractère qui va bien souvent rendre chèvre son ami Sam. Mais cela le rend particulièrement attachant et attendrissant. Il y a ainsi une sorte d’anachronisme entre sa personnalité et les temps actuels, surtout dans une grande ville comme New York, cosmopolite par nature, méfiante par essence. Une dure réalité que Sanji va percevoir quand il se fera bien promptement accusé du vol d’un collier. Être indien dans un immeuble occupé par des blancs étant, apparemment, un motif de suspicion, a fortiori quand les gens vous pensent pauvres

L’auteur nous offre ici une comédie truculente, mais il aborde également des thèmes plus sérieux, de manière subtile et toujours en les incorporant avec naturel à son récit : le handicap et la manière dont les autres peuvent le percevoir, le travail de reconstruction, le racisme et les préjugés, le système de caste en Inde, l’importance des liens sociaux à une époque où ils sont bien souvent sacrifiés sur l’autel de la rentabilité… Il est également question d’amour que ce soit celui d’un homme qui, par sens du devoir, s’est trop longtemps oublié, d’un couple inébranlable qui a dû fuir pour s’aimer sans jamais se retourner, ou d’une jeune femme et d’un homme que rien ne destinait à se rencontrer, si ce ne sont les facéties du destin. Et pour les allergiques aux bons sentiments, soyez rassurés, l’auteur nous évite l’écueil de la mièvrerie, préférant jouer sur l’humour et les répliques qui font mouche.

Amusant et touchant, ce roman n’a qu’un défaut, se terminer trop vite, car il s’est avéré bien difficile de quitter cet immeuble et de dire au revoir à des personnages qui, pour certains, se sont révélés tellement attachants que j’aurais adoré les avoir pour voisins. Je suis donc ravie de m’être laissée tenter par ce roman qui se lit rapidement, l’auteur possédant un style aussi fluide que pétillant qui rend la lecture délicieusement addictive et immersive.

En conclusion, Une fille comme elle fut une lecture divertissante qui m’a très agréablement surprise. D’une plume fluide et agréable, l’auteur nous plonge dans la vie d’un immeuble new-yorkais dont le charme réside bien plus dans la personnalité de ses habitants et de son liftier de jour que dans son architecture. Amusant et très humain, voici un roman que je vous recommande si vous avez envie d’une lecture entraînante et sans prise de tête qui vous offrira quelques éclats de rire et de jolis moments d’amitié et de tendresse.

Throwback Thursday Livresque #187 : une lecture qui vous fait sourire

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour le thème de la semaine, un livre qui vous fait sourire, j’ai tout de suite pensé à tous ces livres mettant en scène les petits travers et adorables manies des chats, mais j’ai décidé de vous parler d’un autre animal. Et mon choix s’est porté sur un renard qui, malgré ses efforts pour croquer de la poule, se révèle juste adorable.

Couverture Le grand méchant renard

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des œufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel…

Les péripéties de ce grand méchant renard, qui n’en porte que le nom, ne devraient pas manquer de vous faire sourire et de vous mettre du baume au cœur. En plus d’être amusant et de vous envelopper dans une douce ambiance, ce livre fait partie de ces ouvrages doudous et universels qui peuvent être partagés et savourés par tous. À lire et relire, indéniablement !

Une adaptation cinématographique existe, mais je ne l’ai pas encore vue…

Et vous, connaissez-vous ce grand méchant renard ?
Avez-vous apprécié ses aventures ?