Throwback Thursday Livresque #48 : The Sword, Jonathan Luna et Joshua Luna

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Sanglant ou Nocturne

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Pour ce thème, j’ai eu envie de vous parler de La communauté du Sud, série de romans à l’origine de la série télé True Blood, mais j’ai trouvé que parler bit-lit avec un thème comme « sanglant » était un peu trop facile. J’ai donc décidé de me tourner vers un comics : The Sword.

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Dara Brighton est une jeune étudiante paraplégique qui mène cependant une vie paisible et heureuse… Jusqu’à ce que trois étrangers frappent à sa porte afin de réclamer un glaive séculaire. S’ensuit une lutte brutale et fatale pour les membres de sa famille, et elle se retrouve ensevelie sous la maison. Elle y trouve le glaive en question qui lui confère soudain des pouvoirs extraordinaires. Sa quête de vengeance ne fait alors que commencer…

Pourquoi ce choix ?

La couverture avec tout ce rouge représentant le feu vous met déjà dans l’ambiance.  Autant le dire tout de suite, du gore, avec The Sword, vous en aurez à volonté : des membres tranchés, des gens trucidés, des dieux malsains et pervers adeptes, pour certains, d’inceste… Ce comics n’est définitivement pas à mettre dans toutes les mains !

Mais si vous avez le cœur solide et ne craignez pas les scènes trash, je vous conseille sans hésiter cette série qui ne contient que quatre volumes, un pour chaque élément. En effet, au-delà du sang qui coule, il y a aussi et surtout une héroïne forte bien décidée à venger la mort de sa famille massacrée devant ses yeux par des Dieux revanchards et cruels. Au fur et à mesure, elle découvrira leur motif et en apprendra plus sur son père qui n’est finalement pas le banal humain qu’elle pensait. The Sword, c’est aussi des trahisons, de l’amitié et beaucoup de tension.

Alors, vous connaissez ce comics, il vous tente ? Quel livre me conseilleriez-vous ?

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Throwback Thursday Livresque #47 : Comme un air d’automne

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Comme un air d’automne.

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Un seul coup d’œil m’a permis d’identifier le livre que j’allais vous présenter. Il faut dire que sa couverture convient à merveille au thème de la semaine.

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« Valentine s’ennuie, comme on peut s’ennuyer, bloquée en été avec ses parents sans ami ni téléphone. Elle a bien trouvé cet herbier et cette carte, près de la maison en rénovation, mais les herbes et les chemins qui s’y trouvent ne mènent nulle part, n’existent sans doute même pas. Valentine va pourtant suivre ces sentiers qui ne peuvent se trouver là, passer de l’autre côté de cette rivière impossible, malgré les ombres entraperçues. Elle va y découvrir une forêt, infinie et sublime, que parcourent d’un pas lent des géants végétaux. Derrière elle, le chemin du retour disparaît déjà. Les feilges pourront-ils l’aider à repartir ? »

  • Pourquoi ce choix ? Je pense que la couverture répond d’elle-même à cette question sans oublier les illustrations intérieures qui nous plongent également dans la saison.
  • Pour qui ? La portée poétique du texte me pousse à conseiller l’ouvrage aux personnes aimant les histoires teintées de féérie, et dont le rythme vous donne l’impression d’être hors du temps. En d’autres termes, si vous désirez beaucoup d’action, passez votre chemin.
  • Quand ? En automne pardi !

Pour de plus amples photos, le livre étant illustré, et/ou pour connaître mon avis, je vous invite à lire ma chronique de L’autre herbier dont voici la conclusion :

« L’autre herbier est une très jolie découverte qui devrait enchanter tous les amoureux des textes mêlant fantasy et poésie. Les aventures vécues par Valentine sont loin de se révéler trépidantes, mais j’ai pris plaisir à suivre notre jeune héroïne et à découvrir ces créatures fascinantes que sont les feilges. Plus qu’une histoire, ce roman illustré nous offre un beau voyage dans un univers poétique et particulièrement bien soigné. »

Et vous, il vous tente de livre ?

Throwback Thursday Livresque #46 : C’est la guerre !

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Thème de la semaine : C’est la guerre !

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Ayant déjà parlé du Journal d’Anne Frank, le second titre qui s’est imposé à mon esprit est Un sac de billes de Joseph Joffo.

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Paris en 1941 n’est plus la capitale d’une terre d’asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies «Liberté, Egalité, Fraternité.»
Paris est une ville occupée où l’ennemi nazi impose ses lois d’exception et le port de l’étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère en a donc cousu une au revers du veston de Maurice et de Joseph avant leur départ pour l’école.
Le résultat est immédiat, le racisme des gamins se déchaîne et les deux Joffo rentrent qui avec l’oreille en chou-fleur, qui avec l’œil poché et le genou meurtri. Oh ! en compensation, il y a bien eu le troc proposé par Zérati, le copain de Jo, l’étoile jaune contre un sac de billes, mais leur père a compris: il faut fuir. Maurice, douze ans, et Joseph, dix ans, doivent rejoindre leurs frères Henri et Albert déjà installés à Menton. Ils auront à franchir la ligne de démarcation, près de Dax, sans papiers. Les parents suivront plus tard. Et la course vers la liberté commence. Elle les conduit à Menton, puis à Nice et son terrible hôtel Excelsior d’où, sauvés de justesse, ils s’en iront pour retrouver leur sœur Rosette près de Montluçon ; ensuite, ce sera Aix-les-Bains et «R.» Cela, c’est l’itinéraire.
Le reste, l’important, c’est ce que raconte Joseph Joffo : les péripéties de l’odyssée des deux frères dans la France occupée de 1941 à 1944 – et le ton dont il rapporte ces choses vues et vécues : spontané, vif, ponctué d’éclairs d’humour en dépit de l’angoisse omniprésente – un merveilleux récit, un poignant témoignage.


J’ai lu ce roman au collège, et il m’avait beaucoup marquée et émue. De très nombreuses années après sa lecture, je ne me souviens pas forcément de l’histoire en détails, mais je ressens toujours de vive émotions à la mention de ce titre. Reste également cette impression tenace d’injustice, et cette boule au ventre à l’idée d’imaginer ce que ces deux frères et d’autres enfants ont pu vivre en raison de la folie humaine…

Si le thème de ce livre est dur, j’avais trouvé son traitement finalement plutôt fin avec cette pointe de naïveté enfantine qui fait de la pire des épreuves presque une aventure. Dans tous les cas, si ce n’est pas déjà fait, je ne peux que vous conseiller de lire l’épopée de ces deux frères dans une période noire de notre histoire.

Une adaptation est également sortie, mais je ne l’ai pas encore vue :

Et vous, vous connaissez ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

Throwback Thursday Livresque #45 : Rembrandt de Typex.

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Thème de la semaine : Artiste en scène

Le premier livre qui m’est venu à l’esprit à la lecture du thème de la semaine est ce sublime album : Rembrandt de Typex aux éditions Casterman.

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Une évocation savoureuse de la vie du célèbre peintre qui a révolutionné l école flamande et l histoire de l art.

Rembrandt van Rijn (1606-1669) est un personnage complexe, à l existence très riche, et passionnante. Mister Typex dépeint un Rembrandt bien à lui : fantasque, capricieux, vaniteux, arrogant, obtus, susceptible en même temps que touchant et attachant, voire digne de compassion. Un Rembrandt dépassé par son propre génie : qu y peut-il s il est plus brillant que les autres artistes ?
En se jouant des codes habituels de la biographie, Mister Typex donne un point de vue sans concession, mais non dénué de tendresse, sur l homme, le mari, le père… et l artiste. Ainsi que sur l époque qu il a traversée et si grandement influencée.

  • Pourquoi ce choix ? Si j’adore lire, je dois avouer avoir moins d’appétence pour d’autres formes d’art comme la peinture même si je suis admirative des personnes capables de dessiner et peindre. J’aime ainsi beaucoup me promener dans les musées, admirer des tableaux et tenter d’en interpréter leur signification, mais je ne vais pas forcément aller au-delà en cherchant, par exemple, de plus amples informations sur leur auteur. Et pourtant, j’ai tout de suite été tentée par cet album découvert dans la boutique du Musée d’art moderne de Saint-Etienne.

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N’étant pas certaine d’en apprécier le contenu, j’ai préféré le réserver à la bibliothèque, avant de me le procurer ayant été conquise par le remarquable travail de Typex. Il nous dresse, de manière captivante et immersive, le portrait de cet illustre peintre dont finalement, je ne connaissais pas grand chose. Et c’est la force de cet album, mettre à la portée de tous de manière vivante et vibrante, la vie de ce peintre dont tout le monde connaît au moins le nom. A noter qu’en plus du contenu de qualité, les éditions Casterman ont particulièrement soigné la forme de cet album aux pages dorées.

  • Pour qui ? Pour les amateurs d’art, mais aussi les simples curieux.
  • Quand ? Avant une visite dans un musée…

Et vous, ce livre vous tente ?

 

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Throwback Thursday Livresque #44 : Orgueil et préjugés de Jane Austen

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Thème de la semaine : Une histoire d’amour, a-t-on jamais assez d’amour ? (Hétéro, LGBT+, ouverture d’esprit au maximum)

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Je lis très peu de romances, car je trouve que les schémas narratifs sont sensiblement souvent les mêmes et les histoires trop peu crédibles ou trop guimauves pour moi.  Cependant, il y a des auteurs comme Stéphane Soutoul qui arrivent à me faire apprécier leurs romances. Mais quand je pense romance, un titre et une auteure me viennent d’abord et systématiquement en tête : Jane Austen et son très célèbre roman Orgueil et préjugés.

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Mme Bennet a cinq filles et compte bien les marier toutes, ce qui n’est pas une tâche facile dans l’Angleterre du début du XIXe siècle. Non que les demoiselles Bennett soient laides, mais elles n’ont pas de fortune. Et cinq maris riches, ce n’est pas si facile à trouver. Surtout quand les filles en questions s’en mêlent; elles qui ont des préjugés, éprouvent des sentiments, et n’agissent pas forcément toujours pour trouver « un bon parti ».

  • Pourquoi ce choix ? J’ai choisi ce roman, car Jane Austen prouve que romance ne signifie pas automatiquement bleuette insignifiante et qu’au contraire, une histoire d’amour bien écrite peut être le terreau d’une critique acerbe, impertinente et fine de la société dans laquelle on évolue. J’ai ainsi tout aimé dans ce livre : la plume de l’auteure, son humour, sa capacité d’analyse, ses critiques de la société anglaise de son époque, le mythique couple Elizabeth/Darcy, leurs échanges, la construction de leurs sentiments, la psychologie des personnages… En d’autres termes, si je ne devais retenir qu’une romance ce serait sans aucun doute Orgueil et préjugés !
  • Pour qui ? Pour tout le monde, des amateurs de romance en passant par ceux aiment les lectures apportant un éclairage sur le contexte historique dans lequel à vécu son auteur.
  • Quand ? En hiver, au coin du feu avec un chocolat chaud.

Le roman a été adapté au moins deux fois : en 1995 par la BBC et une deuxième fois en 2005 avec Keira Knightley dans le rôle principal. Ayant vu les deux versions, je dois avouer une nette préférence pour la mini-série de la BBC, mais il se peut que cela s’explique par le fait que j’ai d’abord commencé par cette adaptation et que les minauderies de Keira Knightley tendent à m’exaspérer.

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

Throwback Thursday Livresque #43 : T’es pas mon genre, mais je t’ai quand même aimé

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 Thème de la semaine : T’es pas mon genre, mais je t’ai quand même aimé

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Pour ce thème, je vais tricher en vous parlant d’une lecture assez récente, mais qui correspond à 200% au thème de la semaine : Demain, quand j’étais mort ! de Eddard Mingwe.

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Connecticut-Sur-Maine. Pandémick Rivers. Notre époque.
Alors que la tant attendue saison de la chasse aux touristes est enfin ouverte et que la traditionnelle fête de la tartine humaine bat son plein, une météorite s’écrase près d’un insolite village peuplé de fermiers consanguins et anthropophages, libérant de mystérieuses spores visqueuses et particulièrement voraces.
Après la contamination de la plus grosse unité locale de production et d’exportation de cuisses de grenouilles surgelées, d’étranges cas de mutation vont être simultanément répertoriés à différents endroits du globe.
Le chaos s’installe, la menace se répand.
Bientôt des événements aussi cocasses qu’atroces vont s’enchaîner et nous mener droit à l’apocalypse la plus horrible et stupide jamais imaginée…Au menu de cette zombédie tragique : une pandémie, des morts-vivants, des retraités fous furieux, quelques politiciens véreux, des recettes culinaires cannibales de fin du monde, et bien entendu, un soupçon de romantisme et de magnifiques histoires d’amour…


  • Pourquoi ce thème ? Sur le papier, j’aurais du détester ce roman qui synthétise un peu tout ce que j’évite dans un livre, à savoir les zombies et le gore. Et pourtant, j’ai juste adoré l’esprit complètement déjanté de l’auteur et son humour plus que noir. La couverture qui m’a d’ailleurs fait penser à iZombie représente à merveille le gore et le sang que vous retrouverez dans cette histoire. Mais les choses les plus abjectes comme le cannibalisme sont présentées de telle manière que ça passe tout seul. Si vous aimez l’absurde, Demain quand j’étais mort devrait donc vous ravir. Âmes sensibles, par contre, s’abstenir.
  • Pour qui ? Pour les fans de zombies qui ont de l’humour.
  • Quand ? Quand on a envie de rire ou de faire fuir ses invités en laissant le livre traîner sur la table.

Envie d’en apprendre plus ? Je vous invite à lire ma chronique de Demain, quand j’étais mort !

 

Throwback Thursday Livresque #41 : du bruit pour rien (un livre que tout le monde a aimé mais pas vous) : Un palais d’épines et de roses

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Thème de la semaine : du bruit pour rien (un livre que tout le monde a aimé mais pas vous)

De tête, je ne trouve pas vraiment de livre que tout le monde a aimé, mais pas moi. Par contre, je lis régulièrement des livres que j’ai appréciés, mais dont je ne partage pas l’enthousiasme collectif qu’ils suscitent. A cet égard, un titre me vient en tête : Un palais d’épines et de roses de Sarah J. Maas.

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En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?
A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

  • Pourquoi ce choix ? J’ai apprécié cette histoire, mais les commentaires dithyrambiques à son égard m’avaient laissé espérer tellement plus : plus de sensations, plus d’émotions, plus de tension, une héroïne plus attachante… Sur ce point, je dois dire que j’ai eu du mal à accrocher à Feyre qui m’a paru parfois vindicative quand la situation aurait nécessité plus de retenue. Au fil de l’intrigue, sa personnalité évolue positivement, mais pas au point de faire d’elle une héroïne dont j’attends de savoir avec impatience le sort. J’ai passé un agréable moment de lecture, mais plusieurs semaines après avoir tourné la dernière page, je n’en retiens pas grand chose. Ce fut donc une lecture plaisante, mais loin d’être, pour moi, mémorable. Maintenant, si je n’avais rien lu sur ce livre et n’avais pas été influencée par les avis sur ce dernier, il est probable que j’en aurais eu une opinion plus enthousiaste.
  • Pour qui ? Pour les amateurs de réécritures de contes…
  • Quand ? En automne et en hiver.

Même si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai quand même bien envie de lire la suite…

Et vous, l’avez-vous lu ? Le cas échéant, l’avez-vous adoré ou partagez-vous mon avis ?