Carnages, Maxime Chattam

9782266201711

Je vois régulièrement des posts sur Facebook pour le Challenge Ligue de l’imaginaire (un challenge qui met en avant chaque mois un auteur). Ayant terminé mon challenge Vide ta PAL en été, j’ai décidé de participer à l’ édition d’août consacrée à Maxime Chattam.

Je connaissais l’écrivain de nom mais je n’avais encore jamais lu l’un de ses ouvrages. C’est maintenant chose faite avec Carnages publiée aux Editions Pocket.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ils sont tous là, dans le hall de l’entrée du lycée. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent prépare son arme. Le carnage peut commencer…

Quand l’inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux, c’est pour découvrir le cadavre du tueur qui a retourné son arme contre lui. L’affaire dépasse rapidement le fait divers : de nouvelles tueries ont lieu dans d’autres établissements.

Lamar doit à tout prix enrayer cette macabre épidémie. Mais les apparences sont trompeuses. Toujours.

  • Poche: 96 pages
  • Editeur : Pocket (12 mai 2010)
  • Prix : 4,30€
  • Autre format : ebook

AVIS

J’ai choisi Carnages non pas pour son thème, bien qu’il m’intéressait, mais d’abord pour sa brièveté ayant envie d’un livre court entre deux lectures plus imposantes. Mais plus important, je m’étais dit que si Maxime Chattam arrivait à nous offrir une histoire convaincante en moins de 100 pages alors ce serait indéniablement un auteur que je prendrais plaisir à suivre.

Ne désirant pas m’improviser maîtresse du suspense, je préfère vous livrer d’emblée mon avis à savoir que j’ai beaucoup aimé ma lecture. Elle m’a d’abord déconcertée car je m’étais imaginée que l’écrivain allait sonder les états d’âme des lycéens pour nous permettre de comprendre comment certains pouvaient en venir à tuer leurs camarades. Alors oui, nous allons découvrir le pourquoi du comment mais pas sous l’aspect « enquête psychologique » auquel je m’attendais.

Carnages aborde ces tueries en milieu scolaire à la manière d’une enquête policière des plus classiques menée, en partie, par un policier nommé Lamar Gallineo. Le livre est trop court pour que nous puissions réellement nous attacher à lui, du moins je n’y suis pas arrivée, mais ce personnage permet d’aborder le racisme anti-noir toujours d’actualité aux États-Unis.

Si j’ai deviné assez rapidement une partie du mystère qui entourait la multiplication des fusillades dans des lycées, je n’avais pas anticipé leur motif. Avec du recul, cela était pourtant assez évident ! J’aurais sûrement préféré que l’auteur se creuse un peu plus la tête pour nous offrir une raison originale. Mais il est vrai que cela aurait au final pu dénaturer le reste du livre.

Une fois la dernière page tournée, je n’ai pu que reconnaître que ma crainte d’un livre tellement court qu’il en serait bâclé était complètement infondée. Avec Carnages, l’auteur nous a au contraire offert une enquête intéressante avec sa dose de suspense et de fausses pistes.

NOTE : 4/5

En résumé, Carnages fut un très bon choix pour commencer ma découverte de Maxime Chattam. En moins de 100 pages, l’auteur nous a livré une enquête qui tient la route et qui m’a surtout donné envie de découvrir ses autres romans.

J’adorerais que l’auteur décide maintenant de reprendre le livre mais cette fois-ci en abordant plus particulièrement la psychologie des personnages.

 

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La librairie Tanabe, MIYABE Miyuki

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C’est avant tout le titre de l’ouvrage qui m’a interpellée étant dans une période où j’ai envie de lire des ouvrages liés, de près ou de loin, au monde des livres.

J’ai acheté La librairie Tanabe de Miyabe Miyuki, publié aux Editions Philippe Picquier, d’occasion car je souhaitais l’avoir en grand format qui ne me semble plus édité.

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge Vide ta PAL en été et du challenge Objectif du mois

PRESENTATION EDITEUR

Monsieur Iwa est libraire à Tôkyô. Dans la librairie Tanabe, avec l’aide de son petit-fils, féru de littérature, il vend des livres d’occasion. Mais, par l’intermédiaire de leurs clients, tous deux vont se trouver impliqués dans des histoires de meurtres ou de morts étranges. Une grande perspicacité et une clairvoyance certaine alliées à une solide culture leur permettront de jouer les détectives amateurs.

  • Broché: 187 pages
  • Editeur : Picquier (juin 1995)
  • Prix poche : 7,50€

AVIS

Le livre se compose de cinq nouvelles avec en toile de fond les livres et la librairie Tanabe. Les histoires sont bien sûr indépendantes les unes des autres mais elles ont en commun l’intervention, plus ou moins prononcée, de notre libraire et de son petit-fils des plus impertinents, ou comme M. Iwa l’appelle son « bon à rien de petit-fils unique« .

C’est d’ailleurs la relation entre ces deux personnages que j’ai préférée dans ce livre. Leurs échanges, emplis d’humour, témoignent de la grande complicité et de l’amour qui les unit. J’ai lu ce livre tranquillement assise sur un banc dans un jardin public et j’ai eu beaucoup de difficultés à cacher mes sourires en les lisant.

Les intrigues ne sont pas d’un suspens haletant et certains dénouements m’ont semblé un peu tiré par les cheveux ou trop simplistes. Mais j’ai quand même apprécié ces nouvelles qui abordent différents thèmes comme les traditions japonaises, les cérémonies funéraires, les conséquences de la Seconde Guerre Mondiale, les premiers émois amoureux…

J’ai en outre particulièrement apprécié la troisième nouvelle intitulée Le Clairon menteur dont le sujet central est la maltraitance infantile. J’avais anticipé très tôt le dénouement de l’histoire mais le personnage de l’enfant maltraité m’a beaucoup touchée tout comme son appel au secours à travers le vol d’un livre. Le traitement de l’histoire par l’auteure est assez japonais dans son fond et sa forme avec une certaine pudeur qui n’ôte rien à l’abomination de la situation.

Enfin, ma seule déception est le caractère au final assez secondaire des enquêtes surtout dans les deux premières nouvelles. Je m’étais attendue à un roman un peu plus typé policier. Ayant déjà eu le même genre de déception avec La vie contrariée de Louise, je crois que je vais un peu moins lire les quatrièmes de couverture qui ont tendance à trop guider mes attentes.

« Qu’est-ce que tu as, grand-père ? »

Ce dernier laisse échapper un grognement en guise de réponse.

« Un point te paraît douteux ? insista Minoru.

_ Tu parles comme un détective de roman policier ! dit son grand-père.

_Oui, peut-être. « 

NOTE : 3,5/5

En conclusion, La librairie Tanabe est un recueil de cinq nouvelles que je conseille à tous d’autant que le livre se lit très vite, soit d’une seule traite, soit nouvelle par nouvelle. Il devrait plaire aux personnes aimant les histoires ayant un lien avec les livres et/ou à ceux souhaitant une immersion dans la culture japonaise même si le livre commence à dater…

Je pense déjà découvrir d’autres livres de l’auteure dont Une carte pour l’enfer.

Photo du site Babelio

Photo du site Babelio

 

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Des chats et des hommes, Patricia Highsmith

9782702137970

Lors d’une escapade à la bibliothèque, j’avais envie d’un petit livre pour me détendre entre deux romans. C’est ainsi que j’ai jeté mon dévolu sur Des chats et des hommes, de Patricia Highsmith.

Cet ouvrage, paru d’abord aux éditions Calmann-Levy, se compose de trois nouvelles ainsi que de trois poèmes et d’un essai qui tournent tous autour du chat.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un chat fait qu’une maison soit son foyer. Un écrivain n’est jamais seul avec un chat, tout en étant suffisamment seul pour pouvoir travailler. Qui plus est, qu’il déambule ou qu’il dorme, un chat est une œuvre d’art vivante, en perpétuelle métamorphose ».

Ces mots de Patricia Highsmith disent bien la passion que ce grand écrivain a nourrie pour les chats tout au long de sa vie.Elle a en eu jusqu’à six en même temps- des siamois pour la plupart. Ils dormaient sur son lit, la regardaient travailler, assis sur son bureau, et parfois lui inspiraient une intrigue.

Ce petit recueil célèbre le chat dans tous ses états : en personnage de fiction, en inspirateur de poème, en sujet d’étude, en modèle d’artiste.

  • Editeur Calmann-Levy
  • Date de parution avril 2007
  • Prix : 11,05€
  • Autre version : poche

AVIS

Tout d’abord, j’ai apprécié le titre de ce livre qui, avec humour, semble fait référence à Des souris et des hommes de John Steinbeck.

L’ouvrage met en scène LE chat à travers trois nouvelles au style bien différent mais qui se lisent, toutes les trois, avidement et avec un plaisir certain surtout si comme moi, vous êtes un amoureux des chats. On retrouve, à travers les récits, les différentes caractéristiques qui nous font apprécier cet animal : espièglerie, intelligence, nonchalance…

L’auteure est connue pour ses thrillers psychologiques et cela se ressent vraiment dans l’écriture de ces trois nouvelles. D’ailleurs, en jouant avec les préjugés que certaines personnes ont sur le chat, elle a su donner à cet animal une allure parfois inquiétante et sournoise mais surtout mystérieuse.

Je n’ai encore jamais rien lu de Patricia Highsmith avant ce livre mais, la manière dont elle est arrivée à insuffler du suspense et à instaurer du rythme malgré le format court des nouvelles, me donne plus qu’envie de découvrir sa bibliographie.

En plus de ces trois nouvelles, nous avons le plaisir de découvrir trois poèmes, chacun bénéficiant d’une très jolie illustration ainsi qu’un essai sur le chat :

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« Les chats offrent aux écrivains quelque chose que les êtres humains ne savent pas offrir : une compagnie qui n’est ni revendicative, ni dérangeante, et qui est aussi apaisante et changeante qu’une mer très calme. « 

Des chats et des hommes existe en version poche et je dois avouer que je préfère nettement la couverture de  cette dernière. Ayant été séduite par cet ouvrage, c’est plutôt cette version que je me procurerai maintenant que mon exemplaire a retrouvé les rayons de la bibliothèque municipale.

9782253124696-T

En résumé, je conseille Des chats et des hommes à toutes les personnes qui aiment les chats et qui apprécient de les voir évoluer dans de multiples situations. Les amateurs de thriller devraient également y trouver leur bonheur grâce à la plume de Patricia Highsmith. Et puis, cet ouvrage se lit tellement vite qu’il serait dommage de passer à côté des quelques moments de détente qu’il offre.