Les filles de l’Olympe, tome 1 : Les larmes de cristal, Elena Kedros

J’ai découvert la série des Filles de l’Olympe d’Elena Kedros publié chez PKJ par hasard, et aimant bien la mythologie et les romans jeunesse, je me suis laissée tenter.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La jolie Lucy, la farouche Liz et l’excentrique Kim entrent en seconde au lycée de Rainbow Hill. Ces trois adolescentes si différentes n’ont qu’une chose en commun : leur date de naissance. Et, pourtant, elles provoquent sur leur passage des phénomènes bien étranges. Leurs destins semblent inextricablement liés à ceux des déesses Athéna, Artémis et Aphrodite. Les voici appelées à se battre pour sauver le monde dans lequel elles ont toujours vécu, et celui d’où elles viennent : l’Olympe.

  • Poche: 238 pages
  • Édition : Pocket Jeunesse (3 juin 2010)

AVIS

Nous sommes dans un roman jeunesse alors, n’espérez pas une exploitation approfondie et documentée des grandes figures de la mythologie grecque… Mais cela n’empêche pas l’auteure d’avoir su proposer une histoire intéressante dans laquelle trois adolescentes vont apprendre que loin d’être de simples mortelles, elles sont étroitement liées à Aphrodite, Artémis et Athéna.

Nous faisons donc la connaissance de Liz, Lucy et Kim, trois jeunes filles très différentes les unes des autres, mais finalement assez complémentaires. Si Lucy et Kim se sont très vite bien entendues, il aura fallu leur apprendre à mieux découvrir Liz avant de l’apprécier. Il faut dire qu’assez farouche, cette dernière amatrice d’escrime, sport dans lequel elle excelle malgré sa difficulté à gérer sa force, n’est pas d’un abord facile… Un trait de caractère que la pétillante Lucy aura un peu de mal à accepter au début de leur rencontre. Mais gentille malgré une tendance à vivre ses émotions à 100%, Lucy comprendra vite que derrière sa carapace, Liz cache également un bon fond. Quant à Kim, un peu l’intellectuel du groupe d’amies, elle sert de tampon. Sa faculté à prendre du recul lui permet de désamorcer les conflits qui peuvent survenir entre ses deux amies.

Si l’histoire d’amitié est sympathique à suivre notamment pour les enfants, les adultes pouvant la trouver un peu enfantine, ce qui fait le charme de ce livre, c’est son incursion dans le domaine du surnaturel avec, notamment : la découverte des pouvoirs des trois lycéennes, d’étranges larmes, un énigmatique garçon qui « apparaît » quand on s’y attend le moins, les quelques scènes où Arès fait son apparition (trop peu nombreuses à mon goût d’ailleurs), l’arrivée d’une méchante qui a la capacité de lancer des boules de feu… Après tout ça, on peut comprendre que Lucy a beaucoup de mal à accepter de quitter sa vie de lycéenne lambda pour une vie bien plus dangereuse. Malheureusement pour elle, Kim et Liz sont, quant à elle, bien décidées à ne pas ignorer tous ces étranges événements.

Ce premier tome est un tome introductif qui ne manque pas d’action et de révélations, mais j’aurais peut-être aimé que l’Olympe soit plus au cœur de l’aventure. Mais si je me fie à la fin de cette première aventure, je ne doute pas que ce  soit le cas dans la suite de la série. Et puis l’auteure a veillé à laisser quelques questions en suspens afin d’attiser la curiosité des lecteurs et de s’assurer de leur fidélité. Alors en tant qu’adulte, j’ai vite deviné là où elle voulait en venir notamment en ce qui concerne Liz et sa relation avec une personne de son passé, mais cela ne nuit en rien à l’intrigue qui reste plutôt prenante. J’ai d’ailleurs hâte d’en apprendre plus sur l’ancienne vie des déesses et la manière dont les trois lycéennes vont apprendre à gérer leurs pouvoirs et les dangers qui ne manqueront pas de survenir dans leur vie.

J’espère toutefois que Lucy prendra un peu plus d’envergure dans les autres tomes, car sa tendance à se lamenter et à faire la politique de l’autruche la rend parfois quelque peu agaçante. Même chose pour ses réactions excessives même s’il est vrai que ces dernières sont cohérentes avec sa nature profonde… Malgré ses défauts, je vous rassure, la jeune fille reste attachante, mais un peu moins au cœur de l’action que ses amies. Espérons que son rôle s’étoffe par la suite.

Enfin, j’ai bien accroché à la plume de l’autrice. Son style reste simple et accessible tout en étant un minimum travaillé. Le livre devrait donc être lu avec plaisir autant par des enfants que des lecteurs plus âgés.

En conclusion, Elena Kedros nous propose ici une histoire prenante qui mêle monde moderne et mythologie. Nul doute que les enfants et jeunes adolescents devraient apprécier les personnages auxquels certains pourront peut-être s’identifier tout en se laissant emporter par un premier tome plutôt riche en action. Je conseillerais également ce livre aux adultes amateurs de romans jeunesse, ce roman possédant tous les atouts pour leur faire passer un bon moment de lecture.

Et vous, envie de découvrir Les filles de l’Olympe

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Grisha, Tome 2 : Le dragon de glace, Leigh Bardugo

Je remercie les éditions Milan et Babelio pour le tome 2 de la série Grisha de Leigh Bardugo.

SPOILER ALERT TOME 1

Si vous n’avez pas lu le tome précédent, je vous conseille de lire la chronique plus tard, car elle dévoile une information capitale que vous prendrez certainement plus de plaisir à découvrir par vous-même lors de la lecture du tome 1.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

 » Je suis l’Invocatrice de lumière. Et je suis votre dernière chance.  »

DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.

Un pays déchiré par la guerre civile.
Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.
Un corsaire flamboyant et mystérieux.
Un soldat renégat, en proie aux doutes.
Une menace grandissante. Un danger imminent.

RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière.

  • Broché: 448 pages
  • Éditeur : Éditions Milan (20 juin 2018)
  • Prix : 16.90€

AVIS

Après la fin du premier tome, j’avais hâte de découvrir ce que Leigh Bardugo réservait à ses personnages qu’elle a une très légère tendance à malmener. Et sans surprise, la suite de cette intrigue continue dans la même lignée : de l’action, des révélations, des tensions, des intrigues politiques, des mensonges, un univers fascinant et toujours aussi dangereux, l’émergence d’un nouveau danger que l’on voit se profiler sans vraiment en prendre toute la mesure…

Néanmoins, par rapport au premier tome, j’ai trouvé que l’autrice prenait un peu plus le temps de poser le décor s’attardant pas mal sur la psychologie des personnages et la manière dont Alina et Mal doivent s’adapter à leur nouvelle situation. Une large importance est également accordée à la stratégie militaire, un domaine qui ne me fascine pas, mais que l’autrice a su rendre intéressant notamment par toutes les tensions que la recherche de la meilleure manière de vaincre le Darkling semble cristalliser.

Il m’a donc fallu un peu plus de temps pour m’immerger dans le récit, ce qui ne m’a pas empêchée d’apprécier le début du roman qui a un aspect « histoire de pirates » fort sympathique. Mais ce passage va surtout permettre à l’autrice d’introduire un nouveau personnage, plutôt haut en couleur ! Extrêmement rusé, capable de séduire à peu près tout le monde et bien décidé à faire de son objectif une réalité, cet homme a une présence certaine. J’espère le retrouver dans la suite des aventures d’Alina, car j’ai beaucoup apprécié sa personnalité pleine d’exubérance qui cache une détermination à toute épreuve.

Ce deuxième tome marque donc l’arrivée de nouveaux personnages, certains prenant plus d’importance que d’autres. Un frère et une sœur m’ont particulièrement plu, leur courage et leur dévotion à Alina, et l’espoir qu’elle représente, forçant le respect. En plus de ce sang frais qui donne une nouvelle impulsion à l’intrigue, l’autrice n’a pas oublié de mettre sur le devant de la scène des personnages du premier tome. À cet égard, je salue la manière originale et bien flippante dont elle a décidé de faire intervenir le Darkling. Malgré la distance et malgré les événements, il se tient dans le sillage d’Alina, que ce soit grâce au doute qu’il a instillé en elle ou à des moyens peu conventionnels. Alors même qu’il n’apparaît quasiment pas, on sent sa présence vaporeuse et menaçante durant tout le roman !

Le Darkling est dérangeant, car il est effrayant, mais il est également dérangeant, car même si ces plans meurtriers font frémir, il fait preuve d’une certaine rationalité. Sa soif de pouvoir ne peut occulter le fait que ses arguments en faveur d’une paix obtenue par la force sont rationnels. Sa manière de vouloir faire cesser la guerre est donc abjecte et d’une froideur extrême, mais basée sur une argumentation logique. D’ailleurs, dans une certaine mesure, je n’ai pu m’empêcher de penser que l’histoire mondiale n’est pas dépourvue de décisions inhumaines prises pour retrouver une stabilité mondiale…

Néanmoins, impossible de ne pas le condamner d’autant que derrière son objectif officiel de paix à tout prix, il y a toujours cette quête de pouvoir, cette soif « de plus », de toujours plus. Une chose qu’Alina commence petit à petit à expérimenter. Oubliez la jeune naïve des débuts, l’Invocatrice de lumière devient plus sombre, et plus déterminée que jamais à ne plus se laisser traquer sans réagir. Elle s’affirme, ne recule plus devant les démonstrations de force, et semble imposer progressivement son leadership, quitte à flirter dangereusement avec la morale. D’ailleurs, dans sa quête pour renverser le Darkling en acquérant de plus en plus de pouvoir, ne risque-t-elle pas, à son tour, d’y perdre son âme ?

Une question qui ne peut que tarauder le lecteur en même temps que Mal qui a de plus en plus de difficultés à reconnaître l’Alina de son enfance. Sur ce point, je m’avouerais mitigée. Je n’ai pu que partager les craintes de Mal tout en regrettant que derrière une peur plutôt justifiée, se cache un comportement parfois mesquin, mais surtout empreint de jalousie, jalousie envers l’importance que prend Alina et jalousie envers les hommes qui pourraient s’intéresser à elle. Le jeune homme manque de confiance en lui et en Alina, ce qui rend ses réactions excessives et parfois, injustes. Du coup, comme dans le premier tome, la relation entre les deux meilleurs amis/amants a eu une légère tendance à m’agacer ayant l’impression d’être devant deux enfants incapables de communiquer. Ceci s’est révélé frustrant et assez surréaliste, car vu la situation, je ne suis pas certaine que les querelles amoureuses aient vraiment leur place dans le récit…

Toutefois, on sent que les tensions entre Alina et Mal ne sont pas là pour faire joli et que cela a et aura un impact sur la suite de l’aventure. Il faut dire que comme dans le premier tome, Leigh Bardugo ne laisse aucune place à l’improvisation, chaque pièce de l’échiquier se met en place, progressivement, pernicieusement et efficacement ! Au fur et à mesure que l’intrigue avance, le rythme s’accélère, les tensions s’accroissent, l’action s’emballe et le lecteur est pris dans une spirale infernale dont il est bien difficile de dire qui sortira gagnant. Mais gardez bien en tête que l’autrice n’hésite pas à affaiblir ses personnages et à les pousser dans leurs retranchements afin de tirer le meilleur comme le pire d’eux. Et c’est ce qui rend ses personnages si réalistes et si attachants ou, au contraire, si effrayants. Derrière chacun d’entre eux, on y reconnaît des forces et des faiblesses bien humaines…

En conclusion, d’abord déstabilisée par l’importance donnée à la psychologie des personnages, je me suis de nouveau laissée embarquer avec délectation par la plume de l’autrice qui s’est révélée tout aussi entraînante que dans le premier tome. Entre la découverte des talents de stratège militaire d’Alina et de son nouvel allié, la recherche pour chacun de son rôle à jouer face à la guerre contre le Darkling, et cette tension qui ne fait que s’accroître au fil des pages, l’autrice signe de nouveau une histoire palpitante. Oscillant entre réflexion et exaltation, entre danger et espoir, ce deuxième tome laisse entrevoir de nouvelles péripéties que j’ai hâte de découvrir.

Et vous, envie de découvrir ce roman ?

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Le Porteur de Mort, Tome 1 : L’Apprenti, Angel Arekin

LPDM

J’ai lu Le Porteur de Mort d’Angel Arekin dans le cadre du Prix des auteurs inconnus, le roman concourant dans la catégorie Imaginaire.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

À 17 ans, Seïs Amorgen est nommé pour intégrer la plus grande confrérie du royaume d’Asclépion.
S’il accepte, il deviendra l’un des guerriers les plus éminents de la monarchie.
S’il refuse, il restera le gamin frivole et arrogant qui fraye avec les bandits de sa ville natale.
Alors que l’ombre du Renégat s’étend sur sa terre d’origine,
Seïs va devoir prendre la décision qui bouleversera sa vie et, bientôt, il devra faire face à ses propres démons.

  • Nb de pages : 432
  • Prix : 7.99€
  • Autre format : broché

AVIS

Le Porteur de Mort fut une bonne découverte même si je regrette deux éléments qui ne m’ont pas permis d’avoir un coup de cœur.

Premier tome d’une saga devant en comporter six, l’autrice a pris le temps de poser le décor de son histoire et de présenter les protagonistes. Cela se ressent puisque je ne vous cacherai pas que j’ai trouvé les cent premières pages un peu longues, et à mon sens, trop redondantes. Il ne se passe pas grand-chose ! On a juste ce sentiment d’être pris dans une sorte de boucle temporelle nous démontrant par A+B que Seïs Amorgen est un petit impertinent qui passe son temps à magouiller et à coucher avec toutes les prostituées de sa ville… Ce point est important pour comprendre, par la suite, l’évolution du personnage, mais insister autant n’apporte rien en soi. Autre chose qui m’a posé problème : le stéréotype du type qui noie ses problèmes de cœur et de confiance en lui dans l’alcool et les femmes de petite vertu. Est-ce que tous les auteurs de fantasy pensent vraiment que les hommes doivent se réfugier dans le sexe et la boisson pour se changer les idées ?

Malgré ces deux points qui m’ont fait ruminer au début de ma lecture, je me suis laissé emporter par la plume d’Angel Arekin qui est, pour moi, le gros point fort de ce roman. L’autrice arrive à séduire, à travers un style fluide, imagé et poétique, les amateurs de belles plumes tout en comblant les lecteurs qui aiment les univers dans lesquels il est aisé de s’immerger. On se laisse donc porter par les mots tout en s’imprégnant, petit à petit, de l’atmosphère qui se dégage de l’histoire. L’alternance des points de vue, entre Seïs et sa cousine, Naïs, facilite d’ailleurs grandement l’immersion dans le récit puisqu’en suivant la vie de ces deux personnes très différentes, on arrive à entrevoir la complexité de l’intrigue. Je dis entrevoir, car on est dans un premier tome assez introductif, et l’on perçoit assez bien que l’auteure ne fait qu’effleurer tout le potentiel de son histoire. Une sensation que la fin de ce premier tome confirme…

Le récit n’est donc pas mené tambour battant, mais j’ai apprécié de découvrir la vie de Naïs, auprès de son oncle, de sa tante et de ses cousins, et celle de Seïs qui suit son apprentissage au sein de la plus grande confrérie du royaume d’Asclépion. L’autrice n’épargne pas ces deux personnages qui vont chacun évoluer même si à ce niveau, l’évolution de Seïs est bien plus frappante. Très impertinent, porté sur le sexe et la boisson et plutôt égoïste de nature, il ne va pas changer du jour au lendemain, mais progressivement grâce à ses entraînements, une amitié avec un autre apprenti et à l’influence de son maître d’apprentissage. Afin de devenir un Tenshi, un statut envié de beaucoup, il va devoir apprendre à faire face à ses faiblesses, à ses douleurs et espérer ainsi transformer tout ce mal-être en quelque chose de plus positif, quelque chose qu’il pourra éventuellement mettre au service de la communauté et du roi.

Si j’ai aimé suivre les entraînements de Seïs, bien que ce point ne soit pas assez développé à mon goût, j’ai surtout adoré découvrir progressivement les pouvoirs des Tenshis. Ceux-ci sont assez impressionnants ! Maîtrisant aussi bien leur corps que leur esprit, les Tenshis ont accédé à un statut particulier qui leur confère un pouvoir immense, mais aussi de très grandes et lourdes responsabilités. Une réalité qui va frapper de plein fouet Seïs qui va alors devoir prendre une décision importante pour sa vie et celle des siens…

Quant à Naïs, les parties qui lui sont consacrées permettent principalement aux lecteurs de voir que la jeune femme commence à s’émanciper, mais elles sont surtout l’occasion de suivre la vie de la famille Amorgen après le départ de Seïs. Je me suis beaucoup attachée à cette famille dont les membres sont tous très différents, mais ont en commun un fort caractère. Seul l’aîné de la famille se montre quelque peu antipathique même s’il apparaît évident que derrière son caractère peu avenant se cache l’envie de protéger sa famille. La vie de Seïs va donc radicalement changer, mais celle de ses parents, de ses frères et de sa cousine également, l’autrice nous réservant quelques révélations et événements qui ne devraient pas vous laisser de marbre.

Enfin, il se dégage du récit un certain mystère notamment avec la présence de quelques pages en noir dans lesquelles s’exprime un mystérieux narrateur. De la même manière, la tension, quasi absente en début de livre, commence petit à petit à émerger et à s’intensifier à mesure que l’on approche de la fin de ce premier tome. On se rend alors compte, en même temps que Seïs, que le danger est là, bien présent, bien palpable ! Une découverte qui laisse présager un deuxième tome riche en action.

En conclusion, le principal intérêt de ce premier tome est de poser le décor, de nous présenter les protagonistes et de nous laisser entrevoir le pouvoir de nuisance d’un méchant qui va certainement rendre la suite de l’aventure plus palpitante. Alors malgré un aspect un peu trop introductif, je ne peux que vous conseiller de donner sa chance à ce premier tome qui semble poser les jalons d’une série riche en action, en révélations et en émotions.

Si le roman vous tente, n’hésitez pas à lire les chroniques des autres membres du jury sur le site du Prix des Auteurs Inconnus.

Et vous, envie de lire Le porteur de mort ? Retrouvez le roman sur le site des Éditions Plume Blanche.

Prix des auteurs o

Lebenstunnel, Tome 1 : Allégeance, Oxanna Hope

J’ai lu Lebenstunnel publié aux éditions Rebelle dans le cadre du Prix des auteurs inconnus.

Prix des auteurs o

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ?
200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut remettre en question le fonctionnement même du monde dans lequel elle vit.

AVIS

J’ai beaucoup aimé Lebenstunnel, mais ce ne fut pas le coup de cœur que j’espérais. Il faut dire que vu les avis dithyrambiques que j’en avais lu, mon niveau d’attente était très élevé… Or, il y a un élément qui ne m’a pas permis d’être totalement transportée par cette histoire pourtant haletante et immersive : la romance. A l’image de la plupart de celles que l’on retrouve dans les livres Young Adult, elle m’a semblé bien trop clichée et rapide pour être crédible. Une jeune femme dont la vie est soudainement bouleversée tombe immédiatement, ou presque, sous le charme d’un jeune homme qui est pourtant supposé être son ennemi… Je concèderai néanmoins qu’en faisant garder une certaine réserve à ces deux amoureux, l’auteure a su éviter les scènes trop fleur bleue.

Malgré la romance, j’ai adoré l’univers particulièrement bien soigné et complètement glaçant qu’a su créer l’autrice. Elle nous transporte ainsi dans Germania, cette ville construite à l’image d’Hitler qui a remporté la Seconde Guerre mondiale. Deux cents après sa victoire, la race aryenne est comme il l’a toujours rêvée : dominatrice, froide et guidée par d’abominables principes pouvant se résumer à la destruction de la différence. C’est dans ce contexte que Krista, aide-soignante dans une maternité, a été éduquée. Mais contrairement aux autres individus de son peuple, elle ne peut s’empêcher de faire preuve d’empathie notamment envers tous ces bébés qui passent entre ses mains et qui ne rentrent pas dans les cases…  Et c’est cette capacité à ressentir des émotions qui va, pour son plus grand désarroi, la conduire dans un monde dont elle n’aurait jamais soupçonné l’existence.

Un monde ayant pris vie sous terre afin de se protéger de la barbarie nazie, un monde composé d’un peuple censé être disparu, un monde qui n’accepte pas la présence de cette Aryenne aux cheveux blonds et aux yeux bleus si caractéristiques de sa race… Violentée, rejetée et considérée avec mépris, Krista va passer par différents stades d’émotions : peur, colère, sentiment de révolte et d’injustice, peine à l’idée de ne plus jamais retrouver sa vie d’avant, mais aussi, étonnement devant ce peuple qui a été capable de se cacher durant deux cents ans. À ce maelström d’émotions, se mêlent des sentiments plus ambivalents d’attirance et de répulsion, d’amour et de haine pour Élias, un jeune homme courageux qui ne la laisse pas indifférente.

Si l’histoire d’amour m’a bien souvent poussée à faire les gros yeux, j’ai néanmoins apprécié cette fille qui, petit à petit, se pose des questions sur sa vie d’avant, sur ce qu’elle pensait savoir, sur ce qui est juste ou non… Alors qu’elle aurait pu se morfondre ou, à l’inverse, se cacher derrière un masque d’impassibilité très aryen, elle prend le risque de se dévoiler, de poser des questions, d’essayer de comprendre ce peuple différent du sien qui ne lui fait pas de cadeaux. Ceci est d’autant plus remarquable qu’élevée dans les principes du nazisme, cela n’a rien de naturel pour Krista et dénote chez elle une grande force de caractère et un certain courage. Quant à Élias, il semble un peu plus ouvert que les autres membres de ce peuple qui vit caché. Il accepte ainsi de ne pas juger Krista sur sa seule appartenance à la race aryenne, mais plutôt sur ses actes. Une ouverture d’esprit qui facilitera le rapprochement entre les deux jeunes gens et qui les aidera tous les deux à évoluer jusqu’à les pousser à prendre, chacun de leur côté, une décision qui changera le cours de leur vie.

Au-delà des protagonistes, j’ai beaucoup apprécié de découvrir la manière dont est organisée la vie dans ce monde souterrain qui a su rester invisible aux yeux des nazis. On sent d’ailleurs un vrai sens du détail de la part de l’auteure qui a su nous offrir un monde sans fausse note qui nous apparaît alors très crédible. Un réalisme qui ne peut que susciter admiration devant l’ingéniosité de ce peuple rescapé de l’horreur et effroi à l’idée de cette vie sans soleil, de cette vie cloîtrée dans un environnement hostile…

Même si Oxanna Hope a pris le temps de poser le décor, elle a réussi à rendre son récit très rythmé. Il se passe ainsi toujours quelque chose, et en général, quelque chose qui vous tient en haleine et qui vous enferme dans une bulle d’appréhension et d’angoisse. Je me suis donc souvent retrouvée dans cette situation paradoxale où j’avais très envie de lire la suite tout en y allant à reculons de peur qu’il n’arrive malheur aux personnages. Alors si vous aimez les récits menés tambour battant et enchaînant les rebondissements, vous allez être servis. À cet égard, la révélation finale et la fin en elle-même m’ont prise de court puisque je n’avais pas imaginé que les choses prendraient cette direction.

Quant à la plume de l’auteure, fluide et immersive, elle sert à merveille ce récit qui, derrière le couvert d’un monde imaginaire, nous permet de réfléchir à différents sujets durs et hélas bien réels : l’intolérance et ce rejet viscéral de la différence, la peur de l’autre, la manipulation et l’endoctrinement, l’obéissance aveugle à l’autorité, la haine qui s’insinue insidieusement en chacun poussant les victimes à agir comme leurs bourreaux…. Des thèmes qui, en étant abordés avec intelligence et sans lourdeur, donnent une tout autre dimension à ce roman.

En conclusion, Oxanna Hope, d’une plume acérée et immersive, a su créer un monde alternatif effrayant qui aurait pu, dans une certaine mesure, devenir le nôtre. À travers cette histoire imaginaire, elle soulève des thèmes difficiles qui sont toujours d’actualité et qui ne pourront que vous faire réfléchir. Trahison, tension, suspense, action, émotions, personnages forts et attachants… Voilà un cocktail explosif qui résume en quelques mots les raisons pour lesquelles je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur ce roman.

N’hésitez pas à lire les avis des autres membres du jury sur le site du Prix des auteurs inconnus.

La folie de la pastèque, Taghreed Najjar

L’héritage, Adeline Neetesonne

Aucun texte alternatif disponible.

Découvert par hasard, j’ai craqué pour la superbe couverture de L’héritage d’Adeline Neetesonne.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Difficile de résister à un fabuleux héritage offert sur un plateau d’argent.

Quand Alexandra apprend qu’une tante éloignée vient de décéder et lui lègue tous ses biens, elle a l’impression de vivre un rêve. Hélas, son existence va virer au cauchemar lorsqu’elle découvre que ce prétendu cadeau n’est rien d’autre qu’un piège machiavélique orchestré par d’étranges et dangereuses créatures…

  • Broché: 130 pages
  • Editeur : Sharon Kena (28 août 2014)
  • Prix : 9.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

Hériter d’une maison et d’une jolie somme d’une tante inconnue ? Voilà une nouvelle qui va, dans un premier temps, surprendre Alexandra avant de franchement la ravir. À l’étroit dans un petit appartement aux côtés d’un compagnon avec lequel il n’y a plus cette petite étincelle qui fait chavirer le cœur, la jeune femme est ravie du tournant inattendu que prend sa vie. Elle va donc s’investir corps et âme dans cette maison délabrée que sa tante lui a léguée d’autant qu’elle devine sans peine son énorme potentiel une fois les travaux terminés.

Installée dans sa nouvelle demeure en travaux, Alexandra, au-delà de l’excitation d’une nouvelle vie débarrassée de la peur du lendemain, commence à ressentir des choses étranges et à faire des cauchemars… La situation prend une tournure franchement inquiétante quand elle tombe sur un journal intime, ou cahier de bord, dans lequel sa tante raconte sa vie. Une vie dans laquelle des entités, des esprits et des créatures se disputent son attention. Et le plus troublant, c’est qu’Alexandra commence elle aussi à voir ces esprits et cette créature qui inquiétait tant sa tante : Demnius. Il y a aussi François, un être mi-humain mi-fantôme qui, comme il l’avait fait avec sa défunte tante, requiert sa protection…

Gros point fort de ce roman, l’atmosphère qu’a su créer l’auteure, une ambiance à la fois mystérieuse et inquiétante. On se pose très vite des questions sur ces esprits qui errent dans la maison et qui semblent vouloir obtenir quelque chose d’Alexandra. Et puis, il y a Demnius qui, sous des airs affables, commence de plus en plus à faire peur à la jeune femme. Une peur qui monte crescendo et qui rend l’ambiance presque étouffante. On comprend alors l’envie de fuite d’Alexandra qui ne désire qu’une chose, retourner dans son ancien appartement afin de retrouver un semblant de paix et de sécurité. Mais elle va rapidement découvrir qu’il est trop tard, son sort est dorénavant irrémédiablement lié à cette maison, un cadeau empoisonné, qui prend de plus en plus des allures de cage… 

Aimant bien les histoires de fantômes et d’esprits, j’ai apprécié de découvrir les créatures imaginées par l’auteure ainsi que son utilisation d’un classique des films d’horreur, qui m’a d’ailleurs souvent donné des sueurs froides, les miroirs. Ici, aucune tête n’apparaît dans les miroirs afin de provoquer des sursauts chez les lecteurs, mais des messages menaçants qui somment Alexandra de rentrer. Qui les envoie ? Aucune certitude bien que la jeune femme ait une petite idée sur la question…

Mais a-t-elle vraiment su cerner le danger et pris la mesure des menaces qui pèsent sur elle et sur la personne qui compte le plus pour elle ? Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais je peux d’ores et déjà vous dire de ne pas vous fier aux apparences. L’auteure nous offre, en effet, une histoire où tout n’est que faux-semblant et où faire confiance à quelqu’un devient le meilleur moyen de perdre la tête. D’ailleurs, si j’avais anticipé l’un des retournements de situation, la grande révélation du roman m’a complètement surprise. C’est assez tordu et ça prouve que les voies des créatures maléfiques sont impénétrables !

La fin m’a également prise de court et ne pourra que marquer les esprits, l’auteure ne ménageant vraiment pas son héroïne ! Seul l’épilogue m’a un peu déstabilisée : il laisse entrevoir une suite au roman à moins que ce soit là un moyen pour l’auteure de stimuler l’imagination de ses lecteurs. J’espère, pour ma part, qu’une suite est prévue, Adeline Neetesonne ayant tous les ingrédients en main pour nous offrir une série addictive avec de l’action, de l’horreur, un duo atypique…

Quant à la plume de l’auteure, elle est fluide et plutôt immersive, ce qui rend la lecture fort agréable. Il n’y a pas de longues descriptions, mais les informations données sont assez développées pour nous permettre de nous immerger dans l’histoire et de ressentir toute l’angoisse d’Alexandra. On finit même par partager ce sentiment de panique à l’idée d’être pris au piège par des créatures surnaturelles aux desseins plutôt flous…

La seule chose qui m’a un peu moins convaincue est la relation entre Alexandra et son compagnon. Elle souffre, à mon sens, de quelques incohérences, ce qui est dommage, car cela nuit à l’empathie que l’on devrait ressentir devant les événements qui frappent de plein fouet le couple. Mais rien de bien gênant d’autant que l’aspect romance n’est que très peu développé, le compagnon étant surtout utilisé pour apporter un côté encore plus dramatique à la nouvelle vie d’Alexandra. Si vous pensiez que l’argent fait le bonheur, vous devriez, avec ce roman, reconsidérer votre avis…

Pour conclure, L’héritage donne tout son sens à la notion de cadeau empoisonné ! D’une plume fluide et immersive, l’autrice nous transporte, en effet, dans une histoire à l’ambiance angoissante où les apparences sont trompeuses. Alors si vous aimez les histoires de fantômes et autres créatures machiavéliques, et si vous aimez être menés par le bout du nez, ce roman est fait pour vous.

Photo issue du site de l’auteure

Site de l’auteure

Et vous, envie de craquer pour L’héritage d’Adeline Neetesonne ?

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Rose tome 1 : Rose et la maison du magicien, Holly Webb

C’est le thème de février du Challenge mystère, Lire un livre avec une couverture rose, qui m’a poussée à sortir ce roman de ma PAL. Et je dois dire que c’est une très bonne chose puisque j’ai beaucoup apprécié cette lecture jeunesse.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Rose quitte son orphelinat pour travailler au service du célèbre magicien, Mr Fountain. Une drôle de vie commence : formules, potions, mais surtout, une maison dans laquelle il se passe des choses étranges. Un jour Rose réalise qu’elle n’est pas une petite fille comme les autres et qu’elle aussi, maîtrise la magie… Alors quand des orphelins disparaissent mystérieusement, Rose n’hésite pas à se servir de ses pouvoirs…

  • Broché: 339 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 années
  • Éditeur : Flammarion (1 mai 2011)
  • Prix : 13€

AVIS

Le résumé avait tout pour me plaire puisqu’on y parle de magie et d’enquête, deux choses que j’apprécie toujours dans un roman. Et sans surprise, le mélange des deux fonctionne à merveille dans cette histoire mettant en scène Rose, une orpheline qui est embauchée pour travailler dans la maison d’un alchimiste, M. Fountain.

Rose est ravie de quitter l’orphelinat, car si elle n’y est pas maltraitée et qu’elle a des amies, notamment la jeune Maisy, elle rêve depuis longtemps de gagner de l’argent et, peut-être, une certaine indépendance. Elle est, en revanche, bien décidée à rester loin de la magie qu’elle a appris à considérer d’un mauvais œil. Et ce n’est pas les autres domestiques de la maison qui ne l’apprécient pas non plus qui lui feront changer d’avis.

Malheureusement pour elle et heureusement pour les lecteurs, Rose devra bien se rendre à l’évidence : elle n’est pas une petite fille comme les autres et possède un talent naturel pour la magie. D’ailleurs, la maison de l’alchimiste, qui a vite détecté son potentiel, n’hésite pas à se dévoiler à elle en lui jouant des gentils tours. Et quand le chat de la maison, l’illustre Gus, engage un dialogue avec elle par télépathie, le doute n’est plus permis, Rose possède bel et bien des pouvoirs magiques que cela lui plaise ou non.

Bien qu’elle fasse tout pour cacher ses talents, Rose finira par attirer l’attention de l’apprenti-magicien de la maison, Freddy, qu’elle sauvera d’une périlleuse situation. Si ce dernier est au début profondément antipathique, il évolue au fil de l’intrigue. Au contact de cette orpheline de caractère qui, malgré sa position de nouvelle domestique, n’hésite pas à lui tenir tête, l’apprenti nous apparaît sous un jour nouveau. Derrière son masque d’arrogance, on découvre un jeune homme pétri de doutes qui se révèle beaucoup plus gentil que ce qu’il aimerait faire croire.

D’abord « ennemis », les deux jeunes se rapprochent donc et finissent même par s’allier pour sauver Maisie, une amie de Rose qui, à l’instar d’autres enfants, a été kidnappée. Mais avant d’arriver à libérer Maisie et, l’espèrent-ils, les autres enfants, il leur faudra mener une enquête afin d’identifier le responsable de toutes ces disparitions. Et c’est là que la magie de Rose montrera toute son utilité et, surtout, son étendue. La jeune fille va, en effet, découvrir qu’elle est beaucoup plus puissante qu’elle ne le pensait. Entre attraction et répulsion, elle n’aura alors d’autre choix que de laisser son talent naturel pour la magie s’exprimer pour le plus grand plaisir de Freddy. Celui-ci souhaiterait, en effet, que Rose accepte sa prédisposition à la magie et le rejoigne dans sa formation auprès de M. Fountain.

L’aide et le soutien du jeune homme seront fort utiles à Rose pour sauver les enfants, mais n’oublions pas non plus la participation active et poilue de Gus, un chat que j’ai juste adoré. Gourmand, amusant, courageux et attachant, c’est un peu mon personnage coup de cœur. Mais il faut dire que je ne résiste jamais à un chat qui parle ! Isabella, la fille capricieuse de l’alchimiste, finira également par les aider pour une raison que je vous laisserai le plaisir de découvrir puisqu’il faut bien conserver une part de mystère. J’ai apprécié que l’auteure fasse évoluer ce personnage qui se montre, dans un premier temps, particulièrement odieux. Sans devenir un modèle de gentillesse, cette petite fille de sept ans semble, au fil de l’aventure, s’adoucir quelque peu et révéler une certaine fragilité…

Mais cette petite peste n’est rien en comparaison d’un personnage féminin qui m’a fortement fait penser à Mme Coulter dans A la croisée des mondes de Philip Pullman. J’ai adoré l’aura de danger qui émane d’elle et qui vous donne juste envie de ne jamais croiser sa route. Chance que n’a pas eu M. Fountain qui est littéralement tombé sous son charme… Cette femme apporte la petite dose de frissons qui devrait ravir les jeunes lecteurs en quête de sensations fortes et, peut-être, impressionnés les moins hardis d’entre eux.

Quant à la plume de l’auteure, elle m’a séduite par sa simplicité, mais également sa fluidité. Les phrases, sans être ni trop courtes ni trop longues, sont bien travaillées et permettent de s’immerger rapidement dans ce récit plutôt rythmé. Holly Webb prend, en effet, le temps de poser son intrigue, mais l’action et les révélations s’enchaînent ensuite rapidement. J’aurais peut-être aimé que certains passages soient plus développés notamment ceux concernant la traque de la personne responsable des enlèvements… Mais étant dans un roman jeunesse et non dans une aventure de Sherlock Holmes, je conçois aisément que ce ne soit pas une direction dans laquelle ait choisi de s’engager l’auteure.

En conclusion, si vous aimez les enquêtes et la magie, ce premier tome de la série Rose devrait vous enchanter. En plus d’une jeune héroïne courageuse qui apprend, petit à petit, à s’accepter, l’auteure nous offre une galerie de personnages hauts en couleur que vous devriez prendre plaisir à découvrir. Magie, amitié, acceptation de soi, mystère et une petite dose de frissons, voilà tout autant d’ingrédients qui ne vous offrent pas la recette d’une nouvelle potion, mais d’une lecture qui devrait enchanter petits et grands.

Et vous, envie de craquer pour Rose et la maison du magicien ?

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