Léonard de Vinci, L’indomptable – Henriette Chardak

Je remercie les éditions De borée pour m’avoir permis de découvrir Léonard de Vinci L’indomptable d’Henriette Chardak.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Portrait intime d’un génie. Léonard de Vinci demeure le génie de tous les temps. Homme d’esprit universel, artiste peintre, sculpteur, poète, écrivain, philosophe, musicien, scientifique, ingénieur-inventeur, anatomiste… Qui est-il en vérité ? Au début du XVIe siècle, au terme de sa vie, Léonard de Vinci, génie, artiste pluriel et homme de science, quitte l’Italie où il fut reconnu par ses pairs, mais surtout moqué, accusé, rejeté, détesté, incompris… François Ie l’accueille, le protège à Amboise et le nomme premier peintre de la Cour. Le roi de France et sa mère Louise de Savoie partagent plusieurs secrets avec lui : l’origine du linceul du Christ, l’identité de la Joconde et un projet fou : une ville nouvelle. Enfin admiré et choyé, Léonard de Vinci revisite son passé, le scénario chaotique de sa vie. Très tôt arraché à sa mère aux origines étranges par un père notaire et sans scrupules, il ne peut espérer étudier à l’université pour cause de bâtardise… Placé dans un atelier d’art de Florence, tous, maître et apprentis, remarquent sa taille de géant et ses talents de peintre ambidextre. Magnétique, beau, drôle, insolent, secret, il est toujours dans l’œil du cyclone de l’Histoire, tel une star moderne. Proche des Médicis qu’il déteste, ami de Botticelli et de Machiavel, il observe le monde en annonciateur du futur. Chassé de Florence, c’est à Milan que Ludovic Sforza lui réclame des projets d’armes de guerre et non de paix. On l’utilise, on le méprise, on le pille… Il prône l’amour et la bonté. Mais qui écoute cet humaniste et poète qui réinvente le monde ? Il signait souvent IO, car sa plus grande richesse fut d’être simplement lui et personne d’autre ! Ce récit romanesque apporte un éclairage original sur la vie de l’indomptable et génial Léonard de Vinci.

Éditions De Borée (24 janvier 2019) – 670 pages – Broché (24,50€) – Ebook (9,99€)

AVIS

Ce pavé a été une lecture assez déstabilisante puisque même si j’en ai apprécié le fond, il m’a fallu le soutien de mes deux copinautes de lecture commune pour le terminer. La faute a un style très riche qui m’a parfois décontenancée par son caractère peut-être un peu trop foisonnant pour moi. L’autrice est une passionnée de Léonard de Vinci, et cela se ressent dans sa manière de donner beaucoup de détails, de passer d’un aspect de sa vie à un autre,  de mélanger passé/présent sans transition, de rebondir sur un événement pour nous emporter vers d’autres horizons… Ce n’est pas un défaut en soi, mais quand, comme moi, on ne maîtrise que très peu le contexte historique, on finit par être perdu et par ressentir un certain manque de fluidité dans la lecture. Je pense donc que pour profiter pleinement du travail de recherche et de documentation de fourmi de l’autrice, il m’aurait fallu posséder un bagage culturel plus conséquent, cette Italie du XVe et XVIe siècles étant loin de m’avoir livré tous ses secrets.

Fort heureusement, les notes de bas de page et le découpage en chapitres relativement courts permettent de se raccrocher au récit et de prendre un certain plaisir à découvrir la vie d’un homme passionnant et passionné. Notons toutefois que l’autrice ne nous offre pas LA vérité sur un homme qui a su garder une part de mystère, mais sa propre interprétation de son histoire, ce qui m’a, je le confesse, parfois frustrée. N’aurais-je pas mieux profité de ma lecture si j’avais su discerner les faits des suppositions et choix narratifs ? Une question qui m’a taraudée tout au long de ma lecture d’autant que certains éléments m’ont semblé discutables… Je suis loin d’être une spécialiste de Léonard de Vinci, mais le traitement qui est fait de sa sexualité dans cet ouvrage m’a gênée. J’ai parfois eu l’impression que l’autrice se refusait à considérer que le grand homme ait été un homme de chair, un peu comme si elle nous en offrait une vision éthérée et purifiée.

Excepté ce point, j’ai été touchée par la vision de ce Léonard de Vinci qui, derrière son génie, cache une grande sensibilité et une soif inextinguible de connaissances. C’est peut-être d’ailleurs l’un des secrets de sa faculté à être en avance sur son temps et ses contemporains, et à faire des incursions réussies dans des domaines et des sciences aussi variés que les mathématiques, la peinture,  la musique, la sculpture, l’astronomie, le génie civil, l’art militaire… Véritable touche-à-tout, Léonard de Vinci sera toutefois victime de cette quête de connaissances ayant du mal à terminer à temps ses projets et à honorer ses commandes. Mais peut-être est-ce là simplement la caractéristique d’un homme hors du temps plus intéressé par le faire et la découverte que les contingences de la vie et des choses aussi triviales que les délais.

Autre caractéristique fascinante chez cet homme, sa propension à appréhender avec une curiosité toujours renouvelée chaque étape de sa vie et chaque découverte. Tout est prétexte à observer, à questionner, à étudier et à façonner le monde selon sa propre pensée, une pensée unique et protéiforme qui s’affranchit des normes et des carcans de son époque. Intelligent, humaniste, amoureux des animaux, et prompt à rejeter les œillères que la religion tend à vouloir imposer à ses ouailles, on devine chez Léonard de Vinci un réel refus de la norme. Il encourage d’ailleurs toujours ses apprentis à trouver leur propre voie… Des apprentis qui, pour certains, n’hésiteront pas à profiter des largesses et de la bonté de leur maître. Léonard de Vinci semble pourtant au-dessus de ces comportements dont il est bien conscient, mais qui ne semblent pas avoir de prise sur lui.

Il faut dire que ses véritables blessures sont ailleurs et remontent notamment à une enfance chaotique avec un père ambitieux qui n’accepte de voir son « bâtard » qu’à travers le prisme des retombées positives que ce dernier peut avoir pour lui. Léonard s’impose donc au fil des années un peu comme le contre-modèle de cet homme froid et insensible qui manque tellement d’humanité que le contraste avec son fils est saisissant. Bien que sa mère ait loin d’avoir été parfaite, Léonard fera, en revanche, preuve d’un véritable attachement envers celle-ci et veillera jusqu’à la fin sur cette femme dont la vie n’a pas non plus été facile…

Le génie de Léonard lui a permis de côtoyer les plus grands de son époque, mais cela ne l’a pas empêché d’être victime de la cruauté et de la jalousie humaine. De fausses accusations de viol aux intrigues de cour en passant par toutes ces humiliations qu’on lui fera subir, Léonard devra faire face à des épreuves difficiles dont il sortira la tête haute se contentant de faire ce qu’il fait le mieux, étudier, imaginer et créer !

En conclusion, Henriette Chardack nous propose ici une biographie romancée dense et documentée qui aurait mérité d’être allégée pour en offrir une lecture plus fluide et accessible. On appréciera néanmoins la manière dont elle a su mettre en lumière l’homme derrière le génie qui a transcendé le temps et les frontières pour inscrire son nom dans l’Histoire.

Retrouvez l’avis de Lire à la folie et de Melle Cup of Tea Bouquine

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Premières lignes #78 : Ne t’enfuis plus, Harlan Coben.

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai eu envie de vous présenter les premières lignes d’un thriller que j’ai hâte de lire et dont j’aime beaucoup l’auteur :

Couverture Ne t'enfuis plus

« Votre fille a fugué avec un garçon peu fréquentable.
Vous ne l’avez pas vu depuis six mois. Et là, vous la retrouvez dans Central Park jouant de la guitare. Mais ce n’est plus la jeune fille pétillante que vous avez élevée.
Vous l’approchez et lui demandez de rentrer à la maison.
Elle se met à courir. Vous la suivez.
Quel autre choix avez-vous ?
Bienvenue dans l’enfer de Simon … »

PREMIÈRES LIGNES

Assis sur un banc de Central Park – à Strawberry Fields, plus précisément, Simon sentit son coeur exploser. Personne n’aurait pu prévoir ce qui allait arriver, au début tout au moins, pas avant que les coups se mettent à pleuvoir et que deux touristes finlandaises – il fallait que ça tombe sur elles – ne se mettent à hurler tandis que neuf autres touristes venus des quatre coins du monde filmaient l’abominable scène avec leurs smartphones.
Mais on n’en était pas encore là.

Et vous, appréciez-vous l’auteur ?
Ce roman vous tente-t-il ?

Throwback Thursday Livresque #124 : un classique

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, j’avais envie de vous parler d’Orgueil et préjugés de Jane Austen, mais je l’ai déjà fait un certain nombre de fois. J’ai donc opté pour un autre classique que j’ai lu deux fois et qui m’a marquée autant pour son intensité que ses personnages : Des souris et des hommes de John Steinbeck.

« En Californie, pendant la Grande Crise, Lennie et George vont de ferme en ferme. Ils louent leurs bras en attendant le jour où ils auront leur ferme à eux, avec un petit bout de luzerne pour élever des lapins. Lennie, malgré sa taille de colosse, n’a pas plus de malice qu’un enfant de six ans ; George veille sur lui, le protège du monde qui n’est pas tendre aux innocents. Le soir, ils se racontent leur rêve, celui de la maison et des lapins. Mais allez savoir pourquoi, les rêves de certains finissent toujours en cauchemars. »

Pourquoi ce choix ?

La première fois que j’ai lu ce roman, je ne savais pas vraiment dans quelle histoire je m’embarquais et le moins que l’on puisse dire, c’est que la rencontre fut aussi brutale qu’inattendue ! À travers une puissante et bouleversante amitié, de celle qui unit pour le meilleur et pour le pire, l’auteur nous parle d’une certaine Amérique, de rêves inachevés, et de ces drames qui se profilent et dont l’issue nous apparaît aussi inéluctable que fatale.

Je ne vous en dirai pas plus sur ce roman si ce n’est que malgré sa relative petitesse, l’auteur a réussi à offrir une œuvre forte qui laisse une trace indélébile dans l’esprit de ses lecteurs. Quant à la fin, inoubliable et tellement marquante, elle devrait provoquer en vous des sentiments ambivalents entre effroi et compréhension…

Il existe une adaptation cinématographique, mais je ne l’ai pas vue :

Et vous, connaissez-vous ce classique ?
Qu’en avez-vous pensé ?

Challenge Albums 2019

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Je lis beaucoup de romans jeunesse mais finalement peu d’albums jeunesse. J’ai donc décidé d’y remédier en m’inscrivant au Challenge Albums 2019 qui a commencé le 1er mai 2019 et qui se terminera le 1er mai 2020. .

Parmi les 6 proposées, je me suis inscrite à la catégorie « bleu » qui consiste à lire et partager son avis sur 10 albums. À noter que chaque mois, est également proposé un thème de lecture.

Pour vous inscrire, je vous invite à vous rendre sur le blog Délivrer des livres. Vous pouvez également, si vous avez Facebook, adhérer au groupe qui est consacré à ce challenge.

Voici quelques ouvrages de ma PAL qui conviendraient pour le challenge :

Couverture Gus, petit oiseau, grand voyage : Le petit albumCouverture OneuliCouverture Le renard et l'étoile

Couverture Généalogie d'une SorcièreGrosse colère

Si vous avez des conseils de lecture pour ce challenge, n’hésitez pas à les indiquer en commentaire ou à me les envoyer par mail.

Et vous, participez-vous à ce challenge ?

Top Ten Tuesday #128 : 10 livres de moins de 150 pages que je vous recommande

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


Alors que plus jeune je lisais principalement des pavés, j’ai développé depuis quelques années un attrait particulier pour les petits livres qui me permettent de varier mes lectures et de me donner l’illusion de faire baisser ma PAL…

Voici donc une petite sélection de 10 livres de moins de 150 pages que je vous recommande. 

Couverture Neige / Neige.Couverture Des voisins... d'enfer

Couverture La Princesse PirateCouverture L'héritage

Couverture CarnagesCouverture L'étrange bibliothèque

Couverture Le procès du cochonCouverture Les combustibles

Couverture Le vieux qui lisait des romans d'amourCouverture Sothik

Et vous, aimez-vous les formats courts ?

De bonnes raisons de mourir, Morgan Audic

Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour m’avoir permis de découvrir les épreuves non-corrigées de De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d’un bâtiment. Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante. Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle empaillée. Et l’ombre d’un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé…Morgan Audic signe un thriller époustouflant dans une Ukraine disloquée où se mêlent conflits armés, effondrement économique et revendications écologiques.

Albin Michel (2 mai 2019) – 496 pages – Broché (21,90€) – Ebook (14,99€)

TRAILER

 

AVIS

De bonnes raisons de mourir est un roman captivant et prenant, non pas par son originalité, l’auteur reprenant les grands ressorts d’un bon thriller, mais par le lieu de l’action, l’Ukraine, et plus particulièrement, la ville fantôme de Pripiat vidée de ses habitants à la suite de l’incident nucléaire de Tchernobyl.

La date du 26 avril 1986 est profondément ancrée dans la mémoire collective, mais les personnes non directement impactées ont depuis repris le cours de leur vie sans autre désagrément qu’une éventuelle crainte relayée dans un coin de leur cerveau. La situation est bien différente pour toutes ces personnes qui vivent, elles, avec le fantôme de Tchernobyl qui hante leur histoire familiale, mais aussi leur vie actuelle. Entre les enfants nés avec des infirmités, les cancers qui continuent à se déclarer plus de trente ans après le drame et ces radiations qui font partie de la vie des individus condamnés à vivre près d’un monstre toujours aussi menaçant, la page Tchernobyl n’est définitivement pas tournée pour tout le monde…

Et ce n’est pas l’inspecteur Melnyk et sa jeune collègue, Galina Novak, fraîchement sortie de l’académie de police, qui diront le contraire, tous les deux ne rêvant que d’une chose : s’éloigner de Pripiat et de toutes ces radiations dont il est bien difficile de véritablement se prémunir. Mais pour cela, ils vont devoir retrouver un terrifiant meurtrier qui n’a pas hésité à mutiler et exposer sa victime, un citoyen russe du nom de Léonid Sokolov, sur la façade d’un immeuble. L’enquête, déjà intrigante, va prendre de l’ampleur quand on établira un lien avec le meurtre de la mère de Léonid assassinée en même temps que sa voisine, trente ans plus tôt, lors de la terrible nuit où la centrale a explosé. Difficile alors de ne pas être pétri de curiosité quant à l’identité de ce tueur fou qui signe ses crimes d’une hirondelle !

Léonid Sokolov s’est-il brûlé les ailes en s’approchant trop près de l’identité du tueur de sa mère ? Son père, Vektor Sokolov, un homme puissant et fortuné, en est convaincu, et est bien décidé à arrêter une bonne fois pour toutes cet assassin qui s’acharne sur sa famille. Déplorant l’inefficacité des autorités locales, il engage alors un policier russe, Alexandre Rybalko né à Pripiat, pour mener à bien sa vendetta. Le policier s’était promis de ne jamais retourner dans la ville de son enfance, mais ses jours étant comptés, il finit par accepter la proposition afin de pouvoir offrir, grâce à la promesse d’une énorme somme d’argent une fois sa mission accomplie, une vie meilleure à sa fille. Un dernier cadeau d’un père négligent qui n’a pas toujours fait les meilleurs choix dans sa vie…

Nous suivons donc alternativement le policier ukrainien aidé de sa collègue, et le policier russe qui agit à titre personnel et, bien souvent, en dehors des clous. Les deux enquêteurs se rapprochent, d’abord séparément puis en collaborant, de ce tueur répugnant qui se plaît à mettre en scène ses méfaits de manière particulièrement macabre. Prend-il un malin plaisir à mutiler les corps de ses victimes ou ses actes suivent-ils des motivations plus profondes ? Une question, parmi d’autres, qui vous tiendra en haleine et qui vous fera tourner avec avidité ces presque cinq cents pages que je n’ai, pour ma part, pas vu défiler. Il faut dire que l’action est au rendez-vous, les révélations fracassantes et bouleversantes, et les péripéties s’enchaînent sans vous laisser le temps de reprendre votre souffle !

En plus du rythme, j’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur a su construire des personnages complexes dont on découvre, petit à petit, les faiblesses, les qualités, les attentes, les espoirs… Bien qu’imparfaits, les deux policiers se révèlent donc profondément humains et touchants. Melnyk essaie de composer avec cette Ukraine dans la tourmente et en proie à la corruption, la misère, la violence, la guerre... Honnête dans une société malade qui fait de cette qualité une excentricité, il reste droit quoi que cela puisse lui en coûter que ce soit dans sa vie professionnelle ou familiale. C’est ainsi qu’en travaillant dans des zones à risque, il devient paria auprès de sa propre femme, et qu’en refusant de participer aux magouilles, petites ou grandes, il ne peut apporter à son fils l’aide matérielle dont il aurait tellement besoin…

Ce policier m’a beaucoup touchée, mais c’est bien Rybalko qui apporte la plus grande densité dramatique à l’histoire. En choisissant quelqu’un qui n’a rien à perdre, Vektor Sokolov s’est assuré le support d’une machine de guerre qui nous apparaît pourtant vulnérable. Devant le peu de temps qu’il lui reste à vivre, Rybalko en vient à faire le point sur son passé, le traumatisme de Tchernobyl, son engagement en Tchétchénie qui l’a profondément marqué, et ses nombreux manquements en tant que père et mari. Une introspection tardive sans complaisance qui, en plus d’être touchante, ajoute au sentiment d’urgence que l’on ressent tout au long de la lecture, un peu comme si un compte à rebours était enclenché et qu’on en percevait le tic-tac ininterrompu. Rybalko permet également à l’auteur d’évoquer le racisme en Ukraine et auprès de certains groupes d’individus qui ne voient pas d’un bon œil qu’un métis ose s’immiscer dans leurs affaires…

Grâce à un style entraînant, vif et immersif, Morgan Audic arrive, en outre, à retranscrire à la perfection l’ambiance sordide et mortifère de Tchernobyl et de ses environs. Au passage, attestant d’un travail de recherche pointilleux, il en profite pour donner des informations qui sont tellement surréalistes qu’on en vient à espérer qu’elles ne soient que le fruit de son imagination : des visites guidées des environs de la centrale d’une indécence folle, des zones protégées qui sont des paniers percés, des objets contaminés qui font le tour du globe…

En conclusion, De bonnes raisons de mourir est un thriller captivant et intelligemment construit qui nous immerge dans une Ukraine en proie à la tourmente et sur laquelle plane le fantôme de Tchernobyl qui se révèle peut-être finalement le plus terrible meurtrier de ce récit. Entre corruption et violence, Morgan Audic nous offre une enquête palpitante portée par deux enquêteurs complexes et complémentaires dont on suit chaque mouvement avec intérêt et appréhension. Voici donc un thriller à l’ambiance aussi sombre et glauque qu’immersive que je vous conseille si vous avez envie d’une histoire rythmée mêlant habilement fiction et réalité.

 

In My Mailbox #116

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


ACHAT

Je n’ai craqué que pour un roman découvert dans un magasin de déstockage, Le pays des rêves oubliés de Lavinia Petti : « Des ruelles de Naples au Pays des Rêves Oubliés, Lavinia Petti nous ouvre les portes secrètes d’un monde fabuleux, entre Alice au pays des merveilles et L’Ombre du vent de Zafón. »

SERVICES PRESSE

  • Chambre 128 de Cathy Bonidan : merci aux éditions La Martinière et à Lecteurs.com pour ce roman.

« Qui n’a pas rêvé de voir survenir un petit grain de sel romanesque dans sa vie ? Un peu de merveilleux pour secouer la routine et oublier les ennuis de bureau ? Quand Anne-Lise réserve la chambre 128 de l’hôtel Beau Rivage pour de courtes vacances en Bretagne, elle ne sait pas encore que ce séjour va transformer son existence.
Dans la table de chevet, elle découvre un manuscrit sur lequel figure juste une adresse où elle décide de le réexpédier. Retrouvera-t-elle son auteur ? La réponse, qui lui parvient quelques jours plus tard, la stupéfait…
Au point qu’Anne-Lise va tenter de remonter la trace de tous ceux qui ont eu ce livre entre les mains. Chemin faisant, elle va exhumer histoires d’amour et secrets intimes. Pour finalement peut-être se créer une nouvelle famille… »

  • Les morts ne pleurent pas d’Eve Ruby Lenn : je remercie l’autrice pour le roman, la dédicace et les marque-pages…

Les morts ne pleurent pas: L’assassin aux perles par [Lenn, Eve Ruby]

« Londres, décembre 1843.
Le corps d’une deuxième femme vient d’être découvert. Scotland Yard se retrouve dans l’impasse, alors que les crimes se poursuivent. Pour faire avancer cette enquête complexe, l’inspecteur Dorian Griffiths en appelle au Dr Johnstone, un expert médico-légal confirmé qui dirige une entreprise de pompes funèbres. »

CONCOURS

J’ai eu la chance de remporter le dernier roman d’un auteur que j’aime beaucoup : Harlan Coben. Un grand merci à Anaïs du blog L’antre des Livres et à France Loisirs !

Couverture Ne t'enfuis plus

« Votre fille a fugué avec un garçon peu fréquentable.
Vous ne l’avez pas vu depuis six mois. Et là, vous la retrouvez dans Central Park jouant de la guitare. Mais ce n’est plus la jeune fille pétillante que vous avez élevée.
Vous l’approchez et lui demandez de rentrer à la maison.
Elle se met à courir. Vous la suivez.
Quel autre choix avez-vous ?
Bienvenue dans l’enfer de Simon … »

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?