Throwback Thursday Livresque #66 : Addiction

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Addiction

A la lecture de ce thème, j’ai eu peur de ne pas savoir de quoi vous parler avant de me souvenir d’un roman où l’héroïne avait un gros problème d’addiction : La fille du train.

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Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Pourquoi ce choix ?

Ce choix s’est naturellement imposé à moi puisque Rachel, l’héroïne de ce roman, a une véritable addiction qui la détruit à petit feu : l’alcool. On ne découvre que petit à petit les raisons ou, du moins, les circonstances qui l’ont conduite à sombrer dans l’alcoolisme, cette maladie dont elle essaie parfois de se sortir, mais dans laquelle elle replonge régulièrement.

Ce qui est intéressant avec ce roman, c’est qu’on inverse la situation : la plupart du temps, c’est l’alcoolisme qui détruit des familles alors qu’ici, c’est la famille en la personne du mari qui a joué un grand rôle dans la dépendance de Rachel. Ce changement de perspective rend l’histoire encore plus glaçante et machiavélique…

Pour ma part, j’ai ressenti une profonde empathie pour Rachel, car je connais parfaitement les ravages que peut faire l’alcool dans une famille. D’ailleurs, j’ai trouvé que si l’auteure décrivait parfaitement la lutte intérieure que peuvent vivre les personnes alcooliques alternant entre velléités de guérison et phases d’abandon, elle restait encore très soft quant aux crises que peuvent produire les tentatives de sevrage…

Malgré ou à cause de son problème, je me suis attachée à Rachel comme je l’ai fait par la force des choses avec des proches qui ont sombré dans cette pernicieuse et destructrice addiction. Mais je sais que l’alcoolisme de Rachel a perturbé un certain nombre de lecteurs qui ont finit par ressentir du dégoût pour cette « loque humaine » (je cite des propos lus). Certains n’ont pas compris qu’elle ne reprenne pas sa vie en main et qu’elle n’abandonne pas sa sacro-sainte bouteille.

J’avoue avoir trouvé dommage que certains lecteurs abandonnent leur lecture à cause du problème de Rachel et qu’ils n’aient pas compris que la dépendance mentale et physique engendrée par l’alcoolisme ne permet pas toujours à des personnes de trouver les ressources en elles pour s’en sortir. Un soutien familial et/ou amical, une main tendue de la part du corps médical… sont tout autant de choses qui peuvent aider une personne à lutter contre cette addiction.

Dans La fille du train, personne ne tend vraiment la main à Rachel, mais il y a cette histoire de disparition qui va lui donner l’impulsion, même si c’est progressif, pour se sortir du marasme dans lequel elle s’était embourbée. Et c’est là que j’ai trouvé que l’auteure était diablement tordue : elle utilise la disparition de Megan pour redonner vie à Rachel. En s’intéressant à la vie de cette femme qui symbolisait un peu l’image qu’elle se faisait du bonheur et en enquêtant sur sa disparition, Rachel a enfin un but dans la vie ! Cela qui va lui permettre, petit à petit, de s’éloigner de ses vieux démons…

En conclusion, j’ai vraiment trouvé intéressant le fait que Paula Hawkins nous propose une héroïne alcoolique qui, malgré sa vulnérabilité apparente, se révèlera plus forte qu’il n’y paraît. Alors je vous rassure, La fille du train, ce n’est pas une histoire sur l’alcoolisme, mais bien un thriller captivant qui devrait vous tenir en haleine si vous arrivez à accepter que l’auteure ne vous offre pas une superwoman, mais une femme comme les autres avec ses propres fêlures…

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Throwback Thursday Livresque #65 : Une histoire d’amour

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Une histoire d’amour

TBTL Amour

Je lis peu de romances même si depuis deux ou trois mois, je commence à m’intéresser au genre.  Il y a toutefois une romance qui a su d’emblée me conquérir : Orgueil et préjugés. C’est ma romance de référence, mais vous en ayant déjà parlé, je vais me tourner vers une histoire découverte plus récemment : Je n’aimerai plus de Stéphane Soutoul.

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Inconsolable, Solange trouve refuge dans la solitude depuis le décès de son premier amour. Le marquis de Rousserolle souhaite malgré tout que sa fille épouse un aristocrate digne de son rang. Dans l’attente de fiançailles auxquelles elle refuse de se soumettre, Solange est placée sous la protection de Childéric de Frazignac. Dès le premier regard, la jeune femme perçoit le bretteur taciturne comme une atteinte à sa liberté. La guerre ne tarde pourtant pas à s’embraser aux frontières du royaume. Pris dans la tourmente des évènements, Solange et Childéric apprennent à cohabiter, à découvrir leurs blessures mutuelles, leurs espoirs… Se pourrait-il qu’un cœur en deuil finisse par s’éprendre d’une âme torturée, envers et contre tout ?

Pourquoi ce choix ?

D’abord pour la plume de l’auteur dont la finesse et l’élégance, en plus de ravir les amoureux de la langue française, sied à merveille à la retranscription des sentiments amoureux. L’auteur a ainsi l’art et la manière d’offrir à ses lecteurs des histoires émotionnellement intenses dans lesquelles ils se plongent sans retenue.

Dans Je n’aimerai plus, Stéphane Soutoul laisse les sentiments de ses deux protagonistes se développer et évoluer au gré des obstacles qui se mettent en travers de leur chemin. On prend alors plaisir à les voir se découvrir, se chercher querelle, se rejeter avant de mieux se rapprocher… Sans hâte et avec délicatesse, l’auteur nous offre ainsi une jolie histoire où les différences deviennent une force et où l’amour finit par panser, petit à petit, les blessures de l’âme et du cœur.

Si vous avez envie d’en apprendre plus sur Je n’aimerai plus, je vous invite à lire ma chronique dont voici la conclusion :

Pour conclure, je pourrais poursuivre ma chronique, le roman possédant encore tellement de qualités ou d’éléments dont j’aimerais vous parler… Je finirai donc simplement mon article par vous dire de vous lancer dans la lecture de ce roman. Que vous soyez un amateur de belles romances ou non, il devrait vous séduire, car au-delà du sentiment amoureux que l’auteur a su si subtilement et délicatement retranscrire, il aborde l’amour sous toutes ses formes, l’amour amical, l’amour familial, l’amour qui vous donne des ailes, mais aussi celui qui vous noie dans un abîme de désespoir. De cette lecture, vous en retiendrez également un très beau message d’espoir sur la capacité de chacun à avancer dans la vie malgré l’adversité. Du très beau Stéphane Soutoul, sans aucun doute !

Et vous, connaissez-vous ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Throwback Thursday Livresque : Une histoire en France

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Thème de la semaine : une histoire en France

Pour ce thème, j’ai tout de suite pensé à 42 jours de Silène Edgar.

Sacha, douze ans, et Jacob, son petit frère, sont à la fois surpris et très contents de partir en vacances avant la fin de l’année scolaire. D’autant qu’ils auront la chance de séjourner dans la pension de leur oncle Jean, un manoir breton au bord de la mer ! Une fois sur place, ce n’est pas tout à fait la colonie de vacances qu’ils s’imaginaient – les pensionnaires sont de drôles d’adultes qui se prennent pour Victor Hugo, Louis XIV, Néfertiti… –, mais les garçons ne s’y ennuient pas une minute avec les jumeaux Éléanore et Léandre. Sans compter que le manoir abonde en secrets sur lesquels enquêter : qui fait ces bruits étranges dans le grenier ? Que sont ces loups qui rôdent dans les parages ?…

Pour quoi ce choix ?

42 jours, c’est une histoire que l’on pourrait croire, aux premiers abords, teintée de magie, quand elle est pourtant fermement ancrée dans la réalité et aborde une période sombre de notre histoire. A l’aide d’une galerie de personnages aussi loufoques qu’attachants et de jeunes protagonistes pour lesquels il est bien difficile de ne pas ressentir une profonde affection, Silène Edgar nous offre ici une histoire qui se déroule en France ET qui parle de la France. Beau et émouvant, ce roman est à mettre entre toutes les mains.

Et vous, envie de craquer pour 42 jours dont voici la conclusion de ma chronique :

« Pour conclure, Silène Edgar, à travers une plume simple, fluide et agréable, raconte une histoire dans l’Histoire. Un procédé qu’elle manie d’une main de maître et qui rend la lecture de son roman aussi passionnante qu’addictive. Si vous avez envie de découvrir des personnages attachants et originaux, des moments de joie et des moments plus durs, 42 jours est fait pour vous. Sans jamais tomber dans le pathos, l’auteure aborde des thèmes durs mais de manière assez imagée et sensible pour les rendre accessibles aux jeunes lecteurs. A lire et à relire pour que le passé ne se reproduise jamais. »

Throwback Thursday Livresque #63 : Comme un oiseau en cage

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Thème de la semaine : Comme un oiseau en cage

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Pour ce thème, je vais tricher puisque je vais vous parler de mon avant-dernière lecture : Spiritus Mundi de Mahrk Gotié.

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Sarah ne possède aucun souvenir. Elle ne sait pas qui elle est. Elle ignore comment elle est arrivée dans ce monde étrange. Pourtant les êtres qu’elle rencontre prétendent la connaître. Ils affirment même attendre beaucoup de sa venue. Comme si elle avait quelque chose à accomplir, une quête à réaliser.
Pour quitter cet endroit, la jeune fille n’a donc pas le choix : elle doit affronter les épreuves qu’on lui impose. Pour s’élever, il faut parfois traverser le pire…

Pourquoi de choix ?

En découvrant le thème de la semaine, ce choix s’est imposé à moi. En effet, l’histoire de cette femme qui se réveille dépossédée de sa mémoire et donc de sa vie m’a irrémédiablement fait penser à un oiseau en cage en lutte contre lui-même.

Sarah est libre puisque sans souvenirs et donc sans attaches, mais paradoxalement, cette liberté l’enferme dans un brouillard opaque duquel elle aura bien des difficultés à sortir. Au fil de l’aventure, elle donne donc cette impression d’un oiseau qui se débat bien qu’ici sa cage ne soit pas physique, mais purement psychologique. Cela n’en rend la situation que plus angoissante et éprouvante pour le lecteur.

Et vous, quel titre avez-vous choisi ?

 

Throwback Thursday Livresque #62 : Hot chocolate and marshmallows

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Thème de la semaine : Hot chocolate and marshmallows

Pour ce thème, j’ai immédiatement pensé à Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl.

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«Moi, Willy Wonka, j’ai décidé de permettre à cinq enfants de visiter ma chocolaterie cette année. Ces cinq chanceux seront initiés à tous mes secrets, à toute ma magie.»Willy Wonka est le plus grand inventeur de chocolat de tous les temps. Et savez-vous qui est Charlie ? Charlie Bucket est le héros de cette histoire. Il y a quatre autres enfants dans ce livre, d’affreux petits garnements, nommés Augustus Gloop (goinfre), Veruca Salt(gâtée), Violette Beauregard (mordue de chewing-gum) et Mike Teavee (obsédé par la télé).Les voilà qui arrivent, avec leurs tickets d’or, à la chocolaterie Wonka ! Quels secrets vont-ils découvrir? Notre tournée va commencer ! Mais ne vous dispersez pas ! Wonka n’aimerait pas perdre l’un de vous à ce stade…

Pourquoi ce choix ?

J’ai choisi ce roman, car il correspond de deux manières au thème de la semaine. Il y a d’abord l’aspect gourmandise évident puisqu’on parle quand même d’une chocolaterie même si c’est une chocolaterie des plus spéciales. Et puis, ce roman a, pour moi, un aspect doudou et marshmallows indéniable.

Je l’ai découvert au CM2 durant la demi-heure de lecture obligatoire instaurée par notre professeur. Si je garde un très très mauvais souvenir de cet homme austère qui n’avait pas vraiment compris que le châtiment corporel et l’humiliation n’étaient pas des techniques d’éducation acceptables, j’ai en revanche un très bon souvenir de cette demi-heure de lecture qui illuminait ma journée. Et Charlie et la chocolaterie est certainement l’une des plus belles lectures que j’ai pu piocher dans la bibliothèque de la classe. J’adorais me plonger dans ce livre pour m’évader le temps de quelques pages et me donner la force d’affronter la journée avec, dans un coin de ma tête, l’histoire de Charlie.

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

Throwback Thursday Livresque #61 : La meilleure héroïne

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Pour ce thème, j’ai tout de suite eu envie de vous parler d’une femme qui m’a laissé une forte impression : Idgie dans Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg.

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

Pourquoi ce choix ? 

D’apparence assez bourrue, Idgie impressionne par sa force de caractère qui va la pousser à faire de son mieux pour protéger les siens, mais aussi toutes les personnes qui comptent pour elle. Animée par un sens aigu de la justice, c’est également une personne emplie d’une grande gentillesse et d’un grand cœur.

J’ai lu ce roman en 2016 et si j’en garde un très bon souvenir, c’est incontestablement de ce personnage dont je me souviens le plus. Cela vous montre à quel point cette femme a su marquer mon esprit.

Je vous mets la conclusion de ma chronique de Beignets de tomates vertes :

En résumé, je suis contente d’avoir découvert Beignets de tomates vertes dans le cadre de mon Big challenge Livraddict et de l’avoir enfin lu grâce à ma lecture commune avec Johanna. Ce roman est à conseiller aux personnes qui souhaitent découvrir une belle histoire emplit d’amitiés (avec un S car ce livre est un peu une ode à l’amitié), de joies, d’optimisme mais également aux amoureux de l’Amérique profonde dont l’auteure a su dresser un portrait prenant même si édulcoré.

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à mettre en commentaire le lien de votre chronique que je lirai avec plaisir. 

 

Throwback Thursday Livresque #60

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Thème de la semaine : Possible – Lueur d’espoir

Pour ce thème, j’ai eu envie de vous parler de la série Arcardia mettant en scène Vanessa, une jeune fille dont le rêve est de devenir patineuse artistique. Elle est prête à faire tous les efforts nécessaires pour faire de son rêve une réalité malgré un environnement familial (à l’exception d’une tante) peu enclin à l’encourager dans sa passion. Je ne suis pas une grande amatrice de patinage artistique à l’inverse de Vanessa, mais j’ai pourtant pris plaisir à lire les deux premiers tomes de ses aventures. Le troisième attend d’ailleurs sagement dans ma PAL.

L’univers du sport à haut niveau que l’auteure, familière du milieu, décrit à merveille est intéressant, mais c’est bien Vanessa qui rend l’histoire addictive. Il est en effet difficile de ne pas s’attacher à cette jeune fille, d’avoir envie de la soutenir dans ses moments de doutes et de partager ses moments de joie. D’une grande pugnacité, Vanessa ne reculera jamais devant les difficultés.

Une belle série jeunesse qui ne peut qu’insuffler un lueur d’espoir à toutes les personnes qui ont un rêve qu’elles espèrent un jour accomplir !

Vanessa n’a qu’une idée en tête: devenir une championne de patinage artistique. Son entraîneur, Madame Letourneur, lui a proposé de passer le concours d’entrée à Arcadia, l’académie dont elle rêve. Mais ses parents voient sa passion d’un très mauvais oeil. Réussira-t-elle à les convaincre que la glace est toute sa vie?

Et vous, êtes-vous tentés par ce livre ?