Week-end à 1000 (février 2020) : ma PAL prévisionnelle

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Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge trimestriel organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe FB pour partager votre avancée et échanger avec les autres participants.


Un nouveau week-end à 1000 est programmé et se tiendra du vendredi 21 février 19h au dimanche 23 février 23h59. Voici donc ma PAL prévisionnelle pour cette session…

ROMANS

Couverture La pelote d'épinglesCouverture Nuit et Jour

OUVRAGES GRAPHIQUES

Couverture Maléfices : Les contes d'AlombrarCouverture Super MickeyCouverture Le Detection Club

TOTAL : 1134 pages

Et vous, participez-vous à cette session ?

Aucune description de photo disponible.

 

Top Ten Tuesday #163 : les 10 romans sélectionnés par mon binôme pour l’épreuve des alliés du #PLIB2020

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


En plus de faire partie du jury du PLIB 2020, je participe également aux épreuves, ouvertes à tous, qui jalonnent ce prix littéraire. Et depuis quelques jours a débuté l’épreuve des alliés. Le principe est simple, faire gagner un maximum de points à son équipe en lisant le plus de livres possible parmi les 10 sélectionnés par son binôme.

Je vous propose donc les 10 romans sélectionnés par mon binôme, Lully, dont je vous invite à découvrir le compte Instagram.

  • The Hazel Wood :

Couverture Hazel Wood, tome 1

Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althea Proserpine, auteure des célèbres Contes de l’Hinterland.
Hazel Wood, d’où semble s’échapper des personnages inventés par Althea.
Hazel Wood, où sa petite-fille, Alice, va devoir s’aventurer.
Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.

Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur un autre monde ?
Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?

Il était une fois… Hazel Wood.

  • Miss Pook :

Couverture Miss Pook, tome 1 : Miss Pook et les enfants de la lune

Paris, 1907…
Miss Pook est une sorcière. Sous l’apparence trompeuse et charmante d’une jeune fille anglaise, elle se fait embaucher comme gouvernante par une riche famille parisienne. Manipulatrice hors pair, Miss Pook a le projet diabolique d’enlever les enfants dont elle a la charge. Sa nouvelle victime se prénomme Elise et Miss Pook parvient à convaincre cette fillette de dix ans de quitter la terre pour vivre avec elle dans son chateau, sur la lune. Elise découvrira bientôt que la lune est une « résidence d’âmes » et fera la rencontre de personnages de légendes tels que le Sphinx, le Faune, un dragon ou des Vampires…

  • La pelote d’épingles :

Couverture La pelote d'épingles

De nos jours, l’existence des marraines fées est bien connue. L’une d’entre elles, Violette, est missionnée à Paris pour réunir deux tourtereaux : un chanteur pour midinettes et une couturière sans le sou. Mais sur place, rien ne se déroule comme prévu : les prétendants ne se calculent même pas ! Pire, le jeune homme craque pour les charmes de la fée qui doit pour la première fois gérer un problème de taille, pour lequel elle est parfaitement incompétente et inexpérimentée : ses propres émotions.

La pelote d’épingle est une romance acidulée aux accents rock qui met un bon coup de pied au joyeux petit monde des fées, princes charmants et innocentes princesses ?

  • Nuit et jour :

Couverture Nuit et Jour

Dans un monde où un Orbe divin gouverne la nuit et le jour sans nuances, chaque personne est irrémédiablement liée à un camp pendant toute son existence : les Luisants s’opposent aux Ombreux depuis toujours, tandis que les guerres et les alliances font passer l’Orbe de la lumière à l’obscurité selon les puissances victorieuses. Deux femmes changent pourtant d’allégeance : Nour la sorcière, inspirée par des visions lui évoquant un avenir singulier en teintes d’orange et de pourpre, où elle lit la fin des conflits. Quand elle y remarque la silhouette d’une guerrière, elle décide de partir à sa recherche. Mais Leïla n’a que peu d’intérêt pour cette société dans laquelle elle ne se sent pas à sa place. Nour devra la convaincre de la rejoindre pour qu’ensemble, elles colorent le monde.

  • L’écrivain abominable :

L'écrivain abominable par Balpe

Manolo, les livres, c’est pas son truc. Alors, quand il apprend que la maîtresse a invité un écrivain célèbre, Roland Dale, à venir dans la classe, il s’apprête à passer LA PIRE journée de toute sa vie !
Mais il est encore loin de s’imaginer ce qui l’attend… »

  • Un jour, une étoile :

Couverture Un jour une étoile

Saru vit avec son clan à M’martre, une cité en ruines en proie aux guerres intestines. Le jour où son frère, ayant atteint ses 6?000 matins, est emmené par les maraudeurs, ces gros monstres de fer redoutés par tous et qui surgissent de nulle part, Saru perd tous ses repères.
Au même moment, une capsule tombe du ciel avec en son sein deux êtres vêtus d’une armure de métal. L’une d’elle, à la voix d’ange et à la silhouette hors du commun, bouleverse totalement Saru. Ce dernier apprend petit à petit à connaître celle qu’il appelle «sa fée de métal» et comprend qu’il a vécu jusqu’à présent dans un gigantesque leurre.

Commence alors une quête dans les entrailles d’un incroyable vaisseau qui en apprendra bien plus aux deux protagonistes sur eux-mêmes et sur l’Humanité.

  • La stratégie des as :

Couverture La stratégie des as

Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis… Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m’a proposé ce contrat juteux, je n’avais aucune raison de refuser.
Même si je me doutais que ce n’était pas qu’une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu’on m’a gentiment offert de force risque bien de m’éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j’ai sauté à pieds joints dans le piège. L’amour du risque, je vous dis. Enfin… c’est pas tout ça, mais j’ai une vie à sauver. La mienne.

  • Kereban :

Couverture Kereban

Une narration jamais vue ! Plongez dans toutes les archives de la ville de Kereban.

Kereban, à l’origine, est une ville qui ne paye pas de mine… Mais le jour où l’on découvre un nouveau gisement d’akos, la vie va se transformer dans cette petite ville côtière. Les bouleversements de cette découverte vont, petit à petit, modifier l’économie et le fragile équilibre politique international. Pour maintenir sa suprématie, l’Empire est prêt à tout, même à déclencher une guerre…

Articles de journaux, cartes postales, discours d’inauguration, extraits de journaux intimes, tchats : découvrez le destin de cette ville à travers une narration fascinante et innovante !

  • Memory :

Couverture Memory

Il y a le phare, où Mem mène une existence de captive, coincée entre son frère Sam et l’inquiétant Joris. Il y a le quotidien, morne et gris, la peur au ventre, peur d’être frappée, peur de prononcer un mot interdit, peur de déployer ses ailes, et qu’elles lui soient arrachées. Il y a le rêve, aussi, toujours le même, qui l’aide à tenir le coup. Jusqu’au jour où le refuge du trio est attaqué. Libre presque malgré elle, Mem s’en va sans un regard en arrière. Bravant la pluie, la fatigue, le froid, elle échoue dans l’antre d’une vieille femme, rescapée d’un monde disparu, interdit. Auprès d’elle, la jeune fille apprend à respirer sans craindre les coups et surtout, à lire et à écrire. S’ouvre alors pour l’orpheline un monde nouveau, un monde dans lequel les éclats morcelés du passé et du présent se rejoignent, où se cache peut-être la clef de son identité perdue…

  • La tête dans les étoiles : une jolie histoire lue dimanche et dont je vous reparle bientôt sur le blog.

Couverture La tête dans les étoiles

Pourquoi s’intéresser aux autres, quand on a déjà tout ce que l’on souhaite ? Sam Kinnison est un « geek » et cela lui convient parfaitement. Il a tout ce qu’il souhaite : ses films d’horreur, ses amis intellos et World of Warcraft. Et à part si Princesse Leia se retrouvait soudainement dans sa chambre, il n’a pas à s’inquiéter des filles. Arrive Camilla. Elle est belle, sociable, populaire et n’a strictement rien en commun avec lui. Et si Sam est bien déterminé à l’ignorer, Camilla, elle, en a décidé autrement.

Et vous, participez-vous à cette épreuve ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

Le chapardeur des cœurs, Melinda Metz

Nouvelle mission pour MacGyver, le cupidon félin ! Après avoir aidé sa maîtresse à trouver l’amour, il repère un nouveau cœur en détresse, celui de Briony,  » cat-sitter  » venue s’occuper de lui.
La jeune femme est désemparée : la veille, elle s’est enfuie en abandonnant son fiancé au pied de l’autel. Et, désormais, il lui faut gérer les escapades de l’intrépide matou.
Toujours prompt à partir en cavale, Mac a en effet pris l’habitude d’aller se promener dans une résidence pour personnes âgées dirigée par Nathan, un célibataire qui doit faire face à un problème de taille…
Quelqu’un a décidé de couler son établissement. Et si MacGyver démasquait le coupable ? Et aidait ainsi Nathan à enfin regarder Briony

l’Archipel (février 2020) – 336 pages – Broché (20€) – Ebook (14,99€)
Traduction : Catherine Duras

AVIS

Le chapardeur des cœurs fait suite à Un amour de chat dans lequel nous avions fait la connaissance de MacGyver, un chat très spécial qui a réussi, entre autres, à réunir Jane et David. Mais on dirait bien que notre minet n’a pas fini de jouer les cupidons ! Car c’est maintenant de la cousine de Jane, Briony, dont il doit s’occuper.

Après avoir quitté son fiancé au pied de l’autel, la jeune femme se réfugie chez Jane et David afin de faire le point sur sa vie tout en jouant la pet-sitter. Mais ce que Briony ne savait pas, c’est que si Dougy est un chien tout à fait ordinaire, MacGyver est loin d’être un chat comme les autres. C’est un chat-entremetteur, réparateur des cœurs et trouveur d’âme sœur. Accessoirement, c’est un petit filou fugueur et cleptomane qui use et abuse de sa ruse légendaire pour aider ces pauvres deux pattes bien incapables d’être heureux sans ses plans ingénieux.

Mais quel plaisir de retrouver MacGyver ! Un chat amusant, facétieux et haut en couleur auquel on ne peut que s’attacher et avoir envie d’assister dans sa lourde tâche de rompre la solitude sentimentale des humains qui l’entourent. Et le travail ne manque pas : sa nounou semble désemparée devant le tournant pris par sa vie, Nathan, directeur de maison de retraite, se noie dans son travail, un amateur de sardines voit le cœur de sa belle ravir par le nouveau bellâtre de la maison de retraite…

Comme dans Un amour de chat que l’on n’a pas besoin d’avoir lu pour comprendre cette histoire, l’autrice nous présente une galerie de personnage variée et terriblement attachante. Les résidents de la maison de retraite, en plus de ne pas avoir la langue dans la poche, se révèlent amusants et d’une énergie communicative. Entre les amitiés, les amours, les incompréhensions et les petites jalousies, le troisième âge ne semble pas de tout repos !

L’attachement des résidents à Nathan, directeur et co-propriétaire de la maison de retraite Les Jardins, met du baume au cœur d’autant que cet attachement est réciproque. Nathan traite, en effet, avec beaucoup de douceur, de respect et d’égard les nombreuses personnes sous sa responsabilité. Peut-être un peu trop si l’on considère que toute sa vie tourne autour de la maison de retraite et de sa famille sur laquelle il veille avec beaucoup d’abnégation. Mais l’arrivée de Briony va tout changer. Bien qu’elle ne lui ait pas fait une bonne première impression, il va vite tomber sous son charme et réaliser, petit à petit, qu’il est peut-être temps pour lui de laisser la place à une femme dans sa vie bien remplie.

Briony est une jeune femme gentille et attachante que l’on prend plaisir à voir évoluer tout au long du roman. D’abord incapable de prendre une seule décision sans les conseils d’au moins une personne, elle va prendre confiance en elle et apprendre à dompter ses crises d’angoisse. Au gré des péripéties, des rencontres et des conversations à cœur ouvert, Briony réalisera ainsi qu’elle est capable de prendre ses propres décisions et de choisir la vie qui lui convient et non pas celle tracée par ses parents aimants, mais surprotecteurs.

Cette prise de conscience sera d’ailleurs l’occasion pour l’autrice d’aborder des thèmes comme les relations familiales, le poids de l’éducation sur la construction de la personnalité de chacun et l’importance de laisser les enfants faire leurs propres erreurs… Côté famille, Nathan ne sera pas non plus épargné avec un père ayant fui ses responsabilités, une mère fragile psychologiquement et une sœur quelque peu culottée…

Le rapprochement entre Briony et Nathan est assez rapide, mais semble naturel tellement l’alchimie entre les deux personnages saute aux yeux. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice construit cette idylle pleine de tendresse, de douceur et d’humour même si, comme vous le verrez, les choses ne seront pas toujours si simples… Entre les mensonges par omission de Briony sur les circonstances l’ayant conduite à poser sa valise chez sa cousine et la menace qui plane sur la maison de retraite, le couple va devoir affronter quelques épreuves.

En plus des facéties de MavGyver, de l’amitié et de l’amour si présents dans le récit, l’histoire se pare, en effet, d’une petite dimension policière avec une enquête pour déterminer qui est derrière les actes de sabotage dont la maison de retraite est victime. Des odeurs pestilentielles, une machine de sport devenue folle… Quelque chose ne tourne pas rond ! Mais Nathan ainsi que ses employés et les résidents sont bien décidés à faire toute la lumière sur cette affaire avant qu’elle ne mette en danger la pérennité des Jardins que personne n’a envie de quitter.

Si l’on devine assez rapidement le fin mot de l’histoire, du moins en partie, puisque je n’avais pas anticipé l’une des révélations, cette enquête et les actes de sabotage apportent un peu de mystère, de tension et de suspense. Cela démontre également avec force la solidarité et l’entraide qui existent au sein des Jardins ; une institution qui devrait servir de modèle à toutes les maisons de retraite qui existent.

En conclusion, MacGyver nous revient toujours aussi drôle, ingénieux, impertinent et facétieux dans une histoire teintée de mystère, mais surtout pleine de douceur, de tendresse, d’amour et d’amitié. Le chapardeur des cœurs, c’est un petit rayon de soleil dans votre quotidien et la promesse de découvrir un récit porté par des personnages hauts en couleur et terriblement attachants que l’on aimerait beaucoup avoir comme amis dans la vraie vie.

Merci aux éditions de l’Archipel pour cette lecture.

In My Mailbox #151

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


LIVRES PAPIER

  • Livres neufs :

Couverture Hôtel Heartwood, tome 2 : Un hiver si douxCouverture Batman & Les Tortues Ninjas Aventures

Couverture Le libraire de CologneCouverture Sang RancuneCouverture de La fille fantôme par Bérengère Berte

Couverture de Le château du temps perdu par Paul BruardCouverture de Trois histoires de cœur par Erwan BargainCouverture de Dernière Ambition par Mélinda Schilge

Le sacrifice de la flamme

  • L’association Vole, papillon d’amour organisait une nouvelle bourse aux livres. Comme toujours, j’y ai trouvé de sympathiques ouvrages, et notamment une édition de Basil, détective privé que je ne possédais pas encore.

LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE - Les Grands Classiques DisneyCouverture Le club de la pluie contre Satin-Noir

EBOOKS

Wasted Words: Inspired by Jane Austen's Emma (The Austens Book 1) (English Edition) par [Hart, Staci]Le Long Voyage par [Perret, Florent]The Deal (Off-Campus Book 1) (English Edition) par [Kennedy, Elle]

DEAD AND GONE TO BELL (A Samantha Bell Mystery Thriller Series Book 1) (English Edition) par [Waldron, Jeremy]Soulless at Sunset (Last Witch Standing Book 1) (English Edition) par [Chase, Deanna]Skyborn: Ignite (English Edition) par [Parker, Hannah]

LIVRE AUDIO

J’ai profité d’une super offre sur Audible pour craquer sur ce livre audio dont j’attends la sortie en relié avec impatience.

All the Stars and Teeth

She will reign.

As princess of the island kingdom Visidia, Amora Montara has spent her entire life training to be High Animancer – the master of souls. The rest of the realm can choose their magic, but for Amora, it’s never been a choice. To secure her place as heir to the throne, she must prove her mastery of the monarchy’s dangerous soul magic. When her demonstration goes awry, Amora is forced to flee. She strikes a deal with Bastian, a mysterious pirate: he’ll help her prove she’s fit to rule, if she’ll help him reclaim his stolen magic. But sailing the kingdom holds more wonder – and more peril – than Amora anticipated. A destructive new magic is on the rise, and if Amora is to conquer it, she’ll need to face legendary monsters, cross paths with vengeful mermaids, and deal with a stow-away she never expected…or risk the fate of Visidia and lose the crown forever.

I am the right choice. The only choice. And I will protect my kingdom.

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

La fille fantôme, Bérengère Berte

Couverture de La fille fantôme par Bérengère Berte

Je remercie Bérengère Berte de m’avoir permis de découvrir La ville de l’étrange – La fille fantôme.

Zoé, douze ans, vient tout juste de déménager dans une ville au bord de la mer. Elle est impatiente de tout découvrir et de se faire de nouvelles copines. Mais voilà qu’elle entend des bruits inquiétants la nuit et qu’on la met en garde contre une fille étrange. Et si leur nouvelle maison était hantée?

Auto-édition (4 août 2018) – 72 pages – Pour les 9-12 ans

AVIS

C’est avant tout le titre qui a attiré mon attention appréciant les histoires de fantôme, notamment dans la littérature jeunesse. Ici, nous découvrons Zoé, une enfant de 12 ans qui vient d’emménager avec son grand frère, Mathis, et sa mère dans une nouvelle ville. Qui dit emménagement, dit nouvelle demeure, nouveau collège, et nouvelles amies !

De grands changements plutôt ordinaires, à l’inverse des phénomènes étranges qui semblent se dérouler entre les murs de la nouvelle maison de Zoé : des formes évanescentes, des coups portés à la porte de sa chambre durant la nuit et toujours à la même heure, des messages d’appel à l’aide… Même Mathis semble avoir remarqué quelque chose même s’il préfère faire la politique de l’autruche plutôt que d’affronter ces effrayants et inhabituels phénomènes.

La maison serait-elle hantée ? La jeune fille, d’un naturel curieux, se lance dans une enquête afin de comprendre le fin mot de l’histoire et, si possible, filmer l’éventuel fantôme. En effet, passionnée de vidéos, elle filme tout ce qu’elle peut… Et il faut bien admettre que des phénomènes paranormaux font un superbe sujet de reportage !

En plus de l’aspect fantastique que j’ai beaucoup apprécié et que j’ai trouvé très bien dosé, une large place est accordée à l’amitié, à l’acceptation de soi, aux non-dits, aux disputes et aux premiers pas vers la réconciliation. Les relations entre les personnages sont touchantes et l’on prend plaisir à suivre Zoé dans sa volonté de se faire de nouvelles amies dans son nouveau collège et de briser la carapace de sa très discrète et fuyante voisine.

Férue de littérature et introvertie, Seph est un personnage qui m’a particulièrement émue et dont j’ai apprécié de découvrir le passé, et notamment l’épreuve qui l’a poussée à rompre les liens avec ses anciennes camarades. Je ne vous en dirai pas plus sous peine de vous spoiler l’intrigue, mais je me suis sentie très proche d’elle, de sa personnalité et de son histoire. À cet égard, un gros bravo à l’autrice d’avoir su aborder, avec beaucoup de justesse, l’introversion trop souvent confondue avec la timidité, bien que les deux ne soient pas incompatibles. Introvertie moi-même, je pense qu’enfant, j’aurais apprécié d’avoir enfin un personnage auquel m’identifier, du moins en partie.

L’évolution de la jeune fille est frappante et bien amenée. D’abord fuyante, Seph va apprendre, avec l’aide de Zoé, à enterrer le passé pour aller de l’avant et s’ouvrir aux autres. Quant à Zoé, c’est une enfant dynamique, courageuse et intelligente à laquelle il est bien difficile de ne pas s’attacher. D’ailleurs, elle réussira très vite à nouer de nouvelles amitiés et à réunir des amies restées bien trop longtemps séparées… Seph et Zoé forment un duo complémentaire que je serais ravie de retrouver un jour ou l’autre dans de nouvelles aventures !

L’écriture de l’autrice est plaisante, fluide et travaillée tout en demeurant très accessible. La présence de nombreux dialogues apporte, en outre, pas mal de rythme à une histoire dans laquelle on s’immerge avec plaisir d’autant que sous couvert de fiction, des thèmes importants sont abordés…

En conclusion, La fille fantôme est un très sympathique roman jeunesse qui devrait plaire aux lecteurs, jeunes et moins jeunes, autant pour les personnages auxquels ils pourront s’attacher que l’ambiance fantastique teintée de mystère. Bien écrit et plutôt rythmé, voici un roman parfait pour ressentir de doux et légers frissons et faire le plein de belles émotions.

Retrouvez le roman sur Lulu ou Amazon.

Mini-chroniques en pagaille #21 : variation autour du petit (Challenge Un mot, des titres)

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Toutes ces lectures ont été réalisées dans le cadre du Challenge Un mot, des titres organisé par Les lectures d’Azilis. Le but est de partager son avis un jour donné en fonction d’un mot que l’on doit retrouver dans le titre d’un livre. Pour ma première participation, j’ai choisi plusieurs petites lectures autour du mot de la session : petit(e)(s).

  • Petit maboule de Charlotte Mondlic (Thierry Magnier Éditions) :

On découvre un jeune narrateur qui se prend d’une soudaine envie de faire des bêtises. Pas par méchanceté, mais parce qu’il en a envie tout simplement ! Il ne ressent aucune culpabilité malgré les éventuelles conséquences pour les autres. Cela commence par une tache d’encre sur le pull d’une camarade qui n’avait rien demandé puis un méfait qui, cette fois, ne restera pas impuni… Trop, c’est trop, notre petit fauteur de troubles est convoqué chez la directrice puis conduit, par son père, chez une personne habilitée à faire le point sur ce soudain changement de comportement.

L’autrice, à travers un court mais percutant roman, aborde une épreuve que beaucoup d’enfants ont dû ou devront traverser. Il n’est point question ici de condamner ni d’excuser, mais de comprendre ce qui se cache derrière des actes qui résonnent très fort comme un appel à l’aide. Un appel à l’aide maladroit, mais qu’il est nécessaire d’écouter et d’accompagner notamment par un professionnel quand la situation, comme ici, l’exige. La parole est libératrice et une fois les mots posés sur les maux, la vie peut reprendre son cours…

  • Mon p’tit vieux de Jo Hoestlandt (Mini Syros) :

Dans un langage très familier, le roman étant narré du point de vue d’un garçon allant fêter ses dix ans, l’auteur évoque la vie dans un immeuble de cité, avec les copains, les abrutis à savoir ceux qui ne sont pas des copains, la famille, les voisins parfois un peu craignos (vous auriez l’idée de balancer une télé depuis votre fenêtre vous ? ) et… le p’tit vieux !

Le vieux qui pue, qui est bizarre, qui est méchant, dont on se permet de gribouiller la boîte aux lettres et de se moquer au quotidien. Il faut dire que le bougre ne semble pas y mettre du sien pour s’attirer la sympathie des jeunes du quartier. À part râler, négocier pour ne pas payer la peau des bananes, se goinfrer de chocolat dans les rayons d’un magasin et acheter des boîtes pour son chat, que fait-il de ses journées le vieux de toute manière ?

Si j’ai eu du mal avec le langage, la fin du roman m’a touchée parce qu’elle met en exergue cette solitude souvent associée au troisième âge. On comprend que derrière des comportements étranges et peu avenants peut se cacher une dure réalité, et qu’avec un petit mot et un minimum d’attention, la situation aurait pu être autre. Mais comme dans la vraie vie, il est parfois trop tard, et quand le pire survient, ne restent que les regrets et la culpabilité.

Un texte brut pour un sujet de société difficile, la solitude des plus âgés, qui ne devrait pas manquer de faire réfléchir les lecteurs de tout âge.

  •  Les 7 sept petites mains de Lee Young-Kyung (les éditions du Pépin) :

Lee Young-Kyung - .

Je ne dirai que quelques mots sur ce joli album illustré par Lee Young-Kyung qui met en couleurs et en images une ancienne légende coréenne. C’est un véritable plaisir de se plonger dans ces illustrations traditionnelles pleines de charme et de se laisser envoûter par la richesse des détails, notamment au niveau des vêtements.

Alors qu’une jeune couturière se repose, ses sept fidèles amies (Dame mètre, Mademoiselle Ciseaux, Dame Aiguille, Dame fil, Grand-mère Dé, Mademoiselle Petit Fer et Mademoiselle Grand Fer) commencent à se chamailler, chacune étant persuadée d’être la plus importante dans un travail de couture… Mais la vérité va finir par les rattraper : le rôle de chacune est précieux et indispensable, et c’est dans l’harmonie que naissent les plus beaux habits !

Une jolie morale pour un petit album que l’on prendra plaisir à parcourir et à admirer.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Certains vous tentent-ils ?

Les Brumes de Cendrelune – Le jardin des âmes, Georgia Caldera #PLIB2020

J’ai lu Les Brumes de Cendrelune dans le cadre du PLIB2020. Un roman qui fait partie de mes 5 sélectionnés.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans le royaume de Cendrelune, les dieux épient les pensées des hommes, et leur Exécuteur, l’Ombre, veille à condamner tous ceux qui nourriraient des envies de rébellion. Or, il semble que certaines failles existent. À l’âge de 17 ans, Céphise ne vit en effet que pour se venger. Depuis qu’on l’a amputée d’une partie d’elle-même et privée de sa famille, elle ne rêve plus que d’une chose : s’affranchir de la tyrannie du tout-puissant Orion, Dieu parmi les dieux. Et contre toute attente, il se pourrait qu’elle ne soit pas seule…

J’AI LU (2 octobre 2019) – 349 pages – 13,90€ – #9782290165614

AVIS

Je ne m’attendais pas à adhérer autant à la plume de l’autrice qui, dès les premières pages, a su m’embarquer dans son univers. Un univers sombre et violent dans lequel les habitants sont à la merci de l’Empereur-Dieu Orion. Un être au-dessus de tous, humains et autres déités compris, omniscient, omniprésent et sans cœur. Il n’hésite ainsi pas à asservir, à espionner les pensées de chacun et à faire tuer chaque semaine les personnes qui pourraient, dans le futur, se rebeller. Des meurtres préventifs qui ne peuvent que révolter…

C’est dans ce climat de peur que Céphise voit sa famille détruite, ses parents assassinés, et son frère enrôlé de force dans l’armée avant elle-même de subir les foudres de l’Ombre. Le Premier Exécuteur d’Orion punit ainsi la jeune fille pour les insultes émises par son père. Mutilée, Céphise devient alors une Rapiécée, une moins-que-rien dont une partie des membres est remplacée par des prothèses de métal. Comment alors ne pas comprendre son envie de vengeance ? Un sentiment qui l’a guidée durant les années qui ont suivi ce terrible traumatisme et qui l’ont endurcie jusqu’à ce qu’un événement, celui de trop, la fasse craquer et la pousse à s’attaquer à un être bien plus puissant qu’elle. Mais contre toute attente, en croisant le regard de l’Ombre, ce n’est pas la mort qu’elle rencontre, mais un tout autre monde qui s’offre à elle… et à lui. Un monde qui soulève de nombreuses questions, mais que je vous laisserai le plaisir de découvrir par vous-mêmes.

Alors que l’autrice alterne les points de vue, on entre de plain-pied dans ce monde sombre et ultraviolent dans lequel aucune erreur ni mauvaise pensée envers les dieux ne sont permises. Mais petit à petit, les choses nous semblent bien plus complexes et moins binaires qu’il n’y paraît. Les méchants, le sont-ils tous vraiment ou leurs agissements, du moins en partie, ne sont-ils pas dictés par les circonstances et le poids d’une dictature qui a faussé leur sens moral ? Une question que l’on vient obligatoirement à se poser en suivant le parcours de l’Ombre, un être hybride abject qui n’hésite pas à tuer toutes les personnes que son père lui ordonne de faire passer de vie à trépas. De fil en aiguille, l’image du monstre finit néanmoins par se déliter au profit de celle d’un être isolé, perdu, victime de pouvoirs qui le dépassent et qui anéantissent tout sur leur passage quand ils ne sont pas maîtrisés.

Sous le joug de son père, maître et Dieu, ses émotions sont comme anesthésiées et remplacées par un sens aigu du devoir qui le pousse à tuer sans sourciller. Mais la situation va changer quand il découvrira sa connexion inattendue et inexplicable avec une simple humaine, Céphise. Comment expliquer que l’Ombre, qui déteste les humains, va tout faire pour la protéger alors qu’il vient à peine de la rencontrer ? Il n’en sait rien lui-même, mais est bien décidé à le découvrir même si Céphise ne semble pas prête à lui faciliter la tâche. Courageuse, têtue, et mue par une haine sans pareille à son égard, cette jeune femme ne peut qu’attirer le respect des lecteurs bien que ses agissements semblent parfois manquer de réflexion. Mais difficile de lui en tenir rigueur au regard de tout ce qu’elle a dû traverser et de la terreur que cette vie de captive auprès de l’Ombre lui inspire. La jeune femme, en plus d’avoir une grande force de caractère, vous réserve également quelques surprises… 

Si l’univers développé par l’autrice avec sa mythologie et cette idée d’un Dieu-Empereur impitoyable dominant le monde est fascinant et très bien construit, force est de constater que c’est bien la relation entre l’Ombre et Céphise qui rend le roman aussi addictif. De fil en aiguille, leur relation évolue, chacun découvrant les faiblesses de l’autre sans pour autant que nous ayons l’impression de tomber dans une relation niaise ou malsaine. À ce stade de l’histoire, la haine est encore bien présente, Céphise ne pouvant pardonner la mort des siens et de milliers de personnes innocentes à l’Ombre juste parce que derrière le masque de froideur, se cache un être avec ses propres douleurs.

Un aspect que j’ai apprécié et qui sonne résolument juste. C’est probablement la raison pour laquelle mon cœur de lectrice a souvent été partagé vis-à-vis de l’Ombre qui se révèle d’une prévenance et d’une grande gentillesse envers Céphise tout en étant la personne responsable de tous ses malheurs. Évidemment, le Premier Exécuteur n’est qu’un outil de mort au service d’Orion qui l’a éduqué et façonné pour le rendre froid et implacable, mais le poids de l’éducation excuse-t-il pour autant ses agissements ? Une question qui se pose d’autant qu’aux côtés de Céphise, l’Ombre s’adoucit et gagne en humanité. Une évolution particulièrement bien amenée qui rend le personnage très touchant, ce qui explique peut-être que la fin m’ait tellement marquée et donné envie de me jeter sur la suite.

Les personnages secondaires se révèlent également intéressants et plutôt nuancés à l’instar d’Héphaïstos, demi-frère de l’Ombre qu’il déteste. Ce dieu m’a touchée notamment pour sa totale dévotion envers une autre personne… Je n’en dirai pas plus sur ce personnage afin d’éviter de vous spoiler, mais je peux néanmoins vous révéler que c’est peut-être celui qui m’a le plus surprise. On sent un réel potentiel autour de ce dernier, et je croise les doigts pour qu’il prenne encore plus d’importance dans la suite de la trilogie que je continuerai d’ailleurs avec plaisir.

En conclusion, je m’attendais à une lecture sympathique et distrayante, je me suis retrouvée avec un livre que j’ai dévoré et qu’il m’a été presque douloureux de lâcher chaque soir. D’une plume immersive, rythmée et non dénuée de poésie, Georgia Caldera nous plonge avec force dans un univers sombre et violent dominé par les dieux et leur implacable manque d’humanité. Mort, asservissement, doutes, peur, mais aussi espoir et révélations marqueront votre lecture en même temps que le métal froid et implacable de la vengeance… Les astres se sont rencontrés, la toile du destin est altérée et le vent de la révolte commence enfin à souffler !

Retrouvez un extrait/le roman sur le site des éditions J’ai lu pour elle.