À la rescousse de Nathan et de son papa, Viviane

À la rescousse de Nathan et de son papa - (adapté aux lecteurs dyslexiques) ebook by Viviane

Je remercie Évidence éditions pour m’avoir permis de découvrir À la rescousse de Nathan et de son papa de Viviane, livre publié dans la collection Farfadet.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Lire en thème dont le thème du mois est Lire un livre avec un chat sur la couverture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nathan et son papa vivent paisiblement dans une maison à la campagne. Jusqu’au jour où le nouveau propriétaire et sa méchante fille viennent prendre possession des lieux. Alors que Nathan et son papa se préparent à déménager, les amis du petit garçon mettent sur pied un plan pour faire fuir les nouveaux locataires.

  • Date de sortie :  19 septembre 2018
  • NB page en version numérique : 32
  • Prix : 2.99€
  • Version papier : 8€

AVIS

Quand j’ai découvert ce livre et sa jolie couverture, j’ai tout de suite eu envie de le lire d’autant que destiné aux enfants à partir de 5 ans, j’étais certaine de le lire rapidement. Et puis ayant bien apprécié Une plume sur l’épaule, j’étais curieuse de découvrir un autre roman de l’autrice.

Nous faisons ici la connaissance d’un trio de joyeuses souris qui s’est mis en tête de raconter les (més)aventures de Nathan et de son papa dans le cadre d’un concours lancé par une maison d’édition. Un sacré défi pour ces souris qui le relèvent haut la main, je vous rassure.

Petit flash-back donc, avec comme toile de fond, un bouleversement dans la vie de Nathan et de son papa condamnés à quitter leur maison en Normandie au profit du fils de l’ancienne propriétaire, M. Richard. Un coup dur pour ces deux hommes, mais aussi pour toute la maisonnée constituée de trois souris et d’un chat nommé Picasso.

Laissant de côté le supposé antagonisme entre chats et souris, les quatre animaux décident de collaborer et de mettre en place un plan pour chasser les « importuns ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont de l’imagination et les relations nécessaires pour concrétiser leurs idées !

C’est donc avec amusement que l’on découvre M. Richard et sa fille se faire « malmener » par les petits êtres de la maison. On ne peut que trouver savoureux les tours que Picasso et ses amis jouent à ces méprisables personnages qui se révèlent particulièrement odieux, impolis et sans-gêne. Mais je vous rassure, cela reste finalement bon enfant et terriblement amusant, du moins, pour les lecteurs.

En plus de la solidarité entre les animaux plaisante à découvrir, j’ai trouvé très touchante la relation entre Nathan et son père. J’ai donc été ravie de voir que les animaux de la maison prenaient les choses en main afin que le père et le fils puissent continuer à vivre heureux dans leur maison. Pas de doute, ici, ce sont bien les animaux les héros !

Petit bonus fort appréciable, surtout pour un livre à destination des enfants, quelques illustrations de Béatrice Manis viennent égayer le livre et le rendre encore plus plaisant à lire. Le trait est simple, mais il dégage une douceur qui devrait séduire aussi bien les enfants que les adultes.

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A noter que le livre est adapté aux lecteurs dyslexiques ce qui se traduit par une police d’écriture spéciale. Une démarche que j’apprécie toujours beaucoup.

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En conclusion, si vous avez envie d’une petite histoire mignonne à souhait qui ne manque ni d’humour ni de mordant, À la rescousse de Nathan et de son papa devrait vous plaire. Destiné à un jeune public, ce livre pourra se lire seul ou en famille pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Et vous, avez-vous envie de découvrir À la rescousse de Nathan et de son papa ? Retrouvez le livre sur le site d’Évidence Éditions.

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Araminta Spookie – Tome 1 : Ma maison hantée, Angie Sage

Quand j’ai découvert le thème du Challenge Lire en thème de mai, lire un livre dont le nom de l’auteur commence par S, j’ai tout de suite pensé à ce roman dont la couverture m’a complètement fait craquer.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une dose de famille Adams, une pincée de Petit Nicolas, et une cuillerée de Fifi Brindacier: un mélange détonant nommé Araminta Spookie !

Araminta Spookie habite une maison biscornue avec sa tante Tabby, une femme très sèche et aimante, et son Oncle Drac, éleveur de chauves-souris. Araminta voudrait que sa maison soit hantée et elle passe son temps à rechercher d’éventuels fantômes, des loups-garous et autres vampires. Elle possède des panoplies en tout genre pour mener ces chasses incongrues, mais pour l’instant, en vain. Tante Tabby, fatiguée de réparer inlassablement la chaudière, décide de vendre la maison. De plans complètement loufoques en embuscades colossales et drôles, nous suivons la lutte d’Araminta, prête à tout pour garder sa drôle de maison.

  • Relié: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 années
  • Editeur : Nathan (3 avril 2008)
  • Prix : 9.90€

AVIS

Araminta coulait des jours heureux avec sa tante Tabby qui aime à se battre avec la chaudière et son oncle, amateur de chauve-souris dans l’âme, jusqu’à ce que sa tante lui annonce son intention de vendre la maison. Hors de question pour la jeune fille qui aime sa maison hantée, bien qu’elle n’y ait encore jamais vu de fantômes, de partir de chez elle ! Elle va donc tout mettre en œuvre pour faire fuir les agents immobiliers et les potentiels acheteurs.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la jeune fille a beaucoup d’imagination et de la suite dans les idées. C’est donc avec plaisir qu’on la suit dans ses aventures consistant notamment à se déguiser en fantôme ou à réunir le maximum d’ingrédients bien dégoûtants et gluants, et à les envoyer depuis un endroit stratégique sur les visiteurs. Deux stratégies efficaces puisque la plupart d’entre eux fuient la maison « hantée » sans se retourner, mais ça c’était avant de tomber sur des acheteurs plutôt étranges…

Bien que polissonne, il est difficile de ne pas s’attacher à Araminta même si elle se montre assez pénible avec sa tante, déjouant tous ses plans pour rendre la maison la plus attractive possible. En plus d’avoir des idées farfelues et une imagination débordante, elle est plutôt amusante, voire impertinente, puisqu’elle n’a pas vraiment la langue dans sa poche. Alors même qu’on devrait être du côté de la tante, la seule adulte responsable du livre, on ne peut donc pas s’empêcher de souhaiter bonne chance à la jeune fille dans ses tentatives de faire capoter le projet de vente.

Elle va d’ailleurs trouver un soutien quelque peu inattendu dans cette entreprise, mais je ne vous en dirai pas plus si ce n’est que la maison hantée qui n’est pas hantée est peut-être finalement bien soumise à des forces surnaturelles… Pour en apprendre plus, il vous faudra vous plonger dans cette petite lecture jeunesse qui devrait faire sourire les enfants et les adultes qui ont gardé leur âme d’enfant. L’histoire est toute mignonne et plutôt enfantine, mais en gardant cela en tête, un adulte pourra, en effet, savourer les péripéties d’une jeune fille têtue, mais amusante. Certains enfants pourront également se retrouver dans cette héroïne qui ne veut pas déménager, un déménagement pouvant être une étape assez difficile dans la vie d’un enfant.

À noter que le roman est agrémenté d’illustrations en noir et blanc ce qui en facilitera la lecture pour les enfants tout en leur permettant de s’immerger encore un peu plus dans ce récit mené tambour battant. Les idées, ou plutôt bêtises d’Araminta, s’enchaînent, en effet, à une vitesse folle, ce qui assure un rythme de lecture rapide que l’on soit petit ou grand. Quant à la plume de l’auteure, elle est efficace avec ce qu’il faut de rythme, d’humour et de concision pour happer l’attention des jeunes lecteurs dès les premières pages.

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La fin, avec ses deux petits retournements de situation, m’a bien plu. Elle a le mérite de montrer qu’il faut parfois apprendre à lire entre les lignes, les apparences pouvant être trompeuses, et que l’amitié peut frapper quand on s’y attend le moins. Le final promet également de nouvelles péripéties riches en actions et, probablement, en bêtises !

En conclusion, Araminta Spookie est une jeune héroïne que j’ai pris grand plaisir à découvrir. Amusante et attachante, nul doute que sa personnalité hors norme et son amour des fantômes sauront séduire les jeunes lecteurs et, peut-être, leurs parents à condition que le côté enfantin de la narration et de l’histoire ne les gêne pas. Pour ma part, c’est exactement le genre de petits romans que j’aime lire entre deux lectures plus sérieuses. Je continuerai donc la série avec plaisir d’autant que Nathan a fait un très joli travail d’édition.

Et vous, envie de feuilleter ou de découvrir Araminta Spookie ? Visitez le site des éditions Nathan.

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A cheval tome 1 : Hip Hippique, Hourra ! , L. Dufreney et Miss Prickly

J’avais déjà croisé la série A cheval en librairie et chez France Loisirs, mais c’est l’opération 48h BD qui m’a donné envie d’acheter et de me plonger dans ce premier tome.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est la rentrée au club ! Les jeunes cavaliers font connaissance avec Bijou le poney grincheux, Cookie le gourmand, Kamboui le crado, Xanax le trouillard ou encore Flash, le pur-sang électrique à la technique de saut d’obstacles très particulière ! Une joyeuse bande de chevaux et poneys hauts en couleur qui, entre deux cours d’équitation, blaguent, observent et mènent la vie dure aux cavaliers !

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Delcourt (2 septembre 2015)
  • Prix (hors 48h BD) : 10,95€

AVIS

J’aime les animaux, mais j’avouerai ne jamais avoir été particulièrement passionnée par les chevaux ce qui ne m’a pas empêchée d’avoir adoré cette BD dans laquelle l’humour est omniprésent. Cela commence d’ailleurs avec le titre Hip Hippique, Hourra ! qui ne peut que prêter à sourire. Et ce n’est qu’un début puisque les lecteurs vont avoir la chance de découvrir une galerie de chevaux et de poneys hauts en couleur et surtout très drôles. Chacun d’entre eux a sa propre personnalité ce qui permettra aux lecteurs de vite se repérer parmi tous ces protagonistes d’autant que la maison d’édition a pensé à tout en insérant, en début d’ouvrage, une petite galerie des personnages…

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On a ainsi le peureux, le sportif, le gourmand, celui qui aime se rouler dans la boue, l’hyperactif, la grande timide, l’Américain qui a gardé son accent et son envie de parquer le bétail comme le découvriront, à leurs dépens, les enfants…

J’ai préféré certains personnages à d’autres, mais il n’y en a aucun qui ne m’a pas fait sourire voire franchement rire. Il faut dire que l’auteur, en donnant des traits de personnalité humains à des chevaux et des poneys, rend les différentes scènes constituant l’ouvrage très amusantes. Les rôles étant inversés, ce ne sont pas les deux pattes qui commentent la vie au centre d’équestre, mais bien les quatre pattes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nos équidés ne manquent pas de mordant et d’humour ! Certaines scènes, comme l’arrivée des nouveaux membres humains du centre d’équestre, donnent d’ailleurs lieu à des commentaires plutôt amusants, voire cocasses, de leur part. Mais nos facétieux chevaux et poneys ne font pas qu’observer puisqu’ils n’hésitent pas à mener par le bout du nez ces petits humains qui veulent s’initier à l’équitation… Ceux-ci vont donc vite découvrir qu’apprendre à monter à cheval requiert de la patience et de la persévérance.

Si cela m’a un peu étonnée au début de la lecture, j’ai apprécié que le scénariste ne nous propose pas une histoire à proprement parler, mais une suite de scènes, certaines étant plus ou moins liées. La lecture n’en est que plus fluide et rythmée, ce qui devrait d’ailleurs permettre aux jeunes lecteurs de s’immerger assez facilement dans la BD. Quant aux illustrations, j’ai aimé leur aspect un peu cartoon qui donne l’impression d’être devant un dessin-animé. Les expressions des personnages volontairement exagérées soulignent et renforcent ainsi parfaitement le travail comique effectué par le scénariste. J’aimerais également souligner l’excellent travail de colorisation de Magali Paillat qui, à travers l’utilisation de couleurs vives mais réalistes, contribue fortement à rendre cette lecture immersive et agréable.

A noter en fin d’ouvrage une petite planche explicative qui, je dois bien le reconnaître, m’a été fort utile pour en apprendre un peu plus sur l’anatomie des chevaux et des poneys.

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Pour conclure, si vous aimez rire et les animaux, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par ce premier tome d’une série que je suivrai avec plaisir. Avec des personnages qui ne manquent pas de répartie et d’humour, et des illustrations aussi douces que colorées, le trio scénariste/illustratrice/coloriste vous propose une histoire que l’on peut déguster à tout âge et sans modération.

Et vous envie d’acheter ou de feuilleter ce premier tome de A cheval ?

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Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepúlveda

Couverture Le vieux qui lisait des romans d'amour

J’ai eu la chance de trouver ce roman, qui me tentait depuis longtemps, dans une boîte à livres. Je l’ai lu dans le cadre du Challenge Lire en thème et du Challenge Mystère.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lorsque les habitants d’El Idilio découvrent dans une pirogue le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les Indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les romans d’amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d’Amazonie dont la survie même est aujourd’hui menacée.

  • Poche: 128 pages
  • Éditeur : Points
  • Prix : 5.90€

AVIS

Le vieux qui lisait des romans d’amour est un roman qui me tentait autant qu’il me faisait peur. J’en avais entendu tellement de bien que mes attentes étaient forcément élevées. Et je dois dire que sans être un coup de cœur, j’ai apprécié cette histoire qui nous fait voyager au cœur de la forêt amazonienne, un décor que l’on a peu coutume de découvrir dans les romans. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le voyage se révèle aussi dépaysant qu’immersif. En effet, l’auteur arrive en quelques phrases toujours concises, mais pleines de réalisme, à nous plonger au cœur de cette forêt tant convoitée par les hommes. La faune et la flore nous sont si bien décrites qu’on s’imagine aisément la voir prendre vie sous nos yeux, et le spectacle est grandiose à l’image de cette immense forêt.

Néanmoins, l’auteur n’idéalise pas non plus l’Amazonie ni la vie des Shuars ou des quelques habitants du village El Idilio puisque la vie sur place est rude et pleine de dangers. Pour vivre ou survivre, il vous faudra apprendre à respecter et à connaître cette foisonnante nature, une vérité que les Shuars ont depuis longtemps intégrée. Ce n’est pas forcément le cas des colons ou des chercheurs d’or qui, non contents d’envahir un territoire qui n’est pas le leur, font preuve d’un irrespect total envers leur nouveau lieu d’habitation…

Un comportement qui reste rarement impuni, l’Amazonie n’étant pas un lieu où l’on peut vivre sans respecter ses règles. Et cela, certains colons, chercheurs d’or et autres individus supposés civilisés en feront régulièrement les frais à l’instar de ce chasseur retrouvé mort par des Shuars. Accusés injustement par un maire plus intéressé par son enrichissement personnel que la justice, ces hommes ne seront innocentés que grâce à la perspicacité du « vieux » alias Antonio José Bolivar. Et celui-ci va vite comprendre que le mort a réveillé les instincts meurtriers d’un fauve en s’attaquant à ses petits… Plus ou moins forcé par le maire, le vieux accompagné d’autres hommes se lancera alors dans la traque d’un animal rendu fou par la folie et la bestialité des hommes.

Alors que le fauve tue implacablement des humains, le lecteur ne peut s’empêcher de comprendre son comportement et son raisonnement. On lui a pris les siens alors pourquoi ne pourrait-il pas prendre la vie de ces hommes sanguinaires qui, pour lui, se ressemblent tous ?  Ceci est d’autant plus vrai que dans ce roman, ce ne sont pas forcément les animaux qui sont sauvages, mais plutôt ces « gringo » qui débarquent comme s’ils étaient chez eux et ne respectent rien. A l’exception d’Antonio et d’un dentiste aux méthodes de travail originales, aucun des personnages de l’histoire n’attire donc la sympathie. Certains, comme le maire, attireraient plutôt du mépris. Seule figure d’autorité présente au sein du village, il symbolise ce qu’il y a de pire dans l’exercice d’un pouvoir détourné et dévoyé : lâcheté, corruption, malhonnêteté, obstination sourde face aux événements…

Devant une humanité peu attrayante, on comprend qu’Antonio préfère vivre éloigner des siens et se plonger dans ses romans d’amour où la passion et la découverte des sentiments amoureux des personnages lui permettent d’oublier, pendant un petit moment, la bêtise et la méchanceté humaines. C’est, en outre, intéressant de voir que l’auteur a su mettre en parallèle cet homme bourru et son appétence pour les histoires d’amour avec l’Amazonie, un endroit parfois difficile et dangereux, mais dont la beauté peut charmer. Une dualité qui lie donc notre homme à cette nature qu’il a appris à aimer et à respecter malgré les épreuves qu’elle a pu lui faire subir par le passé.

Avec un titre comme Le vieux qui lisait des romans d’amour, j’espérais que la lecture prenne une place importante dans l’histoire, qu’elle soit sur le devant de la scène plutôt qu’en toile de fond comme c’est le cas ici.  On pourrait estimer que ce qui compte ici, ce sont tous les sujets abordés par l’auteur et la sagesse qui se dégage de son histoire, mais cela ne changerait en rien ma légère déception sur ce point…

J’ai, en revanche, été séduite par le style très vivant de l’auteur ! Empreint d’un certain humour, il a un côté immersif qui vous pousse à vous plonger totalement dans le récit et à vivre les différents événements comme si vous y étiez. Les plongées dans les souvenirs d’Antonio apportent, en outre, un éclairage sur ce que fut sa vie et permettent, dans une certaine mesure, de mieux comprendre ses réactions et son envie de rester à l’écart des autres habitants du village. Cette alternance entre passé et présent dynamisme le récit et lui insuffle un certain rythme d’autant que les événements s’enchaînent rapidement et s’imbriquent parfaitement.

Au-delà de l’action bien présente, il y a également, tout au long du roman, cette idée d’introspection et de réflexion sur la nature, sur les hommes et leur capacité à ruiner ce que le monde leur offre, sur la colonisation, sur la déforestation… Une portée quasi philosophique qui fait toute la richesse et la profondeur du roman, mais qui peut parfois donner le sentiment étrange que malgré l’action, il y a une sorte d’inertie, un rythme différent de celui que nous connaissons dans nos sociétés. Tout se passe à la fois rapidement et presque lentement comme si l’auteur désirait que ses lecteurs s’imprègnent totalement de l’atmosphère si particulière de l’Amazonie.

En conclusion, Le vieux qui lisait des romans d’amour est une très belle histoire qui nous offre une plongée immersive au cœur de l’Amazonie que l’auteur semble prendre à cœur de défendre. Entre des descriptions concises mais percutantes, un humour teinté de cynisme, et un personnage haut en couleur, il signe ici un roman que l’on prend plaisir à lire autant pour l’intrigue que la sagesse qui se dégage du récit.

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La Princesse Élodie De Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi… de Pierre Thiry

Quand Pierre Thiry m’a proposé de découvrir son nouveau livre, un conte jeunesse, je n’ai pas hésité une seule seconde ayant dévoré son recueil de sonnets. Je le remercie donc de sa confiance.

PRÉSENTATION AUTEUR

Élodie de Zèbrazur est une princesse. Augustin est un chien. Élodie de Zèbrazur aime beaucoup Augustin. Mais Augustin fait vraiment n’importe quoi. Et lorsqu’on fait n’importe quoi, il arrive des tas d’ennuis. Que va-t-il se passer ? Tu le sauras peut-être en ouvrant ce livre. En écoutant la musique des phrases, en écoutant le bruit des vagues, en écoutant le bruit du vent et le chant des coquillages tu découvriras une infinité de choses merveilleuses et inattendues…

  • Nb de pages : 68
  • Editeur : Books on Demand
  • Prix : 8€
  • Illustrations : Samar & Hani KHZAM

AVIS

Je vous avouerai que je n’avais pas prévu de lire ce livre tout de suite ayant une petite pile de livres plus ou moins urgente à lire et à chroniquer. J’étais donc partie pour ne lire que quelques pages de manière à satisfaire ma curiosité, mais le charme de l’histoire opérant, j’ai lu l’ouvrage d’une traite.

Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère qu’un peu à l’image d’un conteur d’antan, l’auteur sait happer l’attention des lecteurs dès les premières lignes. Nous découvrons ainsi la Princesse Élodie dont le nom à rallonge, De Zèbrazur, donne l’impression que nous sommes face à une personne importante. Puis, Augustin le chien entre en scène. Et là, le lecteur découvre qu’en effet, il fait vraiment n’importe quoi ! Mettre des miettes dans les robes de sa maîtresse, voler de la nourriture au boucher, prendre des livres dans des librairies (vous me direz, là, peut-on vraiment dire qu’il fait n’importe quoi ? Personnellement, je serais tentée de dire que c’est un chien dont tout lecteur rêve), aboyer sur tout ce qui bouge… Non, décidément, rien ne fait peur à ce toutou rigolo, mais plutôt agité.

Malgré toutes ses bêtises qui parfois l’agacent et la mettent en colère, la Princesse Élodie aime quand même beaucoup son fidèle compagnon d’autant qu’il lui arrive parfois d’être sage, principalement quand il dort d’ailleurs. Même son de cloche du côté de Mme Brichard, une femme qui peut être plus ou moins considérée comme l’intendante du château. Si Augustin aime mettre un joyeux bordel là où il passe, Mme Brichard, quant à elle, plébiscite l’ordre et la discipline, peut-être un peu trop… Mais malgré cela, elle ne peut s’empêcher de trouver le château vide sans ce sacré toutou. C’est qu’il est comme ça Augustin, aussi agaçant qu’attachant ! Enfin, agaçant pour Élodie et Mme Brichard, car je ne doute pas que les enfants, quant à eux, s’amuseront de ses petits tours, de son énergie et de son caractère facétieux. Et puis, peut-être qu’ils arriveront, dans une certaine mesure, à s’identifier à lui ? C’est quand même bien plus amusant de courir partout et faire tout ce que l’on veut comme Augustin que de passer son temps à ranger comme Mme Brichard.

Et nous touchons là d’ailleurs l’un des points forts de cette petite histoire qui, sous réserve de mignonnerie, montre à chacun que la vie est faite d’équilibre. Sans tomber dans les deux extrêmes, ranger tout tout le temps sans prendre le temps de vivre ou au contraire, passer son temps à s’amuser sans prendre le temps de se poser, il existe un juste milieu. La Princesse semble d’ailleurs symboliser ce juste milieu puisque prise entre ces deux personnages au comportement excessif, elle exprime son souhait de s’amuser tout en ne faisant pas n’importe quoi… contrairement à un certain toutou dont je ne citerai pas le nom.

Quant à la plume de l’auteur, elle se veut volontairement enfantine de manière à ce que l’histoire reste accessible aux enfants. Mais même en tant qu’adulte, cela ne dérange pas d’autant que cette simplicité dans la narration renforce le côté trublion d’Augustin. Quel que soit son âge, chaque lecteur sera donc ravi par cette histoire qui pourra se lire comme le récit rigolo des aventures d’un chien et d’une princesse ou comme un conte avec une morale. Tous les lecteurs partageront, en outre, le plaisir de découvrir les nombreuses illustrations qui parsèment le livre. Comme le style de l’auteur dans ce conte, elles dégagent un charme juvénile auquel il est bien difficile de rester insensible. Parfois en couleurs, mais le plus souvent réduites à leur simple crayonné, elles invitent à vous plonger dans l’histoire, à découvrir les bêtises d’Augustin et leurs conséquences, à voir Mme Brichard dans ses activités de nettoyage et de rangement, à suivre Élodie dans ses promenades, à partager ses moments de bonheur et de colère… En d’autres termes, les illustrations de Samar & Hani Khzam soutiennent à merveille le texte de Pierre Thiry qui lui-même renforce la force de ces dessins simples, mais efficaces.

En conclusion, Pierre Thiry est un auteur qui semble avoir plusieurs cordes à son arc. Il sait aussi bien nous émerveiller par sa poésie que nous enchanter grâce à son talent de conteur. L’auteur nous propose en effet un conte d’une grande douceur qui plaira autant aux enfants qu’à leurs parents. Les premiers seront séduits par une histoire toute mignonnette joliment mise en valeur par de nombreuses illustrations, et les seconds par le charme caractéristique des contes qui ont probablement bercé leur enfance. Une belle lecture familiale donc, à lire et à relire !

Site de l’auteurPage Facebook du livre

Et vous, envie de découvrir La princesse Élodie ?

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The Tiniest Elf, Laurentiu M. Badea

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J’ai découvert cette nouvelle sur Amazon lors de mes recherches pour des lectures pour le Cold Winter Challenge. Par chance, sa couverture correspondait parfaitement au thème de janvier du Challenge Lire en thème : Lire un livre avec de la neige sur la couverture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« Lilly sat with her eyes fixed on the window, watching snowflakes crowding on the alley in front of the house, and slowly, slowly everything was covered with a fluffy coat of snow. She thought about the letter that she wrote for Santa Claus, about the gifts he would place under the Christmas tree tonight. And then she realized she should ask Santa for something else. »

AVIS

Comme beaucoup d’enfants de son âge, Lilly a rédigé sa liste de Noël qu’elle a envoyée au Père Noël. Mais, l’impossibilité pour sa mère de passer cette fête avec elle et son père va la faire reconsidérer ses envies de cadeaux. Elle va donc s’empresser de rédiger une nouvelle lettre puis réfléchir à la manière de la donner au Père Noël avant qu’il ne soit trop tard.

Lilly est une enfant de cinq ans qui dès les premières pages se révèle attachante. Quand d’autres enfants espèrent recevoir de beaux cadeaux sous le sapin, elle souhaite simplement passer le repas de Noël avec ses deux parents. Un souhait que l’on ne peut que comprendre quand l’on sait que sa maman est souvent éloignée de la maison en raison de son travail. J’ai, pour ma part, croisé très fort les doigts pour que la fillette obtienne ce qu’elle désire même si j’avoue que vu le public visé par la nouvelle, je n’avais pas de doute quant au dénouement de l’histoire.

Cela ne m’a pas empêchée de suivre les péripéties de Lilly avec plaisir d’autant que, sans le vouloir, elle va entraîner un elfe dans son aventure. Le lecteur va donc avoir la chance de découvrir le récit du point de vue de Lilly et de celui d’un elfe excité à l’idée de participer, pour la première fois, à la tournée du Père Noël. Comme avec la fillette, l’attachement à ce jeune elfe plein de bonne volonté est immédiat. C’est, en outre, un réel plaisir de découvrir, par son intermédiaire, l’atelier du Père Noël et son effervescence…

Si l’histoire est mignonne à souhait, j’ai surtout apprécié la manière dont l’auteur nous plonge dans la magie de Noël. Il délaisse ainsi son côté mercantile pour s’attarder sur tout ce qui fait la beauté et le charme de cette fête : l’espoir, l’entraide, l’amour, la famille…

En résumé, que ce soit pour passer un joli moment parents/enfants ou réveiller votre âme d’enfant, je ne peux que vous conseiller cette nouvelle qui vous plongera dans l’ambiance de Noël et qui, comme une bonne tasse de chocolat chaud, vous réchauffera le cœur.

Et vous, envie d’acheter The Tiniest Elf ?

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Challenge lire en thème 2018

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Pour rappel, le principe de ce challenge est de lire chaque mois un livre en fonction d’un thème choisi à la suite d’un sondage. Pour tous les détails, je vous invite à consulter le blog Lire sous la lune et/ou à rejoindre la page Facebook du challenge.


Pour plus de visibilité, le suivi du challenge avec les différentes chroniques sera effectué sur cette page :

  • JANVIER, lire un livre avec de la neige sur la couverture : The Tiniest Elf

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