Top Ten Tuesday #122 : 10 mangas de ma PAL que j’aimerais bientôt lire

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


Voici 10 mangas de ma PAL que j’aimerais lire sans trop tarder

ONE-SHOT

À noter pour Alice que j’ai une version intégrale, mais qu’il existe une autre version en deux exemplaires. Quant à La magie du rangement qui ne peut pas me faire de mal, on peut dire qu’il a suscité des réactions assez divergentes.

Couverture La magie du rangement, illustréeCouverture Alice au pays des merveilles

PREMIER TOME DE SÉRIE

Histoires de Kisaeng est l’un des rares manhwa de ma PAL, mais si vous avez d’autres ouvrages coréens à me conseiller, je suis preneuse.

Couverture Histoires de Kisaeng, tome 1 : La Barque du destinCouverture Silver wolf : Blood bone, tome 1

 

Couverture L'atelier des sorciers, tome 1Manga - March comes in like a lion

Couverture Les Misérables (manga), tome 1Couverture Sherlock, tome 1 : Une étude en rose

Couverture Platinum end, tome 1Couverture Alice in murderland, tome 1

Et vous, lisez-vous des mangas ?
Quelle est votre série préférée ou celle que vous me recommanderiez ?

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Throwback Thursday Livresque #112 : les couleurs – noir, blanc, gris

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine.


Cycle : les couleurs

  • Semaine 5 : Noir, blanc, gris
  • Semaine 6 : jaune, orange, rouge
  • Semaine 7 : rose, violet
  • Semaine 8 : vert, marron, ocre
  • Semaine 9 : bleu

Pour ce thème noir, blanc, gris, j’ai tout de suite eu envie de vous présenter un manga puisque la plupart du temps, ils sont dépourvus de couleurs à l’exception de la couverture et de quelques pages à l’intérieur.

Et en matière de mangas, le choix est large ayant eu le plaisir de découvrir une ribambelle d’ouvrages de qualité comme Black Butler qui est certainement ma série préférée. Et puis avec un titre pareil, je ne pouvais que la citer !

Couverture Black Butler, tome 01

Sébastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable?!

POURQUOI CE CHOIX ?

Découverte par hasard, j’ai été séduite dès le premier tome par l’intrigue et le duo atypique qui la porte : un diable de majordome, Sébastian, et un jeune noble orphelin, Ciel. L’un a signé un pacte avec le Diable, et l’autre veille comme à la prunelle de ses yeux sur son « maître ». Il faut dire qu’à la fin de toutes les aventures qu’ils traversent ensemble, notre diable devrait enfin recevoir sa récompense…

En plus de ces deux protagonistes que j’aime beaucoup, enfin  surtout Sébastian qui est d’une classe et d’un charisme fous, d’autres personnages viennent se greffer à l’histoire pour la rendre encore plus prenante et palpitante. De tome en tome, les péripéties s’enchaînent et tendent à s’assombrir jusqu’à provoquer quelques larmes (si tu passes dans le coin Satoru, je pense que tu sauras à quoi je me réfère).

Je pourrais encore parler très longtemps de cette série dont les atouts sont nombreux, mais pour une fois, je vais être concise en vous conseillant seulement de vous jeter sur le premier tome si ce n’est pas déjà fait !

Et vous, connaissez-vous cette série ?
Qu’en pensez-vous ?

Reine d’Égypte, Chie Inudoh

J’ai lu ce manga dans le cadre du Challenge Lire en thème dont le thème du mois d’octobre est de lire un livre dont la couverture comporte un visage en gros plan.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Hatchepsout, ou le combat d’une reine au temps des Pharaons !

C’est le début d’une nouvelle ère dans l’Égypte des Pharaons : le mariage de la jeune Hatchepsout et de son demi-frère Séthi fait de ce dernier l’héritier légitime du trône, sous le nom de Thoutmôsis II. Représentants des dieux sur terre, ils resplendissent sous leurs parures, et forment à première vue un couple parfait. Mais sous ses airs d’épouse idéale, Hatchepsout cache une colère profonde… Elle ne veut pas être simple reine, mais plutôt devenir pharaon elle-même, comme son guerrier de père ! Enfant, elle n’a cessé d’humilier Séthi au combat à l’épée, et elle est imbattable au tir à l’arc. Pourquoi ne serait-elle pas digne d’accéder au rang suprême, juste parce qu’elle est née femme ?
Pour Hatchepsout, c’est le début d’un combat pour s’affranchir des conventions ancestrales d’une des plus grandes civilisations du monde !

L’Égypte ancienne revisitée, à travers les yeux d’Hatchepsout, la première grande reine de l’histoire de l’humanité ! Reine d’Égypte n’est pas seulement un régal pour les yeux, c’est aussi une fresque historique minutieusement documentée sur le combat d’une femme trop libre pour son époque. Son charisme, son intelligence et sa volonté sans faille sont ses meilleurs atouts, mais suffiront-ils à provoquer une révolution au pays des dieux.

  • Broché: 190 pages
  • Editeur : Ki-oon (9 mars 2017)
  • Traduction : Fedoua Lamodiere
  • Prix : 7.90€

TRAILER

 

AVIS

Sur le papier, ce manga avait tout pour me plaire : une héroïne forte qui lutte pour se faire sa place dans l’Égypte ancienne. Et dans les faits, le plaisir pris à découvrir cette histoire fut total !

Le gros point fort de ce manga est Hatchepsout, jeune femme destinée à devenir reine d’Égypte quand elle aurait souhaité être pharaon. Cette héroïne porte à bout de bras l’intrigue tellement l’autrice a travaillé et façonné son personnage pour le rendre fascinant, pétillant, attachant et émouvant.

Hatchepsout n’a qu’un objectif dans la vie : s’affranchir des conventions et devenir pharaon afin de faire honneur à ce titre que son sexe ne lui permet hélas pas de revendiquer. Pour cela, elle n’hésitera pas à rompre avec l’image féminine que sa famille souhaiterait qu’elle donne, se comportant, selon le dire de ses servantes et de son demi-frère, en garçonne. Mais peu importe pour la future reine qui mise plutôt sur sa force que sur sa beauté. Et c’est ce qui fait son charme ! Que c’est plaisant de voir une jeune femme qui tente d’imposer sa propre personnalité à un entourage qui attend d’elle un total dévouement à son futur époux, son demi-frère Séthi.

Au fil du temps, on la voit néanmoins se conformer à l’image que l’on attend d’une future reine. Sous ses sourires, se dessine alors ce voile de tristesse qui viendra ternir et assombrir son regard. Mais Hatchepsout n’a pas renoncé à sa liberté !  Une fois devenue reine, elle continuera son combat pour lutter contre l’ordre social et les conventions d’autant que son demi-frère, devenu pharaon grâce à elle, ne semble aucunement mériter ce titre. Une injustice qui renforce l’envie de la reine de prendre la place de son demi-frère/mari.

Dès ma rencontre avec cette héroïne, j’ai admiré son audace et sa force de caractère qui m’ont émue et inspirée. La personnalité hors norme de cette femme qui lutte contre la société et ses préjugés m’a donné envie de me jeter sur la suite de la série. J’espère sincèrement que l’auteure continuera dans sa lignée en nous proposant des intrigues et des épreuves à la hauteur d’une grande reine qui mérite bien plus que ce titre.

Quant à Séthi, qui deviendra l’héritier légitime du trône sous le nom de Thoutmôsis II, il semble bien pâle au regard de la personnalité pleine d’exubérance de son épouse. Les illustrations le présentent d’ailleurs sous un jour peu flatteur : avec un regard niais à la limite du bovin, il n’inspire pas vraiment le respect. Facile donc de comprendre que Hatchepsout n’a pas envie de laisser son royaume aux mains d’un être manquant tellement de grandeur et d’une vision éclairée pour assurer la souveraineté de l’Égypte…

J’ai quelque peu regretté que Thoutmôsis n’ait pas plus de consistance dans ce tome puisqu’il ne m’a pas paru être un antagoniste à la hauteur de Hatchepsout . La jeune femme semble donc plus en prise contre ses doutes et les conventions sociales que contre son frère qui lui laisse une relative autonomie. Mais je ne doute pas que les rapports entre les deux personnages se complexifient par la suite…

J’ai décidé de centrer ma chronique sur son héroïne, car pour moi, c’est elle qui porte le manga et c’est la raison principale qui va me pousser à dévorer tous les tomes. Mais le manga ne manque pas d’autres atouts : le lieu de l’action avec cette Égypte qui fascine, des informations historiques qui sont distillées avec parcimonie et subtilité, de somptueux décors et bijoux/vêtements, des dessins d’une grande précision et de toute beauté, un récit rythmé, l’introduction d’un personnage assez mystérieux mais qui semble aussi avoir son caractère… Tous ces éléments contribuent à rendre ce manga immersif et envoûtant.

En résumé, Reine d’Égypte est un manga que je conseillerais à tout le monde tellement le travail réalisé par l’autrice sur son héroïne est remarquable. Si vous aimez les personnages forts avec leurs moments de doute, mais surtout une volonté de fer, vous allez adorer vous plonger dans cette aventure. Et puis, sans être une spécialiste de l’époque, l’autrice semble avoir fait un réel travail de recherche retranscrivant à merveille l’ambiance si particulière de l’Égypte ancienne. Un sens du réalisme qui donne une autre dimension à cette série !

Et vous, le manga vous intéresse ?
Retrouvez-le chez votre libraire ou sur Chapitre.com.

 

Re : Load – Tome 1, Takumaru SASAKI

MANGA RE:LOAD

Je remercie Lecteurs.com et les éditions Bamboo, à travers leur collection Doki Doki, pour m’avoir permis de découvrir le premier tome de la trilogie Re : Load de Takumaru Sasaki dans le cadre de l’opération Explorateur du polar.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un polar sans concession.

Ancien flic à la dérive, Shôkichi Inui a coupé les ponts avec l’humanité et perdu tout appétit de vivre. Une nuit, des coups de feu déchirent le silence de la nuit et réveillent ses vieux instincts… Sa rencontre avec Makoto donne un nouveau sens à sa vie : menacée par la pègre, cette petite fille a hérité des lourds secrets de son beau-père véreux. Personne n’échappe à son destin sanglant, surtout pas Inui, alias “ le chien enragé ”. Parviendra-t-il à se canaliser pour protéger cette fille, seule lueur d’espoir dans son monde violent et corrompu ?

  • Tankobon broché: 200 pages
  • Editeur : Bamboo (7 février 2018)
  • Collection : DOKI-DOKI

AVIS

Quand je pense thriller, je pense roman, mais avec ce premier tome, Takumaru Sasaki m’a prouvé que le genre pouvait être dignement représenté par un manga.

Nous découvrons ici un ancien inspecteur de police, Shôkichi Inui, qui vit en retrait de la société et une jeune fille, Makoto, qui s’est vue confier par son beau-père des clés USB avant qu’il l’enjoigne à fuir au plus vite l’appartement familial. Les clés contenant d’importantes informations pour le clan Gomon, sa vie se trouve alors menacée. Et ce n’est que grâce à l’intervention d’Inui que la jeune fille est encore en vie. Mais la question qui s’impose très vite est : pour combien de temps ?

Une course contre la mort s’engage alors entre l’ancien policier/Makoto et les membres du clan bien décidés à les éliminer tous les deux. La traque de nos deux personnages apporte une certaine tension à l’histoire puisqu’on a la sensation que quoi qu’ils fassent, le pouvoir des yakuzas est tel que l’issue ne peut être que fatale. Ceci est d’autant plus vrai que l’on découvre avec effarement que la pègre a corrompu des membres de la police…

En parallèle à cette tension qui nous tient en haleine, l’auteur a veillé à introduire un certain suspense notamment à travers le passé d’Inui que l’on découvre grâce à quelques flash-back. Un procédé efficace pour dévoiler au compte-gouttes des informations sur cet homme qui semble cacher de profondes meurtrissures. À cela s’ajoute une révélation sur Makoto qui ne peut que nous pousser à vouloir en apprendre plus sur la jeune fille que l’on connaît finalement assez peu…

Si j’ai aimé suivre ce duo atypique, je dois avouer avoir également beaucoup apprécié de découvrir un personnage introduit au cours de l’intrigue. Électron libre du clan missionné pour traquer et tuer les deux fuyards, il a tout du bon gros psychopathe sanguinaire et dérangé. D’ailleurs, il ne parle pas de personnes à abattre, mais de jouets… Cela en dit long sur le personnage qui devrait vous faire froid dans le dos ! Pour ma part, il m’a autant intriguée que mis mal à l’aise.

On se rend également compte que ce tueur, qui apporte du piment à un récit déjà bien haletant, n’est pas un inconnu pour l’ancien inspecteur. C’est même une ombre de son passé qui a changé dramatiquement le cours de sa vie. Une révélation sur la relation qui unit ces deux protagonistes, aussi violents l’un que l’autre, va nous permettre de mieux comprendre le comportement de l’inspecteur, et sa volonté de vivre en retrait de tout. Difficile d’ailleurs de ne pas compatir devant l’horreur qu’il a vécue et de ne pas comprendre son désir de vengeance.

Mais la vengeance pouvant conduire n’importe quel homme à se transformer lui-même en bête, Inui va pouvoir compter sur la dévotion de Makoto. Au péril de sa vie, elle est prête à tout pour qu’il ne sombre pas dans une folie meurtrière. Et l’on touche ici le gros point fort de ce livre, du moins pour moi, la relation forte et très belle qui se noue rapidement entre cet homme détruit par la vie, et cette jeune fille qui, malgré le drame qui a frappé les siens, reste souriante et adorable. On peut dire sans se tromper que ces deux-là se sont bien trouvés et qu’ils se sont sauvés mutuellement ! J’ai adoré voir comment Inui se montre d’abord réticent à aider Makoto, puis à quelle vitesse, il finit par tout faire pour la protéger quitte à en mourir. Il est vrai qu’au-delà de la protection de la jeune fille, il a un autre motif pour agir de la sorte, mais nul doute que derrière une prétendue froideur et une tendance à la violence, il demeure un homme bon et juste.

Malheureusement pour lui, le sort semble s’acharner et le passé se répéter ! Ne reste qu’à espérer que sa détermination et sa faculté à éliminer les ennemis sur sa route lui permettront de sauver cette fillette qui lui a apporté un peu de lumière dans une vie baignée de noirceur… D’ailleurs, à travers les graphismes, on se rend compte que Makoto est la seule source de lumière et de chaleur dans ce manga où la violence et le sang règnent en maître. Malgré l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête, il se dégage de la jeune fille une certaine chaleur qui fait grand bien à notre héros/antihéros. On a même droit à une scène assez amusante et touchante où elle essaie de lui apprendre à manger correctement avec des baguettes. Bien qu’il se montre réticent à l’idée, on ne peut que lire sur son visage un changement dans ses émotions, un peu comme si aux côtés de la Makoto, il retrouvait un peu de son humanité.

Cette scène coupe de manière agréable une histoire où la violence prédomine, les yakuzas n’étant pas réputés pour leur grand cœur surtout quand toute leur organisation est menacée. Ce manga est donc à réserver aux lecteurs qui ne sont pas gênés par le sang, les meurtres de sang-froid, la violence froide et implacable. Pour ma part, cela ne m’a pas gênée, mais j’ai quelque peu regretté la représentation physique trop caricaturale des membres du clan. Ils ont la gueule de l’emploi certes, mais c’est un peu trop à mon goût. LE méchant du manga est heureusement plus nuancé autant dans son physique que dans sa psychologie qui frise le cas psychiatrique d’ailleurs.

Photo du site Doki Doki

En ce qui concerne le final, il a ce qui faut de violence, de tension, de sang et de suspense pour donner envie de se jeter immédiatement sur la suite, ce que je ferai sans hésiter d’autant que cette série ne comporte que trois tomes.

En conclusion, Re : Load est un thriller haletant et riche en actions, en violence, en suspense, en tension. Son rythme effréné qui devrait ravir les amateurs de fictions menées tambour battant ne doit pas cacher son autre point fort, la psychologie des personnages et la relation unissant les deux protagonistes. Takumaru Sasaki nous propose donc ici un thriller psychologique sombre et efficace !

Et vous, envie de découvrir le tome de cette trilogie ? Retrouvez-le sur différents sites comme Amazon.

Throwback Thursday Livresque #80 : Lunettes (personnage qui en porte)

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Lunettes (personnage qui en porte)

Pour ce thème, j’ai dû m’aider de Livraddict pour voir les couvertures des romans lus et mon choix s’est arrêté sur un manga que j’ai juste adoré : Frau Faust de Kore Yamasaki.

Couverture Frau Faust, tome 1

Frau Faust est un manga qui adapte librement la légende allemande d’un héros populaire du XVIe siècle, Faust.

Johanna est une jeune érudite qui vagabonde de ville en ville à la recherche de quelque chose qui lui est très précieux. Un jour, elle fait la rencontre fortuite de Marion, un garçon qui la bouscule lorsqu’il tente de fuir un homme à qui il a tenté de dérober des livres. Désemparé, il explique alors à Johanna qu’il est sans le sou et vit dans la misère avec sa pauvre famille. Touchée, la jeune femme décide de le prendre sous son aile et lui propose de devenir son professeur, à condition qu’il l’aide dans sa quête…

Pourquoi ce choix ?

Je pense que la couverture répond d’elle-même à cette question, mais je dois aussi admettre que n’ayant pas pris le temps de chroniquer ce manga, je voulais profiter de ce TTL pour vous conseiller de le lire si ce n’est de le dévorer.

Inspiré librement de Faust que je n’ai personnellement jamais lu, ce manga est un petit bijou réunissant tous les ingrédients pour happer votre attention du début à la fin de votre lecture : des personnages complexes, une ambiance particulière qui rappelle sans conteste celle des contes d’antan, du mystère et du suspense notamment autour de Johanna et de sa relation avec une créature que je vous laisserai le soin de découvrir, un étrange pacte, de très beaux dessins, un final qui vous donne envie de vous jeter sur la suite…

Avec Frau Faust, j’ai frôlé le coup de cœur !

Et vous, connaissez-vous ce manga ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

 

In My Mailbox #58

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


SERVICE PRESSE

Je remercie les éditions De Borée pour ce roman dont je trouve la couverture très belle : Le Secret de la clé d’acier de David Glomot.

1520. Muricellos le cartographe, Léonard le prêtre et Cartagena le chevalier sont abandonnés sur la côte de Patagonie par l’amiral et explorateur Magellan, cruel et visionnaire auteur du premier tour du monde. Ils devront survivre dans cette Terra Incognita. La découvrir, se découvrir dans un roman qui est une vraie quête initiatique. Abandonnés tel Robinson sur cette côte inhospitalière, ils vont affronter des Indiens hostiles et la solitude du chemin de croix. Dans cette aventure, que peuvent apporter au Nouveau Monde un jeune explorateur navarrais, un vieux clerc limousin et un noble conquistador espagnol ? Les derniers feux d’une chevalerie à l’agonie et le fanatisme religieux ? La raison et la science ? Depuis Christophe Colomb, Espagnols et Portugais sillonnent le monde. Mais il fallait être fous pour oser s’embarquer dans une telle aventure. Ou avoir beaucoup de choses à cacher pour quitter ainsi le Vieux Continent pour toujours… Découvrez les circonstances dans lesquelles fut rédigé le fameux Livre de raison, objet de toutes les convoitises. Quelles énigmes peuplent le passé des trois explorateurs ? Quel est donc le secret de la clé d’acier ?

 

ACHATS NEUFS CHAPITRE.COM

Ayant bien aimé Journal de la sœur pas si laide de Cendrillon, j’ai craqué pour un autre tome de la série l’envers des contes qui est proposé à un tarif découverte : Journal de l’autre pas si grand méchant loup. Et j’ai complété ma collection de la série Lola Bourdon par le tome 1 (oui, comme je suis d’une logique implacable, j’ai acheté le tome 2 et 3 avant…).

L'envers des contes t.6 ; journal de l'autre pas si grand méchant loup - Couverture - Format classiqueLola Bourdon T.1 ; sur les traces de Robinson - Couverture - Format classique

J’achète peu de mangas préférant les emprunter, mais j’ai craqué devant l’édition collector de l’Atelier des Sorciers. Le manga, en plus de posséder une jaquette alternative, est accompagné d’un magnifique mini-artbook.

ACHAT OCCASION

N’arrivant pas à mettre la patte sur mon exemplaire, j’ai fini par racheter Journal d’un chat assassin.

Un chat qui ne mâche pas ses mots, ça n’existe pas  ! Pourtant, le héros de ce livre est bel et bien un chat. Il s’appelle Tuffy. Dans son journal de bord, il raconte la difficulté qu’il a d’être confronté à la plus totale incompréhension de ses maîtres. Surtout lorsqu’il ramène à la maison des animaux morts. Tuffy essaie bien de s’en empêcher… Mais aller contre nature relève d’un exploit qui n’est pas à la portée de n’importe quel chat, même de bonne volonté. Un beau jour, Tuffy est accusé du meurtre de Thumper, le lapin des voisins. Les mésaventures commencent pour Tuffy, mais pas pour ses lecteurs, qui auront, eux, le plaisir de rire à chacune des pages de ce petit roman plein de rythme et d’humour. –Ségolène Dujardin

CONCOURS

J’avais oublié de vous présenter Le Sauveteur de touristes gagné sur Twitter grâce au concours organisé par @blogueselivresse en partenariat avec la maison d’édition Taurnada.

Aucun texte alternatif disponible.

Je suis le sauveteur de touristes. C’est mon métier, une sorte de détective privé ne travaillant que sur des affaires de touristes en perdition. Les cas les plus courants sont les emprisonnements pour trafic et consommation de drogues illégales, mais les plus intéressants sont les disparitions, volontaires ou non.

Cette histoire est celle de ma première enquête. Elle m’entraîne à New York, Bangkok, Goa, Tanger et Alice Springs, à la recherche d’Émilie. Émilie, la fille qui peut détruire notre monde. Si elle le veut.

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

 

 

Thermae Romae tome 1, Mari Yamazaki

J’ai découvert par hasard ce manga à la bibliothèque et l’ai emprunté sans vraiment essayer d’en apprendre plus sur l’histoire. J’ai bien fait puisque j’ai apprécié ce premier tome au point d’acquérir la collection complète. A noter que cette chronique a été rédigée il y a plusieurs mois et qu’elle dormait sagement dans mes brouillons.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lucius Modestus, un architecte romain de l’Antiquité boudé par la profession décide d’aller se détendre aux thermes. Alors qu’il s’immerge dans l’eau, il se retrouve aussitôt transporté dans le temps et l’espace, atterrissant dans un bain public du Japon contemporain. Ces étranges voyages lui permettent de s’inspirer des inventions japonaises et des techniques modernes pour briller à Rome et s’attirer les faveurs de l’empereur Hadrien.

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : Casterman (10 mars 2012)
  • Prix : 8,45€

AVIS

A travers ce premier tome, on sent que l’auteure s’est fait vraiment plaisir en abordant les thèmes de Rome et des bains, ses deux amours. D’ailleurs, vous retrouverez après chaque chapitre, quelques informations toujours intéressantes à lire. On découvre également, tout au long du manga, certaines traditions romaines et japonaises concernant le bain.

Des illustrations entre la BD et le manga…

Les dessins sont assez différents de ceux que l’on peut côtoyer dans les mangas japonais plus traditionnels. Cela peut s’expliquer par le parcours de l’auteure qui, bien que Japonaise, a effectué ses études en Italie. A l’exception des Japonais, aux traits plutôt grossiers, les Romains et les décors sont réalisés avec un important sens du détail. J’ai même parfois eu le sentiment qu’il y en avait un peu trop rendant l’ensemble quelque peu brouillon.

Adieux les expressions exagérées des personnages ou les nombreuses onomatopées que l’on retrouve dans les mangas japonais. Ici, les Romains sont représentés à l’occidental avec des expressions que l’on pourrait retrouver dans une BD européenne. Remarquons également que ce manga est exempt du côté un peu fou fou que l’on retrouve dans beaucoup de mangas.

Une trame claire…

Le manga est composé de cinq chapitres qui sont structurés de la même manière : un problème se pose à Lucius, il se transpose dans le Japon moderne, il découvre des inventions et des traditions qui pourront l’aider, il rentre à Rome, il applique ses découvertes pour résoudre son problème et il gagne en popularité. Ses escapades réussissent tellement à sa vie professionnelle qu’il en vient même à être remarqué par un illustre personnage, l’Empereur Hadrien lui-même !

J’ai bien aimé cette trame qui permet de savoir dans quelle direction va l’auteure tout en suscitant l’intérêt : à chaque nouveau chapitre, on se demande ce qui va encore être demandé à notre personnage et quelle découverte va lui permettre de briller de mille feux, une fois de retour chez lui.

De la grande de Rome à la grandeur du Japon…

Avec le personnage de Lucius Modestus, dont le nom est plus qu’ironique, Mari Yamazaki arrive autant à encenser Rome qu’à critiquer la culture occidentale et sa supposée supériorité, tout en mettant en avant la culture japonaise. Lucius représente ainsi le savoir-faire de Rome notamment au niveau architectural, mais également l’arrogance. Il ne cesse de se lamenter sur les inventions japonaises qui dépassent celles de sa grande Rome ; chose inconcevable qu’il vit comme un déshonneur. Et pourtant, avec ses idées passées de mode, Lucius ne doit sa popularité renouvelée que grâce à ses voyages dans le Japon moderne où toute l’inventivité de ce peuple de « face écrasée » lui apparaît.

« Face écrasée » est le terme qu’utilise Lucius pour désigner les Japonais. Assez choquant, ce terme s’explique par le fait qu’il ne connaît pas ce peuple qu’il pense composé d’esclaves. Pour ma part, j’y vois une manière pour l’auteure de dénoncer la vison que les occidentaux ont pu avoir, par le passé, des Japonais.

Pour conclure, l’idée de mettre en parallèle la pratique des bains dans la Rome Antique et celle du Japon ne manque pas d’originalité. Je savais que les bains étaient importants pour ces deux civilisations, mais je n’avais pas mesuré à quel point. Le style atypique de l’auteure mêlant influences japonaises et européennes ajoute un intérêt supplémentaire à ce manga que je ne peux que vous conseiller.