A Scandal in Bohemia : The adventures of Sherlock Holmes

Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).

Après A study in scarlet et The sign of four, c’est à la première nouvelle du recueil des aventures de Sherlock Holmes que nous nous attaquons : A Scandal in Bohemia.

PRÉSENTATION

To Sherlock Holmes she is always the woman. I have seldom heard him mention her under any other name. In his eyes she eclipses and predominates the whole of her sex.

In Sherlock Holmes’ first short story, he must face his most wily adversary yet—Irene Adler, “The Woman”.  Contracted by a Bohemian king to retrieve a series of compromising photographs ahead of the royal wedding, Holmes is caught up in disguises, bluffs, marriages, double bluffs, smoke alarms and heartbreak.  To this supposedly heartless detective, Irene Adler is in many ways the first and only love of Holmes’ we see in the whole canon, and for this reason the story is unmissable.

AVIS

Dans cette nouvelle, on retrouve le Docteur Watson qui, après son mariage avec Mary, semble s’être éloigné de notre célèbre détective. Heureusement, Sherlock va profiter d’une visite improvisée de celui-ci pour l’impliquer dans sa nouvelle enquête.

Un personnage important de la noblesse européenne est ainsi venu requérir l’aide du détective afin de récupérer une série de photos compromettantes qu’une certaine Irène Adler a en sa possession et menace de divulguer.

Mon intérêt a tout de suite été éveillé à l’évocation d’Irène Adler, un personnage plutôt marquant que j’ai découvert dans la série télé. Sa personnalité hors norme et son intelligence ne laissent pas de marbre Sherlock Holmes qui finira d’ailleurs par la surnommer La femme. Le fait que ce soit l’une des rares personnes à être capable de rivaliser avec ce dernier ne doit pas être étranger à l’intérêt qu’il lui porte et au pouvoir d’attraction qu’elle semble exercer sur lui.

J’ai admiré la capacité de cette femme à toujours avoir une longueur d’avance sur tout le monde, y compris Sherlock, et à se sortir des situations les plus inextricables. C’est assurément l’un des personnages les plus complexes et intrigants qu’il m’ait été donné de rencontrer. J’aimerais la voir apparaître régulièrement, sa présence étant synonyme de retournements de situation palpitants et surprenants.

Avec cette nouvelle, j’ai retrouvé l’humour qui m’avait manqué dans The Sign of Four. Plusieurs semaines après ma lecture, je me souviens d’ailleurs d’une scène mémorable où notre génie de la déduction s’est transformé en génie du déguisement. J’ai adoré l’aspect comique de la situation tout comme la détermination de Sherlock qui ne recule devant rien, même pas le ridicule, pour résoudre une affaire.

La seule chose qui m’a un peu agacée, c’est une remarque que j’ai trouvée des plus sexistes puisque notre détective estime que seule une femme se ruerait vers ce qu’elle a de plus précieux en cas d’incendie. Du coup, je me demande ce que ferait un homme dans la même situation, il sauverait ses bières ? Le contexte de l’époque explique ce genre de propos, mais cela ne m’empêche pas de bondir. Après tout, je ne suis qu’une femme…

En conclusion, j’ai apprécié cette première nouvelle qui permet aux lecteurs de faire connaissance avec une femme des plus intéressantes, Irène Adler. Si elle fait perdre la tête aux hommes par sa beauté, c’est grâce à son intelligence qu’elle semble atteindre Sherlock Holmes. C’est une adversaire qui semble tailler pour notre détective, mais pouvait-on en attendre moins de la part de La femme ?

« To Sherlock Holmes she is always the woman »

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

Throwback Thursday Livresque #32 : Summer Party

Print

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.

Thème de la semaine : Summer Party (un roman qui se déroule en été ou parfait à lire en été)

summerparty

 

Pour ce thème, j’ai choisi un livre que j’avais lu il y a fort longtemps  :

couv69203622

 

Selon Rebecca Bloomwood, « si l’on pouvait porter des vêtements neufs tous les jours, la dépression nerveuse n’existerait plus ». Droguée au shopping, notre héroïne s’expose à un nombre de tracas aussi impressionnant que le montant du relevé de sa carte de crédit. Témoin de la riche correspondance qu’elle entretient avec son banquier… Comble de l’ironie: Beckie est journaliste à Réussir vos épargnes, où son travail consiste à expliquer à ses lecteurs comment gérer leur budget. Les dettes s’amoncellent… Un dernier shopping pour se remonter le moral ? Impossible, toutes ses cartes sont bloquées. De solutions empiriques en effroyables mensonges, c’est la panique. De quoi miner aussi son début d’histoire d’amour avec le séduisant homme d’affaires Luke Brandon. A ce stade, une issue heureuse ne tiendrait-elle pas du miracle ?

  • Pourquoi ce choix ? : si vous vous posez la question, c’est que vous n’avez jamais lu ne serait-ce qu’un tome des confessions d’une accro du shopping. En effet, cette série respire l’été ! Elle est légère, pétillante et permet de se vider l’esprit en s’amusant. L’héroïne est attachante et vous fera certainement sourire voire rire. Certain(e) d’entre nous pourraient même se reconnaître en elle. Pour ma part, ce fut le cas à condition de remplacer l’amour des vêtements et autres accessoires féminins par celui des livres. L’histoire étant très facile à suivre, vous pourrez parcourir les pages au gré de vos bains de soleil ou autres joyeusetés de l’été.
  • Pour qui ? : pour ceux qui ont envie d’une lecture légère avec une héroïne attachante dont l’enthousiasme pour le shopping ne peut que prêter à sourire, « dépenser pour exister » semblant son créneau.
  • Quand ? en été confortablement installé dans un transat, dans un hamac, sur l’herbe, le sable…

Et vous, vous aimez cette série ?

Les 10 plus grands héros de l’histoire du monde, Didier Willot

20170615_110112-1

Je remercie Le Papillon Rouge Editeur et Babelio pour m’avoir permis de découvrir Les 10 plus grands héros de l’histoire du monde de Didier Willot.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

20170615_110131-1

 

Pour la toute première fois, une vaste consultation internationale (près d’une dizaine de milliers d’individus sur quasiment 40 pays !) a récemment élu les dix plus grands héros de l’histoire. Les sondés ont ainsi plébiscité Einstein, Mère Teresa, Gandhi, Martin Luther King, Newton, Jésus, Mandela, Edison, Lincoln et Bouddha.

Ce livre passionnant s’aventure dans les pas de ces géants au destin éblouissant. Dans un style clair et captivant, on y découvre leur jeunesse, leur combat, leur souffrance, leur courage, leur travail acharné, leur amour du prochain… Une véritable vie de roman à dévorer sans plus tarder !

 

  • Broché: 264 pages
  • Editeur : PAPILLON ROUGE EDITEUR (22 avril 2017)
  • Prix : 19,90€

AVIS

Je vais commencer par le seul petit point qui serait perfectible : le manque de mise en valeur visuelle du livre. Si une photo est bien présente pour introduire chaque personnage, l’ensemble donne néanmoins le sentiment d’un ouvrage visuellement austère. Mais il s’agit là d’un petit détail qui ne nuit en rien au plaisir que vous ressentirez à le parcourir.

20170615_110201-1

Je regrette également la faible place accordée aux femmes même s’il est vrai que l’auteur n’est en aucun cas responsable de la situation.

En effet, le choix des 10 plus grands héros de l’histoire du monde s’est opéré à la suite d’une enquête réalisée auprès de presque 7000 étudiants-chercheurs issus des plus grandes universités du monde entier. L’idée est sympathique même si je ne suis pas vraiment d’accord avec le caractère représentatif dont se targue le livre. Je ne pense pas qu’en ciblant l’élite des étudiants, l’enquête permette d’avoir un échantillon représentatif de la jeunesse du monde entier, loin s’en faut…

Mais peu importe, car ce qui compte c’est que cette enquête sert de prétexte pour présenter la vie de 10 personnages scientifiques, religieux ou encore politiques que l’on connaît tous au moins de nom : Bouddha, Jésus-Christ, Edison, Einstein, Gandhi, Martin Luther King, Abraham Lincoln, Mandela, Newton, Mère Teresa.

A cet égard, le livre est particulièrement intéressant pour les personnes qui n’ont pas forcément l’envie, le temps ou la patience de lire des biographies, mais qui aimeraient néanmoins connaître les accomplissements et les points importants de la vie d’individus qui ont laissé une trace dans la mémoire collective.

Elles ne pourront ainsi qu’être sensibles au travail de recherche et de synthèse effectué par l’auteur afin de mettre une partie, même infime de l’Histoire, à la portée de tous. Quand l’on connaît la pléthore d’informations à laquelle chaque citoyen lambda a accès par le biais, notamment, d’Internet, ce point me semble particulièrement important. A noter que vous trouverez, en fin d’ouvrage, une bibliographie ce qui vous permettra de vérifier le sérieux des sources si c’est une donnée à laquelle vous êtes sensible ou simplement approfondir votre connaissance des sujets abordés.

Pour ma part, même si je connaissais les grandes lignes de la vie de toutes ces figures historiques, j’ai fait, grâce à Didier Willot, quelques découvertes d’autant que l’auteur aborde des aspects parfois moins connus de leur personnalité ou de leur vie. Par exemple, si les qualités scientifiques d’Einstein sont connues de tous, qu’en est-il de son engagement contre la ségrégation raciale aux États-Unis, pays dans lequel il a vécu, le poussant à refuser d’intervenir dans les universités où elle était pratiquée ? Ou encore, combien d’entre nous connaissons non pas Newton le physicien, mais Newton le philosophe, profondément croyant et passionné d’alchimie ?

L’auteur, en plus de nous livrer des anecdotes rendant la lecture entraînante, prend également soin de ne pas tomber dans un excès d’idéalisation avec une image lissée de ces héros de l’histoire. Ainsi, si toutes les personnes évoquées dans le livre ont accompli de grandes choses, elles n’en demeurent pas moins humaines et ne sont pas parfaites. Nous retiendrons, par exemple, de Mère Teresa, une femme vouée à la cause des plus démunis sans pour autant oublier ses idées réactionnaires sur l’avortement.

Enfin, la grande force de ce livre est, à mon sens, le style de l’auteur. A aucun moment, je n’ai eu le sentiment qu’il se perdait dans des détails superflus ou employait un ton dogmatique. Bien au contraire, il présente les informations de manière simple et assez concise pour qu’elles soient lues rapidement tout en les rendant assez pertinentes et percutantes pour donner envie d’en apprendre plus. D’ailleurs, tout au long de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de noter, pour chacune des personnalités, des points ou éléments de leurs vies afin d’effectuer des recherches un peu plus approfondies sur le sujet.

Néanmoins, je vous rassure, si votre objectif est de seulement connaître les grandes lignes de la vie de 10 grandes figures historiques que ce soit par simple curiosité intellectuelle ou envie de posséder un minimum de culture générale à leur sujet, ce livre se suffit à lui-même. Vous pouvez donc le considérer comme un aboutissement ou une clef d’entrée pour orienter vos recherches.

En conclusion, Didier Willot propose ici un ouvrage qui vous permettra de découvrir ou redécouvrir  la vie d’individus ayant indéniablement marqué l’histoire du monde que ce soit par leurs apports scientifiques, moraux ou la dévotion et l’abnégation dont ils ont su faire preuve durant leur vie. Synthétique, facile et très agréable à lire, cet ouvrage est accessible à tous, des simples curieux aux étudiants en passant par des personnes désirant rafraîchir ou fixer leurs connaissances.

Vous pouvez acheter Les 10 plus grands héros de l’histoire du monde de Didier Willot sur le site de l’éditeur.

Logo Papillon Rouge

 

Top Ten Tuesday #37 : Les 10 romans québécois que j’ai lus ou que j’aimerais découvrir

566856438

« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »

Le thème de la semaine : Les 10 romans québécois que j’ai lus ou que j’aimerais découvrir.

J’avoue ne pas particulièrement prêter attention à la nationalité des auteurs francophones… Heureusement que Livraddict est là pour me rappeler que j’ai lu au moins trois livres d’auteurs québécois.

LIVRES LUS

LIVRES QUI ME TENTENT

Parmi cette sélection, je dois dire que Vampires de Benjamin Faucon et Sang de pirate de Elisabeth Tremblay sont ceux qui me tentent le plus. Je pense craquer prochainement pour l’un d’entre eux.

Et vous, vous connaissez ces livres ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Abyss, Svetlana Mori

Je remercie Svetlana Mori d’avoir accepté de m’envoyer son roman, Abyss, via le site Simplement d’autant que j’ai eu le droit à une très chouette dédicace. Ce roman a la particularité d’avoir été écrit pendant un challenge d’écriture international qui fait souvent grand bruit sur Twitter, le NaNoWriMo.

J’ai lu ce livre en lecture commune avec Saiwhisper du blog Les pages qui tournent. J’ai pris grand plaisir à échanger avec elle sur cette belle lecture et espère renouveler l’expérience, peut-être, pourquoi pas, sur un autre texte de Svetlana Mori.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un choix peut être lourd de conséquences…

Depuis des siècles, les marins vivent dans la crainte des hommes-poisson, monstres cruels dévorant le cœur fraîchement arraché de ceux dont le navire n’a pas été assez rapide pour leur échapper.
Emily Rauesen pensait que tout ceci n’était que superstition, du moins jusqu’à ce que l’un d’entre eux soit capturé sur le Blue River et qu’elle se retrouve à devoir panser ses blessures pour qu’il puisse survivre à son interrogatoire !

La créature semble très différente de la bête sanguinaire qu’on lui a décrit… mais si les apparences étaient trompeuses ?

  • Broché: 188 pages
  • Editeur : Lulu.com (22 décembre 2016)
  • Prix : 11,08€

AVIS

Avant de commencer, je tiens à dire que je trouve la couverture magnifique et que j’aime beaucoup les signes tribaux qui illustrent chaque partie et tête de chapitre. Je vous invite à consulter ma dernière participation au RDV livresque Premières Lignes pour plus de détails.

L’histoire et les personnages…

Seule femme et dorénavant médecin à bord d’un navire, Emily pleure toujours la mort accidentelle de son père quand sa vie va être de nouveau chamboulée par l’arrivée d’un prisonnier. Mais pas de n’importe quel prisonnier, d’un homme-poisson, une créature maritime crainte de tous en raison de sa légendaire cruauté et barbarie.

Chargée de soigner les plaies du monstre avant sa prochaine séance de torture, elle va néanmoins faire abstraction de sa peur et se laisser guider par ses sentiments. Cela la conduira à prendre une décision qui aura de lourdes conséquences non seulement pour sa vie, mais aussi pour celle des autres habitants du navire.

J’ai beaucoup aimé le fait que dès le début de l’histoire, on comprend que la situation est plus complexe qu’un simple schéma gentils/méchants. En effet, si les hommes-poisson sont effrayants, n’hésitant pas à massacrer les humains qui croisent leur route ou à enlever des enfants pour leurs besoins, les humains ne sont pas non plus tout blanc. Que ce soit à travers la séance de torture à l’encontre de leur captif ou les horreurs que les hommes ont perpétré par le passé, ils se montrent tout aussi barbares. Pas besoin d’avoir des attributs de poisson pour pouvoir être qualifié de monstre…

Difficile dans ces conditions de se positionner nettement pour un camp, chacun ayant des griefs légitimes pour détester l’autre. Cet aspect rend donc complètement plausible et compréhensible, bien que discutable, la décision d’Emily que je vous laisse, bien sûr, découvrir.

J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié cette femme qui sait voir au-delà des apparences et des préjugés n’hésitant pas à tout remettre en cause pour ce qu’elle estime juste. Pour une personne n’imaginant pas sa vie loin de l’eau, elle a étrangement les pieds sur terre ! J’ai également aimé son sens de la répartie et sa capacité à avancer dans la vie malgré les drames qui la ponctuent.

Quant à Syhl, le jeune homme-poisson, sa personnalité m’a un peu moins convaincue même si l’autrice a veillé à nous offrir un personnage nuancé, autant capable d’une violence implacable que d’altruisme. Je lui ai préféré sa sœur Velkis qui intervient en dernière partie et qui apporte une touche de folie, d’insouciance et de légèreté fort appréciable. Il n’a pas fallu d’ailleurs bien longtemps pour m’attacher à celle-ci.

De l’eau, des pirates, de l’action et du sang…

Quand j’ai lu le résumé du livre, j’ai su qu’il me fallait le lire. En effet, j’aime beaucoup les histoires de pirates.

Et de ce côté, je dois dire que l’autrice a répondu à mes attentes. J’ai beaucoup aimé m’imaginer la vie à bord du navire, les descriptions percutantes et l’utilisation d’un vocabulaire maritime précis nous permettant de nous immerger complètement dans l’ambiance. On a presque l’impression de voguer sur la mer à bord du Blue River pris dans les flots d’un élément naturel aussi beau qu’imprévisible.

Je vous rassure, même s’il y a des descriptions, le livre reste définitivement tourné vers l’action et ceci, dès les premières pages du roman. Il y a évidemment des phases moins rythmées que d’autres, mais aucun temps mort ou longueurs ne sont à déplorer. Svetlana Mori a incontestablement su exploiter chaque page, ne se perdant pas dans les détails. Ce point me semble particulièrement important si l’on rappelle que le livre fait moins de deux cents pages et que l’autrice n’est pas forcément coutumière de ce format assez court.

Si je n’aime pas trop quand le sang coule à flots, j’attends pourtant de l’hémoglobine quand il y a des pirates dans une histoire, les deux étant quelque peu indissociables dans mon esprit. Et Abyss, pour mon plus grand plaisir, n’échappe pas à la règle. L’autrice ne nous épargne pas des scènes quelque peu violentes nous les décrivant d’ailleurs de manière assez précise pour que le lecteur se les représente parfaitement. Et j’ai d’ailleurs adoré ce décalage entre le calme apparent des flots et la violence qui se déchaîne à bord du navire.

Quant aux pirates, ils sont tels que je les imagine et les veux : sans morale, sanguinaires ne faisant pas grand cas de la vie humaine, violents, pervers… Bref, antipathiques et horribles à souhait !

Une histoire d’amour qui ne m’a pas convaincue, mais qui sert l’histoire

Que vous l’ayez deviné ou non en lisant le résumé, Abyss, c’est également une histoire d’amour. C’est l’aspect que j’ai le moins apprécié, mais mon avis n’est pas très objectif n’étant pas fan du genre. Seuls quelques auteurs arrivent à me faire passer outre mon manque d’appétence pour ce genre.

Certaines scènes et dialogues, un peu trop naïfs pour moi, m’ont fait lever les yeux au ciel. Je pense notamment à un passage où Syhl demande, le plus sérieusement du monde, à sa toute nouvelle dulcinée de ne pas dépérir en son absence et de continuer à vivre. Même si la connexion entre ces deux nouveaux amoureux est forte, il manque quand même quelques péripéties avant de rendre ce genre de phrase crédible. Et encore, n’étant pas très fleur bleue, je crois que ce genre de déclaration aurait plutôt tendance à me faire rire qu’à m’émouvoir.

Je pense néanmoins que cette romance contient les éléments pour plaire à beaucoup d’amatrices et d’amateurs du genre : une histoire d’amour impossible avec des amoureux à la Roméo et Juliette séparés par la haine que se vouent leurs espèces respectives (les humains d’un côté et les hommes-poisson de l’autre), des dialogues qui peuvent plaire aux plus romantiques des lecteurs, une attirance quasi immédiate entre nos deux héros et une alchimie très forte…

Si cette histoire d’amour ne m’a pas convaincue notamment par sa trop grande rapidité qui s’explique par la taille du livre, force est de constater que Svetlana Mori a su la rendre indispensable à l’histoire. Loin de n’être là que pour ravir le cœur des amoureux de romance, elle est la pierre angulaire du livre qui va permettre un rapprochement entre deux ennemis. Alors la morale est un peu gentillette, mais elle est amenée avec assez de talent pour ne pas paraître trop naïve.

Une histoire qu’on a du mal à quitter…

Enfin, j’avoue avoir été quelque peu frustrée par la taille du livre. L’autrice nous propose une histoire avec tellement de potentiel qu’il est difficile de se contenter de si peu de pages. J’aurais tellement aimé en apprendre plus sur les hommes-poisson, leurs us et coutumes qui n’impliquent pas l’arrachage de cœur d’humain, leur vie dans leur cité aquatique…

J’aurais également souhaité apprendre à connaître plus longuement la famille royale dont les membres ne manquent pas de personnalité que ce soit le frère aîné qui, sous un air froid et dur, semble plutôt du genre tendre et juste, le père qui n’est pas le monstre cruel que l’on pourrait s’imaginer ou, à l’inverse, cette sœur aînée qui est loin de s’avouer attendrie par l’amour de son frère pour une humaine…

Tous ces éléments font que lorsque l’on tourne la dernière page, on est autant ravi de notre lecture que frustré de ne pas en avoir plus. Fort heureusement, l’autrice a entendu le désespoir de ses lecteurs et a, en prévision, un recueil construit autour de textes courts. Mais pour les détails, il vous faudra encore patienter, le projet étant toujours en cours de réflexion.

Pour conclure, si vous êtes en quête d’une histoire de sirène à la Disney, il est préférable de vous tourner vers un autre titre. Si, en revanche, vous avez envie d’une histoire au rythme soutenu où se mêlent l’amour de la mer, l’action, le sang, une héroïne forte, de la haine et de l’amour avec un grand A, Abyss devrait vous offrir de très beaux instants de lecture.

Pour ma part, je lirai avec plaisir d’autres titres de Svetlana Mori dont les deux autres tomes de la trilogie dont Abyss est issu.

Vous pouvez acquérir Abyss sur, entre autres, Amazon et découvrir les autres livres de l’auteure sur son site Internet.

Je vous invite à consulter la chronique de Saiwhisper.

 

 

 

 

Shiro et les flammes d’arc-en-ciel, Abe Yukio

C’est avec un nouveau titre, Shiro et les flammes d’arc-en-ciel de Abe Yukio, que je poursuis ma découverte de la maison d’édition Nobi Nobi dont les titres me séduisent de plus en plus.

Je peux d’ores et déjà vous dire que je suis ravie d’être tombée sur ce titre lors d’une visite dans ma médiathèque.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une légende raconte que tous les cent ans, la pleine lune descend sur la forêt de Miaô. A cette occasion, les villageois doivent l’accueillir avec des feux de joie multicolores, sinon la lune se retirera et la forêt sera plongée dans les ténèbres. Seul un chat peut aller chercher les flammes d’arc-en-ciel qui permettront d’allumer ces feux. Mais l’unique chat des environs est Shiro, considéré comme un étranger car il est né en bordure de la forêt. Pojo, l’Ancien du village, décide malgré tout de lui confier cette tâche. Shiro part donc en quête des flammes d’arc-en-ciel à bord de sa montgolfière, accompagné de son ami Carot le lapin câlin. Il ignore encore que ce voyage intrépide le mènera bien au-delà des limites de la forêt et de son propre courage…

  • Album: 45 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nobi Nobi ! (27 septembre 2011)
  • Prix : 15€

AVIS

Seul chat aux environs de la forêt de Miaô, Shiro se voit confier une mission de la plus haute importance pour les habitants : trouver les légendaires flammes d’arc-en-ciel afin de fêter l’arrivée de la lune. Durant son périple qu’il fera en partie accompagné de son ami, Carot le lapin câlin, il va rencontrer différentes créatures et affronter le danger.

Cette expérience le fera évoluer progressivement : de chaton paresseux, il passe à un félin prêt à prendre des risques pour sauver la forêt de l’obscurité éternelle. De la même manière, les habitants de la forêt qui, pour la plupart, se méfiaient de cet « étranger » finiront par l’acclamer lors de son retour. Ce sont deux évolutions que l’on prend plaisir à suivre et qui nous permettent de tourner la dernière page le sourire aux lèvres, avec un tonitruant « tout est bien qui finit bien » en tête.

J’ai adoré cet album, du protagoniste principal à l’histoire en passant par le sublime univers graphique imaginé par Yukio Abe. L’auteur nous offre un festival de couleurs chatoyantes et vivantes ! Le rendu est tellement magnifique, si ce n’est majestueux, que l’on peut passer des minutes sur une seule page, bercé par la douceur des illustrations. Au fil des pages, on finit d’ailleurs par avoir le sentiment de ne pas seulement lire un album, mais de  vivre un rêve éveillé.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le seul défaut de cet ouvrage est qu’il se lit trop vite, bien trop vite. Mais rien ne vous empêche de le lire et le relire vous délectant, à chaque instant, de la beauté de ses illustrations.

En d’autres mots, je conseille cet album à tout le monde, des plus petits aux plus grands. Il n’y a pas d’âge pour rêver…

 

In My Mailbox #22

in-my-mailbox1

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir.  »

SERVICES PRESSE

Je remercie Eric Costa, Philippe Saimbert et Elisabeth Nihous de m’avoir fait confiance en m’envoyant leur roman.

ACHAT EN ANGLAIS

J’attendais cette commande depuis trois semaines et suis donc ravie de l’avoir reçue même si j’ai été assez déçue de la piètre qualité du coffret.

51pSdHeVVDL._SX369_BO1,204,203,200_

EBOOKS

BOITE A LIVRES

J’ai trouvé deux romans dans une boîte à livres située à proximité de l’hôtel de ville de Saint-Etienne. Elle est assez récente, mais j’aime beaucoup l’idée de placer ce petit objet du bonheur dans le centre-ville.

Et vous, vous connaissez ces livres ? Qu’en avez-vous pensé ?