Thermae Romae tome 1, Mari Yamazaki

Thermae

J’ai découvert par hasard ce manga à la bibliothèque et l’ai emprunté sans vraiment essayer d’en apprendre plus sur l’histoire. J’ai bien fait puisque j’ai apprécié ce premier tome au point d’acquérir la collection complète. A noter que cette chronique a été rédigée il y a plusieurs mois et qu’elle dormait sagement dans mes brouillons.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lucius Modestus, un architecte romain de l’Antiquité boudé par la profession décide d’aller se détendre aux thermes. Alors qu’il s’immerge dans l’eau, il se retrouve aussitôt transporté dans le temps et l’espace, atterrissant dans un bain public du Japon contemporain. Ces étranges voyages lui permettent de s’inspirer des inventions japonaises et des techniques modernes pour briller à Rome et s’attirer les faveurs de l’empereur Hadrien.

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : Casterman (10 mars 2012)
  • Prix : 8,45€

AVIS

A travers ce premier tome, on sent que l’auteure s’est fait vraiment plaisir en abordant les thèmes de Rome et des bains, ses deux amours. D’ailleurs, vous retrouverez après chaque chapitre, quelques informations toujours intéressantes à lire. On découvre également, tout au long du manga, certaines traditions romaines et japonaises concernant le bain.

Des illustrations entre la BD et le manga…

Les dessins sont assez différents de ceux que l’on peut côtoyer dans les mangas japonais plus traditionnels. Cela peut s’expliquer par le parcours de l’auteure qui, bien que Japonaise, a effectué ses études en Italie. A l’exception des Japonais, aux traits plutôt grossiers, les Romains et les décors sont réalisés avec un important sens du détail. J’ai même parfois eu le sentiment qu’il y en avait un peu trop rendant l’ensemble quelque peu brouillon.

Adieux les expressions exagérées des personnages ou les nombreuses onomatopées que l’on retrouve dans les mangas japonais. Ici, les Romains sont représentés à l’occidental avec des expressions que l’on pourrait retrouver dans une BD européenne. Remarquons également que ce manga est exempt du côté un peu fou fou que l’on retrouve dans beaucoup de mangas.

Une trame claire…

Le manga est composé de cinq chapitres qui sont structurés de la même manière : un problème se pose à Lucius, il se transpose dans le Japon moderne, il découvre des inventions et des traditions qui pourront l’aider, il rentre à Rome, il applique ses découvertes pour résoudre son problème et il gagne en popularité. Ses escapades réussissent tellement à sa vie professionnelle qu’il en vient même à être remarqué par un illustre personnage, l’Empereur Hadrien lui-même !

J’ai bien aimé cette trame qui permet de savoir dans quelle direction va l’auteure tout en suscitant l’intérêt : à chaque nouveau chapitre, on se demande ce qui va encore être demandé à notre personnage et quelle découverte va lui permettre de briller de mille feux, une fois de retour chez lui.

De la grande de Rome à la grandeur du Japon…

Avec le personnage de Lucius Modestus, dont le nom est plus qu’ironique, Mari Yamazaki arrive autant à encenser Rome qu’à critiquer la culture occidentale et sa supposée supériorité, tout en mettant en avant la culture japonaise. Lucius représente ainsi le savoir-faire de Rome notamment au niveau architectural, mais également l’arrogance. Il ne cesse de se lamenter sur les inventions japonaises qui dépassent celles de sa grande Rome ; chose inconcevable qu’il vit comme un déshonneur. Et pourtant, avec ses idées passées de mode, Lucius ne doit sa popularité renouvelée que grâce à ses voyages dans le Japon moderne où toute l’inventivité de ce peuple de « face écrasée » lui apparaît.

« Face écrasée » est le terme qu’utilise Lucius pour désigner les Japonais. Assez choquant, ce terme s’explique par le fait qu’il ne connaît pas ce peuple qu’il pense composé d’esclaves. Pour ma part, j’y vois une manière pour l’auteure de dénoncer la vison que les occidentaux ont pu avoir, par le passé, des Japonais.

Pour conclure, l’idée de mettre en parallèle la pratique des bains dans la Rome Antique et celle du Japon ne manque pas d’originalité. Je savais que les bains étaient importants pour ces deux civilisations, mais je n’avais pas mesuré à quel point. Le style atypique de l’auteure mêlant influences japonaises et européennes ajoute un intérêt supplémentaire à ce manga que je ne peux que vous conseiller.

 

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Chi, une vie de chat de Konami Kanata

Chi, une vie de chat

La série Chi, une vie de chat de Konami Kanata, édité chez Glénat, me tentait beaucoup. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accueilli le premier tome offert par une amie à Noël, il y a de cela trois ou quatre ans.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Lire en thème dont le thème de janvier est : Les livres de Noël.

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PRÉSENTATION ÉDITEUR

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    • Poche: 168 pages
    • Editeur : Glénat (17 novembre 2010)
    • Prix : 10,75€

AVIS

Ce premier tome nous permet de faire la connaissance de Chi, un chaton tout mignon, qui se révèle tout de suite très attachant. On apprend ainsi les circonstances de son arrivée dans sa nouvelle famille, un couple avec un enfant.

La présence d’un chat étant interdit dans leur immeuble, les parents avaient au départ décidé de recueillir ce chaton esseulé afin de lui trouver une famille. Comme l’on sent doute très vite, la solution provisoire se transforme en solution permanente puisque Chi devient finalement le nouveau compagnon de la famille. C’est sans surprise, mais l’amoureuse des chats en moi a trouvé ce dénouement attendrissant d’autant que les chatons vivant dans la rue ne connaissent pas tous cette fin heureuse.

Tout dans ce manga est « kawaii », de l’histoire, aux personnages en passant par les illustrations et leur colorisation. C’est simple, on lit les chapitres les uns après les autres avec un sourire aux lèvres ! J’ai adoré suivre le parallèle entre l’enfant du couple et Chi dans des situations de la vie courante. On les voit apprendre côte à côte et évoluer ensemble. Quant aux heureux possesseurs de chats, je suis certaine qu’ils reconnaîtront quelques points communs entre leurs compagnons et notre adorable Chi dont l’origine du prénom prête à sourire.

Deux choses m’ont toutefois étonnée quand j’ai commencé ce manga. La première est le sens de lecture qui ne suit pas le sens traditionnel de lecture des mangas asiatiques. La seconde chose est le fait que le manga soit en couleurs ce que j’ai vraiment apprécié. Avouons que c’est tout de même bien plus agréable de suivre une histoire en couleurs qu’en noir et blanc ! Cette colorisation du manga le rend sûrement plus accessible à des personnes qui sont plutôt habitués aux BD et/ou aux comics et pour lesquelles, le noir et blanc pourrait être rédhibitoire.

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Petit bonus, un marque-page est proposé sur le rabat de la couverture. Pour ma part, je n’ai pas l’intention de le couper, j’aurais bien trop l’impression d’abîmer le livre, mais l’idée est fort sympathique.

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En conclusion, Chi, une vie de chat est un manga que j’ai adoré autant au niveau du fond que de la forme. L’histoire de ce chat est simplement adorable et c’est, avec un plaisir certain, que je lirai les autres tomes de la série, que ce soit sous cette version ou sous sa version en grand format. Même si les illustrations se révèlent enfantines, je ne peux que conseiller cette série à tous, des plus petits aux plus grands. Difficile de résister au charme de ce chaton ! Quant aux amoureux des chats, Chi, une vie de chat est un indispensable à posséder dans sa bibliothèque.

MA NOTE : 4,5/5

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Encore un grand merci à Aline pour ce cadeau de Noël qui a déjà été lu deux fois et qui, je n’en doute pas, bénéficiera de nombreuses relectures.

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Ki et Hi, tome 1 : Deux frères, Kévin Tran et Fanny Antigny

Ki & Hi

J’avais repéré Ki & Hi lors d’une visite à la Fnac, la couverture ne passant pas inaperçue. J’ai donc tenté ma chance quand j’ai vu que le livre était proposé en partenariat sur Livraddict.

Je remercie le site de m’avoir sélectionnée et Michel Lafon de m’avoir fait parvenir ce livre.

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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ki et Hi sont deux frères complètement barrés qui font les quatre cents coups dans le plus petit village d’un royaume en forme de panda.

Le premier est grand, gros et adore martyriser le second, petit, maigrichon, mais prêt à tout pour se venger de la manière la plus sournoise possible ! Qu’il s’agisse de dévaliser un restaurant de sushis à volonté, de s’affronter lors d’un intense match de basket ou au contraire de s’allier pour protéger le village, ce manga retrace, au travers de multiples histoires courtes, toutes les nuances qui existent dans une relation entre frères.

Premier manga scénarisé par Kevin Tran Le Rire Jaune.

AVIS

Avant de découvrir ce livre, je ne connaissais pas son auteur ni même sa chaîne Youtube. J’ai préféré attendre de terminer le livre avant d’aller jeter un œil sur ses vidéos de manière à ne pas être influencée que ce soit positivement ou négativement. Cela signifie que je n’ai peut-être pas saisi les références aux vidéos de l’auteur si le manga en contient.

J’ai par contre, à la fin de ma lecture, visionné la vidéo de présentation du manga par son auteur. Si comme moi, vous ne connaissiez pas Le Rire Jaune avant d’avoir le livre entre les mains, vous pouvez visionner sa vidéo sans crainte d’être spoilé.

Le ou plutôt les histoires…

Les premières pages du manga, en couleurs, permettent de bien appréhender la géographie du Royaume des couleurs et la spécificité de chacun des quatre villages. L’idée est originale et laisse entrevoir des possibilités de développement pour de prochains tomes, le succès du manga semblant être au rendez-vous.

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On se laisse embarquer très facilement dans les aventures de Ki&Hi que ce soit dans une compétition de Taekwondo qui part dans tous les sens, dans un match de basket-ball (chapitre tout en couleurs) ou encore dans la Maison du Sushi qui se rappellera d’ailleurs longtemps du passage des deux frères.

Les histoires ne sont pas passionnantes en soi, mais les différents gags et l’humour qui les ponctuent permettent aux lecteurs de passer un moment de lecture agréable. Je pense néanmoins que le style d’humour présent dans le manga s’adresse plutôt à des jeunes, à des adolescents voire à de jeunes adultes qui l’apprécieront peut-être un peu plus.

Je ne dis pas que je n’ai pas souri à quelques reprises notamment à la référence aux Tortues Ninja, mais jeune lectrice, j’aurais certainement été plus sensible aux gags et à l’humour un peu enfantins du manga. J’ai, en outre, au début été un peu gênée par une certaine familiarité dans les propos des personnages. A petite dose, cela ne pose pas de problème, mais quand cela est fait de manière répétée, ça devient un peu lourd. Heureusement, au fil de l’histoire, cette familiarité plutôt normale dans la bouche de jeunes protagonistes est utilisée à meilleur escient et surtout, avec plus de parcimonie.

Une certaine volonté d’originalité…

J’ai trouvé que Kévin Tran, en gardant certains codes des mangas traditionnels, avait vraiment essayé d’apporter une touche personnelle à son livre. Cela se traduit, entre autres, par un chapitre Silencio où l’action se passe de texte, mais également par un chapitre où il ne vous propose rien d’autre que d’en être le héros.

Ainsi, dans la peau de Ki, vous devez l’aider à entamer son régime en répondant à différentes questions, le but étant d’obtenir un score de 100 points avant de pouvoir poursuivre votre lecture. Déjà, laissez-moi vous dire que ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air et que j’ai dû m’y prendre à plusieurs reprises avant d’obtenir mes 100 points. Mais j’avoue que ce chapitre décalé est divertissant et que j’ai joué le jeu avec plaisir.

Au-delà de son côté loufoque, ce chapitre permet à l’auteur de faire comprendre pédagogiquement, la nécessité d’une alimentation équilibrée et d’une pratique sportive. Alors comme ça, cela peut sembler évident voire niais, mais je pense que ce qui est évident pour des adultes, ne l’est pas forcément pour des plus jeunes…

Il est tout à fait possible que Kévin Tran n’ait écrit ce chapitre que pour son côté humoristique parodiant les campagnes de pub du Ministère chargé de la Santé, mais peu importe,  j’aime à croire qu’il y a quand même un message derrière.

Les illustrations et le format…

Les illustrations sont en noir et blanc, comme dans un manga classique, mais quelques pages sont colorisées :

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J’ai apprécié cette oasis de couleurs qui demeure, somme toute, plutôt rare dans les mangas. L’ensemble donne le sentiment d’un ouvrage à la conception soignée d’autant que le papier est de qualité, comprenez un papier plutôt épais par rapport à d’autres mangas que j’ai dans ma bibliothèque.

A noter que si le manga a été illustré par Fanny Antigny, un chapitre bonus a été illustré par Kévin Tran :

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Quant au format du livre, j’avoue qu’il m’a au départ un peu surprise, mais j’ai complètement adhéré. D’une part, il met nettement en valeur le livre sur les étagères et d’autre part, il permet un confort de lecture non négligeable puisque sa prise en main en est facilitée et les illustrations ont la place nécessaire pour « s’exprimer ». C’est peut-être un détail pour vous, mais pour une grande myope comme moi, ça compte beaucoup… Pour les collectionneurs aguerris de mangas, en revanche, ce format peut peut-être se révéler un peu gênant.

En conclusion, j’ai pris plaisir à découvrir et suivre les aventures loufoques de Ki&Hi, deux frères aussi différents qu’inséparables. Les différents gags et l’humour présents dans le livre, bien que plutôt simples, se révèlent efficaces. Ils devraient séduire les plus jeunes et ceux qui ont gardé leur âme d’enfant. Après tout, n’a-t-on pas coutume de dire que l’âge c’est dans la tête ! Même si ce n’est pas forcément une série dont j’attends la suite avec impatience, j’en poursuivrai certainement la lecture en espérant que l’auteur conserve cette fraîcheur et originalité qui font le charme du scénario.

NOTE : 3,75/5

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Bye bye, my brother, Yoshihiro Yanagawa

Bye bye my brother, Yoshihiro Yanagawa

J’ai emprunté Bye bye my brother sans prendre le temps de lire le résumé ayant tout simplement craqué devant la sublime couverture. Il faut bien avouer que dès qu’un livre comporte des chats sur la couverture ou parle de ces très chers poilus, je me sens inexorablement attirée vers lui.

J’ai lu le livre dans le cadre du Challenge de l’imaginaire et du Challenge de Noël.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nidô, ancien boxeur prodige réduit à la misère, a vu ses rêves de gloire détruits par un accident qui lui a coûté sa jambe. En outre, la mort de son jeune frère survenue il y a déjà bien longtemps le hante encore, tout comme la culpabilité ne cesse de le ronger. Solitaire, sans espoir, retrouvera-t-il l’envie de rêver à nouveau ? Sa rencontre avec le jeune boxer Jirô sera pour lui la chance de revivre sa passion pour la boxe. Il entraînera le futur champion et en prendra soin comme il n’a pu le faire avec son petit frère. Mais le Dieu de la mort les guette et les mettra à l’épreuve à mesure que le match décisif de Jirô approchera. Les deux compagnons se retrouveront irrémédiablement liés par le destin et devront se confronter aux fantômes de leur passé.

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Casterman (4 janvier 2013)
  • Prix : 8,45€

AVIS

Nous suivons l’histoire de Nidô qui, après la mort prématurée de son jeune frère, a trouvé du réconfort dans la boxe avant de devoir mettre fin à sa prometteuse carrière suite à une agression. Nous le retrouvons donc dans la rue où il survit en vendant des magazines d’occasion…

A travers son livre, l’auteur aborde plusieurs thèmes qui ne sont pas forcément des plus joyeux comme l’abandon et la perte d’un être cher sans ne jamais pour autant tomber dans le pathos ni l’apitoiement.

Le livre n’évoque pas que des sentiments durs et négatifs ; il y est aussi question de pardon, de reconstruction de soi et de seconde chance. Si certains passages sont tristes, c’est pourtant un sentiment d’espoir et de positivité que l’on ressent une fois la dernière page tournée.

L’utilisation des chats  à la place des êtres humains permet en outre de rendre le récit un peu plus doux et surtout, du moins pour moi, de faciliter grandement l’attachement aux personnages. J’ai ainsi trouvé Nidô et Jirô particulièrement attachants ; Nidô dans sa tentative de survivre à la mort de son petit frère et dans sa volonté d’aider son protégé malgré les circonstances, Jirô dans sa manière de vouloir rattraper son erreur passée.

Quant aux dessins, en plus d’être très beaux, ils collent parfaitement à l’histoire. J’ai en outre adoré la manière dont l’auteur a su retranscrire les émotions de ses personnages comme la tristesse, la joie, la naïveté, l’admiration… Tous les protagonistes sont des chats, mais leur regard, leurs mimiques, leurs comportements font incontestablement très humains.

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En prologue, l’auteur nous apprend les difficultés qu’il a rencontrées pour faire publier son livre notamment en raison de son aspect pas assez « commercial ». Heureusement pour nous, un magazine puis un éditeur lui ont donné sa chance.

En conclusion, alors que je n’en attendais rien, j’ai adoré Bye bye my brother, de l’histoire aux personnages en passant par les dessins. Grâce au talent artistique de Yoshihiro Yanagawa, vous passerez par plusieurs émotions à la lecture de cette belle histoire autant triste que porteuse d’espoir. Ce manga est un petit bijou que je vous recommande  chaudement et que pour ma part, chose très rare, je prendrai certainement plaisir à relire.

NOTE : 5/5

Challenge de l’imaginaire : 2/12, Challenge de Noël

Les cerisiers fleurissent malgré tout, Keiko Ichiguchi

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C’est lors d’une visite en bibliothèque que j’ai découvert Les cerisiers fleurissent malgré tout de Keiko Ichiguchi, publié aux Editions Kana. Attirée par la couverture, j’ai emprunté l’ouvrage sans même prendre le temps de lire le résumé.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une Japonaise, vivant en Italie, revient régulièrement au Japon et en profite pour rendre visite à son ancienne institutrice. Elle promet à la vieille dame de revenir la voir au printemps, lorsque les cerisiers seront en fleurs. Mais un tremblement de terre frappe le Japon, nous somme le 11 Mars 2011.

  • Relié: 200 pages
  • Editeur : Kana (1 mars 2013)
  • Prix : 15€

AVIS

Je pense que la plupart d’entre nous se souviennent du tremblement de terre au Japon du 11 mars 2011 ayant entraîné un tsunami puis la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Pour plus de détails, vous pouvez visionner cette petite vidéo :

Keiko Ichiguchi nous parle de cet événement à travers les yeux d’une Japonaise habitant, au moment des faits, en Italie avec son mari Italien ; approche que j’ai trouvée plutôt originale.

Nous vivons donc aux côtés d’Itsuko l’annonce de la catastrophe dans les médias avant d’assister à ses tentatives, presque frénétiques, d’en apprendre plus, toujours plus, quitte à regarder en boucle les informations.

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A travers un style épuré, de grandes images en noir et blanc mais peu de texte, l’auteure arrive parfaitement à nous transmettre toute l’angoisse de notre héroïne qui vit cette catastrophe éloignée des siens. Elle est certes soutenue par son mari, la famille de ce dernier et ses amis mais ceux-ci ne semblent pas forcément comprendre toutes les émotions qui la traversent.

Puis, après les craintes pour son entourage, ce qui frappe chez notre héroïne, c’est la peur pour son pays, peur de ne plus retrouver le Japon de son enfance où fleurissent chaque année les cerisiers.

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J’ai apprécié le fait que le livre alterne entre le passé d’Itsuko, enfant très fragile, et le présent où nous retrouvons une héroïne forte et déterminée qui ne va pas hésiter à retourner dans son pays malgré l’avis de son entourage italien.

Cette alternance passé/présent est aussi l’occasion de revenir sur des questions philosophiques notamment autour de la mort et de la fragilité de la vie.

Enfin, l’auteure apporte quelques précisions, en dernière partie d’ouvrage, sur les personnages principaux mais également sur ses méthodes de travail et ses choix artistiques. C’est un petit bonus qui a répondu à la question qui m’a taraudée durant toute ma lecture : le livre est-il autobiographique  ?

Pour le savoir, il vous faudra le lire…

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NOTE : 4/5

En conclusion, j’ai beaucoup apprécié ma lecture autant pour l’héroïne que j’ai trouvée particulièrement attachante que le style de l’auteure. Les images en noir et blanc apportent une certaine profondeur au récit qui sait se faire oublier pour les sublimer.

Les cerisiers fleurissent malgré tout est donc un ouvrage graphique que je conseille à tous.

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Save me Pythie, tome 1 : Elsa Brants

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Save me Pythie d’Elsa Brants publié aux Editions KANA est un manga que j’ai découvert dans le cadre de l’opération 48H BD durant laquelle quelques titres de BD/mangas sont proposés à un euro.

Ayant toujours été intéressée par le mythe de la Pythie, je me suis aisément laissée tenter par ce manga.

Je l’ai lu dans le cadre du challenge Livra’deux pour pal’Addict et du challenge Vide ta PAL en été.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans la Grèce antique, Pythie est frappée d’une malédiction: elle ne pourra prédire que des catastrophes et personne ne la croira. A part peut être Xanthe, fils caché de Zeus qui va de catastrophe en catastrophe (de Charybde en Scylla à l’époque) sous les coups rancuniers de Héra.

  • Broché: 180 pages
  • Editeur : Kana (20 juin 2014)
  • Prix : 7,45€

AVIS

J’aime beaucoup l’idée d’Elsa Brants de revisiter la Grèce Antique sous le prisme de l’humour. Les références à cette époque sont très bien trouvées et surtout amusantes. Notre époque n’est pas non plus oubliée avec des références plus contemporaines.

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A côté de ces petits clins d’œil mythologiques, l’auteure nous offre également des gags un peu plus prévisibles mais tout aussi délectables.

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Save me Pythie présente l’avantage de convenir à un large public. Ceux un peu hermétiques à l’Histoire ne saisiront pas forcément tous les jeux de mots et les références mais ils pourront certainement être déjà comblés par le rythme du manga, son comique et ses gags. Quant aux seconds, ils savoureront en plus le second degré.

Les personnages sont attachants, chacun à leur manière. Pythie, maudite avec sa nouvelle capacité à prédire les catastrophes sans être jamais crue, tranche avec l’image traditionnelle de la Pythie pour notre plus grand plaisir. Pythie devenue La « Pythie » malgré elle nous délecte par sa manière d’aborder la malédiction. D’ailleurs, il lui a fallu un petit moment pour comprendre qu’il s’agissait bien d’une malédiction et non d’une bénédiction.

C’est une affaire de goût mais j’ai beaucoup aimé le trait de crayon de l’auteure qui n’en rend la lecture du manga que plus plaisante. Les décors, les personnages et les habits sont très agréables à regarder et correspondent bien à l’image que nous pouvons nous faire de la Grèce Antique. J’ai en outre vraiment adoré la représentation audacieuse de Zeus sous les traits d’un poulet loufoque qui parle. Voir le Dieu des Dieux réduit à cet animal, de surcroît plutôt mal dégrossi, est plutôt drôle. Ses dialogues avec Pythie ne font d’ailleurs qu’ajouter au comique de situation.

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La seule chose qui m’a un peu déstabilisée est le sens de lecture du manga qui ne suit pas celui des mangas traditionnels. Je suis loin d’être une experte en mangas mais j’aurais autant préféré lire ce tome de droite à gauche comme à l’accoutumée.

A la fin du manga, l’auteure a eu l’excellente idée de nous offrir quelques bonus à la sauce Save me Pythie c’est-à-dire empreints d’humour. C’est un peu la cerise sur la gâteau qui vient conclure une lecture agréable.

BANDE-ANNONCE

MA NOTE : 4/5

L’AUTEURE (infos BABELIO)

Elsa Brants est scénariste, dessinatrice et coloriste de BD.
À 12 ans, secrètement influencée par le »mix » improbable de Gotlib et de Rumiko Takahashi (Lamu…), elle décide de vouer sa vie à la BD. En 1998, Elsa rencontre Guillaume Lapeyre dans un fanzine, et ils décident de s’associer, autant professionnellement que sentimentalement.
De leur collaboration naîtra un mariage et deux enfants, ainsi que leur première série, « Les Chroniques de Magon » (2003-2008), avec Guillaume au dessin et Elsa à la couleur.
A partie de 2014, elle se lance dans une nouvelle série « Save me Pythie ».

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En résumé, j’ai passé un très bon moment de détente au côté de Pythie. En plus d’être très plaisant à regarder, le manga est également très agréable à lire. A conseiller à tous pour un instant lecture rafraîchissant et plein de peps qui vous donnera le sourire pour la journée.

Je lirai sans aucun doute la suite de la série en croisant les doigts pour qu’elle ne comporte pas trop de volumes n’ayant pas la bibliothèque extensible. Elsa Brants est définitivement une auteure française dont je regarderai avec attention les prochaines publications.

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