Super Madrona – tome 2 : La loi de Murphy frappe toujours deux fois, Helen Harper

Couverture Super Madrona, tome 2 : La loi de Murphy frappe toujours deux fois

Être une méchante maléfique demandait trop de travail… et je n’ai pas l’étoffe d’une super-héroïne. Essayons super-espionne à la place !

Même si Madrona n’a toujours aucun souvenir de son passé et qu’elle ressemble davantage à une méchante maléfique qu’à une fabuleuse super-héroïne, cela ne signifie pas qu’elle ne peut pas être une super-espionne. Alors quand Rubus se lance à la recherche de la sphère magique du dragon qui permettrait aux fées de rentrer chez elles, mais causerait l’apocalypse, elle n’a pas vraiment le choix.
Le monde a besoin d’une personne brillante, puissante et pleine de ressources pour le sauver… et si la personne en question s’avère être on ne peut plus séduisante au passage, c’est tout bénef.

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Mini-chroniques en pagaille #48 : rires, tendresse et animaux

De beaux livres Benjamin Lacombe et Harry Potter et des Funko Pop

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques en pagaille me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Au programme de cette édition, des animaux à foison : une oursonne adorable, des chats amoureux et une petite boule de poils polissonne ! Bref, vous aurez compris, j’aime les animaux et les albums jeunesse ! Lire la suite

Mélo-Méli tome 1 et 2 de Paul Beorn, Lilie Bagage et Marie Morelle (illustrations)

Quand j’ai reçu une invitation de Babelio pour recevoir les deux premiers romans d’une nouvelle série jeunesse illustrée par Marie Morelle et publiée par les éditions Scrineo, je n’ai pas hésité une minute, appréciant la littérature jeunesse et cette idée de mêler humour et grandes découvertes scientifiques. Et je dois dire que j’ai passé un très bon moment de lecture auprès de deux enfants venant du futur, mais pourtant ancrés dans l’air du temps avec, entre autres, leur passion pour les vidéos sur Utube. Un nom qui ne devrait pas manquer de vous rappeler une célèbre plateforme… Lire la suite

Mini-chroniques en pagaille #40 : première fournée pour le #PumkinAutumnChallenge et Le mois de la BD

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.
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Mini-chroniques en pagaille #39 : du beau, du tendre, du drôle et des toutous !

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Vol à Venise, Géraldine Elschner et Anja Klauss (L’Élan vert)

J’ai craqué devant la couverture et les illustrations d’intérieur. Belles, festives et colorées, elles nous offrent un festival de couleurs à la hauteur de l’une des fêtes et coutumes les plus connues au monde : le carnaval de Venise. Un événement auquel je n’ai jamais eu la chance de participer, contrairement à trois corbeaux qui profitent de l’occasion pour se déguiser et se mêler à la foule. Après tout, corbeau ou homme, qui peut faire la différence dans cet amas de couleurs, de tissus et de déguisements ?

Si la fête bat son plein, elle est interrompue par un vol : le « prince de Venise » s’est fait dérober sa couronne qu’il avait pris le soin de faire sertir de diamants et de pierres précieuses à l’occasion du carnaval. Rien n’est trop beau pour être le roi de la fête et certainement pas des dépenses superflues qui viennent appauvrir encore plus la population.

Devant l’agitation qui s’empare de la foule, nos invités d’un genre un peu spécial décident d’intervenir. Un voleur déguisé en corbeau qui doit faire face à trois corbeaux déguisés en humains, en voilà une rencontre inattendue et pleine de piquant, d’autant que ceux-ci ne semblent guère pressés de rendre son bien au prince. 

Alors si le lecteur s’amuse de la situation, le prince de Venise ne la goûte guère, parce que se faire voler sa couronne, c’est déjà désagréable, mais par deux fois, ça devient franchement vexant et frustrant ! Je n’en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais sachez seulement que nos corbeaux ont une très bonne raison d’agir de cette manière. On appréciera d’ailleurs la morale et la fin, toutes deux dignes d’une bonne fable…


  • La cabane de Nils, Robbe De Vos et Charlotte Severeyns (versant sud) :

La cabane de Nils par De Vos

Nils, comme tous les enfants de son âge, a de l’imagination et aime inventer des navires qu’il peuple de pirates. Mais Nils ressent également le silence, le silence de la forêt comme symbole du poids de l’absence… Heureusement, le jeune garçon a son endroit secret rien qu’à lui, une cabane dans laquelle l’attend le souvenir de ce grand-père qu’il aimait et aime tant.

Avec beaucoup de tendresse et de douceur, autant au niveau du fond que de la forme, cet album jeunesse évoque la question du deuil et offre aux enfants un joli message quant à la force des souvenirs qui, s’ils ne viennent pas combler l’absence, nous rappellent qu’en chacun de nous vivent les personnes disparues.

Si comme moi, les belles relations familiales vous touchent, vous devriez être émus devant la force des liens unissant cet enfant à son grand-père disparu, et la manière dont Nils va passer du silence au sourire, grâce à son imagination, ses souvenirs et le réconfort apporté par la nature. Une nature omniprésente et particulièrement mise en valeur par les illustrations grand format qui nous donnent un certain sentiment de quiétude.

Un album à conseiller à tous, et notamment aux adultes souhaitant aborder avec douceur et délicatesse la question du deuil avec des enfants, et la beauté des relations grands-parents/enfants.


  • Des enquêtes au poil : panique dans le nid (Castor romans)

Des enquêtes au poil : Panique dans le nid par Lambert

Voici un livre jeunesse non dénué d’humour qui devrait ravir les jeunes lecteurs à la recherche d’une petite enquête à mener auprès d’un duo complice, complémentaire et plutôt attachant : l’inspecteur Oslo et son assistante de choc, Miss Kiss. Preuve qu’un chat et un chien peuvent travailler patte dans la patte sans s’aboyer et se miauler dessus à tout va.

Il faudra d’ailleurs bien le talent conjugué de ces deux fins limiers, (Miss Kiss, pardonnez-moi l’emploi de ce terme) pour découvrir l’identité du malotru qui a osé s’attaquer à l’arbre de Mme Tourterelle, mettant ainsi éhontément en danger ses enfants.

Une enquête qui sera, pour Oslo, l’occasion idéale de faire un pied de nez à son très exaspérant collègue, un berger allemand du nom de Rex, avec lequel il est en compétition…

L’enquête, rondement menée, mais pas forcément par celui que l’on pense, ne manquera pas de faire sourire les enfants, leur apprendre quelques informations instructives sur le monde animal, et leur faire travailler leur sens de la déduction. Et pour ceux qui se lanceraient dans la lecture ou qui seraient moins à l’aise avec l’exercice, les autrices ont eu la bonne intelligence d’insérer un petit résumé en chaque début de chapitre…

Les jeunes et moins jeunes lecteurs seront, en outre, séduits par les jolies illustrations ainsi que la rondeur très cartoonesque des visages. On a d’ailleurs un peu l’impression d’être plongé dans un sympathique, bien que très court dessin-animé.

En bref, amusant et coloré, voici un petit livre parfait pour un moment de divertissement léger et plein de charme.


  • Le meilleur resto du monde de Dorothée de Monfreid (École des loisirs)  :

Une couverture bleue avec deux chiens attablés comme des humains, il ne m’en a pas fallu bien plus pour me donner envie de lire cet adorable album jeunesse. Que se passe-t-il quand des toutous fins gourmets décident spontanément en une belle journée, probablement d’automne, d’ouvrir un restaurant dans la forêt ? Vous donnez votre langue au chat ? Pas prudent devant notre assemblée de canidés, mais passons…

Il se passe une jolie aventure dans laquelle nos amis à quatre pattes vont se répartir les rôles pour ouvrir ce restaurant en plein air dont ils rêvent. Mais, n’ont-ils pas oublié un petit détail ? Pas de panique, fin gourmet ne signifie pas hôte difficile, et une solution va être trouvée pour que définitivement, Le resto Zaza soit le meilleur resto du monde !

Au fil des plages, les enfants apprécieront de voir les chiens travailler patte dans la patte pour faire de leur rêve un peu fou, une réalité. En plus de cette jolie histoire qui ne manque ni de mordant ni d’originalité, l’auteure plonge les jeunes lecteurs dans une ambiance colorée et douce qui s’assombrit à mesure que les heures passent, exactement comme dans la réalité. À la fin de la journée, un joli bleu nuit nous plonge au cœur de la nuit, un peu comme s’il invitait les enfants à gagner le confort de leur lit…

En bref, voici un tendre et amusant album jeunesse laissant une belle place à la nature et à l’amitié.


Et vous, aimez-vous les histoires avec des animaux ?
L’un de ces albums vous tente-t-il ?

Les nouvelles aventures apeupréhistoriques de Nabuchodinosaure (tome 5), Goulesque et Widenlocher

 

Couverture Les nouvelles aventures apeupréhistoriques de Nabuchodinosaure , tome 5

Plongez au cœur de l’Apeupréhistoire !
Pas tout à fait dinosaure ni vraiment homme, Nabuchodinosaure, Nab pour les intimes, est doué de parole, d’un solide sens de l’humour et, du moins en est-il persuadé, d’une intelligence exceptionnelle qui lui permet de supporter les désagréments de son époque située un peu avant ou un peu après J.?C. (on ne sait pas trop). Et des désagréments, il y en a dans l’Apeupréhistoire : dinosaures stupides, volcans terrifiants, plantes carnivores et autres catastrophes à poil et à plume.

Bamboo éditions – 48 pages – 10,95€
Couleurs : Anne Franjou-Gille

AVIS

Avant que la maison d’édition ne me propose de découvrir le tome 5 des Nouvelles aventures apeupréhistoriques de Nabuchodinosaure, je ne connaissais pas la série ni même celle l’ayant précédée, Nabuchodinosaure. Mais cela ne gêne en rien la lecture de cette BD qui alterne, page après page, gags, humour, couleurs et bonne humeur !

Si je préfère, en général, les BD avec une intrigue par tome, ce format présentant un gag sur une ou deux planches maximum ne manque pas d’attrait pour une pause détente rapide et sans prise de tête ou pour lire quelques pages par-ci par-là. Ce format présente également l’avantage de pouvoir plaire aux enfants à condition de ne pas lire la BD d’une traite. 

J’ai ainsi lu en plusieurs séances une partie de la BD à ma nièce de 5 ans, Éva. Mon neveu de 3 ans, Émeric, n’a pas manqué, quant à lui, de venir écouter quelques planches que je lisais à sa sœur, avant de repartir vaquer à ses occupations. Il a particulièrement apprécié deux gags, ou du moins les illustrations de ceux-ci : le premier dans lequel il a pu s’identifier à l’un des personnages qui détruit sa maison en voulant l’améliorer, mon neveu ayant un petit côté bulldozer. J’ai d’ailleurs eu droit à un très lucide, « je casse tout moi ». Et le second lié à une plante carnivore végane pas si végane que cela. S’il n’a pas vraiment compris la chute (pas facile d’expliquer la notion de plante carnivore végane à un enfant de trois ans…), il a d’emblée saisi que sur un dessin, la plante semble gentille, et sur l’autre méchante. Un changement qui l’a beaucoup intéressé et interrogé, et qui s’est conclu de sa part, après explication sur la notion de duperie, par un « méchant toi » lancé à la plante d’un doigt accusateur.

Quant à ma nièce habituée aux BD du type Mickey, ma belle-sœur étant une grande passionnée du genre, elle a été sensible aux quelques gags, notamment ceux à l’humour simple et enfantin, et surtout aux couleurs vives. Moi-même, j’ai apprécié les illustrations très expressives et tout en rondeur de Widenlocher, et le travail de colorisation d’Anne Franjou-Gille apportant beaucoup de charme à l’histoire. Alors si Éva est clairement encore trop jeune pour saisir toutes les allusions et les chutes qui concluent chaque planche, cela ne l’a pas empêchée de me demander dès son réveil d’en poursuivre la lecture, et de prouver non sans fierté qu’elle savait, contrairement à nos personnages, distinguer un dromadaire d’un chameau.

Pour ma part, j’ai été ravie de me plonger dans une période indéterminée de l’histoire, dans laquelle on retrouve des décors et animaux de la préhistoire, mais aussi des objets qui nous apparaissent bien plus modernes. Ce décalage et les nombreux anachronismes rendent d’ailleurs la BD particulièrement savoureuse et amusante. Je n’ai jamais éclaté de rire, mais j’ai très régulièrement souri devant les (més)aventures de nos drôles de personnages, la version « préhistorisée » de certains objets, et des idées pas si bêtes que cela, mais qui en absence de réelles connaissances scientifiques, ne donnent jamais vraiment les résultats escomptés. Et ce n’est pas le pauvre Nab qui vous dira le contraire !

N’ayant lu qu’une BD le mettant en scène lui et ses acolytes, je ne me suis pas encore attachée au personnage, mais j’ai apprécié sa naïveté, son esprit d’initiative, et ses déboires qu’ils soient technologiques ou amoureux. Car le pauvre, si ses inventions tendent à se retourner contre lui, il ne semble pas non plus très doué pour faire la cour à l’élue de son cœur, Manon. Une femme, ou plutôt un dinosaure au féminin, au tempérament de feu ! Il faut dire qu’entre son fils et ses maladresses, il y a du travail…

Au-delà de l’humour bien présent, alliant humour léger et références religieuses, architecturales, sociétales ou encore technologiques, j’ai pris plaisir à découvrir des personnages à l’allure d’animaux, mais aux comportements et à la personnalité très humains. Un anthropomorphisme à une aire apeupréhistorique qui fait merveille et ajoute beaucoup de sel à une BD qui n’en manque déjà pas ! Alors si vous avez envie d’une petite pause détente sans prise de tête et diablement amusante, plongez-vous sans attendre dans cette série où vous découvrirez des animaux apeupréhistoriques et bien trop humains pour leur propre bien.

Je remercie Bamboo éditions de m’avoir envoyé cette BD en échange de mon avis.

 

Le Protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans âme, Gail Carriger

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Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Le Livre de Poche (18 avril 2012) – 432 pages – Poche (7,90€)

AVIS

Sans âme est pour moi une rerelecture puisque j’avais lu une première fois son adaptation graphique puis le roman originel. Et je dois dire que cette troisième lecture fut tout aussi appréciée que les précédentes. C’est simple, j’aime tout dans ce premier tome qui est, pour moi, le meilleur de la série et qui présente l’avantage de se suffire à lui-même. Vous pouvez, évidemment, poursuivre l’aventure, mais si vous préférez les one shot, vous aurez tout avec Sans âme : le rire, l’émotion, l’action, le mystère, le suspense, une romance au dénouement plus que satisfaisant…

Et parmi tous les atouts de ce roman, si je devais n’en retenir qu’un, ce serait incontestablement l’humour so british, quelque chose qui fonctionne toujours très bien avec moi. Dès la scène d’ouverture, Gail Carriger annonce la couleur : Alexia Tarabotti est une forte tête qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui possède une manière bien à elle de transgresser les conventions sociales de son époque, tout en y restant étrangement attachée. Alors quand un vampire isolé l’attaque, ce que notre « vieille fille » lui reproche, ce n’est pas tant de sortir les crocs, mais de le faire avant de lui avoir été présenté ! Cette scène, qui me fait toujours beaucoup rire, est un bon exemple du genre d’humour que vous retrouverez tout au long du roman.

Un humour qui fonctionne d’autant plus qu’il brille à travers une narration à la troisième personne diablement efficace pour accentuer les particularités de notre héroïne. Alors même si je préfère en général les narrations à la première personne, là, aucun autre choix n’aurait mieux convenu que celui opéré par l’autrice. Et puis, entre les très nobles Anglais, les effrontés Américains, les impétueux Italiens et les emportés Écossais, l’autrice joue à merveille sur les stéréotypes liés aux différentes culturelles. 

Autre aspect plutôt comique, la manière dont Alexia et sa meilleure amie se moquent gentiment de leurs défauts respectifs, et la relation chien chat entre Alexia et Lord Maccon. Cet impétueux loup-garou écossais, en plus d’être à la tête de sa meute, s’occupe du BUR, un bureau enquêtant sur les affaires paranormales. Les deux ne peuvent s’empêcher de se titiller et de se chamailler, mais très vite, il semblerait que cette relation houleuse cache des sentiments bien plus chaleureux et une certaine attirance. 

Disons-le tout de suite, j’ai craqué pour ce beau loup-garou qui a tendance à jurer comme un charretier dans les moments de tension et de passion, mais qui se révèle aussi attendrissant que maladroit quand il s’agit de courtiser une jeune femme indépendante et plutôt imprévisible. Ce n’est pas très charitable de ma part, mais que j’ai ri devant ses bévues et la manière dont Alexia le fait tourner en bourrique. Lord Maccon pourra heureusement compter sur l’aide de son second bien plus patient que lui et, surtout, bien plus à l’aise avec les règles en vigueur dans la bonne société anglaise, et chez les humains en général. Je me suis beaucoup attachée à ce second qui fait de son mieux pour contenir le caractère emporté et ombrageux de son Alpha.

Un caractère qui sera néanmoins très utile à Lord Maccon dans l’affaire qui le mobilise lui et Alexia : quand des loups-garous solitaires et des vampires isolés disparaissent, des vampires apparaissent de nulle part. Or la création d’un nouveau vampire étant strictement contrôlée, cette situation inquiète autant le BUR que les ruches de vampires. Je me souvenais plutôt bien de l’enquête et du dénouement, mais cela ne m’a pas empêchée de prendre beaucoup de plaisir à la suivre, l’autrice nous entraînant dans une histoire mêlant habilement science et monde surnaturel, un combo plutôt efficace. À cet égard, si les vampires et les loups-garous ne sont guère des créatures très dociles, je crois que je les préfère encore à l’entité développée dans ce roman par l’autrice. Je n’en dirai pas plus si ce n’est que je l’ai trouvée effroyable et effrayante au possible !

Séduite par les joutes verbales entre Alexia et Lord Maccon, amusée par l’exubérance d’un vampire qui adore affubler Alexia de toutes sortes de noms, et dont la présence va mettre les nerfs de Lord Maccon à rude épreuve, et happée par l’enquête, je n’ai pas vu le temps passer, d’autant que l’action et les révélations sont au rendez-vous ! On s’amuse donc beaucoup, on tressaille devant les événements, et on se laisse emporter par cette société victorienne transposée dans un univers steampunk plein de charme, d’ombrelles et de vapeur. Un univers où les loups-garous, fantômes et vampires sont parfaitement intégrés à la société anglaise, du moins en théorie… Car le sont-ils vraiment autant que cela ? La peur de la différence s’efface-t-elle devant la connaissance de l’autre, ou certains préfèrent s’enfermer dans le cercle vicieux de la haine et de la méfiance ?

En conclusion, quand Alexia n’est pas occupée à titiller un loup-garou écossais au sang chaud, ou à scandaliser ses proches, elle se lance dans une quête de vérité qui va lui montrer que la monstruosité peut parfois prendre forme humaine… Rythmé, amusant, teinté de romance et auréolé de suspense, Sans âme est un roman savoureux que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les univers steampunk, les fortes têtes, les relations chien chat et les enquêtes vous conduisant sur le chemin d’une terrible vérité bien dangereuse pour ceux qui souhaitent la dévoiler.

Côme et le Fantôme, Véronique Cauchy et Camouche (illustrations)

Côme et le fantôme - Lecture BD jeunesse humour fantastique - Dès 7 ans par [Véronique CAUCHY, Camouche]

Une amitié improbable entre un petit garçon malicieux et un fantôme loufoque !

À 8 ans, Côme doit gérer un déménagement précipité, une nouvelle école en cours d’année, une petite sœur envahissante, des parents farfelus et… un majordome vieux de 180 ans ! Farragut hante le manoir de La Châtaigneraie depuis un peu plus d’un siècle et c’est bien la première fois qu’il rencontre quelqu’un capable de le voir et de lui parler. Le choc est aussi grand pour lui que pour Côme, qui finit par se lier d’amitié avec cet étrange fantôme, fan d’histoires d’horreur et de ménage !

Slalom (15 avril 2021) – 97 pages – Ebook (6,99€) – Papier (9,90€)

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Mini-chroniques en pagaille #37 : piraterie, fée et kidnapping !

Mini-chroniques en pagaille

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  • Les aventures de Papagayo de Marie-Raymond Farré (Folio)

Couverture Les aventures de Papagayo

Découvert par hasard, ce roman jeunesse a tout de suite attiré mon attention, aimant beaucoup les récits de pirates ! Et je dois dire ne pas avoir été déçue par cette histoire d’amitié trahie, d’île mystérieuse, de carte à dénicher, de trésors fabuleux, de rhum qui coule à flots ou presque… Le tout amené à travers un personnage particulier, le perroquet du célèbre Tom Timothy, la terreur des sept mers.

Un perroquet qui va faire une entrée fracassante dans la taverne de deux jeunes sœurs, Madeleine, et Cathie Mini qui, du haut de ses dix ans, a déjà un caractère bien trempé ! Plus calme, sa sœur aînée possède néanmoins une poigne de fer, ce qui lui sera plus qu’utile pour gérer une taverne accueillant des pirates et autres brigands des mers. Des personnes de mauvaise réputation que Madeleine, en raison de sa grande myopie, prend pour des marins un peu bourrus… En tant que grande myope, j’avoue que la situation m’a amusée, parce que clairement, sans mes lunettes, mon appréhension du monde diffère quelque peu de celle des personnes ayant la chance d’avoir une bonne vue.

L’histoire contée par Papagayo, un perroquet qui, disons-le pudiquement, a de la personnalité, devrait ravir les enfants, mais aussi les adultes appréciant les histoires de pirates et de quêtes au trésor qui ne se terminent pas très bien pour les principaux belligérants. Pour ma part, j’ai apprécié le parallèle amusant entre le jeu de rôle qui conclut les journées éreintantes des deux sœurs, et l’histoire de Tom Timothy et de son meilleur ami. Si la conclusion est, dans les deux cas, la même, les conséquences sont bien différentes, car hélas, l’appât du gain peut venir à bout des plus belles amitiés … même de pirates !

Amusant, rythmé et illustré de manière très expressive et colorée, voici un petit livre jeunesse parfait pour se familiariser avec le monde de la piraterie; ou pour simplement se laisser bercer par les histoires du grand et truculent Papagayo. Un conteur à plumes et à bec haut en couleur !


  • Le gnome qui voulut être fée d’Audrey Alwett (ActuSF) :

Le gnome qui voulut être fée par [Audrey Alwett]

À la recherche d’une nouvelle à lire, j’ai jeté mon dévolu sur Le gnome qui voulut être fée qui se déroule dans l’univers de Poisons de Kartharz que je n’ai pas encore lu.

Sous fond de racisme primaire et de quête d’identité, l’autrice nous dépeint, d’une plume acérée et délicieusement caustique, la rencontre inattendue et plutôt (dés)agréable entre un gnome et une fée. Alors qu’une âme sensée et sensible se serait confondue en remerciements devant un gnome qui a fait fi de la haine ancestrale et viscérale des siens pour lui sauver la vie, notre fée se contente d’empêcher ses amis d’infliger à son sauveur une grosse correction. Après tout, comme un être aussi répugnant a-t-il osé la toucher, elle une fée ?

Notre ingrate est d’autant plus affligée qu’être touchée par le gnome ne lui a finalement peut-être pas tant déplu que cela, et que les autres fées ne peuvent s’empêcher de se gausser de sa mésaventure. Pire, le fils de la reine semble prendre ses distances avec elle, enfin, les prendre encore plus qu’auparavant. Quant à notre gnome, cette expérience n’a fait que renforcer le sentiment de décalage qu’il ressent envers les siens, celui-ci ne se sentant pas à sa place parmi des rustres qui le rejettent, et ont fait de lui, au fil des ans, leur souffre-douleur attitré.

Cette rencontre entre deux « ennemis naturels », est-elle le fruit du hasard et le début d’une nouvelle vie pour nos deux protagonistes, ou faut-il parfois se méfier des conséquences des bonnes actions que l’on peut faire sous le coup de l’émotion ? Parce que si le bien peut se trouver même dans le plus laid des êtres, la vilenie et la cruauté, quant à elles, peuvent très bien se cacher dans le beau et le délicat. Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que j’ai apprécié la chute et son ton qui n’est pas sans rappeler celui des contes d’antan.

Caustique, cruelle et non dénuée d’intelligence, voici une nouvelle que je ne peux que vous conseiller et qui devrait vous donner envie de vous plonger dans les autres écrits de l’autrice.

Nouvelle lue dans la cadre du Projet Ombre et disponible gratuitement sur Amazon.


  • Le kidnapping de Stephen King de Romy Love :

Le Kidnapping de Stephen King par [Romy Love]

Si la couverture ne me plaît pas outre mesure, le titre de cette nouvelle a tout de suite éveillé ma curiosité. Et je dois dire que je ne regrette pas de m’être laissé tenter, l’histoire s’étant révélée truculente à souhait, voire délicieusement décalée.

Que fait un libraire au chômage, à cause du grand méchant internet, qui apprend que l’un des auteurs les plus vendus au monde prend sa retraite ? Vous séchez ? C’est pourtant simple, il s’envole pour les États-Unis et, avec l’aide de son beau-frère, il kidnappe ledit auteur ! C’est sa faute aussi au King des best-sellers, quelle idée de lâcher une bombe comme ça. Heureusement que Blaise n’est pas là, parce que je sens qu’il se serait fait une joie de détourner ma dernière phrase. Malgré son humour au ras des pâquerettes, on apprécie vite la vision très simple et légère de la vie de cet adulte piégé dans un esprit d’enfant.

Quant à notre libraire reconverti en kidnappeur, il va découvrir qu’il y a bien pire que kidnapper un auteur pour l’obliger à écrire un roman… Dans cette nouvelle, l’auteur ne se prend pas au sérieux, et vu le contexte actuel, ça fait un bien fou. Alors, l’humour ne vole pas haut, mais il a bien fonctionné sur moi. On s’amuse sans honte du pétrin dans lequel Romain s’est mis, chose d’autant plus aisée que ce dernier ne manque pas d’un certain esprit d’auto-dérision.

Au-delà de l’humour omniprésent et du côté complètement décalé de l’histoire, j’ai apprécié les multiples références que ce soit aux romans de Stephen King, à une série télé que je n’ai personnellement pas vue, ou à un célèbre conte détourné ici avec brio.

En bref, merci à l’auteur pour cette petite pause pleine d’humour qui m’a permis de me déconnecter du quotidien et qui ne devrait pas manquer de faire sourire les amoureux de Stephen King.

Nouvelle lue dans la cadre du Projet Ombre et disponible gratuitement sur Amazon.

Et vous, connaissez-vous ces titres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

Mini-chroniques en pagaille #35

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.
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