Jingle Belle, Paul Dini

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J’ai découvert  Jingle Belle de Paul Dini lors d’une visite chez Noz. La couverture laissant présager un comics plutôt humoristique, je me suis laissée tenter.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Jingle Belle est (sans jeu de mot, vraiment !) une enguirlandeuse. Elle a beau afficher trois-cents ans au compteur, elle est comme toutes les adolescentes : speed, sexy, piercée, capricieuse, drôle, gaffeuse… Petite précision, elle est la fille du Père Noël.

AVIS

Le Père Noël a une fille ! Je me sens un peu comme un paparazzi qui sort le scoop du siècle sur la dernière starlette en vogue. Avouons quand même que c’est l’information la mieux gardée de tous les temps. C’est d’ailleurs un peu, beaucoup, ce qui agace magistralement Jingle Belle. La jeune elfe en a assez de vivre dans l’ombre de son père et vit donc son anonymat comme une grande injustice.

Notre adolescente en quête de reconnaissance va ainsi se lancer dans des entreprises hasardeuses comme avoir son propre show de Noël afin de ringardiser celui de son illustre père. Oui, vous savez, le bonhomme qui descend, une fois par an, par la cheminée de tous les enfants du monde (même s’ils n’en ont pas) afin de leurs offrir des cadeaux.

Néanmoins, l’enthousiasme et l’imagination de Jingle Belle ne donnent pas toujours les résultats escomptés pour le plus grand bonheur des lecteurs qui ne peuvent que se délecter de ses péripéties et déboires. Oui, ce n’est pas très charitable de se moquer, mais ça fait du bien d’autant qu’elle est un peu le porte-étendard de la loi de Murphy :

« S’il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu’au moins l’une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu’un quelque part pour emprunter cette voie. »

Notre héroïne sait se montrer agaçante, enfin surtout pour sa famille et les malchanceux qu’elle essaie d’aider, mais elle est surtout très attachante. J’ai beaucoup aimé sa bonne humeur et ses tentatives désespérées, comme pour beaucoup d’adolescents, de sortir du giron de son père.

Quant aux illustrations, elles sont, à l’image de Jingle Belle, vives, dynamiques et pleines de peps. Les couleurs toutes festives collent parfaitement au thème des fêtes de fin d’année et mettent tout de suite de bonne humeur.

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Le comics contient en outre deux bonus : l’histoire de Polly Green et celle de « Mutant, Texas ». Si la deuxième ne m’a pas séduite, j’ai beaucoup aimé la première histoire mettant en scène une jeune sorcière lasse des desiderata incessants de sa famille. Mais Polly ayant de la ressource,  sa famille apprendra à ses dépens qu’il n’est pas très judicieux de vouloir exploiter sans vergogne les talents d’une sorcière.

En conclusion, Jingle Belle est une très bonne surprise. J’ai passé un excellent moment au côté de cette héroïne attach(i)ante dont l’enthousiasme semble contagieux. Si vous désirez une histoire qui vous mettra de bonne humeur et vous plongera doucement dans les fêtes de fin d’année, ce comics est fait pour vous.

NOTE : 4/5

Challenge littérature de l’imaginaire: 4/12, Challenge Cold Winter, Challenge de Noël