Proxima du Centaure, Claire Castillon

Couverture Proxima du centaure

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« Je l’appelle Apothéose parce qu’il n’y a aucun prénom logique à lui mettre sur le visage. Je la klaxonnerai avec ma tête jusqu’à ce qu’elle se retourne. Un jour, elle me dira son vrai prénom, à l’oreille, elle le prononcera avec le souffle. Son souffle réveillerait un mort. En attendant, de là où je me trouve, je kiffe à fond dès que je pense à elle. »

Tous les matins, Wilco regarde Apothéose passer sous sa fenêtre. Jusqu’à ce qu’un jour, il se penche tellement qu’il tombe.

Éditions Flammarion (7 février 2018) – 223 pages – Broché (13€) – Ebook (9.99€)

AVIS

Attirée par sa couverture, j’ai eu envie de découvrir Proxima du centaure dont le résumé reste finalement assez évasif. C’est donc sans trop savoir à quoi m’attendre que je me suis plongée dans cette histoire qui m’a autant émue et touchée que déstabilisée, le récit étant, somme toute, plutôt atypique.

Nous faisons la connaissance de Wilco, un adolescent qui a une passion dans la vie, Apothéose, une jeune fille qu’il a nommée ainsi et qu’il aime beaucoup suivre du regard quand elle passe sous la fenêtre de sa chambre. Et puis un jour, c’est le drame, le jeune homme tombe des cinq étages qui le séparent du sol. La chute est rapide, brutale et irrémédiable.

Les lecteurs passent ainsi sans transition, ou presque, de sa chambre d’adolescent à sa chambre d’hôpital où les jours, les semaines puis les mois s’écouleront. Wilco est heureusement entouré de sa famille, à commencer par ses deux parents dont il prend, petit à petit, la mesure des liens profonds qui les unissent. Il y a aussi sa sœur Andréa qui a fait vœu de chasteté jusqu’au retour de son petit frère dans l’appartement familial. Seul le meilleur ami du jeune homme brille par son absence, mais ce n’est pas grave, il a une mission à remplir : amener à son chevet Apothéose, l’amour de sa vie.

Alors que le sujet est grave, l’autrice nous offre une très belle histoire emplie d’amour qu’il soit familial ou amical. On ne peut ainsi qu’être touché par cette famille qui essaie d’avancer et qui croit jusqu’au bout au rétablissement de Wilco. Les parents paraîtront parfois à côté de la plaque minimisant l’état de santé de leur fils ou se concentrant sur des détails sans importance, mais on comprend très vite que c’est simplement le moyen pour eux de continuer à avancer sans s’effondrer…

Dans ce huis clos qui se déroule dans une chambre d’hôpital, le lecteur assiste au déroulement de l’hospitalisation de Wilco qui ne peut plus parler ni bouger, mais qui est conscient de ce qu’il se passe autour de lui. Son corps en miettes ne l’empêche donc pas d’avoir l’esprit alerte et affûté. Le jeune homme ne manque également pas d’humour, ce qui lui permet de prendre un certain recul sur son accident et sa vie.

Cette prise de distance dans la narration m’a toutefois empêchée de m’attacher tout de suite à lui, mais au fil du récit et des souvenirs que Wilco partage avec nous, j’ai fini par le voir comme un ami ou un lointain cousin. On finit donc par avoir de la tendresse pour cet adolescent à l’humour parfois cocasse, et on ne peut s’empêcher de rêver à ses côtés. Il faut dire que si son corps est cassé en mille morceaux et immobile dans une chambre d’hôpital, son esprit, quant à lui, vagabonde librement hors des murs de sa chambre. Entre rêves, fantasmes et réalité, l’adolescent nous plonge ainsi sans retenue dans son esprit, un esprit de battant et de rêveur qui lui permet de faire face à la situation avec un certain aplomb !

J’ai tout de suite été séduite par la plume très originale de l’autrice, mais je pense qu’elle ne plaira pas tout le monde. Simple, mais parfois semblant appartenir à un autre monde, elle correspond assez bien à Wilco, un garçon cloué dans son lit d’hôpital, mais dont l’esprit s’évade à la moindre occasion. Vous pourrez donc avoir cette impression d’une plume concrète, ancrée dans le présent,  qui s’envole parfois vers d’autres horizons. Cela peut paraître déstabilisant, mais une fois la surprise passée, j’ai apprécié le style à la fois froid et poétique de Claire Castillon.

En conclusion, pas de pathos, mais de l’émotion, voilà ce que nous offre l’autrice avec Proxima du Centaure. L’histoire aurait pu être triste, elle se révèle belle, parfois absurde, parfois difficile, mais jamais larmoyante. À travers l’histoire d’un jeune homme dont la vie va prendre une tournure inattendue, l’autrice aborde des thèmes comme l’amitié, les premiers émois amoureux, la famille, la séparation, la culpabilité, et l’amour inconditionnel qui permet à une famille d’être unie même dans la douleur…

Retrouvez Proxima du Centaure chez votre libraire ou en ligne ?

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Mini-chroniques en pagaille #13

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Ayati :  La légende des cinq pétales de Fabien Fernandez et Sandra Violeau :

Couverture Ayati, tome 1 : La légende des cinq pétales, tome 1

« Dans une Inde ancienne et fantastique, Ayati une adolescente de 14 ans ayant perdu ses parents très jeune vit une enfance difficile. Élevée par son oncle et sa tante, elle subit les corvées familiales, son rêve le plus cher est de s’extirper de cette vie qui ne la rend pas heureuse…
Un jour alors qu’Ayati est partie chercher de l’eau pour le foyer familial, elle découvre sur le chemin du retour son village assaillit par des pirates, la doyenne sur le point de se faire tuer. Ayati tente de la défendre, coûte que coûte, se manifeste alors un don inné qui lui permettra de sauver la vieille femme… »

Je dois confesser une petite déception au niveau de cette BD que j’attendais de découvrir avec impatience. L’ambiance graphique est somptueuse avec des décors qui vous font voyager depuis votre canapé, chaise ou lit. Les couleurs sont profondes et lumineuses et vous immergent complètement dans cette atmosphère mêlant imaginaire, rêve et magie.

Malheureusement, si la forme est impeccable et justifie à elle seule la lecture de cette BD, il n’en va pas de même pour le scénario qui peine à convaincre et à offrir une aventure prenante et étoffée. Alors que l’on aurait pu être séduit par l’idée d’une jeune fille exploitée par sa famille qui finit par découvrir, lors d’un malheureux événement, qu’elle possède des pouvoirs, on se sent désœuvré face à un récit mené sans grande conviction et avec bien trop de précipitation.

Tout se déroule trop vite, ce qui donne presque le sentiment que l’histoire a été bâclée ou, du moins, qu’elle ne bénéficie pas du développement qu’elle aurait mérité… Le lecteur n’a pas le temps de se poser de questions sur les pouvoirs de l’héroïne, leurs origines ou leur étendue. De la même manière, devant l’enchaînement ininterrompu des événements, il semble bien difficile de s’inquiéter pour elle et de s’intéresser aux épreuves qu’elle ne manquera pas d’affronter.

Autre point problématique, bien que ce soit personnel, je n’ai pas accroché à la personnalité d’Ayati, qui en absence de développement, ressemble plus à une adolescente rétive qu’à une combattante mue par de nobles desseins. Ses réparties m’ont parfois fait lever les yeux au ciel par leur puérilité et ne m’ont donc pas particulièrement inspiré de sympathie… À 14 ans, j’estime qu’on a assez de maturité pour ne pas se comporter comme une enfant surtout quand les enjeux sont importants et des vies en danger. Point positif, le compagnon plutôt original qui viendra aider notre héroïne dans son aventure et qui m’a complètement fait craquer.

Ayati est donc une superbe BD qui vous époustouflera par les illustrations et l’ambiance qu’a su insuffler la dessinatrice au récit, mais qui est desservie par une scénario semblant dépourvu d’âme et de consistance…. Dommage, tous les ingrédients étaient réunis pour nous offrir un très beau divertissement. Je lirai quand même la suite par curiosité, mais je me tournerai probablement vers un emprunt plutôt qu’un achat.

Comme toujours, je vous invite à vous forger votre propre opinion puisque cet ouvrage saura peut-être vous séduire.

  • Les enfants du Bayou d‘Isabelle Bottier et Eva Roussel :

Couverture Les enfants du Bayou, tome 1 : Le rougarou

« Après avoir perdu leur maison dans un ouragan, Joshua et son fils Blaise commencent une nouvelle vie dans le bayou. Une aubaine pour leur petite voisine, Liloye, ravie à l’idée de faire de nouveaux amis. Alors que Joshua et Blaise s’habituent tant bien que mal à la drôle de vie du bayou, une étrange créature rôde la nuit. Un loup-garou ? Non, un « rougarou » ! Liloye leur révèle qu’il s’agit de Jimmy, un garçon enfuit de chez lui et qui a fini par devenir un vrai sauvage. Touchés par son histoire, Blaise et Liloye vont tout faire pour ramener Jimmy parmi les siens. »

Cela fait un petit moment que je voulais lire cette BD trouvée lors d’une petite visite en bibliothèque. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai eu le nez creux en l’empruntant puisque cette BD a été un coup de cœur ! Je l’ai d’ailleurs relue deux fois d’affilée, ce qui ne m’arrive quasiment jamais. Dans ce récit qui se déroule dans la fascinante Louisiane, on découvre un père et son fils nouvellement installés suite à la destruction de leur maison par un ouragan. Très vite, ils feront connaissance d’une dynamique petite fille, Liloye, et de son adoptante.

Liloye est un petit bout de femme plein d’entrain et à l’humour déjà bien affirmé. Elle apporte de la légèreté dans ce récit qui aborde des thèmes comme la reconstruction et  la quête de soi, les nouveaux départs, l’espoir… Des sujets qui sont ici traités avec humour, tendresse et poésie. Tous les personnages sont, en outre, attachants et vous feront vivre de multiples émotions.

En d’autres termes, cette BD, c’est un petit concentré de douceur autant au niveau du fond que de la forme, les illustrations et leurs chaudes couleurs vous enveloppant dans un cocon réconfortant. Ancrée dans une atmosphère empreinte de magie, d’humour, d’amitié et de solidarité, Les enfants du Bayou saura séduire toute la famille !

  • Ananke de Noirgaley et Edwin Madrid :


 » Je ne vais quand même pas chercher cette petite toute la journée ! Voilà où ça mène de se laisser embobiner par une gamine !  »  » On m’avait bien dit de ne pas suivre les inconnus ! Je dois être tombée sur une vieille sorcière !  »

Découvert complètement par hasard, c’est la couverture qui m’a poussée à emprunter cet album mettant en scène une très belle amitié entre une vieille femme et une jeune fille. Celles-ci très différentes autant en termes d’âge que de personnalité ont pourtant un point commun : la solitude. La première connaît la solitude en raison de son âge et de l’isolement qui lui est bien souvent associé, quand l’autre se retrouve bien seule en raison d’une situation familiale complexe…

Deux personnes désœuvrées qui ne se connaissaient pas, mais que le destin va faire se rencontrer de manière plutôt incongrue d’ailleurs. La vieille dame et la jeune fille vont ainsi vivre ensemble une aventure extraordinaire qui n’est pas sans rappeler un peu le côté absurde d’Alice au pays des merveilles. Dans cette étrange contrée à la frontière du rêve et du cauchemar dans laquelle elles seront transportées à leur corps défendant, elles apprendront à se faire confiance, et petit à petit, à laisser fendre leur carapace. Cette expédition sera donc l’occasion pour chacune d’entre elles de trouver enfin une personne avec laquelle partager ses peines, mais elle sera également l’occasion d’une certaine introspection sur leur vie et leur avenir…

Bien que l’intrigue soit trop courte à mon goût, l’ouvrage bénéficie de tous les ingrédients pour offrir un moment de lecture aussi beau qu’intense : une ambiance onirique, de l’évasion, de l’action, du mystère, des réflexions sur des sujets sérieux et universels, de l’émotion, des personnages attachants, et le point qui m’a le plus émue, une très belle amitié intergénérationnelle. Quant aux illustrations, elles reflètent à merveille l’ambiance presque fantasmagorique qui ressort du récit.

Voici donc un ouvrage que je vous recommande les yeux fermés si vous aimez les amitiés fortes qui sortent des sentiers battus, et les ouvrages offrant un joli message d’espoir.

Et vous, connaissez-vous ces BD ?
Avez-vous envie de les lire ?

L’extraordinaire voyage du chat de Mossoul raconté par lui-même, Élise Fontenaille

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Il était une fois un chat extraordinaire, et ce chat, c’est moi !Je vivais à Mossoul chez ma maîtresse, Samarkand, et je ronronnais à longueur de journée : le chat le plus heureux du monde ! Mais un jour, les hommes en noir ont envahi la ville. Nous nous sommes enfuis, nous avons traversé des frontières et moi, pour la première fois, j’ai vu la neige et la mer. Oui mais voilà : je me suis perdu ! Et bien croyez-moi ou pas : c’est très loin tout au nord que j’ai retrouvé ma famille. De l’Irak à la Norvège, ça en fait un bout de chemin, mais c’est ce qui s’est vraiment passé ! Et moi je suis toujours le chat le plus heureux du monde !

Gallimard jeunesse (4 octobre 2018) – à partir de 6 ans – 28 pages – 13€
Illustratrice : Sandrine Thommen

AVIS

Attirée par le titre et la couverture, j’ai tout de suite eu envie de découvrir L’extraordinaire voyage du chat de Mossoul raconté par lui-même. Et je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai eu un coup de cœur pour cet album jeunesse qui aborde le sujet des migrants, un sujet qui est hélas toujours d’actualité. 

Le jeune public auquel est destiné cet ouvrage explique le parti pris de l’auteure de parler de ce sujet difficile et complexe de manière simple, accessible et assez « légère ». Cela est rendu possible par la narration effectuée par un chat auquel on s’attache immédiatement. Il faut dire qu’il n’est pas dénué d’humour et qu’il se révèle terriblement touchant par l’amour qu’il porte à sa maîtresse et à ses quatre filles. Celles-ci, obligées de fuir en raison de l’arrivée de Daech à Mossoul, vont entreprendre un périple afin de gagner l’Europe.

Sans entrer dans les détails, l’auteure nous fait ressentir la tristesse de ces femmes devant tout quitter, patrie, amis, famille et biens, pour fuir la barbarie et l’oppression. Elles auront néanmoins la chance de ne pas rencontrer trop d’obstacles sur leur route et de pouvoir arriver en sécurité en Europe, et plus particulièrement en Norvège, pays où elles pourront reconstruire une vie joyeuse et sereine.

Le texte est poignant alors même qu’il n’y a aucun pathos. Toutes les émotions sont suggérées que ce soit par le texte tout en subtilité ou les illustrations dont les couleurs reflètent les joies et les tourments des personnages. Les dessins se veulent joyeux et colorés à l’évocation de la vie à Mossoul avant l’arrivée des fanatiques, un peu plus sombres et mouvementés pour suggérer les peurs et les dangers comme cette traversée en bateau à laquelle beaucoup ne survivent pas…

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Alors que le récit, tiré d’une histoire vraie, évoque un sujet triste et grave, il en ressort beaucoup d’optimisme, de joie et d’amour ! Amour d’abord de cette mère envers ses filles pour lesquelles elle abandonne sa vie d’antan sans se retourner, mais aussi amour entre un chat et ses « humains ». Séparé des siens lors de la fuite pour l’Europe, notre matou va vivre une aventure hors du commun…

De Mossoul à la Norvège, le périple sera long et semé de rencontres, mais il sera surtout la preuve que rien ne peut venir à bout de l’amour infaillible et total d’un chat pour ses adoptants. Si vous appréciez les chats, vous ne pourrez qu’être ému par ce matou aimant, drôle et adorable qui saura d’ailleurs séduire les personnes qui croiseront sa route.

Quant à la fin, en plus d’être émouvante et de m’avoir donné quelques frissons, je l’ai trouvée pleine de beauté, de tendresse et de sagesse. L’auteure nous offre ainsi une jolie réflexion sur la notion de bonheur, et nous prouve qu’avec un peu d’humanité, on peut offrir à des personnes qui ont tout perdu une nouvelle chance de reconstruire leur vie.

En conclusion, L’extraordinaire voyage du chat de Mossoul raconté par lui-même est un magnifique album jeunesse abordant de manière légère, drôle et touchante le sujet difficile des migrants. L’écriture tout en finesse et empreinte d’amour et d’optimisme rend la lecture riche en émotions. À mettre en toutes les mains !

Feuilletez l’ouvrage sur le site des éditions Gallimard
Retrouvez le livre chez votre libraire ou en ligne

10 bonnes raisons d’aimer la maîtresse, Laurence Colin

Je remercie Évidence éditions pour m’avoir permis de découvrir 10 bonnes raisons d’aimer la maîtresse de Laurence Colin.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Même si elle fait des efforts pour le cacher, la maîtresse n’est pas celle qu’on croit. Et c’est bien pour ça qu’on l’aime tant !

Évidence éditions (5/12/201/) -56 pages – Broché (8€) – ebook (3.99€)

AVIS

En recherche d’un livre pour le thème de janvier du Challenge Lire en thème (lire un livre avec un chiffre ou un nombre dans le titre), j’ai jeté mon dévolu sur ce petit album dont le titre et le résumé me plaisaient bien.

Un bon choix puisque j’ai passé un joli moment de lecture auprès de ces jeunes élèves qui, il n’y a pas à en douter, ont l’imagination fertile ! À partir de différentes situations, ils imaginent des raisons expliquant le comportement de leur maîtresse, une maîtresse qu’ils aiment beaucoup d’ailleurs. C’est toujours très amusant, voire cocasse, et parfois non dénué d’une certaine logique. Ainsi, si la maîtresse lit des histoires, c’est parce que, comme ses élèves, elle n’aime pas beaucoup travailler, et si elle fait semblant de ne pas entendre la cloche, c’est pour une raison quelque peu inattendue….

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La présentation de l’ouvrage, un dessin d’un côté et quelques lignes de texte de l’autre, le rend très accessible aux jeunes lecteurs qui devraient, en outre, facilement s’identifier aux différents élèves que l’on rencontre au fil des pages. Une petite lecture immersive qui me semble donc parfaite pour les enfants découvrant la lecture même si, bien sûr, la présence d’un adulte pour partager ces petits moments de rire est toujours un gros plus.

Le livre est à destination des enfants à partir de 6 ans, mais cela ne m’a pas empêchée d’en apprécier la lecture. Il faut dire qu’à l’instar de ces ouvrages reprenant les « bons mots » des enfants, cet album apporte un peu de cette fantaisie enfantine qui égaie le quotidien. Quant aux maîtresses et aux maîtres, je ne doute pas qu’ils soient conquis par cet album imaginé par Laurence Colin, maîtresse de profession.

Pour ma part, j’ai été attendrie par ces enfants qui, en plus de nous faire sourire par leurs explications amusantes sur le comportement de leur maîtresse, sont d’une telle tendresse envers cette dernière qu’ils en deviennent touchants. J’espère d’ailleurs que les personnes travaillant avec des enfants ont ou auront la chance d’en rencontrer d’aussi adorables.

J’ai également été séduite par les illustrations lumineuses et tout en rondeurs qui représentent à merveille l’univers de l’enfance. Elles collent donc parfaitement à l’ambiance qui se dégage du livre et contribuent fortement au plaisir que l’on prend à faire défiler ses pages.

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En conclusion, 10 raisons d’aimer la maîtresse est un mignon petit album plein de douceur, de tendresse et d’humour. Riche en dessins, cette lecture familiale devrait séduire petits et grands lecteurs.

Envie de découvrir l’album ? Rendez-vous sur le site de la maison d’édition.

Les improbables, Carrie Firestone

Les improbables par Firestone

Je remercie Babelio et les éditions Fleurus pour m’avoir permis de découvrir Les improbables de Carrie Firestone.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est l’été. Sadie s’apprête à passer des vacances ennuyeuses. Elle restera avec ses parents et travaillera au marché. Ses amies lui manqueront.
Mais les choses ne vont pas se dérouler ainsi : un jour, une voiture déboule à toute vitesse et un homme complètement soûl en sort pour faire ses courses. Sadie découvre un bébé sur la banquette arrière. Lorsque l’homme revient de ses courses, elle décide de l’empêcher coûte que coûte de repartir et de sauver ce bébé. Elle finit à l’hôpital. Son exploit fait le tour de la ville. Lors d’une soirée pour recevoir le prix du jeune héros de la ville, elle rencontre quatre autres jeunes tous impliqués dans différentes actions humanitaires. Ils décident de consacrer leur été à lutter contre le harcèlement sur les réseaux sociaux. À la fin de l’été, ce groupe d’« Unlikelies » a réussi à se faire connaître comme groupe actif dans la lutte contre les injustices, le harcèlement, et Sadie démarre son année de lycée avec de nouveaux amis.

FLEURUS (14 septembre 2018) – 428 pages – 16,90€ (broché) – Ebook disponible

AVIS

Les improbables, c’est le genre de lecture qui vous donne le peps pour la journée, le sourire aux lèvres et l’envie d’aider votre prochain à l’instar de ces cinq adolescents qui vont se rencontrer lors d’un repas destiné à récompenser leur bravoure et leur engagement pour la société. Ce repas, qui n’aurait pu être qu’un banal événement, va être le point de départ d’une très belle amitié !

L’autrice nous offre ici une galerie de personnages variée autant en termes de personnalité que d’origine ethnique ou socioculturelle. Une mixité sociale qui rend l’histoire prenante et qui explique, en partie, l’alchimie qui s’opère entre les protagonistes. Chacun se démarque de l’autre et apporte quelque chose au groupe même si certains protagonistes prennent, de par leur personnalité et les problématiques qu’ils rencontrent, un peu plus de place que les autres.

Si nos cinq héros sont bien présents tout au long du récit, l’histoire se concentre néanmoins autour de Sadie, une fille aussi gentille qu’altruiste à laquelle il est difficile de ne pas s’attacher. On comprend donc aisément que M. Upton, un homme âgé et malade, n’hésite pas à lui confier une mission qui lui tient particulièrement à cœur : réparer les errances de son « lézard » de père, un être abject ayant construit sa fortune sur le malheur et l’exploitation d’autrui. Pour ce faire, il confiera à la jeune fille une valise au contenu, de prime abord, bien énigmatique… Sadie, en plus de cette délicate mission, doit également faire face aux séquelles physiques, et surtout mentales, de l’agression dont elle a été victime quand elle a voulu sauver la vie d’un bébé.

Elle pourra heureusement compter sur le soutien de ses nouveaux amis qu’elle apprendra, petit à petit, à mieux connaître. Il y a donc Alice, une passionnée de chiens, qu’elle avait déjà eu le loisir de côtoyer durant son enfance, Val, amoureuse d’un goujat, Jean, un artiste qui a vécu des choses éprouvantes qu’il extériorise grâce à son art, et Gordie, un garçon avec lequel Sadie va au lycée et dont elle s’était amourachée plus jeune. Loin de passer l’été à rêvasser, ces cinq amis vont essayer de satisfaire le dernier souhait de M. Upton, et entreprendre de lutter contre le harcèlement scolaire et les trolls qui pullulent sur internet. C’est ainsi que naissent Les improbables, sorte de justiciers anonymes qui apportent un peu de bonté parmi un océan de méchanceté.

Le harcèlement scolaire est un sujet de plus en plus évoqué dans la littérature ce que, en tant qu’ancienne harcelée, je trouve salutaire. Mais ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est que l’autrice le fait avec intelligence. Au lieu de développer de grands principes, jolis sur le papier, mais difficilement applicables en réalité, elle ouvre une nouvelle voie. Elle montre à chacun, enfant comme adulte, que lutter contre ce fléau peut se faire par petites touches, que chaque bonne action, aussi simple soit-elle, peut faire boule de neige et contribuer à faire changer les choses. Dit comme ça, l’idée peut sembler simpliste, voire utopiste, mais Sadie et ses amis nous prouvent que ce n’est pas le cas. Que la méchanceté existe, mais que rien ne nous oblige à faire partie des haineux et autres trolls. Que la bonté ne se mesure pas en termes de valeurs monétaires, mais de ces petits actes qui offrent un peu de lumière à ceux qui sont dans le noir.

Les Improbables, c’est donc une belle histoire d’amitié, de celle qui fait grandir et permet d’en apprendre plus sur soi-même. Bien qu’elle ne soit pas au centre de l’intrigue, c’est aussi une histoire d’amour qui a su me faire sourire et m’attendrir alors que je ne suis pas une très grande amatrice du genre. J’ai apprécié que les personnages prennent leur temps pour s’avouer leurs sentiments même s’il ne faut pas très longtemps aux lecteurs pour deviner qu’il y a de l’amour dans l’air…

Mais au-delà de l’amour et de l’amitié omniprésente, le roman aborde des thèmes difficiles comme le harcèlement qu’il soit scolaire ou sur Internet, le handicap, les relations toxiques, la difficulté de trouver sa voie, les traumatismes, l’addiction notamment à la drogue… Le volet drogue prend d’ailleurs une certaine importance dans l’histoire, ce qui n’est pas forcément mis en avant dans le résumé. Je n’en dirai pas trop sur ce point, mais comme avec le harcèlement, Carrie Firestone nous offre un traitement pertinent du sujet. Sans tomber dans la moralisation à outrance, elle permet aux lecteurs de se rendre compte des conséquences néfastes de cette addiction sur la vie d’une personne, mais aussi sur son entourage. La seule chose qui m’a un peu dérangée, mais qui, d’une certaine manière, me semble réaliste dans certaines familles, c’est le déni des parents. Un déni qui contraint une jeune fille à prendre des responsabilités bien trop lourdes pour son âge…

L’autrice, tout en nous offrant un roman résolument optimiste, ne tombe donc pas dans la niaiserie. Malgré toute leur bonne volonté, Les improbables ne pourront rien faire contre l’égoïsme et la cupidité de certains individus. Ils ne pourront pas non plus sauver, contre leur volonté, les personnes qui refusent de l’être, mais peu importe, car ils ont réussi à lancer une dynamique d’entraide et de bienveillance qui porte, petit à petit, ses fruits…

Quant à la plume de l’autrice, elle est efficace !  Pas de fioritures, ni d’effets de manche qui auraient, de toute manière, alourdi le récit. On est dans du pragmatique avec des phrases relativement courtes, mais travaillées, de nombreux dialogues, des réparties percutantes… Un style accessible qui devrait plaire aux adolescents et aux adultes aimant les textes qui se lisent facilement. Petit détail qui devrait également séduire les jeunes lecteurs, la transcription de certains des SMS de la petite bande qui aime beaucoup ce mode de communication.

En conclusion, l’autrice, d’une plume simple mais entraînante, nous parle d’amitié, d’amour, mais aussi de harcèlement, de drogue et de méchanceté. Malgré des problématiques parfois difficiles, il ressort de ce roman une telle positivité que j’aurais envie de le qualifier de feel-good. À la fin de votre lecture, vous devriez avoir le sourire aux lèvres et l’envie, comme Les improbables, de faire le bien autour de vous. Cela tombe bien puisque Carrie Firestone nous prouve que cela est à la portée de chacun d’entre nous.

Alors qui a envie de rejoindre Les improbables ?

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Madame Pamplemousse and Her Incredible Edibles, Rupert Kingfisher

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Madame Pamplemousse is the story of Madeleine, forced to work in her unpleasant uncle’s horrible restaurant, The Squealing Pig. By chance she comes across the most marvellous shop, run by Madame Pamplemousse, which is quiet, discreet, yet full of delicious and otherworldly ‘edibles’ – Pterodactyl Bacon, Scorpion Tails in Smoked Garlic Oil, and Great Squid Tentacle in Jasmine-Scented Jelly. A quiet comradeship develops between Madeleine, Madame Pamplemousse, and Madame’s cat, Camembert. And together they create some wonderful culinary magic. Exquisite, beautifully formed prose that has echoes of Angela Carter belies a narrative that is full of pace. A wonderful fairy tale that will appeal to both adults and children.

Bloomsbury Publishing (1 septembre 2008) – Relié – 144 pages – 8,47€

RÉSUMÉ EN FRANÇAIS

Tous les étés, la pauvre Madeleine doit travailler au Cochon Hurleur, l’immonde restaurant de son détestable oncle, Monsieur Lard. Elle s’y ennuie d’autant plus qu’il la laisse seulement faire la plonge, alors qu’elle est pourtant une excellente cuisinière. Mais un jour, elle découvre par hasard le plus merveilleux des magasins : l’épicerie de Madame Pamplemousse, un lieu magique où s’amoncèlent des mets extraordinaires venus d’un autre monde, comme le salami de Minotaure ou le bacon de ptérodactyle. Lorsque Monsieur Lard repère la boutique à son tour, il oblige Madeleine à espionner Madame Pamplemousse pour lui voler ses secrets et faire du Cochon Hurleur le restaurant le plus prisé de Paris. Mais l’amitié qui naît entre Madeleine, Madame Pamplemousse et son drôle de chat Camembert, pourrait bien contrecarrer ses projets…

AVIS

Chaque été, Madeleine est condamnée à travailler dans le restaurant de son oncle. L’expérience aurait pu être agréable pour cette jeune fille qui aime cuisiner, mais c’était sans compter sur la personnalité peu avenante de son oncle. Méchant, dénué de scrupules, obsédé par l’argent et la gloire, difficile d’apprécier cet être antipathique qui, de surcroît, manque cruellement d’élégance et de finesse, ce qui se retrouve d’ailleurs dans sa cuisine.

L’été s’annonçait donc laborieux jusqu’à ce que Madeleine découvre par hasard une boutique très spéciale où l’on peut trouver des mets incroyables comme de la langue de Tyrannosaurus Rex ou du salami de Minotaure ! Avec Madame Pamplemousse, gérante de la boutique, nos escargots et cuisses de grenouilles si décriés à l’étranger passeraient presque pour de banales préparations.

En plus de vendre des mets incroyables, cette femme dégage une aura de mystère particulièrement intrigante qui donne tout de suite envie aux lecteurs d’en apprendre plus sur cette dernière. Est-ce une sorcière ? D’où proviennent tous ces ingrédients extraordinaires que personne d’autre ne sait où trouver ? Pourquoi les plats de Madame Pamplemousse provoquent-ils des réactions aussi extrêmes chez les gens qui les goûtent ? Tout autant de questions qui vous pousseront à tourner les pages les unes après les autres.

Le compagnon de cette femme, un chat un peu bagarreur du nom de Camembert, attire également l’attention. C’est qu’il n’est pas banal de voir un chat cuisiner ! Pas très commode en apparence, on se rend compte, au fil des pages, que ce n’est pas un mauvais matou. Œil en moins ou pas, il sait parfaitement voir à travers les gens… Le duo se révèle donc aussi original que plein de mystère.

Quant à Madeleine, délaissée par ses parents et condamnée à travailler pour un être infâme qui l’exploite tout en l’empêchant d’exercer ses talents de cuisinière par jalousie, on ne peut que se prendre d’affection pour elle. Elle saura, heureusement, trouver des appuis que ce soit au sein de l’horrible restaurant de son oncle ou dans la boutique de Madame Pamplemousse dans laquelle elle finira par travailler.  C’est donc un vrai plaisir de suivre cette fillette courageuse dans ses péripéties et de la voir, petit à petit, prendre confiance en elle et en ses talents culinaires.

Nous sommes dans un roman jeunesse et cela se ressent au niveau de la personnalité des personnages qui n’est pas développée outre mesure. On reste également dans un schéma très manichéen avec un horrible méchant d’un côté, et une jeune fille brimée, mais pleine de talent de l’autre. Mais personnellement, prise dans l’atmosphère de ce Paris alternatif et séduite par la plume non dénuée d’humour de l’auteur, cela ne m’a pas du tout dérangée. Je pense d’ailleurs que cette absence de détails superflus sera un atout pour les lecteurs les plus jeunes qui se laisseront plus volontiers prendre par le côté enchanteur du livre. Et puis même si le roman est court, il n’est pas creux et possède une très jolie morale que je vous laisserai bien sûr découvrir par vous-mêmes.

J’ai lu le roman en anglais, le niveau de langue étant très accessible, et en tant que francophone, j’ai juste adoré les noms français des personnages qui, en plus d’être ancrés dans l’univers de la cuisine, ne peuvent que prêter à sourire. Le méchant oncle qui se comporte comme un « porc » tient un restaurant du nom de Squealing Pig et s’appelle Monsieur Lard, le critique gastronomique cassant se nomme Monsieur Langoustine, le chat avec du caractère s’appelle Camembert… Il est juste dommage pour les anglophones que les noms n’aient pas été traduits en bas de page, car ils apportent vraiment un côté humoristique à l’intrigue.

Dernier atout de ce roman jeunesse plein de charme, les très nombreuses illustrations de Sue Hellard qui rendent la lecture encore plus immersive et qui viennent appuyer avec naturel et efficacité le texte.

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En conclusion, ce premier tome de la série Madame Pamplemousse est un très bon tome introductif qui nous permet d’entrer facilement et rapidement dans l’univers mis en place par l’auteur. Ce roman, dans lequel la gastronomie tient une place importante, saura plaire aux petits et aux grands gourmands aimant les lectures simples, mais non dénuées de saveur.

NB : Le roman a été traduit en français. Il existe même une version reliée et en couleurs aux éditions Albin Michel. Si je l’avais croisée avant de craquer pour la version anglaise, je l’aurais prise sans hésiter. Elle a l’air sublime !

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Sale temps pour les Pattes noires ! Claudine Aubrun

Couverture Sale temps pour les Pattes noires !

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Pour le groupe de rock Les Pattes noires, l’hiver est là. Fini les concerts ! Plus une graine à se mettre sous le bec, pas une grange où se poser les pattes au sec. Heureusement, Gwladys la musaraigne les invite dans sa cabane de chasseur tout confort. Programme de rêve à l’horizon. Sauf qu’il y a un loup ! Et celui-là est de taille !

Éditions du Rouergue (9 mars 2016) – 64 pages – 6,90€

AVIS

C’est en me promenant dans les allées jeunesse de ma bibliothèque que j’ai découvert ce petit livre dont la couverture plutôt amusante m’a attirée. Le résumé mentionnant l’hiver, j’ai décidé de l’emprunter afin de le lire dans le cadre du Cold Winter Challenge.

Nous faisons la connaissance de volailles pas banales pour un sou ! Elles ont ainsi monté un groupe de rock, Les Pattes noires. Au micro, il y a Betty la pintade, à la batterie Nina et à la basse, Étienne le canard. Mais le trio de choc qui, s’est bien amusé tout l’été, se trouva fort dépourvu quand l’hiver fut venu. Sol gelé, rien à becter !

Fort heureusement, les trois amis vont rencontrer Gwladys, une musaraigne, qui va les inviter à rester bien au chaud avec elle dans sa douillette cabane de chasseur. Se rêvant reine du spectacle, cette nouvelle amie va toutefois mettre à mal leurs oreilles, car si son accueil est digne d’un grand hôtel, la partie divertissement est à revoir.  Une situation qui prend une tournure encore plus délicate quand un loup s’invite à leur porte ! Qui a peur du grand méchant loup ? Pas forcément tout le monde comme vous le verrez…

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire sous peine de vous en gâcher une lecture déjà fort rapide, mais j’ai adoré la tournure que prennent les événements. L’autrice bouleverse avec brio une situation de conte assez traditionnelle pour en faire un récit drôle et touchant qui questionne la notion d’amitié, les préjugés et autres idées préconçues, mais aussi la jalousie, cette émotion forte et destructrice qui peut se mettre en travers des liens que l’on forge avec autrui. C’est beau et touchant à la fois à l’image de cette fin qui m’a beaucoup émue et qui, enfant, m’aurait donné envie de relire tout de suite le livre.

Quant au style de l’autrice, simple, imagé et immersif, il est facile à suivre pour les jeunes lecteurs tout en restant agréable pour des lecteurs plus âgés. Les phrases sont rythmées permettant de capter et conserver l’attention des enfants, et les chapitres assez courts pour leur donner envie de les lire les uns après les autres.

Si j’ai été conquise par le fond, la forme, quant à elle, est également pleine de charme grâce aux nombreuses illustrations d’Anne-Lise Combeau. Sous son coup de crayon, les personnages, pleins de panache et de fougue, ont un côté très humain dans leur expression corporelle. Le décalage entre leur espèce et leurs gestes est assez amusant, mais il accentue également l’attachement aux personnages que l’on ressent dès le début du livre. Il faut dire que Claudine Aubrun nous offre une galerie de protagonistes hauts en couleur qui fait rire, émeut et, parfois, inquiète. Tout n’est pas rose dans ce petit livre, mais il se dégage une certaine douceur et un joli message sur l’amitié. Et puis j’avouerai un gros coup de cœur pour l’un des personnages...

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En conclusion, vous aimez les personnages loufoques et les belles histoires d’amitié ? Venez à la rencontre des Pattes noires, un groupe de rock pas comme les autres, qui fera chavirer votre cœur, et qui vous prouvera que l’amitié n’a pas de frontière. Un petit huis clos alternant entre tension et tendresse qui devrait séduire les enfants et les adultes qui aiment ces histoires dans lesquelles les animaux tiennent le premier rôle.