Une plume sur l’épaule, Viviane

L’image contient peut-être : 1 personne

Je remercie les éditions Ex Æquo pour m’avoir permis de découvrir Une plume sur l’épaule de Viviane.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

De retour d’un voyage, Charles offre à sa fille un livre fabuleux. En le feuilletant au creux d’un chêne centenaire, Mylène s’évade dans un monde magique et se lie d’amitié avec des rapaces. Un voyage initiatique durant lequel elle va découvrir le secret du peuple Sioux, sa sagesse et son harmonie avec la nature.

  • Broché: 72 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : Ex Aequo éditions (11 juin 2018)
  • Collection : Saute-mouton
  • Prix : 8€
  • Autre format : ebook
  • Illustrations : Léa Moulin

AVIS

Mylène, qui va bientôt fêter ses dix ans, reçoit de son père un très beau cadeau, un livre intitulé La légende de Paco. Mais loin d’être ordinaire, ce livre va lui permettre de voyager dans un monde fabuleux dans lequel elle se fera deux amis assez spéciaux, Tekoa et Salto.

Adorant les récits donnant la parole aux animaux, je ne pouvais qu’être séduite par cette histoire, Tekoa et Salto étant des rapaces ! Différents l’un de l’autre, ils n’en demeurent pas moins tous les deux très attachants. D’ailleurs, Mylène, appelée dans l’autre monde Pierre de Lune, se prendra très vite d’affection pour Tekoa qui lui servira de mentor. Celui-ci va, petit à petit, lui faire découvrir la sagesse du peuple Sioux et sa relation si particulière à la nature, une relation empreinte d’amour et de respect.

C’est un très beau message que l’auteure partage à travers son récit qui alterne entre réalité et imaginaire. On apprend ainsi aux côtés de Mylène à écouter cette nature qui sait partager ses richesses à ceux qui veulent bien prendre le temps de l’observer et de l’aimer. À cet égard, j’ai particulièrement apprécié une scène dans laquelle Mylène apprend à découvrir le langage caché des arbres. L’instant est plein d’émotions et m’a rappelé une scène à laquelle j’avais assisté lors d’une randonnée.

Le livre nous offre également une jolie aventure qui devrait plaire aux enfants puisque je ne doute pas que beaucoup d’entre eux seront séduits par l’idée de voler sur le dos d’un rapace. Imaginer les sensations et les décors qui défilent sous nos yeux fait ainsi partie intégrante de la magie de cette lecture !

Mais pas besoin d’être un enfant pour apprécier ce roman puisqu’il ravira tous les lecteurs prêts à se laisser embarquer dans un voyage hors du commun où la magie de l’instant se passe de longues descriptions. L’autrice a, en effet, pris le parti de l’émotion plutôt que de l’analyse. L’histoire est donc plutôt courte, ce qui ne l’empêche pas de dégager un certain onirisme et une certaine poésie.

Une poésie qui provient autant du récit que de la plume de l’autrice. Une plume qui se révèle assez simple pour être accessible aux jeunes lecteurs et assez travaillée pour enchanter des lecteurs plus âgés. Ce point me semble particulièrement important pour que petits et grands lecteurs puissent partager avec plaisir cette lecture au message universel, le respect de la nature n’attendant pas l’âge.

Enfin, la relation entre Mylène et Tristan, son petit frère, m’a touchée, ce dernier se montrant parfois grognon, mais aussi très attachant. C’est donc avec plaisir que j’ai suivi l’évolution des liens fraternels et la naissance d’une belle complicité scellée autour d’un secret, celui de l’existence d’un monde où les animaux parlent et au sein duquel un peuple a appris à vivre en harmonie avec la nature.

Petit bonus, en fin d’ouvrage, sont présentes quelques photos qui vous permettront de prolonger agréablement votre lecture.

En conclusion, en plus des aventures extraordinaires d’une petite-fille détenant un fabuleux secret, l’autrice nous offre ici une très belle histoire qui vous apprendra à regarder de plus près toutes ces richesses que la nature vous offre à condition de la respecter et d’apprendre à vivre en harmonie avec celle-ci. Un livre que je conseillerais donc à tous les lecteurs, le récit étant immersif et les messages véhiculés importants.

Et vous, envie de craquer pour Une plume sur l’épaule ? Retrouvez le livre sur le site des éditions Ex Æquo ?

 

Publicités

Sublimation, Bastien Pantalé

J’ai lu ce roman dans la cadre du Prix des auteurs inconnus, le livre concourant dans la catégorie Imaginaire.

Prix des auteurs o

RÉSUMÉ

Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent.
Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire.
Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès.
Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes.

Dans la lignée de Seven. Un thriller psychologique qui changera à jamais votre regard sur l’Art.

  • Broché: 326 pages
  • Éditeur : L’Intemporel (3 décembre 2016)
  • Prix : 0.99€ (livre disponible dans l’offre Emprunt abonnement Kindle)
  • Autre format : broché

AVIS

Sublimation n’a pas vraiment réussi à me convaincre même si je lui reconnais volontiers un certain nombre de qualités, l’auteur vous proposant une histoire très bien écrite avec des passages descriptifs très immersifs, et des scènes assez gores pour susciter un certain effroi chez les lecteurs et apporter une tension psychologique fort intéressante.

Alors que je ne suis pas une grande adepte des scènes où le sang coule à flots, la précision presque chirurgicale des passages où le Sculpteur pratique son « art » a ce quelque chose de cinématographique qui m’a bien plu. Car le Sculpteur, surnom donné à un tueur en série, a une vision très particulière de l’art. Avec lui, l’esthétisme se pare d’une dimension horrifique à laquelle il est bien difficile de rester insensible. Il a ainsi pris l’étrange habitude de recouvrir le corps de ses victimes de plâtre, faisant de leurs corps statufiés une œuvre d’art à part entière. Sur ce point, je n’en dirai pas plus si ce n’est que j’ai adoré l’idée complètement tordue et originale de l’auteur…

Pour autant, il serait faux de considérer ce tueur en série comme un simple psychopathe : derrière sa démarche que nous qualifierons de morbidement originale, il y a une vraie philosophie, une philosophie du beau et du juste. Cet homme ne tue pas ses victimes au hasard, chacune d’entre elles ayant des choses sur la conscience, et il ne se contente pas de se faire le bras armé d’une justice parfois défaillante. Il venge, mais il transforme également le laid en quelque chose de beau, comme si l’art venait au secours des vices de cette humanité parfois si sombre. Cette rencontre de l’art et du sang, de la laideur transformée en beauté est un point que j’ai beaucoup apprécié d’autant qu’ayant peu de connaissances en matière artistique, j’ai trouvé très intéressantes les différentes informations distillées tout au long du roman par l’auteur.

Mais ne vous inquiétez pas, si l’art n’est pas votre tasse de thé, l’histoire ne se limite pas à sa dimension artistique puisque nous sommes bien ici dans un thriller avec une enquête menée par un duo de policiers, un homme assez impulsif, le capitaine Bonhoure, et une jeune femme, le lieutenant Torrès, spécialisée dans l’art. Moi qui aime m’attacher aux personnages, je n’ai rien ressenti devant ce duo qui n’est pas particulièrement original. Le capitaine a néanmoins pour moi un intérêt dans la mesure où malgré son métier, il semble avoir une moralité à géométrie variable. Devant les faits divers où un tueur ou un violeur s’en sort avec une peine ridiculement petite, n’avez-vous jamais pensé qu’il aurait mérité d’être plus sévèrement puni, voire pire, dans les cas extrêmes ? Une pensée fugace que votre éducation ou votre sens moral vous font très vite taire et regretter… Bonhoure lui ne regrette pas ce genre de pensée, ce qui le pousse à ressentir une forme d’empathie voire de respect pour le tueur. Moi-même, sans l’approuver et en restant horrifiée devant les meurtres commis, j’ai réussi à comprendre le raisonnement du Sculpteur. L’auteur a donc réussi à créer un méchant dont on condamne les actes tout en arrivant, dans une certaine mesure, à les comprendre.

Le roman se révèle donc intéressant dans les questions qu’il soulève notamment sur la notion de morale, de justice et de vengeance. Il présente toutefois pour moi un gros problème pour un thriller : l’absence de suspense ! Quand je lis ce genre de livres, je veux avoir envie de passer une nuit blanche pour connaître le fin mot de l’histoire, je veux que le suspense me tienne en haleine et je veux être surprise par des révélations inattendues. Or, ici, le suspense est, du moins pour moi, quasi inexistant. Il y a bien une tentative avec Damien, un personnage aux visions dérangeantes et troublantes qui finit par se persuader d’être le Sculpteur. Mais dès le début, j’ai tout de suite compris les raisons de ses visions et ne me suis malheureusement pas trompée sur ce point. Même la fin est convenue bien qu’elle ait le mérite de nous faire réfléchir… Certains lecteurs seront d’ailleurs frustrés, voire dérangés, quand d’autres approuveront plus ou moins la décision du policier.

J’apporterai cependant une nuance sur le manque de suspense dans la mesure où je commence à connaître les grosses ficelles des thrillers et qu’un néophyte en la matière pourrait peut-être prendre plus de plaisir à l’enquête que moi. L’auteur a également joué de malchance puisque j’ai lu son roman après un autre très bon thriller et qu’en parallèle de ma lecture, je visionnais une série au suspense omniprésent. Mes attentes en la matière étaient donc plutôt élevées…

Quelques autres petits points m’ont également dérangée comme le surnom donné par le policier à sa dulcinée, poupée russe, qui à force d’être répété m’a donné le sentiment désobligeant qu’il ne parlait pas d’une personne, mais d’un objet. De la même manière, j’ai regretté les descriptions des visages bien trop scolaires à mon goût ; un sourire ou des yeux n’ayant pas forcément besoin de qualificatifs.

J’ai déploré le manque de suspense, un défaut rédhibitoire pour un thriller, mais j’ai apprécié les incursions de l’auteur dans le monde de l’art et dans une pratique qui m’intéresse beaucoup, l’hypnose. Nous sommes dans un roman et non dans un documentaire alors l’auteur m’a semblé prendre quelques raccourcis, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les séances d’hypnose de Damien d’autant qu’elles sont très bien exploitées. Loin de n’être là que pour faire le spectacle, elles apportent un vrai plus à l’intrigue et m’ont parfois donné quelques frissons…

En conclusion, Sublimation n’est pas un livre qui m’a particulièrement plu notamment en raison d’une absence de suspense et de prise de risques. Mais le roman possède des qualités indéniables à commencer par la plume de l’auteur qui se révèle aussi plaisante qu’immersive. Je vous le recommanderai donc si vous êtes néophytes en matière de thriller, si vous aimez vous poser des questions sur des notions comme la justice et la morale ou si votre intérêt pour l’art est suffisant pour vous faire oublier les quelques défauts du roman.

Profil FB de l’auteur – Twitter de l’auteur

Vous pouvez vous procurer le livre ici ou consulter les avis des autres membres du jury sur le site du Prix des auteurs inconnus.

Léo et Maya détectives, Tome 1 : Mystère au cinéma, Martin WIDMARK et Helena WILLIS

Léo et Maya, détectives - tome 01 : Mystère au cinéma

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Plongez dans un univers proche d’Agatha Christie junior avec Léo et Maya !
Qui enlève des chiens à Valleby, la ville de Léo et Maya ?
Les propriétaires sont au désespoir : on leur réclame une rançon de cinq cents euros en échange de leurs petites bêtes adorées. Le temps presse. Léo et Maya décident de mener l’enquête, qui les conduira dans les recoins les plus secrets du cinéma Bio-Rio…

Léo et Maya sont deux jeunes détectives qui vont être confrontés à une sombre affaire de disparition de chiens !

  • Poche: 96 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Pocket Jeunesse (2 juin 2016)
  • Prix : 4,95€

AVIS

Ma chronique sera exceptionnellement très courte puisque j’ai eu la bonne idée de vous donner mon ressenti sur cette lecture plusieurs semaines après sa lecture. Ne me reste donc en tête que les grandes lignes…

Des chiens kidnappés dans leur ville ? Il n’en faut pas plus à Léo et Maya pour leur donner envie de démasquer la personne responsable de cet ignoble forfait. Quant à moi, aimant beaucoup les animaux, les enquêtes et la littérature jeunesse, je ne pouvais qu’être séduite par cette petite histoire mettant en scène deux enfants plutôt précoces et attachants.

L’auteur rentre assez vite dans le vif du sujet ce qui nous permet de nous plonger rapidement dans ce récit dont le charme réside dans cette impression de suivre étroitement les enfants dans leur enquête menée d’ailleurs assez méthodiquement. Léo et Maya possèdent, en effet, un certain sens de l’observation et une acuité intellectuelle qui laissent peu de chance au méchant de l’histoire de leur échapper. D’ailleurs, le policier en charge officiellement de l’enquête n’hésite pas à les solliciter convaincu par le sens de déduction de ces deux enfants.

Fort prometteurs, Sherlock Holmes aurait-il trouvé, en Léo et Maya, sa relève ? Peut-être bien même si, à la différence du célèbre détective, ceux-ci sont plutôt aimables et développent une vraie empathie pour les victimes poilus de ces terribles enlèvements.

En tant qu’adulte, j’ai assez vite compris qui était le coupable, mais cela ne m’a pas empêchée de prendre plaisir à voir Léo et Maya éliminer, petit à petit, et de manière fort logique, les suspects avant d’arriver enfin à piéger le kidnappeur demandeur de rançon. On est dans un roman jeunesse alors je n’avais pas trop de craintes quant à l’issue de l’histoire, mais en grande amoureuse des animaux, j’étais quand même impatiente que le duo d’enquêteurs en herbe retrouve les pauvres toutous kidnappés…

Le charme de cette petite enquête, menée d’une main de maître par deux enfants très spéciaux, réside également dans les illustrations qui viennent étayer l’action tout en nous permettant de nous représenter physiquement les suspects et certains lieux où se rendent Maya et Léo. Un apport visuel qui devrait plaire aux enfants et faciliter grandement leur immersion dans le récit. Cela leur donnera peut-être même envie, à leur tour, de jouer au détective.

En conclusion, Maya et Léo est un petit livre jeunesse fort sympathique qui devrait séduire les enfants appréciant les enquêtes. Le fait que le livre soit illustré facilitera également la lecture des plus jeunes.

Et vous, envie de découvrir Léo et Maya ? Retrouvez-les sur Lisez.com.

Les maux bleus, Christine Féret-Fleury

L’image contient peut-être : 1 personne

Quand les éditions Gulf Stream ont proposé sur leur page FB un tirage au sort pour permettre à quelques personnes de chroniquer un roman de leur nouvelle collection, Echos, je n’ai pas hésité et ai tenté ma chance. Si les deux romans proposés me tentaient, j’ai postulé pour Les maux bleus attirée par la couverture, le résumé et le nom de l’autrice dont j’aime beaucoup la plume.

Je remercie donc la maison d’édition pour cette belle découverte.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un récit intime qui oscille entre poésie et dureté pour dénoncer l’homophobie, dans un environnement scolaire, familial et social qui saura parler aux adolescents et les émouvoir. Sur les traces d’une héroïne qui doit emprunter un chemin de douleur pour se découvrir. Pour apprendre à rester fière, à ne jamais renoncer, surtout pas à soi-même…

Armelle le sait depuis trois ans, elle aime les filles. Seul son carnet bleu est mis dans la confidence. L’adolescente solitaire et férue de lecture y confie ses peurs, ses espoirs. Elle lui parle d’Inès, une nouvelle élève qui l’attire. Lorsque son amie la rejette violemment, Armelle devient rapidement l’objet du mépris et des insultes de ses camarades. Pourtant, cet événement n’est qu’un tournant dans sa vie qui bascule définitivement un dimanche soir. Alors que ses parents découvrent son secret, Armelle est jetée dehors. Elle n’a que 16 ans quand, cette nuit-là, elle voit la porte de sa maison se fermer brutalement devant ses yeux. Seule dans la rue avec son carnet, elle doit apprendre à survivre… Mais est-elle vraiment seule ?

  • Broché: 200 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (3 mai 2018)
  • Collection : ECHOS
  • Prix : 15€
  • Autre format : ebook

AVIS

Armelle, lycéenne de 16 ans, aime les filles. Peu importe, me direz-vous. Dans le meilleur des mondes, vous auriez raison. Mais dans le monde d’Armelle qui est aussi le nôtre, c’est un problème… Bienvenue en 2018 où la tolérance est encore une utopie, et où des parents peuvent mettre leur fille à la porte en raison de son orientation sexuelle. Dans son malheur, la jeune fille trouvera néanmoins une main tendue qui l’aidera à garder la tête haute et à prouver qu’un individu a le droit d’être heureux, et ceci quelles que soient ses préférences amoureuses.

À la lecture de ce livre court, mais intense émotionnellement, on ne peut que penser à tous ces jeunes gens qui, comme Armelle, se sont retrouvés du jour au lendemain dans la rue en raison de leur orientation sexuelle. Combien ont eu la chance de l’adolescente et sont tombés sur des personnes prêtes à leur tendre la main ? Je n’en sais rien et, peut-être lâchement, ne préfère pas trop y penser. Mais ce qui est certain, c’est que je salue le travail des associations qui aident ces adolescents rejetés par les leurs.

Je remercie l’auteure d’avoir osé proposer un roman sur l’homophobie, un roman prônant le droit à la différence et à l’indifférence, pas celle qui vous annihile et vous gomme du paysage, mais celle qui vous fait comprendre que vous avez le droit d’être vous-même sans que cela n’offusque ni ne gêne personne. Et c’est parce que ce droit n’est pas encore acquis pour chacun que des livres comme Les maux bleus demeurent plus que jamais une nécessité. Un moyen intelligent et percutant pour sensibiliser au respect de l’autre et à la tolérance.

À travers Armelle, l’auteure nous prouve une chose qui semble si évidente et qui est pourtant occultée par certaines personnes : être homosexuel n’est pas un problème, ne l’a jamais été et ne le sera jamais ! Le problème, ce sont les gens qui n’acceptent pas que chacun puisse être différent, et que l’amour puisse être protéiforme. Ce roman pourra donc certainement aider des adolescents, et même des adultes à parcourir le même chemin qu’Armelle, celui de l’acceptation de soi, de ses sentiments, et ceci en dépit du regard des autres et de leurs préjugés.

J’ai apprécié que l’auteure nous plonge dans la tête de son héroïne nous permettant ainsi de suivre tous ces doutes, ces incertitudes et ces pensées qui l’assaillent. Si Armelle sait qu’elle aime les filles depuis ses 13 ans, il lui faudra néanmoins un certain temps avant de pouvoir l’accepter et arriver à se qualifier elle-même de lesbienne. Mais malheureusement, son homosexualité va conduire ses camarades à la persécuter et ses parents à simplement la rejeter… Si j’ai détesté les pimbêches de son lycée qui font de la vie d’Armelle un enfer, j’ai été révoltée par ses parents. Comment des parents peuvent rejeter leur enfant parce qu’il aime quelqu’un du même sexe que lui ?

La violence de la mère d’Armelle à la découverte de l’homosexualité de sa fille se révèle ainsi tellement choquante que j’en ai presque eu le souffle coupé. Armelle avait anticipé un moment difficile à passer, mais elle n’aurait jamais cru sa mère capable d’une telle cruauté, et son père d’une telle lâcheté. Au cours de la lecture, on se rend compte que cette réaction excessive et honteuse n’est finalement que le reflet des peurs et des fêlures de cette femme devenue mère sans le vouloir. Or mère par obligation et mère aimante ne vont que très rarement de pair.

En plus de l’homosexualité, l’auteure aborde donc, même si ce n’est que succinctement, un autre tabou encore en vigueur dans notre société : ces mères qui ont des enfants par obligation et qui n’ont jamais réussi à s’épanouir dans un rôle qu’un conjoint ou que la société leur a imposé. Alors, est-ce pour ça que la mère d’Armelle finit par se battre pour un modèle idéal de famille qu’elle n’a elle-même jamais réussi à construire ? Peu importe finalement, on notera juste l’ironie de la situation avec une femme qui lutte pour le respect de valeurs familiales traditionnelles au mépris de ce qui fait une vraie famille, l’amour et la tolérance.

Le roman nous offre également le modèle non pas d’une famille idéalisée et standardisée, mais celui d’une famille homoparentale avec ses moments de doute et de bonheur. Je ne peux pas développer trop ce point sans vous spoiler une partie de l’intrigue, mais j’ai apprécié de voir ce genre de cellule familiale si rare en littérature, et a fortiori quand il s’agit de femmes. Et là encore, on se rend compte du poids de la société qui pèse sur ces familles atypiques qui peuvent encore faire peur… Cette famille homoparentale va apporter un peu de stabilité émotionnelle et matérielle à Armelle qui en aura fort besoin après le rejet de ses parents. La cohabitation ne se fera pas sans heurt, mais elle va lui permettre de grandir et de reprendre, petit à petit, confiance en la vie. Ceci est d’autant plus important qu’à part ce couple qui va s’occuper de la jeune fille, les adultes du roman semblent assez défaillants, pas forcément tous hostiles, mais plutôt démunis face à la situation dans laquelle se retrouve Armelle…

Cette jeune fille m’a beaucoup émue, mais elle m’a surtout impressionnée par sa force de caractère et sa personnalité de battante. Même quand ses camarades la briment et ses parents la rejettent, elle garde la tête haute et refuse de courber l’échine pour se conformer aux attentes de ses parents. Ces derniers, surtout la mère, ont, en effet, déjà une vision bien arrêtée du futur de leur fille, un futur modelé sans prendre en compte ses aspirations. Mais Armelle, dotée d’une certaine maturité et d’une grande capacité de réflexion, se battra pour mener la vie qu’elle souhaite et ne pas renoncer à ce qu’elle est en son for intérieur. Si j’ai adoré sa personnalité, j’ai aimé que l’auteure ne mystifie pas la jeune fille qui, malgré les difficultés qu’elle rencontre sur sa route, n’en demeure pas moins une adolescente comme les autres. Elle doute donc parfois, ne fait pas toujours les bons choix et se révélera même parfois agaçante. C’est donc avec plaisir qu’on la voit, petit à petit, évoluer, grandir, s’apaiser et reprendre confiance en la vie et en ces personnes qui seront là pour elle malgré sa réserve.

Les thèmes abordés par le roman ne sont pas simples, mais pourtant l’auteure ne tombe jamais dans le pathos ou le larmoyant. Elle trouve un juste milieu entre émotion et introspection, entre coups durs et moments plus tendres. On ressort donc de notre lecture avec un élan d’optimiste qui nous fait dire que si la route est encore longue avant que chacun puisse vivre librement sa vie amoureuse comme il l’entend, il y aura néanmoins toujours des personnes qui seront là pour propager de la lumière dans l’obscurité.

Enfin, comme avec Au bois dormant, j’ai été séduite par la plume de l’auteure qui, grâce à un vocable riche et empreint de poésie, nous immerge avec force dans l’histoire d’Armelle. D’une plume fluide et élégante, l’auteure vous fait ainsi passer par mille émotions et vous fait ressentir les tourments et les espoirs de son héroïne.

En conclusion, en abordant de manière simple, mais avec grande sensibilité, le thème de l’homophobie, l’auteure nous offre ici un très beau roman qui devrait toucher autant les parents que leurs enfants. Il me semble d’ailleurs constituer un excellent point de départ pour entamer une discussion autour de l’homosexualité et du rejet qu’elle peut encore susciter de nos jours. Les maux bleus fait donc partie de ces lectures belles et intenses que je recommanderai à tous, car nul doute que ce roman pourra aider certains lecteurs à s’accepter et/ou à mener une vraie réflexion sur la notion de tolérance.

Et qui sait, peut-être que d’ici quelques années, Armelle ne sera plus un visage parmi tant d’autres du rejet de la différence, mais un personnage de pure fiction nous narrant une époque où l’on pouvait encore être persécuté pour son orientation sexuelle. Douce utopie ou futur possible, c’est à chacun d’entre nous d’en décider…

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à feuilleter un extrait du livre ou à le commander.

 

In my mailbox #69 : spécial Gibert Joseph

in-my-mailbox1

« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


J’ai passé une commande sur la boutique Gibert Joseph via PriceMinister et j’ai, comme bien souvent, craqué pour des livres jeunesse.

DSC_0599DSC_0604DSC_0606

Couverture Grizzli et moi : Les jours heureux d'un chat et d'une chaussette

Quant à ces trois livres, ils ne sont pas pour moi, mais pour mon neveu, ma nièce et mon frère… Mais je pense lire le roman du film Zootopie que je n’ai d’ailleurs pas encore vu.

DSC_0607

Et voilà, la photo de famille…

DSC_0610

Et vous, certains de ces livres vous tentent ? Quelles sont les nouveautés de votre PAL ? 

 

Le matin des larmes, Bruno Sanna

J’ai lu Le matin des larmes de Bruno Sanna dans le cadre du Prix des auteurs inconnus, le roman concourant pour la catégorie imaginaire.

Prix des auteurs o

RÉSUMÉ

À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau…

  • Epub : 142 pages
  • Editeur : Agence Francophone pour la Numérotation du Livre (10 avril 2017)
  • Prix : 2.99€
  • Autre format : broché

AVIS

Ce livre me faisait un peu peur, mais j’ai finalement passé un bon moment de lecture. Le roman n’est pas exempt de petits défauts, mais dans l’ensemble, le récit se lit tout seul.

Nous découvrons ainsi Sophie, médecin, mariée et mère de deux enfants, Betty et Sam, dont le quotidien va être chamboulé par un phénomène étrange… Elle se retrouve ainsi dans une réalité différente de la sienne, une réalité où tout le monde est à sa place, mais où tout le monde semble différent. Une prise de conscience très perturbante pour Sophie qui va, en plus, découvrir qu’elle a quitté son monde pour un monde beaucoup plus sombre et violent, un monde où l’effroyable est arrivé…

Difficile de vous parler de ce roman sans vous spoiler, mais je peux néanmoins vous dire que l’auteur a imaginé une uchronie dans laquelle le continent européen est devenu une seule et même nation. Gouvernée par une dictature aux idées nauséabondes que l’auteur a piochées dans notre Histoire, cette « grande » nation m’a donné des sueurs froides puisque je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « et si ». Et si le postulat de départ de l’auteur était vrai ?

Le roman est relativement court, ce qui explique que l’auteur va droit au but et ne se perd pas dans des détails inutiles ou dans de longues descriptions pour expliquer la vie dans cette France rêvée ou plutôt cauchemardée. Les amateurs d’univers détaillés en long et en large risquent donc une certaine déception de ce côté-là, mais pour ma  part, cela ne m’a point dérangée. L’auteur se basant sur des idées et des pratiques qui ont bel et bien existé par le passé, il n’a pas besoin de s’appesantir sur les détails. Notre mémoire nous permet ainsi de nous imaginer sans peine la violence d’une nation construite sur la haine de l’autre…

Et si on ne fait que deviner la violence quotidienne, on assiste par contre très bien à celle qui émane du pouvoir politique notamment en la personne du vice-président. Autoritaire, violent, raciste, sexiste… ce charmant personnage a tout du bon psychopathe des familles que l’on n’a pas envie d’avoir en face de soi. Détestable et effroyable, j’ai néanmoins regretté que l’auteur tombe assez vite dans la caricature. Un personnage plus nuancé l’aurait rendu, somme toute, plus plausible et donc plus intéressant.

Son rôle dans l’histoire n’en demeure pas moins utile puisque c’est de sa présence et de son obsession pour la présidente et la présidence que la tension du récit émane. À travers ce personnage, l’auteur a déployé toute une intrigue dans laquelle Sophie va jouer un rôle primordial et ceci bien malgré elle… On ne peut donc que ressentir un minimum d’empathie pour cette femme : être parachuté dans une réalité différente de la sienne est déjà déroutant en soi, mais si en plus, on tombe dans une réalité qui donne envie de se planquer sous sa couette… J’ai toutefois été déstabilisée par la place que lui a accordée l’auteur dans le roman. Sophie est essentielle à l’intrigue, mais elle n’y pend pas vraiment part, ou du moins, pas activement… C’est assez personnel, mais j’aurais souhaité qu’elle ne se contente pas de raconter son histoire, sa réalité, mais qu’elle se batte un peu plus pour retrouver sa vie et les siens.

Quant aux autres personnages, ils sont, pour la plupart, antipathiques ! Même les plus gentils ont des idées qui donnent envie de vomir, ce qui est plutôt normal si l’on considère dans quelle nation et quelles valeurs ils ont été élevés… Cette ambivalence engendre un certain malaise, car difficile d’apprécier une personne qui, par exemple, fait tout pour sauver sa femme, mais qui est également capable de sacrifier un autre humain sans une once de culpabilité… Ces personnages ont le mérite de nous pousser à nous interroger sur toutes ces personnes qui ont vécu sous le joug de la pire dictature que le monde a connu sans se rebeller. Est-on vraiment le fruit de notre éducation ou peut-on arriver à se délivrer des carcans dans lesquels celle-ci a pu nous enfermer ? Et les liens familiaux et l’amour que l’on porte aux siens peuvent-ils venir à bout d’un endoctrinement constant et menaçant ?

En ce qui concerne le style de l’auteur, j’ai trouvé sa plume dynamique, bien qu’un peu trop simple pour satisfaire l’amatrice des belles plumes en moi. N’attendez donc pas de belles figures de style, mais plutôt des phrases relativement courtes et percutantes. La présence de nombreux dialogues rend, en outre, la lecture rapide et plutôt prenante. J’ai d’ailleurs lu le livre d’une traite. Il y a néanmoins quelques petits points qui, à mon sens, mériteraient d’être retravaillés : une couverture qui ne permet pas aux lecteurs de se projeter dans le récit, quelques incohérences notamment sur la notion de continent/pays, un retournement de situation gâché par une phrase qui aurait mérité la mention de « spoiler alerte », un grand méchant trop caricatural pour être crédible, une gentille infirmière qui se transforme d’un coup en tigresse bien qu’on pourrait arguer une volonté de rébellion trop longtemps contenue…

En conclusion, entre découvertes d’une réalité bien différente de la nôtre, des complots qui gangrènent un pouvoir déjà bien glauque en-soi et une certaine tension, Le matin des larmes est un roman qui se lit très vite, et qui devrait plaire aux amateurs d’histoires courtes menées tambour battant. Et puis en oscillant entre plusieurs genres, l’auteur fait preuve d’une audace que je ne peux que saluer d’autant qu’il s’agit ici de son premier roman.

Bruno Sanna

Photo du site Babelio

Page FB du roman

Je vous invite à lire les avis des autres membres du jury sur le site du Prix des auteurs inconnus

 

Bilan Challenge Une semaine à 1000 pages Chez Le Petit Pingouin Vert #6 : juin 2018

Une Semaine à 1000 pages Chez le Pingouin Vert

Pour rappel, Le Petit Pingouin Vert propose une fois par mois le challenge Une semaine à 1000 pages Chez le Pingouin Vert, le but étant évidemment de lire au moins 1000 pages sur une semaine donnée. Pour participer et échanger avec les autres membres, n’hésitez pas à rejoindre le groupe FB.


Pour cette session, j’ai décidé de m’attaquer aux romans qu’il me reste à lire pour le Prix des auteurs inconnus

LUNDI

J’ai commencé le challenge avec Le matin des larmes de Bruno Sanna que j’ai lu d’une traite. Malgré quelques points qui ne m’ont pas convaincue, cette lecture fut plutôt sympathique.

Couverture Le matin des larmes

À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau…

TOTAL : 142 pages

MARDI, MERCREDI ET JEUDI

J’ai commencé mardi Sublimation de Bastien Pantalé (60 pages) avant d’en poursuivre la lecture mercredi (125 pages) et de terminer le roman jeudi (180 pages).

Couverture Sublimation
Bordeaux, place de la Bourse, une œuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent. Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire. Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès. Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes. Dans la lignée de Seven, un thriller psychologique qui changera à jamais votre regard sur l’Art.

TOTAL : 365 pages

VENDREDI

Place à un nouveau roman pour Le prix des auteurs inconnus : Les chroniques de fleurs d’Opale. Les premiers chapitres ont été difficiles en raison d’un style inutilement lourd qui rend l’immersion fastidieuse et de mes jeunes voisins qui, comme souvent les vendredis soir, ne semblent pas comprendre qu’en plus de leur musique à fond, parler très fort sur un balcon en pleine nuit permet à tout l’immeuble de profiter de leur très intéressante conversation. Incapable de me concentrer alors que ce roman nécessite une certaine attention, j’ai donc mis ma liseuse de côté après 69 pages pour me tourner vers des ouvrages graphiques.

Couverture Les chroniques des fleurs d'opale, tome 1 : La candeur de la rose, partie 1

Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer. Comment l’enfer m’aurait enchaînée. Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin. Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations. Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances. Amours, amitiés ou loyautés. Cette histoire serait toute autre. Mon histoire. Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir. Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui. Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’oppose à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui. Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

Couverture Akiko, tome 1 : Une amie pas comme les autres !Couverture Coraline

Couverture Chat-Bouboule, tome 1 : Chronique d'un prédateur de salon

TOTAL : 406 pages

SAMEDI

J’ai lu le matin les tomes 2 et 3 d’Akiko. Ce n’est pas vraiment mon genre de lecture, mais j’ai beaucoup aimé les dessins et surtout, la mise en couleurs. C’est une lecture très légère qui contrebalance à merveille le côté bien lourd de Chroniques de fleurs d’Opale dont j’ai lu péniblement 120 pages.

Couverture Akiko, tome 2 : Un été inoubliable !Couverture Akiko, tome 3 : Retour aux sources

Couverture La pire des princesses

TOTAL : 122 pages

DIMANCHE

J’ai terminé Les chroniques de fleurs d’opale et suis contente d’avoir inclus ce roman dans le challenge. Je n’aurais sinon jamais eu le courage de le lire en si peu de temps…

Couverture Les chroniques des fleurs d'opale, tome 1 : La candeur de la rose, partie 1

TOTAL : 279 pages

TOTAL DE PAGES LUES : 1314

BILAN

J’ai de nouveau réussi ce challenge que je prends, à chaque fois, grand plaisir à suivre. Pour la première fois, j’ai décidé de donner une thématique à cette semaine à 1000 pages, et je dois dire que ça m’a bien plu. Je pense réitérer l’expérience lors des prochains sessions en ne lisant, par exemple, que des romans d’une certaine maison d’édition ou avec une certaine couleur de couverture… Bref, j’ai déjà plein de thèmes en tête.

Et vous, avez-vous participé au challenge ? Quel est votre bilan  ?