Locke and Key, tome 1 : Bienvenue à Lovecraft

Quand j’ai vu le nom de Joe Hill sur la couverture, je n’ai pas hésité à emprunter le comics Locke & Key ayant été agréablement surprise par The Cape du même auteur.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Le romancier à succès Joe Hill et le dessinateur prodige Gabriel Rodriguez vous invitent dans un monde de terreurs et de merveilles : Locke & Key.

Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle-Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir…
Après le meurtre brutal de leur père, Tyler, Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes…

  • Broché: 227 pages
  • Editeur : Milady Graphics (21 mars 2013)
  • Prix : 19€

AVIS

L’auteur nous plonge dès le début du comics dans l’horreur avec le meurtre du père de Tyler, Kinsey et Bode, leur mère ayant, quant à elle, survécu. La famille décide alors de prendre un nouveau départ en élisant domicile à Keyhouse, un manoir de famille situé en Nouvelle-Angleterre. Très vite, grâce notamment à Bode et à une étrange découverte, on constate que ce manoir recèle des mystères plutôt sombres et que la famille, déjà bien éprouvée, est loin d’être au bout de ses peines. Difficile pour le lecteur de ne pas comprendre que Keyhouse n’était pas forcément le meilleur endroit pour entamer un processus de deuil déjà bien difficile…

J’ai adoré la manière dont l’auteur fait monter le suspense : plus on avance dans la lecture, plus elle devient intense voire addictive. On a ainsi très envie d’en apprendre plus sur le passé de cet étrange manoir, la créature qui est au fond du puits, l’importance des clés, les raisons qui ont poussé un élève, en apparence prometteur, à commettre un crime d’une telle atrocité… Beaucoup de questions dont on attend avec impatience, mais aussi avec une certaine crainte, les réponses.

Les personnages, quant à eux, ne sont pas dénués d’intérêt. Si au départ, ils semblent un peu stéréotypés, ils se révèlent finalement complexes voire, pour certains, des plus torturés. On devine, en outre, que l’auteur réserve encore bien des épreuves à nos protagonistes. Ceux-ci ayant déjà bien souffert par le passé, on ne peut qu’espérer qu’ils auront les ressources pour faire face à tous les dangers qui les attendent.

En ce qui concerne les illustrations, j’avoue ne pas être particulièrement sensible au style de l’illustrateur, mais force est de constater qu’elles retranscrivent à merveille l’ambiance angoissante et fantastique du comics. Le duo texte et images fonctionne donc très bien et offre une expérience de lecture des plus immersives. Ainsi, on ressent parfaitement cette sensation de danger ce qui nous permet, d’une certaine manière, de nous rapprocher des personnages et du cauchemar qu’ils traversent.

Pour conclure, j’ai retrouvé dans Locke&Key, l’ambiance angoissante de The Cape. Les décors, les personnages, les couleurs… Tout est mis en place pour vous immerger efficacement dans l’histoire et vous faire ressentir la noirceur du mal qui rôde. Angoisse et frissons seront donc au programme de ce comics qui comblera les amateurs du genre.

Jingle Belle, Paul Dini

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J’ai découvert  Jingle Belle de Paul Dini lors d’une visite chez Noz. La couverture laissant présager un comics plutôt humoristique, je me suis laissée tenter.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Jingle Belle est (sans jeu de mot, vraiment !) une enguirlandeuse. Elle a beau afficher trois-cents ans au compteur, elle est comme toutes les adolescentes : speed, sexy, piercée, capricieuse, drôle, gaffeuse… Petite précision, elle est la fille du Père Noël.

AVIS

Le Père Noël a une fille ! Je me sens un peu comme un paparazzi qui sort le scoop du siècle sur la dernière starlette en vogue. Avouons quand même que c’est l’information la mieux gardée de tous les temps. C’est d’ailleurs un peu, beaucoup, ce qui agace magistralement Jingle Belle. La jeune elfe en a assez de vivre dans l’ombre de son père et vit donc son anonymat comme une grande injustice.

Notre adolescente en quête de reconnaissance va ainsi se lancer dans des entreprises hasardeuses comme avoir son propre show de Noël afin de ringardiser celui de son illustre père. Oui, vous savez, le bonhomme qui descend, une fois par an, par la cheminée de tous les enfants du monde (même s’ils n’en ont pas) afin de leurs offrir des cadeaux.

Néanmoins, l’enthousiasme et l’imagination de Jingle Belle ne donnent pas toujours les résultats escomptés pour le plus grand bonheur des lecteurs qui ne peuvent que se délecter de ses péripéties et déboires. Oui, ce n’est pas très charitable de se moquer, mais ça fait du bien d’autant qu’elle est un peu le porte-étendard de la loi de Murphy :

« S’il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu’au moins l’une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu’un quelque part pour emprunter cette voie. »

Notre héroïne sait se montrer agaçante, enfin surtout pour sa famille et les malchanceux qu’elle essaie d’aider, mais elle est surtout très attachante. J’ai beaucoup aimé sa bonne humeur et ses tentatives désespérées, comme pour beaucoup d’adolescents, de sortir du giron de son père.

Quant aux illustrations, elles sont, à l’image de Jingle Belle, vives, dynamiques et pleines de peps. Les couleurs toutes festives collent parfaitement au thème des fêtes de fin d’année et mettent tout de suite de bonne humeur.

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Le comics contient en outre deux bonus : l’histoire de Polly Green et celle de « Mutant, Texas ». Si la deuxième ne m’a pas séduite, j’ai beaucoup aimé la première histoire mettant en scène une jeune sorcière lasse des desiderata incessants de sa famille. Mais Polly ayant de la ressource,  sa famille apprendra à ses dépens qu’il n’est pas très judicieux de vouloir exploiter sans vergogne les talents d’une sorcière.

En conclusion, Jingle Belle est une très bonne surprise. J’ai passé un excellent moment au côté de cette héroïne attach(i)ante dont l’enthousiasme semble contagieux. Si vous désirez une histoire qui vous mettra de bonne humeur et vous plongera doucement dans les fêtes de fin d’année, ce comics est fait pour vous.

NOTE : 4/5

Challenge littérature de l’imaginaire: 4/12, Challenge Cold Winter, Challenge de Noël