Throwback Thursday Livresque #115 : les couleurs – vert, marron, ocre

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Cycle : les couleurs

  • Semaine 5 : noir, blanc, gris
  • Semaine 6 : jaune, orange, rouge
  • Semaine 7 : rose, violet
  • Semaine 8 : vert, marron, ocre
  • Semaine 9 : bleu

Pour ce thème, j’ai eu envie de vous présenter un livre assez particulier : Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami.

Couverture Les attaques de la boulangerie

Superbement illustrées, deux nouvelles, dont une totalement inédite, pour découvrir autrement l’univers envoûtant de l’auteur de la trilogie culte 1Q84. Un homme et une femme dans un appartement de Tokyo. Ils ont faim. Pas une faim ordinaire. Une faim qui tenaille, qui prend aux tripes, qui obsède. Une faim comme le souvenir d’une faim antérieure. Une faim tellement forte, tellement impérieuse qu’elle va les pousser à commettre la plus absurde des attaques…

POURQUOI CE CHOIX ?

D’abord pour la couverture qui m’a semblé parfaite pour ce thème, puis parce que cette lecture ne m’avait pas laissé indifférente.

Je ne me souviens pas vraiment des deux nouvelles contenu dans l’ouvrage, mais de ses belles illustrations et du sentiment de perplexité qui avait accompagné ma lecture, un peu comme si je n’arrivais pas à décoder tous les messages de l’auteur. Il faut dire qu’il se dégage de sa belle plume un sens de l’absurde qui a de quoi décontenancer…

Autre livre qui aurait pu parfaitement convenir à ce thème et que je viens de lire/chroniquer : Frères d’enchantement de Siana.

Couverture Frères d'enchantement

Et vous, connaissez-vous ces ouvrages ?
Vous tentent-ils ?

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Throwback Thursday Livresque #114 : les couleurs – rose, violet

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Cycle : les couleurs

  • Semaine 5 : noir, blanc, gris
  • Semaine 6 : jaune, orange, rouge
  • Semaine 7 : rose, violet
  • Semaine 8 : vert, marron, ocre
  • Semaine 9 : bleu

Pour ce thème, j’ai hésité entre plusieurs titres avant d’opter pour un ouvrage que j’ai très peu vu circuler sur la toile : Séoul, visages d’une ville.

dsc_06181Séoul, visages d’une ville est un essai issu du documentaire de Gina Kim Faces of Seoul
(2009, en anglais et coréen).
Le dispositif en est simple en apparence : la réalisatrice coréenne revient régulièrement à Séoul, qu’elle a quitté, pour voir sa famille, et à chaque retour, elle tourne des vidéos de ses promenades et rencontres, comme on tiendrait un journal intime. De cette masse d’images anodines et accidentelles, elle tire un montage vidéo sur lequel elle tisse un commentaire inspiré sur la ville.
Son enquête dans cette ville à la fois familière et étrangère aboutit ainsi à une méditation sur le statut de la représentation et de l’art, le souvenir, l’identité, le rapport au père. Elle y découvre qu’un film d’art et d’essai, comme une ville, une photo et toutes les formes de représentations qui ont un support physique, relient la présence du présent avec le fantasme du passé, la réalité et le désir, nous et les autres. Car les villes, comme les films et les photos, nous articulent à ce qui n’est pas nous, nous complètent et nous font nous rencontrer dans nos solitudes…

Pourquoi ce choix ?

D’abord pour la couverture très très rose ! Puis parce que je lis très peu d’essais et que je désirais donc mettre celui-ci en avant d’autant qu’il parle d’un pays que j’aimerais beaucoup visiter, la Corée du Sud, et plus particulièrement d’une ville qui me fascine, Séoul. Nous suivons ainsi la narratrice qui déambule dans la ville de son enfance et qui nous fait part de ses différentes pensées et réflexions…

En plus d’être original sur le fond, cet ouvrage l’est également dans sa forme : il s’agit de la retranscription d’un essai vidéo. Cela se traduit notamment par une très belle mise en page enrichie de différentes photos et de flash codes.

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Pour en apprendre plus sur Séoul, visages d’une ville, je vous invite à lire ma chronique dont voici la conclusion :

Séoul, visages d’une ville est un essai qui plaira à toutes les personnes curieuses de découvrir les différentes facettes de Séoul, vue par Gina Kim, dans le temps ou l’espace. Il permet une incursion intéressante et vivante dans l’esprit d’une femme qui, sans se perdre dans un passé révolu, prend le temps d’observer, de confronter la Séoul de ses souvenirs avec celle du présent et d’en tirer des réflexions parfois teintées de philosophie, mais toujours très personnelles.

Et vous, ce livre vous tente-t-il ?
Quel ouvrage auriez-vous choisi ?

Throwback Thursday Livresque #113 : les couleurs – jaune, orange, rouge

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Cycle : les couleurs

  • Semaine 5 : noir, blanc, gris
  • Semaine 6 : jaune, orange, rouge
  • Semaine 7 : rose, violet
  • Semaine 8 : vert, marron, ocre
  • Semaine 9 : bleu

Pour ce thème, j’ai tout de suite pensé à un livre d’Ariel Holzl que j’ai adoré : Les Sœurs Carmines, tome 1 : le complot des corbeaux.

Couverture Les Soeurs Carmines, tome 1 : Le Complot des corbeaux

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Pourquoi ce choix ?

Niveau rouge, difficile de faire mieux ! Mais si j’ai choisi ce livre, c’est aussi parce que je n’avais pas pris le temps d’en faire une chronique alors que ce roman fut l’une de mes plus belles lectures de l’année 2018. Tout m’a plu : les personnages atypiques et hauts en couleur, les péripéties, le rythme, la plume de l’auteur, et surtout son humour noir comme je l’aime.

Les Sœurs Carmines fut donc une très belle découverte ne m’attendant pas à entrer avec une telle passion dans l’univers sombre de l’auteur. Et que dire de ces trois sœurs que l’on découvre au fil du livre et qui ont chacune, à leur manière, une personnalité hors du commun.

Dans le premier tome, on suit Merryvère, mais j’avouerai attendre avec encore plus d’impatience de découvrir ce que l’auteur réserve à ses deux sœurs. Il faut dire que j’ai adoré l’égocentrisme, l’égoïsme et la moralité très particulière de Tristabelle et ai fondu devant la personnalité de Dolorine et de son perturbant ami.

Bref, lisez Les Sœurs Carmines !

Et vous, connaissez-vous la série ?
L’avez-vous appréciée ?

Throwback Thursday Livresque #111 :les émotions – bonne surprise

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Cycle : les émotions

Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
Semaine 3 : Un livre qui m’a rendue triste ou en colère (ou les deux)
– Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surprise, prise de court, je ne l’avais pas vue venir.

Pour ce thème, j’ai hésité entre plusieurs romans, mais un roman a fini par s’imposer à mon esprit : Lula et les monstres de Christelle Lebailly.

Couverture Lula et les Monstres

Des loups qui philosophent à la nuit tombée, des géants semeurs d’étoiles, et des chats qui dansent sur les toits… Lula vit dans un monde à la fois merveilleux et inquiétant, créé par son grand frère, Perrie. L’amour qui les unit l’un à l’autre ne connaît aucune limite, aussi lorsque Perrie est emmené loin d’elle, la fillette n’hésite pas à se lancer dans une véritable odyssée pour le retrouver.
Aidée d’une vieille luciole grincheuse, et d’une petite voix dans sa tête, Lula devra accomplir sa mission avant l’aube. Une épopée à la frontière entre rêve et réalité, monstres et féerie, vérité et mensonge, et où il peut être facile de se perdre en route.
Et si c’était elle-même qu’elle devait sauver ?

POURQUOI CE CHOIX ?

Le résumé et la couverture étaient très prometteurs, mais je n’avais pas anticipé le coup de cœur que serait cette histoire. De la plume aux personnages en passant par les péripéties, tout m’a plu dans ce roman que l’imagination fertile de son autrice a su rendre passionnant et complètement immersif.

C’est avec ce genre de livres que je suis contente de lire régulièrement des auteurs auto-édités, certains offrant à leurs lecteurs des romans dignes de ceux d’une maison d’édition autant sur le fond que la forme.

Si vous voulez en apprendre plus sur ce petit bijou, je vous invite à lire ma chronique dont voici la conclusion :

Lula et les Monstres est un coup de cœur ! L’autrice, d’une plume délicate et poétique, nous transporte dans un univers fantastique d’une grande richesse qui invite à l’émerveillement et à la réflexion. Si vous aimez les contes et les fables qui mettent en scène des personnages forts et originaux, venez découvrir l’histoire de Perrie et Lula, un frère et une sœur unis pour la vie, mais quelle vie ?

Et vous, connaissez-vous ce livre ? Vous tente-t-il ?
Qu’auriez-vous choisi ?

Throwback Thursday Livresque #110 (février 2019) : les émotions – tristesse ou colère

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Thème : les émotions

Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
Semaine 3 : Un livre qui m’a rendue triste ou en colère (ou les deux)
Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surpris, pris de court, je ne l’avais pas vu venir.

Pour ce thème, le livre de la semaine 1, La vraie vie d’Adeline Dieudonné, aurait convenu à merveille. Il m’a donc fallu un petit moment avant de trouver un autre titre à vous présenter, et j’ai fini par choisir Les maux bleus de Christine Féret-Fleury.

Couverture Les maux bleus

Un récit intime qui oscille entre poésie et dureté pour dénoncer l’homophobie, dans un environnement scolaire, familial et social qui saura parler aux adolescents et les émouvoir. Sur les traces d’une héroïne qui doit emprunter un chemin de douleur pour se découvrir. Pour apprendre à rester fière, à ne jamais renoncer, surtout pas à soi-même…

Armelle le sait depuis trois ans, elle aime les filles. Seul son carnet bleu est mis dans la confidence. L’adolescente solitaire et férue de lecture y confie ses peurs, ses espoirs. Elle lui parle d’Inès, une nouvelle élève qui l’attire. Lorsque son amie la rejette violemment, Armelle devient rapidement l’objet du mépris et des insultes de ses camarades. Pourtant, cet événement n’est qu’un tournant dans sa vie qui bascule définitivement un dimanche soir. Alors que ses parents découvrent son secret, Armelle est jetée dehors. Elle n’a que 16 ans quand, cette nuit-là, elle voit la porte de sa maison se fermer brutalement devant ses yeux. Seule dans la rue avec son carnet, elle doit apprendre à survivre… Mais est-elle vraiment seule ?

POURQUOI CE CHOIX ?

Les maux bleus est un livre que j’ai adoré, mais qui m’a fait passer par tout un tas d’émotions dont la tristesse et la colère.

Tristesse pour Armelle, adolescente mise à la rue par les siens en raison de son homosexualité comme si c’était une chose sale et honteuse quand ce n’est qu’une orientation sexuelle. À un âge où elle aurait eu besoin du soutien de sa famille, l’adolescence et la recherche de soi qui en découle n’étant pas chose aisée, elle n’obtiendra que le rejet.

Une fois passée la tristesse, c’est bien la colère que j’ai ressentie ! Beaucoup de colère contre des parents qui privent leur enfant de leur amour alors que le seul tord d’Armelle est de s’être montrée honnête avec elle-même et ses sentiments. Comment des parents peuvent rejeter leur propre enfant, mettre sa vie et son avenir en danger pour une simple orientation sexuelle ? C’est une chose que je n’arriverai jamais à comprendre, et qui me met dans une colère monstre.

Mais je vous rassure, si l’autrice nous présente une situation difficile dans laquelle une adolescente devra lutter pour s’affirmer dans une société bien-pensante où s’écarter de  la norme est durement sanctionné, elle nous offre également une belle histoire empreinte d’amour, d’amitié et d’espoir.

Pour en apprendre plus sur ce roman que j’ai adoré et que je ne saurais trop vous conseiller, n’hésitez pas à lire ma chronique dont voici la conclusion :

En abordant de manière simple, mais avec grande sensibilité, le thème de l’homophobie, l’auteure nous offre ici un très beau roman qui devrait toucher autant les parents que leurs enfants. Il me semble d’ailleurs constituer un excellent point de départ pour entamer une discussion autour de l’homosexualité et du rejet qu’elle peut encore susciter de nos jours. Les maux bleus fait donc partie de ces lectures belles et intenses que je recommanderai à tous, car nul doute que ce roman pourra aider certains lecteurs à s’accepter et/ou à mener une vraie réflexion sur la notion de tolérance.

Et qui sait, peut-être que d’ici quelques années, Armelle ne sera plus un visage parmi tant d’autres du rejet de la différence, mais un personnage de pure fiction nous narrant une époque où l’on pouvait encore être persécuté pour son orientation sexuelle. Douce utopie ou futur possible, c’est à chacun d’entre nous d’en décider…

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?
Quel roman avez-vous ou auriez-vous choisi ?

Throwback Thursday Livresque #109 (février 2019) : les émotions – La joie

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


THÈME DE JANVIER : les émotions

Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
– Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
Semaine 3 : Un livre qui m’a rendu triste ou en colère (ou les deux)
Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surpris, pris de court, je ne l’avais pas vu venir.

Je dois avouer avoir peiné à trouver un livre pour ce thème, car en y réfléchissant bien, si la lecture me fait ressentir tout un panel d’émotions, la joie n’en fait pas partie. Je suis évidemment heureuse de lire, mais une intrigue en elle-même ne va pas me rendre joyeuse. J’ai donc préféré interpréter ce thème de manière plus large en vous parlant d’un roman ou plutôt d’une autrice qui a l’art et la manière de me rendre ma bonne humeur et de combattre toutes les pensées moroses qui pourraient venir m’enquiquiner.

Je parle de la très connue et indétrônable Sophie Kinsella. J’ai découvert cette autrice durant mes études, et elle est très vite devenue ma bouée de sauvetage quand je saturais des cours, des devoirs et partiels, de mes « gentils » camarades… Elle ne m’a jamais fait défaut ! Besoin de rire, d’être de bonne humeur, de me vider l’esprit ? Sophie était là, toujours et toujours.

Sophie Kinsella

Photo Amazon

Je dis Sophie, mais ne devrais-je pas plutôt dire Becky, son héroïne de la série L’accro du shopping ? Il y a d’autres titres de l’autrice que j’ai appréciés, mais ma série doudou, ma série « petit plaisir coupable » est, et restera probablement pour de nombreuses années, celle-ci. Grâce à son héroïne rigolote et un peu fofolle, qui me ressemble un peu tout en étant en même temps très différente, j’ai passé d’excellents moments de lecture, de ceux sans prise de tête qui ne vous laissent pas des souvenirs impérissables quant à l’intrigue, mais l’impression tenace et plaisante d’avoir rechargé vos batteries et fait le plein de bonne humeur et de sourires.

Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Un peu de shopping pour se remonter le moral ! C’est la devise de Becky Bloomwood, jolie Londonienne de 25 ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble magique ! Chaussures, maquillage, fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes…

D’autres titres ont eu cet effet comme Bridget Jones, mais il fallait bien choisir….

Et vous, quel livre avez-vous ou auriez-vous choisi pour ce thème ?

Throwback Thursday Livresque #108 (janvier 2019) : les émotions – 1ère semaine : le dégoût

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Après quelques semaines d’interruption, je suis ravie de retrouver le Throwback Thursday Livresque qui nous revient tout beau tout neuf. L’idée reste de partager ses lectures, mais avec une petite nuance. À la place d’un thème hebdomadaire, Bettie nous proposera, chaque mois, un concept qui sera décliné sur quatre semaine. Pour tous les détails, je vous invite à lire son article explicatif.

THÈME DE JANVIER : les émotions

– Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
– Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
– Semaine 3 : Un livre qui m’a rendu triste ou en colère (ou les deux)
– Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surpris, pris de court, je ne l’avais pas vu venir.

Pour cette déclinaison, j’ai tout de suite pensé à un roman qui m’avait fait ressentir un profond dégoût pour un personnage en particulier :  La vraie vie d’Adeline Dieudonné.

Un huis clos familial noir. Un roman initiatique drôle et acide. 
Le manuel de survie d’une guerrière en milieu hostile. Une découverte.

Le Démo est un lotissement comme les autres. Ou presque. Les pavillons s’alignent comme des pierres tombales. Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère, est transparente, amibe, craintive, soumise à ses humeurs.
Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glace. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

POURQUOI CE CHOIX ?

Si j’ai apprécié ce roman, je ne l’ai pas trouvé exempt de petits défauts, mais force est de constater qu’il marque l’esprit  par le profond sentiment de malaise qu’il fait naître chez ses lecteurs. L’ambiance est anxiogène, poisseuse, et vous colle à la peau plusieurs semaines après que vous en ayez tourné la dernière page. Cela s’explique d’abord par toute cette violence physique et mentale omniprésente au point parfois de donner un sentiment de surenchère…

Mais au-delà de l’ambiance, il y a aussi des personnages profondément immoraux et malsains comme ce frère présenté comme une victime sans défense qui se transforme inexorablement en monstre. Et puis il y a le père, bourreau qui sème la violence, la mort et le désespoir dans sa famille. Ce personnage, qui est certainement l’un des plus détestables que j’aie pu découvrir dans ma vie de lectrice, est d’une laideur qui ne pourra que provoquer un  profond sentiment de dégoût en vous. Malade dans son âme, à moins qu’il n’en ait jamais vraiment possédé une, il ira jusqu’à organiser la traque de sa propre fille comme si elle n’était qu’un gibier que lui et ses acolytes chasseurs s’amuseraient à poursuivre sans relâche pour le « plaisir » d’un sentiment superficiel de puissance.

Cette scène de chasse humaine m’a profondément choquée, marquée et dégoûtée. À chaque fois que je pense à La vraie vie, c’est cette traque qui me vient en tête. Sublimement décrite dans ce qu’elle a de plus terrible, il s’en dégage autant d’horreur que de dégoût pour l’espèce humaine, du moins, pour certains de ses représentants qui ne méritent pas le nom d’homme…

Pour en apprendre plus sur ce roman qui ne peut laisser personne indifférent, je vous invite à découvrir ma chronique dont voici la conclusion :

La Vraie Vie est une lecture qui remue et qui dérange, mais qui, à mon sens, tombe parfois dans la surenchère de situations malsaines. Le roman porte néanmoins bien son nom dans la mesure où comme dans la réalité, la noirceur la plus totale côtoie l’amour le plus pur. D’une intensité que tous les lecteurs ne seront pas forcément capables d’accueillir, ce roman prend également des allures de conte cruel dans lequel une fillette brillante, naïve et lucide à la fois, va jouer le premier rôle, celui de l’héroïne courageuse. À la place du monstre, le père et comme quête, le salut d’une âme abîmée en passe de définitivement s’égarer… Quant à la morale, y en a-t-il vraiment une ? Je vous laisserai le soin de vous faire votre propre opinion sur le sujet.

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Qu’en avez-vous pensé ?