Mini-chroniques en pagaille #20

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Je remercie Évidence éditions pour m’avoir permis de découvrir Le petit ange de la nuit de Véronique Charrière et Le lapin de Lucas de Gaïa.

  • Le petit ange de la nuit de Véronique Charrière :

Le petit ange de la nuit (Farfadet) par [Charrière, Véronique]

Pour ses douze ans, Liselle reçoit en cadeau de sa mère un journal intime. Elle va lui confier son plus grand secret. Tout commence dans la forêt magique de Brocéliande en Bretagne. Elle y rencontre un drôle de docteur. À partir de cet instant, des choses étranges vont se produire. Qui est donc cet homme ? Que lui veut-il ? Mais, désormais, la petite fille ne sera plus seule. Abbie va devenir une meilleure amie très spéciale

18 avril 2018 – 56 pages – Ebook (2,99€) – Papier (10€)
Adapté aux lecteurs dyslexiques

Le livre étant assez court, ma chronique le sera également de manière à ne pas vous gâcher le plaisir de découvrir cette petite histoire immersive et rythmée. Après avoir nommé le journal intime reçu pour ses douze ans, Liselle entreprend, jour après jour, d’y narrer l’étrange et magique expérience qui lui est arrivée lorsqu’elle avait neuf ans…

Lors d’une balade avec sa mamie dans la forêt de Brocéliande, elle va tomber (et le verbe n’est pas choisi au hasard) sur un étrange homme que le destin va de nouveau mettre sur sa route. C’est que sans le vouloir, la fillette a fait ses premiers pas dans le monde de la magie, de la sorcellerie et des légendes. Une expérience incroyable mais aussi assez dangereuse puisque Liselle va se retrouver au milieu d’une bataille dont on découvre progressivement les belligérants.

Si vous pensiez que les loups-garous avaient l’apanage de la pleine lune, vous risquez d’être surpris, l’autrice introduisant un élément que j’ai trouvé plutôt original et que j’ai apprécié d’explorer même si c’est de manière assez légère. Dans tous les cas, je me suis facilement imaginée à la place de Liselle et je dois avouer que je ne suis pas certaine que j’aurais accepté la situation aussi sereinement !

En plus du côté magie et légende avec cette forêt de Brocéliande qui ne peut que stimuler l’imaginaire et offrir un décor idéal pour notre histoire, j’ai apprécié la complicité entre la fillette et sa grand-mère. Le petit rappel historique sur ce que des femmes accusées injustement de sorcellerie ont, par le passé, subi et les réelles raisons de cette violence se révèle également intéressant…

En conclusion, bien que je n’appartienne pas au public visé par ce livre, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre une petite fille qui n’a pas froid aux yeux, et qui fera d’une expérience incroyable, bien qu’un peu dangereuse, un moyen de venir en aide à autrui. Plein de charme, voici un roman parfait pour les jeunes lecteurs appréciant le mystère, la magie, les fées et les sorcières. Je serais, pour ma part, ravie de retrouver Liselle dans de nouvelles aventures…

Retrouvez le roman sur le site d’Évidence éditions.

  • Le lapin de Lucas de Gaïa :

Le lapin de Lucas (Farfadet) par [Gaïa, David, Rafaël]

Lucas veut adopter un animal, mais maman est un peu réticente car elle sait qu’il va falloir s’en occuper et prendre soin de lui. Alors, quand mamie décide d’offrir un lapereau à Lucas pour son anniversaire, maman n’est pas très contente. Au début, tout se passe bien entre Pilou et le garçonnet, mais lorsque Lucas se fait un nouvel ami dans son immeuble, le petit lapin ne le voit pas d’un très bon œil.

13 juin 2018 – 88 pages – Ebook (2,99€) – Papier (10€)
Adapté aux lecteurs dyslexiques

Avant de vous parler de mon avis sur ce mignon petit livre, j’aimerais juste souligner le fait que l’idée d’un projet d’adoption qui se concrétise à un moment symbolique pour une famille ou l’un de ses membres me semble peut-être plus opportune que cette idée d’animal-cadeau qui me dérange et qui finit bien trop souvent par un abandon…

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le comportement de la mamie qui offre un lapin en guise de cadeau d’anniversaire à son petit-fils sans, au préalable, avoir obtenu l’accord de la maman m’a quelque peu hérissé le poil. Dans cette histoire, ça se finit bien ; dans la vraie vie, le lapin aurait eu toutes les chances d’être abandonné, et pas forcément dans un refuge. Passons aussi sur la remise en cause de l’autorité parentale…

Malgré ce point de départ qui m’a chagrinée, j’ai été complètement séduite par cette histoire qui se lit à deux voix, une page en gros caractères étant destinée à être lue par l’enfant et la suivante par un adulte. Lucas, six ans, s’ennuie et rêve d’avoir un compagnon. Un chien, un chat, un perroquet, un serpent… peu importe ! Mais sa maman lui explique avec douceur, mais fermeté, les raisons pour lesquelles elle ne peut pas satisfaire son envie.

J’ai, pour ma part, apprécié cette maman qui a la tête sur les épaules et qui a à cœur de ne pas faire le malheur d’un animal. Néanmoins, la grand-mère de Lucas cède et lui offre un lapereau pour son anniversaire. Une mauvaise surprise pour la maman qui n’a pas vraiment d’autre choix que d’accepter l’arrivée de Pilou dans sa vie et celle de son fils.

Si les premières semaines se passent bien, Lucas étant ravi de jouer avec son nouveau meilleur ami pour la vie, les choses se gâtent par la suite. Le petit garçon retrouve le chemin de l’école, se fait un copain avec lequel il préfère jouer sans oublier cette nouvelle console qui lui tend les bras. Délaissé, Pilou, quant à lui, commet quelques bêtises sanctionnées assez brutalement par Lucas qui semble ne pas être conscient du mal qu’il fait à son compagnon. La complicité et la tendresse entre Pilou et Lucas sont mises à mal jusqu’à ce que le lapin profite d’une opportunité pour vivre autre chose…

L’excitation et le plaisir de la liberté laissent vite place à la peur, la faim, le manque. Notre petit lapin dont on suit les pensées va ainsi faire face à des dangers auxquels sa vie bien au chaud chez Lucas ne l’avait pas préparé. Malheureux et apeuré, il pourra heureusement compter sur des rencontres de fortune et un nouvel ami tout aussi attendrissant que lui. Quant à Lucas, conscient d’avoir mal agi, il n’a plus qu’un espoir, retrouver son cher Pilou !

Sensible au sujet, j’ai été touchée par la manière intelligente et douce à la fois avec laquelle l’autrice aborde la question de l’adoption d’un animal et des responsabilités qui en découlent. À travers l’exemple réaliste d’un petit garçon, elle permet ainsi aux enfants de réaliser qu’avoir un animal est une source de joie, mais aussi de contraintes, un animal nécessitant des soins, de l’attention et du temps. Ce n’est pas un vulgaire jouet que l’on peut ranger négligemment dans un coin de sa chambre en espérant qu’il attende qu’on ait de nouveau envie de s’occuper de lui… Une vérité qui s’imposera avec force à Lucas dont j’ai apprécié l’évolution et la prise de conscience. 

Ne connaissant pas vraiment les lapins, j’ai, en outre, trouvé intéressant d’en apprendre un peu plus sur leur manière de communiquer. En plus d’être intelligent et pédagogique, ce livre nous offre aussi de beaux moments d’amitié interespèce et une fin pleine d’émotions et de tendresse qui m’a beaucoup touchée.

Quant aux jolies illustrations pleines de douceur disséminées par-ci, par-là, elles plairont aux jeunes lecteurs d’autant qu’elles faciliteront leur immersion dans le récit, stimuleront leur empathie pour Pilou et encourageront le processus d’identification avec Lucas…

Capture d’écran (45)

En conclusion, voici un ouvrage à conserver dans sa bibliothèque notamment quand une petite voix pleine d’espoir viendra vous demander un chien ou un chat pour Noël ou son anniversaire… Après lecture de cette histoire, les enfants devraient réaliser qu’un projet d’adoption est une très belle chose, mais à condition d’être prêts à s’investir, un animal dépendant entièrement de l’amour et des soins de son adoptant.

Retrouvez le livre sur le site d’Évidence éditions.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Vous tentent-ils ?

Yumi, Véronique Charrière

Yumi

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Yumi, jeune japonaise de quatorze ans, vient passer dix jours chez son correspondant écossais, Alistair. Passionnée par l’histoire de cette partie de l’Europe, elle veut profiter de son séjour au maximum…

Évidence Éditions (16 décembre 2017) – 64 pages – Ebook (3,99€) – Poche (10€)
Adapté aux lecteurs dyslexiques

AVIS

C’est sa couverture avec sa connotation livre d’horreur qui m’a donné envie de découvrir Yumi de Véronique Charrière, une envie satisfaite grâce à Évidence Éditions qui m’en a fait parvenir un exemplaire numérique dans le cadre de notre partenariat.

J’ai passé un très bon moment aux côtés de personnages plutôt attachants. Nous faisons ainsi la connaissance de Yumi, une jeune Japonaise venue passer une dizaine de jours dans la famille de son correspondant écossais, Alistair. Très bien accueillie par les parents de ce dernier ainsi que par sa petite sœur, Maura, la jeune fille profite de ce séjour en Europe pour faire le plein de beaux souvenirs. Au programme, des visites de châteaux, un peu d’histoire écossaise et des sensations fortes !

C’est que le problème qui occupait son esprit au Japon semble l’avoir suivie en Écosse pour son plus grand désarroi. Mais elle va heureusement pouvoir compter sur l’aide de ses nouveaux amis pour faire face à la situation…

Le roman est court et m’a donc, en tant qu’adulte, un peu frustrée, mais j’ai adoré faire un peu de tourisme dans un pays que j’aimerais beaucoup visiter notamment pour ses châteaux et ses légendes. Des légendes qui ne sont pas sans rappeler, dans une certaine mesure, un mythe japonais que je connaissais déjà, mais que j’ai pris plaisir à retrouver ici. La manière dont l’autrice arrive, par le biais du surnaturel, à faire le lien entre Écosse et Japon se révèle fort intéressante et originale.

J’ai, en outre, apprécié l’amitié et la complicité entre les trois jeunes personnages qui vont travailler main dans la main pour affronter les dangers sans jamais hésiter à prendre des risques pour s’entraider. Le genre de belle amitié interculturelle qui devrait plaire à tous les lecteurs tout comme la jolie relation fraternelle entre Alistair et Maura qui ont également la chance d’avoir des parents attentifs et aimants.

L’ouvrage étant court, les événements s’enchaînent rapidement, ce qui ne permet pas à l’autrice de nous offrir de longues phases de description, mais cela ne nuit en rien à l’immersion dans cette Écosse du surnaturel qui, pour ma part, me fascine. Cette histoire devrait d’ailleurs procurer de légers frissons aux lecteurs les plus jeunes et/ou les plus impressionnables, et offrir un beau moment d’évasion aux autres…

À noter qu’en plus du côté fantastique, l’autrice fait une brève, mais intéressante incursion, du côté d’un autre genre que je vous laisserai bien sûr le plaisir de découvrir. Cela apporte un certain charme à l’intrigue et intensifie sans aucun doute le sentiment de danger et d’urgence que l’on peut ressentir durant la lecture.

Entre tourisme, amitié et phénomènes surnaturels, Yumi est une lecture divertissante que je ne peux que vous conseiller si vous aimez l’Écosse, les histoires de fantômes et les belles rencontres.

Retrouvez le roman sur le site d’Évidence Éditions.

Imelda et le roi des gobelins, Briony May Smith

Aucune description de photo disponible.

Je remercie Babelio et les éditions du Lumignon pour m’avoir permis de découvrir Imalda et le roi des gobelins de Briony May Smith.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Loin derrière les collines, à l’orée de la forêt des fées, vit Imelda. Chaque jour, elle vit mille aventures avec ses amis les fées. Jusqu’à ce qu’une grande et méchante brute arrive : le roi des gobelins ! Quand il enlève la reine des fées, tout le monde se tourne vers Imelda : pourra-t-elle aider les fées à retrouver leur reine ? L’amitié et la ruse ne seront pas de trop pour déjouer les plans de l’horrible roi des gobelins !

Éditions du Lumignon (15 octobre 2019) – 32 pages – 10,90€ – À partir de 5 ans

AVIS

Imelda, fillette pleine de peps et de gaieté, voit la tranquillité de ses amies les fées perturbée par l’arrivée du colérique, grognon, détestable et égoïste roi des gobelins bien incapable de partager quoi que ce soit. Mais la fillette est bien décidée à aider ses amies quand ces dernières feront face à un terrible danger…

Avec son grand format rendant la prise en main très facile et sa couverture à rabats aux multiples couleurs et personnages, Imelda et le roi des gobelins attire d’emblée le regard des plus jeunes.

Imelda et le roi des gobelins - rabats Briony May Smith

Une attention qui sera maintenue grâce à de très belles illustrations en grand format et à un texte réduit à son strict nécessaire et mis en valeur par une gestion intelligente de la police d’écriture. J’ai, en outre, apprécié que l’autrice s’amuse avec son texte l’incluant aussi bien sous les dessins comme dans un album que dans des bulles à la manière d’une BD. Un procédé qui apporte beaucoup de dynamisme à la narration.

Illustration Imelda et leroi des gobelins

Quant aux illustrations en elles-mêmes, elles s’accordent à merveille avec l’atmosphère de la forêt que ce soit à travers le choix des couleurs ou les jeux d’ombre et de lumière. On appréciera également la diversité des personnages que l’autrice a pris le soin d’illustrer simplement avec des caractéristiques reconnaissables par les jeunes lecteurs : des fées souriantes et vêtues d’habits colorés, un roi des gobelins possédant de grandes jambes et de longues dents, des petits gobelins verts de peau… Une façon subtile de guider la lecture des enfants et de souligner le rôle de chacun, avec les gentilles fées d’un côté, et le méchant et odieux gobelin de l’autre.

Gobelin, Imelda et le roi des gobelins

En plus d’une histoire qui ne manquera pas de plaire aux enfants et à leurs parents qui devraient y retrouver le charme des contes de leur enfance, l’autrice aborde des sujets importants à une période où l’on construit sa personnalité et acquiert un certain nombre de valeurs. Il est ainsi question d’amitié, de partage, d’entraide, mais également de tyrannie, de colère et d’égoïsme. L’autrice souligne également la bonté à travers cette reine des fées qui cherche l’apaisement face à un être bien sourd à son appel à la paix et à une cohabitation sereine.

Mais quand une main tendue ne suffit pas à régler les conflits, reste la ruse ! Et ce n’est pas l’impétueuse, courageuse et débrouillarde Imelda qui vous dira le contraire… Les enfants devraient facilement s’identifier à cette fillette qui a de la ressource et ne manque ni de courage ni de détermination !

En conclusion, Imelda et le roi des gobelins nous offre une belle incursion dans la forêt et auprès de fées en prise avec un détestable et monstrueux gobelin. Elles seront heureusement aidées par une petite fille pleine de ruse qui, grâce à un ingénieux stratagème, permettra à la gentillesse et à la solidarité de triompher de la méchanceté et de l’égoïsme. Une jolie histoire possédant le charme des contes de notre enfance, de superbes illustrations en grand format, des valeurs fortes, une morale facile à appréhender, une fin amusante… voici un bel album que les enfants devraient prendre grand plaisir à lire et à relire.

Retrouvez le livre sur le site des éditions du Lumignon.

Mamie Bonbon, Florent Lucéa

Avis Mamie Bonbon Florent Lucéa, Ex Aequo éditions

Je remercie les éditions Ex Aequo de m’avoir permis de découvrir Mamie Bonbon de Florent Lucéa.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Mamie Bonbon est une grand-mère fragile en apparence qui mène une vie paisible dans son petit village. Pourtant elle possède un don inestimable qui va l’entraîner dans un monde fantastique et la confronter à des ennemis extrêmement dangereux.
Heureusement elle pourra compter sur des amis formidables aux multiples facettes pour l’aider dans cette aventure. Le courage n’a pas d’âge, l’amour est le plus précieux des cadeaux et le plus tendre des surnoms peut se révéler être votre plus grande force.

Ex Aequo (26 octobre 2019) – Broché (10€) – Ebook (2,99€)

AVIS

Je tenais à souligner le très beau travail d’édition avec une superbe couverture dont le ton bleuté, avec ses jolis dégradés, donne irrémédiablement envie de découvrir cette Mamie Bonbon dont on ne fait que percevoir la silhouette. S’agit-il d’une manière de souligner le danger qui la guette ?

Pour le savoir, je me suis empressée de me plonger dans la lecture de cet ouvrage qui m’a enchantée dès les premières pages. Je tends à regretter une simplification à outrance des textes pour enfants, un écueil dans lequel l’auteur n’est point tombé. Le roman destiné aux 9/12 ans se révèle très accessible, les phrases demeurant relativement courtes, mais l’on sent le soin avec lequel l’auteur a choisi ses mots.  Il se dégage ainsi beaucoup de charme et d’élégance de sa plume très visuelle et non dénuée de poésie, ce qui devrait permettre de réunir petits et grands lecteurs autour d’une histoire mettant en scène une mamie haute en couleur.

Mamie Bonbon, c’est une mamie extraordinaire, mais c’est, paradoxalement, une mamie comme les autres. Une mamie comme les autres dans la mesure où l’abandon affectif dans lequel elle se trouve fait écho à ce que vivent des millions de personnes âgées à travers le monde. À cet égard, sans être moralisateur, l’auteur pointe les défaillances de nos sociétés qui, lancées dans la course à l’argent et aux plaisirs, en oublient bien souvent les plus âgés. Ainsi notre Mamie Bonbon, après avoir vécu des moments heureux auprès de son défunt mari et de sa descendance, est laissée seule dans son petit village sans aucune visite malgré ses tentatives de rapprochement. Entre les cours, les amis, les amours, le travail, les vacances, les loisirs, les voyages, il y a toujours une bonne raison de ne pas passer un petit appel, rendre une visite même éclair, envoyer une carte postale ou une lettre…

Si Mamie Bonbon, Georgette de son prénom, ne peut compter sur ses enfants et ses petits-enfants, elle trouve du réconfort dans sa relation aux animaux que ce soit avec sa minette, Princesse, ou tous les animaux du voisinage. C’est que voyez-vous, notre mamie a un petit secret et un magnifique don que, pour ma part, je rêverais de posséder. Malheureusement, quand ce don commence à s’ébruiter, les choses s’enveniment et son propre village se retourne contre elle ! La différence fait peur et peut pousser à toutes les extrémités… Mais les réactions disproportionnées ne cachent-elles pas autre chose ?

Je vous laisserai bien sûr le soin de le découvrir par vous-mêmes, mais je peux néanmoins vous dire que l’auteur nous plonge dans une histoire riche en actions et en magie. La magie du cœur, bien sûr, Mamie Bonbon et ses amis à deux et à quatre pattes faisant preuve d’un louable altruisme, mais aussi la véritable magie, des forces occultes entrant en jeu. Notre mamie va devoir donc faire appel à tout son courage et à son don pour, aux côtés de sa famille de cœur, sauver sa famille de sang ainsi que faire toute la lumière sur d’étranges et inquiétantes disparitions d’enfants !

J’ai eu un coup de cœur pour Mamie Bonbon qui, malgré l’absence des siens, fait preuve de beaucoup de compréhension et d’abnégation. Aucune trace d’aigreur chez cette femme qui m’a touchée et émue. J’ai également pris beaucoup de plaisir à la voir collaborer avec des animaux atypiques, comme un cafard ou une souris, d’autant que l’auteur, à travers ces animaux qui possèdent tous un prénom amusant, ajoute une pointe d’humour qui devrait plaire aux enfants. Au cours de son aventure, notre mamie va également se lier d’amitié avec des personnes de son âge qui possèdent toutes un don unique et spécial, ce qui se révélera fort utile pour la mission de sauvetage dans lequel ce club de super-héros du troisième âge s’est lancé. La force surnaturelle et malfaisante qui sévit va ainsi découvrir, à ses dépens, que nos mamies et papis ont de la ressource !

En plus d’offrir un moment de lecture fort divertissant, l’auteur amène subtilement et avec délicatesse les enfants, voire leurs parents, à (re)considérer leurs liens avec leurs aïeux. La vie actuelle est trépidante, mais n’y a-t-il pas un peu de place pour les plus âgés, un petit geste pouvant changer bien des choses dans la vie de personnes qui ploient sous le poids de la solitude ? Bien sûr, chaque situation est différente et tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir une Mamie Bonbon dans sa vie,  mais le roman a le mérite de nous faire penser notre relation aux nôtres et aux anciens. Il est également ici question de seconde chance, et de rédemption puisqu’il n’est jamais trop tard pour rattraper ses erreurs ou, du moins, pour essayer de corriger le mal volontaire ou non que l’on a pu faire par le passé….

En conclusion, l’auteur bouscule ici les codes des romans jeunesse en nous prouvant qu’une mamie peut faire une super-héroïne qui fera fondre le cœur de ses jeunes lecteurs en même temps qu’elle affrontera avec courage les dangers qui se dressent devant elle. Empli d’actions, de magie et d’amitiés, Mamie Bonbon est un très bon roman jeunesse qui offre un joli moment de divertissement familial et une réflexion subtile sur les liens intergénérationnels. À lire, à relire et à partager tout autour de soi !

Retrouvez le roman sur le site des éditions Ex Aequo.

Editions-exaequo.com

Poussière fantôme, Emmanuel Chastellière

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une histoire de fantôme rocambolesque… à Montréal !

Être guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours, malgré les pourboires et les touristes à berner. Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes, trop contents de trouver quelqu’un à qui parler !
Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Elizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé. Déterminé à aider Elizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie va devoir compter sur des amis parfois surprenants et apprendre à percer les secrets de la poussière fantôme, alors que les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrent de plus en plus menaçants…
Et tout ça si possible sans trop se fatiguer

 

Scrineo (26 avril 2018) – 336 pages – Broché (14,90€) – Ebook (7,99€)
Illustration : Xavier Collette

AVIS

Difficile de ne pas craquer devant une telle couverture et un tel titre ! C’est donc sans vraiment prêter attention au résumé que j’ai décidé de m’embarquer dans cette lecture. Un voyage qui fut riche en péripéties et en présences fantasmagoriques. Il faut dire qu’avec un protagoniste voyant les fantômes, cela n’a rien de très étonnant.

Profitant de son don, Archibald s’est associé avec son meilleur ami, Isidore, libraire spécialisé dans l’occulte, pour proposer des visitées guidées d’un genre nouveau… À ses côtés, ce ne sont pas les musées que les touristes découvrent, mais plutôt le Montréal de l’ombre, des fantômes et des histoires à vous faire dresser les cheveux sur la tête. Un métier dans lequel Archibald excelle d’autant qu’il peut compter depuis peu sur l’aide du fantôme d’Elizabeth, une jeune scientifique décédée cent ans plus tôt.

C’est d’ailleurs avec cette dernière que l’auteur commence son livre. Nous découvrons ainsi la tragique histoire de cette femme qui s’est lancée dans des recherches scientifiques qui auraient pu, en cas de succès, changer la face du monde. Une réussite effleurée de près avant qu’un terrible accident ne vienne mettre fin aux ambitions de la jeune prodige, à sa vie et à celle de son amant.

Cent ans plus tard, Elizabeth, qui n’a rien perdu de son caractère, doit faire face à un autre problème qui prendra une tournure que ni elle ni Archibald n’auraient pu imaginer. Ils pourront heureusement compter sur le soutien de différentes personnes plus ou moins liées au monde de l’étrange. C’est donc dans une aventure auréolée de mystère, empreinte de mythologie et emplie de dangers que l’auteur nous plonge sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle. Dans un rythme effréné,  les scènes d’action et les événements s’enchaînent apportant leur lot de questionnements et de révélations…

Au fur et à mesure de l’intrigue, les liens entre les personnages se précisent et les relations sont mises à mal… J’aurais apprécié que l’auteur développe un peu plus cet aspect du livre puisque finalement, on reste à la surface des choses. À titre d’exemple, la relation entre notre héros et son meilleur ami m’a laissée assez dubitative. Leurs interactions, basées sur les silences et les secrets, manquent cruellement de chaleur, un peu comme si nous étions face à de vagues connaissances et non à des personnes censées être proches... Archibald m’a en outre agacée par la manière dont il jette l’opprobre sur son ami qui lui avait caché tout un pan de son existence quand lui-même n’a pas été un exemple de transparence et d’honnêteté. Un peu de mauvaise foi notre Archibald…

J’ai, en revanche, apprécié l’amitié entre le jeune homme et sa colocataire qui va se révéler être un précieux atout pour la petite bande que ce soit en raison de son caractère bien trempé ou de ses dons. De la même manière, j’ai particulièrement été touchée par le duo formé par Archibald et Elizabeth. Complices, les deux amis essaient de s’épauler du mieux qu’ils le peuvent. Archibald n’est pas parfait et a tendance à opter pour la fuite face aux problèmes, mais pour son amie, il se lance dans une aventure périlleuse sans trop sourciller… Quant à la scientifique, elle m’a beaucoup émue. Bien que désemparée face à la situation et au mal qu’elle cause indirectement autour d’elle, elle fera de son mieux pour affronter les épreuves qu’elles soient d’ordre magique, amical ou sentimental… 

La psychologie des personnages n’est pas développée outre mesure, mais l’auteur a veillé à apporter pas mal de tension et de suspense à son récit : que s’est-il passé exactement il y a cent ans ? L’amant perdu l’est-il vraiment à tout jamais et surtout est-il celui qu’il prétend être ? Pourquoi et par qui Elizabeth est-elle poursuivie ? Qui est ce Grand Œil ? Pourquoi les fantômes semblent prendre vie dans le monde réel avec des intentions plus ou moins sympathiques ? Quelle est l’étendue des capacités d’Archibald ? Un exemple des nombreuses questions qui viendront vous titiller durant votre lecture et vous donner envie de connaître le fin mot de l’histoire d’autant que la plume fluide et immersive de l’auteur plonge directement les lecteurs au cœur de l’aventure…

Petit détail qui contribue au sentiment d’immersion et au charme du roman, la découverte de quelques expressions québécoises des plus savoureuses.... Mais rassurez-vous, elles sont utilisées avec parcimonie et l’on devine bien souvent, grâce au contexte, leur sens.

En conclusion,  amitiés, amour, actions, fantômes, magie, complot et mythologie sont au cœur de cette aventure rythmée, pleine de mystère et d’actions qui devrait ravir les amateurs de surnaturel et d’histoires de fantômes palpitantes, mais pas vraiment effrayantes.

Retrouvez le roman chez votre libraire ou sur le site des éditions Scrineo.

Connexions secrètes, Lucas Courage

Je remercie Babelio et les éditions Scrineo de m’avoir permis de découvrir Connexions secrètes de Lucas Courage.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Je m’appelle Lucas Courage. Je n’ai pas choisi ce nom ni d’avoir un pouvoir extraordinaire, mais secret. Je n’ai pas choisi d’avoir un père espion, ni d’être recruté avec lui par le président de la République pour démanteler un réseau de terroristes. Je n’ai pas choisi non plus l’aventure, les poursuites, les énigmes… Partir au Shahistan, être pris en otage, assister à des assassinats… ! Je n’ai pas choisi de vivre, comme dirait Manon – Ah Manon… -, dans ce monde de dingues !

Scrineo (3 octobre 2019) – 288 pages – Broché (12,90€)

AVIS

Quelle aventure ! Ce pauvre Lucas Courage en aura bien besoin de courage justement pour affronter tout ce qui lui tombe sur le coin du museau. Et dire qu’en bon adolescent, il n’aspirait qu’à avoir la paix et à lézarder. Comment ça, je caricature ? Bon, peut-être un peu, mais Lucas est plus un adepte du repos et de la manette que de la course et de l’action. Mais que faire quand c’est le président en personne qui compte sur vous et votre père pour sauver la France d’une dangereuse organisation bien décidée à la mettre à genoux ?

On retrousse ses manches, on sort son plus beau sourire et on s’active quitte à dangereusement quitter sa routine. Et du danger, il va y en avoir, Lucas et son père n’étant pas au bout de leurs surprises ! C’est que les adorateurs de la déesse Melkiar ont de la ressource et ne reculeront devant rien pour paralyser l’Hexagone en hackant ses institutions et ses grandes entreprises. Imaginez-vous une France sans Internet, sans services d’urgence, sans moyens de communication, les pigeons voyageurs ayant pris leur retraite depuis bien longtemps… Impensable et pourtant, c’est bien ce qu’il risque d’arriver si les Courage, père et fils, ne s’allient pas pour régler le problème.

Jean, le père, ancien agent secret, reprend vite ses anciens réflexes d’espion aguerri et entraîne son fils dans une mission rocambolesque et riche en action. Un enlèvement, des meurtres, des menaces, un complot, des traîtres à la nation… Il n’y a pas à dire, la vie des Courage, c’est encore mieux qu’un James Bond ! Si Lucas traîne la patte au début, il finit par se prendre au jeu et met avec enthousiasme son talent unique, la capacité de se connecter aux objets électroniques, au service de la patrie même si cela parfois lui en coûte.

Cette mission secrète tend, en effet, à s’interposer entre lui et Manon, une camarade de classe dont il est amoureux. Mais comment se rapprocher d’elle quand chaque moment passé à ses côtés tourne à la catastrophe et le fait passer pour un fou ? Difficile la vie d’ado, mais alors celle d’ado apprenti espion, n’en parlons pas ! Les jeunes lecteurs devraient s’amuser de le voir enchaîner les galères avec sa peut-être future dulcinée d’autant que cette dernière sera, avec sa mère, embarquée dans l’aventure sans vraiment le demander. Et si Lucas aborde les dangers avec une certaine décontraction, qu’elle soit de façade ou non, la jeune fille prend la chose avec beaucoup moins de légèreté.

Manon, bien qu’un peu geignarde, mais ça peut se comprendre vu les circonstances, semble le personnage le plus réaliste du livre. Contrairement aux autres, tous ces événements dignes d’un grand film d’action à l’américaine l’atteignent comme ils le feraient avec n’importe qui dans la vraie vie. À l’inverse, sa mère est plutôt enthousiaste à l’idée de suivre les Courage dans leur aventure. Il faut dire que journaliste, elle flaire là un bon scoop qu’elle ne peut décemment pas laisser passer… On suit donc la fine équipe dans ses péripéties qui ne manquent pas de mordant ! 

Naviguant entre des considérations de son âge et celles dignes d’un haut dignitaire, Lucas s’emmêle parfois les pinceaux, mais il finit par faire face à la situation avec un certain aplomb et beaucoup de courage, sans mauvais jeu de mots. Il réalise également que ce papa espion qu’il idéalise depuis qu’il est enfant et dont il est si proche n’est pas parfait et possède ses propres faiblesses. J’ai, pour ma part, trouvé leur relation père/fils très touchante et plutôt atypique en littérature jeunesse, genre dans lequel les parents sont bien souvent absents et/ou défaillants.

Ici, le père n’est pas parfait, mais il a su nouer une réelle complicité avec son fils malgré les quelques tensions que la situation exceptionnelle dans laquelle ils sont projetés ne manquera pas de soulever. Alternant entre envie de protection et fierté paternelle de voir Lucas grandir et prendre en main les rênes de sa vie, Jean nous apparaît aussi fort que vulnérable, un mélange le rendant diablement attachant !

J’ai également beaucoup apprécié l’humour de l’auteur, pardon de Lucas Courage, qui en plus de nous offrir des situations plus cocasses les unes que les autres, n’hésite pas à partager avec ses lecteurs quelques phrases bien senties comme savent si bien en faire les adolescents. Les références à l’actualité, plus ou moins récente, ne manquent pas non plus de piquant. Vous ne regarderez ainsi plus les trottinettes électriques qui envahissent nos trottoirs de la même manière et vous ne devriez pas manquer de sourire devant l’allusion de l’escapade en scooter d’un ancien président…

Est-ce que le scénario est plausible ? Pas le moins du monde, enfin j’espère parce que sinon, c’est qu’il y a vraiment eu un problème à la DGSE, mais que c’est drôle et divertissant. J’ai eu l’impression de me trouver devant l’un de ces films que j’adorais plus jeune dans lesquels les enfants bottaient les fesses aux méchants. Une sorte de Maman, j’ai raté l’avion adolescent dans lequel ce n’est plus un enfant contre les adultes, mais un père et son fils adolescent travaillant main dans la main pour sauver la France. Bien que l’histoire soit très différente, le résultat est le même, le plaisir d’avoir passé un super moment de détente et d’avoir vécu une aventure trépidante auprès de personnages attachants et hauts en couleur !

En conclusion, Connexions secrètes est un roman bourré d’humour qui vous entraînera dans la vie d’un adolescent devenu, bien malgré lui, un atout indéniable dans la lutte secrète de la France contre une redoutable et mystérieuse organisation. Famille, aventure, enquête, action, cybercriminalité et trahison seront au programme de ce divertissement familial qui devrait vous assurer un bon et amusant moment de lecture. Et parce qu’on n’a jamais assez de Courage, j’espère que Lucas nous reviendra un jour dans de nouvelles aventures !

Retrouvez le roman sur le site des éditions Scrineo.

La véritable histoire de Boucle d’Or et du chat Marcel, Benjamin Perrier

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Connaissez-vous vraiment l’histoire de Boucle d’Or ? Le chat Marcel, lui, peut tout raconter, il était là ! Et son histoire rétablit quelques vérités… notamment sur son action à lui, toujours ignorée !

Gautier Languereau (8 février 2017) – 3 ans et + – 32 pages – Album (10,50€)
Illustrations : Jules

AVIS

Découverte par hasard, cette chouette réécriture de conte, proposée par les éditions Gautier Languereau, a offert à la trentenaire que je suis un très joli retour en enfance.

Boucle d’Or fait partie de ces contes que je lisais toujours avec beaucoup de plaisir adorant cette petite fille qui ose entrer dans l’antre d’une famille d’ours. Et c’est avec tout autant de bonheur que j’ai découvert la version imaginée par Benjamin Perrier.

Avec l’auteur, cette histoire connue des petits et des grands prend une tout autre tournure et saveur grâce au chat Marcel, un personnage facétieux qui entre majestueusement en scène.

Un peu fainéant sur les bords, et gourmand comme il se doit, ce minet n’a qu’une idée : faire un festin aux frais de cette famille d’ours dont le petit-déjeuner le fait saliver d’avance. Profitant de leur habituelle balade et de l’arrivée fortuite de Boucle d’Or, il arrive enfin à atteindre son but quitte, au passage, à mettre dans une situation difficile une fillette qui ne demandait qu’à l’aider et à le câliner.

Mais rassurez-vous, tout est bien qui finit bien ! Et puis comment en vouloir à ce chat qui sait jouer des ronrons et des miaous pour faire fondre le cœur des lecteurs et de Boucle d’Or ? Impossible même si quand même, il est bien culotté notre poilu gourmand, un peu fainéant et quelque peu manipulateur. Mais attendez, n’est-ce pas exactement ce que l’on attend d’un chat ?

Cette réécriture de conte ne pourra que vous faire sourire, l’humour étant bien présent que ce soit grâce à l’habileté avec laquelle l’auteur se joue des stéréotypes autour des chats, un comique de répétition bien amené ou encore les illustrations de Jules qui viennent appuyer cette impression d’humour et de bonne humeur que l’on ressent tout au long de la lecture.

Le crayonné, simple et enfantin, facilitera, quant à lui, l’immersion des enfants dans l’histoire. Ceux-ci devraient être ainsi séduits par l’histoire non pas de Boucle d’Or, mais du chat Marcel qui lui vole sans vergogne la vedette ! L’arrivée des ours pourra peut-être inquiéter un peu les plus jeunes comme ce fut le cas avec ma nièce de trois ans, mais la douceur des dessins atténuera très vite la peur qu’ils pourraient ressentir. J’ai, en outre, apprécié l’utilisation d’une palette de couleurs restreinte qui permet de se concentrer sur l’histoire tout en offrant un cadre visuel assez plaisant pour capter l’attention des jeunes lecteurs.

En conclusion, le duo Benjamin Perrier et Jules nous offre ici une jolie réécriture d’un conte qui devrait rappeler de bons souvenirs aux adultes, et permettre aux enfants de passer un très joli moment de divertissement. L’humour est bien présent, les émotions au rendez-vous et le personnage haut en couleur du chat Marcel une raison suffisante pour se plonger dans cette jolie version de Boucle d’Or.

Retrouvez le livre sur le site Place des libraires