42 jours, Silène Edgar

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Je remercie Livraddict et les Éditions Castlemore pour m’avoir permis de découvrir 42 jours de Silène Edgar. J’ai reçu l’édition adaptée aux lecteurs dyslexiques. Ce n’est pas mon cas, mais je trouve très bien qu’une maison d’édition décide d’adapter ses romans afin de les rendre accessibles aux personnes souffrant de dyslexie. Une démarche qui, je l’espère, sera suivie par beaucoup.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sacha, douze ans, et Jacob, son petit frère, sont à la fois surpris et très contents de partir en vacances avant la fin de l’année scolaire. D’autant qu’ils auront la chance de séjourner dans la pension de leur oncle Jean, un manoir breton au bord de la mer ! Une fois sur place, ce n’est pas tout à fait la colonie de vacances qu’ils s’imaginaient – les pensionnaires sont de drôles d’adultes qui se prennent pour Victor Hugo, Louis XIV, Néfertiti… –, mais les garçons ne s’y ennuient pas une minute avec les jumeaux Éléanore et Léandre. Sans compter que le manoir abonde en secrets sur lesquels enquêter : qui fait ces bruits étranges dans le grenier ? Que sont ces loups qui rôdent dans les parages ?…

  • Parution : 18/10/2017
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Prix : 15,90€

AVIS

L’histoire et les personnages…

Un départ avant le début des vacances d’été dans le manoir breton au bord de mer où travaille oncle Jean ? Quand leurs parents leur annoncent cette nouvelle inattendue, Sasha, 12 ans, ne peut s’empêcher de trouver cela suspicieux quand, au contraire, son petite frère Jacob se montre ravi. Une fois arrivés au manoir, les deux jeunes garçons vont faire la connaissance du couple d’intendants, de leurs deux enfants et des pensionnaires du manoir que d’aucuns pourraient qualifier de gentils fous. Entre les tâches quotidiennes, les jeux et les bons repas, Sasha et son frère ne voient pas le temps passer d’autant que les différents mystères que semble receler ce manoir éveillent l’instinct d’enquêteur de Sasha et stimule son imagination déjà bien fertile…

Durant toute l’histoire, nous suivons plus particulièrement Sasha, son petit frère étant présent, mais plus dans le rôle classique du petit frère qui suit son aîné comme son ombre. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la complicité entre ces deux frères et la manière dont Sasha essaie au mieux de s’occuper de son cadet. Une grande responsabilité pour un enfant de 12 ans d’autant que lui et son frère n’ont jamais été séparés aussi longtemps de leurs parents. Même s’ils se sentent bien au sein de ce manoir, se sont fait des amis et apprécient de manger de bons petits plats, l’absence de leurs parents leur pèse, ce qui entraîne quelques crises de larmes.

Et puis Sasha, du haut de ses 12 ans, sent bien qu’on lui cache des choses ce qui n’est pas fait pour le rassurer. Pourquoi ses parents n’ont pas attendu le début des vacances ? Où travaillent-ils vraiment ? Quand les reverront-ils ? Toutes ces questions et ce sentiment d’être mis de côté le pousseront, tout au long du roman, à ne pas toujours respecter les demandes des adultes avec des conséquences plus ou moins importantes pour lui, sa famille et ses amis. On comprend parfois sa curiosité quand on frissonne d’autres fois anticipant les risques qu’il fait prendre à tous. Sasha se révèle cependant attachant malgré ses bêtises, car l’auteure a su le rendre très réaliste. Durant ces 42 jours, il évolue, il grandit, il apprend à s’adapter à un nouvel environnement, à de nouveaux amis, mais surtout à une nouvelle vie. Alors s’il fait preuve de maturité et d’un certain sens des responsabilités, il n’en demeure pas moins ce garçon de 12 ans qui n’est pas parfait et qui a encore besoin de ses parents malgré ses velléités d’autonomie bien naturelles à son âge. Un personnage réaliste auquel, je n’en doute pas, les jeunes lecteurs pourront s’identifier et comprendre.

wp-image-1555672617En plus de Sasha et de Jacob, Silène Edgar nous offre une galerie de personnages très attachants et, pour certains, très très originaux. Vous ferez ainsi la connaissance d’adultes qui se prennent pour quelqu’un ou quelque chose d’autre. Dites ainsi bonjour à Néfertiti, Louis XIV, Victor Hugo, Napoléon Ier et Napoléon Ier, Shere Khan et Earl Grey, une personne se prenant pour une théière. L’idée de l’auteure, en plus d’être complètement loufoque et d’apporter un peu de légèreté, permet aux lecteurs de se remémorer de grandes figures historiques. Cerise sur le gâteau, leurs portraits sont disséminés dans le livre.

J’ai pris un plaisir fou à découvrir chacun d’entre eux avec une petite préférence pour Victor Hugo qui m’a bien amusée notamment quand il avoue ne pas comprendre totalement « ses propres écrits ». Je confesserai néanmoins une certaine frustration. A part Louis XIV qui joue les trouble-fêtes, les autres personnages ne sont pas assez présents à mon goût. J’adorerais que l’auteure nous propose par la suite un autre roman basé sur la vie de ces fantasques personnages et sur les circonstances qui les ont poussés à s’engager dans un jeu de rôle permanent. Étaient-ils déjà « fous » ou est-ce la folie humaine qui les a rendus ainsi ? Et si finalement, Sasha et Jacob découvraient que les fous ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

Une histoire qui en cache une autre et qui se fait poser de nombreuses questions…

Le lecteur est laissé, comme Sasha, dans l’ignorance quant aux raisons du brusque départ de Paris ou sur les mystères du manoir comme ces bruits qui proviennent du grenier. Du moins, les jeunes lecteurs, car les lecteurs plus âgés liront assez rapidement entre les lignes pour entrevoir les raisons qui ont poussé un couple à faire partir leurs enfants de Paris, sans eux, pour un manoir en Bretagne. L’étrange comportement de Jean qui se montre parfois distant ou encore la présence mystérieuse d’un individu au grenier seront d’autres indices qui devraient rapidement vous faire comprendre le contexte de l’histoire. Je n’en dirai pas plus pour ne pas prendre le risque de vous spoiler. Je me contenterai de louer la capacité de l’auteure à aborder une période sombre de notre histoire et donc des thèmes durs, voire très durs, avec délicatesse les rendant ainsi accessibles à de jeunes lecteurs. J’ai trouvé, par exemple, l’utilisation d’un grand méchant des contes comme métaphore pour désigner un méchant bien plus réel juste parfaite.

Ce roman est destiné à la jeunesse, mais je pense qu’il pourra plaire à tous d’autant qu’il suscite même chez les adultes de nombreuses questions : est-ce que préserver des enfants des atrocités qui se déroulent à leur porte est vraiment les protéger ou, au contraire, les mettre en danger ? Auriez-vous été capables de vous rebeller contre des règles injustes et inhumaines malgré la peur ? Pourquoi certaines personnes qui sont supposées être vos semblables se transforment en monstres ? Pourquoi la différence fait-elle autant peur ? …  Des questions qui, pour certaines d’entre elles, demeurent hélas d’actualité.

Une histoire qui offre un voyage riche en émotions…

42 jours est un roman que j’ai beaucoup aimé autant pour les personnages que l’histoire mais ce que j’ai préféré, c’est le voyage émotionnel qu’il m’a fait traverser. J’ai été intriguée, j’ai souri, j’ai eu peur, j’ai été émue, j’ai été révoltée, j’ai frissonné devant certains événements, j’ai eu envie de crier à l’injustice, j’ai eu envie de gronder un certain garçon, j’ai eu quelques bouffées de violence envers des figures d’autorité… Je lis pour plusieurs raisons, l’une d’entre elles étant cette envie de ressentir différentes émotions. Et à cet égard, je peux dire que j’ai été comblée. Je n’ai pas aimé toutes les émotions traversées, mais j’ai apprécié que l’auteure arrive à les susciter avec une telle facilité. Il faut dire qu’elle propose ici une histoire d’une grande sensibilité qui ne tombe jamais dans la sensiblerie.

A noter la présence de notes de bas de page et de quelques dates en fin d’ouvrage qui faciliteront la lecture des plus jeunes et rafraîchiront la mémoire des lecteurs plus âgés.

Pour conclure, Silène Edgar, à travers une plume simple, fluide et agréable, raconte une histoire dans l’Histoire. Un procédé qu’elle manie d’une main de maître et qui rend la lecture de son roman aussi passionnante qu’addictive. Si vous avez envie de découvrir des personnages attachants et originaux, des moments de joie et des moments plus durs, 42 jours est fait pour vous. Sans jamais tomber dans le pathos, l’auteure aborde des thèmes durs mais de manière assez imagée et sensible pour les rendre accessibles aux jeunes lecteurs. A lire et à relire pour que le passé ne se reproduise jamais.

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Calendriers de l’Avent 2017 : jour 1 à 7

Calendriers de l'Avent

Je vous propose de vous dévoiler le contenu des sept premiers jours de mes trois calendriers de l’Avent.

CALENDRIER TSUM-TSUM

J’ai reçu mon calendrier le 6 décembre et me suis donc empressée de rattraper le temps perdu. Imaginez mon bonheur d’ouvrir 6 cases d’un coup 🙂

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Je ne pense pas que cet objet en deux parties se monte de cette manière, mais pour le moment mon cerveau n’a pas encore trouvé d’autre possibilité….

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Pour le moment, je suis complètement fan des mini tsum-tsum, beaucoup moins des accessoires…

CALENDRIER DE L’AVENT FÉES COLORÉES

Ne pouvant pas disposer les petits paquets sous un sapin en raison de deux félins féroces, je les ai mis dans ma bibliothèque d’accessoires de thé. C’est finalement bien plus pratique que de trifouiller chaque jour dans le carton.

Contrairement à une gourmande dont je ne citerai pas le nom, la gomme n’a pas su tromper ma vigilance.  Je n’ai donc pas tenté de la croquer, mais je dois admettre qu’elle est plutôt réaliste.

Par le passé, j’ai eu une grande utilisation de rouleaux de masking-tape ce qui n’est plus le cas maintenant. Mais ce rouleau est en tout cas très joli.

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Je ne pense pas que ce stylo soit des plus pratiques à utiliser, mais je le trouve très original. Un objet vitaminé qui tombe à pic pour donner un peu de peps en cette période de froid.

J’ai oublié de prendre en photo les deux chocolats du sixième jour engloutis par mon compagnon.

C’est grâce à Satoru que j’ai compris que ce que je prenais pour des mini-stickers sont en fait destinés aux ongles. Je ne les utiliserai pas de cette manière, mais je les trouve tout de même très jolis en fan d’Alice que je suis.

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Pour un autre aperçu de ce calendrier, je vous invite à consulter le blog de Satoru qui vous en détaille le contenu au jour le jour.

CALENDRIER LA FABRIQUE DE THÉ

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J’ai laissé La Caravelle a une amie très grande amatrice de thés aux fruits rouges, mais j’ai pu déguster les autres thés. Vallée de neptune m’a plu : j’ai aimé découvrir ses notes prononcées de miel contrebalancées par le côté un peu plus amère de l’amande qui se fait d’ailleurs très discrète. Quant à Breakfast Kingpin, c’est un honnête thé de petit-déjeuner même si je préfère les thés noirs un peu plus subtils.

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Je n’apprécie guère les thés à la rose les trouvant bien trop écœurants. Et Vert à la rose ne m’a pas fait changer d’avis sur le sujet. Dès qu’un arôme de rose est présent, je ne sens plus que ça avec l’impression désagréable de manger la crème pour les mains de ma grand-mère.
A contrario, j’ai apprécié le rooibos Earl Grey. Je ne suis pas très fan de l’arôme de bergamote qui, comme celui la rose, tend à asphyxier les autres. Néanmoins le côté très doux du rooibos se marie à la perfection au côté plus prononcé de la bergamote.
Quant au thé vert nature, je l’ai bu volontiers, mais j’aime les thés peut-être un peu moins astringent. Mais je suis très très pénible en matière de thé vert nature.

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J’ai cette fois gardé le thé pour moi. L’association entre thé noir et fruits rouges fonctionne toujours très bien d’autant qu’avec Le rouge et le noir, le thé noir n’est pas noyé sous les arômes de fruits rouges. Un bon équilibre entre force et douceur…


En espérant que ce petit tour de mes calendriers de l’Avent vous ait plu, je vous donne rendez-vous samedi prochain pour les jours 8 à 14. 

 

Calendriers de l’Avent 2017 : du thé et des accessoires

J’adore les calendriers de l’Avent et notamment ceux de thés avec une préférence pour les calendriers Dammann et Chakaiclub. Mais cette année, je me suis tournée vers celui de La Fabrique de thé dont je connais peu les thés et infusions.


La présentation est très simple avec un côté rustique qui n’est pas pour me déplaire même si je regrette le côté festif du calendrier Dammann qui met tout de suite dans l’ambiance des fêtes de fin d’année.


Chaque thé est emballé individuellement et possède une étiquette contenant le nom du thé du jour.

Une feuille dépliante reprend tous les thés du calendrier avec les ingrédients et différentes informations indispensables pour préparer son thé dans de bonnes conditions. J’avoue ne pas forcément me fier aux conseils, mais j’apprécie de les avoir à portée de main.

Je suis ravie de ce calendrier dont j’apprécie la simplicité. J’aurais toutefois apprécié que la Fabrique de thé nous propose un système qui présente le thé du jour sans nous faire prendre le risque de voir ceux adjacents. Pour ma part, je préfère filer chaque matin sur le site pour découvrir, après avoir bu mon thé, sa composition. Des dégustations à l’aveugle que j’attends chaque matin avec grande impatience.


J’ai également pris un calendrier de l’Avent découvert grâce à Satoru : Les Fées Colorées. Je n’avais pas été époustouflée par le contenu de celui de l’année dernière que vous trouverez sur le blog de Satoru, mais j’ai été attirée par le côté artisanal.

J’en ai profité pour passer une petite commande et ne peux que remercier la gérante pour le soin apporté à la préparation du colis sans oublier les petits cadeaux. C’est une attention qui m’a fait très plaisir d’autant que c’était ma première commande. Je vous mets en photo quelques exemples de mignonneries achetées sur le site.

Pour les amateurs d’Alice au pays des merveilles, mon petit doigt me dit que le site devrait vous plaire :


Enfin, j’ai craqué pour un calendrier de l’Avent Tsum-Tsum l’ayant trouvé à un prix raisonnable. Je m’y suis prise un peu tard, je ne l’ai donc pas encore reçu.

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Mon seul regret est de ne pas pouvoir exposer mes calendriers dans ou au pied d’un sapin, mes deux terreurs poilues n’appréciant guère ce genre de fantaisie dans l’appartement.

Et vous, vous avez craqué pour un ou des calendriers de l’Avent cette année ?

 

The Five Orange Pips, Sir Arthur Conan Doyle

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Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc retrouver, chaque mois, nos avis respectifs sur un roman ou une nouvelle de l’auteur.


C’est à la nouvelle The Five Orange Pips (Les cinq pépins d’orange) que Florence, June et moi nous attaquons ce mois-ci. Comme à chaque fois, vous pouvez la télécharger gratuitement sur le net.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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John Openshaw visits Baker Street to consult Sherlock Holmes as to the mysterious deaths of both his uncle and father upon the arrival of letters containing five dried orange pips and bearing the mark ‘K.K.K.’. The young gentleman further relates that he too has received a similar envelope with instructions to surrender some papers. Holmes quickly deduces that his client faces imminent danger from a secret society in America.

AVIS

Un soir de tempête, John Openshaw, un jeune homme plutôt bien apprêté, vient s’entretenir avec Sherlock Holmes d’un problème qui le ronge. C’est ainsi que Watson, profitant du voyage de sa femme pour passer quelques jours chez son ami, et Sherlock découvrent l’étrange « malédiction » qui semble peser sur la famille Openshaw. Malédiction plutôt sérieuse puisqu’elle a déjà entraîné la mort de l’oncle et du père du jeune homme. Mais le point qui interpelle Sherlock est que, peu de temps avant de passer l’arme à gauche, les deux hommes ont reçu une enveloppe contenant cinq pépins d’orange, une phrase sibylline et le sigle K.K.K… Et malheureusement pour lui, John a reçu le même genre d’enveloppe/avertissement.

Cette nouvelle fait une trentaine de pages ce qui ne nous laisse pas vraiment le temps de nous attacher au jeune homme. Et, pourtant, au fur et à mesure de son récit, je n’ai pas pu empêcher une boule d’angoisse se former au creux de mon estomac. Connaître le danger encouru par John m’a vraiment angoissée un peu comme si le personnage était réel et faisait partie de mes connaissances. Cette angoisse a été renforcée par le fait qu’Arthur Conan Doyle a particulièrement soigné l’atmosphère de sa nouvelle. La tempête extérieure semble ainsi faire écho à celle vécue par le jeune homme voire, plus tard dans le récit, à la tempête intérieure de Sherlock face au décès de son client. Car oui, comme l’avait craint Sherlock prévenu trop tard de ce mystérieux cas, John Openshaw va périr malgré sa tentative de le sauver. Situation que le célèbre détective va avoir du mal à vivre.

L’histoire de l’enveloppe et de son étrange contenu est intéressante et assez mystérieuse, mais l’enquête est finalement très vite bouclée et ne permet pas à Sherlock de briller ni de montrer l’étendue de son talent. Son intérêt réside ailleurs ! En effet ce qui est vraiment captivant dans cette nouvelle, c’est de voir se fendre le masque d’impassibilité de Sherlock. Même s’il prétexte une blessure d’orgueil, la mort de John alors que ce dernier était venu lui demander son aide va vraiment l’affecter au point de le pousser à vouloir obtenir vengeance. Et cette envie de se venger le rend très très humain… Je crois que cette nouvelle est d’ailleurs celle où je me suis sentie le plus proche du détective. J’ai complètement compris sa colère face à la mort de son client, son sentiment d’échec et son envie de punir les coupables.

Quant à la fin, j’avouerai qu’elle m’a laissé un goût assez amer avec un sentiment désobligeant d’inachevé. En effet, Sir Arthur Conan Doyle joue avec les nerfs de ses lecteurs en proposant une fin qui laisse planer le doute. Pour ma part, j’ai préféré considérer que les meurtriers ont été, d’une certaine manière, punis pour leurs crimes. J’aurais préféré qu’ils soient jugés en bonne et due forme, mais je me contenterai d’une punition à l’aura presque divine.  Enfin, si je comprends que le Klu Klux Klan, organisation regroupant des personnes à l’intellect plutôt limité prônant la « suprématie de la race blanche », ne soit pas le vrai enjeu de cette nouvelle, j’aurais néanmoins aimé qu’elle soit un peu plus exploitée… J’ai, en revanche, apprécié la ferme condamnation de cette organisation par l’auteur.

En conclusion, désacralisé dans une enquête où il n’a pas eu vraiment besoin de mettre en œuvre sa capacité d’analyse, et rendu humain par les émotions qu’il exprime, Sherlock se révèle ici assez proche du commun des mortels. Une nouvelle vision du célèbre détective qui a rendu, pour ma part, la lecture de cette nouvelle passionnante et passionnée.

DÉCOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

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Le prix des auteurs inconnus (Imaginaire) ou le prix révélateur de talents

Je l’avais déjà évoqué sur le blog, je fais partie du jury pour le Prix des auteurs inconnus dont le louable objectif est de promouvoir les auteurs auto-édités et les petites maisons d’édition. Si vous lisez régulièrement mon blog, vous aurez certainement constaté que j’ai fait de très belles découvertes en la matière.

Parmi tous les textes que j’ai eu la chance de lire, il m’a fallu en sélectionner 10 qui, selon moi, méritaient de concourir pour la première place du prix. Je vous propose donc ma sélection avant de vous présenter les 10 romans qui ont  été retenus à l’issue du vote du jury. Vous verrez que j’ai été chanceuse, car 7 des livres pour lesquels j’avais voté ont été sélectionnés.

MA SÉLECTION

 

J’ai adoré l’extrait du roman Les pierres écarlates et ai donc été ravie quand son auteure, Caroline Blineau, m’a proposé de me l’envoyer. Je la remercie de nouveau et ai hâte de me plonger dans l’univers de son roman.

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Artus et sa fille Aurora sont les derniers représentants d’une très ancienne religion. Enfants de Dagda et des Dieux celtes, ils continuent d’arpenter un monde qu’ils reconnaissent de moins en moins et où la magie, telle qu’elle était autrefois, est reléguée à des légendes que les bardes ne chantent plus.

Ils n’auraient jamais imaginé, en visitant un petit village étrangement épargné par les maux de la Terre, découvrir une sombre force magique non « naturelle » qui fera basculer leur vie et rencontrer une âme torturée par le souvenir d’une héroïne du passé.

Si le livre vous intéresse, il est proposé gratuitement sur Amazon. C’est un bon moyen de découvrir le roman avant, peut-être, de craquer pour la version papier.

SÉLECTION OFFICIELLE

 

ET ENSUITE ?

Pendant plusieurs mois, les différents membres du jury liront ces dix romans et les chroniqueront avant de partager leurs avis sur les réseaux sociaux. Puis, sera venu le temps de voter pour notre roman préféré et ainsi désigner le grand vainqueur du prix.

SI VOUS AVEZ PARTICIPE ET VOULEZ MON AVIS…

Durant la phase de sélection, nous avons lu plus de 50 textes, tous avec des qualités certaines. Alors en fonction de mes goûts, j’ai moins accroché à certaines histoires que d’autres, mais cela ne m’a pas empêchée de prendre plaisir à découvrir les 10 premières pages de tous ces romans.

Les auteurs qui souhaiteraient avoir mon avis sur leur texte peuvent me contacter par mail (lightandsmell@gmail.com). Pour éviter toute déconvenue, je rappellerai que je n’ai lu que les 10 premières pages de chaque livre, et que mon avis sera donc très léger par rapport aux chroniques postées sur le blog.

Je posterai dans un nouvel article consacré au prix mes chroniques au fur et à mesure des mes lectures.

Liste des autres membres du jury

Madisonville 2 : Marie, Nicolas Combe

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Je remercie Nicolas Combe de m’avoir fait parvenir Madisonville 2 : Marie. S’agissant d’un tome 2, je vous invite éventuellement à lire ma chronique du tome 1 avant de poursuivre la lecture de cet article…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’année suit son cours et notre groupe d’amis poursuit les joies de la scolarité, tous sauf Barbara qui prend à cœur, peut-être trop, sa nouvelle occupation. C’est alors qu’Élise a la merveilleuse idée de venir en aide à sa nouvelle amie.
On ne sait jamais ce que peut réserver un lieu encore inexploré, et encore moins jusqu’où peut aller une découverte et les conséquences qui en découlent.
Que se passe-t-il quand une ruche s’attaque aux vies d’adolescents normaux?
Venez à Madisonville le découvrir.

  • Pages : 128
  • Prix : 8.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

C’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée dans le tome 2 de la série Madisonville.

Dès les premières pages, l’auteur a réussi à me surprendre : là où je m’attendais à retrouver Barbara à la tête d’une nouvelle aventure empreinte de surnaturel, nous suivons Elise, Joy et son petit ami Jeffrey, ainsi que Jack. J’avoue avoir eu une pointe de déception à l’idée de ne pas suivre les aventures de Barbara, déception qui s’est vite envolée à l’idée de retrouver Élise, un personnage que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tome.

D’ailleurs, dans cette aventure, elle reste fidèle à elle-même, à savoir pleine d’entrain, d’énergie et d’optimisme… Un optimisme qui s’envolera quelque peu quand la jeune fille sera confrontée aux conséquences de son impulsivité et de sa trop bonne volonté à aider Barbara. Fatiguée, celle-ci acceptera en effet qu’Élise aille à sa place au Manoir, sans se douter une seule seconde des ennuis dans lesquels va se plonger son amie un peu fofolle. Mais suivant l’adage « plus on est de fous, plus on rit », Élise va réussir à impliquer ses amis dans une aventure à vous faire dresser les cheveux sur la tête, surtout si vous êtes du genre à redouter les créatures effrayantes et en décomposition.

J’ai été complètement surprise par le parti pris de l’auteur de mettre un peu de côté les entités fantomatiques du premier tome pour se concentrer sur des êtres surnaturels d’une nature complètement différente. Je ne vous en dirai pas plus, mais j’ai apprécié cette démarche d’autant que Marie, à la tête du groupe de créatures, se révèle très très intrigante. J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur elle, sur son obsession pour un certain personnage aux dents longues et sur ses véritables objectifs. Marie est donc le genre de personnage qui introduit une certaine tension et du suspense. A cet égard, j’ai adoré la fin qui laisse plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Cela crée de la frustration certes, mais ça donne aussi terriblement envie de lire la suite de la série.

Nous restons dans un livre jeunesse, cela reste donc soft dans l’horreur, même s’il y a une montée en puissance à ce niveau par rapport au premier tome. A côté des créatures rencontrées dans ce tome, le Baron et sa femme, un couple de fantômes, font d’ailleurs office d’enfants de chœur ! J’aurais adoré qu’ils soient plus présents dans l’intrigue, mais il est vrai que le Baron n’a pas eu besoin d’apparaître très longtemps pour faire forte impression aux lecteurs. Fantôme ou pas, quand le Baron monte à l’assaut, ça valse dans tous les sens. On sent que ce personnage n’a pas encore délivré tous ses secrets, et qu’il est peut-être bien plus puissant qu’il n’y paraît. L’auteur a su complètement éveiller ma curiosité sur ce fantôme dont j’aimerais beaucoup découvrir de manière plus détaillée le passé et l’étendue de ses capacités.

Quant aux autres personnages, Joy continue de jouer la râleuse de service qui aime taper sur les nerfs de chacun, à commencer par son petit ami dont on hésite à dire s’il est brave de la supporter ou juste stupide de s’infliger un tel calvaire. J’avoue exagérer peut-être un peu dans la mesure où derrière toutes ses bravades et provocations, Joy fait preuve d’une bravoure et d’un attachement à Jeffrey dont on ne se serait pas forcément douté. Alors sans aller jusqu’à l’apprécier, je dirais que derrière une personnalité des plus exaspérantes, se cache peut-être une jeune fille avec un cœur. Jeffrey, quant à lui, s’est montré aussi courageux que stupide dans sa manière d’affronter le danger. De là à dire qu’avec Joy, ils forment finalement un beau couple, il n’y a qu’un pas que je vous laisse le soin de franchir ou non. Si Élise est la fofolle et « gentille fille » du groupe, Jack est un peu son pendant masculin du moins dans le côté simplet sous-entendu par les termes « gentille fille ». Pas vraiment intelligent ni désagréable comme Joy peut l’être, il ne marque tout simplement pas vraiment les esprits.

Comme pour le premier tome, la plume de Nicolas Combe est accessible ce qui rend la lecture du livre très rapide d’autant que sa mise en page est plutôt aérée. Malheureusement, on y retrouve de nouveau un certain nombre de coquilles qui ne pourront que gêner les lecteurs attentifs à l’orthographe. Une certaine « vulgarité » est aussi à noter, mais pour ma part, elle ne me choque pas d’autant qu’elle me semble assez représentative du vocabulaire de certains adolescents. Certains mots peu élégants sont peut-être en trop, mais il me suffit de prendre les transports en commun pour entendre bien pire…

En conclusion, avec Marie, Nicolas Combe surprend le lecteur en se focalisant non pas sur Barbara, mais sur les autres membres de son groupe d’amis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a su leur réserver une aventure à la hauteur de la précédente ! De l’action à gogo, la découverte de créatures cauchemardesques, du suspense, de la tension… Voilà quelques-uns des ingrédients de cette aventure haute en couleur, et au rythme endiablé. Je terminerai cette chronique par un « vivement la suite ! ».

Page FB de l’auteurSite de l’auteur

Vous pouvez acheter ou feuilleter quelques pages de Madisonville sur Bookelis

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Throwback Thursday Livresque #51 : Ma plus belle histoire de quête (qu’importe la quête)

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Ma plus belle histoire de quête (qu’importe la quête)

A la lecture du thème, j’ai tout de suite pensé à la BD La quête d’Ewilan (je n’ai pas lu le roman), mais j’ai fini par me tourner vers un titre moins connu qui correspond également au thème : Les aventures de Tersane le diablotin de Cécile Lorne.

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Comment faire quand on vit en enfer, et qu’on a le cœur trop tendre ? C’est le problème de Tersane, le diablotin qui subit les moqueries de ses camarades parce qu’il a la mauvaise idée d’éprouver des sentiments… Et qu’en enfer, les sentiments, c’est interdit !
Jusqu’au jour où il apprend qu’une prophétie parle de lui… Une prophétie qui va l’emmener jusque sur terre !

Un roman d’aventures plein d’humour, d’âmes damnées et de petites braises !

Pourquoi ce titre ?

Tersane est un diablotin qui diffère de ses petits camarades en raison de son bon cœur et de ses yeux bleus ce qui fait de lui un grand sujet de moqueries. Il se retrouvera néanmoins un beau jour sur la route en raison d’une prophétie…

Nous suivons Tersane dans ses aventures destinées à lui permettre d’accomplir son destin malgré les embûches et les dangers qui se dressent sur sa route. Derrière cette quête, se trouve également une quête plus intérieure qui offrira au diablotin un inestimable cadeau : la découverte et l’acceptation de soi.

Pour plus de détails, je vous invite à lire ma chronique sur Les aventures de Tersane le diablotin dont voici ma conclusion :

En conclusion, j’ai aimé l’histoire de ce diablotin évoluant dans un monde aux valeurs totalement inversées. Destiné d’abord aux enfants, ce livre pourra convenir à tous. Les adultes apprécieront l’humour de l’auteure et ses nombreux jeux de mots. Quant aux enfants, ils seront sûrement séduits par les aventures de Tersane et pourront, dans une certaine mesure, s’identifier à ce personnage diabolique.

Et vous, il vous tente ce livre ? Quel titre auriez-vous choisi ?