In My Mailbox #128

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


LIVRES PAPIER

Couverture CaliéorCouverture L'homme qui voulut peindre la mer et autres nouvelles

Couverture Poussière fantômeCouverture La trilogie steampunk

EBOOKS

Atalante T01 : Le pacte par [Crisse, Didier]Durandal T01 : La marche de Bretagne Partie I par [Jarry, Nicolas, Lemercier, Gwendal]Irrécupérable T01 : Sans retour par [Waid, Mark, Krause, Peter]

Something Wicked: A Why Choose Academy Series (University of Morgana: Academy of Enchantments and Witchcraft Book 1) (English Edition) par [Dean, Emma]Neanderthal Seeks Human: A Smart Romance (Knitting in the City Book 1) (English Edition) par [Reid, Penny]Bound: A Doyle Witch Cozy Mystery (The Witches of Doyle Book 1) (English Edition) par [Weiss, Kirsten]

BENEATH (English Edition) par [Miller, Maureen A.]Katie Watson and the Painter's Plot (Katie Watson Mysteries in Time Book 1) (English Edition) par [Blume, Mez]

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

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Premières Lignes #83 : Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je voulais vous présenter les premières lignes d’un roman que j’attends avec une certaine impatience étant intriguée par le résumé  : Dans les pas de Valeria d’Eisabeth Benavent :

Dans les pas de Valeria par [Benavent, Elisabet]

Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City

Valeria aime les belles histoires d’amour.
*
Valeria est romancière.
*
Valeria a trois amies  :
Lola, Carmen et Nera
*
Valeria et ses amies partagent tout.
*
Valeria est mariée à Adrian,
Mais elle rencontre Victor…
*
Valeria aime la sincérité.
*
Valeria est unique.
*
Comme toi  !

Complices et inséparables, Valeria et ses amies se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…

Valeria commence à s’ennuyer dans les bras d’Adrian.
Lola s’éclate avec ses amants, qu’elle collectionne.
Carmen et son collègue de bureau se tournent autour.
Nerea, elle, vient enfin de rencontrer quelqu’un !
Valeria, c’est drôle, c’est vif. Ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre fille.

PREMIÈRES LIGNES

Il était une fois

Je cessai de pianoter sur mon clavier et relus mon texte : « Leurs regards se croisèrent. Peu importaient les mètres qui les séparaient, leurs pensées se télescopèrent, plongèrent, rebondirent vers l’infini. Et, l’espace d’une seconde, tout se figea, même la brise qui agitait les arbres devant la fenêtre. Puis elle battit des paupières et ils détournèrent les yeux, à la fois honteux, affolés et excités à l’idée de tomber amoureux alors qu’ils ne se connaissaient pas. »

— Quelle daube ! m’écriai-je, même si j’étais seule à la maison et que personne ne pouvait m’entendre.

On aurait dit le générique d’intro de La Guerre des étoiles, mais dans une version écrite par un Jedi lobotomisé. La vérité, c’est que je séchais lamentablement. Les cinquante-sept pages que j’avais pondues jusqu’ici n’étaient qu’un tas de niaiseries pas même dignes d’un concours d’écriture pour collégiens. Je m’étais fixé un quota de deux feuillets par jour, mais au train où allaient les choses je me serais contentée de deux ou trois paragraphes potables. Si seulement !

Si le roman vous intrigue, vous pouvez en lire un extrait sur le site de la maison d’édition et/ou découvrir la bande-annonce :

L’inversion des pôles, Guillaume Nail

Couverture L'inversion des pôles

Je remercie Lecteurs.com et les éditions Slalom pour m’avoir permis de découvrir L’inversion des pôles de Guillaume Nail. Merci également à l’auteur pour sa dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Il sont trois à se battre pour leur survie dans un monde post-apocalyptique ! Qui sera le dernier?
2021. De fréquents signes avant-coureurs annoncent une inversion prochaine des pôles magnétiques. Un phénomène qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices. Et déclencher le chaos. Un consortium de pays riches décide d’étudier ce que deviendrait la population si elle était livrée à elle-même, privée de repères dans un état sauvage post-apocalyptique. 100 personnes sont ainsi régulièrement lâchées sur une île coupée du monde, et affectée par une simulation de tempête magnétique. L’absence d’enjeu fausse toutefois les résultats. Et le consortium décide de passer à la vitesse supérieure, en faisant croire aux participants qu’on ne joue plus. Et qu’ils se battent cette fois pour leur survie… Seule échappatoire, dans cette jungle sans pitié : ne faire confiance à personne. Et tout faire pour rester le dernier.

Slalom (14 mars 2019) – 336 pages – Broché (11,90€) – Ebook (8,99€)

AVIS

Quand notre époque craint le changement climatique, en 2021, on redoute le changement magnétique et les réactions que ce dernier pourrait engendrer dans la population. Raison pour laquelle un mystérieux et tout-puissant consortium décide de réaliser une simulation en lâchant 100 individus sur une île isolée après avoir pris soin d’y simuler une tempête magnétique. Et parce qu’il faut bien pimenter le jeu pour le rendre réaliste et haletant, tous les coups sont permis !

Si l’on rencontre différents personnages en cours de route, l’auteur se focalise principalement sur Mickey, Perkins et Selva dont il alterne les points de vue créant ainsi une certaine connivence avec les lecteurs. Ces trois protagonistes, mis en relation pour leur complémentarité, sont supposés former une équipe soudée et efficiente prête à affronter tous les dangers. Mickey, obsédé de l’ordre et de la méthode, n’inspire pas forcément beaucoup de sympathie, mais son intérêt réside ailleurs comme vous le découvrirez par vous-mêmes. Perkins est incontestablement l’atout intelligence et humain de la bande, son cerveau et son empathie le rendant quelque peu indispensable. Quant à Selva, difficile à cerner en début de roman, c’est peut-être le personnage qui m’a le plus touchée. Aussi forte physiquement que fragile psychologiquement, elle devrait vous réserver quelques surprises.

Mais l’auteur doit être un peu taquin sur les bords parce que dès les premières pages, l’équipe tout juste formée doit faire face à un événement inattendu qui va contraindre chaque membre à faire, en son âme et conscience, un choix difficile… On leur avait promis un stage de survie, on ne leur a pas menti ! Séparés très tôt dans l’aventure, nos trois protagonistes vont néanmoins réussir à rebondir. Ils feront ainsi, chacun de leur côté, diverses rencontres, bien souvent brutales, parfois plus sympathiques, mèneront leurs propres batailles, exploreront l’île et veilleront à récolter assez de ressources pour avancer dans le jeu et s’imposer face aux autres participants prêts à tout pour survivre. Tué ou être tué ! Une réalité qui s’imposera à tous avec une certaine brutalité.

Au fur et à mesure que les protagonistes avancent dans le jeu, les carapaces se fendillent jusqu’à mettre à nu les personnages et les pousser dans leurs retranchements. Difficile alors de ne pas ressentir une certaine empathie quand on les voit lutter avec acharnement pour survivre dans un environnement instable et hostile dont il est de plus en plus difficile de comprendre les règles du jeu. J‘ai, pour ma part, apprécié de suivre la progression des personnages et la manière dont ils passent par différents états émotionnels à mesure que le danger et l’action s’intensifient. Quand certains seront au bord du précipice, d’autres se révéleront dans les épreuves…

Fortement ancré dans l’univers des jeux vidéo à la Battle Royale, le récit ne souffre d’aucun temps mort, les scènes d’action, de tirs, de coopération et d’exploration s’enchaînant les unes après les autres. À cela, s’ajoute une plume immersive et plutôt dynamique qui donne le sentiment d’assister de près à tout ce qui se passe sur l’île. Le roman devrait donc plaire aux amateurs de jeux vidéo qui y retrouveront d’ailleurs des termes familiers. Pour ma part, parlant anglais, j’ai pu comprendre même ceux que je ne connaissais pas, mais un petit glossaire rendrait probablement la lecture plus accessible aux personnes peu à l’aise avec les jeux vidéo et/ou l’anglais. Car pas besoin d’être un as de la manette pour apprécier ce roman qui ne manque pas d’atouts et d’un certain charme !

Le terme charme est peut-être étrange si l’on considère qu’à chaque minute, une balle ou une grenade peut vous réduire en charpie, mais j’ai trouvé que l’auteur arrivait, malgré le contexte de survie, à apporter des éléments assez loufoques pour vous arracher des sourires et rendre l’aventure unique et sans prise de tête. Cela passe par certains comportements complètement décalés, des accessoires originaux et plutôt voyants, des costumes allant d’étranges à complètement barrés en passant par kitsch ! Question camouflage, il faudra donc repasser. Mais quelque chose me dit que les amateurs de Fortnite devraient être en terrain connu…

En conclusion, grâce à une touche d’humour, des protagonistes différents et complémentaires, de l’action à foison, une île éloignée de tout qui semble réserver bien des mystères et des dangers, l’auteur nous offre un très bon moment de divertissement qui fait la parfaite jonction entre livres et jeux vidéo.

Lire un extrait du roman sur Lisez !

Week-end à 1000 (août 2019) : PAL prévisionnelle

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Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge trimestriel organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée.


Le prochain week-end à 1000 se déroulant du vendredi 16 août 19h au dimanche 18 août 23h59, j’ai décidé de vous présenter ma PAL prévisionnelle…

Je pense d’abord terminer le tome 1 de Guerre ou paix (80 pages restantes) et le tome 2 d’Arrowood (200 pages restantes) :

Couverture Bane Seed, tome 1 : Guerre ou paix ?Couverture L'affaire Birdie Barclay

Puis je piocherai dans ces livres avec comme objectif d’en lire un maximum :

Couverture L'île du tempsCouverture Cut Time, tome 1 : Premières impressions

Couverture Nanami, tome 1 : Le théâtre du ventCouverture La belle et la bête

Je vais également essayer d’avancer dans une bêta-lecture dont j’avais beaucoup apprécié les premiers chapitres.

TOTAL : 1384 pages

Et vous, participez-vous à ce week-end à 1000 ?

Arrowood, Mick Finlay

Je remercie les éditions HaperCollins pour m’avoir permis de découvrir Arrowood de Mick Finlay.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

1895 : Londres a peur. Un tueur terrorise la ville. La police, débordée, arrive à un point de rupture. Tandis que les bourgeois désemparés se tournent vers Sherlock Holmes, dans les quartiers surpeuplés du sud de Londres, les gens s’en remettent à un homme qui méprise Holmes, sa clientèle fortunée et ses méthodes de travail voyeuristes. Cet homme, c’est Arrowood – psychologue autodidacte, ivrogne occasionnel, et détective privé. Quand un homme disparaît mystérieusement, Arrowood et son comparse Barnett se lancent dans une mission de taille : capturer Mr Cream, le malfrat le plus redouté de la ville.

HarperCollins (février 2019) – 352 pages – Poche (7,90€)

 

AVIS

L’un analyse les indices et fait des déductions, l’autre lit les émotions et en tire des conclusions. Deux approches assez différentes pour deux personnages qui semblent quelque peu incompatibles, du moins, si l’on se fie à la haine qu’Arrowood voue à Sherlock Holmes bien qu’il soit fort probable que ce dernier ne connaisse même pas l’existence de ce détective des bas-fonds de Londres.

J’ai adoré voir planer l’ombre de Sherlock Holmes dans le récit. Le célèbre détective n’intervient pas, mais on entend régulièrement parler de ses exploits, ce qui a ravi la fan de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle en moi. Mais la manière dont tout le monde s’extasie devant le célèbre détective a tendance à rendre complètement fou Arrowood qui est loin de partager le même enthousiasme. Faisant preuve d’une mauvaise foi à toute épreuve, il se complaît donc, à la moindre occasion, à décrédibiliser Sherlock Holmes qu’il considère, dans le meilleur des cas, comme extrêmement chanceux, et dans le pire, comme complètement incompétent !

Une vision que je ne partage pas mais qui m’a fait sourire ayant parfois l’impression de voir un enfant refusant d’admettre la vérité : le talent de Sherlock Holmes est sans commune mesure avec le sien. Cela ne l’empêche pas d’avoir de temps en temps quelques affaires à se mettre sous la dent comme celle que lui confie une cliente d’origine française qui souhaiterait retrouver son frère. Une enquête, à première vue, assez banale si ce n’est que le jeune Français travaillait dans l’établissement d’un homme peu fréquentable avec lequel Arrowood et son assistant, Barnett, ont déjà eu maille à partir. C’est donc en marchant sur des œufs et en espérant que le ciel ne leur tombe pas sur la tête que les deux comparses vont se lancer à la recherche de Thierry, ou de Terry pour les Anglais.

Suivant l’un après l’autre les indices qui se trouvent sur leur route, Arrowood et Barnett vont finir par se trouver devant un tableau d’ensemble peu cohérent qui va mettre leur patience à rude épreuve d’autant que leur cliente semble ne pas avoir été complètement honnête avec eux… Plus on avance dans l’intrigue, plus les choses se complexifient pour le plus grand bonheur des lecteurs qui tournent alors avec avidité les pages les unes après les autres. On se laisse donc volontiers porter par l’histoire qui met à nu aussi bien les agissements d’un horrible personnage et de ses complices, pas tous forcément très volontaires, que d’un groupe défendant ses idéaux politiques de manière plutôt radicale. Cet aspect politique est finalement assez peu présent, mais je l’ai trouvé très intéressant puisqu’il évoque une partie sombre de l’histoire britannique.

Bien construit, ce roman se lit très vite d’autant qu’en plus d’une l’intrigue prenante, il ne manque pas d’atouts : une plume immersive mais très accessible, une narration à la première personne à travers la voix chaleureuse de Barnett, de nombreux dialogues qui sonnent très « vrais »…. Il faut dire que, page après page, l’auteur nous plonge avec talent dans cette Angleterre victorienne en se concentrant non pas sur le Londres des beaux quartiers, mais sur le Londres de Jack L’éventreur, une ville gangrénée par la misère extrême, la crasse, la méfiance vis-à-vis des étrangers, la prostitution, la corruption, l’alcool, la violence… Un tableau assez sombre dans lequel se fond à merveille Arrowood qui, lui-même, n’est pas exempt d’une certaine crasse au sens propre du terme puisque ce dernier n’est pas un acharné de l’hygiène, qu’elle soit corporelle ou de vie. Mais c’est vrai qu’à cette époque, c’est loin d’être le seul…

Passionné par la psychologie, domaine dans lequel il évolue en autodidacte, Arrowood est un peu la tête pensante du duo quand il s’agit d’élaborer des plans et de faire des liens entre des individus et des événements. Ses talents bien que réels restent, néanmoins, moins spectaculaires que ceux de Sherlock Holmes, ce qui les rend peut-être plus réalistes. Sans être foncièrement désagréable, ce n’est pas un personnage pour lequel j’ai développé énormément de sympathie même s’il m’a parfois touchée notamment par l’affection qu’il porte à Neddy, un gamin des rues que j’ai, pour ma part, adoré. Courageux et volontaire, cet enfant fait de son mieux pour subvenir aux besoins de sa famille tout en vouant une sincère admiration à Arrowood, une admiration que notre détective tend trop souvent à exploiter à mon goût…

J’espère retrouver le jeune garçon dans le deuxième tome tout comme Ettie, la sœur du détective qui possède une certaine force de caractère. À cet égard, j’ai été agréablement surprise de l’évolution du personnage qui, je l’espère, prendra encore plus d’importance par la suite. Si Arrowood ne m’a guère impressionnée par sa lecture des émotions, j’ai été assez époustouflée par la manière dont Barnett n’hésite pas à se lancer dans la bataille quitte à donner de sa personne. Et puis il m’a beaucoup touchée pour une raison que je vous laisserai le soin de découvrir par vous-mêmes.

Chose intéressante, la relation entre Arrowood et Barnett me semble beaucoup plus équilibrée que celle entre Holmes et Watson. Bien que fidèle à Arrowood, Barnett, conscient des forces et faiblesses du détective, l’admire, mais ne l’idolâtre pas, ce qui lui permet d’émettre les réserves nécessaires pour leur propre sécurité. Et c’est probablement ce relative équilibre dans les rapports entre les deux comparses ainsi que leur totale complémentarité qui rendent leur relation/collaboration efficace, réaliste et intéressante…

En conclusion, à travers une enquête rythmée et prenante, l’auteur nous plonge avec un réalisme désarmant dans les bas-fonds de Londres soulevant, au passage, la vase qui semble étouffer la ville. Les apparences pouvant être trompeuses, il faudra bien à Arrowood, entre deux diatribes contre Sherlock Holmes, tout son talent pour démêler le vrai du faux, et à son fidèle associé, Barnett, tout son courage pour concrétiser des plans parfois un peu risqués… Voici un livre que je recommande à tous les amateurs d’enquêtes policières se déroulant dans cette Angleterre victorienne à l’atmosphère si particulière.

Retrouvez/feuilletez un extrait du roman sur le site des éditions HarperCollins.

Top Ten Tuesday #140 : 10 livres dont la couverture évoque la musique

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


Je sors rarement de chez moi sans un livre dans mon sac et mes écouteurs appréciant de m’isoler des bruits de la rue avec de la musique. J’ai donc eu envie de vous présenter, cette semaine, 10 livres dont la couverture évoque la musique

Couverture Le Cahier à fleurs, tome 1 : Mauvaise orchestrationCouverture Deux secondes en moinsCouverture L'âme du violon

Couverture Le MusicienCouverture 1,2,3... on est tous des catsCouverture Conductor, tome 1

Couverture Et si on dansait ?Couverture Le piano orientalCouverture ToxinZ, tome 1 : Beyond all hopes

La vie est plus belle en musique

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Certains vous tentent-ils ?

Midnight Sun, Trish Cook

MIDNIGHT SUN édition avec affiche du film en couverture (Bloom) par [Cook, Trish, Demoulin, Axelle, Ancion, Nicolas]

J’avais acheté ce roman sur un coup de tête et ai profité d’un challenge pour le faire sortir de ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Je fais un rêve récurrent. Je suis à la plage et le soleil chauffe ma peau. Mais ce n’est que ça : un rêve. Je ne peux pas m’exposer au soleil. Le moindre rayon pourrait m’être fatal. Alors je suis obligée de passer mes journées enfermée chez moi. En dehors de ça, je suis une fille normale. Je joue de la guitare, j’aimerais devenir astrophysicienne et… j’ai un énorme crush pour Charlie Reed. Il passe devant ma fenêtre tous les jours depuis des années. La seule ombre au tableau, c’est qu’il ne sait même pas que j’existe. Jusqu’au jour où je le rencontre pour de vrai. Mon histoire d’amour ne durera peut-être pas longtemps, mais elle n’en sera pas moins extraordinaire.

Hachette Romans (21 mars 2018) – 252 pages – Broché (15,90€)

AVIS

Midnight Sun est un roman qui me sort quelque peu de mes habitudes de lecture puisqu’il mêle deux thèmes que je ne lis guère, la romance et la maladie. Néanmoins, à ma grande surprise, je l’ai lu d’une traite complètement happée par l’histoire de Katie.

Incapable de s’exposer aux rayons du soleil sous peine de dommages fatales, cette jeune fille est atteinte de la maladie des enfants de la lune. Malgré cette situation difficile, elle garde un optimisme à toute épreuve et ne tombe jamais dans l’apitoiement. Entre sa passion pour la musique, les activités avec son père, dont elle est très proche, ses cours en ligne et les visites de sa meilleure amie, elle a de quoi occuper ses journées, ou plutôt ses nuits, puisque son rythme de vie est plus proche de celui du vampire que de l’adolescent lambda.

Et puis il y a Charlie Reed ! Un garçon qui ne connaît pas son existence, mais qu’elle aime depuis de nombreuses années, et qu’elle observe chaque jour depuis la fenêtre de sa chambre. Quand les séances d’observation feront place à une réelle rencontre, Katie va paniquer avant de se laisser porter par les événements, et nouer une relation avec son prince charmant. Mais quel avenir espérer quand vous avez une épée de Damoclès au-dessus de votre tête ?

Une question que l’on ne peut que se poser, mais qui ne nous empêche pas de suivre avec beaucoup de tendresse l’évolution de la relation entre Katie et Charlie. Touchants, chacun à leur manière, ils tracent leur route main dans la main, Katie entrevoyant grâce à son petit ami cette liberté qui lui faisait tant défaut, et Charlie renouant avec une passion qu’un bête accident lui avait fait perdre de vue. Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et un moment d’inattention remet en cause un bonheur tout juste effleuré….

Si la dernière partie du roman possède une certaine gravité qui m’a d’ailleurs fait verser quelques larmes, j’ai trouvé que l’autrice arrivait à se focaliser sur la vie plutôt que sur la maladie et la mort. Et cet exploit provient avant tout de la personnalité avenante et de la force de caractère de Katie qui accepte la situation avec une certaine sagesse et beaucoup de courage. Elle espère le meilleur pour ceux qu’elle risque, tôt ou tard, de quitter, que ce soit pour son père qui a tout abandonné pour elle, sa meilleure amie ou Charlie qui a su lui apporter des moments de tendresse et d’amour infinis. C’est donc, comme son père, avec un certain désespoir, mais aussi beaucoup d’émotions qu’on laisse la jeune fille prendre son envol et faire de ses derniers instants les meilleurs de sa vie.

Malgré le thème de la maladie en filigrane, le roman se lit tout seul même pour les personnes qui, comme moi, tendent à éviter le sujet : la plume de l’autrice est fluide, les dialogues non dénués d’humour, la dynamique entre Katie et les trois personnes de sa vie intéressante, il n’y a aucun pathos mais beaucoup d’émotions, les personnages se révèlent attachants… À cet égard, si seule la personnalité de Katie est réellement développée, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir beaucoup d’affection pour son père qui, bien que très protecteur, se révèle très touchant. Ayant déjà perdu sa femme, il a formé une bulle protectrice autour de sa fille, mais il finira pas accepter qu’une prison, même dorée, reste une prison. Quant à Charlie, j’aurais aimé en apprendre plus sur lui, mais je l’ai trouvé parfait même quand la vérité que Katie lui a cachée finira pas lui exploser en plein visage. Je ne sais pas comment j’aurais réagi à sa place, mais il affronte la situation avec beaucoup de courage et de dignité.

À noter que l’autrice a pris quelques libertés avec la maladie de Katie comme elle l’explique elle-même. Cela ne m’a pas dérangée outre mesure puisque nous sommes avant tout dans une œuvre de fiction, mais les personnes connaissant bien la maladie des enfants de la lune pourraient en être déstabilisées.

En conclusion, belle et touchante, voici une romance que je ne peux que vous conseiller si vous appréciez les personnages attendrissants qui, face aux caprices de la vie et à l’adversité, avancent main dans la main pour se créer des moments forts qui n’appartiennent qu’à eux. Malgré la maladie et cette question de la perte de l’autre, il ressort ainsi beaucoup de positivité et d’optimisme de ce roman qui vous donnera, une fois la dernière page tournée, envie de profiter de chaque instant comme si c’était le dernier.

Découvrez un extrait sur le site des éditions Hachette.