Serpent & Dove, Shelby Mahurin

Serpent & Dove par Mahurin

Bound as one to love, honor, or burn.

Two years ago, Louise le Blanc fled her coven and took shelter in the city of Cesarine, forsaking all magic and living off whatever she could steal. There, witches like Lou are hunted. They are feared. And they are burned.

Sworn to the Church as a Chasseur, Reid Diggory has lived his life by one principle: thou shalt not suffer a witch to live. His path was never meant to cross with Lou’s, but a wicked stunt forces them into an impossible union—holy matrimony.

The war between witches and Church is an ancient one, and Lou’s most dangerous enemies bring a fate worse than fire. Unable to ignore her growing feelings, yet powerless to change what she is, a choice must be made.

And love makes fools of us all.

  HarperAudio (03/09/2019) – 14 h et 13 min –
Lu par Holter Graham et Saskia Maarleveld

AVIS

Serpent & Dove m’a redonné goût aux livres audio que j’avais quelque peu délaissés depuis le deuxième confinement. Or, à partir du moment où je l’ai commencé, j’ai cherché tous les prétextes pour en continuer l’écoute, complètement happée par l’histoire de Louise le Blanc alias Lou. Cette sorcière a fui son couvent et sa mère pour échapper à un sort peu enviable. Depuis, les larcins en tout genre lui permettent de vivre une vie, peut-être dangereuse, mais aussi pleine d’aventures. Éprise de liberté, Lou doit concilier sa soif de vivre, son exubérance et son besoin vital de rester cachée aux yeux des siens… Pour ce faire, elle pourra heureusement compter sur l’amitié indéfectible de Coco, une sorcière faisant appel à la magie de sang.

L’amitié entre les deux femmes est touchante en plus d’être indispensable à la survie de Lou, Coco étant la seule personne en laquelle elle peut avoir confiance. Si j’ai adoré Lou, sa débrouillardise, son impertinence, son côté obtus, mais juste, j’ai aussi beaucoup aimé sa meilleure amie qui se montre d’une fidélité à toute épreuve et qui n’est pas non plus dénuée de ressources. À elles deux, elles forment un duo qui se complète à la perfection et auquel on s’attache très vite !

Malheureusement pour Lou, un fâcheux concours de circonstances va venir bouleverser sa vie et la contraindre à épouser son ennemi naturel, un chasseur de sorcières ! On pourrait s’attendre à d’emblée détester Reid qui pense sincèrement qu’exterminer des femmes en raison de leur nature est son devoir, mais les choses nous apparaissent très vite plus complexes. Loin de n’être qu’un fanatique obnubilé par d’obscures volontés divines, c’est un homme bon, juste et d’honneur qui est prêt à se sacrifier pour sauver la population des exactions commises par les sorcières. Élevé dans la haine de ces dernières, et on pourrait ajouter dans la méfiance des femmes, il a une vision très manichéenne de la vie : le bien contre le mal, les humains contre les sorcières…

Une vision confortée par l’homme de foi qui l’a recueilli et transformé en parfait soldat, mais aussi par les sorcières elles-mêmes, certaines n’hésitant pas à tuer et à jeter des sorts aux conséquences aussi funestes qu’effrayantes. Dans ce monde, personne n’est donc ni tout blanc ni tout noir ! Une réalité dont a bien conscience Lou qui, si elle a fait des choses dont elle n’est pas fière pour survivre, n’en demeure pas moins une bonne sorcière qui ne demande qu’à vivre sa vie sans drame ni sang. Prise au piège dans la tour des chasseurs qu’elle n’a pas le droit de quitter, et forcée à cohabiter avec son mari dans une minuscule chambre, arrivera-t-elle à garder sa nature secrète ?

Sous couvert de fiction, l’autrice aborde différentes thématiques qui m’ont semblé intéressantes : l’obscurantisme religieux, le sort des femmes qui sont soit démons soit soumises, les préjugés, le cycle perpétuel de la haine, les liens familiaux, le rôle de l’éducation dans la formation des esprits, l’amitié, la capacité de certains à se battre pour leurs idéaux et à s’adapter à un monde en mouvement… Mais il est également question d’amour et de la manière dont deux personnes que tout oppose vont progressivement se rapprocher et évoluer au contact l’une de l’autre. J’ai ainsi adoré suivre l’évolution de la relation entre Lou et Reid qui s’avère plutôt tumultueuse, mais aussi emplie de moments qui ont fait battre mon cœur. Les deux personnages ayant des personnalités diamétralement opposées, leurs échanges ne manquent ni de saveur ni de piquant d’autant que Lou adore provoquer et titiller son très prude et austère mari.

Mais bien décidé à respecter son serment d’être toujours aux côtés de cette femme que le destin lui a imposée, Reid va faire de son mieux pour la comprendre et la protéger même s’il se montrera parfois maladroit et possessif. Si ses préjugés m’ont parfois agacée, il m’a bien souvent attendrie et touchée par toutes ses petites attentions qui prouvent son envie de se rapprocher de Lou. Une envie motivée, dans un premier temps, par son sens du devoir et de l’honneur, puis par des sentiments bien plus forts qu’il va devoir apprendre à apprivoiser… Quant à Lou, habituée à se méfier de tous et à se débrouiller par elle-même, elle ne pourra qu’être touchée par la manière dont Reid tente de la protéger. De fil en aiguille, elle commence à voir en lui l’homme derrière le chasseur, ce que personne n’a jamais fait avant elle !

Des mains qui s’effleurent, des gestes inconscients et instinctifs de tendresse, des sourires, des regards qui s’éternisent plus que de raison, une conscience aigüe de la présence de l’autre… La relation d’abord pleine de défiance entre nos deux héros va évoluer en quelque chose de bien plus doux, mais rien ne saurait être simple entre une sorcière et un chasseur. Lou peut-elle réellement aimer son mari et espérer le faire changer tout, en parallèle, faire face à une menace, peut-être encore bien plus terrible que le potentiel courroux d’un mari dupé ? À mesure que le passé de Lou menace de la rattraper, le rythme du roman s’intensifie et gagne nettement en noirceur ! En plus de l’action et de la tension qui nous tiennent en haleine, l’autrice nous réserve également quelques surprises, dont une révélation que je n’avais pas anticipée, mais qui permet de mieux comprendre le comportement de l’un des personnages.

L’univers sans être d’une complexité folle est assez riche et immersif pour permettre aux lecteurs de s’y plonger et d’en deviner la dureté. J’ai, en outre, apprécié de découvrir comment la magie de Coco et celle de Lou fonctionnaient même si j’aurais adoré que cet aspect du roman soit plus développé. Quant à la plume de l’autrice, je l’ai trouvée très fluide et immersive. Il se dégage quelque chose dans l’écriture qui nous permet dès les premières lignes de nous raccrocher aux personnages et d’entrer en empathie avec eux et les épreuves qu’ils traversent. Ceci explique d’ailleurs grandement le côté addictif du roman que je prendrais grand plaisir à relire dans sa version papier, en croisant les doigts pour qu’un éditeur français le rende accessible aux lecteurs francophones.

En ce qui concerne la partie audio, elle m’a complètement convaincue, les deux personnes interprétant Lou et Reid s’étant complètement approprié leur rôle ! En les écoutant, je n’ai eu aucun mal à me représenter les personnages, leurs sentiments et à visualiser les différentes scènes ou encore lieux d’action. Cerise sur le gâteau, plusieurs mots et expressions en français sont glissés dans le roman, et si la prononciation est parfois approximative, le charme opère.

En conclusion, Serpent & Dove m’a captivée du début à la fin que ce soit en raison de l’univers sombre et captivant, de l’antagonisme entre les sorcières et les chasseurs qui viendra compliquer une histoire d’amour naissante ou du travail réalisé sur la construction des personnages principaux et secondaires qui se révèlent, pour la plupart, attachants. Entre magie, secret, amitié, haine et amour, voici un roman de fantasy rythmé et immersif que vous aurez bien du mal à lâcher !

L’épouse et la veuve, Christian White

Couverture L'épouse et la veuve

Un secret mortel
Une île sauvage
Déjà la tempête s’annonce…

Sur une île sauvage au large de l’Australie, deux femmes confrontées aux secrets de leurs époux .Le mari de Kate a disparu, laissant derrière lui de troublants mensonges, tandis qu’Abby doit soudain faire face à un homme distant et dissimulateur. Bientôt un cadavre est découvert et les deux femmes sont amenées à se rencontrer. Et si cette histoire était plus compliquée qu’il n’y paraît ? Préparez-vous à être surpris avec ce captivant suspense à l’atmosphère envoûtante.

France Loisirs – 304 pages – 16,50€

AVIS

Le résumé m’a tout de suite intriguée que ce soit pour le suspense mis en avant ou le lieu de l’action, une île au large de l’Australie, un peu de dépaysement étant, surtout à l’heure actuelle, toujours le bienvenu. Et je dois dire que si le début m’a semblé intéressant, mais peut-être un peu convenu, j’ai fini par sérieusement revoir mes premières impressions, l’auteur m’ayant surprise à deux reprises.

Cela commence par le choix original et audacieux du titre qui ne fait pas de mystère sur la mort de l’un des personnages. D’emblée, et contrairement à sa femme Kate qui garde espoir, on comprend que John n’est plus de ce monde. Si cela aurait pu nettement amoindrir l’intérêt des lecteurs quant à son sort et celui de sa veuve, il n’en est rien. Ici, le plus important semble bien plus de découvrir pourquoi et comment il est mort que sa mort en elle-même. Du moins, c’est ce que j’ai fini par ressentir. De manière assez déstabilisante et inattendue, je me suis, en outre, prise d’une certaine affection pour cet homme que l’on ne connaît pourtant qu’à travers les yeux de ses proches, et un passé qui se dévoile progressivement à nous. Ce sentiment s’explique peut-être par une certaine fragilité que l’on perçoit en lui et son statut de médecin au sein d’une structure de soins palliatifs…

D’ailleurs, si le sujet n’est pas évoqué outre mesure, l’auteur aborde la difficile question de la détresse émotionnelle, voire spirituelle, que ce métier peut engendrer, et de la nécessité pour certains praticiens de prendre du recul. Est-ce que la difficulté du métier peut expliquer la disparition de John et ses mensonges ou la situation est-elle bien plus complexe qu’elle n’y paraît ? Afin d’obtenir des réponses, Kate, accompagnée de son beau-père, se rend sur l’île de Belport où elle a de bonnes raisons d’espérer retrouver son mari disparu. Mais sur place, elle devra faire face à la terrible vérité… Si en début de roman, le beau-père m’a paru plutôt bourru et maladroit, j’ai fini par l’apprécier tout comme j’ai apprécié l’évolution de Kate, que la disparition de son mari va endurcir. De fil en aiguille, elle va briser cette image de femme lisse et presque transparente et s’affirmer…

En parallèle de Kate, dont la petite vie tranquille s’effondre plus vite qu’un château de cartes, on suit Abby qui vit sur l’île avec son mari et leurs deux enfants. Là où Kate est effacée, Abby fait montre d’une certaine autorité et, parfois, d’un esprit un peu cassant avec les siens. Sans être méchante, elle n’attire donc pas vraiment la sympathie même si son passe-temps préféré a, quant à lui, le mérite d’attirer l’attention. Avouez que des amatrices de taxidermie, ça ne court pas les rues ni les romans ! La famille ne croule pas sur l’or, mais plus que les problèmes d’argent, ce qui inquiète vraiment Abby, c’est le comportement de son mari, Ray. Ce dernier, en plus de s’être lancé dans un programme de remise en forme des plus draconiens, semble lui cacher des choses et lui mentir. Une situation délicate qu’elle essaie de mettre au clair… pour le meilleur et pour le pire.

Toutes les vérités, sont-elles bonnes à dire ? N’est-il pas préférable d’enterrer profondément et définitivement certains secrets ? Deux questions qui hanteront ce roman nous plongeant dans l’enfer des non-dits, des actions que l’on regrette, des secrets qu’il est difficile d’oublier, mais avec lesquels il est encore plus difficile de vivre. Et en suspens, reste, comme obsédante, cette terrible interrogation : jusqu’où peut-on aller pour protéger les gens que l’on aime ?

Des interrogations et des thématiques assez classiques pour un thriller, mais l’auteur leur fait atteindre un autre niveau, grâce à un retournement de situation extrêmement bien trouvé et amené. En cours de lecture, j’ai parfois eu le sentiment diffus que quelque chose n’allait pas, que je passais à côté d’un indice, d’une vérité cachée sous l’ombre des faux-semblants… Mais à aucun moment, je n’avais anticipé la nature de mes doutes ni leur origine. L’auteur a donc réussi, sur ce point, à me bluffer ! Je dis l’auteur, mais je devrais ajouter l’auteur et sa femme parce que si c’est bien le premier qui a œuvré pour nous berner et nous offrir un thriller haletant et très bien construit, c’est la seconde qui lui a offert l’idée donnant toute sa force et son originalité à son œuvre. Un joli travail d’équipe, en somme !

L’alternance des points de vue entre l’épouse et la veuve apporte beaucoup de dynamisme au récit, mais elle est surtout l’occasion de mettre en parallèle la vie de deux femmes très différentes l’une de l’autre, tout en nous poussant à nous interroger sur les liens pouvant les unir, elles ou leur mari. Pourquoi John est-il venu seul sur l’île de Belport qu’il détestait ? Connaissait-il Ray et le cas échéant, quels étaient leurs liens ? Ray est-il impliqué dans la mort de John ? L’a-t-il tué et si oui, pourquoi ce père de famille sans histoire aurait-il commis un meurtre ? Des questions, parmi beaucoup d’autres, qui donnent la furieuse envie aux lecteurs de faire toute la lumière sur une histoire qui semble bien plus complexe qu’il n’y paraît… Devant le suspense et la tension qui s’intensifient nettement dans le dernier tiers du roman, il devient impossible de s’arrêter avant que ne soit enfin dévoilée la vérité. J’ai peut-être regretté une fin un peu expéditive, tout en comprenant qu’il n’en fallait pas plus pour que les lecteurs saisissent tout le poids des drames et des sacrifices contenus dans un dernier geste désespéré pour taire ce qui ne peut plus l’être.

En conclusion, avec L’épouse et la veuve, Christian White signe un thriller étonnant qui, tout en reprenant des ficelles propres au genre, se démarque par un retournement de situation très bien pensé et amené avec une telle intelligence qu’il est difficile de ne pas se laisser duper. Entre suspense, mensonges, culpabilité et secrets, voici un roman que vous aurez bien du mal à lâcher et qui vous montrera que pour certains, la notion de sacrifice peut aller très loin. Et vous, jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour protéger votre famille ?

Retrouvez le roman sur le site de France Loisirs.

La petite bûche de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo

Couverture de La petite bûche

Robear (!!!) écrit sa première histoire. Pas facile d’éviter les fautes quand on est un ours à grosses pattes!

D EUX (17 septembre 2020) – 32 pages – 14€ – À partir de 4 ans

AVIS

Voici un immense coup de cœur qui me ferait presque regretter de ne plus être une enfant !

Dès la première page, un sourire s’est dessiné sur mon visage pour ne plus le quitter, du moins, pas avant d’avoir tourné la dernière page d’un album drôlissime, mettant en scène un apprenti écrivain et son ami. Robear, dont j’adore le prénom, est un ours, mais pas n’importe quel ours : un ours qui écrit une histoire ou qui essaie parce que la langue française, ce n’est pas forcément une sinécure.

Il vous suffit de vous tromper d’une lettre à cause de vos grosses pattes qui rendent difficile l’utilisation d’une machine à écrire, et voilà que tout le sens de votre phrase change ! Heureusement que l’ami écureuil de notre ours veille au grain ! Par ses truculentes interventions, il lui explique ses erreurs sans oublier, au passage, de lui prodiguer quelques conseils d’écriture pour que son histoire tienne la route…

Illustration La petite bûche

Avec beaucoup d’humour, l’auteur rappelle le pouvoir des mots, l’importance de l’apprentissage de l’écriture et de la relecture. Mais j’aime aussi voir dans cet album une jolie ode à l’imagination et l’idée qu’il est parfois nécessaire de ne pas la brider en pointant chaque erreur. Après tout, n’avons-nous pas tous besoin d’extravagance et de penser que les lecteurs peuvent se régaler de tout, même de l’histoire d’une petite bûche qui est en réalité une biche ?

Illustration La petite bûche

Quant aux illustrations au charme indéniable, elles participent grandement au plaisir que l’on prend à suivre Robear et son ami, qui se révèlent tous les deux des plus attachants. Robear et ses maladresses nous attendrissent et nous amusent quand le dynamisme de son ami, qui ne peut s’empêcher d’intervenir, nous fait sourire ! Le duo ours/écureuil fonctionne donc à merveille, et n’est pas sans rappeler le schéma élève/professeur.

Drôle, loufoque et tendre, La petite bûche est un album à lire et à relire qui fera rire toute la famille tout en offrant aux enseignants des petites classes un joli outil pédagogique à utiliser sans modération.

La légende oubliée et le gardien du temps, Victor Zolem

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Dan est un jeune garçon qui survit difficilement dans la société, son esprit est troublé par des idées noires, jusqu’au jour où un étrange personnage l’empêche de faire le grand saut et lui donne un médaillon étincelant. Emporté malgré lui par les évènements, son destin le conduira sur une île isolée remplie de mystères et de phénomènes étranges.

5 SENS (6 juillet 2020) – 282 pages – Prix (20,42€)

AVIS

Malgré de bonnes idées, ce roman n’a pas réussi à me passionner ni à grandement m’intéresser. Le prologue m’avait pourtant tout de suite emballée avec cette histoire de médaillon magique aux pouvoirs incommensurables, et potentiellement destructeurs. Un médaillon qui a été divisé en dix parties, chacune confiée à un gardien. Au fil du temps, les gardiens se sont succédé, mais leur rôle n’a, quant à lui, jamais changé : protéger coûte que coûte le morceau qui leur a été confié afin que personne ne puisse reconstituer le médaillon en entier et mettre en péril l’humanité…

On fait ensuite la connaissance de Dan, un jeune homme qui ne survit péniblement que grâce à ses talents de pianiste. Alors qu’il était prêt à se suicider devant la vacuité de son existence, un homme lui confie un médaillon avant de disparaître. Dan va être alors approché par une femme peu sympathique et loquace, puis conduit dans un sanctuaire isolé sur une île. Le début d’une nouvelle vie mouvementée et dangereuse, dont il n’aurait jamais pu anticiper la teneur ni en deviner tous les enjeux.

Dans un premier temps, j’ai adoré me plonger dans cette sorte de huis clos, de prendre le temps de suivre Dan dans l’apprentissage de son nouveau rôle, de découvrir tous les personnages et les pouvoirs associés à leur médaillon. La mythologie autour du médaillon original m’a également semblé intéressante d’autant qu’elle nous permet de réaliser l’importance des gardiens dans la préservation du monde…

Toutefois, très vite, le comportement du chef des gardiens nous semble suspect. L’homme nous apparaît, en effet, très mystérieux, cachottier, voire franchement menaçant à mesure que Dan s’affirme et pose des questions qu’il juge dérangeantes. La confrontation entre les deux personnages gagne en intensité, ce qui n’a pas été pour me déplaire même si au bout d’un moment, leur méfiance mutuelle a fini par me lasser. J’aurais peut-être apprécié qu’ils agissent au lieu de passer des lustres à se jauger… J’ai également regretté des longueurs et des phases d’action un peu trop bavardes à mon goût. Oui, il y a du mouvement, mais il est bien souvent entouré d’un blabla qui ne m’a guère convaincue.

L’auteur m’a, en outre, paru utiliser un peu trop les apartés pour donner des informations qu’il n’a peu réussi à inclure dans la narration. Est-ce un défaut en soi ? Non, mais ça manque clairement de subtilité. Or, c’est ce genre de petits détails qui peut rendre une lecture pesante et lui faire perdre son attrait. Je reconnais néanmoins que la plume de l’auteur gagne en maturité au fil des pages, les petites maladresses et lourdeurs des débuts laissant place à un style plus maîtrisé et donc plus agréable.

Dans l’ensemble, les personnages m’ont paru assez manichéens et peu attachants, ce qui ne m’a pas permis de vraiment m’inquiéter pour eux. Mais l’auteur offre une réelle évolution à son héros, le poussant dans ses retranchements jusqu’à lui faire prendre une direction à laquelle je ne m’étais pas attendue. Ce fut d’ailleurs la bonne surprise du roman, appréciant les prises d’initiative qui déconcertent et qui, comme ici, soulèvent différentes questions, notamment d’ordre éthique et moral. Car, vous verrez que les bonnes intentions ne s’accompagnent pas toujours des meilleures actions et décisions, et qu’un héros peut finir par agir comme la personne qu’elle combat. Une nouvelle preuve de la mince frontière entre le bien et le mal. On appréciera également le jeu autour du temps, du voyage temporel et des paradoxes qu’il peut engendrer…

En conclusion, La légende oubliée et le gardien du temps n’a pas répondu à mes attentes, mais je reconnais que le roman possède certains atouts que soit la mythologie mise en place autour d’un puissant médaillon ou le rôle délicat des gardiens, autant protecteurs que potentiels destructeurs. Si le roman n’a pas réussi à me passionner, je pense qu’il pourra plaire aux lecteurs appréciant les histoires de quête de pouvoir et de héros sur la voie de leur destinée.

Découvrez le roman sur le site de 5 sens éditions.
Merci à Babelio et à la maison d’édition pour cette lecture.

Grisha, tome 3 : L’oiseau de feu, Leigh Bardugo

Grisha - L'Intégrale - Leigh Bardugo

L’intégrale. 1 livre, 3 romans.

Le royaume de Ravka est une terre maudite, divisée par le Shadow Fold, une épaisse nappe de ténèbres peuplée de monstres sanguinaires.

Jeune apprentie cartographe, Alina y est envoyée en mission avec son ami Mal pour accompagner de puissants magiciens, les Grisha. Alors qu’ils sont attaqués par d’horribles créatures, elle les repousse en émettant une déferlante de lumière.

Dès lors, son destin prend une autre tournure : Alina est l’Invocatrice de lumière, celle qui pourrait vaincre le Shadow Fold. Pour cela, elle doit rejoindre les Grishas et apprendre à maîtriser ce don qu’elle ignorait posséder.

Mais dans la capitale, les pièges sont nombreux…

France Loisirs – 1152 pages – Prix : 21,50€

AVIS

Chronique du tome 1 – Chronique du tome 2

J’ai eu la chance de recevoir la magnifique intégrale de Grisha dans une box de Noël, et je dois dire que je suis sous le charme de sa splendide couverture qui reprend avec beaucoup d’élégance trois éléments importants de la série… Ayant déjà lu les deux premiers tomes, je vous parlerai seulement aujourd’hui du troisième et dernier, L’oiseau de feu. Si vous n’avez pas encore commencé la série et que vous ne souhaitez pas découvrir certains éléments des tomes précédents, je vous recommanderai donc de ne pas poursuivre la lecture de cet article ou de passer directement à la conclusion…

En plus de remercier France Loisirs pour m’avoir fait parvenir ce sublime ouvrage, je les remercie de m’avoir poussée, plus de deux ans après la lecture des deux premiers tomes, à enfin lire la conclusion de cette série qui m’aura offert de très beaux et intenses moments de divertissement. Alors que j’avais oublié certains points et personnages, j’ai très vite eu l’impression de me retrouver en terrain connu, la plume de l’autrice possédant ce quelque chose de familier et de terriblement envoûtant… J’ai donc apprécié de retrouver Alina et ses alliés de toujours ou plus récents.

Affaiblie depuis son combat contre le Darkling qui ne s’est pas très bien terminé, la voilà sous la coupe d’un religieux bien décidé à exploiter son image de Sainte afin de rallier ses ouailles autour de lui et de ses croyances. Mais notre Invocatrice de lumière n’est pas la fille manipulable qu’il pense comme elle va lui démontrer. Il voulait la cloîtrer sous terre pour la « protéger », elle choisit la lumière ou, du moins, la surface qui ne demande qu’à être débarrassée de l’obscurité, du Shadow Fold et du Darkling. Un combat qu’Alina est, plus que jamais, prête à mener, et cela commence par mettre la main sur L’oiseau de feu…

Dans cette mission, elle sera entourée de plusieurs personnes, dont Mal, Zoya, David, Genya… À eux tous, ils forment un groupe disparate que l’on suit avec attention dans ses péripéties et ses (més)aventures. Entre la suspicion, la violence, le sang, l’angoisse et la mort, l’autrice ne ménage pas ses personnages et les pousse dans leurs retranchements ! Les épreuves qu’ils traverseront, en plus de souder les liens, nous permettront de découvrir les personnages taillés pour cette aventure à l’issue incertaine, et ceux dont l’âme était déjà trop abîmée pour espérer triompher. Et à ce niveau, je dois avouer avoir été agréablement surprise par Mal, un personnage qui m’avait pourtant horripilée dans les premiers tomes par son immaturité et sa jalousie déplacée.

Dans L’oiseau de feu, il se révèle bien plus mature, responsable et se décide enfin à se comporter comme l’ami dévoué qu’Alina était en droit d’attendre. Courageux, sans être inutilement téméraire, Mal fut pour moi la révélation de ce tome. L’autrice a effectué un magnifique travail sur ce personnage qu’elle a réussi, petit à petit, à modeler pour le rendre intéressant, complexe, et même inspirant. Une évolution menée d’une main de maître qui m’a autant surprise que conquise. Même sa relation avec Alina a réussi à me toucher quand elle m’a longtemps agacée. Les deux amis ne peuvent, en raison de leur différence de statut, laisser court à leurs sentiments, mais on ressent pleinement la force de leurs liens et de l’amour qu’ils se portent mutuellement…

C’est peut-être parce que l’évolution de Mal est remarquable que j’ai trouvé celle d’Alina un peu moins probante. Si j’aurais apprécié un peu plus de panache de sa part, la jeune femme n’en demeure pas moins éblouissante. Elle n’hésite pas à se lancer dans la mêlée et à donner le meilleur d’elle-même, quitte à consentir au plus grand des sacrifices. L’autrice a d’ailleurs réussi à me surprendre par une révélation que je n’avais pas du tout anticipée et qui prouve sa capacité à créer une œuvre dans laquelle rien n’est laissé au hasard ! Tout semble avoir été pensé en amont avec soin afin d’offrir aux lecteurs une expérience de lecture particulièrement marquante.

Au groupe principal, viendra se greffer un personnage que l’on a déjà rencontré et qui, de nouveau, m’a séduite. Je n’ai ainsi pas résisté à son exubérance qui apporte cette touche d’humour nécessaire pour alléger une histoire dans laquelle la mort et le danger sont omniprésents. Mais derrière son physique d’Apollon et son apparente insouciance, se cache un fin stratège à la personnalité bien plus complexe qu’il n’y paraît… Bien que trop peu présent à mon goût, il saura toutefois prouver son amitié et son utilisé à Alina, ce qu’il paiera assez cher. Mais rien d’étonnant si l’on considère l’univers ténébreux construit avec beaucoup d’intelligence par Leigh Bardugo.

Au-delà des héros et de leurs interactions, l’autrice a ainsi su développer un univers qui lui est propre et dans lequel on se plonge avec effroi et délectation. Un univers étroitement lié à l’ombre du Darkling, l’un des meilleurs antagonistes que j’ai eu le plaisir de croiser en littérature. Loin du méchant lourdaud et à l’esprit aussi détraqué que limité, cet homme est d’une complexité indéniable, parfois monstrueux, parfois d’une fragilité extrême qui pourrait presque nous attendrir. Son sentiment de solitude et son envie de trouver en Alina un alter ego le rendent terriblement humain, quand ses moyens pour atteindre ses objectifs nous révulsent… Cet être hors norme exerce sur nous une étrange fascination et un profond dégoût, deux sentiments contradictoires auxquels Alina n’est pas complètement étrangère. Après tout, de par son immense pouvoir, n’est-il pas la seule personne à pouvoir la comprendre ?

La connexion psychique entre les deux personnages est de nouveau très bien exploitée avec quelques scènes qui nous donnent l’impression qu’ils sont tous les deux plongés dans une bulle hors du temps… Le lien atypique entre Alina et le Darkling souligne également une dure réalité : si beaucoup sont mobilisés dans cette guerre contre l’obscurité, c’est bien la confrontation finale entre ces deux puissances qui façonnera le monde de demain. Reste à savoir si le futur sera fait d’ombre ou de lumière. Pour le découvrir, il vous faudra lire ce roman, mais je peux néanmoins vous dire que l’autrice nous offre une fin à la hauteur de l’histoire et des personnages. Seul l’épilogue m’a semblé dévier du ton de la série…

En ce qui concerne la plume de Leigh Bardugo, elle se révèle, comme toujours, entraînante, fluide et particulièrement imagée. L’immersion dans le roman est donc totale d’autant que l’intrigue ne souffre d’aucune longueur et qu’on a un parfait équilibre entre psychologie des personnages, actions et phases de tension.

En bref, L‘oiseau de feu conclut à merveille une série de fantasy à l’univers sombre et particulièrement soigné, qui nous plonge dans un âpre combat entre l’ombre et la lumière. Si le schéma est classique, l’autrice a su se l’approprier pour nous proposer une histoire rythmée, aux multiples révélations, dont le principal atout réside dans la psychologie fine de son antagoniste. Un antagoniste qui fera, bien malgré lui, naître une héroïne de légende qui n’aura pas d’autre choix que d’embrasser sa destinée. Épique, haletante et addictive voici une trilogie à ne pas manquer !

Vous pouvez retrouver l’intégrale de Grisha sur le site de France Loisirs.

 

Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! de Juliette Bonte

Charlie déteste Blade, et Blade le lui rend bien. Elle a essayé de s’entendre avec ce grand brun – vraiment ! – mais entre eux, ça ne passe pas. Le problème, c’est que Blade est un ami de James, le nouveau petit copain de la meilleure amie de Charlie. Alors, autant dire que l’éviter est sans espoir car, si les filles ont la réputation de n’aller aux toilettes qu’à deux, les hommes, eux, sont visiblement incapables de boire une bière sans leurs homologues testostéronés. Mais, quand les soirées évoluent dangereusement vers un projet de vacances en groupe pour les fêtes de fin d’année, Charlie comprend qu’elle est fichue. Car, s’il y a une chose qu’elle déteste encore plus que Blade, c’est bien Noël. Et, si Blade l’apprend, il va tout faire pour que ce séjour en Laponie devienne son pire cauchemar.

HarperCollins (14 octobre 2020) – 342 pages – Poche (7,20€)

AVIS

J’ai décidé de lire ce roman dans le cadre du Cold Winter Challenge, et je dois dire que la magie de Juliette Bonte a tout de suite opéré sur moi malgré mon manque d’appétence pour les romances de Noël. Il faut dire que le livre suit le schéma « ennemies to lovers » que j’aime beaucoup d’autant que dans ce domaine, l’autrice semble exceller !

Je me suis d’ailleurs tellement laissée prendre au jeu que j’ai lu le livre d’une traite, le terminant à trois heures du matin, le sourire aux lèvres et le cœur empli de jolis moments d’amitié, de rire, de complicité et d’amour. Certes, Juliette Bonte ne révolutionne pas le genre, mais elle a réussi à se l’approprier pour nous en proposer une version pleine de charme, de peps et de mordant qui pourra plaire autant aux amateurs de romance qu’aux lecteurs voulant s’initier au genre en douceur.

En effet, au-delà de la relation tumultueuse entre deux protagonistes, le roman aborde des sujets sérieux, mais avec une certaine légèreté, les personnages n’étant pas du tout du genre à s’apitoyer sur leur sort. Non, bien au contraire, si la vie ne les a pas gâtés, ils ont réussi à avancer et à se créer un nouveau cocon, un havre de bienveillance et de tolérance dans lequel chacun est accepté tel qu’il est, avec son passé, ses failles, ses douleurs, sa personnalité et ses talents. Et ce petit miracle, on le doit à James, créateur et propriétaire du Misc, un endroit dans lequel on redonne vie aux objets vieillissants ou dont les propriétaires ne veulent plus.

Donner sa chance à d’anciens objets pour en proposer quelque chose de nouveau, en voilà une démarche dans l’air du temps ! Mais en voilà surtout un projet dont la symbolique finit par nous frapper à mesure que l’on découvre l’histoire personnelle de chacun. Abandon et adoption, familles dysfonctionnelles, parents intolérants et obnubilés par la réussite scolaire et sociale, nonobstant l’épanouissement de leurs enfants… Au fil des pages, on comprend à quel point le Misc est important pour James, Sally, Grayson et Blade. Ce n’est pas seulement un lieu de travail avec un patron et des collègues sympas et originaux, c’est une véritable famille !

Une famille qui s’est agrandie avec l’arrivée de Savannah, en couple avec James, et par association avec l’arrivée de Charlie, les deux jeunes femmes étant inséparables depuis leur plus tendre enfance… Si la première est acceptée par tous, la seconde est viscéralement rejetée par Blade. Quant à savoir pourquoi, il vous faudra vous plonger dans le roman pour le découvrir, mais je peux néanmoins vous dire que la révulsion est réciproque et que tous les deux sont bien décidés à remporter la guerre des nerfs dans laquelle ils se sont lancés…

Et ça commence par des vacances en Laponie, pays rêvé pour les amoureux de Noël, cauchemar pour Charlie, ce dont était bien conscient Blade avant de proposer ce lieu de villégiature au groupe. Diabolique, n’est-ce pas ? Mais rassurez-vous, Charlie n’est pas mal dans son genre et saura trouver les moyens de se venger et de prouver à Blade qu’à ce jeu, elle possède aussi quelques atouts dans sa manche. Vous découvrirez également que son esprit de revanche est particulièrement retors et n’a rien a envié à l’esprit tordu de Blade. 

Entre les regards tueurs, les petites et grosses vacheries, les réparties qui fusent, les noms d’oiseaux qui volent, les petits coups en douce et les chamailleries constantes, Charlie et Blade assurent le spectacle ! Les deux meilleurs ennemis possèdent l’art et la manière de se tirer dans les pattes pour le plus grand plaisir des lecteurs qui se régalent de leurs échanges musclés, piquants et savoureux. Si comme moi, vous aimez voir deux personnages se détester plus ou moins cordialement, avant de se rapprocher et de transformer la haine en un sentiment bien plus doux, vous allez tout simplement adorer la relation entre ces deux fortes têtes.

En plus de la relation entre Charlie et Blade pleine de sel et de l’amitié omniprésente, on appréciera le doux esprit de Noël et de partage qui règne sur cette romance et le fait que l’autrice ne tombe jamais dans la guimauve. Elle n’hésite d’ailleurs pas à détourner certaines traditions avec espièglerie. Le dépaysement offert par le voyage en Laponie devrait, quant à lui, vous donner envie de braver le froid pour découvrir ce pays qui marquera un tournant majeur dans la relation entre Charlie et Blade… Mais seront-ils prêts à l’affronter ?

En conclusion, Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! fut une excellente surprise que je ne peux que conseiller aux lecteurs appréciant les romances dans lesquelles les personnages se détestent de toute leur âme avant de finir par se rapprocher. Entre les coups bas et les réparties qui fusent, vous ne verrez pas les pages défiler d’autant qu’en plus d’une histoire d’amour pleine de peps, d’humour et de piquant, l’autrice nous offre également une magnifique histoire d’amitié, nous prouvant que la vraie famille, c’est avant tout celle que l’on choisit.

Chats contre voleurs, Russell Ayto

Chats contre voleurs

Trois voleurs lorgnent sur une maison vide qu’ils imaginent remplie de trésors… Ils se glissent à l’intérieur à la recherche du butin, mais sans savoir qu’ils sont surveillés en cachette par deux matous bien plus futés qu’eux. Les deux chats-espions contre-attaquent en dispersant des pièges dans chaque pièce : patte à ressorts, lanceur de bac à litière, trappes ou carton anti-évasion : ils ont tout prévu ! Tout pour protéger le plus précieux trésor que renferme cette grande maison… Leur réserve de boîte à sardines !

Gautier Languereau (26 février 2020) – 40 pages – 14,95€

AVIS

Les chats, une obsession ? Peut-être, mais vu toutes les belles découvertes livresques qu’elle me permet de réaliser, je ne vais guère m’en plaindre !

Chats contre voleurs fut ainsi une excellente et désopilante lecture, cet album étant un petit concentré d’humour et de drôlerie. Enfin pour les lecteurs, pas pour les trois voleurs qui en voulant dépouiller une grande maison de ses biens les plus précieux, se retrouvent face à bien plus forts qu’eux : deux chats.

Mais attention, pas des chats de salon dociles et doux, mais des chats malins et facétieux bien décidés à recevoir comme il se doit les trois malfrats. Et je peux vous dire que l’accueil est grandiose et d’une ingéniosité sans nom. Rien ne pouvait préparer les trois voleurs, dignes des frères Dalton, aux pièges qui les attendent. Qui a dit qu’une litière ne pouvait avoir qu’une utilité ? Pas nos deux chats, assurément.

En quelques pages, l’auteur a réussi à me faire rire et à me donner l’impression d’être dans une histoire à la Maman, j’ai raté l’avion. Et le fait que les gags et pièges soient cette fois issus de l’imagination de deux chats et non d’un enfant rend le tout encore plus drôle et savoureux. L’humour passe également par la mise en forme dynamique et pleine de peps qui donne l’impression de vivre l’aventure de l’intérieur ou d’assister à une bonne séance de cinéma. La mise en page met également en valeur les différentes actions des voleurs et des chats, nous offrant ainsi une rencontre au sommet à ne manquer sous aucun prétexte !

En bref, voici un album parfait pour une lecture familiale drôle et divertissante qui devrait plaire aussi bien aux amateurs de chats qu’aux lecteurs appréciant les histoires dans lesquelles les méchants reçoivent une inattendue et amusante correction. Tel est pris qui croyait prendre… en voilà une expression qui résume à merveille cet album que, vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement.

Cold Winter Challenge 2020 : ma PAL #palducwc

L’annonce de la nouvelle session du Cold Winter Challenge, qui se tiendra du 1/12/2020 au 28/02/2021, m’a emplie de joie. Et cette année, il faut remercier L’Enluminée pour le travail accompli, Margaud lui ayant passé le flambeau.

Au programme, le plaisir de lire, le partage, de beaux moments d’évasion, du rêve… Bref, tout ce dont vous avez envie et que vous aurez la chance de vivre à travers vos lectures et les échanges avec les autres participants. Pour tous les détails, je vous invite à regarder la vidéo de présentation de L’Enluminée.

Parmi les différentes options proposées, j’ai choisi Challenge Mordue de l’hiver consistant à lire au moins un livre dans toutes les sous-catégories de chaque menu.

Place maintenant à ma PAL, en rappelant que, comme toujours, mes lectures sont susceptibles de s’éloigner de mes prévisions de lecture…

MAGIE DE NOËL

  • Under the mistletoe : romance de Noël ou feel good qui se passe durant les fêtes de fin d’année. Je ne suis pas très romance de Noël, mais je pense lire un livre dont j’ai entendu énormément de bien et qui semble très drôle.

  • Raclette : famille, amis, secret.

Couverture OrdoCouverture La pension Moreau, tome 2 : La peur au ventre

  • Danse de la fée Dragée : rêve, univers onirique, fantasy, fantastique.

Couverture Nevernight, tome 1 : N'oublie jamaisCouverture Le Royaume AssassinéCouverture Le grand voyage de RameauCouverture Clochette au pays des merveilles

HIVER MYSTÉRIEUX

  • Yule : mythologie, légendes, divinités.

Couverture Rulantica, tome 1 : L'île secrèteCouverture Déesses de légendeCouverture Le bestiaire de l'Olympe

  • Reine des neiges : femme de pouvoir, féminisme, sorcière.

Couverture Ma vie de monstre9791090627079

  • New year, new me : métamorphose, transformation, évolution.

Couverture RéflexionCouverture Peau d'Homme

MARCHER ENSEMBLE DANS LA NEIGE

  • Rennes du Père Noël : animaux, nature, écologie. Je ne suis pas très nature writing alors je me suis plutôt focalisée sur ce que j’adore, les animaux !

Couverture Les lapins de la couronne d'Angleterre, tome 1 : Le complotCouverture La cordonnerie des ours polaires

  • Aurore Boréale : aventure, périple, voyage.

Couverture Coeur de loupCouverture L'enfant et l'Oiseau blanc

  • Carol of the bell : roman choral, plusieurs points de vue… 

Couverture Amelia

HIVER OBSCURE

  • Fantômes des Noël passés : fantômes, revenants, voyage temporel

Couverture Histoires de fantômes du JaponL'effroyable Encyclopédie Des Revenants de pierre dubois Format Beau livre Couverture La machine à explorer le temps

  • Frissonner sous un plaid : horreur, épouvante, thriller, suspense.

Couverture Même pas mortsCouverture DuckensteinCouverture Sacrificial vote, tome 1

  • Nuit du solstice : lire un livre de moins de 300 pages.

Couverture Pauvre âme en perditionCouverture Le Patron est une copine

AU CHAUD DEVANT LA CHEMINÉE (MENU BONUS)

  • Grands enfants : livre jeunesse.

Histoire de Dickens illustré - LuxeCouverture Le chat qui ne voulait pas fêter NoëlCouverture J'ai tué le père noël

  • Vitrine de Noël : lecture graphique/avec des illustrations sur le thème de Noël ou de l’hiver.

How Winston Delivered ChristmasCouverture Le Noël de Mickey et Minnie

  • Chocolat chaud : livre qui apporte du bien-être. Lisant peu de feel good même si c’est un genre que j’apprécie, j’ai opté pour des lectures qui me font, en général, du bien : des livres tout mimi avec, en vedette, des animaux…

Couverture Jasmine, l'apprentie vétérinaire, tome 3 : Un chaton nommé MinuitCouverture Hôtel Heartwood, tome 2 : Un hiver si doux

Et vous, participez-vous au challenge ?
Certains de ces livres vous tentent-ils ?

Cold Winter Challenge 2019 : mes envies de lecture

it-is-time

Il est là, il est arrivé, voici le retour du Cold Winter Challenge, mon challenge littéraire préféré ! Pour rappel, l’objectif est de lire du 1er décembre 2019 au 31 janvier 2020 des livres en fonction de différents menus.

Durant le challenge, vous pouvez également tenter de réaliser l’une ou plusieurs de ces bonnes résolutions :

L’image contient peut-être : texte

Pour tous les détails, je vous invite à visionner la vidéo de Margaud Liseuse. N’hésitez pas non plus à vous inscrire au groupe FB pour partager vos lectures avec les autres participants et découvrir de nouvelles envies livresques.

L’un des plaisirs du challenge est de constituer sa PAL, réfléchir aux livres qu’on aimerait y inclure tout en sachant pertinemment qu’il y a toutes les chances qu’on dévie très vite de nos prévisions de lecture.Je n’ai pas encore en ma possession certains titres, mais ils ne devraient pas tarder à arriver dans ma boîte aux lettres. Voici donc la PAL dans laquelle je compte piocher durant le challenge.

  • La magie de Noël (Noël, Nouvel an, avent) :

couv43075784Mon recueil d'histoires de Noël

Couverture Minuit ! : 12 histoires d'amour à Noël

  • Flocons magiques (contes, réécritures de contes, fantastique, fantasy, légendes)

Résultat de recherche d'images pour "Peau de Mille Bêtes"La Passe-miroir Livre 4 – La Tempête des échos

  • Marcher dans la neige (littérature de voyage, grands espaces, nature…) :

  • Stalactites ensanglantées (polar, thriller, policier, roman à énigmes) :

couv5683155Couverture Les Aventures Occultes de Lady BradsleyCouverture Jack l'éventreur n'est pas un homme

Batman - White knightCouverture Le corbeau d'Oxford

Et vous, participez-vous à ce challenge ?
Avez-vous fait une PAL pour l’occasion ?

 

Cold Winter Challenge 2018-2019

it-is-time

Le Cold Winter Challenge est mon défi littéraire préféré, il m’aide à me plonger doucement dans l’ambiance des fêtes de fin d’année. C’est donc toujours avec plaisir que j’y participe et que je retourne mes bibliothèques dans tous les sens pour choisir mes lectures en fonction des différents menus.

Cette année, Margaud, qui gère le challenge, a ajouté des points bonus :

Pour tous les détails, je vous invite à visionner sa vidéo ou à consulter son blog. N’hésitez pas non plus à vous inscrire au groupe FB pour partager vos lectures avec les autres participants et vous donner, peut-être, de nouvelles envies livresques.

Voici ma PAL pour les deux mois du challenge qui se tient du 1er décembre 2018 au 31 janvier 2019. Je ne pense pas arriver à lire toute cette sélection, mais j’aime avoir du choix…

  • La magie de Noël (Noël, Nouvel an, avent) :

couv43075784

Couverture Un garçon nommé NoëlMon recueil d'histoires de Noël

  • Flocons magiques (contes, réécritures de contes, fantastique, fantasy, légendes) :

Couverture La soupe aux cailloux du père noëlSortilèges et botanique / Sophie Dieuaide, Marie-Pierre Oddoux | Dieuaide, Sophie (1962-....)

Le roi de l'hiver / scénario, dessins et couleurs, Mikaël | Mikaël (1974?-....)Dragon / scénario, dessin & couleurs : Valp | Valp (1979-....)

La citadelle de glace / Roland Fuentès | Fuentès, Roland (1971-....)Sale temps pour les Pattes noires ! / Claudine Aubrun | Aubrun, Claudine (1956-....)

Couverture PentacleCouverture Lys Striker, tome 1 : Piégée par le passé

Toujours affamé / scénario, Cazenove | Cazenove, Christophe (1969-....)Perséphone / Loïc Locatelli-Kournwsky | Locatelli Kournwsky, Loïc (1987-....)

Dédale. 2 / Takamichi | Takamichi

Robêêrt : mêêmoires / Jean-Luc Fromental | Fromental, Jean-Luc (1950-....)

Couverture Lula et les Monstres

  • Marcher dans la neige (littérature de voyage, grands espaces, nature…) : je ne suis pas certaine que ce livre entre vraiment dans cette catégorie, mais l’important étant de s’amuser, j’ai considéré que c’était le cas.

Couverture Un bain de nature

  • Stalactites ensanglantées (polar, thriller, policier, roman à énigmes) : 

couv5683155À même la peau par Gardner

Le mystère du grand hôtel / Martin Widmark | Widmark, Martin

Et vous, participez-vous à ce challenge ? Quel est le menu qui vous attire le plus ?