Lola & Ulysse, Julien Leclercq (auteur) et Pauline Amélie Pops (illustratrice)

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J’avais découvert la maison d’édition Yakabooks sur Facebook et avais été d’emblée intriguée par la volonté de ses deux créateurs de mettre la culture à la portée de tous en proposant des ouvrages au prix unique de deux euros. Je n’ai donc pas hésité à solliciter un titre quand j’ai vu que la maison d’édition en proposait plusieurs sur Simplement. Tous me tentaient, mais j’ai fini par porter mon choix sur Lola & Ulysse aimant les histoires d’amitié entre des êtres humains et des animaux.

Je remercie donc Yakabooks et Simplement pour m’avoir permis de découvrir ce joli ouvrage.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lola est bien seule depuis que ses deux meilleures amies ne lui adressent plus la parole. Pourtant, elle aimerait leur parler de ce grand cheval noir qu’elle croise sur le chemin pour aller à l’école et qui l’effraie. Lola s’applique à l’éviter quand, un soir, elle ne perçoit plus aucune trace de l’animal…

AVIS

Lola est une petite fille comme les autres qui aime ses parents dont elle est proche et ses deux meilleures amies. Son petit monde s’effondre néanmoins quand elle perd l’amitié de ses deux meilleures amies. Isolée, à qui peut-elle dorénavant confier la peur qu’Ulysse, le grand cheval noir de ses nouveaux voisins, lui inspire ? Mais un événement va lui faire reconsidérer les choses… Et si, finalement, Ulysse devenait son ami ?

Destiné aux enfants, je trouve le format de cet album parfait pour leur garantir une prise en main agréable. Mais plus que le format, ce sont sans aucun doute les nombreuses illustrations qui le composent qui les raviront. Douces et lumineuses à certains moments, elles se dévoilent plus sombres, sans jamais être effrayantes, quand le danger se fait présent. En jouant avec les textures, les détails des personnages (grossiers pour les malfaiteurs, plus travaillés pour Lola et Ulysse) et les couleurs, Pauline Amélie Pops arrive ainsi à plonger complètement les lecteurs, petits et grands, dans le joli récit de Julien Leclercq. Un duo dont la complémentarité texte/image contribue fortement à la beauté du livre !

A travers ses dessins, on ne peut que percevoir la force du texte et ressentir toutes ces émotions qui assaillent Lola : la peine d’être rejetée par ses meilleures amies (une situation que chacun d’entre nous a probablement connue au moins une fois), la peur devant des hommes effrayants et menaçants, mais aussi cet élan de courage qui la pousse à protéger un être qui pourtant l’effraie, la joie d’avoir un nouvel ami et d’avoir retrouvé ses amies… Et cerise sur le gâteau, l’illustratrice ne néglige pas les expressions d’Ulysse dont on devine également parfaitement les émotions allant de la curiosité à la colère devant le mal que l’on essaie de faire à Lola en passant par le bonheur d’avoir noué des liens d’amitié avec la fillette.

Appartenant à la collection 4-7 ans, je ne doute pas que ce livre saura séduire autant les enfants que les parents qui y verront certainement, au-delà d’une jolie histoire, des notions telles que l’amitié autant entre humains qu’entre un animal et un individu, l’isolement et ses conséquences, la peur et la nécessité de la dépasser, le courage… J’aime également à croire, même si j’extrapole peut-être, que l’auteur aborde, de manière détournée, la souffrance animale. Alors ici, les méchants ne viennent pas faire souffrir Ulysse par sadisme, mais par appât du gain. Une sorte de maltraitance qui fait légion dans notre société…

Ces différents thèmes pourront évidemment être plus ou moins appréhendés en autonomie, en fonction de l’âge du lecteur, mais rien n’empêche les adultes d’accompagner les enfants dans la compréhension de ceux-ci... Et de discuter de certains passages peut-être plus intenses en émotions que d’autres comme celui durant lequel Lola brave le danger pour sauver un être qui pourtant l’effrayait. Un déclic qui va lui permettre de transformer une émotion négative, la peur, en quelque de chose de beaucoup positif, l’amitié.

Enfin, j’ai beaucoup aimé la fin de l’histoire qui offre une conclusion pleine de douceur et non dénuée de beauté.

En conclusion, à travers une jolie histoire centrée autour d’une petite fille à laquelle beaucoup d’enfants pourront s’identifier (la peur du cheval pouvant s’extrapoler à d’autres peurs), Julien Leclercq aborde différents thèmes qui assureront de beaux moments de partage entre les enfants et leurs parents. Les illustrations, quant à elles, contribuent fortement au charme de cette histoire que je conseille à toutes les personnes, ayant des enfants ou non, qui aiment les animaux.

Envie de découvrir Lola et son nouvel ami ? Rendez-vous sur le site de Yakabooks .

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More than magic, Kathryn Lasky


PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ryder Holmsby is the same age as Rory, the popular TV cartoon character her animator parents created. Ryder and Rory are alike—bold and brave! But Ryder is a bit lonely: Mom passed away a couple of years ago, and Dad is dating a woman with snooty teenage daughters. Ryder doesn’t fit in with them at all.

And then: Shazam! Rory jumps out of the TV into Ryder’s bedroom to tell her that the TV studio behind her parents’ show is trying to turn Rory into a dopey princess—no more adventures. She needs Ryder’s help! The two girls team up with a crew of animated and real-life friends to save the day in both worlds.

AVIS

Ryder vit seule avec son père depuis la mort de sa mère. Si celle-ci lui manque, la jeune fille vit néanmoins une vie heureuse grâce à sa relation très privilégiée avec son père et sa grand-mère. Elle trouve également un certain réconfort, à la disparition prématurée de sa mère, à travers une série télé créée par cette dernière et mettant en scène Rory. La mère de Ryder a voulu faire de Rory une fillette forte qui, grâce à son esprit et à sa bravoure, vient à bout de tous les dangers et de tous les méchants.

Tout allait donc pour le mieux jusqu’à ce qu’une nouvelle femme et ses trois filles fassent une apparition dans la vie du père de Ryder. Cette potentielle marâtre va jouer de son influence pour transformer la courageuse Rory en une énième princesse potache attendant son prince charmant ! Ryder, avertie de la situation, fera tout ce qui est en son pouvoir pour sauver Rory de cette abominable transformation qui dénaturerait tout le travail de sa mère. Pour ce faire, elle pourra compter sur la magie, élément qui entre inopinément dans sa vie. La magie va lui permettre de rencontrer Rory et de voyager du monde réel au monde virtuel. Travaillant main dans la main, les deux jeunes filles vont alors tout faire pour que le personnage imaginé par leur mère reste fidèle à lui-même.

Malgré une certaine lenteur dans le rythme qui m’a parfois fait un peu décrocher, j’ai apprécié cette histoire qui s’apparente sans peine à un conte avec de la magie et des sorcières, des gentils, une quête, une morale... L’originalité provient du fait que ce conte se déroule dans le monde réel ET virtuel. Le mélange de la magie et de l’informatique, qui pourrait presque s’apparenter à une autre sorte de magie, est efficace et rend l’histoire intéressante. On a très vite envie de découvrir les aventures de Ryder et de son avatar et de les suivre d’un monde à l’autre. Mon seul petit regret à ce niveau est le manque de développement du monde virtuel. L’auteure arrive à nous plonger dans celui-ci sans problème, mais j’aurais quand même souhaité un peu plus de détails. Néanmoins, ce roman étant destiné à la jeunesse, je comprends qu’elle n’ait pas voulu décourager les enfants par une avalanche de descriptions…

Le père de Ryder m’a régulièrement agacée par son apathie devant les initiatives de sa nouvelle petite amie. Mais au fil du roman, on se rend compte qu’il est tout simplement encore sous le choc de la mort de sa femme et qu’il est presque soulagé qu’une nouvelle personne prenne sa vie en main. Dans cette histoire, ce sont donc définitivement les femmes les plus fortes : Ryder va de l’avant et fait tout pour sauver le travail de sa mère, Rory est bien décidée à se battre pour rester une héroïne forte et la grand-mère de Ryder va soutenir sa petite fille dans tout ce qu’elle entreprend. Très proche de ma grand-mère maternelle, j’ai d’ailleurs adoré la relation entre Ryder et sa grand-mère. Leur complicité, en plus d’être touchante, les a sans aucun doute aidées dans leur travail de deuil. C’est peut-être ce genre de soutien qui a manqué au père de Ryder pour reprendre le contrôle de sa vie…

J’ai aimé voyager du monde réel au monde virtuel, voir des amitiés se forger et des complots être déjoués. Mais derrière cette aventure fantastique, More than magic aborde des thèmes universels comme la famille, l’amitié, l’acceptation de soi, le fait de grandir, la possibilité pour une jeune fille d’être sa propre héroïne et de suivre ses rêves indépendamment de ceux imposés par la société… Sans jamais tomber dans le larmoyant, le roman parle également de la difficile question du deuil. On comprend ainsi parfaitement ce que ressent Rory, son père et sa grand-mère face à la disparition prématurée de cette femme qui a tant compté et qui compte toujours autant pour eux…

Enfin, cerise sur le gâteau, le livre contient quelques illustrations, petit bonus que j’apprécie toujours notamment dans les livres jeunesse.

En conclusion, de la magie, une sorcière avec un lézard et une potentielle belle-mère qui pourrait s’apparenter à une sorcière, deux héroïnes fortes, de l’action, un air de conte… Voilà tout autant d’ingrédients qui offrent un joli instant de lecture.

42 jours, Silène Edgar

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Je remercie Livraddict et les Éditions Castlemore pour m’avoir permis de découvrir 42 jours de Silène Edgar. J’ai reçu l’édition adaptée aux lecteurs dyslexiques. Ce n’est pas mon cas, mais je trouve très bien qu’une maison d’édition décide d’adapter ses romans afin de les rendre accessibles aux personnes souffrant de dyslexie. Une démarche qui, je l’espère, sera suivie par beaucoup.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sacha, douze ans, et Jacob, son petit frère, sont à la fois surpris et très contents de partir en vacances avant la fin de l’année scolaire. D’autant qu’ils auront la chance de séjourner dans la pension de leur oncle Jean, un manoir breton au bord de la mer ! Une fois sur place, ce n’est pas tout à fait la colonie de vacances qu’ils s’imaginaient – les pensionnaires sont de drôles d’adultes qui se prennent pour Victor Hugo, Louis XIV, Néfertiti… –, mais les garçons ne s’y ennuient pas une minute avec les jumeaux Éléanore et Léandre. Sans compter que le manoir abonde en secrets sur lesquels enquêter : qui fait ces bruits étranges dans le grenier ? Que sont ces loups qui rôdent dans les parages ?…

  • Parution : 18/10/2017
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Prix : 15,90€

AVIS

L’histoire et les personnages…

Un départ avant le début des vacances d’été dans le manoir breton au bord de mer où travaille oncle Jean ? Quand leurs parents leur annoncent cette nouvelle inattendue, Sasha, 12 ans, ne peut s’empêcher de trouver cela suspicieux quand, au contraire, son petite frère Jacob se montre ravi. Une fois arrivés au manoir, les deux jeunes garçons vont faire la connaissance du couple d’intendants, de leurs deux enfants et des pensionnaires du manoir que d’aucuns pourraient qualifier de gentils fous. Entre les tâches quotidiennes, les jeux et les bons repas, Sasha et son frère ne voient pas le temps passer d’autant que les différents mystères que semble receler ce manoir éveillent l’instinct d’enquêteur de Sasha et stimule son imagination déjà bien fertile…

Durant toute l’histoire, nous suivons plus particulièrement Sasha, son petit frère étant présent, mais plus dans le rôle classique du petit frère qui suit son aîné comme son ombre. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la complicité entre ces deux frères et la manière dont Sasha essaie au mieux de s’occuper de son cadet. Une grande responsabilité pour un enfant de 12 ans d’autant que lui et son frère n’ont jamais été séparés aussi longtemps de leurs parents. Même s’ils se sentent bien au sein de ce manoir, se sont fait des amis et apprécient de manger de bons petits plats, l’absence de leurs parents leur pèse, ce qui entraîne quelques crises de larmes.

Et puis Sasha, du haut de ses 12 ans, sent bien qu’on lui cache des choses ce qui n’est pas fait pour le rassurer. Pourquoi ses parents n’ont pas attendu le début des vacances ? Où travaillent-ils vraiment ? Quand les reverront-ils ? Toutes ces questions et ce sentiment d’être mis de côté le pousseront, tout au long du roman, à ne pas toujours respecter les demandes des adultes avec des conséquences plus ou moins importantes pour lui, sa famille et ses amis. On comprend parfois sa curiosité quand on frissonne d’autres fois anticipant les risques qu’il fait prendre à tous. Sasha se révèle cependant attachant malgré ses bêtises, car l’auteure a su le rendre très réaliste. Durant ces 42 jours, il évolue, il grandit, il apprend à s’adapter à un nouvel environnement, à de nouveaux amis, mais surtout à une nouvelle vie. Alors s’il fait preuve de maturité et d’un certain sens des responsabilités, il n’en demeure pas moins ce garçon de 12 ans qui n’est pas parfait et qui a encore besoin de ses parents malgré ses velléités d’autonomie bien naturelles à son âge. Un personnage réaliste auquel, je n’en doute pas, les jeunes lecteurs pourront s’identifier et comprendre.

wp-image-1555672617En plus de Sasha et de Jacob, Silène Edgar nous offre une galerie de personnages très attachants et, pour certains, très très originaux. Vous ferez ainsi la connaissance d’adultes qui se prennent pour quelqu’un ou quelque chose d’autre. Dites ainsi bonjour à Néfertiti, Louis XIV, Victor Hugo, Napoléon Ier et Napoléon Ier, Shere Khan et Earl Grey, une personne se prenant pour une théière. L’idée de l’auteure, en plus d’être complètement loufoque et d’apporter un peu de légèreté, permet aux lecteurs de se remémorer de grandes figures historiques. Cerise sur le gâteau, leurs portraits sont disséminés dans le livre.

J’ai pris un plaisir fou à découvrir chacun d’entre eux avec une petite préférence pour Victor Hugo qui m’a bien amusée notamment quand il avoue ne pas comprendre totalement « ses propres écrits ». Je confesserai néanmoins une certaine frustration. A part Louis XIV qui joue les trouble-fêtes, les autres personnages ne sont pas assez présents à mon goût. J’adorerais que l’auteure nous propose par la suite un autre roman basé sur la vie de ces fantasques personnages et sur les circonstances qui les ont poussés à s’engager dans un jeu de rôle permanent. Étaient-ils déjà « fous » ou est-ce la folie humaine qui les a rendus ainsi ? Et si finalement, Sasha et Jacob découvraient que les fous ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

Une histoire qui en cache une autre et qui se fait poser de nombreuses questions…

Le lecteur est laissé, comme Sasha, dans l’ignorance quant aux raisons du brusque départ de Paris ou sur les mystères du manoir comme ces bruits qui proviennent du grenier. Du moins, les jeunes lecteurs, car les lecteurs plus âgés liront assez rapidement entre les lignes pour entrevoir les raisons qui ont poussé un couple à faire partir leurs enfants de Paris, sans eux, pour un manoir en Bretagne. L’étrange comportement de Jean qui se montre parfois distant ou encore la présence mystérieuse d’un individu au grenier seront d’autres indices qui devraient rapidement vous faire comprendre le contexte de l’histoire. Je n’en dirai pas plus pour ne pas prendre le risque de vous spoiler. Je me contenterai de louer la capacité de l’auteure à aborder une période sombre de notre histoire et donc des thèmes durs, voire très durs, avec délicatesse les rendant ainsi accessibles à de jeunes lecteurs. J’ai trouvé, par exemple, l’utilisation d’un grand méchant des contes comme métaphore pour désigner un méchant bien plus réel juste parfaite.

Ce roman est destiné à la jeunesse, mais je pense qu’il pourra plaire à tous d’autant qu’il suscite même chez les adultes de nombreuses questions : est-ce que préserver des enfants des atrocités qui se déroulent à leur porte est vraiment les protéger ou, au contraire, les mettre en danger ? Auriez-vous été capables de vous rebeller contre des règles injustes et inhumaines malgré la peur ? Pourquoi certaines personnes qui sont supposées être vos semblables se transforment en monstres ? Pourquoi la différence fait-elle autant peur ? …  Des questions qui, pour certaines d’entre elles, demeurent hélas d’actualité.

Une histoire qui offre un voyage riche en émotions…

42 jours est un roman que j’ai beaucoup aimé autant pour les personnages que l’histoire mais ce que j’ai préféré, c’est le voyage émotionnel qu’il m’a fait traverser. J’ai été intriguée, j’ai souri, j’ai eu peur, j’ai été émue, j’ai été révoltée, j’ai frissonné devant certains événements, j’ai eu envie de crier à l’injustice, j’ai eu envie de gronder un certain garçon, j’ai eu quelques bouffées de violence envers des figures d’autorité… Je lis pour plusieurs raisons, l’une d’entre elles étant cette envie de ressentir différentes émotions. Et à cet égard, je peux dire que j’ai été comblée. Je n’ai pas aimé toutes les émotions traversées, mais j’ai apprécié que l’auteure arrive à les susciter avec une telle facilité. Il faut dire qu’elle propose ici une histoire d’une grande sensibilité qui ne tombe jamais dans la sensiblerie.

A noter la présence de notes de bas de page et de quelques dates en fin d’ouvrage qui faciliteront la lecture des plus jeunes et rafraîchiront la mémoire des lecteurs plus âgés.

Pour conclure, Silène Edgar, à travers une plume simple, fluide et agréable, raconte une histoire dans l’Histoire. Un procédé qu’elle manie d’une main de maître et qui rend la lecture de son roman aussi passionnante qu’addictive. Si vous avez envie de découvrir des personnages attachants et originaux, des moments de joie et des moments plus durs, 42 jours est fait pour vous. Sans jamais tomber dans le pathos, l’auteure aborde des thèmes durs mais de manière assez imagée et sensible pour les rendre accessibles aux jeunes lecteurs. A lire et à relire pour que le passé ne se reproduise jamais.

Envie d’acheter 42 jours de Silène Edgar ?

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Throwback Thursday Livresque : Le magicien d’Oz (BD), David Chauvel et Enrique Fernandez

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Retour de Montreuil –Un livre jeunesse (peu importe l’âge, album, roman, BD, manga…)

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Lisant beaucoup de livres jeunesse, la difficulté n’a pas été de trouver un livre, mais d’en sélectionner un parmi tous ceux dont j’aurais souhaité vous parler. Après quelques hésitations, une BD a fini par s’imposer à moi, l’adaptation du Magicien d’Oz de L. Franck Baum.

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Pourquoi ce choix ?

Le magicien d’Oz est un classique de la littérature jeunesse américaine qui, il me semble, a du mal à s’imposer en France. Et c’est à mon avis, bien dommage ! L’histoire nous fait voyager, nous permet de découvrir une jeune héroïne forte (pas si courant à l’époque de la publication du roman) et des personnages plutôt originaux et attachants. Une très belle aventure que je ne peux que recommander à tous !

Quant à l’adaptation graphique, je dois dire qu’elle m’avait complètement séduite notamment en raison de ses très belles illustrations.

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Ayant lu le roman enfant, je ne pourrai garantir le degré de fidélité de la BD, mais de mémoire, les grandes lignes me semblent tout à fait respectées.

Si cette BD vous intéresse, je vous invite à consulter ma chronique des trois tomes.

Et vous, cette BD vous tente ?

 

 

 

 

 

Nutsi veut attraper la lune, Emma Paidge

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J’ai découvert Nutsi veut attraper la lune grâce à son auteure Emma Paidge qui m’avait avertie, par mail, d’une opération promotionnelle offrant la gratuité du format numérique. Je l’ai donc téléchargé trouvant le résumé et l’image de couverture des plus sympathiques.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nutsi a un terrible secret.
Il demande à son amie Lili de lui venir en aide.

Retrouvez nos deux petits écureuils dans une jolie aventure et faites connaissance avec le rigolo doudou Noisette

  • Format : Format Kindle
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 32 pages
  • Pour les 3-6 ans

AVIS

Nutsi est un petit écureuil qui a un secret : il a peur du noir. Fort heureusement, il a trouvé une solution à son épineux problème : décrocher la lune pour la mettre dans sa chambre ! Il pourra compter sur l’aide de son amie Lili pour mener à bien son ambitieux projet.

L’idée, à défaut d’être très réaliste, est mignonne à souhait et symbolise à merveille la naïveté enfantine dans tout ce qu’elle a de plus attendrissante. Alors que les parents seront attendris, il y a fort à parier que les plus petits seront quant à eux séduits par la solution du jeune écureuil au problème qui perturbe ses nuits. Ils pourront également se retrouver dans l’amitié entre Nusti et Lili à un moment de la vie où l’amitié revêt une importance majeure.

Cette petite histoire offrira un joli moment de lecture autant aux enfants qu’à leurs parents. Elle présente également l’avantage d’évoquer une peur que beaucoup d’enfants, voire certains adultes, connaissent à un moment ou à un autre de leur développement. Suivre l’aventure de ce petit écureuil leur permettra peut-être de relativiser leur peur et pourra les aider, dans une certaine mesure, à l’affronter.

Comme vous vous en doutez certainement, décrocher la lune ne va pas être si facile que cela. Nutsi sera donc ravi de recevoir l’aide de sa grand-mère. Si je doute de la pertinence de la solution trouvée par celle-ci dans la vie réelle (sauf à vouloir mettre le feu à la chambre), elle a toute sa place dans cette histoire où la douceur est omniprésente. Une bougie se révèle, en effet plus, chaleureuse qu’une solution plus moderne comme une veilleuse électrique… Pour ma part, ayant toujours été très proche de ma grand-mère, j‘ai aimé que l’auteure fasse intervenir l’aïeule de Nutsi dans son aventure.

Enfin, je suis d’emblée tombée sous le charme des illustrations de l’auteure qui dégagent beaucoup de douceur et de chaleur. Les deux écureuils sont d’ailleurs adorables au point de m’avoir donné envie de les serrer dans les bras comme je le ferais avec des peluches.

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J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette petite histoire, mais je ne peux que vous conseiller de craquer pour la version papier à côté ou à la place de la version numérique. Pouvoir feuilleter régulièrement les belles images de ce petit ouvrage procurera probablement plus de plaisir à votre enfant que consulter l’écran d’une tablette ou d’un téléphone. Ceci est d’autant plus vrai que je ne doute pas que Nutsi veut décrocher la lune fasse partie de ces histoires que les enfants auront envie de lire et de relire.

En résumé, si vous cherchez une histoire toute mignonne à partager avec votre enfant notamment au moment du coucher, Nusti veut décrocher la lune devrait vous séduire. En plus de passer un joli moment de divertissement, je ne doute pas que les enfants pourront s’identifier à ce petit écureuil, et essayer, comme lui, d’affronter leur éventuelle peur du noir.

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Et vous, envie de craquer pour Nutsi veut décrocher la lune ?

Edgar & Ellen : Pauvres bêtes !, Charles Ogden

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C’est d’un petit roman jeunesse fort sympathique dont j’aimerais vous parler aujourd’hui : Edgar & Ellen : Pauvres Bêtes ! de Charles Odgen, aux éditions Pocket Jeunesse.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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  • Broché: 138 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 ans
  • Édition : Pocket Jeunesse (25 janvier 2007)

AVIS

Croisé dans les rayons d’un magasin Gibert, j’ai tout de suite craqué pour la couverture de ce livre et son ambiance qui n’est pas sans rappeler la Famille Addams. Cerise sur le gâteau, le roman est en relié et contient quelques chouettes illustrations dont la noirceur symbolise parfaitement celle de la vie de nos deux jeunes protagonistes. Parce que je suis sympa et que je sais que certain(e)s d’entre vous sont friand(e)s de photos (non, Saiwhisper, je ne pense pas du tout à toi), en voici quelques-unes :

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Dans ce premier tome, nous découvrons les jumeaux Edgar et Ellen, cette dernière étant l’aînée même si née seulement quelques minutes avant son frère. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour elle, ça veut dire beaucoup… Ces enfants, que n’envierait aucun parent, à moins de s’appeler Morticia et Gomez on s’entend, sont plutôt du style à aimer fomenter des mauvais coups biens mauvais et à ériger l’art de la bagarre en sport de haut niveau. Il faut d’ailleurs leur reconnaître une certaine originalité voire un certain talent pour avoir des idées complètement tordues destinées à enlaidir leurs journées et à tromper leur ennui.

Difficile face à ces deux petits monstres, plus habitués à porter un pyjama de bagnard qu’une tenue Disney, de condamner leurs parents qui ont préféré prendre la poudre d’escampette ou, officiellement, partir en vacances à durée indéterminée. Privés de leurs parents, Ellen et Edgar vont alors devoir se débrouiller comme ils le peuvent pour récolter de l’argent et ainsi avoir les fonds nécessaires pour gâcher la journée de chacun.

C’est dans ce contexte, et après avoir visionné une vidéo, que leur est venue une brillante idée : kidnapper les animaux de compagnie des habitants de leur charmante petite ville, et les transformer en animaux exotiques avant de les vendre à des prix exorbitants. Vous la voyez venir l’idée foireuse à des kilomètres à la ronde ? Moi oui, vous aussi, mais eux, pas vraiment… Certains du machiavélisme de leur plan, ils seront quelque peu surpris quand rien ne se passera comme prévu. Eh oui, croyez-le ou non, personne n’est prêt à mettre le prix pour les créatures très particulières et surtout très laides dont les jumeaux veulent faire commerce…

Vous aurez compris que l’histoire est complètement farfelue et qu’il est difficile de ne pas sourire devant les bêtises de ces deux garnements à l’imagination débordante. En tant qu’adulte, on comprend très vite les limites de leur plan, mais les enfants devraient, quant à eux, surtout savourer leurs péripéties.

Si les jumeaux sont plus que turbulents et plutôt malfaisants, ils n’en demeurent pas moins étrangement attachants. On en viendrait presque à leur souhaiter bonne chance dans leur tentative saugrenue de gagner de l’argent pour pouvoir enquiquiner tout le monde. Et puis, j’avoue avoir craqué devant leur esprit des plus poétiques comme l’en atteste l’une de leurs créations :

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Pour les parents qui auraient peur de donner un mauvais exemple à leurs enfants, je vous rassure, l’auteur a veillé à donner une petite leçon aux jumeaux et une morale à son histoire. Je dis une morale, mais je pourrais plutôt dire deux morales : l’une étant que, suivant le précepte de « tel est pris qui croyait prendre », les mauvaises actions finissent toujours par être découvertes et sanctionnées, et l’autre, que l’on a souvent sous les yeux ce que l’on cherche.

Mention spéciale à l’animal de compagnie des enfants complètement bizarre (peut-être pas autant que La chose de la Famille Addams ceci dit) qui devrait vous réserver une surprise. Pour ma part, c’est le genre de personnage étrange auquel je m’attache quasiment d’emblée et tant pis, s’il ressemble plus à une serpillière qu’à un animal prêt à vous faire des papouilles.

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En conclusion, j’ai beaucoup aimé découvrir Edgar & Ellen, deux jumeaux diaboliques dont on suit les péripéties le sourire aux lèvres. Facile à lire et parfait pour un moment de détente sans prise de tête, ce roman devrait plaire autant aux enfants qu’à leurs parents. Pour ma part, c’est avec un plaisir certain que je lirai les autres tomes de la série.

Et ça, c’est cadeau :

Throwback Thursday Livresque #52 : La Passe-Miroir tome 3

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Coupable d’insomnie, de book hangover ou troubles divers

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Le premier livre qui m’est venu à l’esprit pour ce thème est La fille du train, mais j’en ai déjà suffisamment parlé sur le blog et les réseaux. Je vais donc plutôt vous présenter un roman qui m’a tenue éveillée une bonne partie de la nuit : le tome 3 de La Passe-Miroir.

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Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui, il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’information divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Pourquoi ce choix ?

Heureusement pour moi, j’ai lu le roman durant des vacances en famille, ma quasi nuit blanche n’a donc pas vraiment eu de conséquences si ce n’est de m’avoir offert de magnifiques heures de lecture. D’ailleurs détestant dormir, passer des nuits blanches avec un bon livre comme celui-ci est quelque chose que j’aime beaucoup, du moins, de temps en temps.

Je ne vais pas entrer dans les détails histoire de ne pas spoiler les personnes qui n’auraient pas lu les deux premiers tomes. Mais je peux vous dire que j’ai juste adoré retrouver Ophélie que je trouve de plus en plus mature. Ce tome m’a semblé moins haletant que le précédent, mais j’ai aimé l’ambiance qui s’en dégage, le suspense et les retrouvailles avec un certain personnage. Et puis, cette fin…

Je vous invite à lire ma chronique du premier tome qui, je l’espère, vous donnera envie de vous lancer dans cette série si ce n’est pas encore fait.

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Et vous, vous aimez cette série ?