Top Ten Tuesday#63 : 10 livres contenant le terme Noël dans le titre qui me tentent

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »

Pour le thème officiel de cette semaine ( Les 10 livres que vous iriez acheter sur le champ si vous aviez un budget illimité), je vous invite à lire mon précédent TTT qui regroupe de très beaux livres qu’un budget illimité me permettrait d’acquérir très rapidement.

J’ai donc préféré partir sur un autre thème : 10 livres contenant le mot Noël dans le titre qui me tentent. J’ai essayé au maximum d’éviter de vous parler de livres déjà présents sur le blog.

ALBUMS JEUNESSE POUR UN NOËL TOUT EN DOUCEUR

 

ROMANS ET NOUVELLES

 

NOËL ROMANTIQUE

Le Club des Indés vous propose un recueil de nouvelles que vous pouvez télécharger gratuitement sur Amazon ou encore Kobo.

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NOËL OR NOT NOËL

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PARCE QUE NOËL N’A PAS TOUJOURS ÉTÉ NOËL

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Dès la Rome antique, les hommes célébraient Strenia, déesse de la santé. Cette tête, accompagnée de dons alimentaires, symbolisait l’abondance au coeur de l’hiver. Voilà d’où viennent nos étrennes et l’orange de nos grands-parents ! Au fil des siècles, les cadeaux de Noël, récompenses des enfants sages, se parent de magie : ne tombent-ils pas du ciel ‘ Vers le milieu du XIXe siècle, ils « s’inventent » dans leur forme actuelle. C’est l’avènement des grands magasins, la naissance du père Noël et d’une tradition devenue sacrée : la fête familiale. Des fruits secs aux best-sellers de l’année, en passant par le ramasse-miettes, en vogue au XIXe siècle, ou les éternels poupées et tambours, ces objets nous content une autre histoire des sociétés occidentales. Une étonnante histoire, entre rêve et marchandisation.

Et vous, certains de ces livres vous tentent ?

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Gary Cook, Antoine Jaunin et Romain Quirot

Je remercie Lecteurs.com et les éditions Nathan de m’avoir permis de découvrir Gary Cook d’Antoine Jaunin et Romain Quirot.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans un monde recouvert par les flots, une seule chance de survie : embarquer à bord de gigantesques navettes spatiales.

Gary Cook a grandi sous le pont des Oubliés, l’un des derniers refuges sur cette Terre condamnée. À quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Elliott à bord du Neptune, leur modeste bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventure. Autour d’eux, pourtant, le monde touche à sa fin.

Chaque année, d’immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n’ont pas accès – jusqu’au jour où Gary apprend que, pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord de la navette Deucalion III.

S’ils veulent faire partie du voyage, Gary, Elliott et Max vont devoir prendre tous les risques…

  • Broché: 396 pages
  • Editeur : Nathan (31 août 2017)
  • Prix : 17,95€

AVIS

Comme beaucoup de lecteurs, j’ai entendu parler de ce roman grâce à sa bande-annonce qui s’apparente plus à celle d’un film que d’un livre. Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère que Romain Quirot est réalisateur. Ce n’est pas cependant la bande-annonce du roman qui m’a donné envie de le lire, mais l’intervention d’Antoine Jaunin lors d’une conférence à la Fête du livre de Saint-Étienne.

L’histoire et les personnages…

Gary est un adolescent de 15 ans qui, comme les autres jeunes de son âge, aime passer du temps avec ses meilleurs amis. Sauf que le monde dans lequel évolue Gary n’a rien de normal : dévasté et submergé en grande partie par les flots, il est devenu dangereux et hostile. Le jeune homme vit donc avec d’autres sous Le Pont des Oubliés, un endroit qui est loin d’être parfait, mais qui a le mérite d’offrir un abri, du moins pour le moment. Alors quand l’ultime opportunité de quitter ce monde, qui n’a plus rien à offrir, à bord d’une navette spatiale se présente, Gary et ses amis doivent prendre une décision… Rester ou partir ? Survivre ou vivre ? Vivre ou Mourir ?

Je ne lis quasiment pas de dystopie, pas que je n’aime pas le genre, mais je n’ai pas un attrait particulier pour celui-ci. J’ai toutefois été complètement happée par l’univers mis en place par les auteurs qui ont réussi à le rendre réaliste et immersif tout en le baignant d’une aura de mystère aussi plaisante que frustrante. Les descriptions nous permettent aisément de nous imaginer ces décors apocalyptiques érodés par le temps et les conséquences plus ou moins lointaines de l’action de l’homme. Et c’est là qu’arrive la frustration, car les auteurs nous laissent délibérément dans le flou quant à ce qui s’est exactement passé pour qu’on en arrive là. Espérons que le deuxième tome nous apporte des éléments de réponse. Quoi qu’il en soit, difficile de ne pas voir dans ce roman une critique du monde actuel, de la destruction de l’écosystème par la main de l’homme et une réflexion sur le genre de monde qu’on souhaite léguer aux générations futures.

Si cette critique présente en toile de fond dans le livre est intéressante, le gros point fort de ce roman pour moi est la galerie de personnages, et l’omniprésence de l’amitié, l’une des seules sources de lumière et d’espoir dans un monde où l’on survit plus que l’on ne vit. Je n’ai pas trouvé tout de suite Gary très attachant, peut-être car trop détaché de sa propre vie. C’est vraiment en le découvrant avec ses deux meilleurs amis puis avec une mystérieuse jeune fille du nom de Lou, que j’ai appris à l’apprécier. Plutôt gauche, peureux et peu sûr de lui-même, il n’en demeure pas moins un peu le pilier du groupe, la présence réconfortante et rassurante d’un être simple, mais gentil. Au gré des événements qui mettront ses relations avec ses amis à rude épreuve et qui pousseront le lecteur au bord de la crise d’angoisse, voire de larmes, il prend toutefois de l’assurance. Passant du gentil garçon enrobé de la bande à un personnage plus complexe, il gagne ainsi en consistance. Mais ce n’est vraiment que lorsqu’il comprend qu’aucun avenir sous le Pont des Oubliés n’est possible qu’il devient vraiment intéressant. Cette prise de conscience tardive va en effet le pousser à reprendre sa vie en main, à agir plutôt que subir, et à plonger dans son passé en vue d’écrire son avenir.

Autre personnage complexe qui a tout de suite suscité ma curiosité, Dean qui est en quelque sorte l’ennemi de Gary et de ses amis. Si l’on est tenté de le détester dès son entrée en scène, pour ma part, il m’a tout de suite intriguée. En apprenant à mieux le connaître et à découvrir sa vie familiale, on ne peut que modérer notre opinion à son sujet sans pour autant pardonner ses excès de colère et son comportement exécrable. L’image du gros dur s’étiole progressivement pour laisser place à un adolescent perdu tentant coûte que coûte de protéger sa famille dans un environnement dur et mortifère. On ne peut alors que se mettre à sa place et se demander jusqu’où nous serions prêts à aller pour protéger les nôtres ? Je ne parlerai pas de tous les autres personnages, mais j’ai aimé leur diversité, parfois leur complémentarité et surtout leur complexité, chacun d’entre eux étant relativement nuancé. Il y a une petite exception avec un personnage dont la bêtise, le physique et son amour du poisson apportent un peu de comique. Il m’a un peu fait penser à Kubiac dans Parker Lewis ne perd jamais.

Une écriture fluide et immersive pour une histoire où rythme et dangers sont omniprésents…

L’écriture à quatre mains ne semble pas un exercice particulièrement facile, mais Antoine et Romain s’en sortent très bien. Le duo nous offre en effet une histoire à la narration parfaitement fluide et rythmée. L’écriture, en plus d’être très visuelle, coule de source et se révèle efficace pour vous immerger, et c’est le cas de le dire, dans un monde submergé par les flots. Il en résulte un roman qui se lit très vite, et qui ne demande pas une attention de tous les instants. Une accessibilité qui devrait séduire les adolescents ou les lecteurs ayant envie d’une lecture qui se lit d’une traite ou presque. En effet, l’enchaînement rapide d’événements dramatiques vous pousse à lire page après page afin de découvrir le devenir de Gary, de ses amis et même de ses ennemis. Difficile alors de s’ennuyer devant le rythme soutenu de cette histoire où le calme semble systématiquement cacher la tempête.

Et des tempêtes dans la vie de Gary, il va y en avoir que ce soit au sens propre ou figuré du terme. La vie sous le Pont des Oubliés est en effet loin d’être un long fleuve tranquille : maladie étrange qui, petit à petit, décime la population, désespoir, deuil, dangers en mer avec des phénomènes météorologiques dévastateurs ou des animaux marins peu avenants…  Si l’amitié permet d’apporter quelques moments de réconfort, les difficultés ne s’estompent donc jamais du paysage. Gary est également pris dans le tumulte de problèmes plus classiques pour un adolescent : amitié mise à mal par des secrets et de la jalousie, inimitié qui vire au harcèlement et à la méchanceté, découverte des sentiments amoureux, relations familiales, difficulté à s’accepter… Contexte post-apocalyptique ou non, l’adolescence reste l’adolescence.

Un petit point qui m’a moins convaincue, mais un autre qui m’a séduite…

Si je devais formuler une réserve sur ce roman, ce serait l’impression que les choses sont parfois trop faciles ou arrivent trop vite. Le monde de Gary Cook est horrible et il faut avoir une certaine dose d’optimisme pour capter chaque lueur d’espoir qu’il offre. Mais paradoxalement, j’ai eu ce sentiment diffus que Gary arrivait bien trop facilement à surmonter chaque difficulté qui se place sur sa route. Il est supposé être trouillard alors qu’il se lance dans des choses plus que téméraires, montre une capacité de survie déconcertante, arrive sans difficulté à pousser un vieillard retors à l’aider même si l’on peut comprendre que l’épreuve subie par ce dernier l’ait quelque peu adouci… L’aspect « lutte contre soi-même » n’est à mon sens pas assez développé alors qu’il n’en aurait donné que plus de crédibilité et de consistance au jeune homme. Les auteurs semblent avoir préféré mettre en avant la lutte contre les éléments sans pour autant aller au bout des choses. J’aurais ainsi préféré, et là c’est très personnel, que Gary traverse peut-être moins d’épreuves, mais que chacune soit mieux exploitée. J’aurais souhaité qu’il ait vraiment à chercher la force au fond de lui-même pour s’affranchir de ses barrières alors qu’elles paraissent presque sauter d’elles-mêmes quand la situation le requiert. Cette apparente facilité (je dis apparente car je rappelle que l’univers n’a quant à lui rien de facile) s’explique peut-être par le public visé.

Enfin, j’ai été agréablement surprise par les multiples références à la littérature qui raviront les amateurs de livres que ce soit à travers la citation de célèbres auteurs comme Montesquieu, l’amour de Gary pour les livres ou un ouvrage que chacun connaît au moins de nom, Le Petit Prince. Lu trop jeune, je n’avais pas spécifiquement apprécié ce livre considéré par beaucoup comme un chef-d’œuvre, mais je vais prendre exemple sur Gary, et le (re)lire. Vous verrez d’ailleurs que la présence du Petit Prince dans le roman n’a rien de hasardeux et que cet ouvrage, petit par la taille mais pas par les messages qu’il véhicule, aura un vrai impact sur la vie du jeune homme. Je vous laisserai le plaisir de découvrir de quelle manière Le Petit Prince est lié au passé de Gary.

En conclusion, ce roman fut une excellente surprise, je m’attendais à l’apprécier, mais pas à l’aimer autant. Rapide à lire, rythmé et empli de cette tension prompte à happer l’attention du lecteur, Gary Cook est un roman qui devrait ravir les personnes souhaitant une histoire mettant en scène un adolescent comme les autres dans un univers pas comme les autres. D’une plume fluide et immersive, les auteurs vous plongent dans un monde post-apocalyptique captivant où la question de la survie se mêle étroitement à celle de l’amitié. J’espère pour ma part retrouver très bientôt Gary que les auteurs ont laissé dans une situation peu confortable.

Et vous, vous avez envie de découvrir Gary Cook ?

In my mailbox #44

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


SERVICES PRESSE

Je remercie Sébastien Lecocq de m’avoir fait parvenir son roman via Simplement, Lecteurs.com pour Camarade Wang achète la France de Stéphanie Fière et ActuSF pour l’anthologie des Utopiales à chroniquer pour le site Emaginarock.

CONTREPARTIE ULULE

Paul Clément a lancé une campagne de participation sur Ulule afin de financer une intégrale exclusive, illustrée par son frère, regroupant les quatre premiers tomes de sa série Les Orpehlins de Windrasor. J’ai également pris un autre de ses romans afin de l’offrir à Noël.

Si vous avez raté cette opportunité, vous pouvez toujours acheter sur le site de l’auteur les quatre tomes séparés d’autant que les couvertures sont très jolies.

Source : SIte Ulule

J’en profite pour remercier l’auteur d’avoir dédicacé les deux ouvrages comme convenu (une mauvaise expérience sur le site avec un grand illustrateur m’ayant rendu quelque peu frileuse sur ce point), mais surtout d’avoir pris le temps de vraiment les personnaliser.

BOUTIQUE ÉPHÉMÈRE (galerie Auchan Centre 2 – Saint-Étienne)

J’ai trépigné de joie à la vue de cette édition du Livre de la jungle que je voulais depuis un petit moment.

Quant à ce livre illustré, je n’ai pas trop hésité devant sa beauté :

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

Calendriers de l’Avent 2017 : jour 1 à 7

Calendriers de l'Avent

Je vous propose de vous dévoiler le contenu des sept premiers jours de mes trois calendriers de l’Avent.

CALENDRIER TSUM-TSUM

J’ai reçu mon calendrier le 6 décembre et me suis donc empressée de rattraper le temps perdu. Imaginez mon bonheur d’ouvrir 6 cases d’un coup 🙂

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Je ne pense pas que cet objet en deux parties se monte de cette manière, mais pour le moment mon cerveau n’a pas encore trouvé d’autre possibilité….

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Pour le moment, je suis complètement fan des mini tsum-tsum, beaucoup moins des accessoires…

CALENDRIER DE L’AVENT FÉES COLORÉES

Ne pouvant pas disposer les petits paquets sous un sapin en raison de deux félins féroces, je les ai mis dans ma bibliothèque d’accessoires de thé. C’est finalement bien plus pratique que de trifouiller chaque jour dans le carton.

Contrairement à une gourmande dont je ne citerai pas le nom, la gomme n’a pas su tromper ma vigilance.  Je n’ai donc pas tenté de la croquer, mais je dois admettre qu’elle est plutôt réaliste.

Par le passé, j’ai eu une grande utilisation de rouleaux de masking-tape ce qui n’est plus le cas maintenant. Mais ce rouleau est en tout cas très joli.

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Je ne pense pas que ce stylo soit des plus pratiques à utiliser, mais je le trouve très original. Un objet vitaminé qui tombe à pic pour donner un peu de peps en cette période de froid.

J’ai oublié de prendre en photo les deux chocolats du sixième jour engloutis par mon compagnon.

C’est grâce à Satoru que j’ai compris que ce que je prenais pour des mini-stickers sont en fait destinés aux ongles. Je ne les utiliserai pas de cette manière, mais je les trouve tout de même très jolis en fan d’Alice que je suis.

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Pour un autre aperçu de ce calendrier, je vous invite à consulter le blog de Satoru qui vous en détaille le contenu au jour le jour.

CALENDRIER LA FABRIQUE DE THÉ

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J’ai laissé La Caravelle a une amie très grande amatrice de thés aux fruits rouges, mais j’ai pu déguster les autres thés. Vallée de neptune m’a plu : j’ai aimé découvrir ses notes prononcées de miel contrebalancées par le côté un peu plus amère de l’amande qui se fait d’ailleurs très discrète. Quant à Breakfast Kingpin, c’est un honnête thé de petit-déjeuner même si je préfère les thés noirs un peu plus subtils.

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Je n’apprécie guère les thés à la rose les trouvant bien trop écœurants. Et Vert à la rose ne m’a pas fait changer d’avis sur le sujet. Dès qu’un arôme de rose est présent, je ne sens plus que ça avec l’impression désagréable de manger la crème pour les mains de ma grand-mère.
A contrario, j’ai apprécié le rooibos Earl Grey. Je ne suis pas très fan de l’arôme de bergamote qui, comme celui la rose, tend à asphyxier les autres. Néanmoins le côté très doux du rooibos se marie à la perfection au côté plus prononcé de la bergamote.
Quant au thé vert nature, je l’ai bu volontiers, mais j’aime les thés peut-être un peu moins astringent. Mais je suis très très pénible en matière de thé vert nature.

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J’ai cette fois gardé le thé pour moi. L’association entre thé noir et fruits rouges fonctionne toujours très bien d’autant qu’avec Le rouge et le noir, le thé noir n’est pas noyé sous les arômes de fruits rouges. Un bon équilibre entre force et douceur…


En espérant que ce petit tour de mes calendriers de l’Avent vous ait plu, je vous donne rendez-vous samedi prochain pour les jours 8 à 14. 

 

Mer en silence, Oussama Bentaleb

Je remercie les Éditions du Panthéon de m’avoir proposé l’essai d‘Oussama Bentaleb : Mer en silence. Je les remercie de leur confiance d’autant plus que ce n’est pas un genre que j’ai beaucoup chroniqué sur le blog, mais que je prends toutefois toujours plaisir à lire.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« Le bonheur est une notion variable, de la variation de la couleur d’un caméléon ; elle diffère d’une personne à l’autre et dépend de nos ambitions et de nos espérances, de l’idée primitive qu’on se fait de notre avenir, des principes qu’on se forge à l’issue de notre éducation et de notre expérience et principalement de la façon selon laquelle nous concevons le bon déroulement des choses. »

Aussi brute qu’alambiquée, à la fois bouillonnante et paisible, tour à tour fougueuse et sereine. Contrasté dans tout ce qui fait la beauté d’une plume nouvelle, le style d’Oussama Bentaleb frémit de l’effervescence du jeune homme et répond déjà de la sagesse du plus ancien. Riche d’idées et de partage, il nous offre un foisonnement de pensées, de réflexions et de sentiments qui témoignent de son âme déjà bien érodée.

Sous couvert d’une fausse naïveté, son propos n’en est que plus sincère. Appel universel à l’espoir, au contentement et à la satisfaction, il met en relief certains sujets qui lui tiennent à cœur et lui apparaissent d’une nécessité décisive. Prônant la méditation, l’auteur se fait médiateur : de manière poétique, imagée et bien vivante, il joint la douceur stylistique à la réflexion.

  • Date publication :
  • Nombre de pages : 104
  • Prix : 11.90€
  • Autre format : ebook

AVIS

Je suis tombée d’emblée sous le charme de la plume de l’auteur dont la maitrise de la langue française est indéniable et très agréable.  En découvrant son jeune âge (17 ans), je dois d’ailleurs dire que j’ai été fortement impressionnée par la maturité de son écriture et sa manière de tirer le meilleur parti des mots pour soutenir sa réflexion et étayer ses pensées.

De manière parfois éthérée, parfois plus ancrée dans la réalité, il nous invite ainsi à le suivre dans le cheminement de ses réflexions et de ses raisonnements. Pour ce faire, il use d’un procédé simple, mais original et surtout très efficace pour rendre la lecture rapide et fluide : dans chaque chapitre, il part d’une citation d’un écrivain ou d’un penseur pour se livrer ensuite en quelques pages. Je connaissais certaines des citations quand j’en ai découvert d’autres, mais elles partagent toutes un point commun, celui d’être particulièrement inspirantes. A cet égard, j’ai retrouvé avec plaisir les propos maintenant bien connus de Rabelais (Science sans conscience n’est que ruine de l’âme) ou encore de Montesquieu (Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi, mais elle doit être loi parce qu’elle est juste). Bien que datant d’une autre époque, elles gardent une sorte d’intemporalité et d’universalisme qui leur permettent toujours de faire écho en nous et de questionner nos sociétés.

Les différentes citations du livre semblent avoir été choisies avec soin et permettent à l’auteur d’introduire naturellement sa réflexion sur des sujets divers et variés : la question de la vie et de la mort, la notion de bonheur, la relation au travail et le culte de la performance, le sens de la vie, la question de la femme au sein de la société, la liberté, le concept de démocratie, la relation ou plutôt la non-relation entre sagesse et âge… La pluralité des thèmes abordés, de manière souvent philosophique, permettra à chacun de se sentir concerné à un moment donné. Pour ma part, j’ai lu avec intérêt les propos de l’auteur, en essayant de me débarrasser du carcan de mon éducation et de ma personnalité, pour me recentrer sur sa pensée. Une « objectivité » dans ma lecture qui ne m’a pas empêchée par la suite d’analyser les propos de l’auteur sous le prisme de mes convictions. C’est ainsi que si je me suis retrouvée dans certaines de ses idées, d’autres m’ont moins convaincue. Mais ce qui est certain c’est qu’Oussama Bentaleb réussit, à travers le fruit de sa réflexion, à nous faire réfléchir et à nous pousser à suivre le chemin parfois sinueux de nos pensées. Il en résulte de ce travail d’introspection et de réflexion, un débat intérieur intéressant qui vous confortera dans vos idées ou au contraire, vous poussera à les bousculer ou, du moins, à les remettre en perspective.

J’ai apprécié ce recueil de pensées à l’écriture riche, mais je pense qu’il ne conviendra pas forcément à tous les lecteurs. Ses qualités que j’ai, en partie, exposées plus haut pourront être autant de défauts pour certains. L’auteur ne cache pas son attrait pour les « intellectuels » et cela se ressent automatiquement dans sa manière d’aborder les différentes problématiques qu’il expose. Cela peut plaire comme déplaire voire horripiler si vous êtes un adepte des textes concrets. Je le conseillerais donc plus volontiers à des personnes aimant les auteurs au style complexe qui aiment à manier les mots de manière à les rendre source d’inspiration, de réflexion, mais aussi d’interrogation. Le lecteur se retrouve ainsi parfois dans la position de s’interroger sur ce qu’il lit, l’agencement très imagé des mots lui demandant de prendre le temps de bien en saisir le sens et la profondeur. En cela, je trouve le titre très bien choisi, le texte appelant au silence et à prendre un certain recul pour se l’approprier. Le livre dégage en outre une aura de sérénité qui offre au lecteur un moment hors du temps qui n’est pas sans rappeler ce que l’on peut ressentir devant le bleu apaisant de grandes étendues d’eau.

Enfin, la seule chose qui m’a un peu moins convaincue dans ce livre est qu’en privilégiant le « nous » au détriment du « je », qui me semble préférable dans le cadre d’un essai, l’auteur prend le risque de tomber parfois dans la généralisation faisant de son cadre de réflexion un cadre universel.

Pour conclure, je garderai de ma lecture de Mer en silence le sentiment d’être allée à la rencontre d’un auteur à l’esprit affûté dont la maturité n’a pas attendu l’âge, mais surtout d’un amoureux des livres, de l’écriture et de la pensée. Si vous aimez les textes bien écrits, riches et empreints de philosophie qui vous poussent à réfléchir, ce livre devrait vous plaire.

Envie de découvrir Mer en Silence ?

Défi Pocket Jeunesse Novembre 2017

Chaque mois, Pocket Jeunesse vous propose une liste de défis à relever grâce à vos lectures. Il vous suffit, en fin de mois, de comptabiliser vos points pour connaître votre score avant de le partager. Aimant beaucoup l’idée de ce défi collectif, j’ai décidé de participer à l’aventure.


Voici la liste des 30 consignes du mois de novembre :

1) Lire un tome 2.

2) Lire un PKJ : Edgar & Ellen tome 1 : Pauvres bêtes !

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3) Le nom de l’auteur est écrit en jaune sur la couverture.

4) Parler du #défiPKJ sur les réseaux sociaux.

5) Lire un livre qui se passe au moins partiellement en novembre.

6) Le narrateur n’est pas le héros/l’héroïne : Madisonville de Nicolas Combe.

7) Partager son avis sur un livre PKJ avec PKJ : j’ai partagé ma chronique du premier tome de l’excellente série Edgar & Ellen.

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8) Lire une scène où il y a du brouillard.

9) Le nom de l’auteur est un pseudo.

10) Un des personnages parle avec un accent.

11) Une scène se déroule dans le noir.

12) Lire un échange de dialogues qui vous a beaucoup plu

13) Lire un livre qui délivre un message positif : derrière une histoire fantastique, sont abordés les thèmes de l’acceptation de soi et un message fort pour les filles : elles peuvent être leur propre héroïne.

14) Lire un livre qui évoque au moins une des deux Guerres mondiales.

15) Lire un auteur que vous n’aviez plus lu depuis au moins un an.

16) Participer à un événement livresque : je me suis inscrite à différents challenges dont le fameux Cold Winter Challenge 🙂

17) Votre lecture ne se termine pas comme vous l’aviez imaginé

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18) Rencontre le mot « pluie » dans une lecture

19) L’auteure est une femme qui n’est pas américaine :

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20) Lire un best-seller.

21) Le titre de votre lecture commence par la première lettre de votre prénom.

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22) Lire un livre que quelqu’un que vous connaissez a adoré.

23) Lire plusieurs livres en même temps : pendant très longtemps, je n’ai lu qu’un livre à la fois. Dorénavant, je lis souvent deux ou trois romans en parallèle : un livre papier, un livre numérique et une lecture en VO.

24) Un des personnages doit surmonter une souffrance (physique ou psychologique) : L’événement de Marc Brucker.

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25) Lire au lieu de dormir : ça m’arrive presque tous les mois, et celui-ci n’a pas échappé à la règle.

26) De tout le livre, on ne voit jamais le héros manger.

27) L’intrigue se passe en partie à la montagne.

28) Le livre fait entre 400 et 450 pages. Point bonus s’il fait précisément 426 pages.

29) La couverture du livre correspond parfaitement à son contenu

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30) Un des personnages porte un prénom que vous aimez beaucoup : le loup du roman s’appelle Nacre, un très joli prénom avec un côté assez poétique.

 SCORE : 18/30

Et vous, vous avez participé à ce défi ? Quel est votre score ?

  

Throwback Thursday Livresque : Le magicien d’Oz (BD), David Chauvel et Enrique Fernandez

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Retour de Montreuil –Un livre jeunesse (peu importe l’âge, album, roman, BD, manga…)

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Lisant beaucoup de livres jeunesse, la difficulté n’a pas été de trouver un livre, mais d’en sélectionner un parmi tous ceux dont j’aurais souhaité vous parler. Après quelques hésitations, une BD a fini par s’imposer à moi, l’adaptation du Magicien d’Oz de L. Franck Baum.

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Pourquoi ce choix ?

Le magicien d’Oz est un classique de la littérature jeunesse américaine qui, il me semble, a du mal à s’imposer en France. Et c’est à mon avis, bien dommage ! L’histoire nous fait voyager, nous permet de découvrir une jeune héroïne forte (pas si courant à l’époque de la publication du roman) et des personnages plutôt originaux et attachants. Une très belle aventure que je ne peux que recommander à tous !

Quant à l’adaptation graphique, je dois dire qu’elle m’avait complètement séduite notamment en raison de ses très belles illustrations.

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Ayant lu le roman enfant, je ne pourrai garantir le degré de fidélité de la BD, mais de mémoire, les grandes lignes me semblent tout à fait respectées.

Si cette BD vous intéresse, je vous invite à consulter ma chronique des trois tomes.

Et vous, cette BD vous tente ?