A case of identity, Arthur Conan Doyle

dsc_06131

Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).


 

RÉSUMÉ

412QfxyQrGL._SX331_BO1,204,203,200_

The story revolves around the case of Miss Mary Sutherland, a woman with a substantial income from the interest on a fund set up for her. She is engaged to a quiet Londoner who has recently disappeared. Sherlock Holmes’s detective powers are barely challenged as this turns out to be quite an elementary case for him, much as it puzzles Watson.

The fiancé, Mr. Hosmer Angel, is a peculiar character, rather quiet, and rather secretive about his life. Miss Sutherland only knows that he works in an office in Leadenhall Street, but nothing more specific than that. All his letters to her are typewritten, even the signature, and he insists that she write back to him through the local Post Office. The climax of the sad liaison comes when Mr. Angel abandons Miss Sutherland at the altar on their wedding day

 

AVIS

Dans cette petite nouvelle, nous retrouvons avec plaisir Sherlock Holmes et Watson qui vont faire face au cas de Mary Sutherland. Cette femme est venue consulter le célèbre détective pour une affaire de cœur dont l’issue étrange l’a laissée dans un profond désarroi. En effet, son fiancé, un homme de nature très discrète si ce n’est secrète, a disparu le jour de son mariage ! Contre l’avis de sa famille, elle est donc bien décidée à faire la lumière sur cette histoire et à retrouver son bien-aimé.

Sherlock Holmes va résoudre le mystère autour de cette histoire sans quitter son domicile. Le témoignage de sa cliente et quelques lettres, dont une qu’il va obtenir à l’aide d’un petit stratagème, vont en effet lui suffire pour dénouer le fil d’une histoire qui, même pour le lecteur, n’est pas d’un abord très complexe.

Seul Watson, fidèle à lui-même, ne semble pas capable de saisir les tenants et aboutissants du cas par lui-même. Mais tant mieux puisque cela offre l’opportunité à Sherlock Holmes de détailler son raisonnement et de nous impressionner par son sens de l’observation et de la déduction toujours aussi affûté. Si j’ai assez vite saisi une bonne partie de l’intrigue, j’ai été de nouveau bluffée par la multitude de détails observés par Sherlock. Pressée de connaître le dénouement et de confirmer ou infirmer mon hypothèse, je suis passée à côté de certains détails qui donnent pourtant tout le piquant à l’histoire.

Quant à Mary, on pourrait s’étonner de sa naïveté voire s’en agacer un peu, mais ne dit-on pas que l’amour rend aveugle ? Et puis, au fil de la conversation, on sent parfaitement son besoin de s’échapper d’un cocon familial plus qu’étouffant et de se créer ses propres relations. On ne peut qu’espérer que la prochaine fois, elle s’y prendra un peu mieux en n’accordant pas sa confiance et son amour à un individu rencontré deux fois et dont elle n’ignore presque tout…

Malgré cette naïveté amoureuse qui m’a quand même parfois agacée, je l’ai trouvée très touchante. J’ai, en outre, apprécié sa volonté d’indépendance qui passe notamment par son travail et une tentative de défier l’autorité de ses « parents » ; tentative qui sera utilisée de manière complètement abjecte contre elle. Son aveuglement face à la disparition de son fiancé m’a donc fait de la peine.

D’ailleurs, même Sherlock, qui n’est pourtant pas le plus sensible des hommes, semble réticent à la mettre devant la cruelle vérité. J’avoue que sur ce point, je suis assez mitigée, je comprends l’idée de « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire », mais j’ai la désagréable impression que l’idée dans cette nouvelle serait plutôt « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire aux femmes qui ne sont pas capables d’y faire face ». J’avoue néanmoins que la personnalité de Mary et son aveuglement face à la situation peuvent expliquer le choix de Sherlock. Mais quoiqu’il en soit, il ne semble pas y avoir de happy end possible pour Mary. Mise au courant de la vérité, le sentiment de trahison risque d’être très dur à encaisser et laissée dans le mensonge, sa vie amoureuse s’en verra bouleversée pendant de très longues années.

Ceci ajouté au fait que le justice ne soit pas rendue m’ont quelque peu frustrée en me laissant un goût d’inachevé. C’est peut-être mon côté idéaliste qui parle.

En conclusion, en nous plongeant dans un huis clos assez intimiste, Arthur Conan Doyle nous offre une histoire agréable à lire bien que les fils de son intrigue soit assez faciles à dénouer. Nous prenons de nouveau plaisir à nous émerveiller devant les talents d’observation et de déduction de Sherlock Holmes. Et nous le découvrons, pour la première fois, dans une situation où il est prêt à ne pas donner satisfaction à sa cliente afin de la préserver. Que l’on soit d’accord ou non avec ce choix, c’est une facette du personnage que l’on ne connaissait pas.

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

The Red-Headed League (La Ligue des rouquins), Sir Arthur Conan Doyle

dsc_06131

Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).

The Red-Headed League est la deuxième nouvelle du recueil des aventures de SHerlock Holmes

PRÉSENTATION ÉDITEUR

61hLaqgX+lL._SY498_BO1,204,203,200_

 

Jabez Wilson, a London pawnbroker, consults with Sherlock Holmes. While studying his client, both Holmes and Watson notice his red hair. Wilson tells them an intriguing but odd story – just what Holmes had been looking for! All the client seems to be concerned with is his loss of £4 a week; but Holmes sees an intriguing diversion for himself! Holmes enlists the services of his companion Dr. Watson, when things look like they might get dangerous, as Holmes finds himself on the trail of one of the most insidious criminals in all of London!

AVIS

Il semblerait que notre chez Watson ait le chic pour tomber au bon moment puisque, de nouveau, il rend visite à Sherlock Holmes alors que ce dernier reçoit un client, Jabez Wilson. D’apparence banale, ce prêteur sur gages se distingue néanmoins par sa crinière de feu qui, en plus d’attirer le regard, l’a conduit à vivre une bien étrange expérience.

En effet, encouragé par son assistant Vincent Spaulding, M. Wilson a postulé et obtenu un poste en or au sein de la très mystérieuse Ligue des rouquins. Payé grassement, son seul travail était de recopier, pendant quatre heures par jour et sans jamais quitter son poste, l’Encyclopaedia Britannica. Très satisfait de la situation, notre client se retrouva donc fort dépourvu quand la fin brutale et inexpliquée de cette expérience fut venue.

Malgré le sérieux du client qui est désemparé face à la perte de ce gagne-pain providentiel, il est difficile de ne pas hurler de rire, à l’instar du duo, devant le burlesque de la situation d’autant qu’Arthur Conan Doyle ne ménage pas les effets comiques. Je me suis ainsi beaucoup amusée durant ma lecture.

Mais on comprend très vite qu’au-delà l’aspect désopilant du cas, il y a anguille sous roche : une ligue au nom des plus étranges, un travail trop beau pour être vrai, un assistant trop parfait dont le seul défaut est une passion illimitée pour la photo…  Ce sont tout autant d’éléments qui ne peuvent que mettre en éveil les sens du célèbre détective.

Néanmoins, je n’ai pas partagé l’avis de Sherlock sur le côté extraordinairement bizarre de cette affaire. Elle est certes très intrigante, mais les ficelles sont assez grosses pour qu’une partie soit rapidement compréhensible par le commun des lecteurs. Il se peut néanmoins que pour l’époque, l’histoire sorte réellement des sentiers battus.

Cela ne m’a pas empêchée de passer un excellent moment. J‘ai ainsi adoré voir l’enthousiasme très enfantin de Sherlock pour ce cas qui ne ressemble à aucune des affaires qu’il a traitées ou étudiées. Et, j’ai pris plaisir à suivre les pensées de Watson, ses questions légitimes et ses doutes.

Comme à l’accoutumée, notre docteur est en effet à la traîne n’ayant pas réussi à démêler les fils de l’intrigue. Il faudra donc attendre que Sherlock lui en explique les tenants et aboutissants pour qu’il saisisse l’ingéniosité du plan sans oublier, évidemment, d’en profiter pour s’extasier sur les capacités de déduction de son ami.

Je dois avouer que j’ai également bénéficié des lumières de Sherlock n’ayant pas non plus réussi à faire toute la lumière sur l’affaire. Et c’est frustrant, car une fois expliqué, tout semble si simple. Mais n’est pas Sherlock qui veut !

Enfin, j’ai beaucoup aimé  la complicité grandissante entre Sherlock et Watson. Sherlock semble quelque peu s’humaniser aux côtés de son ami ce qui le rend de plus en plus attachant.

En conclusion, The Red-Headed League offre un moment de divertissement agréable faisant passer les lecteurs du rire au questionnement. Sans être originale pour notre époque, cette nouvelle comprend néanmoins quelques zones d’ombre qui rendront la lecture, si ce n’est palpitante, divertissante.

Découvrez les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie

A Scandal in Bohemia : The adventures of Sherlock Holmes

Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).

Après A study in scarlet et The sign of four, c’est à la première nouvelle du recueil des aventures de Sherlock Holmes que nous nous attaquons : A Scandal in Bohemia.

PRÉSENTATION

To Sherlock Holmes she is always the woman. I have seldom heard him mention her under any other name. In his eyes she eclipses and predominates the whole of her sex.

In Sherlock Holmes’ first short story, he must face his most wily adversary yet—Irene Adler, “The Woman”.  Contracted by a Bohemian king to retrieve a series of compromising photographs ahead of the royal wedding, Holmes is caught up in disguises, bluffs, marriages, double bluffs, smoke alarms and heartbreak.  To this supposedly heartless detective, Irene Adler is in many ways the first and only love of Holmes’ we see in the whole canon, and for this reason the story is unmissable.

AVIS

Dans cette nouvelle, on retrouve le Docteur Watson qui, après son mariage avec Mary, semble s’être éloigné de notre célèbre détective. Heureusement, Sherlock va profiter d’une visite improvisée de celui-ci pour l’impliquer dans sa nouvelle enquête.

Un personnage important de la noblesse européenne est ainsi venu requérir l’aide du détective afin de récupérer une série de photos compromettantes qu’une certaine Irène Adler a en sa possession et menace de divulguer.

Mon intérêt a tout de suite été éveillé à l’évocation d’Irène Adler, un personnage plutôt marquant que j’ai découvert dans la série télé. Sa personnalité hors norme et son intelligence ne laissent pas de marbre Sherlock Holmes qui finira d’ailleurs par la surnommer La femme. Le fait que ce soit l’une des rares personnes à être capable de rivaliser avec ce dernier ne doit pas être étranger à l’intérêt qu’il lui porte et au pouvoir d’attraction qu’elle semble exercer sur lui.

J’ai admiré la capacité de cette femme à toujours avoir une longueur d’avance sur tout le monde, y compris Sherlock, et à se sortir des situations les plus inextricables. C’est assurément l’un des personnages les plus complexes et intrigants qu’il m’ait été donné de rencontrer. J’aimerais la voir apparaître régulièrement, sa présence étant synonyme de retournements de situation palpitants et surprenants.

Avec cette nouvelle, j’ai retrouvé l’humour qui m’avait manqué dans The Sign of Four. Plusieurs semaines après ma lecture, je me souviens d’ailleurs d’une scène mémorable où notre génie de la déduction s’est transformé en génie du déguisement. J’ai adoré l’aspect comique de la situation tout comme la détermination de Sherlock qui ne recule devant rien, même pas le ridicule, pour résoudre une affaire.

La seule chose qui m’a un peu agacée, c’est une remarque que j’ai trouvée des plus sexistes puisque notre détective estime que seule une femme se ruerait vers ce qu’elle a de plus précieux en cas d’incendie. Du coup, je me demande ce que ferait un homme dans la même situation, il sauverait ses bières ? Le contexte de l’époque explique ce genre de propos, mais cela ne m’empêche pas de bondir. Après tout, je ne suis qu’une femme…

En conclusion, j’ai apprécié cette première nouvelle qui permet aux lecteurs de faire connaissance avec une femme des plus intéressantes, Irène Adler. Si elle fait perdre la tête aux hommes par sa beauté, c’est grâce à son intelligence qu’elle semble atteindre Sherlock Holmes. C’est une adversaire qui semble tailler pour notre détective, mais pouvait-on en attendre moins de la part de La femme ?

« To Sherlock Holmes she is always the woman »

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

A Study in Scarlet, Sir Arthur Conan Doyle

Avec Florence du blog Satoru Kudo, nous avions décidé de lire, en lecture commune, l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes en commençant par A Study in Scarlet ou Une étude en rouge dans sa version française. Une troisième lectrice, grande admiratrice du célèbre détective, s’est jointe à nous : la célèbre June du blog June & Cie.

June et moi avons lu le livre en anglais et Florence en français. Le niveau de langue m’a semblé accessible même si un dictionnaire s’est révélé utile notamment dans la deuxième partie. Si vous en avez la possibilité, je ne peux que vous conseiller fortement de faire l’effort de lire dans la langue de Shakespeare.

NB : vous pouvez télécharger gratuitement et légalement A Study in Scarlet ou les aventures complètes de Sherlock Holmes sur Internet. Je l’ai personnellement fait, mon intégrale de Sherlock Holmes étant bien trop lourde et précieuse à mes yeux pour la trimballer de partout.

RÉSUMÉ

When Dr John Watson takes rooms in Baker Street with amateur detective Sherlock Holmes, he has no idea that he is about to enter a shadowy world of criminality and violence.

Accompanying Holmes to an ill-omened house in south London, Watson is startled to find a dead man whose face is contorted in a rictus of horror. There is no mark of violence on the body yet a single word is written on the wall in blood. Dr Watson is as baffled as the police, but Holmes’s brilliant analytical skills soon uncover a trail of murder, revenge and lost love . . .

AVIS

Le livre est divisé en deux parties. La première nous permet de faire connaissance de Sherlock Holmes et du docteur Watson qui vont avoir l’occasion de travailler sur la résolution d’un meurtre. La deuxième partie nous offre une plongée dans une toute autre histoire, enfin en apparence. Vous découvrirez par vous-même et, je l’espère, avec plaisir comment ces deux intrigues sont bel et bien connectées.

La deuxième partie m’a quelque peu surprise puisqu’il n’y est quasiment pas question du célèbre détective et de son acolyte. Le style de narration qui tranche avec celui de la première partie ainsi que les changements de lieu et de temps m’ont même, pendant quelques instants, donné l’impression d’avoir affaire à une tout autre histoire ou d’avoir raté un point important de l’intrigue. Il m’a fallu voir le nom de la victime pour être rassurée…

J’ai mis un peu de temps à entrer dans la deuxième partie qui se révèle d’ailleurs, du point de vue de l’anglais, un petit peu plus difficile à comprendre, des passages descriptifs étant présents. Cependant, une fois que je me suis plongée dans l’histoire, je n’ai pas décollé les yeux du livre impatiente de découvrir comment l’auteur allait réussir à faire le lien entre les deux intrigues. J’ai ainsi adoré sa manière de dérouler le fil de l’histoire et de ménager un certain suspense. Il est vrai que l’on comprend, avant la fin, les tenants et aboutissants du meurtre, mais cela ne nuit en rien au plaisir que l’on ressent à « écouter » Sherlock Holmes expliquer le raisonnement lui ayant permis de résoudre son enquête.

J’avais lu un manga dans lequel était narrée la rencontre entre Sherlock Holmes et le Docteur Watson, mais j’ai néanmoins apprécié de redécouvrir la rencontre entre les deux membres de ce duo, à première vue, plutôt atypique. Nous découvrons l’histoire du point de vue du Docteur Watson qui ici, il faut bien l’avouer, sert plus ou moins de faire-valoir. Je n’ai pas trouvé qu’il était indispensable en dehors de son rôle de narrateur, mais j’ai aimé m’extasier avec lui des prouesses de son nouvel ami et colocataire. Il faut dire que les méthodes de travail de Sherlock Holmes sont, pour l’époque, des plus innovantes et que la personnalité du personnage ainsi que son extraordinaire sens de l’observation et de l’analyse contribuent à le rendre fascinant.

Alors que dans la vraie vie, l’auto-suffisance du célèbre Sherlock Holmes aurait eu tendance à m’agacer, je dois dire qu’ici, cela ne me gêne pas et que ce trait de caractère le rend même presque attachant. J’ai ainsi pris plaisir à le voir exulter de ses découvertes et de sa « victoire » contre les deux autres célèbres détectives chargés officiellement de l’enquête. La compétition entre ces personnages a un côté tellement enfantin qu’elle en devient amusante ou suscite, du moins, une certaine indulgence de la part du lecteur.

Enfin, j’ai retrouvé dans ce roman certaines similitudes avec Le mystère de la chambre de jaune de Gaston Leroux ce qui n’est pas étonnant si l’on rappelle que l’auteur s’était inspiré d’Arthur Conan Doyle qui lui-même s’était inspiré du chevalier Auguste Dupin, personnage d’Edgar Allan Poe. J’ai donc parfois eu le sentiment d’être en terrain connu notamment au niveau du style de narration et de la personnalité de Sherlock Holmes qui présente quelques points communs avec celle de Rouletabille (même confiance en soi, sens aigu de l’observation et d’analyse, esprit de compétition…). Heureusement, les différences entre les deux détectives et les deux histoires demeurent assez nombreuses pour que cela ne soit pas gênant.

En conclusion, si vous aimez les intrigues policières et souhaitez découvrir ou redécouvrir le célèbre duo Sherlock Holmes/ Watson, je ne peux que vous recommander de vous plonger rapidement dans A Study in Scarlet. Le suspense n’est pas intenable, mais les méthodes de travail de Sherlock Holmes, sa personnalité et la relation entre les deux protagonistes rendent la lecture prenante. Ce premier roman introductif m’a plus que jamais donné envie de lire la suite des aventures du plus célèbre détective de la planète.

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

The Exsanguinist, R.N. Morris (Paper Planes), lecture VO

index

Je vous avais déjà parlé de mon inscription au challenge des langues avec  une forte envie de reprendre la lecture en anglais et en italien. Après une première lecture en italien, je me suis attelée à l’anglais.

Malgré une PAL dans la langue de Shakespeare qui contient quelques titres, je suis allée fouiner en bibliothèque avant de tomber sur un livre de la Collection Paper Planes des Éditons Didier.

J’avais découvert cette collection sur le net et appréciant son concept, je m’étais promis de tester l’un des titres. C’est maintenant fait avec The Exsanguinist de R.N. Morris.

Vous pouvez feuilleter le livre gratuitement sur le site de Paper Places, l’acheter ou encore télécharger gratuitement la version audio si vous possédez le format papier.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

 » London, 1914. A killer is at liberty in the dark alleys of the city. The cadavers of his victims all have one thing in common : there is no blood in their bodies. As the Exsanguinist’s reign of terror continues, Detective Silas Quinn finds his suspicions focussing on the members of an exclusive gentleman’s club… »

  • Poche: 96 pages
  • Editeur : Didier (23 juin 2010)
  • Collection : Paper Planes
  • Prix : 8€

AVIS

Le niveau d’anglais…

La pari de Paper Planes de rendre accessible la littérature anglaise contemporaine aux lectures francophones me semble plutôt réussi. J’ai bien sûr été confrontée à des mots que je ne connaissais pas mais il n’est pas du tout nécessaire d’interrompre sa lecture pour en trouver la signification. Le contexte étant clair, le nombre de personnages et les lieux de l’action limités, tout se devine aisément.

Maintenant que j’ai terminé ma lecture, je vais procéder à un « survolage » du texte pour noter les mots que je ne connais pas de manière à enrichir mon vocabulaire. Mais c’est une étape qui est tout à fait accessoire.

L’histoire…

The Exsanguinist est une enquête policière mettant en scène le détective Silas Quinn. Celui-ci tente de débusquer la personne, ou plutôt le monstre, qui se cache derrière le meurtrier qui sévit à Londres en cette année 1914. Cela n’est pas sans rappeler un certain Jacques l’éventreur sauf qu’ici notre serial-killer a la particularité de vider ses victimes de leur sang… Vous verrez que la raison de cette abomination est somme toute surprenante.

A noter que la dernière partie tend à me faire déconseiller ce livre aux âmes trop sensibles. Souffrant d’hématophobie (peur irrationnelle du sang), j’ai fini par faire un malaise vagal preuve que les quelques scènes un peu crues sont plutôt bien décrites.

Les fan d’Oscar Wilde seront sûrement ravis de découvrir les quelques citations de l’écrivain qui jalonnent le livre mais également les références à ce dernier. Pour les autres, ce sera un moyen de faire sa connaissance, même si ce n’est que brièvement, et d’améliorer sa culture littéraire.

« From what I understand, Oscar Wilde hoped to turn his life into a work of art. It appears that the Exsanguinist hopes to do the same with death. »

LA MAISON D’ÉDITION PAPER PLANES : la littérature anglaise contemporaine à la portée de tous

 » Paper Planes s’adresse à tous ceux qui prennent plaisir à lire une bonne histoire. Nous vous proposons un concept inédit : une littérature anglaise contemporaine accessible à des lecteurs francophones. Quand vous lisez ces romans en anglais, nul besoin de comprendre chaque mot. Détendez-vous, poursuivez votre lecture, et laissez les auteurs vous emmener en voyage… »

Parmi la collection, vous trouvez des thrillers, des fictions historiques, des livres d’humour et du fantastique. J’ai commencé avec un thriller mais je n’hésiterai pas à tester les autres genres.

MA NOTE : 3,5/5

En résumé, The Exsanguinist est une enquête policière qui se lit rapidement. Je ne lui ai pas trouvé un suspens haletant sûrement en raison de son nombre limité de pages. Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié ma lecture car facile à parcourir tout en étant intéressante, elle s’est révélée un moyen très agréable de travailler mon anglais.

En quelques mots, si vous aimez les thrillers et que vous voulez joindre l’utile à l’agréable, The Exsanguinist est fait pour vous.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Leggere come i sogni (Zouck), Pierre Bottero (Lecture VO)

PB

Leggere come i sogni de Pierre Bottero est la version traduite en italien de son livre Zouck. J’avais décidé de lire cet ouvrage dans le cadre du Big challenge Livraddict.

Ayant perdu l’édition française que je possédais, j’ai préféré me tourner vers l’édition italienne de manière à avancer dans mon challenge des langues.

AVIS

Commençons par le niveau d’italien…

Pendant ma scolarité, j’avais un assez bon niveau d’italien mais le manque de pratique de la langue a occasionné quelques dégâts… Heureusement, Leggere come i sogni est un roman jeunesse qui s’avère plutôt accessible. Je n’ai pas forcément compris chaque mot mais le contexte aidant, j’ai pu suivre sans problème le fil de l’histoire.

A titre indicatif, je l’ai lu en deux fois en un peu plus de deux heures. Si l’on désire renouer avec l’italien, cet ouvrage me semble donc être un bon début. Je prévois une relecture avec cette fois-ci un dictionnaire et un petit carnet pour enrichir mon vocabulaire et revoir mes conjugaisons. En effet, même si c’est un roman jeunesse, l’auteur ne se cantonne pas au présent et au passé composé.

L’histoire…

Je me suis assez vite attachée à Zouck que l’on apprend à découvrir tout au long du roman. Menant une vie équilibrée, son existence tournait autour de trois choses : une vie de famille banale avec des parents soudés, une petite sœur horripilante, des dîners familiaux autour des sempiternelles questions sur le déroulement de la journée à l’école…, sa meilleure amie et la danse. Une vie ordinaire de lycéenne en somme !

Puis, des éléments perturbateurs vont progressivement venir bousculer l’ordre établi. Il y a d’abord la nouvelle relation amoureuse de sa meilleure amie avec un quadragénaire rencontré sur Internet. J’ai trouvé que cette relation aurait d’ailleurs mérité d’être un peu plus développée. Abordée superficiellement, elle donne presque l’impression qu’une relation amoureuse entre une lycéenne et un homme de 40 ans est une chose normale. Au-delà de son aspect dérangeant, cette relation va progressivement éloigner Maiwenn et Zouck l’une de l’autre à un moment de leur vie où leur amitié leur est plus que jamais indispensable…

Le deuxième élément à noter survient quand Zouck entend une conversation entre sa prof de danse et une sommité en la matière sur son poids trop important pour lui permettre d’espérer rentrer un jour à l’Opéra. On comprend immédiatement les dégâts que cette conversation va engendrer sur notre héroïne notamment si l’on se rappelle que maigrir faisait déjà partie des choses qu’elle souhaitait réaliser.

A travers ce livre, Pierre Bottero a su monter qu’une parole presque anodine peut avoir de lourdes conséquences sur des personnes, pas encore adultes mais plus enfants, qui sont en pleine phase de construction. L’anorexie est abordée assez superficiellement (pas de scènes choc, de détails superflus…) ce qui peut s’expliquer par le fait que nous sommes face à un livre jeunesse. Malgré cela, on suit parfaitement l’enchaînement qui va conduire Zouck à se priver de nourriture, les dangers de  ce comportement sur sa santé, l’impuissance de son entourage, la souffrance qui se cache derrière l’anorexie…

Les lecteurs, témoin de la maladie de Zouck, ne peuvent être que touchés par sa fragilité mais également par son envie de s’en sortir. Les pages défilent rapidement car on a envie de savoir ce qui va arriver à Zouck, on se surprend à craindre le pire et à espérer le meilleur : son entière guérison. Sans pathos excessif, l’auteur a ainsi su me toucher autant par la personnalité de son personnage principal que par sa plume.

MA NOTE : 4/5

En résumé, je craignais de ne pas accrocher à l’histoire, la danse ne m’intéressant pas outre mesure. Heureusement, même si cette activité est la passion de Zouck, le roman ne lui ai pas consacré. Il parle plutôt de l’engrenage qui va conduire une jeune fille des plus ordinaires vers la spirale des troubles alimentaires et plus particulièrement, de l’anorexie.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Challenge des langues 2016/2017 : le défi de lire en VO

20160802_173704

La lecture est un plaisir avant tout mais elle peut parfois permettre de joindre l’utile à l’agréable notamment dans la pratique d’une langue étrangère. C’est pour cette raison que j’achète, de temps en temps, des livres en anglais. Je vous avais d’ailleurs déjà présenté ma PAL de livres dans cette langue.

Malheureusement, je manque souvent de motivation pour maintenir un rythme de lecture régulier en anglais ce qui me fait constater que ma PAL tend à augmenter sans jamais beaucoup diminuer.

C’est donc avec enthousiasme que je me suis lancée dans le Challenge des langues organisé par Anaverbania qui se tiendra jusqu’au 04/09/2017. Il n’y a pas de règles si ce n’est celle de prendre plaisir à lire en VO. Vous pouvez retrouver tous les détails et la liste des participants sur Livraddict.

Je pense surtout lire en anglais et tenter de recommencer la lecture en italien, langue que j’ai complètement délaissée depuis de nombreuses années. Je me fixe l’objectif de lire avant la fin du challenge

  • 12 livres en anglais : romans, nouvelles, mangas, BD…
  • 3 livres en italien

Et vous, envie de lire en VO ?

 

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

%d blogueurs aiment cette page :