Top Ten Tuesday #126 : 10 romans dont j’ai vu l’adaptation cinématographique

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


Pour ce thème, j’ai eu envie de vous présenter 10 romans de ma bibliothèque dont j’ai vu l’adaptation cinématographique. Il existe parfois plusieurs adaptations pour un même roman…

Couverture Orgueil et préjugés, illustré (Thomson)Couverture Orgueil et Préjugés et Zombies / Orgueil & Préjugés & Zombies

Couverture Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l'école des sorciersCouverture L'Elégance du hérisson

Couverture Autant en emporte le vent (3 tomes), tome 1

Couverture Chroniques des vampires, tome 01 : Entretien avec un vampire

Et vous, aimez-vous regarder l’adaptation cinématographique de vos lectures quand elle existe ?
Laquelle avez-vous préférée ?

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Si près des étoiles, Kate Alcott

Je remercie les éditions de l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Si près des étoiles de Kate Alcott.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

1938. Julie Crawford n’a qu’une idée en tête : devenir scénariste. Aussi quitte-t-elle sa ville natale de l’Indiana pour gagner Hollywood.
Sur place, ses illusions se heurtent a la réalité des studios : réalisateurs irascibles, vedettes capricieuses… Par chance, la jeune femme croise la route d’une star : Carole Lombard, dont la liaison avec Clark Gable défraie la chronique.
Devenue l’assistante de Carole, Julie est aux premières loges de ce scandale qui pourrait nuire au film a succès que promet d’être Autant en emporte le vent, en cours de tournage.

Prise dans un tourbillon qui la dépasse, Julie réussira-t-elle a prendre son envol, ou verra-t-elle ses espoirs balayés par la prestigieuse usine a rêves ?

Archipel (13 mars 2019) -336 pages – Broché (22€) – Ebook (15,99€)
Traduction :

AVIS

Hollywood vous fait rêver ? Julie Crawford, jeune femme fraîchement débarquée de son Indiana natal, rêve, quant à elle, non pas de glamour et de paillettes, mais de machine à écrire, de scénarios et d’histoires portées sur grand écran. En cette année 1938, cette jeune femme a ainsi posé ses valises à Hollywood dans l’espoir de devenir scénariste… Doux rêve, folie d’une jeune femme trop naïve ou début d’une nouvelle carrière dans un cadre qui fait tourner les têtes ?

Kate Alcott nous propose ici une intrigue originale qui mêle allègrement et avec efficacité des personnages fictifs et des personnes ayant réellement existé à l’instar de la pétillante actrice, Carole Lombard. Avec bienveillance et gentillesse, celle-ci prendra Julie sous son aile, lui apportant aide, réconfort et conseils à chaque fois qu’elle en aura besoin. Je ne suis pas certaine que dans la réalité, une star de la trempe de Carole aurait vraiment pris le temps de sympathiser avec l’une des petites mains de Hollywood, mais peu importe, ce personnage étant, du moins, pour moi, l’atout charme du livre. Cette femme est d’une telle fraîcheur et d’un tel éclat qu’il est difficile de ne pas immédiatement l’adorer. D’ailleurs, le très talentueux Clark Gable ne s’y était pas trompé en tombant sous son charme… Bien que ce ne soit pas le centre du roman, l’autrice nous narre avec beaucoup d’empathie et de réalisme les sentiments profonds qui unissaient les deux acteurs.

Julie, personnage de pure fiction, m’a paru, quant à elle, parfois un peu fade face à ces mastodontes du cinéma qu’elle côtoie et qui ne se révèlent tous pas aussi sympathiques que le couple Lombard/Gable. N’oublions pas que même dans les années 40, Hollywood était un panier de crabes dans lequel il fallait jouer des coudes pour se faire sa place… Au fil des épreuves, des rencontres, des événements et des conseils de Carole, la jeune femme prend néanmoins de la consistance, s’endurcit et finit par prendre sa vie à bras-le-corps quitte à s’affranchir des carcans de son éducation et de l’autorité parentale. Carrière, amitié, mais aussi amour marqueront la nouvelle vie Hollywodienne de Julie. Éprise d’Andy Weinstein, elle s’éveillera à de nouveaux sentiments et aux plaisirs de la volupté même si très vite, la grande Histoire viendra se mettre en travers de la leur… 

Nous sommes en 1938, Andy, de par ses origines, ne peut rester indifférent face à la menace hitlérienne qui risque de faire vaciller l’ordre européen voire mondial. Inquiet, il ne peut que l’être en sachant ses grands-parents restés en Allemagne… Homme cynique par nature, Andy l’est finalement beaucoup moins que Hollywood qui préfère fermer les yeux sur ce qui se passe à l’étranger afin de sauver ses intérêts financiers, et faire ce qu’il estime le plus rentable, vendre du strass et des paillettes. La haine des Juifs ne se fait pas sentir qu’en Allemagne puisque les Américains eux-mêmes ne sont pas forcément prêts à les accueillir comme des citoyens lambdas… Un antisémitisme feutré qui côtoie un racisme bien plus assumé envers les Afro-Américains. Un point qui s’invitera même sur le tournage d’Autant en emporte le vent et sur sa tournée promotionnelle…

Au-delà des enjeux du roman et des sujets abordés, je dois dire que ce fut un véritable plaisir de suivre les coulisses du tournage de ce chef-d’œuvre dont la réalisation a été plus que mouvementée. L’immersion est totale et l’on ressent pleinement la lassitude, les tensions, mais aussi l’effervescence qui devait régner sur le plateau. Si vous avez aimé le film Autant en emporte le vent, vous devriez être ébloui par cette impression de prendre part à l’aventure. Et si vous ne l’avez pas encore vu, vous risquez fort bien de n’avoir plus qu’une envie, y remédier !

En conclusion, d’une plume vibrante de justesse et de sensibilité, Kate Alcott nous narre la rencontre d’une jeune femme avec sa destinée, l’amour et l’amitié. Dans cet Hollywood fantasmé du glamour et des paillettes, le rêve finit pourtant par se faire rattraper par la réalité, cette dure réalité que bientôt plus personne ne pourra ignorer. L’Histoire est en marche et plus rien ne pourra l’arrêter. En attendant, venez-vous plonger dans les coulisses de l’un des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma américain. Émotions et divertissement garantis !

Découvrez un extrait du roman sur le site des éditions l’Archipel.

 

 

 

 

 

In My Mailbox #112 : spécial Gibert Joseph

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


Profitant d’un déstockage de Gibert Joseph sur Rakuten, j’ai passé une petite commande :

  • Traqués sur la lande : ce roman était dans ma wish-list depuis sa sortie.

« Août 1934, Belle-Île-en-Mer. Au bagne d’adolescents, un surveillant frappe trop fort… L’émeute éclate. Une centaine de garçons réussissent à fuir et gagnent la lande. Gab les yeux gris, le Râleur et quelques autres tentent de trouver des vêtements et un abri sûr pour échapper à la traque. Mais où chercher de l’aide ? Bientôt Gab croise la route d’Aël, qui connaît le coin comme sa poche et tente aussi d’échapper au destin que l’on a tracé pour elle…

Inspirée de faits réels, une fiction proche du documentaire. »

  • L’alchimie de la pierre : j’avoue avoir d’abord craqué sur sa couverture même s’il me semble avoir vu passer quelques bons avis.

« Soit une ville immense, sombre et secrète, fondée par un peuple minéral plus secret encore, les gargouilles. De mémoire d’homme, les guildes rivales des Alchimistes et des Mécaniciens s’y livrent une lutte d’influence acharnée. Or les Mécaniciens semblent enfin en passe de l’emporter, prêts à imposer sur la cité un ordre nouveau, brutal.
Automate douée de conscience, unique en son genre, Mattie est la création d’un Mécanicien ambigu. Bien qu’émancipée, elle peine à se libérer de l’emprise de son ancien maître, une ombre qui ne l’a pas empêchée, malgré tout, d’embrasser la carrière d’alchimiste. Les gargouilles l’ont chargée d’une mission cruciale : trouver un remède au mal qui les frappe, une inexorable pétrification. Mission que compliquent des événements tragiques : des attentats frappent la ville, tandis que dans ses entrailles couvent les ferments de la révolution… »

  • Kereban : c’est la forma atypique de ce roman qui m’a donné très envie de le découvrir.

« Une narration jamais vue ! Plongez dans toutes les archives de la ville de Kereban.

Kereban, à l’origine, est une ville qui ne paye pas de mine… Mais le jour où l’on découvre un nouveau gisement d’akos, la vie va se transformer dans cette petite ville côtière. Les bouleversements de cette découverte vont, petit à petit, modifier l’économie et le fragile équilibre politique international. Pour maintenir sa suprématie, l’Empire est prêt à tout, même à déclencher une guerre…

Articles de journaux, cartes postales, discours d’inauguration, extraits de journaux intimes, tchats : découvrez le destin de cette ville à travers une narration fascinante et innovante ! »

  • Nous autres simples mortels : le résumé ne me tentait pas outre mesure, mais l’objet-livre me plaisait bien et Patrick Ness semble être une valeur sûre…

« Et si vous n’étiez pas l’Élu ? Si vous n’étiez pas destiné à être un héros ? Celui qui est censé combattre les zombies, ou ce nouveau truc, là, complètement dingue, avec les lumières bleues. Il y a des choses tellement plus importantes que la énième fin du monde ! Si vous étiez comme Mikey ? Qui veut simplement avoir son bac, passer ce dernier été avec ses amis et, enfin, embrasser Henna (ou plus). Juste se sentir capable de découvrir l’extraordinaire dans sa vie si ordinaire… »

  • Pourquoi les chats vont-ils conquérir le monde ? : j’avais découvert ce livre à la Fête du livre de Saint-Etienne, mais j’avais fini par opter par l’autre roman de Ludivine Irolla : Adèle : licorne malgré elle. Je me suis donc jetée dessus quand je l’ai trouvé d’occasion.

« Non, les chats ne sont pas mignons, ils sont diaboliques !

Suite à une étude très poussée sur le comportement félin (analyses biologiques, reportages exclusifs, enquête à nos risques et périls), voici le résultat de nos expériences. Complotant en secret, tous les chats de la terre se rassemblent pour conspirer contre l’humanité, pour éradiquer tous les êtres humains, pour nous réduire en esclavage, bref, pour nous anéantir ! Grâce à nos témoignages, à nos tests, à nos quiz, vous saurez si vous êtes ou non l’esclave de votre chat. Mais pas de panique ! Nous avons aussi les solutions pour que le cauchemar prenne fin. »

  • Sur la piste des dragons oubliés : je croise souvent ce beau livre à la médiathèque, mais j’avais très envie de le posséder. Seul petit bémol : vendu en très bon état, il n’était nullement fait mention des inscriptions écrites, ce livre ayant été offert à une personne pour son anniversaire. Vu son faible prix d’achat et ma flemme de trouver un carton à sa taille et de le renvoyer, je l’ai gardé. Mais j’avoue que c’est le genre de chose qui m’agace quelque peu…

Sur La Piste Des Dragons Oubliés   de Elian Black'mor  Format Album

« Ce carnet contient les notes et les croquis accumulés lors d’un long voyage, aux confins des terres de Bretagne, d’Irlande et d’Ecosse.  » Sur la Piste des Dragons Oubliés  » Il est précieux, prenez-en soin. E.B.M »

  • Ceintures vertes : découvert en fouinant sur la boutique Gibert, j’ai craqué autant pour le résumé que la couverture.

« Entre choc des différences et rencontres improbables, Ceintures Vertes est une comédie haletante qui met le karaté à l’honneur… Et les adultes n’en sortent pas grandis!

À Catelrouquin, c’est calme comme un vendredi soir d’automne. Les familles regardent tranquillement la télé après un bon spaghettis-boulettes. Les voitures et leurs jantes scintillantes dorment gentiment dans les ruelles. À l’école de karaté du village, les gamins s’apprêtent à passer leur grade de ceinture bleue.
A priori, rien de neuf sous le soleil couchant de cette banlieue d’Aix-en-Provence. Mais c’est sans compter sur Samir et sa bande, débarqués des quartiers Nord de Marseille pour en découdre.
Mauvaise graine contre gentils enfants des beaux quartiers ? La caricature n’est pas loin… Et pourtant, tout est plus compliqué que ça n’en a l’air… et tellement plus drôle ! »

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Certains vous tentent-ils ?

Premières lignes #75 : La maison des oubliés, Peter James

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vais vous présenter les premières lignes de ma dernière lecture : La maison des oubliés de Peter James. Un roman que j’ai adoré et dont je vous reparle la semaine prochaine sur le blog.

« Le déménagement dans ce manoir charmant, en haut de la colline, devait être le point de départ pour une nouvelle vie. Après des années passées dans la banlieue de Brighton, Ollie Harcourt ne pouvait rêver mieux qu’une existence paisible à la campagne. Le reste de la famille suit d’un pas hésitant, mais ne rechigne pas pour autant à cette nouvelle aventure.
Cependant, peu après leur installation, des scènes étranges se déroulent dans la maison.
Des ombres apparaissent, les animaux domestiques se comportent de manière bizarre et plusieurs accidents, plus déroutants les uns que les autres, ont lieu.
Bientôt, Ollie n’a plus de doute : leur présence n’est pas vraiment souhaitée. Quelqu’un semble même prêt à tout pour les expulser de là… à n’importe quel prix. »

PREMIÈRES LIGNES

— Quand est-ce qu’on arrive ?
Cigare entre les lèvres, Johnny jeta un coup d’œil dans le rétroviseur. Il adorait ses gosses, mais Felix, qui venait d’avoir 8 ans, était parfois pénible.
— C’est la troisième fois que tu demandes en dix minutes, répondit-il d’une voix forte, pour couvrir Sunny Afternoon, des Kinks, qui passait à la radio à plein volume.
Retirant son cigare de sa bouche, il se mit à fredonner :
— « The tax man’s taken all my dough and left me in my stately home… »
— J’ai besoin de faire pipi, annonça Daisy.
— On est bientôt arrivés ? gémit de nouveau Felix.

Johnny échangea un sourire avec Rowena, qui semblait apprécier le confort du siège passager rouge et blanc de la Cadillac Eldorado. Elle avait l’air tellement heureuse que c’en était presque ridicule. Ce monstrueux engin de 1966 n’était, certes, pas adapté aux étroites routes de campagne, mais il l’adorait parce qu’il était aussi flashy que lui, producteur de rock à succès. Leur nouvelle maison était, elle aussi, too much à bien des égards, mais sa femme l’adorait autant que lui. Elle se voyait déjà, dans quelques années, en Lady Rowena, à organiser des fêtes somptueuses. Cet endroit dégageait quelque chose de très particulier, mais pour le moment, il avait surtout besoin d’être retapé.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

Retrouvez les premières lignes des autres participants :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
La Pomme qui rougit
Chat’Pitre
La Booktillaise
The Cup of Books
Prête-moi ta plume
Le Parfum des Mots
Les lectures d’Emy
Songes d’une Walkyrie
Shury lecture
Aliehobbies
Entre deux lignes
Rattus Bibliotecus
Encore un livre

Comment l’hypnose a changé ma vie, Messmer

Je remercie Babelio et les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir Comment l’hypnose a changé ma vie de Messmer.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

 » L’invisible, l’impalpable a une réalité, une énergie. « 

 » Je m’appelle Éric Normandin, mais en 1995 j’ai décidé de me faire connaître sous le nom de Messmer, en hommage à l’un des plus célèbres pionniers de la science de l’hypnose. Je suis né en 1971 et j’ai grandi à Saint-Césaire, une petite ville du Québec, dans une famille plus atypique qu’on pourrait le croire. Quarante-sept ans plus tard, je parcours la planète en exerçant le métier de fascinateur. Je crois au pouvoir de l’esprit. Grâce à lui, j’ai réalisé ce que j’ai longtemps cru impossible : faire découvrir l’hypnose au public, tout en le divertissant.
Lorsque j’ai enfin écouté et apprivoisé – en pleine conscience – la puissance de l’esprit, j’ai su, après bien des détours et des déconvenues, prendre les meilleures décisions pour réaliser mes rêves… Puisse mon livre vous aider à réaliser les vôtres.
Je suis Messmer et voici mon histoire. « 

Michel Lafon (24 janvier 2019) – 237 pages – Broché (18,95€) – Ebook (13,99€)

AVIS

Ne regardant quasiment pas la télé et jamais les émissions de divertissement, je confesserai être passée à côté du phénomène Messmer. En revanche, l’hypnose est un sujet qui m’intéresse beaucoup ayant eu l’occasion de tester l’hypnose ericksonienne dans le cadre médical. Si malheureusement, cela n’a pas vraiment eu d’impact sur mes phobies, je reste persuadée de la puissance et du bien-fondé de cette science.

J’étais donc très curieuse d’en apprendre plus sur la manière dont l’hypnose a pu changer, pour le meilleur, le destin d’une personne. Et je dois dire que je ne regrette pas du tout ma curiosité. Dès les premières lignes, Messmer arrive à créer une vraie complicité avec le lecteur lui narrant sa vie, de sa prime jeunesse à l’homme médiatique qu’il est devenu, comme il le ferait à un ami. Une convivialité dans le style d’écriture qui rend la lecture très agréable et surtout très rapide même pour les personnes qui, comme moi, ne lisent quasiment jamais d’autobiographies.

Les pages défilent sans que jamais ne pointe l’ennui. Bien au contraire, on prend beaucoup de plaisir à découvrir la vie de cet homme dont ici transparaît toute la gentillesse, la simplicité, la débrouillardise, mais surtout la pugnacité et la capacité de travail. Quand Messmer raconte certains épisodes de sa vie et notamment la manière dont il a réussi enfant à hypnotiser un camarade, on a presque l’impression que c’est facile. Il reçoit de son grand-père un étrange et mystérieux grimoire que je rêve de feuilleter au demeurant, il le lit, l’étudie, s’entraîne et ça marche.

Mais au fil des pages, on se rend compte que si l’homme semble avoir des dispositions naturelles, ses talents d’hypnotiseur sont avant tout le fruit de beaucoup de travail. Hypnotiser et fasciner les foules, c’est un travail personnel de longue haleine qui ne semble d’ailleurs jamais terminé. Messmer est, en effet, toujours à l’affût de nouveaux moyens de passionner ses spectateurs, et de développer ses capacités. Que ce soit en hypnotisant une salle entière en un claquement de doigts, ou presque, marquant ainsi un record mondial ou en essayant d’exploiter tous les sens pour offrir un spectacle multisensoriel, Messmer ne se repose jamais sur ses lauriers. C’est peut-être l’une des clefs du succès de cet homme qui fascine au sens propre comme au sens figuré.

Pour ma part, je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à l’un de ses spectacles, mais s’il met sur scène ne serait-ce qu’une parcelle de l’énergie mise dans ce livre, le spectacle s’annonce grandiose ! J’ai d’ailleurs apprécié que l’auteur évoque certains moments forts/anecdotes de ses shows et de ses passages à la télé, certains se révélant amusants et d’autres empreints d’émotions. Cela permet, en outre, d’offrir aux personnes n’ayant jamais assisté à l’une de ses représentations, un petit aperçu de ce qu’il est capable de faire. Et même en gardant à l’esprit que l’hypnose n’a rien de magique, ses capacités ont de quoi faire rêver et impressionner !

Ce facteur rêve explique peut-être, en partie, l’engouement du public pour cet hypnotiseur que les spectateurs plébiscitent n’hésitant pas, pour certains, à assister plusieurs fois au même spectacle. Chose étonnante de prime abord, mais qui prend tout son sens quand l’on sait que Messmer interagit de manière importante avec le public. Chaque représentation, même si elle suit une trame rigoureuse et pensée de A à Z, est donc influencée par les personnes présentes dans la salle jusqu’à devenir unique… Et puis il y a cet amour du public que l’on perçoit à travers les mots de Messmer, et qui doivent certainement faciliter la relation de confiance qu’il entretient avec ses spectateurs prêts à repousser, avec enthousiasme et en toute confiance, les limites de leur esprit.

Dans ce livre, j’ai découvert un homme fascinant et passionnant, mais aussi quelqu’un de simple et d’accessible malgré sa profession et ses capacités peu communes. Une impression renforcée par les anecdotes qu’il partage sur son enfance, sa vie professionnelle qui n’a pas toujours été celle qu’on lui connaît, l’influence et l’importance de sa famille dans sa vie, les rencontres qui ont marqué sa carrière, la difficulté de mener de front vie de famille et carrière internationale… Sont également insérées quelques photos qui nous offrent une petite plongée dans l’intimité de l’auteur. Alors que l’on aurait pu craindre de tomber dans le voyeurisme avec cette sensation de feuilleter les pages d’un magazine people, Messmer a réussi à partager des moments significatifs de sa vie tout en gardant une certaine retenue.

Comment l'hypnose a changé ma vie, Messmer

La seule chose qui pourrait décontenancer les lecteurs avec cet ouvrage, c’est l’absence d’explications concernant l’hypnose et ses différentes techniques. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée, le sujet étant tellement vaste qu’il aurait fallu bien plus d’un seul livre pour en faire le tour.

En conclusion, que vous soyez fan de Messmer ou non, je ne peux que vous inviter à vous laisser tenter par cette autobiographie qui vous permet de découvrir l’homme derrière l’artiste. Avec simplicité et beaucoup de convivialité, il vous narre les principales étapes de sa vie et tous ces moments et rencontres qui lui ont permis de devenir l’un des meilleurs hypnotiseurs au monde. Messmer, parfait exemple du self-made-man, inscrit ici sa légende, et ne semble pas prêt de s’arrêter en si bon chemin.

 

Throwback Thursday Livresque #119 : Assistant(e)s/Secrétaires

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, je vais vous parler d’un roman dont la chronique dort dans mes brouillons depuis un très long moment : Meilleurs ennemis de Sally Thorne.

Meilleurs ennemis : Découvrez la nouvelle comédie romantique de Sally Thorne "À moi... ou presque !" (&H) par [Thorne, Sally]

« Le jour où Lucy rencontre son nouveau collègue, Joshua Templeman, elle n’en revient pas : il est à tomber ! Sauf qu’il ne lui faut pas plus de deux secondes pour découvrir qu’il est aussi froid, cynique, impitoyable… absolument détestable ! Alors, quand leurs chefs respectifs les mettent en concurrence pour une promotion, Lucy est prête à tout pour le battre. Car, si elle gagne, elle sera sa boss. S’il gagne… elle démissionnera. Autant dire qu’elle n’a pas le choix : elle doit gagner. Mais lorsque, un soir, dans l’ascenseur, ce traître de Josh l’embrasse fougueusement, elle est complètement déstabilisée. Se serait-elle trompée à son sujet depuis le début ? Ou est-ce une tactique de Josh pour lui faire perdre ses moyens ? »

Pourquoi ce choix ?

Lucy et Joshua, assistants dévoués et efficaces, se vouent une haine farouche, du moins en apparence. Les piques fusent et les regards se font meurtriers… Mais comme nous sommes dans de la romance, vous vous doutez donc bien que les choses et leur relation vont évoluer !

Ma chronique (pas encore publiée) est assez mitigée, mais quand je la relis, je la trouve peut-être un peu trop dure puisque plus d’un an après avoir lu le roman, j’en garde finalement une impression plutôt positive.

Dans tous les cas, si vous voulez une romance pleine d’humour et de légèreté suivant le schéma classique, mais toujours efficace, de deux personnes se détestant avant de se rapprocher, ce roman devrait vous plaire. Cerise sur le gâteau, les piques entre les personnages sont assez savoureuses et il n’y a pas de scènes érotiques à gogo.

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Vous tente-t-il ?

Un amour de chat, Melinda Metz

Melinda Metz - Un amour de chat.

Je vous avais déjà présenté les premières lignes d’Un amour de chat de Melinda Metz, un roman qui me tentait énormément et que j’ai eu le plaisir de recevoir dans le cadre de mon partenariat avec les éditions l’Archipel.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ils sont félins pour l’autre

Jane, 34 ans, a connu l’année de l’Homme égocentrique, l’année de l’Homme qui a oublié de dire qu’il était marié, l’année de l’Homme qui ne s’engage pas… Et combien d’autres déconvenues encore ?
Alors, c’est décidé : cette année sera la sienne ! Une parenthèse au cours de laquelle elle accomplira ses rêves – dès qu’elle les aura identifiés, bien sûr… Une année loin du lycée où elle enseignait l’histoire. Une année loin des hommes, surtout !
Mais MacGyver, son adorable chat, ne l’entend pas de cette oreille. Cupidon facétieux, il s’est fixé pour objectif de briser la solitude de Jane. Quitte à se muer en cha(t)pardeur


l’Archipel (mars 2019) – 336 pages – Broché (20€) – Epub (13,99€)
Traductrice : Catherine Duras

AVIS

Melinda Metz a été scénariste et cela se ressent dans la manière dont est orchestré ce récit qui ferait sans aucun doute des merveilles s’il était porté sur grand écran. Il faut dire qu’avec un personnage aussi truculent et haut en couleur que MacGyver, les spectateurs n’auraient pas d’autre choix que d’avaler leur pop-corn les yeux rivés à l’écran !

Dès les premières lignes, j’ai ainsi été séduite par le ton de l’histoire qui n’est pas dénuée d’humour et de légèreté. S’inspirant d’un fait réel qui m’avait d’ailleurs beaucoup amusée, l’autrice nous narre l’histoire d’un chat prénommé MacGyver qui est aussi débrouillard que son homonyme. Mac adore sa maîtresse Jane et s’est donné comme mission de la rendre heureuse en lui trouvant un compagnon de route afin de chasser ce sentiment de solitude qui l’anime. Et pour ce faire, vous verrez qu’il a plus d’un tour dans son sac ! Il n’hésitera pas, la nuit tombée, à quitter sa peau de chat d’appartement pour se muer en petit chapardeur, au plus grand désarroi de Jane…

Mais Mac a un grand cœur, et très vite, aider son humaine ne lui suffit plus. Il va se mettre en tête d’apporter du bonheur à tous ces humains qui sont bien incapables de deviner par eux-mêmes ce dont ils ont véritablement besoin. Usant et abusant de sa malice, de son flair hors pair, d’un certain culot, d’un sens aigu de la discrétion et de son intelligence à toute épreuve, il apportera ainsi, petit à petit, bonheur et lien social dans son quartier. Il met tellement de cœur et d’enthousiasme à rendre les gens heureux qu’on ne pourra que lui pardonner la méthode peu orthodoxe qu’il met en œuvre pour y arriver. Et puis comment résister à ce chat qui joue les gros durs, mais qui a un cœur en or ? Ne lui répétez pas, mais je le soupçonne même de ne pas autant détester ce « crétin » de chien qu’il s’amuse à provoquer et à embêter à la moindre occasion.

Aux côtés de ce chat qu’on ne peut qu’adorer et rêver d’adopter, l’autrice nous propose également une galerie de personnages attachants et tout aussi hauts en couleur. Parmi ceux-ci, il y a la voisine bohème que l’on apprécie pour la pointe d’excentricité et l’amitié qu’elle apporte à Jane, le couple de voisins âgés avec la femme autoritaire qui se révèle attentionnée bien que plutôt intrusive tout comme peut l’être son amie Helen, le voisin agaçant, mais pas méchant, qui sous prétexte d’avoir joué un détective à l’écran, se lance sur la piste du voleur qui sévit dans le voisinage…

Il n’y a pas à dire, Jane a bien fait de poser ses valises à Storybook Court, un lotissement plein de charme que ce soit grâce à ses habitants et à ses habitations atypiques ou l’atmosphère qui imprègne les rues. Et puis être domiciliée au 185 rue de la Pantoufle-de-Vair, ça en jette ! À l’inverse de Cendrillon, il n’y a pas de marâtre ni de sœurs détestables dans la vie de Jane, mais il se pourrait qu’un prince charmant, du nom de David, fasse son apparition… Touchant, sensible, gentil et drôle, cet homme plein de charme ne devrait pas laisser les lectrices et lecteurs indifférents d’autant qu’il y a une vraie alchimie entre lui et Jane. Mais la jeune femme est-elle prête à lui faire une place dans son « Année à moi » ? Cette année sabbatique durant laquelle elle est bien décidée à trouver sa voie, ce travail qui la rendrait heureuse et qui lui permettrait de s’épanouir. De la même manière, David, toujours affecté par le décès de sa femme, est-il prêt à laisser la place à une autre personne dans son cœur ?

Je vous laisserai bien sûr le plaisir de découvrir la réponse à ces questions par vous-mêmes, mais je peux vous dire que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice a construit et développé la relation entre les deux personnages. C’est fait avec réalisme, bienveillance, douceur, et humour. J’ai, en outre, apprécié que Jane et David ne soient pas obnubilés par la recherche de l’âme sœur, mais que ce soient les caprices du destin, et peut-être un peu ceux d’un certain chat, qui vont les pousser à s’interroger sur leurs sentiments… La seule chose qui m’a parfois légèrement exaspérée est l’insistance avec laquelle l’entourage plus ou moins proche de Jane et David va essayer de les caser. Ce n’est pas juste, mais quand c’est Mac qui joue les cupidons, on trouve tout de suite ça très mignon, mais quand ce sont deux voisines intrusives ou des amis qui semblent incapables de comprendre qu’il faille du temps pour surmonter un deuil, ça finit par exaspérer. Mais les personnages sont tellement attachants qu’on leur pardonne très vite…

L’histoire, construite avec intelligence et une certaine légèreté, a indéniablement des airs de feel-good, du genre à vous donner le sourire pour la journée, et l’envie de croire en la capacité de chacun à reprendre sa vie en main. Se dessine également une jolie réflexion sur la notion de bonheur, et de cette force qui vous pousse, matin après matin, à vous lever et à avancer dans la vie.

En conclusion, Un amour de chat est un joli roman qui met en scène des personnages attachants, réalistes et proches des lecteurs. Même MacGyver, ce super chat qu’on rêverait tous d’adopter, finit par sembler aussi réaliste que tous ces humains qu’il s’échine à rendre heureux malgré leur manque évident de bon sens et de flair. Romance ou feel-good, voire un peu des deux, voici un livre que je vais garder précautionneusement dans ma bibliothèque afin de le relire quand j’aurais besoin d’une bonne dose de soleil et de bonne humeur dans ma vie. Merci à toi MacGyver, chat du bonheur !

Découvrez un extrait du roman sur le site des éditions l’Archipel.