Edgar & Ellen : Pauvres bêtes !, Charles Ogden

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C’est d’un petit roman jeunesse fort sympathique dont j’aimerais vous parler aujourd’hui : Edgar & Ellen : Pauvres Bêtes ! de Charles Odgen, aux éditions Pocket Jeunesse.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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  • Broché: 138 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 ans
  • Édition : Pocket Jeunesse (25 janvier 2007)

AVIS

Croisé dans les rayons d’un magasin Gibert, j’ai tout de suite craqué pour la couverture de ce livre et son ambiance qui n’est pas sans rappeler la Famille Addams. Cerise sur le gâteau, le roman est en relié et contient quelques chouettes illustrations dont la noirceur symbolise parfaitement celle de la vie de nos deux jeunes protagonistes. Parce que je suis sympa et que je sais que certain(e)s d’entre vous sont friand(e)s de photos (non, Saiwhisper, je ne pense pas du tout à toi), en voici quelques-unes :

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Dans ce premier tome, nous découvrons les jumeaux Edgar et Ellen, cette dernière étant l’aînée même si née seulement quelques minutes avant son frère. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour elle, ça veut dire beaucoup… Ces enfants, que n’envierait aucun parent, à moins de s’appeler Morticia et Gomez on s’entend, sont plutôt du style à aimer fomenter des mauvais coups biens mauvais et à ériger l’art de la bagarre en sport de haut niveau. Il faut d’ailleurs leur reconnaître une certaine originalité voire un certain talent pour avoir des idées complètement tordues destinées à enlaidir leurs journées et à tromper leur ennui.

Difficile face à ces deux petits monstres, plus habitués à porter un pyjama de bagnard qu’une tenue Disney, de condamner leurs parents qui ont préféré prendre la poudre d’escampette ou, officiellement, partir en vacances à durée indéterminée. Privés de leurs parents, Ellen et Edgar vont alors devoir se débrouiller comme ils le peuvent pour récolter de l’argent et ainsi avoir les fonds nécessaires pour gâcher la journée de chacun.

C’est dans ce contexte, et après avoir visionné une vidéo, que leur est venue une brillante idée : kidnapper les animaux de compagnie des habitants de leur charmante petite ville, et les transformer en animaux exotiques avant de les vendre à des prix exorbitants. Vous la voyez venir l’idée foireuse à des kilomètres à la ronde ? Moi oui, vous aussi, mais eux, pas vraiment… Certains du machiavélisme de leur plan, ils seront quelque peu surpris quand rien ne se passera comme prévu. Eh oui, croyez-le ou non, personne n’est prêt à mettre le prix pour les créatures très particulières et surtout très laides dont les jumeaux veulent faire commerce…

Vous aurez compris que l’histoire est complètement farfelue et qu’il est difficile de ne pas sourire devant les bêtises de ces deux garnements à l’imagination débordante. En tant qu’adulte, on comprend très vite les limites de leur plan, mais les enfants devraient, quant à eux, surtout savourer leurs péripéties.

Si les jumeaux sont plus que turbulents et plutôt malfaisants, ils n’en demeurent pas moins étrangement attachants. On en viendrait presque à leur souhaiter bonne chance dans leur tentative saugrenue de gagner de l’argent pour pouvoir enquiquiner tout le monde. Et puis, j’avoue avoir craqué devant leur esprit des plus poétiques comme l’en atteste l’une de leurs créations :

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Pour les parents qui auraient peur de donner un mauvais exemple à leurs enfants, je vous rassure, l’auteur a veillé à donner une petite leçon aux jumeaux et une morale à son histoire. Je dis une morale, mais je pourrais plutôt dire deux morales : l’une étant que, suivant le précepte de « tel est pris qui croyait prendre », les mauvaises actions finissent toujours par être découvertes et sanctionnées, et l’autre, que l’on a souvent sous les yeux ce que l’on cherche.

Mention spéciale à l’animal de compagnie des enfants complètement bizarre (peut-être pas autant que La chose de la Famille Addams ceci dit) qui devrait vous réserver une surprise. Pour ma part, c’est le genre de personnage étrange auquel je m’attache quasiment d’emblée et tant pis, s’il ressemble plus à une serpillière qu’à un animal prêt à vous faire des papouilles.

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En conclusion, j’ai beaucoup aimé découvrir Edgar & Ellen, deux jumeaux diaboliques dont on suit les péripéties le sourire aux lèvres. Facile à lire et parfait pour un moment de détente sans prise de tête, ce roman devrait plaire autant aux enfants qu’à leurs parents. Pour ma part, c’est avec un plaisir certain que je lirai les autres tomes de la série.

Et ça, c’est cadeau :

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Throwback Thursday Livresque #52 : La Passe-Miroir tome 3

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Coupable d’insomnie, de book hangover ou troubles divers

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Le premier livre qui m’est venu à l’esprit pour ce thème est La fille du train, mais j’en ai déjà suffisamment parlé sur le blog et les réseaux. Je vais donc plutôt vous présenter un roman qui m’a tenue éveillée une bonne partie de la nuit : le tome 3 de La Passe-Miroir.

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Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui, il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’information divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Pourquoi ce choix ?

Heureusement pour moi, j’ai lu le roman durant des vacances en famille, ma quasi nuit blanche n’a donc pas vraiment eu de conséquences si ce n’est de m’avoir offert de magnifiques heures de lecture. D’ailleurs détestant dormir, passer des nuits blanches avec un bon livre comme celui-ci est quelque chose que j’aime beaucoup, du moins, de temps en temps.

Je ne vais pas entrer dans les détails histoire de ne pas spoiler les personnes qui n’auraient pas lu les deux premiers tomes. Mais je peux vous dire que j’ai juste adoré retrouver Ophélie que je trouve de plus en plus mature. Ce tome m’a semblé moins haletant que le précédent, mais j’ai aimé l’ambiance qui s’en dégage, le suspense et les retrouvailles avec un certain personnage. Et puis, cette fin…

Je vous invite à lire ma chronique du premier tome qui, je l’espère, vous donnera envie de vous lancer dans cette série si ce n’est pas encore fait.

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Et vous, vous aimez cette série ?

Madisonville 2 : Marie, Nicolas Combe

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Je remercie Nicolas Combe de m’avoir fait parvenir Madisonville 2 : Marie. S’agissant d’un tome 2, je vous invite éventuellement à lire ma chronique du tome 1 avant de poursuivre la lecture de cet article…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’année suit son cours et notre groupe d’amis poursuit les joies de la scolarité, tous sauf Barbara qui prend à cœur, peut-être trop, sa nouvelle occupation. C’est alors qu’Élise a la merveilleuse idée de venir en aide à sa nouvelle amie.
On ne sait jamais ce que peut réserver un lieu encore inexploré, et encore moins jusqu’où peut aller une découverte et les conséquences qui en découlent.
Que se passe-t-il quand une ruche s’attaque aux vies d’adolescents normaux?
Venez à Madisonville le découvrir.

  • Pages : 128
  • Prix : 8.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

C’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée dans le tome 2 de la série Madisonville.

Dès les premières pages, l’auteur a réussi à me surprendre : là où je m’attendais à retrouver Barbara à la tête d’une nouvelle aventure empreinte de surnaturel, nous suivons Elise, Joy et son petit ami Jeffrey, ainsi que Jack. J’avoue avoir eu une pointe de déception à l’idée de ne pas suivre les aventures de Barbara, déception qui s’est vite envolée à l’idée de retrouver Élise, un personnage que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tome.

D’ailleurs, dans cette aventure, elle reste fidèle à elle-même, à savoir pleine d’entrain, d’énergie et d’optimisme… Un optimisme qui s’envolera quelque peu quand la jeune fille sera confrontée aux conséquences de son impulsivité et de sa trop bonne volonté à aider Barbara. Fatiguée, celle-ci acceptera en effet qu’Élise aille à sa place au Manoir, sans se douter une seule seconde des ennuis dans lesquels va se plonger son amie un peu fofolle. Mais suivant l’adage « plus on est de fous, plus on rit », Élise va réussir à impliquer ses amis dans une aventure à vous faire dresser les cheveux sur la tête, surtout si vous êtes du genre à redouter les créatures effrayantes et en décomposition.

J’ai été complètement surprise par le parti pris de l’auteur de mettre un peu de côté les entités fantomatiques du premier tome pour se concentrer sur des êtres surnaturels d’une nature complètement différente. Je ne vous en dirai pas plus, mais j’ai apprécié cette démarche d’autant que Marie, à la tête du groupe de créatures, se révèle très très intrigante. J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur elle, sur son obsession pour un certain personnage aux dents longues et sur ses véritables objectifs. Marie est donc le genre de personnage qui introduit une certaine tension et du suspense. A cet égard, j’ai adoré la fin qui laisse plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Cela crée de la frustration certes, mais ça donne aussi terriblement envie de lire la suite de la série.

Nous restons dans un livre jeunesse, cela reste donc soft dans l’horreur, même s’il y a une montée en puissance à ce niveau par rapport au premier tome. A côté des créatures rencontrées dans ce tome, le Baron et sa femme, un couple de fantômes, font d’ailleurs office d’enfants de chœur ! J’aurais adoré qu’ils soient plus présents dans l’intrigue, mais il est vrai que le Baron n’a pas eu besoin d’apparaître très longtemps pour faire forte impression aux lecteurs. Fantôme ou pas, quand le Baron monte à l’assaut, ça valse dans tous les sens. On sent que ce personnage n’a pas encore délivré tous ses secrets, et qu’il est peut-être bien plus puissant qu’il n’y paraît. L’auteur a su complètement éveiller ma curiosité sur ce fantôme dont j’aimerais beaucoup découvrir de manière plus détaillée le passé et l’étendue de ses capacités.

Quant aux autres personnages, Joy continue de jouer la râleuse de service qui aime taper sur les nerfs de chacun, à commencer par son petit ami dont on hésite à dire s’il est brave de la supporter ou juste stupide de s’infliger un tel calvaire. J’avoue exagérer peut-être un peu dans la mesure où derrière toutes ses bravades et provocations, Joy fait preuve d’une bravoure et d’un attachement à Jeffrey dont on ne se serait pas forcément douté. Alors sans aller jusqu’à l’apprécier, je dirais que derrière une personnalité des plus exaspérantes, se cache peut-être une jeune fille avec un cœur. Jeffrey, quant à lui, s’est montré aussi courageux que stupide dans sa manière d’affronter le danger. De là à dire qu’avec Joy, ils forment finalement un beau couple, il n’y a qu’un pas que je vous laisse le soin de franchir ou non. Si Élise est la fofolle et « gentille fille » du groupe, Jack est un peu son pendant masculin du moins dans le côté simplet sous-entendu par les termes « gentille fille ». Pas vraiment intelligent ni désagréable comme Joy peut l’être, il ne marque tout simplement pas vraiment les esprits.

Comme pour le premier tome, la plume de Nicolas Combe est accessible ce qui rend la lecture du livre très rapide d’autant que sa mise en page est plutôt aérée. Malheureusement, on y retrouve de nouveau un certain nombre de coquilles qui ne pourront que gêner les lecteurs attentifs à l’orthographe. Une certaine « vulgarité » est aussi à noter, mais pour ma part, elle ne me choque pas d’autant qu’elle me semble assez représentative du vocabulaire de certains adolescents. Certains mots peu élégants sont peut-être en trop, mais il me suffit de prendre les transports en commun pour entendre bien pire…

En conclusion, avec Marie, Nicolas Combe surprend le lecteur en se focalisant non pas sur Barbara, mais sur les autres membres de son groupe d’amis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a su leur réserver une aventure à la hauteur de la précédente ! De l’action à gogo, la découverte de créatures cauchemardesques, du suspense, de la tension… Voilà quelques-uns des ingrédients de cette aventure haute en couleur, et au rythme endiablé. Je terminerai cette chronique par un « vivement la suite ! ».

Page FB de l’auteurSite de l’auteur

Vous pouvez acheter ou feuilleter quelques pages de Madisonville sur Bookelis

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Premières lignes #25 :

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour ce vingt-cinquième rendez-vous, je vais vous parler du dernier roman jeunesse que j’ai lu : le tome 1 de la série Edgar & Ellen. J’ai adoré ce roman jeunesse qui contient quelques illustrations en noir et blanc. La chronique attend sagement dans mes brouillons et devrait être bientôt publiée. Mais en attendant, je vous offre les premières lignes et la première illustration.

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PREMIÈRES LIGNES

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PREMIÈRE IMAGE (hors illustration de début de chapitre)

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Et vous, il vous tente ce petit roman ?

Throwback Thursday Livresque #51 : Ma plus belle histoire de quête (qu’importe la quête)

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Ma plus belle histoire de quête (qu’importe la quête)

A la lecture du thème, j’ai tout de suite pensé à la BD La quête d’Ewilan (je n’ai pas lu le roman), mais j’ai fini par me tourner vers un titre moins connu qui correspond également au thème : Les aventures de Tersane le diablotin de Cécile Lorne.

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Comment faire quand on vit en enfer, et qu’on a le cœur trop tendre ? C’est le problème de Tersane, le diablotin qui subit les moqueries de ses camarades parce qu’il a la mauvaise idée d’éprouver des sentiments… Et qu’en enfer, les sentiments, c’est interdit !
Jusqu’au jour où il apprend qu’une prophétie parle de lui… Une prophétie qui va l’emmener jusque sur terre !

Un roman d’aventures plein d’humour, d’âmes damnées et de petites braises !

Pourquoi ce titre ?

Tersane est un diablotin qui diffère de ses petits camarades en raison de son bon cœur et de ses yeux bleus ce qui fait de lui un grand sujet de moqueries. Il se retrouvera néanmoins un beau jour sur la route en raison d’une prophétie…

Nous suivons Tersane dans ses aventures destinées à lui permettre d’accomplir son destin malgré les embûches et les dangers qui se dressent sur sa route. Derrière cette quête, se trouve également une quête plus intérieure qui offrira au diablotin un inestimable cadeau : la découverte et l’acceptation de soi.

Pour plus de détails, je vous invite à lire ma chronique sur Les aventures de Tersane le diablotin dont voici ma conclusion :

En conclusion, j’ai aimé l’histoire de ce diablotin évoluant dans un monde aux valeurs totalement inversées. Destiné d’abord aux enfants, ce livre pourra convenir à tous. Les adultes apprécieront l’humour de l’auteure et ses nombreux jeux de mots. Quant aux enfants, ils seront sûrement séduits par les aventures de Tersane et pourront, dans une certaine mesure, s’identifier à ce personnage diabolique.

Et vous, il vous tente ce livre ? Quel titre auriez-vous choisi ?

La nouvelle vie de Vanessa, Cécile Soler


Je remercie Cécile Soler de m’avoir envoyé le tome 2 de la série Arcadia : La nouvelle vie de Vanessa via le site Simplement. Ayant apprécié le premier tome, Le rêve de Vanessa, j’étais plus que ravie de me plonger dans sa suite.

PRÉSENTATION

Le grand moment est arrivé pour Vanessa. Elle rentre à Arcadia, une académie où s’entraînent des sportifs qui comme elle, rêvent de devenir des champions. La jeune patineuse peut enfin se consacrer à sa passion, mais quelques surprises l’attendent dans cet internat très particulier.

Face à un entraîneur autoritaire et des rivales sans scrupules, Vanessa saura-t-elle s’adapter à sa nouvelle vie et continuer de glisser vers son rêve?

  • Broché: 178 pages
  • Editeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (31 juillet 2015)
  • Prix : 7.99€
  • Autre format : ebook

AVIS

L’histoire et les personnages…

C’est avec un plaisir certain que j’ai retrouvé Vanessa, une jeune fille de 11 ans passionnée par le patinage artistique malgré des parents peu enclins à soutenir leur fille unique dans sa dévorante passion. Dans ce tome 2, nous suivons la première semaine de Vanessa à Arcadia, école privée sportive dont elle a réussi le concours, et qu’elle était impatiente de découvrir. Mais entre un entraîneur peu commode et des camarades patineuses à l’esprit de compétition exacerbé, la fillette va découvrir que la vie à Arcadia n’est pas un fleuve tranquille…

Vanessa reste, dans cette aventure, fidèle à elle-même à savoir pleine d’entrain et de bonne volonté malgré les difficultés qui se présentent à elle. L’accumulation de coups durs impacte évidemment son moral, mais elle finit par reprendre le dessus, bien décidée à poursuivre son rêve coûte que coûte. Cette jeune fille est l’un des personnages les plus volontaires et travailleurs que j’ai pu rencontrer dans la littérature. Je n’ai donc jamais douté de sa capacité à s’intégrer à sa nouvelle vie même si certaines pestes font tout pour la décourager. J’ai d’ailleurs eu du mal à comprendre que des personnes si jeunes puissent déjà être aussi déterminées et prêtes à tous les coups bas pour atteindre leur objectif. J’espère sincèrement que les sportifs de haut niveau n’ont pas eu à vivre ce genre de situations dans la vraie vie même si mon petit doigt (ou plutôt un échange avec l’auteure) me laisse entendre que les mésaventures de Vanessa, issues de l’imagination de Cécile Soler, sont un pâle reflet de la réalité…

Mais je vous rassure, tout n’est pas noir à Arcadia puisque Vanessa appréciera sa nouvelle indépendance, une cafétéria au top et bien sûr, les nouvelles amitiés qu’elle s’est forgée. En effet, future sportive de haut niveau ou non, cette dernière reste une jeune fille comme les autres qui accorde une grande place à l’amitié. Et de ce côté, Cécile Soler s’est montrée généreuse notamment en la personne de Jade, une autre patineuse, qui se révèle, tout au long du roman, une amie précieuse pour notre héroïne. C’est d’ailleurs un personnage que j’ai beaucoup apprécié et que je prendrai grand plaisir à suivre dans sa vie à Arcadia et, pourquoi pas, dans sa future carrière de patineuse artistique. De la même manière, nous apprenons en fin de roman à découvrir le passé d’un autre personnage de l’histoire qui m’a complètement attendrie. J’espère de tout mon cœur que l’auteure lui accordera une place plus importante dans la suite de la série.

Quant aux parents de Vanessa, ils sont, pour mon plus grand plaisir, très peu présents dans le roman. Ils restent fidèles à eux-mêmes c’est-à-dire obnubilés par leur propre personne et peu prompts à se rappeler qu’ils ont une fille, qui plus est une très chouette fille… Je ne suis donc pas impatiente de les revoir ayant du mal à ne pas vouloir leur arracher les yeux à chacune de leur apparition.

Vanessa, une jeune héroïne inspirante et attachante qui plaira aux petits et aux grands… 

Je n’ai plus 11 ans, mais en suivant les aventures de Vanessa et ses interactions avec ses amies, je n’ai pu m’empêcher de revivre certains moments de mon enfance : les amitiés qui se créent, celles dont on craint la perte du fait de la distance, la jalousie, les pestes qui vous enquiquinent, l’apprentissage de l’autonomie… Les enfants devraient donc être enchantés de lire l’histoire d’une héroïne qui, malgré une nouvelle vie plutôt particulière, leur ressemble. D’une certaine manière, Vanessa est un peu un modèle ; du moins, plus jeune, je pense que son exemple m’aurait inspirée et peut-être insufflé la petite pointe d’audace qui m’a souvent fait défaut pour me lancer dans certains projets. D’ailleurs, même adulte, je trouve cette fillette et sa détermination à toute épreuve plutôt inspirante.

La plume de l’auteure est fluide et agréable tout en demeurant très accessible. Le livre plaira donc autant aux enfants qu’aux parents d’autant que les différents thèmes abordés feront d’excellents sujets de discussions familiales. Pour ma part, je l’ai dévoré en une soirée désirant ardemment suivre la première semaine de Vanessa dans sa nouvelle école. Il faut dire que lorsqu’on commence le livre, il est difficile de ne pas vouloir lire l’histoire d’une traite afin de s’assurer que la fillette s’adapte parfaitement à sa nouvelle vie malgré les obstacles. C’est d’ailleurs la force de l’auteure, rendre son héroïne tellement attachante que l’on souhaite son bonheur comme si elle faisait partie de notre famille !

Enfin, à noter la présence en fin d’ouvrage d’un petit lexique comme dans le premier tome. Ce petit bonus reste toujours appréciable, les termes employés dans le patinage artistique n’étant pas forcément connus par le commun des mortels.

Pour conclure, entre apprentissage de l’autonomie, découverte d’une nouvelle vie avec ses aspects positifs comme plus difficiles, développement de nouvelles amitiés, réalisation des sacrifices imposés par une carrière de sportive de haut niveau et entraînements éreintants, la rentrée de Vanessa ne sera pas de tout repos. Pris par le tourbillon des événements, le lecteur ne pourra, quant à lui, qu’être happé par l’histoire et n’avoir qu’une idée en tête une fois la dernière page tournée : retrouver Vanessa dans un troisième tome.

Site de l’auteurePour acheter le livre ou le feuilleterPage FB de l’auteure

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Madisonville : Le manoir des fondateurs, Nicolas Combe

Je remercie Nicolas Combe de m’avoir envoyé le premier tome de Madisonville via le site Simplement.

RÉSUMÉ

Après des années sans laisser de nouvelles, Barbara, une mordue du monde du surnaturel, retourne dans la ville de son enfance, y retrouver son ancienne amie répondant au doux nom de Joy, et dans le même temps faire de nouvelles connaissances.
Mais des retrouvailles s’avèrent toujours compliquées, surtout quand de nouvelles têtes ne semblent pas t’apprécier et que les fantômes viennent mettre leur nez dans tout ça.

Que se passe-t-il quand le paranormal s’impose dans les vies d’adolescents normaux ?
Venez à Madisonville le découvrir.

  • Date de publication : 26/08/2017
  • Nombre de pages : 84
  • Prix : 8.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

Une couverture attrayante qui vous plonge dans l’ambiance…

Je dois avouer avoir été tout de suite attirée par la couverture aussi belle qu’énigmatique. Il ne m’a donc fallu qu’un petit instant pour lire le résumé et avoir immédiatement envie de découvrir le manoir des fondateurs de Madisonville aux côtés de Barbara et de Joy. Il faut dire que son état de délabrement visible sur la couverture laisse présager un endroit lugubre probablement hanté par des entités plus ou moins sympathiques. Bref, vous aurez compris que je trouve la couverture parfaite pour vous donner envie de vous plonger dans le livre à condition, bien sûr, d’aimer les histoires de maisons hantées.

L’histoire…

Barbara, elle, aime ça ! L’adolescente va d’ailleurs, dès son retour dans la ville de son enfance, embarquer son ancienne meilleure amie Joy, dans une expédition au sein de cet intrigant manoir. Passionnée par les fantômes et le surnaturel, ses plus folles attentes en la matière vont être comblées et au-delà de ses espérances. Joy, quant à elle, ne partage pas du tout le goût pour le surnaturel de cette ancienne meilleure amie qu’elle considère, et cela n’a rien d’amical, comme « tarée ». Elle préfèrera d’ailleurs, dans un premier temps, nier ce qu’elle a vu dans le célèbre manoir Madison…

Gênée par le retour de Barbara, Joy n’aura pourtant pas forcément d’autre choix que d’accepter sa présence dans son groupe d’amis. C’est donc accompagnée de ses nouveaux camarades que Barbara va se lancer dans une  deuxième visite du manoir. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette visite ne laissera personne indifférent, humains et êtres surnaturels compris. Au-delà de son amour du surnaturel, si Barbara s’est lancée dans une nouvelle visite du manoir malgré les avertissements reçus la première fois, c’est aussi pour prouver à tous, et surtout à une geek particulièrement désagréable, que oui, les fantômes existent !

Les personnages…

J’ai apprécié Barbara, peut-être parce que c’est elle que l’on découvre en premier, et son envie de vivre sa passion du surnaturel malgré le jugement d’autrui. Elle a, en outre, ce côté excentrique qui m’a donné envie d’apprendre à la connaître. Son retour dans la ville de son enfance après de nombreuses années et ses tentatives pour s’intégrer la rendent également sympathique. Si vous avez déjà déménagé, je pense que vous ne pourrez que compatir à sa situation ! A l’inverse, difficile de ne pas vous prendre d’inimitié pour une geekette qui ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de Barbara dans la bande, et qui le lui fait bien comprendre. Heureusement, l’expédition dans le manoir et les événements sur place vont arrondir les angles entre les deux jeunes filles laissant espérer, peut-être, une amitié dans le tome suivant.

Je ne vais pas vous parler de tous les personnages, mais d’Élise que j’ai trouvé fort sympathique. C’est un peu la gentille fille du groupe dont l’enthousiasme pour tout et n’importe quoi est tourné en dérision par ses camarades. Ceux-ci la considèrent d’ailleurs comme folle quand je la trouve rafraîchissante parmi une bande d’adolescents passablement blasés par la vie. Avec Barbara, c’est une jeune fille que j’aurais plaisir à retrouver dans de nouvelles aventures.

De l’amitié oui, mais du surnaturel aussi…

Au-delà de l’amitié qui est un élément important dans le récit, Madisonville c’est aussi une histoire mettant à l’honneur le surnaturel à travers la présence de deux fantômes hantant le manoir Madison. La rencontre avec ce couple fantomatique va impressionner les adolescents qui ne sont définitivement pas les bienvenus. Pour la défense des fantômes, si on ne peut même pas vivre sa mort en paix, où va-t-on ! Alors fantômes très méchants ou entités surnaturelles ne demandant qu’à être tranquilles ? Je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-mêmes. Je peux néanmoins vous dire que la rencontre avec le Baron Samedi m’a un peu fait penser à la nouvelle d’Oscar Wilde : Le fantôme de Canterville.

Les amoureux de SOS Fantômes devraient, quant à eux, être comblés par les références à la franchise que ce soit à travers l’équipement de Barbara ou des allusions plus directes. Ayant dévoré les films et le dessin animé durant mon enfance, c’est un point que j’ai apprécié.

Une histoire et une plume accessibles

La plume de l’auteur se révèle très accessible, le registre du livre oscillant entre langage courant et familier. Le contenu est donc accessible aux enfants même si je pense que la familiarité des personnages risque de gêner certains parents. Si vous êtes sensible à ce point, je vous conseillerais de feuilleter le livre avant de le confier à vos enfants.

L’histoire est courte et la mise en page très aérée ce qui en rend la lecture très rapide et plutôt aisée. Après une journée difficile ou stressante, ce petit roman devrait donc vous offrir une pause détente agréable. Il semble également particulièrement bien adapté pour une petite lecture d’Halloween ou pour un moment où vous avez envie d’une histoire avec des fantômes, mais sans trop de frissons.

Enfin, si j’ai passé un très bon moment de lecture, j’ai néanmoins regretté la présence de coquilles…

En conclusion, j’ai lu avec plaisir Le manoir des fondateurs et suis impatiente de découvrir la suite des aventures du petit groupe d’amis découvert dans ce premier tome. Si vous êtes en quête d’une histoire qui se lit très rapidement et très facilement avec une bonne dose d’amitié et de surnaturel, ce livre devrait vous plaire.

Page FBSite de l’auteur

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