Premières lignes #50 : Appartement 16 d’Adam Nevill

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vous présente les premières lignes d’un roman qui a l’air aussi prenant qu’effroyable du moins, si on se fie au résumé et à la glaçante couverture : Appartement 16 d’Adam Nevill.

Certaines portes devraient toujours rester fermées… À Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans. Jusqu’au jour où Apryl, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant. Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, Apryl commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…

PREMIÈRES LIGNES

Prologue

        Quand il entendit le bruit, Seth s’arrêta et regarda fixement la porte d’entrée de l’appartement seize, comme s’il essayait de voir à travers le placage de teck, brillant d’un chatoiement doré. Il avait entendu les sons dès qu’il avait atteint le palier du neuvième étage. Ils étaient identiques à ceux qu’il avait perçus les trois nuits précédentes, au cours de la ronde qu’il effectuait dans l’immeuble à 2 heures du matin.

Un tressaillement le sortit de sa torpeur et il s’écarta vivement de la porte. Dressée sur le mur d’en face, l’ombre de son corps efflanqué tendit les bras, comme pour chercher un soutien. Il sursauta.

        — Putain.

Il n’avait jamais aimé cette partie de Barrington House, mais il n’aurait su dire avec certitude pour quelle raison. Peut-être faisait-il trop sombre. Peut-être les lumières étaient-elles défectueuses. Le portier en chef affirmait qu’elles étaient tout à fait normales, mais elles projetaient souvent des silhouettes dans l’escalier sur le passage de Seth. Comme si quelqu’un descendait, précédé de son ombre ; des membres anguleux semblaient voltiger, pour apparaître au tournant de l’escalier. Seth était parfois persuadé qu’il avait également entendu le bruissement d’un vêtement et le « pumpf, pumpf, pumpf » de pas décidés qui approchaient. Pourtant, personne ne se manifestait jamais, et il ne voyait jamais personne là-haut quand il passait le coin d’un couloir.


Appartement 16 me rappelle, dans une certaine mesure, L’héritage d’Adeline Neetesonne. J’espère qu’il me plaira autant même s’il me semble en avoir lu quelques avis plutôt mitigés.

L'héritage par [Neetesonne, Adeline]

Et vous, connaissez-vous ce roman ? Vous tente-t-il ?

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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Songes d’une Walkyrie
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Premières lignes #49 : Sanditon, Jane Austen

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


J’aime beaucoup Jane Austen, mais je n’ai pas encoure lu tous ses romans. Sanditon m’attend ainsi dans ma PAL de livres en français et en anglais. Ce sont les premières lignes de la version française que je vous propose ici.

A noter que si le roman me tente, je suis un peu gênée par le fait que laissé inachevé par Jane Austen, une autre autrice nous en propose une fin…

En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire de la paisible bourgade de Sanditon une station balnéaire à la mode. Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences « très comme il faut », se déchaînent les intrigues et les passions. Autour de la tyrannique lady Denham et de sa pupille Clara gravitent les demoiselles Beaufort, le ténébreux Henry Brudenall et l’étincelant Sidney Parker, peut-être le véritable meneur de jeu d’une folle ronde des sentiments. Observatrice avisée, Charlotte saura-t-elle demeurer spectatrice ? Le cœur ne va-t-il pas bouleverser les plans de la raison ?

À sa mort en 1817, Jane Austen laissait cette œuvre inachevée. Une romancière d’aujourd’hui a relevé le défi de lui donner un prolongement. Un exercice mené à bien dans la plus remarquable fidélité, avec autant de tact que de brio.

PREMIÈRES LIGNES

Un monsieur et une dame partis de Tunbridge se dirigeaient vers cette partie de la côte du Sussex qui s’étend entre Hastings et Eastbourne. Leurs affaires les avaient poussés à quitter la grand-route pour emprunter une voie fort malaisée et leur voiture versa alors qu’elle montait avec peine ce chemin mi-pierre, mi-sable.

L’accident se produisit à quelque distance de la seule maison de maître proche du chemin. Le cocher, lorsque les voyageurs lui avaient demandé d’abord de se diriger vers cette maison, s’était imaginé que ce devait être leur destination et c’est avec un air de regret qu’il avait reçu l’ordre de poursuivre sa route. Avec force grommellements et haussements d’épaules, il avait plaint ses chevaux puis les avait fouettés si brutalement qu’on aurait pu le soupçonner d’avoir délibérément renversé ses passagers — d’autant que la voiture n’était pas celle de son maître — si la route n’était pas devenue incontestablement plus mauvaise aussitôt après ladite maison. D’un ton fort sinistre, le cocher avait affirmé que, passé la propriété, seules des roues de charrette auraient pu avancer sans danger.

Et vous, appréciez-vous Jane Austen ? Avez-vous lu ce roman ? 

Premières lignes #48 : Le sang des quatre, Christopher Golden et Tim Lebbon

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai décidé de vous parler du dernier roman de fantasy que j’ai lu : Le Sang des Quatre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans le vaste royaume de Quandis, tout le monde est esclave. Certains sont esclaves des dieux ; d’autres, des hommes.

Protégée par les divinités, vivant dans le luxe et le confort, la famille royale s’acquitte de ses devoirs sans états d’âme. Cependant, tous n’apprécient pas les contraintes de leur fonction. Jeune femme à l’ambition dévorante, la princesse Phela refuse de laisser une poignée d’obstacles – parmi lesquels sa mère, la reine et son frère, l’héritier du trône – lui interdire l’accès à la gloire et au pouvoir dont elle rêve de s’emparer.
Tout au bas de l’échelle, à l’opposé de la famille royale, se trouvent les Baju. Pauvres et opprimés, les membres de cette caste misérable n’ont que deux manières d’échapper à la servitude : la prêtrise… ou la mort.
La magie ayant été bannie de Quandis, l’élite et les Baju coexistent dans une atmosphère de paix relative depuis des siècles. Or, poussée par sa soif de pouvoir, la princesse Phela s’apprête à déclencher une série d’événements aux conséquences irréversibles…

PREMIÈRES LIGNES

Dans l’obscurité, Phela entendit un rire, un soupir, puis un râle passionné. Les ténèbres semblèrent prendre vie, chargées de promesses.

Certes, Phela était désormais une princesse soumise au joug de la tradition et non plus une fillette. Elle avait pourtant conservé un goût pour l’amusement et les jeux que n’aurait laissé soupçonner son âge. Certains de ces jeux étaient pratiqués sur toute l’île du royaume de Quandis. Les parents les transmettaient à leurs enfants, et leurs règles évoluaient à chaque génération. À la fois rites de passage et outils d’apprentissage, ils permettaient d’initier les plus jeunes à la complexité des interactions sociales et à l’art du conflit.

Mais la jeune Phela avait aussi élaboré ses propres jeux, dont les règles variaient avec le temps, et qui ne cessaient d’acquérir de nouveaux objectifs, de nouveaux usages. Leurs finalités, toutefois, demeuraient similaires : ils servaient toujours à manipuler une situation, à s’emparer du pouvoir des mots, ou à plier la volonté d’autrui à celle de Phela. Elle transgressait souvent les règles, mais en tant que princesse, elle n’était que rarement sommée de s’expliquer.

Rare en fantasy, les auteurs nous proposent ici un one-shot qui, malgré quelques facilités scénaristiques, n’a rien à envier à des séries plus longues…

Et vous, connaissez-vous ce roman ?

Que pensez-vous de ces premières lignes ? 

Premières lignes #47 : Les autodafeurs (tome 1), Marine Carteron

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai choisi de vous présenter les premières lignes d’un roman dont j’ai entendu beaucoup de bien et qui me tente donc beaucoup : Les autodafeurs de Marine Carteron.

«Je m’appelle Auguste Mars, j’ai 14 ans et je suis un dangereux délinquant. Enfin, ça, c’est ce qu’ont l’air de penser la police, le juge pour mineur et la quasi-totalité des habitants de la ville. Évidemment, je suis totalement innocent des charges de « violences aggravées, vol, effraction et incendie criminel » qui pèsent contre moi mais pour le prouver, il faudrait que je révèle au monde l’existence de la Confrérie et du complot mené par les Autodafeurs et j’ai juré sur ma vie de garder le secret. Du coup, soit je trahis ma parole et je dévoile un secret vieux de vingt-cinq siècles (pas cool), soit je me tais et je passe pour un dangereux délinquant (pas cool non plus). Mais bon, pour que vous compreniez mieux comment j’en suis arrivé là, il faut que je reprenne depuis le début, c’est-à-dire, là où tout a commencé.»

P.-S. : Ce que mon frère a oublié de vous dire c’est qu’il n’en serait jamais arrivé là s’il m’avait écoutée ; donc, en plus d’être un gardien, c’est aussi un idiot. Césarine Mars

PREMIÈRES LIGNES

5 heures du matin
sur une petite route de campagne

Le choc a été très violent. Le camion a surgi de nulle part et a percuté la voiture de plein fouet avant de l’envoyer par-dessus les glissières de sécurité terminer sa course contre un grand chêne.

Elle a fait plus de cinq tonneaux avant de s’immobiliser et maintenant c’est une épave ; la roue avant gauche tourne encore tandis que de la fumée commence à s’échapper du capot éventré.

Suspendu la tête à l’envers dans l’habitacle détruit, l’homme sait qu’il va mourir. Cela fait plus d’un an qu’il redoute ce moment. Depuis le jour où il a surpris les plans des Autodafeurs, il a su qu’ils ne le laisseraient pas se mettre en travers de leur chemin.

Il y a trop d’années qu’ils attendent de prendre le pouvoir.

Trop de siècles qu’ils guettent une opportunité.

Il n’avait aucune chance.

Alors, quand il a vu le camion, quand il a subi le premier impact et encaissé le premier tonneau, il n’a pas été surpris mais a juste pensé qu’il aurait aimé avoir plus de temps. Plus de temps pour tenter d’empêcher l’inévitable ; plus de temps pour prévenir les gouvernements de ce qui se tramait dans l’ombre ; plus de temps pour préparer son fils à prendre sa place.

Et vous, que pensez-vous de ces premières lignes ?

Les premières lignes des autres participants :

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Premières lignes #46 : Double piège, Harlan Coben

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Cela fait un petit moment que je n’ai pas participé à ce rendez-vous que j’aime pourtant beaucoup… Pour l’occasion, j’ai voulu vous présenter une valeur sûre : Harlan Coben. Quand je veux un thriller efficace qui se lit d’une traite, je me tourne volontiers vers cet auteur… Double piège est un roman qui traîne dans ma PAL depuis plusieurs mois et j’espère bien l’en faire sortir bientôt.

Vous pensez connaître la vérité.
La vérité est que vous ignorez tout.

New Jersey, aujourd’hui.
Pour surveiller sa baby-sitter, Maya a installé une caméra dans son salon. Un jour, un homme apparaît à l’écran, jouant avec sa petite Lily. Un homme que Maya connaît bien : Joe, son mari… qu’elle vient d’enterrer.
Un choc. Et de troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l’arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la sœur de Maya, Claire, trois ans plus tôt.
Mort ou vivant, qui était vraiment Joe ? Doit-on croire tout ce que l’on voit ?
Pour Maya, l’heure est venue de plonger dans un passé trouble ; un monde à la frontière entre vérité et illusions. Un monde dangereux, dont elle pourrait être la nouvelle victime.

BANDE-ANNONCE

PREMIÈRES LIGNES

Joe fut enterré trois jours après son assassinat.

Maya était en noir, comme il sied à une veuve éplorée. Le soleil cognait avec une fureur implacable qui lui rappela les mois passés dans le désert. Le pasteur de leur paroisse débitait des banalités, mais elle n’écoutait pas. Son regard qui vagabondait se posa sur la cour de récréation de l’autre côté de la rue.

Oui, le cimetière donnait sur une école primaire.

Maya était passée par là un nombre incalculable de fois, entre l’école et le cimetière, et pourtant le caractère étrange, voire obscène de cette topographie ne l’avait jamais frappée auparavant. Qu’est-ce qui avait été là en premier, l’école ou le cimetière ? Et qui avait décidé de construire une école à côté d’un cimetière… ou l’inverse ? Était-ce si grave, au fond, cette juxtaposition du début et de la fin de vie, ou était-ce justement poignant ? La mort est toujours si proche qu’il est peut-être sage de familiariser les enfants avec ce concept dès leur plus jeune âge.

Voilà le genre de réflexions ineptes dont Maya s’emplissait le crâne pendant que le cercueil de Joe disparaissait sous terre. Penser à autre chose pour tenir le coup.

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Appréciez-vous l’auteur ?

Premières lignes #45 : Les apparences, Gillian Flynn

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour ce thème, j’ai eu envie de vous parler du roman Les Apparences de Gillian Flynn.

Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, la plus « littéraire » des auteurs de thrillers nous offre un suspense diabolique. Préparez-vous à vivre de délicieuses heures d’angoisse !

 » À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. « 

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Charlie, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Charlie a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Charlie découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Charlie ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Charlie est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

PREMIÈRES LIGNES

Quand je pense à ma femme, je pense toujours à son crâne. À la forme de son crâne, pour commencer. La toute première fois que je l’ai vue, c’est l’arrière de son crâne que j’ai vu, et il s’en dégageait quelque chose d’adorable. Comme un épi de maïs dur, luisant, ou un fossile trouvé dans le lit d’une rivière. Elle avait ce que les Victoriens auraient appelé une tête bien faite. Il n’était pas difficile d’imaginer la forme de son crâne.

Je reconnaîtrais son crâne entre mille.

Et ce qu’il y a dedans. Je pense à ça, aussi : à son esprit. Son cerveau, toutes ses spires, et les pensées qui circulent dans ces spires tels des mille-pattes impétueux frappés de frénésie. Comme un enfant, je m’imagine en train d’ouvrir son crâne, de dérouler son cerveau et de le passer au crible afin de tenter d’attraper et de fixer ses pensées. À quoi tu penses, Amy ? La question que j’ai posée le plus souvent pendant notre mariage, même si ce n’était pas à haute voix, même si ce n’était pas à la personne qui aurait pu y répondre. Je suppose que ces questions jettent une ombre funeste sur tous les mariages : À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’allons-nous faire ?

Je n’ai pas encore lu le roman, mais j’ai vu l’adaptation cinématographique que j’avais bien appréciée malgré quelques longueurs et un twist final que j’avais assez vite anticipé…

Et vous, connaissez-vous ce roman ? L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Participations des autres blogeurs/blogueuses :

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Premières lignes #44 : Le passageur, Le coq et l’enfant d’Andoryss

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Matéo n’aurait jamais dû hériter du don de sa mère.
Il n’aurait jamais dû entendre les pleurs des fantômes.
Désormais, il n’a d’autre choix qu’accepter son héritage… ou sombrer dans la folie !

C’est au temps de la Commune, au milieu des horreurs de la semaine sanglante, qu’il débute son apprentissage…

Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu’à ce qu’elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c’est qu’il hériterait de son pouvoir. Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s’en libérer, Matéo n’a d’autre choix que de rejoindre l’âme dans son époque d’origine afin d’y apaiser sa mort. Mais alors qu’il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile…

PREMIÈRES LIGNES

Je n’ai jamais vu la mer et pourtant, lorsque j’ouvre les yeux, elle est devant moi. C’est l’aube, ou le crépuscule, impossible à savoir. Le soleil est bas à l’horizon et tout est teinté de violet, de parme et de rouge profond. Des couleurs incroyables, un ciel plein de relief et de lumière. Les vagues roulent sur le sable, et le vent nous apporte le parfum du sel. Je respire à pleins poumons, comme je ne respire jamais dans la vraie vie, pas depuis la maladie. J’ai l’impression de sentir l’odeur de l’air pour la première fois. Les vent est enfin un allié.

Maman est assise près de moi sur les dunes. Elle serre ses bras contre elle, enroulée dans son châle rouge à franges. Ses cheveux sont noués dans une tresse lâche et ils ont la même couleur cuivrée que les herbes qui nous entourent. Ses yeux, que je sais pourtant bleu pâle, ont l’intensité de l’or fondu. Je suis heureux de la voir, mais elle ne me regarde pas. Elle observe l’horizon et sourit. Ça me donne envie de sourire aussi et pourtant, je n’y arrive pas.

Et vous, ces premières lignes vous donnent envie de lire le roman ?

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