La Soupe aux cailloux du Père Noël, Lucie Brasseur

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Je remercie les éditions Yakabooks et plus particulièrement Lucie Brasseur, co-fondatrice de la maison d’édition et autrice, pour la découverte de La Soupe aux cailloux du Père Noël, et pour la dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un vieil homme affamé et épuisé passe le pont-levis de l’entrée du village des contes. Les habitants lui claquent la porte aux nez. Sur la place centrale, il rencontre le Loup qui se lamente. Compère Renard a décidé de lui tendre un piège. Ensemble, aidés par les habitants du village, ils vont concocter la plus délicieuse soupe qu’on n’ait jamais goûtée.

La Soupe aux cailloux est un conte traditionnel qui montre comment la débrouillardise, l’initiative et la coopération permettent de sortir de l’embarras. Il illustre le proverbe « Aide-toi et le ciel t’aidera. »Il est aussi connu sous les titres de La Soupe au clou, La Soupe de pierres… La première version connue de ce conte est collectée par Madame Dunoyer dans ses Lettres Historiques et Galantes (1720).

AVIS

Cela fait un petit moment que j’ai ce livre entre les mains, mais j’avais pris soin de le réserver pour le lire durant le Cold Winter Challenge. Une attente quelque peu frustrante, mais fort heureusement compensée par le plaisir que j’ai pris à découvrir ce conte qui véhicule de très belles valeurs.

Un vieil homme entre dans le village des contes. Affamé, il frappe aux portes, mais l’accueil des habitants est loin d’être chaleureux. Un Loup finit tout de même par lui adresser la parole et de fil en aiguille, le vieil homme en vient à faire mijoter une soupe. Mais pas n’importe quelle soupe, une soupe aux cailloux !

Cette soupe que les habitants du village lui avaient refusée, le vieil homme en fait un moyen de rassembler des créatures très différentes les unes des autres. Petit à petit, des êtres de conte qui, dans d’autres circonstances, ne se seraient jamais adressé la parole échangent et coopèrent afin de réaliser la plus délicieuse, crémeuse et savoureuse des soupes.

Adultes et enfants ne pourront qu’être émus devant l’esprit de coopération qui se crée progressivement entre les habitants, et ceci grâce à la débrouillardise d’un vieil homme d’abord rejeté avant d’être parfaitement accepté par la communauté. Il nous prouve avec brio qu’il ne faut pas baisser les bras devant l’adversité et qu’avec une touche d’audace et pas mal d’imagination, la soupe peut prendre ! Un message plein d’espoir relayé par un vieil homme qui a fait, fait et fera encore rêver de nombreux enfants…

La soupe aux cailloux du Père Noël est un conte classique avec son lot de créatures fantastiques et légendaires, mais Lucie Brasseur n’hésite pas à faire quelques clins d’œil à des pratiques qui sont, quant à elles, résolument modernes. Vous croiserez donc des Fées et des Farfadets adeptes de l’agriculture bio et locale qui se fournissent dans une Coop’. Une incursion du réel dans l’imaginaire assez amusante surtout pour les adultes.

Quant à la plume de l’autrice, fluide tout en demeurant accessible, elle se révèle plaisante même pour des adultes. Quelques mots nécessiteront probablement l’explication d’un adulte ou l’usage d’un dictionnaire pour les lecteurs les plus jeunes, mais j’apprécie que Lucie Brasseur ne simplifie pas son texte à outrance sous couvert de s’adresser à des enfants. À noter également que le récit n’est pas dénué d’humour à commencer par des personnages dont les noms prêtent à sourire : La Vieille-Sorcière-qui-Pue, Princesses enrhumées…

En plus d’un récit touchant et d’un protagoniste haut en couleur, le roman bénéficie d’un atout de taille et de charme : de nombreuses illustrations qui viennent enjoliver le récit et le rendre encore plus immersif. La simplicité et la douceur qui se dégagent des dessins d’Emmanuelle ne peuvent qu’enchanter petits et grands lecteurs. On a ainsi un peu l’impression de retrouver son âme d’enfant quand on est un adulte et de vivre un conté éveillé quand on est un enfant.

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Au-delà des illustrations, un véritable travail d’édition a été effectué afin de rendre l’ouvrage accessible aux jeunes lecteurs : mise en gras des dialogues pour les distinguer de la narration, explications sur certains éléments du conte, et quiz afin de s’assurer que les enfants se soient pleinement appropriés leur lecture. Des petits bonus qui devraient plaire aux enfants et leur permettre d’échanger que ce soit avec un adulte ou des amis/camarades.

En conclusion, La Soupe aux cailloux du Père Noël est un conte tout doux qui véhicule de belles valeurs. Agrémenté de nombreuses illustrations, il fait incontestablement partie de ces récits qui rassemblent petits et grands lecteurs pour un instant de lecture simple, mais empli d’émotions. A déguster au coin du feu avec une tasse de chocolat ou de thé bien chaude pour réchauffer le corps en plus de l’esprit.

Lecture que je recommande sans hésiter pour Noël surtout si l’on considère son prix tout doux de 2 euros sans oublier la gratuité des frais de port jusqu’à la fin de l’année.

Retrouvez le livre sur le site des éditions Yakabooks.

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Le rêve de Chat Taigne, Colline Hoarau

Le rêve de Chat Taigne

Je remercie Évidence éditions et Colline Hoarau pour la découverte de ce joli livre jeunesse.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Chat Taigne est le compagnon quotidien de Clémentine. Heureusement qu’il est là lorsque Colin, le marin, s’en va de par les océans. Il a un rêve secret, en voyant chaque jour, les enfants passer devant la fenêtre. Les accompagner vers l’école…

48 pages – Format papier (13€) – Epub (2.99€) – Collection Farfadet

Adapté aux lecteurs dyslexiques

AVIS

Ceux qui me suivent régulièrement sur le blog savent à quel point j’aime les chats. Ils ne seront donc pas étonnés si je leur dis avoir complètement craqué devant la couverture, le titre, le résumé et le contenu de ce livre qui devrait plaire à un large public…

Si vous faites partie de ceux qui estiment qu’un chat ne pense qu’à dormir et à manger, Chat Taigne va vous prouver le contraire. Très attachant, rêveur et ayant de la suite dans les idées, ce petit chat que l’on a immédiatement envie d’assaillir de caresses a un rêve ! Non, il ne s’agit pas d’avoir une gamelle qui se remplit automatiquement de ses mets favoris, son rêve est bien plus inattendu si ce n’est cocasse : il rêve d’aller à l’école. Y arrivera-t-il ? C’est une chose que je vous laisserai bien entendu découvrir par vous-même.

Mais ce que je peux d’ores et déjà vous dire, c’est que l’on prend grand plaisir à découvrir Chat Taigne, l’origine de son prénom inhabituel, ses habitudes, sa grande curiosité, son intelligence, sa gentillesse et sa relation touchante avec son adoptante, Clémentine. Cette dernière a vécu quelque chose de difficile, mais elle a su garder le sourire et aller de l’avant grâce, entre autres, à son adorable compagnon à quatre pattes.

Entouré de la présence aimante de Clémentine, Chat Taigne va également découvrir un sentiment nouveau : l’amour avec un grand A. C’est ainsi que rentrera dans sa vie, une gentille et belle minette du nom amusant de Chatte Touille. Difficile de ne pas craquer devant la relation naissante entre ces deux poilus qui se révèlent tous les deux très attachants.

En plus de divertir les enfants, Le rêve de Chat Taigne présente également l’avantage de questionner leur relation à l’école. Les enfants devraient être surpris puis inspirés par ce petit minet qui leur montre toutes les joies que l’école peut leur apporter et toutes les choses qu’ils peuvent y apprendre. Ce n’est bien sûr pas la solution miracle pour faire apprécier l’école aux plus récalcitrants des enfants, mais l’histoire de ce chat curieux qui rêve d’école leur donne une image valorisante de cet endroit au sein duquel ils passent finalement beaucoup de temps…

Quant au style de l’autrice, je l’ai trouvé très agréable même pour les adultes. Tout en restant simple pour être accessible aux jeunes lecteurs Colline Hoarau joue avec les mots, le rythme des phrases et n’hésite pas à faire preuve d’humour. Il en résulte une histoire amusante et toute douce que l’on prend plaisir à lire et ceci, quel que soit son âge.

Enfin, on ne peut pas parler du rêve de Chat Taigne sans évoquer ses illustrations qui viennent enjoliver une histoire déjà très belle. Je ne sais pas vous, mais pour ma part, je craque complètement devant ces beaux personnages à quatre pattes. Grâce à des couleurs pastel d’une grande douceur et un coup de crayon simple auquel les enfants pourront facilement s’identifier, l’illustrateur facilite sans aucun doute leur immersion dans le récit.

 

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En bref, Colline Hoarau nous offre une jolie histoire qui devrait enchanter les jeunes lecteurs et les lecteurs plus âgés ayant gardé une âme d’enfant. Colorées et mignonnes à souhait, les illustrations de Ben Renaut, qui soulignent à merveille la douceur de l’histoire de Chat Taigne, devraient, quant à elles, rendre l’expérience de lecture encore plus immersive et agréable. À lire et à relire avec toujours autant de plaisir…

Et vous, envie de découvrir Le rêve de Chat Taigne ?

Des voisins… d’enfer, Hélène Duc

Des voisins... d'enfer

Je remercie Évidence Éditions pour m’avoir permis de découvrir Des voisins… d’Enfer d‘Hélène Duc.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Salut, je m’appelle Lukas Jenkle, j’ai treize ans et, cette nuit, je vais vivre l’aventure la plus terrifiante de toute ma vie ! C’est sûrement le prix à payer, lorsqu’on habite à côté d’une vieille famille de sorciers, aux ancêtres réputés pour leur cruauté (les Báthory, ça vous dit quelque chose ?). Surtout quand ces dangereux voisins décident d’organiser une grande fête dans leur jardin pour célébrer le Sabbat de Lughnasadh avec tous leurs copains, as de la baguette magique ! Vacarme et nuit blanche assuré ! Mais cette fois, ça ne va pas se passer comme ça, râle mon père, furieux de ne pas pouvoir dormir. Cette fois-ci, ces enquiquineurs vont l’entendre ! Foi de Jenkle ! Et le voilà qui part se plaindre auprès des fêtards… à ses risques et périls car il ignore qu’une très mauvaise surprise l’attend à l’intérieur de la maison… Pauvre papa ! S’il avait su quel danger le guettait, il aurait vite fait demi-tour, croyez-moi !

Évidence Éditions (21 juillet 2018) – Broché 8€ (ebook disponible) – 80 pages

AVIS

Je connaissais Hélène Duc dans un registre plus adulte et ai donc été intriguée de la découvrir dans un roman jeunesse dont j’aime d’ailleurs beaucoup la couverture.

Lukas Jenkle, 13 ans, et ses parents habitent près d’une maison de sorciers, et pas n’importe lesquels : les descendants de la fameuse comtesse hongroise sanguinaire, Élisabeth Báthory ! Malgré la crainte que ceux-ci suscitent en eux, le jeune homme et son père, excédés par le boucan que font ces terrifiants voisins, décident d’aller les voir pour qu’ils cessent leur vacarme. La nuit est faite pour dormir pas pour faire la fête, Sabbat ou non ! Si le couple Báthory comprend parfaitement la demande de ses voisins, leur vieille tante, beaucoup moins… Commence alors pour Lukas une nuit qu’il n’est pas prêt d’oublier. 

Ce livre est destiné aux enfants à partir de 7 ans, mais laissez-moi vous dire que je me suis laissée embarquer dans cette histoire dès les premières lignes. Il faut dire que j’ai retrouvé la finesse et l’élégance qui caractérisent la plume de l’autrice. Je vous rassure, elle a tout de même veillé à adapter son style afin qu’il soit accessible aux jeunes lecteurs. Les enfants et les adultes devraient donc être enchantés par l’ambiance instaurée par l’autrice à travers un style aussi agréable qu’immersif.

Au-delà de la plume de l’autrice, le roman se lit rapidement grâce à son rythme : mené tambour battant, on ne voit pas défiler les pages. Les lecteurs, quel que soit leur âge, prendront donc plaisir à suivre le jeune Lukas dans ses (més)aventures. Témoin du sort peu enviable réservé à ses parents, il va, en effet, tout mettre en œuvre pour les sortir des griffes de la méchante tante Báthory. Sorcière à l’ancienne, elle ne porte pas les humains dans son cœur, et c’est un euphémisme. Devant ses plans machiavéliques, Lukas n’aura donc pas d’autre choix que se jeter courageusement dans la gueule du loup… Une témérité qui ne devrait pas laisser les lecteurs indifférents.

J’ai, pour ma part, beaucoup aimé ce personnage qui n’hésite pas à s’adresser directement aux lecteurs pour partager ses sentiments. C’est une démarche que j’apprécie quand elle est réalisée avec efficacité comme ici. Il en résulte une connivence quasi immédiate avec ce jeune homme dont j’ai fortement admiré la capacité à surmonter ses peurs.

En jouant sur la réputation sulfureuse des Báthory et sur l’image des sorcières telle qu’on la trouve dans les livres de contes, l’autrice réussit à créer un climat angoissant. Mais de nouveau, elle a su s’adapter aux enfants en offrant un bel équilibre entre action, magie, tension et solidarité. Le livre ne devrait donc pas terrifier les enfants, mais leur faire tout de même vivre quelques émotions fortes. Quant à la fin, je ne vous en dirai pas plus si ce n’est qu’elle conclut à merveille le récit.

En bref, un peu à la manière des livres Chair de poule, l’autrice invite les enfants à  frissonner, un peu, et à passer un moment de lecture envoûtant et prenant.  Des voisins… d’Enfer devrait donc enchanter les petits, mais aussi les grands lecteurs qui ont envie d’un récit empli de sorcellerie les faisant retomber, durant un instant, en enfance.

Et vous, envie de découvrir le livre ?
Retrouvez-le sur le site d’Évidence éditions.

La Princesse Pirate, Svetlana Mori

La Princesse Pirate

RÉSUMÉ

Il était une fois une petite fille qui rêvait de devenir pirate. Mais comme il s’agissait d’une princesse, ce n’était pas gagné d’avance! Par chance, elle pouvait compter sur son papa pour l’aider. La voilà partie à l’aventure! Mais ce qu’elle ne savait pas, c’est que ses ennuis ne faisaient que commencer…

  • Broché: 48 pages
  • Éditeur : lulu.com (26 août 2018)
  • Prix : 5.01€

AVIS

Aimant beaucoup le travail de Svetlana Mori, je n’ai pas hésité à accepter sa proposition de découvrir son tout premier livre jeunesse : La Princesse Pirate. Avec un tel titre et une aussi belle couverture, il aurait été d’ailleurs difficile d’apporter une réponse différente à cette adorable proposition.

Les histoires de pirates m’ont toujours plu même si depuis que je suis adulte, j’ai plutôt tendance à privilégier les BD sur ce thème. Mais ce qui est certain, c’est que l’univers de la piraterie est somme toute plutôt masculin. J’ai donc apprécié cette bouffée d’air frais apportée par Svetlana Mori qui nous offre un récit ne mettant pas en avant un pirate sanguinaire, mais une princesse !

Et pas n’importe quelle princesse : la seule de tous les livres que j’aie pu lire qui se rêve en femme pirate. Ce que ses parents ont d’abord pris pour la lubie d’une fillette de six ans se transformera en un plan de carrière dont elle ne déviera jamais, même en grandissant. C’est donc tout naturellement qu’âgée de ses seize ans, elle décide de se lancer dans le grand bain…

Mais la princesse va vite découvrir qu’on ne devient pas pirate par ce qu’on le décide, mais que c’est une position qu’il faut obtenir en travaillant dur et en faisant ses preuves. Ni une ni deux, forte de cette leçon de vie, ou plutôt de piraterie, elle se lancera à corps perdu pour atteindre ce statut de pirate tant désiré. Et pour ce faire, elle pourra compter sur ce qui fait son charme : de la détermination à toute épreuve, une volonté de fer, de la débrouillardise, une capacité innée à l’action et à la prise de décision, du courage (beaucoup de courage)… Non, à n’en pas douter, notre héroïne a dans son sang bien plus d’ADN de pirate que de jolie princesse qui passe sa vie à se prélasser.

Le récit est mené tambour battant et ne manque pas d’action, il devrait donc ravir les enfants d’autant que les phrases sont joliment structurées tout en étant simples d’accès.  Mais Svetlana nous offre un récit dont l’intérêt ne se résume pas à son rythme et au charme de son héroïne. Il se révèle bien plus riche que cela et, d’une certaine manière, assez novateur pour ce genre d’histoires/contes :

  • Le monde des pirates est abordé par le prisme d’une enfant/jeune femme indépendante et déterminée. Malgré les obstacles qui se présentent à elle, beaucoup liés à son statut de princesse, elle fera tout pour atteindre son rêve si peu conventionnel. C’est une jolie leçon de courage qui devrait plaire autant aux enfants qu’aux adultes.
  • Pour une fois, ce n’est pas une personne ayant un statut social peu enviable qui rêve de gloire et de richesse, mais une personne au statut fort enviable qui décide de faire un métier à la réputation sulfureuse.
  • Les parents ne se positionnent pas en empêcheurs de tourner en rond, mais soutiennent de manière inconditionnelle leur enfant alors même qu’ils n’approuvent pas son choix de vie. Ils laissent leur fille unique voler de ses propres ailes tout en restant là pour elle en cas de besoin… Un comportement bienveillant que l’on aimerait retrouver plus souvent.

Au-delà de ces aspects qui sont, pour moi, la vraie force de ce livre, vous retrouvez des éléments bien plus classiques, mais qui fonctionnent toujours très bien : de l’amitié et de l’amour. Je vous rassure, l’amour n’arrive pas dès les premières pages et il est simplement évoqué. Du coup, même une fille aussi peu romantique que moi, a trouvé cela mignon.

En résumé, La Princesse Pirate est une lecture jeunesse qui m’a enchantée par la fraîcheur qu’elle dégage. En mêlant les ingrédients classiques d’un récit de pirates et en apportant sa propre pierre à l’édifice, Svetlana Mori nous propose ici une histoire qui devrait enchanter petits et grands lecteurs ! Alors si vous aimez les récits de pirates et les héroïnes prêtent à se battre pour faire de leurs rêves une réalité, vous allez vous régaler.

Pour feuilleter ou acheter le livre, ça se passe sur Lulu ou sur Amazon.

 

Araminta Spookie, tome 2 : La Grotte de l’épée, Angie Sage

Couverture Araminta Spookie, tome 2 : La Grotte de l'épée

Ayant beaucoup aimé le tome 1 des aventures d’Araminta Spookie, je n’ai pas hésité à me procurer le tome 2.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Tante Tabby a abandonné le projet de vendre la maison et la famille a accueilli les anciens acheteurs potentiels : Wanda et ses parents, un peu sorciers sur les bords. Tout ce petit monde vit maintenant en parfaite harmonie. Cerise sur le gâteau : la maison est hantée par deux fantômes enfin débusqués par Araminta. Justement, bientôt c’est l’anniversaire de l’un d’entre eux, Messire Horace, une armure qui va avoir 500 ans ! Araminta et Wanda ont beaucoup d’idées pour fêter cet événement très spécial. Mais c’est sans compter sur le caca de chauves-souris à livrer, une grotte à explorer et les humeurs de tante Tabby à gérer ! Araminta ne sait plus où donner de la tête !

  • Relié : 176 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 années
  • Éditeur : Nathan (3 avril 2008)
  • Prix : 9.90€

AVIS

Quel plaisir de retrouver Araminta, une petite fille à la personnalité marquante, dans une nouvelle aventure dans laquelle elle va, aux côtés de sa meilleure amie Wanda, faire face à une situation périlleuse. Mais avant d’en arriver là, remontons le temps…

Araminta vit avec son oncle, sa tante, sa meilleure amie et ses parents, Messire Horace, une armure, et son fidèle page, même dans la mort, Edmond. Or, Messire Horace se montre d’humeur maussade… Est-ce que c’est son anniversaire, l’armure allant bientôt fêter ses 500 ans, qui le met dans cet état ? Peu importe, car Araminta et Wanda semblent bien décidées à fêter dignement cet événement, on n’a pas tous les jours 500 ans ! Et pour ce faire, elles ont trouvé le cadeau idéal. Mais avant de mettre la main dessus, il leur faudra exécuter le plan élaboré par Araminta…

Et voici le début des ennuis et d’une épreuve qui ne manquera pas de soulever quelques vagues d’inquiétude chez les lecteurs. J’ai, pour ma part, eu très peur pour les deux jeunes filles même si vu la cible du livre, je me doutais bien que l’issue ne serait pas dramatique. Il n’empêche, la tension est bien présente et les descriptions assez vivantes et réalistes pour nous faire ressentir tout le danger de la situation. Les amies vont donc se faire une belle frayeur en voulant faire plaisir à Horace, mais elles vont également découvrir indirectement une information importante sur leur ami et sur Edmond.

Le jeune page qu’Araminta ne tient pas spécifiquement en grande estime se révélera ici plein de noblesse que ce soit dans l’aide qu’il apportera aux deux jeunes filles dans le présent ou en raison d’un pan de son passé que l’on découvre. Une révélation riche en émotions qui me donne très envie d’en apprendre un peu plus sur lui et sur Messire Horace. Peut-être dans les prochains tomes ?

Comme dans le premier tome, j’ai adoré l’humour présent du début à la fin de l’aventure même si cet épisode m’a semblé un peu plus sombre que le précédent. Araminta, quant à elle, se montre toujours aussi drôle, téméraire et plein de verve. J’ai, en revanche, un peu moins accroché à la meilleure amie qui est un peu trop peureuse et geignarde à mon goût. Mais le duo fonctionne bien et les échanges entre les deux amies font mouche à chaque fois.

Avec son format en relié et ses illustrations en noir et blanc, l’objet-livre est superbe et très agréable à prendre en main. Le coup de crayon du dessinateur se veut simple, mais il y a un vrai travail réalisé sur les expressions, ce qui nous permet de parfaitement ressentir les émotions des personnages. Ces illustrations, en plus de flatter l’œil, devraient également faciliter la lecture des plus jeunes, et leur permettre de se plonger avec délectation dans ce récit qui ne manque pas de tension et de rebondissements.

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En conclusion, ce deuxième tome m’a un peu moins séduite que le premier, car il se révèle peut-être un peu plus sombre, mais il conserve néanmoins ce qui fait le charme de la série : de l’humour à profusion, de l’action, du suspense, de chouettes illustrations, des personnages hauts en couleur… Petits ou grands lecteurs, n’hésitez pas à vous laisser tenter par cette série que l’on pourrait qualifier de familiale.

Pour en apprendre plus sur cette série, rendez-vous sur le site des éditions Nathan.

Rencontre avec Vercingétorix, Julien Moca (auteur), Julien Bringer-Deik (illustrateur)

Rencontre avec Vercingétorix, De Borée

Je remercie les éditions De borée pour m’avoir permis de découvrir Rencontre avec Vercingétorix.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Cerise et Robin, au fil de leurs aventures, découvrent l’histoire de Vercingétorix, grand chef de guerre gaulois qui affronta Jules César et ses puissantes armées.

  • Album: 30 pages
  • Tranche d’âges: 6 années et plus
  • Éditeur : De Borée jeunesse (31 mai 2018)
  • Collection : Les petits détectives de l’histoire
  • Prix : 12.90 €

AVIS

Quand j’ai vu Rencontre avec Vercingétorix sur le catalogue des éditions De Borée, j’ai tout de suite eu envie de lire le livre adorant les ouvrages qui affichent, comme ici, l’objectif ambitieux de mettre l’Histoire à la portée des enfants. Et c’est exactement ce qu’offre ici ce magnifique album qui prouve qu’on peut raconter le passé en le rendant accessible, intéressant et attrayant.

Cerise et Robin découvrent avec enthousiasme la vie de Vercingétorix d’abord grâce à leur père puis par l’intermédiaire d’un rêve intense qui les conduira vingt-deux siècles en arrière. Sur place, ils feront la rencontre de Diatorix, le neveu de Vercingétorix. Le jeune garçon, en fervent supporter de son oncle, sera alors ravi de leur conter l’histoire de ce grand guerrier et fin stratège…

L’histoire est intéressante, Vercingétorix étant un personnage fascinant, mais ce qui fait la force de cet album, c’est la manière très ludique et attrayante avec laquelle l’Histoire est mise à la portée des enfants. Quand on ouvre l’album, on ne peut qu’être frappé par la place donnée à l’aspect visuel avec de grandes illustrations qui attirent tout de suite le regard.

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On découvre donc d’abord ces magnifiques images qui enchanteront petits et grands, puis on lit avec avidité le texte. Cette importance de l’image me semble primordiale dans un album destiné à des enfants même si en tant qu’adulte, je suis loin d’être insensible à la démarche. Julien Bringer-Deik est un habitué des albums jeunesse et ça se sent dans sa volonté d’offrir des dessins aux couleurs vives et éclatantes, des traits doux et expressifs permettant de saisir les émotions des personnages en un regard, une gestuelle précise qui guide la lecture…

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Ces illustrations facilitent grandement l’immersion dans le récit de Julien Moca qui, par sa manière de conter l’histoire de Vercingétorix à travers un vocable simple, mais précis, la rend accessible à tous les lecteurs. Les informations données sont, en outre, claires tout en restant très synthétiques, ce qui facile la compréhension des plus jeunes et permet de garder leur attention. Je suis admirative du travail de l’auteur qui a su en peu de pages et peu de lignes restituer les grandes étapes de la vie d’un personnage historique complexe. En tant qu’adulte, vous ne devriez pas faire de grandes découvertes, bien que le rappel de certains faits est toujours appréciable, mais vous ne devriez pas non plus vous ennuyer. À noter également que l’auteur a eu la très bonne idée d’aborder l’histoire à travers trois enfants, Cerise, Robin et Diatorix, ce qui permettra aux jeunes lecteurs de s’identifier et donc de se projeter plus facilement dans le récit. 

Les nouvelles connaissances se fixant bien plus facilement si l’on fait participer l’apprenant, l’album contient un quizz. Les enfants pourront donc se tester d’autant que l’aspect ludique des questions devrait les séduire. Quant aux adultes, c’est un moyen ludique de vérifier que l’histoire a bien été comprise par les enfants ou s’il est nécessaire de reprendre certains passage. À la suite de ce premier quizz, sont proposés un point sur Les batailles de Gergovie et d’Alésia, la capture de Vercingétorix par les Romains ainsi qu’une carte pour s’aider à se repérer dans l’espace et le temps. De nouvelles connaissances qui donneront lieu à un second petit quizz. En d’autres mots, les enfants pourront découvrir l’histoire de Vercingétorix en s’amusant et en participant activement.

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En conclusion, parler aux enfants d’un personnage aussi emblématique que Vercingétorix par le biais d’un album jeunesse me semble être un choix des plus judicieux. À travers un texte accessible, de jeunes personnages auxquels les enfants pourront s’identifier sans peine et des illustrations colorées et tout en rondeur, le duo auteur/illustrateur devrait séduire les jeunes lecteurs tout comme les adultes d’ailleurs. Un joli album donc à lire seul ou en famille pour concilier plaisir de lire et plaisir d’apprendre.

Si vous avez envie de découvrir d’autres illustrations de Julien Bringer-Deik, n’hésitez pas à consulter son site Internet, cet illustrateur ayant déjà quelques ouvrages à son actif.

Et vous, envie de découvrir Rencontre avec Vercingétorix ?

Throwback Thursday Livresque #98 : Écureuil

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Écureuil  (un livre pour lequel on a économisé, ou un personnage économe ou encore mettant en scène un écureuil, dans le texte ou sur la couverture. Dérivés acceptés : les noisettes)

Pour ce thème, j’ai tout de suite pensé à un album jeunesse que mes grands-parents m’avaient offert, et que je lisais très souvent : chante pinson.

L’hiver approche, l’Écureuil entasse chez lui ses dernières provisions… il a trop de travail pour jouer avec son ami le Pinson ! Mais que deviendra ce dernier lors de la saison froide ?

Chante Pinson

Pourquoi ce choix ?

Si je ne me souviens plus vraiment de l’histoire (je n’ai gardé en mémoire que quelques images et des émotions), depuis que je suis enfant, j’associe automatiquement le mot écureuil à la couverture de ce classique du Père Castor. C’est un des albums de la collection que j’emportais systématiquement avec moi quand je partais en vacances avec mes grands-parents.

Quand j’ai reçu le livre en cadeau, je savais déjà lire, mais j’aimais beaucoup que mes grands-parents m’en fassent la lecture. Je garde ainsi de magnifiques souvenirs de mon grand-père me le lisant tôt le matin à la plage, et de ma grand-mère me le lisant, quant à elle, le soir avant de dormir. J’aimais tellement cet album que mes grands-parents avaient fini par m’acheter une peluche en forme d’écureuil.

Et vous, connaissez-vous cet album ou la collection Père Castor ? Quel ouvrage auriez-vous choisi ?