Bilan du WE à 1000 et de la Semaine à 1000 du Pingouin Vert (février 2019)

Une Semaine à 1000 pages Chez le Pingouin Vert

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Je vous propose un petit bilan de la Semaine à 1000 du Pingouin Vert qui s’est tenue du lundi 11 au dimanche 17 février et du Challenge WE à 1000 s’étant déroulé du vendredi 15 au dimanche 17 février. Pour l’occasion, j’avais prévu une PAL prévisionnelle que je n’ai pas entièrement respectée. Cela ne m’a pas empêchée de faire de très bonnes découvertes.

LIVRES LUS DU LUNDI AU VENDREDI 18h59

Couverture Memphis, tome 2 : la ville morteCouverture Memphis, tome 3 : le pays sans nom

Couverture L'ours et le rossignolCouverture Si j'avais su

J’ai commencé mercredi, en lecture commune, Léonard de Vinci L’indomptable :

Couverture Léonard de Vinci : L'Indomptable

TOTAL : 759 pages

LIVRES LUS DU VENDREDI 19h AU DIMANCHE 23h59

Et j’ai continué ma lecture de ce pavé intéressant, mais très dense :

Couverture Léonard de Vinci : L'Indomptable

TOTAL : 1058 pages  

BILAN

Je suis ravie de cette semaine intensive de lecture qui m’a permis de faire baisser ma PAL de SP et d’emprunts, et de valider les deux challenges. Ces challenges m’ont également motivée pour continuer la série Kasane dont j’ai apprécié les premiers tomes, mais qui a pris un tournant qui ne me plaît guère… J’ai heureusement passé un très bon moment avec L’Ours et le Rossignol qui a frôlé le coup de cœur !

TOTAL DE LA SEMAINE : 1827 pages dont 1058 pages durant le WE à 1000

Et vous, avez-vous participé à l’un de ces challenges ? Quel est votre bilan ?

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Top Ten Tuesday #118 : 10 auteur(e)s découvert(e)s en 2018

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


Une fois n’est pas coutume, j’ai pu m’aider de Livraddict pour faire une liste de 10 auteur(e)s découvert(e)s en 2018.

N’hésitez pas à cliquer sur les couvertures pour découvrir ma chronique quand il y en a une.

  • Catégorie coup de poing, lectures fortes et dérangeantes : si ces trois autrices ont des styles bien différents, elles ont en commun une capacité à déranger le lecteur et à le pousser dans ses retranchements.

Couverture A même la peau Couverture La vraie vie

Couverture Toutes blessent la dernière tue

  • Catégorie lectures engagées : des thèmes forts abordés avec humanité et sensibilité. Florence Médina aborde le thème de la surdité et si je connaissais déjà Marie Colot, j’ai découvert Nancy Guilbert avec Deux secondes en moins qui aborde, entre autres, des thèmes comme la résilience et la reconstruction de soi.

Couverture Direct du coeur Couverture Deux secondes en moins

  • Catégories imaginaire : Christelle Lebailly est ma plus belle découverte auto-éditée de l’année dernière. Son roman Lula et les monstres est un très beau voyage au pays de l’imaginaire, bien écrit et prenant, ce fut un coup de cœur !

Couverture Lula et les Monstres Couverture Déracinée

  • Catégorie ouvrages graphique : Jen Wang m’a très agréablement surprise avec son livre qui est une ode à la tolérance et à l’acceptation de soi. Quant à Bernard Villiot, il m’a enchantée avec son histoire mettant en scène un chat, Méphisto.

Couverture Le prince et la couturièreCouverture Méphisto

  • Catégorie faits divers : Eric Yung a su me séduire grâce à son style poétique et non dénué d’humour qui donne ses lettres de noblesse aux faits divers.

Couverture Les archives de l'insolite

Et vous, quel est l’auteur découvert l’année dernière qui vous a le plus marqué ?

 

L’Ours et le Rossignol, Katherine Arden

Je remercie les éditions Denoël de m’avoir permis de découvrir L’Ours et le Rossignol de Katherine Arden, une lecture qui m’a enchantée de la première à la dernière page. Et cela ne gâche rien, la couverture est superbe !

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa sœur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales.

Inspiré de contes russes, L’Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté. C’est le premier roman de Katherine Arden.

Denoël (17 janvier 2019) – 368 pages – 21,90€ (broché) – 15,99€ (ebook)
Traduction : Jacques Collin

AVIS

Ce roman nous plonge, dès les premières pages, dans la Russie, celle des contes qui vit au rythme de ses mythes, de ses légendes et de son folklore. Il en résulte un dépaysement total et glacial qui, un peu à l’image de Morozko le Roi de l’Hiver, se veut, tour à tour, cajoleur et menaçant. Katherine Arden nous invite donc à découvrir tout un folklore passionnant peuplé de créatures magiques qui peuvent se montrer aussi bienveillantes que sournoises et dangereuses. La plupart d’entre elles m’étant inconnues, j’ai pris un immense plaisir à les découvrir. Certaines, à l’instar de la Roussalka, une créature des eaux, m’ont d’ailleurs fascinée quand d’autres comme le Domovoï, protecteur des foyers, m’ont attendrie un peu comme a su le faire Dobby dans Harry Potter.

Mais ce que j’ai certainement le plus apprécié, c’est la relation particulière que noue Vassia, notre jeune héroïne, avec ces êtres de contes et de légendes qu’elle est capable de voir. Consciente de leur importance pour la sûreté de son village, elle veillera ainsi à entretenir de bonnes relations avec ceux-ci, malgré une belle-mère austère et dure qui ne tolère pas vraiment cette incursion dans le fantastique. Il faut dire que capable également de voir au-delà du visible, cette femme considère plus cette capacité comme l’expression du diable que comme une bénédiction.

L’Ours et le Rossignol nous offre un très bel univers magique qui derrière sa beauté n’en cache pas moins danger, peur et envie. Et des dangers, Vassia va devoir en affronter qu’ils soient d’ordre naturel ou surnaturel. Il y a d’abord le problème de cet asservissement qui la guette comme il guette chaque femme : dans cette Russie moyenâgeuse, les devoirs des femmes sont nombreux, les libertés quasi absentes. Il est ainsi demandé à Vassia, une fois en âge de se marier et de procréer, de choisir entre prendre époux ou entrer dans les ordres quand bien même elle aspirerait à tout autre chose. Un sort révoltant qu’elle refusera coûte que coûte, la jeune femme étant, dès ses premières années, éprise de liberté.

À travers cette héroïne aussi fougueuse que les chevaux qu’elle aime tant, difficile de ne pas voir une ode à la liberté et à l’émancipation des femmes. Contre l’avis de son père, contre l’influence grandissante d’un prêtre et de la foi chrétienne, contre les conventions et contre toutes ces personnes qui veulent décider pour elle de sa vie, Vassia va s’élever et se donner les moyens de faire entendre sa voix. Vous aurez donc compris que j’ai adoré cette enfant que l’on voit grandir et prendre en main son destin malgré les obstacles qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin.

Ce refus constant et inflexible de se plier aux normes est courageux si l’on considère cette société patriarcale qui transforme une femme indépendante en sorcière. Mais il force carrément le respect quand l’on sait à quels dangers surnaturels s’expose Vassia pour protéger les siens et son village des démons et d’une force obscure qui se rapproche et gagne en force. Je n’en dirai pas plus sur ce point si ce n’est que le principal antagonisme du récit est aussi insaisissable que glaçant. La jeune femme affrontera moult épreuves avec toujours beaucoup de courage et, reconnaissons-le, parfois une certaine impétuosité qui frôle l’inconscience ! L’autrice a donc su créer un personnage entier qui se fond parfaitement dans ce récit baigné d’ombres et de mystères. À contexte exceptionnel, femme exceptionnelle !

Vassia est un personnage qui fascine et qui attire par sa force de caractère, et qui touche par son côté profondément humain. Elle est forte et intrépide, mais elle a également besoin du soutien et de l’amour de ses proches. J’ai ainsi beaucoup aimé sa relation complexe avec son père. Juste, mais dur, autant avec ses enfants que les membres de son village, celui-ci va tout faire pour protéger sa fille allant jusqu’à essayer de l’enfermer dans une prison, dorée certes, mais une prison quand même. Ce qui est intéressant avec ce personnage, c’est que l’on constate que s’il tend comme les autres à vouloir enfermer sa fille dans un rôle qui ne lui convient pas, il le fait plus par volonté d’assurer sa sécurité que par conviction sur sa supposée infériorité. Il oscille donc entre fierté devant ce que Vassia sait faire, et volonté de la remettre sur « le droit chemin ». Bien sûr, certains de ses propos sexistes ( il reste un homme formaté par son contexte culturel et historique) et sa manière de ne pas voir à quel point sa nouvelle femme déteste sa fille m’ont hérissé le poil, mais c’est un personnage tout en nuances qui évite le cliché du père abusif. Quant à Aliocha, un des frères de Vassia, j’ai adoré le soutien inconditionnel qu’il lui porte. Sans la juger, mais toujours en l’épaulant de son mieux, ce sera un véritable allié pour cette dernière. La complicité frère/sœur m’a donc beaucoup touchée et apporte une certaine douceur à un récit qui, sans baigner dans le sang, comporte néanmoins sa part de noirceur.

Dans ce roman, il est question de quête de soi et d’identité, de famille, de mythes et légendes, mais aussi de religion, et de la manière dont la progression d’une religion monothéiste comme le christianisme a pu modifier profondément la société. Le village de Vassia vivait fastueusement et joyeusement en mêlant croyances chrétiennes et rites anciens sans que cela ne pose le moindre problème. La croyance relativement récente en un dieu unique n’empêchait donc pas, par exemple, de laisser des offrandes aux esprits de la maison pour s’assurer de leur bienveillance et de leur protection. Mais la situation va progressivement changer à l’arrivée d’un prêtre animé par une soif de pouvoir immense et une foi tournant à l’extrémisme. Persuadé de devoir sauver ses ouailles de la perdition, et plus particulièrement Vassia pour laquelle il développera une relation de haine/attirance, il finira par instaurer le règne de la peur, de la colère, de la suspicion et de la violence. Grâce à ce personnage complexe qui semble bien souvent en proie à ses propres démons et à cette fierté qui obscurcit son jugement, l’autrice nous offre non pas une critique de la religion en tant que telle, mais une dénonciation subtile et éclairée de cette foi extrême qui divise et terrifie au lieu d’apaiser et réunir…

Le livre se lit très facilement, la plume de l’autrice naviguant entre rudesse de l’hiver, beauté du froid et lyrisme d’un poème. Le style est donc très agréable à lire tout en demeurant très accessible. Je pense néanmoins que les lecteurs en recherche d’une histoire menée tambour battant avec des batailles épiques pourraient être déçus. Nous sommes clairement plus ici dans un conte dont le charme réside autant dans les différents événements que dans le plaisir pris à se plonger corps et âme dans cet univers de glace et de mystère dont la beauté n’a d’égale que sa dangerosité.

En conclusion, L’Ours et le Rossignol est un magnifique conte teinté de magie qui nous plonge avec délectation dans le folklore russe et ses démons plus ou moins sympathiques. Sous fond de magie, de quête de soi et de liberté, Katherine Arden nous propose une jolie épopée, celle d’une enfant exceptionnelle qui grandit et évolue, se bat pour les siens et ses idéaux, mais aussi pour ce qu’on a toujours refusé aux femmes, la liberté et le droit de choisir sa vie !

Retrouvez le roman chez votre libraire ou en ligne.

 

In My Mailbox #103

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


ACHATS D’OCCASION

CONCOURS

J’ai eu la chance de remporter un concours sur le blog d’Anaïs du blog pour L’antre des Livres et l’en remercie :

Couverture La sixième, Dinah et moi

Moi, Louise, en sixième avec Dinah
Avant de rencontrer Dinah, je croyais que Léa était ma meilleure amie, mais en fait ce n’était plus de l’amitié, c’était de l’habitude. Sauf que je m’en étais pas rendu compte parce que la vraie amitié, je ne savais pas ce que c’était.

SERVICES DE PRESSE

Merci :

  • aux éditions Denoël pour ce livre qui me tente énormément bien qu’il me sorte pas mal de ma zone de confort :

Couverture Gens de la Lune, tome 3 : Blues pour IrontownChristopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d’être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu’on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu’il adore. Lorsqu’une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l’aider à retrouver celui qui l’a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n’a réellement envie d’aller de son plein gré : à Irontown… Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l’auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.

  • à Siana de m’avoir fait parvenir Frères d’enchantement, un livre mélangeant différents genres qui a l’air des plus prometteurs :

Couverture Frères d'enchantement

Je m’appelle Ensio. Milicien engagé et apprécié de notre belle cité. J’affiche l’air d’un héros, mais une partie de moi se meurt. J’ai tué mon ami d’enfance, et ainsi brisé le lien télépathique qui nous unissait. Un lien interdit, car dangereux. Maintenant, un vide obscur me dévore petit à petit, insidieusement. Je dois le combler avant de devenir fou.

Je m’appelle Ljuka. Ils m’ont oublié, ils n’auraient pas dû. Je me souviens parfaitement de leurs moqueries, de l’immonde fierté qui imprègne autant leurs actes que leurs paroles. Ils ne comprennent toujours pas, ou plutôt, ils ne veulent pas comprendre. Alors je vais les y forcer et leur prouver qu’ils ne sont pas parfaits ni tout puissants.

La révélation d’un héros sur le déclin.
Le parcours d’un homme devenu extrémiste.
De fraternité à rivalité…

  • à Évidence éditions pour m’avoir envoyé Légendes Urbaines :

Il y a des personnes que vous pouvez croiser dans une rue sans leur accorder la moindre attention. Des gens dont l’histoire ne fera jamais les gros titres, dont les drames ne seront connus que de quelques personnes pour être vite oubliés. Après tout, qui s’intéresse aux souffrances que peut causer une femme éprise d’amour et de liberté, aux enquêtes menées par un flic retraité…

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

La Thé Box (février 2019) : Le Bal des Tsarines

Le Bal des Tsarines (La Thé Box)

Comme bien souvent, le design de la box est sublime, et correspond à merveille à l’un des derniers livres que j’ai lu L’Ours et le Rossignol. Un joli hasard qui m’a encore plus donné envie de découvrir le contenu de cette nouvelle édition.

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  • En plus du traditionnel cahier des saveurs, il y avait deux petits paquets de cigarettes russes fourrées au chocolat et à la noisette, un joli sachet de thé en forme d’étoile filante Tea Heritage (thé vert au jasmin) et un petit paquet de filtres à thé. Les cigarettes ont été très fortement appréciées !

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  • 2 sachets de marque Saristi, une maison de thé grecque que je ne connaissais pas : Love (maté, damiana, éclats de cacao, vanille et poivron rouge) et Relax (mélisse, tilleul, lavande, verveine citronnée, safran).
  • 3 sachets de thé Pagès : thé noir fruits rouges, thé noir Earl Grey et un mélange composé de thé vert, feuilles de framboisier, romarin et citron vert. Si le dernier mélange m’est inconnu, j’apprécie les deux premiers thés qui restent classiques, mais agréables.

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  • 4 sachets de thé Igloo (thé vert et thé blanc, vanille, arômes orange, mandarine, rose, bergamote et crème de fraise) et 1 sachet de thé Casse-noisette (thés noirs, morceaux de pomme et de cerise, notes de pomme, caramel et noisette, amande et coriandre). Aimant beaucoup ces deux créations de Tamia et Julia, les créatrices de La Thé Box, j’ai été ravie de les retrouver dans cette édition. Dans un style très différent, ils sont tous les deux succulents même si je concède une préférence pour Casse-noisette qui est parfait pour un tea-time gourmand.

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  • 3 sachets en vrac : Thé des impératrices de Compagnie Coloniale (thé noir, framboise et pistache), Le philtre de la princesse de Comme des tisanes (framboisier, menthe douce, cannelle, rose, galanga, réglisse, piment des jardins et poivre blanc) et Un oolong vanille et orchidée de TeaTap qui est d’une très grande délicatesse et finesse.

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BILAN

Comme toujours, j’ai été enchantée par cette box qui mélange des thés classiques ou que l’on a déjà reçus dans la box avec des nouveautés plutôt tentantes et bien souvent originales. Ma seule petite déception concernera les filtres à thé puisque nous en avons déjà reçus le mois dernier. Enfin, en plus du design de la box, un travail visuel indéniable a été effectué sur les sachets de thé qui sont tous très beaux et qui correspondent à merveille au thème de ce mois !  

Si cette box, vous tente, vous pouvez la retrouver sur le site de La Thé BOX.

Et vous, que pensez-vous du contenu de cette box ?
Quel thé vous tente le plus ?

Premières lignes #68 : Une vie de chat, Yves Navarre

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vais vous présenter les premières lignes d’un livre qui ne pouvait que me tenter : Une vie de chat d’Yves Navarre.

Voici un roman de chat écrit par un chat. Oui, les chats savent écrire. Parce qu ils savent se taire, observer, écouter et donner le meilleur d eux-mêmes. Le chat Tiffauges écrit donc ici le roman de sa vie. Il dit « je », ce qui est en principe le privilège des humains, bipèdes, doués de Raison. Il dit aussi Tiffany, sa première épouse ; Abel, son maître, écrivain de métier, un obstiné qui écrit toujours le même roman et qui, malgré tout, contre vents et marées, persiste et signe.
Inattendu, vif, alerte, souvent drôle, parfois poignant, ce roman, écrit par le chat Tiffauges, est un chant d amour, et d humour, à ses épouses et à son maître. C est aussi et surtout, un chant de tous les jours, une vie de chat, rien qu une vie de chat, et ce n est pas rien…

PREMIÈRES LIGNES

Je m’appelle Tiffauges. Je suis un chat. J’écris. Comme si quelqu’un pouvait écrire à ma place. C’est moi. Je suis je. Le chat. Un chat. C’est à prendre ou à prendre, pas d’alternative. Vous avez encore le choix et abandonner ce livre. Vous êtes libre. Voici ma vie. Et ma mort. Je m’appelle Tiffauges. J’écris.

Il me faudra beaucoup de solitude pour y arriver. Une discipline de chat. Pas trop de morale, je la leur laisse, à eux, les bipèdes qui, en principe, se tiennent debout sur les pattes arrière par curiosité et pour voir plus loin. Et parce qu’ils savent ouvrir les portes des réfrigérateurs, ils se croient tout permis. Ils se croient tout. Si le roman de moi vire à la fable, ce sera dommage.

Des circonstances de ma naissance, je ne peux m’en tenir qu’à ce que j’ai entendu dire maintes fois. Qui peut faire autrement ?

Et vous, connaissez-vous ce livre ? Vous tente-t-il ?

Throwback Thursday Livresque #110 (février 2019) : les émotions – tristesse ou colère

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Thème : les émotions

Semaine 1 : Un livre qui fait peur ou fait ressentir un profond dégoût envers certains personnages, certaines actions, certains faits…
Semaine 2 : un livre qui m’a mis en joie
Semaine 3 : Un livre qui m’a rendue triste ou en colère (ou les deux)
Semaine 4 : Un livre qui fut une bonne surprise ou un livre dont l’intrigue m’a surpris, pris de court, je ne l’avais pas vu venir.

Pour ce thème, le livre de la semaine 1, La vraie vie d’Adeline Dieudonné, aurait convenu à merveille. Il m’a donc fallu un petit moment avant de trouver un autre titre à vous présenter, et j’ai fini par choisir Les maux bleus de Christine Féret-Fleury.

Couverture Les maux bleus

Un récit intime qui oscille entre poésie et dureté pour dénoncer l’homophobie, dans un environnement scolaire, familial et social qui saura parler aux adolescents et les émouvoir. Sur les traces d’une héroïne qui doit emprunter un chemin de douleur pour se découvrir. Pour apprendre à rester fière, à ne jamais renoncer, surtout pas à soi-même…

Armelle le sait depuis trois ans, elle aime les filles. Seul son carnet bleu est mis dans la confidence. L’adolescente solitaire et férue de lecture y confie ses peurs, ses espoirs. Elle lui parle d’Inès, une nouvelle élève qui l’attire. Lorsque son amie la rejette violemment, Armelle devient rapidement l’objet du mépris et des insultes de ses camarades. Pourtant, cet événement n’est qu’un tournant dans sa vie qui bascule définitivement un dimanche soir. Alors que ses parents découvrent son secret, Armelle est jetée dehors. Elle n’a que 16 ans quand, cette nuit-là, elle voit la porte de sa maison se fermer brutalement devant ses yeux. Seule dans la rue avec son carnet, elle doit apprendre à survivre… Mais est-elle vraiment seule ?

POURQUOI CE CHOIX ?

Les maux bleus est un livre que j’ai adoré, mais qui m’a fait passer par tout un tas d’émotions dont la tristesse et la colère.

Tristesse pour Armelle, adolescente mise à la rue par les siens en raison de son homosexualité comme si c’était une chose sale et honteuse quand ce n’est qu’une orientation sexuelle. À un âge où elle aurait eu besoin du soutien de sa famille, l’adolescence et la recherche de soi qui en découle n’étant pas chose aisée, elle n’obtiendra que le rejet.

Une fois passée la tristesse, c’est bien la colère que j’ai ressentie ! Beaucoup de colère contre des parents qui privent leur enfant de leur amour alors que le seul tord d’Armelle est de s’être montrée honnête avec elle-même et ses sentiments. Comment des parents peuvent rejeter leur propre enfant, mettre sa vie et son avenir en danger pour une simple orientation sexuelle ? C’est une chose que je n’arriverai jamais à comprendre, et qui me met dans une colère monstre.

Mais je vous rassure, si l’autrice nous présente une situation difficile dans laquelle une adolescente devra lutter pour s’affirmer dans une société bien-pensante où s’écarter de  la norme est durement sanctionné, elle nous offre également une belle histoire empreinte d’amour, d’amitié et d’espoir.

Pour en apprendre plus sur ce roman que j’ai adoré et que je ne saurais trop vous conseiller, n’hésitez pas à lire ma chronique dont voici la conclusion :

En abordant de manière simple, mais avec grande sensibilité, le thème de l’homophobie, l’auteure nous offre ici un très beau roman qui devrait toucher autant les parents que leurs enfants. Il me semble d’ailleurs constituer un excellent point de départ pour entamer une discussion autour de l’homosexualité et du rejet qu’elle peut encore susciter de nos jours. Les maux bleus fait donc partie de ces lectures belles et intenses que je recommanderai à tous, car nul doute que ce roman pourra aider certains lecteurs à s’accepter et/ou à mener une vraie réflexion sur la notion de tolérance.

Et qui sait, peut-être que d’ici quelques années, Armelle ne sera plus un visage parmi tant d’autres du rejet de la différence, mais un personnage de pure fiction nous narrant une époque où l’on pouvait encore être persécuté pour son orientation sexuelle. Douce utopie ou futur possible, c’est à chacun d’entre nous d’en décider…

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?
Quel roman avez-vous ou auriez-vous choisi ?