Rencontre avec Vercingétorix, Julien Moca (auteur), Julien Bringer Deik (illustrateur)

Rencontre avec Vercingétorix, De Borée

Je remercie les éditions De borée pour m’avoir permis de découvrir Rencontre avec Vercingétorix.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Cerise et Robin, au fil de leurs aventures, découvrent l’histoire de Vercingétorix, grand chef de guerre gaulois qui affronta Jules César et ses puissantes armées.

  • Album: 30 pages
  • Tranche d’âges: 6 années et plus
  • Éditeur : De Borée jeunesse (31 mai 2018)
  • Collection : Les petits détectives de l’histoire
  • Prix : 12.90 €

AVIS

Quand j’ai vu Rencontre avec Vercingétorix sur le catalogue des éditions De Borée, j’ai tout de suite eu envie de lire le livre adorant les ouvrages qui affichent, comme ici, l’objectif ambitieux de mettre l’Histoire à la portée des enfants. Et c’est exactement ce qu’offre ici ce magnifique album qui prouve qu’on peut raconter le passé en le rendant accessible, intéressant et attrayant.

Cerise et Robin découvrent avec enthousiasme la vie de Vercingétorix d’abord grâce à leur père puis par l’intermédiaire d’un rêve intense qui les conduira vingt-deux siècles en arrière. Sur place, ils feront la rencontre de Diatorix, le neveu de Vercingétorix. Le jeune garçon, en fervent supporter de son oncle, sera alors ravi de leur conter l’histoire de ce grand guerrier et fin stratège…

L’histoire est intéressante, Vercingétorix étant un personnage fascinant, mais ce qui fait la force de cet album, c’est la manière très ludique et attrayante avec laquelle l’Histoire est mise à la portée des enfants. Quand on ouvre l’album, on ne peut qu’être frappé par la place donnée à l’aspect visuel avec de grandes illustrations qui attirent tout de suite le regard.

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On découvre donc d’abord ces magnifiques images qui enchanteront petits et grands, puis on lit avec avidité le texte. Cette importance de l’image me semble primordiale dans un album destiné à des enfants même si en tant qu’adulte, je suis loin d’être insensible à la démarche. Julien Bringer Deik est un habitué des albums jeunesse et ça se sent dans sa volonté d’offrir des dessins aux couleurs vives et éclatantes, des traits doux et expressifs permettant de saisir les émotions des personnages en un regard, une gestuelle précise qui guide la lecture…

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Ces illustrations facilitent grandement l’immersion dans le récit de Julien Moca qui, par sa manière de conter l’histoire de Vercingétorix à travers un vocable simple, mais précis, la rend accessible à tous les lecteurs. Les informations données sont, en outre, claires tout en restant très synthétiques, ce qui facile la compréhension des plus jeunes et permet de garder leur attention. Je suis admirative du travail de l’auteur qui a su en peu de pages et peu de lignes restituer les grandes étapes de la vie d’un personnage historique complexe. En tant qu’adulte, vous ne devriez pas faire de grandes découvertes, bien que le rappel de certains faits est toujours appréciable, mais vous ne devriez pas non plus vous ennuyer. À noter également que l’auteur a eu la très bonne idée d’aborder l’histoire à travers trois enfants, Cerise, Robin et Diatorix, ce qui permettra aux jeunes lecteurs de s’identifier et donc de se projeter plus facilement dans le récit. 

Les nouvelles connaissances se fixant bien plus facilement si l’on fait participer l’apprenant, l’album contient un quizz. Les enfants pourront donc se tester d’autant que l’aspect ludique des questions devrait les séduire. Quant aux adultes, c’est un moyen ludique de vérifier que l’histoire a bien été comprise par les enfants ou s’il est nécessaire de reprendre certains passage. À la suite de ce premier quizz, sont proposés un point sur Les batailles de Gergovie et d’Alésia, la capture de Vercingétorix par les Romains ainsi qu’une carte pour s’aider à se repérer dans l’espace et le temps. De nouvelles connaissances qui donneront lieu à un second petit quizz. En d’autres mots, les enfants pourront découvrir l’histoire de Vercingétorix en s’amusant et en participant activement.

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En conclusion, le choix de parler aux enfants d’un personnage aussi emblématique que Vercingétorix par le biais d’un album jeunesse me semble être un choix des plus judicieux. À travers un texte accessible, de jeunes personnages auxquels les enfants pourront s’identifier sans peine et des illustrations colorées et tout en rondeur, le duo auteur/illustrateur devrait séduire les jeunes lecteurs tout comme les adultes d’ailleurs. Un joli album donc à lire seul ou en famille pour concilier plaisir de lire et plaisir d’apprendre.

Si vous avez envie de découvrir d’autres illustrations de Julien Bringer Deik, n’hésitez pas à consulter son site Internet, cet illustrateur ayant déjà quelques ouvrages à son actif.

Et vous, envie de découvrir Rencontre avec Vercingétorix ?

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Throwback Thursday Livresque #98 : Écureuil

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Écureuil  (un livre pour lequel on a économisé, ou un personnage économe ou encore mettant en scène un écureuil, dans le texte ou sur la couverture. Dérivés acceptés : les noisettes)

Pour ce thème, j’ai tout de suite pensé à un album jeunesse que mes grands-parents m’avaient offert, et que je lisais très souvent : chante pinson.

L’hiver approche, l’Écureuil entasse chez lui ses dernières provisions… il a trop de travail pour jouer avec son ami le Pinson ! Mais que deviendra ce dernier lors de la saison froide ?

Chante Pinson

Pourquoi ce choix ?

Si je ne me souviens plus vraiment de l’histoire (je n’ai gardé en mémoire que quelques images et des émotions), depuis que je suis enfant, j’associe automatiquement le mot écureuil à la couverture de ce classique du Père Castor. C’est un des albums de la collection que j’emportais systématiquement avec moi quand je partais en vacances avec mes grands-parents.

Quand j’ai reçu le livre en cadeau, je savais déjà lire, mais j’aimais beaucoup que mes grands-parents m’en fassent la lecture. Je garde ainsi de magnifiques souvenirs de mon grand-père me le lisant tôt le matin à la plage, et de ma grand-mère me le lisant, quant à elle, le soir avant de dormir. J’aimais tellement cet album que mes grands-parents avaient fini par m’acheter une peluche en forme d’écureuil.

Et vous, connaissez-vous cet album ou la collection Père Castor ? Quel ouvrage auriez-vous choisi ?

Gazoline et Grenadine, Jean-Loup Craipeau

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Je remercie les éditions Yakabooks pour m’avoir permis de découvrir Gazoline et Grenadine de Jean-Loup Craipeau. Pour rappel, Yakabooks, c’est cette maison d’édition qui, dans l’optique de mettre la lecture et la culture à la portée de tous, propose des livres au prix unique de 2€.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Limaunade et ses parents viennent d’emménager impasse du Rat-Sec avec pour voisines les sœurs Gazoline et Grenadine, deux sorcières vraiment pas ordinaires. À cheval sur l’aspirâleur, la version moderne du balai de sorcière, elles tenteront ensemble de déjouer les plans du promoteur Le Luisant, bien décidé à raser leurs maisons. Parviendront -elles à sauver leur quartier des bulldozers ?

AVIS

Quand j’ai vu cette couverture avec ces deux mamies/sorcières autour d’un étrange aspirateur, je n’ai eu qu’une envie, découvrir leur histoire. Une envie qui a été plus que comblée par ce petit livre jeunesse qui m’a amusée du début à la fin. C’est simple, Gazoline et Genadine, c’est un concentré de bonne humeur, de sourires et de rires !

À la lecture du résumé, on pense se lancer dans une banale histoire pour les enfants quand on découvre un contenu qui devrait enchanter n’importe quel lecteur aimant jouer avec la langue française, l’auteur nous offrant ici moult calembours, jeux de mots rigolos et efficaces, prénoms hilarants, métaphores et comparaisons très drôles et complètement déjantées, dialogues décapants… On a même droit à une version très personnelle de célèbres comptines :

Une fourmi rouge
Qui bondit d’une courge,
Je la monte sur essieux,
Je lui regonfle ses pneus,
Ces vieux pneus me disent :
Râpe-nous la caisse,
Graisse-nous les fesses,
Ça fera deux vieux chaudrons
Tout ronds !

 

L’auteur s’en est donné à cœur joie et ça fonctionne à merveille. J’ai eu le sourire aux lèvres durant toute ma lecture tellement Jean-Loup Craipeau a su m’amuser et me divertir au-delà de mes espérances. L’humour est donc bien au rendez-vous, et si c’est pour moi la pièce maîtresse de ce roman, cela ne signifie pas que l’auteur a pour autant négligé son intrigue qui s’est révélée des plus intéressantes.

Nous faisons ainsi la connaissance d’une jeune fille du nom de Limaunade qui découvre son nouveau quartier, ses parents venant d’acheter pour une bouchée de pain une maison à deux vieilles dames, Gazoline et Grenadine, qui sont accessoirement ses nouvelles voisines. Mais elle va vite découvrir que sa nouvelle habitation ainsi que celle de ses voisines sont menacées par le promoteur Le Luisant, bien décidé à les raser. Voici le point de départ d’une histoire complètement loufoque dans laquelle Limaunade va s’associer aux deux mamies sorcières pour faire déguerpir le plus loin possible ce prometteur sans cœur.

Riche en action, le récit est mené tambour battant : les jeux de mots et les péripéties s’enchaînant rapidement au point de vous faire oublier le temps qui passe et les pages qui défilent. Fluide, amusante et plutôt imagée, la plume de l’auteur est accessible aux jeunes lecteurs tout en restant très agréable à découvrir pour les lecteurs plus âgés. Enfants et parents/adultes devraient donc passer un bon moment de lecture auprès de personnages hauts en couleur et aussi loufoques que leur prénom. Si j’ai apprécié tous les personnages, même le méchant qui joue à la perfection sa partition, je dois confesser une petite préférence pour Limaunade et Grenadine. Mais que voulez-vous, quand une limonade avec un « au » et sans bulle rencontre une grenadine sans colorant, cela ne peut que faire des étincelles.

Et puis force est de constater que l’auteur met bien en avant ce duo qui se révèle aussi complémentaire que déjanté, drôle et intrépide. En alliant la fougue d’une jeune fille un peu casse-cou à celle d’une sorcière mamie qui l’est tout autant, l’auteur nous offre sur un plateau un mélange étonnant et détonnant, presque autant que le décollage de l’aspirâleur, autre star de ce roman. Version moderne et bien plus amusante du balai des sorcières d’antan, ce moyen de locomotion offrira quelques moments de frayeur à notre duo. Mais chut, pour en savoir plus, il vous faudra vous plonger dans ce petit livre et découvrir cette amitié hors norme entre une fillette et deux mamies pas comme les autres.

Cerise sur le gâteau, des illustrations viennent donner encore plus de mordant à l’histoire. Signées Pierre Fouillet, elles contribuent au plaisir que vous prendrez à parcourir ce petit livre. Elles seront également un atout pour faciliter la lecture de l’ouvrage par les plus jeunes lecteurs, l’alliance images/mots formant un duo dont l’efficacité n’est plus à prouver.

À noter également que le roman, déjà publié dans les années 90, a subi une petite cure de jeunesse avec notamment des références aux nouvelles technologies. J’apprécie cette idée de faire évoluer une histoire afin de la dépoussiérer et de la rendre peut-être plus plaisante pour les jeunes lecteurs, mais j’aurais aimé que soit également proposée la première version. Pour ma part, une histoire de sorcière est intemporelle et n’a pas forcément besoin d’être mise au goût du jour pour me plaire. Mais c’est bien sûr là une question de goût, et puis je suis adulte et n’ai donc pas la même grille de lecture qu’un enfant qui sera probablement ravi de retrouver dans le roman des choses qu’il connaît.

En conclusion, derrière une histoire de sorcière qui devrait séduire les enfants, les adultes découvriront avec étonnement et, je n’en doute pas, enchantement, un délicieux récit dans lequel l’auteur se plaît à jouer avec la langue française, et avec talent, je vous prie. À lire et à relire à tout âge, chacun pouvant y trouver son bonheur !

Et vous envie de découvrir ce roman ?
Retrouvez-le sur le site des éditions Yakabooks au prix tout doux de 2€.

Mini-chroniques en pagaille #11 : Darkham Vale de Jack Lawrence (tome 1 à 5)

Mini-chroniques en pagaille

Mini-chroniques en pagaille

Découverte par hasard à la bibliothèque, je vous parle aujourd’hui des cinq tomes de la série Darkham Vale aux éditions Bamboo. A noter que cet article avait été rédigé il y a déjà plus d’un an et qu’il s’était perdu dans mes brouillons…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une ville peuplée de monstres, de fantômes, de revenants, de vampires. Une ville avec une réputation inquiétante. Vous entrez dans Darkham Vale, un endroit brumeux et froid, pour la plus grande joie de ceux qui aiment se faire peur.

Ryan et son père viennent d’hériter d’une vieille bicoque isolée, après le décès d’un oncle. « Et si elle était hantée ? » se met à imaginer cet adolescent rêveur Et pourtant, son sourire s’efface lentement quand il découvre que certains habitants de Darkham Vale l’observent d’un drôle d’air Les rues du village sont peuplées de gens étranges, qui revêtent une silhouette monstrueuse en s’éloignant dans l’ombre. Ryan s’en inquiète mais son père met cela sur le compte des événements familiaux récents : le divorce, le déménagement, l’héritage…

Et pourtant, Ryan n’est pas un enfant perturbé. Il se passe bel et bien des choses étranges dans les brumes qui enveloppent leur nouvelle maison…

Tome 1 : Le village hanté

Ryan et son père viennent d’emménager dans une vieille maison héritée à la mort d’un oncle. Le jeune homme se rend compte très vite que des choses étranges se passent dans leur nouvelle ville de résidence, Darkham Vale. Quand il tombe nez à nez avec un loup-garou, ses doutes sont levés : ce n’est pas son imagination fertile qui lui joue des tours, mais bien la ville qui abrite d’étranges créatures.

J’ai trouvé le point de départ de l’histoire plutôt commun, mais n’ayant pas d’attentes particulières pour cette série, cela ne m’a dérangée outre mesure. Le village hanté est un tome introductif qui permet à l’auteur de nous présenter les personnages principaux. L’histoire n’est donc pas forcément passionnante, mais se révèle suffisamment intéressante pour m’avoir donné envie de lire la suite. Je suis ainsi curieuse d’en apprendre plus sur Ryan et les raisons qui font de lui un être aussi important pour les différentes créatures qui peuplent cette histoire.

Tome 2 : la caverne au dragon

Nous retrouvons Ryan qui se fait à l’idée de vivre parmi les monstres, on peut même dire qu’il vit très bien le fait de savoir que des créatures de l’imaginaire comme des vampires existent bel et bien. Il ressort d’ailleurs du jeune homme une certaine naïveté, mais la réalité va néanmoins vite le rattraper : les monstres en ont après lui et n’hésitent pas à l’attaquer.

Dans ce tome, Ryan paraît encore un peu inconscient des menaces qui pèsent sur lui, mais on devine que la suite des événements va lui remettre un peu les pieds sur terre. Le duo Ryan et Troy fonctionne bien ; j’espère donc voir l’amitié des deux amis évoluer au fil des tomes et leurs liens de resserrer. Avec La caverne au dragon, on se rend compte que les monstres ne sont pas tous mauvais et que certains sont prêts à tous pour protéger notre jeune héros. J’ai également trouvé intéressant d’en apprendre un peu plus sur la mythologie de la ville qui n’a pas toujours été le repère de créatures sanguinaires, mais plutôt un havre de paix ouvert à tous. Un changement radical donc !

Tome 3 : Vampires et corbeaux

À mesure que l’on avance dans la série, l’histoire devient beaucoup plus sombre, chose que j’ai fortement appréciée. Les actions s’enchaînent également très vite donnant ainsi un rythme soutenu à la BD. Certaines questions obtiennent enfin des réponses, notamment sur la raison qui pousse autant de personnes à fonder de grands espoirs sur Ryan. La question est de savoir si le jeune homme, déjà affecté par un deuil, sera en mesure d’affronter le destin que Corvus, Monarque des corbeaux a prévu pour lui avant même sa naissance. Comme pour le tome précédent, la BD se termine de manière à donner envie aux lecteurs de lire très vite la suite. Une guerre se prépare et j’ai, pour ma part, très envie de la suivre.

Tome 4 : La prophétie

Les choses s’accélèrent et la bataille entre les « forces du bien » et « les forces du mal » est maintenant bien engagée. Le mystérieux Tarnas Kerith est bien déterminé à tuer Ryan qui ne lui est plus d’aucune utilité. Mais son principal objectif reste de délivrer son ignoble et très puissant maître Karlack. J’ai beaucoup aimé la révélation inattendue en fin de tome qui nous pousse à revoir l’histoire sous un angle nouveau. Elle apporte également un peu de profondeur à une histoire qui reste, somme toute, plutôt basique. Nous sommes dans une série jeunesse et on le ressent dans le manque de développement des protagonistes. À cet égard, j’avoue avoir été déçue de la faible participation de Ryan qui, pour le moment, se contente de subir les événements et de se faire constamment protégé. Mais il est vrai qu’il n’a jamais accepté la prophétie le concernant et ne s’est donc jamais considéré comme un héros.

Tome 5 : La lutte finale

Ce tome final fut très riche en rebondissements notamment en ce qui concerne cette histoire de prophétie. Je ne peux pas vous en parler sans prendre le risque de dévoiler une chose importante de l’intrigue, mais attendez-vous à quelques surprises ! J’ai, dans tous les cas, beaucoup apprécié les différentes révélations d’autant que je ne les attendais pas du tout. Ryan, quant à lui, se décide enfin à participer au combat contre Karlack en dépit des nouvelles informations apprises. Vous verrez que cela lui donne un côté héroïque qui lui avait, jusqu’à maintenant, fait défaut. En bref, la conclusion de cette série me convient tout à fait puisque l’auteur n’est pas tombé dans la facilité et a veillé à offrir une fin nuancée : pas de grand happy end, mais pas de tragédie non plus.


Pour conclure, si vous aimez les BD, les histoires de monstre, les prophéties, les héros malgré eux, et que le côté jeunesse ne vous gêne pas, je ne peux que vous inviter à donner sa chance à la série Darkham Vale. L’histoire et les illustrations devraient vous faire passer un moment de lecture agréable. N’hésitez donc pas à donner une chance à cette série d’autant qu’elle se lit très vite, un tome pouvant être parcouru en moins de vingt minutes.

Throwback Thursday Livresque #95 : Les joyaux cachés

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


 

Pour ce thème, j’ai eu envie de vous parler d’une jeune héroïne d’une série jeunesse : Rose.

Couverture Rose, tome 1 : Rose et la maison du magicien

Rose quitte son orphelinat pour travailler au service du célèbre magicien, Mr Fountain. Une drôle de vie commence : formules, potions, mais surtout, une maison dans laquelle il se passe des choses étranges. Un jour Rose réalise qu’elle n’est pas une petite fille comme les autres et qu’elle aussi, maîtrise la magie… Alors, quand des orphelins disparaissent mystérieusement Rose n’hésite pas à se servir de ses pouvoirs.

Pourquoi ce choix ?

Rose est une jeune orpheline qui va entrer au service d’un célèbre magicien. Mais alors qu’elle se croyait banale, elle va découvrir qu’elle recèle en elle une force qu’elle ne soupçonnait pas, que personne n’aurait pu soupçonner.

Je fais donc une interprétation un peu large du thème de Bettie en estimant que Rose est un peu le joyau caché de ce roman. Brute, elle peut sembler d’une grande banalité, mais initiée à la magie, elle devient une jeune fille à l’avenir prometteur et aux pouvoirs dont on a encore du mal à cerner les contours.

Pour en apprendre plus, je vous invite à découvrir ma chronique de Rose et la maison du magicien dont voici la conclusion :

En conclusion, si vous aimez les enquêtes et la magie, ce premier tome de la série Rose devrait vous enchanter. En plus d’une jeune héroïne courageuse qui apprend, petit à petit, à s’accepter, l’auteure nous offre une galerie de personnages hauts en couleur que vous devriez prendre plaisir à découvrir. Magie, amitié, acceptation de soi, mystère et une petite dose de frissons, voilà tout autant d’ingrédients qui ne vous offrent pas la recette d’une nouvelle potion, mais d’une lecture qui devrait enchanter petits et grands.

Et vous, connaissez-vous cette série ?

Qu’auriez-vous proposé comme livre ?

 

À la rescousse de Nathan et de son papa, Viviane

À la rescousse de Nathan et de son papa - (adapté aux lecteurs dyslexiques) ebook by Viviane

Je remercie Évidence éditions pour m’avoir permis de découvrir À la rescousse de Nathan et de son papa de Viviane, livre publié dans la collection Farfadet.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Lire en thème dont le thème du mois est Lire un livre avec un chat sur la couverture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nathan et son papa vivent paisiblement dans une maison à la campagne. Jusqu’au jour où le nouveau propriétaire et sa méchante fille viennent prendre possession des lieux. Alors que Nathan et son papa se préparent à déménager, les amis du petit garçon mettent sur pied un plan pour faire fuir les nouveaux locataires.

  • Date de sortie :  19 septembre 2018
  • NB page en version numérique : 32
  • Prix : 2.99€
  • Version papier : 8€

AVIS

Quand j’ai découvert ce livre et sa jolie couverture, j’ai tout de suite eu envie de le lire d’autant que destiné aux enfants à partir de 5 ans, j’étais certaine de le lire rapidement. Et puis ayant bien apprécié Une plume sur l’épaule, j’étais curieuse de découvrir un autre roman de l’autrice.

Nous faisons ici la connaissance d’un trio de joyeuses souris qui s’est mis en tête de raconter les (més)aventures de Nathan et de son papa dans le cadre d’un concours lancé par une maison d’édition. Un sacré défi pour ces souris qui le relèvent haut la main, je vous rassure.

Petit flash-back donc, avec comme toile de fond, un bouleversement dans la vie de Nathan et de son papa condamnés à quitter leur maison en Normandie au profit du fils de l’ancienne propriétaire, M. Richard. Un coup dur pour ces deux hommes, mais aussi pour toute la maisonnée constituée de trois souris et d’un chat nommé Picasso.

Laissant de côté le supposé antagonisme entre chats et souris, les quatre animaux décident de collaborer et de mettre en place un plan pour chasser les « importuns ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont de l’imagination et les relations nécessaires pour concrétiser leurs idées !

C’est donc avec amusement que l’on découvre M. Richard et sa fille se faire « malmener » par les petits êtres de la maison. On ne peut que trouver savoureux les tours que Picasso et ses amis jouent à ces méprisables personnages qui se révèlent particulièrement odieux, impolis et sans-gêne. Mais je vous rassure, cela reste finalement bon enfant et terriblement amusant, du moins, pour les lecteurs.

En plus de la solidarité entre les animaux plaisante à découvrir, j’ai trouvé très touchante la relation entre Nathan et son père. J’ai donc été ravie de voir que les animaux de la maison prenaient les choses en main afin que le père et le fils puissent continuer à vivre heureux dans leur maison. Pas de doute, ici, ce sont bien les animaux les héros !

Petit bonus fort appréciable, surtout pour un livre à destination des enfants, quelques illustrations de Béatrice Manis viennent égayer le livre et le rendre encore plus plaisant à lire. Le trait est simple, mais il dégage une douceur qui devrait séduire aussi bien les enfants que les adultes.

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A noter que le livre est adapté aux lecteurs dyslexiques ce qui se traduit par une police d’écriture spéciale. Une démarche que j’apprécie toujours beaucoup.

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En conclusion, si vous avez envie d’une petite histoire mignonne à souhait qui ne manque ni d’humour ni de mordant, À la rescousse de Nathan et de son papa devrait vous plaire. Destiné à un jeune public, ce livre pourra se lire seul ou en famille pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Et vous, avez-vous envie de découvrir À la rescousse de Nathan et de son papa ? Retrouvez le livre sur le site d’Évidence Éditions.

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Poséidon le terrible, Martine Laffon

 

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sur une île déserte, un vieillard raconte l’histoire du dieu Poséidon, roi des mers et des océans. De sa rivalité avec Athéna à ses terribles vengeances envers les humains qui l’ont trahi. Poséidon est le dieu protecteur des navigateurs, mais il peut aussi être redoutable… Voici son histoire…

  • Poche: 130 pages
  • Éditeur : Flammarion jeunesse (8 mars 2017)
  • Prix : 5,90

AVIS

Appréciant la mythologie grecque et la littérature jeunesse, je ne pouvais qu’être intéressée par Poséidon le terrible d’autant que la couverture est tout simplement sublime. Le fait que le livre possède également un jeu de cartes à détacher ne pouvait que finir de me convaincre de craquer pour cette petite lecture jeunesse que j’ai juste adorée.

L’autrice nous propose de nous joindre aux marins venus écouter Noétios raconter sa rencontre avec le grand Poséidon. Ainsi, chaque soir pendant sept jours, le conteur nous narre ses aventures et ses péripéties aux côtés de cet impétueux dieu bien décidé à faire entendre SA vérité. Poséidon n’est, en effet, pas content, mais alors pas content du tout, de ce qu’il entend…

Il a donc décidé de donner sa propre version des faits à Noétios qui est chargé de la propager parmi les autres humains. Et le pauvre conteur n’a pas d’autre choix que de suivre le dieu là où il le désire. C’est ainsi qu’il sera transporté dans différents endroits où il rencontrera des « méchants » de la mythologie grecque comme le Minotaure. Il sera également le confident privilégié du géant des mers, celui-ci lui confiant sa rancune envers son frère, Zeus, qui s’est montré injuste envers lui. On découvrira aussi la haine de Poséidon envers Athéna qui lui a mené la vie dure par le passé. L’animosité entre les deux divinités est d’ailleurs plus que palpable ! C’est simple, ils se détestent au point que Poséidon perd la raison quand il s’agit d’Athéna et tend à se comporter comme un enfant, au grand dam de sa femme.

S’il y a bien une chose que j’ai adorée dans ce livre, c’est le personnage de Poséidon qu’à ma grande honte, je ne connais finalement pas très bien. Il nous est décrit ici comme un dieu puissant, lunatique et parfois, voire souvent, de mauvaise foi, notamment quand il parle de ses monstrueux enfants qu’il a quelque peu tendance à angéliser. Il se montre très humain dans sa jalousie, son désir de rétablir la vérité et de réparer les injustices dont il estime avoir été victime. C’est également un personnage qui m’a bien souvent fait sourire grâce, entre autres, à un certain sens de la démesure et du dramatique.

S’il ne vient pas ce navigateur de malheur, je les embroche tous avec mon trident, tous les marins de tous les océans. Oui, embrochés comme un banc de harengs !

De la même manière, et même si on les voit peu, j’ai adoré sa femme et son fils avec lesquels il a une vie de famille plutôt mouvementée. Sa femme se montre rusée et souvent narquoise quand son fils se comporte en ado rebelle blasé par les lubies de son père. Les échanges entre les trois personnages ne devraient pas manquer de vous amuser et de vous rappeler ceux qu’une famille lambda pourrait avoir, la dimension mythologique en plus.

Rien à faire, grogne Poséidon, voilà un son de trompe auquel je ne m’habituerai jamais et dire que c’est moi qui lui ai donné ce coquillage ! Il faut vraiment que les Néréides, les sœurs de ma belle Amphitrite, lui apprennent à en jouer avant que j’aie les oreilles cassées.

Livre jeunesse qui n’a pas à vocation à raconter la mythologie grecque en long et en large, il reste assez simple et donc accessible aux enfants d’autant que son découpage en chapitres courts le rend facile à lire. Il leur faudra néanmoins peut-être un peu de temps pour assimiler les nombreux noms des divinités et créatures qui entrent en scène dans le roman. J’avoue d’ailleurs que certains m’étaient peu familiers. Quant aux adultes, ils devraient être séduits par le ton humoristique de l’autrice qui contribue fortement au charme de l’ouvrage. Sa plume enjouée et alerte rend la lecture très plaisante et complètement addictive. Et puis quel plaisir de retrouver des personnages de légende sous un autre jour !

J’ai, enfin, beaucoup aimé la manière dont l’autrice a su utiliser le personnage de Noétios pour capter son auditoire. Habile conteur, il sait ménager ses effets pour créer de la tension et susciter de la curiosité et de l’impatience autant chez les marins qui viennent l’écouter chaque soir que chez les lecteurs qui ont envie d’en apprendre plus, toujours plus. Maître du suspense, il aime aussi beaucoup jouer entre imaginaire et réalité laissant ses spectateurs dans le doute : invente-t-il toutes ces belles histoires ou est-il bien l’élu de Poséidon ? Peu importe finalement puisque les marins prennent plaisir à l’écouter et finissent par reprendre la mer la tête pleine d’histoires épiques qu’avec un peu de chance, ils raconteront à leur tour. La légende de Poséidon n’est pas prête de s’arrêter…

En résumé, Poséidon le terrible est un livre jeunesse qui m’a complètement séduite et que je recommande aux enfants désirant lire un livre abordant la mythologie sous un jour enjoué et accessible. Au gré des histoires de Noétios, les petits et grands lecteurs devraient se surprendre à sourire, à frémir et à attendre avec impatience chaque aventure vécue par notre habile conteur ! Quasi-coup de cœur, ce roman m’a bien donné envie de découvrir les autres titres de la collection…

Achille l'invincibleOrphée l'ensorceleurHéraclès le valeureux

Et vous, envie de découvrir Poséidon le terrible ?