Mini-chroniques en pagaille #10

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Mini-chroniques en pagaille

 

  • Les Chats de Siné

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  • Album: 62 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (26 novembre 1996)
  • Collection : Bibliothèque du dessinateur

L’auteur a utilisé le terme « chat » pour nous offrir une ribambelle de jeux de mots. Je dois d’ailleurs avouer que j’ai été très agréablement surprise par la richesse que ces quelques lettres offrent aux amateurs de la langue française. J’ai peut-être trouvé certains jeux de mots un peu tirés par les cheveux, mais cela ne m’a pas empêchée de les trouver tous très savoureux.

Mais ce qui fait le charme de cet album, ce sont les illustrations qui mettent en scène des matous à partir des différents jeux de mots. Cela donne des représentations décalées, parfois loufoques, mais toujours amusantes. Les dessins sont très simples, mais Siné a réussi à travers son coup de crayon a capturé toute la fantaisie de ces petites boules de poils.

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Le seul défaut de ce livre est sa vitesse de lecture, mais comme c’est le genre d’ouvrage que l’on peut feuilleter régulièrement, cela ne m’a pas dérangée. Maintenant que j’ai rendu l’album, je pense me l’acheter et en offrir un exemplaire à ma grand-mère qui, malgré son alzheimer, adore toujours feuilleter des livres. La simplicité des dessins et le travail de l’esprit que permettent les jeux de mots me font d’ailleurs penser qu’il pourrait représenter un outil de travail pour l’équipe de soignants de la maison de retraite.

En bref, cet album offre une bouffée d’air frais et de bonne humeur. C’est un indispensable pour les amoureux des chats et/ou de la langue française. C’est en tout cas pour moi un gros coup de cœur !

  • La nuit des korrigans, Yvon Mauffret

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  • Poche: 52 pages
  • Editeur : Liv’éditions (31 mai 2000)
  • Collection : JEUNESSE

Étant en vacances en Bretagne, il me semblait amusant de lire un petit roman évoquant des êtres du folklore, les korrigans. Nous suivons ici l’histoire d’un paysan très travailleur qui a une particularité physique dont il a fini par s’accommoder : une disgracieuse bosse. Sa rencontre avec des korrigans va néanmoins lui permettre de la faire disparaître. Mais devenir normal va-t-il vraiment le rendre plus heureux ? Question d’autant plus pertinente que ce petit miracle va éveiller la jalousie d’un personnage odieux et plein d’avarice.

Petite histoire qui se lit très rapidement, La nuit des Korrigans permet de réfléchir à différents choses : la notion de bonheur, l’argent, la jalousie, l’envie... A travers deux personnages au tempérament diamétralement opposé, l’auteur nous prouve qu’il est parfois suffisant de se contenter de ce que l’on possède pour être heureux. J’ai, en outre, apprécié l’apparition des facétieux korrigans qui se jouent des hommes quand ceux-ci se montrent sous leur plus mauvais jour.

Quant aux illustrations qui parsèment le livre
, elles permettent de se plonger de manière encore plus importante dans le récit même si j’ai un peu regretté qu’elles ne soient pas en couleurs.

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En résumé, la nuit des korrigans est une jolie petite fable qui devrait plaire aux petits et aux grands, les premiers seront transportés par l’histoire quand les seconds devraient en apprécier la morale.

  • Neska du clan du lierre, Le Marché des coccinelles

  • Album: 56 pages
  • Editeur : Delcourt (27 janvier 2016)
  • Collection : DELC.TER.LEGEND

Séduite par l’univers graphique de la BD et du superbe travail de colorisation, je l’ai empruntée sans vraiment m’attarder sur son résumé. Après lecture, je ne peux que vous conseiller de prendre le temps de le lire afin de mieux appréhender la mythologie se cachant derrière cette histoire.

J’ai, pour ma part, apprécié de découvrir le clan du Lierre et la relation qui l’unit aux escargots, animal dont le clan est dépendant. On comprend très vite la nécessité pour ce peuple de trouver une solution à la mort de la femme du chef, une Appeleuse qui permettait de maintenir le contact avec les escargots. L’avenir du clan étant en péril, le chef décide de se rendre avec ses filles, Neska et Siloë, au Marché des coccinelles où il espère trouver une solution.

Tout au long de l’aventure, on suit plus particulièrement Neska qui, contrairement à son père et sa sœur, n’est pas prête à croire la mort de sa mère. Elle espère donc trouver au marché des réponses sur l’enlèvement de sa mère, dont elle a été le témoin, par un Immense, créature dont personne ne semble vouloir croire l’existence. Ses espoirs ne seront pas vraiment satisfaits, mais elle fera, par contre, une découverte capitale pour elle et son peuple. Et si la survie du clan des Lierres n’était pas seulement liée à la formation d’une nouvelle Appeleuse ?

En plus d’une histoire riche qui laisse deviner de nombreuses révélations à venir, j’ai été séduite par l’univers graphique et les illustrations. je lirai donc la suite avec plaisir.

Et vous, ces livres vous tentent ?

 

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Mini-chroniques en pagaille #9

Mini-chroniques en pagaille

Voici l’heure de publier un nouvel article mini-chroniques en pagaille qui me permet de vous donner brièvement mon avis sur certaines de mes lectures.


  • Locke & Key, tome 2 : Casse tête

Si vous ne connaissez pas la série, je vous invite à lire ma chronique du premier tome, Bienvenue à Lovecraft.


On retrouve dans ce deuxième tome, Tyler, Kinsey et Bode qui sont tous subjugués par le pouvoir d’une clé permettant de s’ouvrir le crâne afin d’ajouter et/ou ôter des souvenirs. Si Tyler y voit le moyen rêvé de rattraper son retard scolaire, Kinsey y voit la solution pour supprimer des souvenirs douloureux et ainsi alléger un peu son existence. Quant à leur nouvel ami, Dodge, il préfère utiliser la clef pour poursuivre son objectif que je vous laisse le plaisir de découvrir, et perpétrer ses méfaits en toute impunité.

J’ai de nouveau été séduite par ce comics même si j’ai trouvé l’histoire un peu moins haletante que dans le premier tome. J’ai particulièrement apprécié d’en apprendre plus sur Dodge qui se révèle être un personnage aussi intéressant que maléfique. Le rapprochement de ce personnage avec Tyler et Kinsey suscite une certaine angoisse d’autant qu’ils ne peuvent pas compter sur le soutien de leur mère qui a sombré dans l’alcoolisme.

En bref, si vous aimez les ambiances sombres, le mystère, des personnages que rien n’arrêtent, ce deuxième tome devrait vous plaire.

  • Locke & Key, tome 3 : La couronne des ombres


Ce tome est, pour le moment, celui que j’ai le moins apprécié. Si le côté fantastique est toujours présent notamment avec l’apparition de clés aux pouvoirs surprenants ou encore d’ombres effrayantes au service de Dodge, j’ai trouvé que le récit tombait un peu trop dans le pathos.

Une place trop importante est, à mon goût, donnée à l’alcoolisme de la mère de Tyler, Kingey et Bode. Je trouve ce problème trop « concret » par rapport au reste de l’intrigue. D’une certaine manière, je le trouve presque ridicule. Je vous rassure, ce n’est pas l’alcoolisme que je trouve ridicule, mais le fait qu’après toutes les épreuves vécues par la famille, ce soit un problème si terre-à-terre qui fait planer sur eux la plus grande menace : un éclatement de la cellule familiale. Je ne peux cependant pas nier que cette déchéance de la figure maternelle ajoute une dose d’angoisse et d’horreur à une histoire qui n’en manque pas.

En conclusion, malgré un petit essoufflement au niveau de l’intrigue, je lirai néanmoins la suite avec plaisir.

  • Jim Hawkins, tome 1 : Le testament de Flint


Cette histoire de pirates à la particularité de mettre en scène des animaux qui parlent et qui se comportent comme des humains, concept que j’aime beaucoup. Nous découvrons donc Jim, un jeune garçon qui rêve d’aventures et de nouveaux horizons. La mort d’un capitaine dans l’auberge de ses parents ainsi que la découverte d’un paquet contenu dans le coffre du pirate vont lui donner l’occasion de concrétiser ses envies d’aventure. Il va ainsi quitter sa mère et l’auberge familiale pour se mêler à un équipage de pirates et découvrir, du moins il l’espère, un trésor.

On se prend assez vite de sympathie pour Jim dont on comprend facilement l’envie d’évasion. J’ai vraiment apprécié de découvrir la constitution de l’équipe de pirates, certains personnages ayant, dirons-nous, du mordant. Les illustrations sont en outre très plaisantes et contribuent sans peine à vous plonger dans ce récit riche en actions. J’ai donc passé un moment de lecture agréable avec ce premier tome introductif.

Et vous, vous connaissez ces ouvrages ?

Mini-chroniques en pagaille #8

Je n’ai pas publié d’article « Mini-chroniques en pagaille » depuis longtemps alors que plusieurs brouillons n’attendent qu’à sortir de mes tiroirs. Voici donc l’un d’entre eux :

  • Astrid Bromure : Comment dézinguer la Petite Souris de Fabrice Parme

astridbromurePetite Souris – Surprise – Humour

J’avais lu le tome 2 de la série avant le tome 1 par inadvertance… Astrid Bromure se révèle plutôt impertinente dans ce premier tome où elle trompe son ennui en enquiquinant les domestiques de la maison. Heureusement, ou pas d’ailleurs, elle va se trouver une nouvelle mission : prouver à tous que le mythe de la Petite Souris n’est que pure invention. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu ; notre jeune héroïne n’est pas au bout de ses surprises !

Le sens de la répartie de la jeune fille, ses idées farfelues, les différents gags et surprises ainsi que les jolies illustrations m’ont fait passer un agréable moment de lecture.

BD jeunesse, Astrid Bromure se lit très rapidement, n’hésitez pas à lui donner sa chance quand vous avez envie d’une lecture légère.

  • Enola et les animaux extraordinaires, tome 2 : La licorne qui dépassait les bornes ; Joris Chamblin et Lucile Thibaudier

elonaetlesanimauxextraordinairesForêt – Licorne – Émerveillement

Enola est une vétérinaire qui a la particularité de soigner les animaux des contes et légendes. Dans ce deuxième tome, elle vole à la rescousse d’une licorne accusée d’avoir attaqué, sans raison, deux enfants d’un village. Mais les apparences sont trompeuses comme le prouvera Enola aux villageois, prompts à condamner les licornes.

L’histoire de cette BD jeunesse est adorable surtout quand on a une tendresse particulière pour ce mythique animal. Je ne doute pas de son succès auprès des plus jeunes, mais également auprès des plus âgés. Il faut dire qu’en plus de l’intrigue simple mais touchante, les dessins de Lucile Thibaudier sont de toute beauté.

En résumé, si vous avez envie d’un moment d’émerveillement, ce tome 2 d’Enola est fait pour vous.

  • Numéro 11, Jonathan Coe

Critiques – Contes – Rêve/cauchemar

Dans ce livre, l’auteur nous narre l’histoire de différents personnages avec comme toile de fond cette présence mystérieuse voire quasi mystique du numéro 11. Je vous laisse découvrir le roman, mais je peux d’ores et déjà vous dire que je ne l’ai pas  lâché, enchaînant les chapitres avidement. Il faut dire que j’ai été happée par le talent de narration de Jonathan Coe.

En plus d’un style d’une grande fluidité, il a cette capacité à mêler réalité et fantasme, à vous faire miroiter du fantastique quand il n’y a que la plus primaire des réalités, avant de faire volte-face et vous transporter aux confins de votre imagination.

J’ai en outre été séduite par les différentes critiques de notre société qui nous mettent implacablement face à nos actions les plus stupides : omniprésence des réseaux sociaux entraînant des malentendus d’une monstrueuse idiotie, l’envers de la télé-réalité et cette quête désespérée de la célébrité, la prompt aptitude des partis politiques à stigmatiser certaines personnes… Le livre se déroule à Londres, mais vous pouvez le transporter dans le monde occidental sans craindre de dépareiller.

En résumé, si vous avez envie d’un conte des temps modernes cyniques mais d’une criante vérité, Numéro 11 devrait vous plaire.

Et vous, ces ouvrages vous tentent ?

Mini-chroniques en pagaille #7

Cela fait un petit moment que je n’ai pas publié un type d’article que vous semblez bien apprécier : Les mini-chroniques en pagaille :

ŒUVRES GRAPHIQUES

  • L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur, Gauthier et Lefèvre

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J’aime beaucoup le travail de Séverine Gauthier ; c’est ce qui m’a d’ailleurs poussée à emprunter cet ouvrage. La sublime couverture et les superbes graphismes ne sont pas non plus étrangers à mon envie de découvrir l’histoire d’Épiphanie Frayeur.

Cette fillette de 8 ans et demi porte très bien son nom, Frayeur, puisqu’elle a peur de tout, tout le temps, et même de sa propre ombre, symbole de sa peur, qui grandit plus vite qu’elle. Bien décidée à se libérer de sa peur, elle part en quête d’un remède et croise, en chemin, différentes personnes qui tenteront de l’aider. Mais finalement, c’est en puisant dans ses propres ressources que la fillette trouvera le moyen de dompter sa peur et de redonner une taille acceptable à son ombre.

J’ai beaucoup aimé cet album qui traite des peurs enfantines voire, plus généralement, des phobies avec humour. La personnification de la PEUR par une ombre qui se veut effrayante, mais qui finalement a un petit quelque chose de mignon et d’attachant, est excellente. Cela permet aux enfants d’aborder l’histoire de manière un peu plus sereine. J’ai également trouvé que cette dualité de la peur était assez représentative de la réalité puisqu’à force de vivre dans la peur, on finit parfois par s’y attacher ou, du moins, s’y habituer.

En bref, L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur est un très bel ouvrage graphique qui vous offrira un joli voyage au pays de la peur et de l’émotion.

  • Tome 23, Black Butler, Yana Toboso

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J’ai retrouvé avec plaisir Ciel et surtout, Sebastian, son diable de majordome. Dans ce 23ème tome, Ciel est diligenté par la reine pour mener une enquête sur un étrange music-hall où sont organisées des fêtes gratuites à destination de tous, sans aucune distinction de classe sociale. Dans l’Angleterre victorienne, cela ne peut que susciter de l’étonnement voire de l’inquiétude surtout quand l’on constate que les participants à ces fêtes sont de plus en plus nombreux et de plus en plus accro à ces moments d’euphorie collective.

Et si derrière les chants et la danse, quelque chose de plus sombre se tramait ? C’est ce que nos deux protagonistes vont tenter de déterminer d’autant qu’ils ont une source de motivation importante pour faire le point sur ce mystérieux et inquiétant music-hall.

Sans surprise, j’ai dévoré ce nouveau tome où l’auteur arrive à happer l’attention du lecteur dès les premières pages. Le suspense et le mystère sont, comme à chaque fois, au rendez-vous pour vous faire passer un agréable moment de lecture. J’ai maintenant hâte de découvrir le tome 24 puisque l’auteur nous laisse de manière totalement sadique avec nos interrogations.

NOUVELLES

  • Mon chat est immortel, Mancini Anna

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Écrivaine qui voyage beaucoup, l’héroïne accepte quand même d’aller chez sa voisine pour découvrir la portée de chatons de sa minette. Comme hypnotisée par un chaton, elle finit par l’adopter malgré sa résolution de ne pas craquer. Mais elle découvre vite que cette boule de poils d’apparence banale est spéciale, très très spéciale. Et c’est de cette découverte et des conséquences sur sa vie que l’héroïne souhaite faire part aux lecteurs.

Racontée comme une histoire vraie, cette petite nouvelle se lit rapidement et avec plaisir. Complètement irréaliste, on se laisse néanmoins séduire par cette histoire de chat, d’Égypte et de magie. N’hésitez pas à vous laisser tenter même si, je vous préviens, vous ne regarderez plus votre chat de la même manière.

  • Carousel, un parc trop mortel, Bogdan Kostenetsky

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Une visite familiale dans un parc d’attraction ? La journée ne pouvait donc que s’annoncer très bonne pour cette famille à moins, bien sûr, que le parc ne réserve quelques funestes surprises…

A l’image du ça de Stephen King, l’auteur reprend le faciès aussi rigolo qu’inquiétant des clowns pour plonger le lecteur dans un récit horrifique où l’hémoglobine est de la partie.

Cette nouvelle se lit facilement et plaira aux amoureux du genre. Je regrette néanmoins les fautes d’orthographe et de ponctuation qui ont quelque peu perturbé ma lecture.

 

Et vous, certaines de ces lectures vous tentent ?

Mini-chroniques en pagaille #6

Mini-chroniques en pagaille

Voici l’heure des mini-chroniques en pagaille :

  • Chanson douce, Leïla Slimani

Drame – Incompréhension – Critique

J’ai décidé de ne pas chroniquer le livre dans le cadre d’un article classique car j’ai déjà lu beaucoup d’avis à son sujet et j’aurais un peu eu l’impression d’être redondante.

J’ai apprécié le roman puisque je l’ai lu d’une traite lors d’une nuit d’insomnie. On ne voit tout simplement pas les pages défiler. C’est que l’auteure a su créer une ambiance qui devient de plus en plus angoissante à mesure que l’étau se resserre autour de cette nounou en apparence si parfaite.

Comme le lecteur connaît le drame qu’il s’est produit, il est difficile de ne pas réagir devant la passivité des parents qui, pour préserver leur quotidien et un équilibre familial providentiellement atteint, sont prêts à fermer les yeux sur des comportements inadaptés et intrusifs de Louise.

La plume de Leïla Slimani, en plus d’être d’une grande fluidité, est tout en subtilité ; beaucoup de choses sont ainsi suggérées, implicites. N’espérez pas comprendre totalement Louise, elle-même ne semblant d’ailleurs pas pouvoir expliquer son effroyable geste. Cela peut se révéler frustrant, mais assez réaliste, toutes les atrocités humaines n’étant pas explicables.

Si j’ai beaucoup apprécié Chanson douce, il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur. En effet, j’ai quand même trouvé que le roman souffrait de quelques incohérences peut-être dues à son peu de pages. Par exemple, il m’a paru peu vraisemblable qu’une mère totalement dévouée à ses enfants passe à l’autre extrême dès qu’elle retrouve un travail et n’hésite pas à en donner l’entière responsabilité à sa nounou même en vacances à l’étranger ! De la même manière, beaucoup de choses sont implicites dans ce roman ce que je conçois et ce qui contribue d’ailleurs à donner cette atmosphère si pesante. Néanmoins, cela m’a parfois donné le sentiment que l’auteure se reposait trop sur l’interprétation des lecteurs pour combler un certain manque de détails.

En bref, j’ai beaucoup aimé Chanson douce malgré quelques faiblesses.

  • Le plus beau métier du monde, Jeanne Sélène

Amour – Mort – Surprise

Le plus beau métier du monde est la seconde nouvelle de Jeanne Sélène que j’ai le plaisir de découvrir et de nouveau, le charme a totalement opéré. Il faut dire que l’autrice possède cette capacité de vous happer dès les premières lignes de son récit.

Aidée par un style des plus agréables, elle joue avec votre imagination lui faisant miroiter des choses afin de mieux arriver à vous surprendre.

En résumé, laissez-vous tenter par cette nouvelle qui se lit rapidement et avec plaisir. La seule chose que vous risquez, c’est une belle découverte.

La nouvelle est téléchargeable gratuitement sur AMAZON.

  • Coeur de pierre, Gauthier et Almanza

Amour – Déterminisme – Solitude

J’ai tout d’abord été attirée par la magnifique couverture qui est d’ailleurs à l’image des illustrations de cet album toutes les plus splendides les unes que les autres.

J’ai aimé cette histoire d’amour tuée dans l’œuf en raison des préjugés et d’un certain déterminisme qui vous pousse à devenir ce que les autres pensent de vous… L’histoire de ce garçon né sans cœur et de cette petite fille née avec un cœur d’artichaut est belle et cruelle à la fois. Elle ne devrait pas vous laisser indifférente surtout qu’elle est sublimée par un magnifique univers graphique.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais Coeur de Pierre reste une très très belle découverte  que je vous conseille.

Vous connaissez déjà ces livres ? Vous en avez lu un ou plusieurs ? Qu’en avez-vous pensé ?

Mini-chroniques en pagaille #5

Mini-chroniques en pagaille

L’heure des mini-chroniques a sonné :

  • Leonid 2 : La Horde, Brrémaud et Turconi
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NOTE : 4/5

Chats – Révélation – Solidarité

Quel plaisir de retrouver Leonid et ses amis ! Depuis le tome précédent, la vie a repris son cours pour notre bande d’amis, mais la Horde finit par refaire son apparition pour le plus grand déplaisir de tous.

Leonid se montre toujours aussi intrépide et peut, de nouveau, compter sur ses amis chats, chiens, souris, taupes… Une solidarité inter-espèces qui fait plaisir à voir !
Ce tome n’est pas dénué d’action même s’il se révèle moins violent que le premier.  Il vous réservera en outre une petite surprise avec une révélation sur l’un des personnages. Quant à l’univers graphique, il m’a tout autant séduite que dans le premier tome tant au niveau des illustrations que des couleurs. Je n’achète que rarement des BD, mais cette petite série fera incontestablement partie de ma bibliothèque un jour ou l’autre. C’est que c’est un véritable enchantement qui devrait séduire petits et grands.

  • Natty, 2, Melvil et Corbeyran
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MA NOTE : 4/5

Animaux sacrés – Lumière – Palais

Sans Sami, Natty, notre princesse intrépide, se sent désespérément seule dans la ville basse où elle supporte d’ailleurs de moins en moins le manque de lumière qui l’a fait de plus en plus ressembler à une Intouchable. Heureusement, elle pourra compter sur ses nouveaux amis sacrés qui, en plus de lui tenir compagnie, se révéleront plutôt utiles. Et puis, n’oublions pas que Sami est plein de ressources…

Ce deuxième et dernier tome réunit les mêmes ingrédients que le premier : un univers graphique très plaisant, des personnages attachants et dynamiques, de l’action, des animaux plus qu’originaux, une histoire de caste qui permet de réfléchir à différents sujets comme  la notion de déterminisme sociale, de religion…

En bref, Natty est une série que je vous recommande si vous aimez les princesses au caractère bien trempé.

  • Aliénor Mandragore, Séverine Gauthier et Thomas Labourot
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MA NOTE : 4,50/5

Humour – Merlin et compagnie – Mandragore

J’ai découvert cette BD sur un blog, mais je ne me souviens pas lequel…

Ici, nous découvrons Aliénor, la fille de Merlin, qui suit, à son corps défendant, les leçons  de druidisme de son illustre père. Quelque chose nous dit d’ailleurs que la relève est loin d’être assurée ! Après un petit incident avec une mandragore, Merlin meurt ce qui ne lui plaît pas, mais alors pas du tout. Heureusement, il pourra compter sur sa fille qui va tout faire pour l’aider à ressusciter même si cela signifie devoir travailler avec Morgane, ennemie jurée du druide.

J’ai beaucoup aimé cette BD qui revisite certains héros de la légende arthurienne de manière complètement loufoque et surtout pleine d’humour. Le Merlin dépeint dans l’histoire est aux antipodes de celui que l’on connaît et c’est juste excellent ! Avec son caractère de cochon, difficile de s’ennuyer. En bref, c’est une lecture légère qui devrait vous donner le sourire. A noter, la présence en fin d’ouvrage de « l’Echo de Brocéliande », une gazette qui se révèle tout aussi truculente que l’histoire.

  • Monster Club, tome 2 : Décapodes et vieilles lanternes, Masbou, Faw

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Des calmars géants qui s’échouent ? Il n’en fallait pas plus pour décider les membres du Monster Club de Baltimore puis, plus tard, ceux du Monster Club de Londres, de se rendre à Terre-Neuve où cet étrange phénomène est observé.

Contrairement au premier tome, les membres des deux clubs ne s’entretuent pas puisqu’ils ne se croisent quasiment qu’en fin d’aventure. J’ai d’ailleurs regretté le manque d’interactions entre les deux équipes d’autant que dans le premier tome, leurs coups bas étaient plutôt drôles. Fort heureusement, les auteurs n’ont pas oublié de faire sourire les lecteurs avec des jeux de mot, un sous-marin au nom évocateur, des références à Jules Verne et des personnages toujours aussi hauts en couleurs.

Si vous aimez les histoires de monstres marins, l’aventure et des personnages à la personnalité affirmée, ce deuxième tome devrait vous plaire.

Et vous, certaines de ces BD vous tentent ?

Mini-chroniques en pagaille #4

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Mini-chroniques en pagaille

L’heure des mini-chroniques a sonné :

  • Lady Killer : A couteaux tirés de Joëlle Jones et Jamie S. Rich

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Parfaite ménagère – Tueuse à gage – Sang

La couverture mettant en scène la parfaite ménagère américaine des années 60 en train de nettoyer un bain de sang m’a tout de suite attirée et intriguée.
Et j’ai bien fait de donner cette chance à ce comics dont l’histoire est fidèle à la couverture. On suit donc la vie presque schizophrénique de Mme Schuller ; parfaite mère au foyer ET tueuse à gage à ses heures perdues.
J’ai aimé la manière dont l’auteur s’est joué des codes sociaux qui attribuent les crimes les plus violents aux hommes. Avec ce comics, vous ne douterez plus qu’une femme peut se montrer à la hauteur de ses homologues tueurs masculins. J’ai hâte de lire la suite d’autant que notre Lady Killer va connaître un petit changement dans la gestion de sa « carrière ».

  • Fairy Tail, tome 1 de Hiro Mashima

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Magie – Guilde – Aventure

J’avais beaucoup entendu parler de cette série, et je suis donc ravie de l’avoir enfin commencée. J’ai apprécié les personnages de Lucy, Natsu et évidemment du chat ailé, Happy même s’ils sont assez stéréotypés. On a la blonde à forte poitrine (ils ont l’air de vraiment aimé ça les mangakas) ou encore, le héros d’apparence simplet, mais très puissant. Happy sort du lot ; il faut dire qu’être un chat ailé, ce n’est pas très commun.
Ce tome nous permet de nous familiariser avec le concept de guilde, très bien expliqué par l’auteur, et de découvrir la guilde Fairy Tail qui a donné son nom à la série. Nous avons également droit à quelques démonstrations de magie ainsi qu’à quelques explications nous permettant de mieux appréhender les pouvoirs de chacun. En bref, j’ai hâte de suivre la suite des aventures de cette guilde.

  • L’encyclopédie curieuse et bizarre : les chats, Guillaume Bianco

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Chat – Humour – Illustration

J’avais repéré cette encyclopédie à maintes reprises et ai attendu avec impatience que ma réservation arrive en bibliothèque. Cela n’a pas été le coup de cœur qu j’espérais, mais il n’empêche que ce fut une lecture agréable.
Il faut dire que l’ouvrage a tout pour plaire aux amoureux des chats : des faits insolites sur ces charmants animaux (enfin quand ils veulent bien se montrer charmants), des histoires de chats, des illustrations très mignonnes…le tout présenté de manière humoristique.
En résumé, c’est un très bel ouvrage que je conseille à toutes les personnes qui aiment les chats et qui apprécient l’humour.

  • Château des étoiles, Alex Alice

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Que dire de cet album si ce n’est que ça a été un énorme coup de cœur ! L’histoire est passionnante alors même que le sujet n’est pas l’un de mes préférés, les personnages sont attachants surtout les membres de notre équipe des Conquérants de l’éther, il y a du suspense, une trahison…
Dès les premières pages, on est embarqué dans l’aventure autant grâce à l’histoire qu’à l’univers graphique qui est une pure merveille. J’ai complètement craqué devant les illustrations qui sont d’ailleurs une raison suffisante pour vous conseiller de vous jeter sur Le château des étoiles.
J’ai vraiment hâte d’emprunter la suite et, plus tard, d’avoir cette série dans ma bibliothèque.

Et vous, vous connaissez ces livres et/ou certains vous tentent ?

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