FBI Animaux disparus : Le cheval de Noël, Gérard Lecas

J’ai purement et simplement oublié de publier ma chronique de F.B.I Animaux disparus : Le cheval de Noël (éditions Scrineo) lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2017. Voici donc mon erreur réparée même si le thème de ce petit roman jeunesse fort sympathique n’est plus forcément de saison.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est bientôt Noël ! Cette année, un Père Noël à cheval viendra apporter des cadeaux aux élèves de l’école Saint-Exupéry, durant une grande fête organisée par les professeurs et les parents d’élèves. Tout est prêt, mais dans la nuit, l’animal qu’on avait installé sous le préau de l’école disparaît avec ses deux grandes hottes pleines de cadeaux !

Et voilà que nos trois complices de “ FBI Animaux disparus ” sont accusés d’être les voleurs ! Il leur faudra déployer toute leur imagination et leur astuce pour se disculper et démêler les fils de cette enquête qui les emmènera dans le monde des chevaux, les plus beaux animaux du monde !

  • Broché: 144 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Scrineo (7 novembre 2013)
  • Prix : 7,90€
  • Autre format : ebook

AVIS

Inès, Bruna et Félix forment un trio de choc dont la spécialité est de retrouver les animaux disparus de manière inexplicable. Et cela tombe bien puisqu’ils vont être confrontés à la disparition du Cheval de Noël, Apallache ! Ce beau pur-sang avait été généreusement prêté par le père d’un élève pour la fête de l’école durant laquelle un Père Noël à cheval devait apporter les cadeaux. Accusés à tort de la disparition de l’animal, nos trois amis qui ont lancé « FBI Animaux disparus » sont bien décidés à le retrouver et à sauver la fête de l’école.

C’est d’abord le titre de ce roman qui m’avait attirée aimant bien les animaux et l’idée d’une enquête menée par des enfants. Habituée aux aventures de Sherlock Holmes, je n’ai évidemment pas retrouvé le niveau d’analyse du célèbre détective, mais cela ne m’a pas empêchée d’apprécier de suivre le cheminement de pensées des enfants et de les voir fomenter des plans en fonction de leurs découvertes. Et puis, vous verrez que leur jeunesse ne les empêche pas d’avoir de la suite dans les idées et de se révéler plein de ressources. Le livre possède, en outre, un certain suspense qui ne vous tiendra pas forcément en haleine, mais qui vous donnera envie, à votre tour, de trouver la personne responsable de la disparition du pauvre Apallache.

La frontière entre témérité et imprudence étant parfois assez fine, les trois jeunes gens déterminés à retrouver le cheval feront parfois des choses dangereuses comme prendre un bus sans leurs parents et en cachette ou mentir éhontément pour pouvoir monter sur un cheval sans aucune expérience… Ils enchaîneront d’ailleurs les mensonges que ce soit envers leurs parents ou d’autres adultes. Comme toutes ces actions sont pour la bonne cause, nous ne pouvons que nous montrer indulgents envers le trio et lui trouver d’ailleurs un certain courage. Et puis, les adultes devraient être séduits par la pugnacité de ces jeunes protagonistes et les enfants devraient, quant à eux, apprécier leur sens de l’amitié. N’oublions pas, en effet, à quel point cette valeur revêt une place primordiale durant l’enfance…

Durant leurs péripéties, Inès, Bruna et Félix feront la connaissance d’un jeune homme autiste, Aubin, qui possède un talent particulier, celui de vous indiquer le jour de votre naissance à partir de votre date de naissance. Ce personnage est mon coup de cœur du roman. Très attachant, j’ai adoré sa complicité avec les chevaux qui sont un peu le rayon de soleil de sa vie. J’ai, en outre, trouvé intéressant que l’auteur aborde succinctement et de manière très naturelle l’autisme, sensibilisant ainsi les jeunes lecteurs à cette particularité. Un travail de sensibilisation qui se retrouve également en fin d’ouvrage avec la présence de deux pages expliquant clairement ce qu’est l’autisme.

Est également abordé le thème des rumeurs et des erreurs de jugement qu’elles poussent les gens à commettre. Et à ce niveau, nos jeunes enquêteurs seront autant bourreaux que victimes. Mais je suis certaine qu’ils auront retenu la leçon et qu’ils ne se laisseront plus berner par des rumeurs lors de leurs prochaines enquêtes…

Cerise sur le gâteau, le livre contient quelques illustrations qui nous aident à nous immerger complètement dans la lecture. J’avoue d’ailleurs que celles-ci ne sont pas étrangères à mon achat puisque je ne résiste jamais très longtemps devant un livre jeunesse illustré.

Pour conclure, parfait pour se plonger dans les fêtes de Noël ou simplement découvrir une histoire mettant en scène des protagonistes aussi attachants que plein de ressources, Le Cheval de Noël devrait ravir petits et grands. Les amoureux des animaux devraient également passer un très bon moment de lecture auprès de notre trio qui aime à les défendre.

Pour ma part, c’est avec plaisir que je me plongerai dans les autres tomes de la série que je possède.

Et vous, envie de craquer pour ce tome de la série F.B.I Animaux disparus de Gérard Lecas ?

 

Publicités

Deux secondes en moins, Marie Colot et Nancy Guilbert

Je remercie Babelio et les éditions Magnard Jeunesse pour m’avoir permis de découvrir Deux secondes en moins de Marie Colot et Nancy Guilbert.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Deux lycéens racontent l’impensable, le drame, la révolte, dans un roman puissant et rempli d’espoir.
Depuis qu’un accident de voiture l’a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l’accident, est immense, comme sa solitude. Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d’emménager. Pour l’un et l’autre, tout s’est joué à deux secondes. Deux secondes qui auraient pu tout changer… Et pourtant, Igor et Rhéa reprennent jour après jour goût à la vie en se raccrochant à la musique. Une fantaisie de Schubert et un professeur de piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin inespéré.

Un roman bouleversant, où un perroquet, le « thé des Sages », l’amitié et les mots apportent une douceur salutaire.

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : MAGNARD (13 février 2018)
  • Age :à partir de 13 ans
  • Prix : 14.90€
  • Autre format : epub

AVIS

Deux secondes en moins, c’est l’histoire de deux adolescents meurtris, l’un dans sa chair, l’autre dans son esprit. Igor s’est ainsi vu défiguré suite à un accident de voiture, quand le cœur de Rhéa a explosé en mille morceaux à l’annonce du suicide de son petit ami, Alex.

Deux drames auxquels les lecteurs ne peuvent rester insensibles d’autant qu’au gré des pages, on apprend à connaître ces deux jeunes gens très différents l’un de l’autre, mais pourtant unis par le même amour de la musique. Cette passion pour la musique, c’est ce qui va d’ailleurs leur permettre de sortir la tête de l’eau, de reprendre goût à la vie et de se rendre compte que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Une phrase qui peut sembler ô combien éculée, mais que Marie Colot et Nancy Guilbert ont su rendre réelle et tellement pleine de sens.

Mais avant la reconstruction, les deux adolescents ont traversé des zones de turbulences et ont été assaillis par une multitude d’émotions comme la colère, la haine pour Igor, et la culpabilité ou le désespoir pour Rhéa. Et si le père d’Igor n’avait pas regardé son portable au volant ? Et si l’entourage d’Alex avait su saisir son désarroi et son mal-être avant qu’il ne commette l’irréparable ? Des questions que les deux jeunes ne peuvent que se poser et qui, bien que naturelles, finissent par leur faire plus de mal que de bien. Le passé demeurant figé quoi que l’on puisse faire ou penser, le titre prend alors tout son sens : deux secondes en moins, c’est ainsi ce qu’il aurait fallu à Igor et Rhéa pour continuer à vivre normalement, mais deux secondes en moins, c’est aussi ce qu’ils n’auront jamais…

Englués dans ce passé qu’ils ne pourront jamais réécrire, ce n’est que l’intervention d’un professeur de musique, Fred, qui va leur permettre de progressivement réapprendre à vivre, puis à savourer les petites choses de la vie. Cela ne se fera évidemment pas sans heurts, sans moments de doute ou de peine, mais les deux adolescents pourront compter sur le soutien inconditionnel de leur professeur de musique. Ce dernier fait preuve, tout au long du livre, d’une telle sensibilité et d’une telle douceur qu’il force l’admiration et le respect. Mais en découvrant son passé, on ne peut que comprendre la justesse avec laquelle il intervient dans la vie des deux jeunes gens. Il arrive à leur insuffler l’énergie pour avancer dans la vie tout en leur laissant toujours la distance nécessaire pour ne pas les brusquer. Il n’impose jamais rien, mais se contente de suggérer et de guider Rhéa et Igor tout en leur rappelant régulièrement à quel point il croit en eux, en leur force et en leur capacité à avancer malgré l’adversité. Fred est définitivement un personnage auquel on s’attache et qu’on aimerait avoir à ses côtés notamment dans les moments difficiles quand la douleur physique et/ou mentale ne permet plus d’avancer…

Pour reprendre les rênes de leur vie, Rhéa et Igor pourront évidemment compter sur Fred, mais aussi sur un perroquet nommé Obama. Presque aussi bon orateur que l’original, ce perroquet est un concentré de bonne humeur et d’ondes positives. En plus d’être très drôles, ses interventions tombent souvent à pic et apportent un peu de légèreté, ce qui permet parfois aux personnages de dédramatiser la situation. Je peux vous dire qu’Obama m’a fait rire à plus d’une occasion et que je rêve maintenant de l’adopter.

Et puis, personnage à part entière, il y a bien sûr la musique, la musique qui offre à ces deux adolescents meurtris l’occasion de s’exprimer, d’exprimer des émotions que les adultes de leur entourage, mus dans leurs propres douleurs et problèmes, ne sont pas forcément capables d’accueillir et d’accompagner. Le roman est en cela un peu une ode à la musique, à celle du cœur, à celle qui apporte du réconfort, à celle qui vous pousse dans vos retranchements, à celle qui vous prouve que oui, vous êtes toujours vivant, et qu’il va vous falloir travailler dur, très dur pour dompter les mélodies qui bercent vos vies. La musique, c’est également ce qui va lier la vie d’Igor à celle de Rhéa, deux adolescents que les lecteurs vont voir évoluer chacun de leur côté, mais aussi ensemble. La musique transcende alors la douleur pour nous offrir une belle histoire d’amitié, une lueur d’espoir dans le brouillard. Comme c’est très justement souligné dans le livre, à deux, Rhéa et Igor n’auront pas moins mal, mais ils seront plus forts, plus forts pour faire la paix avec le passé et pour réapprendre à vivre, différemment, mais à vivre quand même jusqu’à, de nouveau, trouver le chemin du bonheur.

Alors que ce roman aborde des sujets difficiles, il a indéniablement des airs de feel-good, car une fois la dernière page tournée, c’est bien l’espoir qui nous imprègne, de la tête aux pieds, du corps à l’âme. Les deux autrices ont ainsi réussi à parler du mal-être chez les adolescents, du suicide, du deuil sans jamais tomber dans le pathos. Elles ne minimisent pas la douleur des personnages, mais montrent qu’elle ne les définit pas et qu’il est toujours possible, même si c’est difficile, de faire face aux drames qui peuvent survenir à tout moment…

Je tiens également à souligner la parfaite symbiose entre les plumes de Marie Colot qui a donné voix au personnage d’Igor et Nancy Guilbert qui s’est consacrée à celui de Rhéa. Bien qu’écrit à quatre mains, il n’y a aucune dissonance, ce roman semblant être l’œuvre d’une seule et même personne ! Seule l’alternance des points de vue, chapitre après chapitre, permet de distinguer l’apport de chacune dans cette histoire qui sonne tellement juste, tellement vraie. Les deux autrices ont su, en effet, trouver les mots pour rendre la douleur et les émotions de leurs personnages réalistes et palpables. Cela s’explique, peut-être et en partie, par le fait qu’elles ont elles-mêmes traversé un drame dans leur vie. Que ce livre ait une fonction cathartique ou non, ce qui est certain, c’est que Marie Colot et Nancy Guilbert ont su nous offrir une histoire sans fausses notes qui touche directement le cœur des lecteurs.

Je pourrais vous parler pendant des heures de ce livre qui m’a touchée et émue, qui m’a fait traverser différentes émotions et qui a réveillé en moi certaines choses bien enfouies. C’est d’ailleurs un peu la force de ce livre qui, bien qu’il soit destiné d’abord aux adolescents, pourra plaire et parler à tout le monde ; la mort, les drames, la vie et l’espoir n’attendant pas l’âge. Je m’arrêterai donc en vous conseillant simplement de vous laisser tenter par ce roman qui a été pour moi un véritable coup de cœur que ce soit pour son histoire, ses personnages ou le message d’espoir qu’il véhicule. Car oui, la vie et la douleur sont intrinsèquement liées, mais cela vaut la peine de se diriger vers la lumière quand la noirceur semble vous aspirer. Et si cela vous semble trop dur, mettez un CD qui vous fera ressentir des émotions, qui vous fera vibrer, faites-vous un thé… Ou plongez-vous dans cette histoire qui met du baume au cœur et qui vous apporte la dose d’optimisme nécessaire pour vous prouver que oui, après la douleur, le bonheur est possible.

Et vous, envie de découvrir Deux secondes en moins ?

Rose tome 1 : Rose et la maison du magicien, Holly Webb

C’est le thème de février du Challenge mystère, Lire un livre avec une couverture rose, qui m’a poussée à sortir ce roman de ma PAL. Et je dois dire que c’est une très bonne chose puisque j’ai beaucoup apprécié cette lecture jeunesse.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Rose quitte son orphelinat pour travailler au service du célèbre magicien, Mr Fountain. Une drôle de vie commence : formules, potions, mais surtout, une maison dans laquelle il se passe des choses étranges. Un jour Rose réalise qu’elle n’est pas une petite fille comme les autres et qu’elle aussi, maîtrise la magie… Alors quand des orphelins disparaissent mystérieusement, Rose n’hésite pas à se servir de ses pouvoirs…

  • Broché: 339 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 années
  • Éditeur : Flammarion (1 mai 2011)
  • Prix : 13€

AVIS

Le résumé avait tout pour me plaire puisqu’on y parle de magie et d’enquête, deux choses que j’apprécie toujours dans un roman. Et sans surprise, le mélange des deux fonctionne à merveille dans cette histoire mettant en scène Rose, une orpheline qui est embauchée pour travailler dans la maison d’un alchimiste, M. Fountain.

Rose est ravie de quitter l’orphelinat, car si elle n’y est pas maltraitée et qu’elle a des amies, notamment la jeune Maisy, elle rêve depuis longtemps de gagner de l’argent et, peut-être, une certaine indépendance. Elle est, en revanche, bien décidée à rester loin de la magie qu’elle a appris à considérer d’un mauvais œil. Et ce n’est pas les autres domestiques de la maison qui ne l’apprécient pas non plus qui lui feront changer d’avis.

Malheureusement pour elle et heureusement pour les lecteurs, Rose devra bien se rendre à l’évidence : elle n’est pas une petite fille comme les autres et possède un talent naturel pour la magie. D’ailleurs, la maison de l’alchimiste, qui a vite détecté son potentiel, n’hésite pas à se dévoiler à elle en lui jouant des gentils tours. Et quand le chat de la maison, l’illustre Gus, engage un dialogue avec elle par télépathie, le doute n’est plus permis, Rose possède bel et bien des pouvoirs magiques que cela lui plaise ou non.

Bien qu’elle fasse tout pour cacher ses talents, Rose finira par attirer l’attention de l’apprenti-magicien de la maison, Freddy, qu’elle sauvera d’une périlleuse situation. Si ce dernier est au début profondément antipathique, il évolue au fil de l’intrigue. Au contact de cette orpheline de caractère qui, malgré sa position de nouvelle domestique, n’hésite pas à lui tenir tête, l’apprenti nous apparaît sous un jour nouveau. Derrière son masque d’arrogance, on découvre un jeune homme pétri de doutes qui se révèle beaucoup plus gentil que ce qu’il aimerait faire croire.

D’abord « ennemis », les deux jeunes se rapprochent donc et finissent même par s’allier pour sauver Maisie, une amie de Rose qui, à l’instar d’autres enfants, a été kidnappée. Mais avant d’arriver à libérer Maisie et, l’espèrent-ils, les autres enfants, il leur faudra mener une enquête afin d’identifier le responsable de toutes ces disparitions. Et c’est là que la magie de Rose montrera toute son utilité et, surtout, son étendue. La jeune fille va, en effet, découvrir qu’elle est beaucoup plus puissante qu’elle ne le pensait. Entre attraction et répulsion, elle n’aura alors d’autre choix que de laisser son talent naturel pour la magie s’exprimer pour le plus grand plaisir de Freddy. Celui-ci souhaiterait, en effet, que Rose accepte sa prédisposition à la magie et le rejoigne dans sa formation auprès de M. Fountain.

L’aide et le soutien du jeune homme seront fort utiles à Rose pour sauver les enfants, mais n’oublions pas non plus la participation active et poilue de Gus, un chat que j’ai juste adoré. Gourmand, amusant, courageux et attachant, c’est un peu mon personnage coup de cœur. Mais il faut dire que je ne résiste jamais à un chat qui parle ! Isabella, la fille capricieuse de l’alchimiste, finira également par les aider pour une raison que je vous laisserai le plaisir de découvrir puisqu’il faut bien conserver une part de mystère. J’ai apprécié que l’auteure fasse évoluer ce personnage qui se montre, dans un premier temps, particulièrement odieux. Sans devenir un modèle de gentillesse, cette petite fille de sept ans semble, au fil de l’aventure, s’adoucir quelque peu et révéler une certaine fragilité…

Mais cette petite peste n’est rien en comparaison d’un personnage féminin qui m’a fortement fait penser à Mme Coulter dans A la croisée des mondes de Philip Pullman. J’ai adoré l’aura de danger qui émane d’elle et qui vous donne juste envie de ne jamais croiser sa route. Chance que n’a pas eu M. Fountain qui est littéralement tombé sous son charme… Cette femme apporte la petite dose de frissons qui devrait ravir les jeunes lecteurs en quête de sensations fortes et, peut-être, impressionnés les moins hardis d’entre eux.

Quant à la plume de l’auteure, elle m’a séduite par sa simplicité, mais également sa fluidité. Les phrases, sans être ni trop courtes ni trop longues, sont bien travaillées et permettent de s’immerger rapidement dans ce récit plutôt rythmé. Holly Webb prend, en effet, le temps de poser son intrigue, mais l’action et les révélations s’enchaînent ensuite rapidement. J’aurais peut-être aimé que certains passages soient plus développés notamment ceux concernant la traque de la personne responsable des enlèvements… Mais étant dans un roman jeunesse et non dans une aventure de Sherlock Holmes, je conçois aisément que ce ne soit pas une direction dans laquelle ait choisi de s’engager l’auteure.

En conclusion, si vous aimez les enquêtes et la magie, ce premier tome de la série Rose devrait vous enchanter. En plus d’une jeune héroïne courageuse qui apprend, petit à petit, à s’accepter, l’auteure nous offre une galerie de personnages hauts en couleur que vous devriez prendre plaisir à découvrir. Magie, amitié, acceptation de soi, mystère et une petite dose de frissons, voilà tout autant d’ingrédients qui ne vous offrent pas la recette d’une nouvelle potion, mais d’une lecture qui devrait enchanter petits et grands.

Et vous, envie de craquer pour Rose et la maison du magicien ?

Photohttps://malecturotheque.files.wordpress.com/2017/11/cli6a-lc3a9chiquierdumal_dansimmons.png?w=300&h=300

 

 

La Princesse Élodie De Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi… de Pierre Thiry

Quand Pierre Thiry m’a proposé de découvrir son nouveau livre, un conte jeunesse, je n’ai pas hésité une seule seconde ayant dévoré son recueil de sonnets. Je le remercie donc de sa confiance.

PRÉSENTATION AUTEUR

Élodie de Zèbrazur est une princesse. Augustin est un chien. Élodie de Zèbrazur aime beaucoup Augustin. Mais Augustin fait vraiment n’importe quoi. Et lorsqu’on fait n’importe quoi, il arrive des tas d’ennuis. Que va-t-il se passer ? Tu le sauras peut-être en ouvrant ce livre. En écoutant la musique des phrases, en écoutant le bruit des vagues, en écoutant le bruit du vent et le chant des coquillages tu découvriras une infinité de choses merveilleuses et inattendues…

  • Nb de pages : 68
  • Editeur : Books on Demand
  • Prix : 8€
  • Illustrations : Samar & Hani KHZAM

AVIS

Je vous avouerai que je n’avais pas prévu de lire ce livre tout de suite ayant une petite pile de livres plus ou moins urgente à lire et à chroniquer. J’étais donc partie pour ne lire que quelques pages de manière à satisfaire ma curiosité, mais le charme de l’histoire opérant, j’ai lu l’ouvrage d’une traite.

Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère qu’un peu à l’image d’un conteur d’antan, l’auteur sait happer l’attention des lecteurs dès les premières lignes. Nous découvrons ainsi la Princesse Élodie dont le nom à rallonge, De Zèbrazur, donne l’impression que nous sommes face à une personne importante. Puis, Augustin le chien entre en scène. Et là, le lecteur découvre qu’en effet, il fait vraiment n’importe quoi ! Mettre des miettes dans les robes de sa maîtresse, voler de la nourriture au boucher, prendre des livres dans des librairies (vous me direz, là, peut-on vraiment dire qu’il fait n’importe quoi ? Personnellement, je serais tentée de dire que c’est un chien dont tout lecteur rêve), aboyer sur tout ce qui bouge… Non, décidément, rien ne fait peur à ce toutou rigolo, mais plutôt agité.

Malgré toutes ses bêtises qui parfois l’agacent et la mettent en colère, la Princesse Élodie aime quand même beaucoup son fidèle compagnon d’autant qu’il lui arrive parfois d’être sage, principalement quand il dort d’ailleurs. Même son de cloche du côté de Mme Brichard, une femme qui peut être plus ou moins considérée comme l’intendante du château. Si Augustin aime mettre un joyeux bordel là où il passe, Mme Brichard, quant à elle, plébiscite l’ordre et la discipline, peut-être un peu trop… Mais malgré cela, elle ne peut s’empêcher de trouver le château vide sans ce sacré toutou. C’est qu’il est comme ça Augustin, aussi agaçant qu’attachant ! Enfin, agaçant pour Élodie et Mme Brichard, car je ne doute pas que les enfants, quant à eux, s’amuseront de ses petits tours, de son énergie et de son caractère facétieux. Et puis, peut-être qu’ils arriveront, dans une certaine mesure, à s’identifier à lui ? C’est quand même bien plus amusant de courir partout et faire tout ce que l’on veut comme Augustin que de passer son temps à ranger comme Mme Brichard.

Et nous touchons là d’ailleurs l’un des points forts de cette petite histoire qui, sous réserve de mignonnerie, montre à chacun que la vie est faite d’équilibre. Sans tomber dans les deux extrêmes, ranger tout tout le temps sans prendre le temps de vivre ou au contraire, passer son temps à s’amuser sans prendre le temps de se poser, il existe un juste milieu. La Princesse semble d’ailleurs symboliser ce juste milieu puisque prise entre ces deux personnages au comportement excessif, elle exprime son souhait de s’amuser tout en ne faisant pas n’importe quoi… contrairement à un certain toutou dont je ne citerai pas le nom.

Quant à la plume de l’auteur, elle se veut volontairement enfantine de manière à ce que l’histoire reste accessible aux enfants. Mais même en tant qu’adulte, cela ne dérange pas d’autant que cette simplicité dans la narration renforce le côté trublion d’Augustin. Quel que soit son âge, chaque lecteur sera donc ravi par cette histoire qui pourra se lire comme le récit rigolo des aventures d’un chien et d’une princesse ou comme un conte avec une morale. Tous les lecteurs partageront, en outre, le plaisir de découvrir les nombreuses illustrations qui parsèment le livre. Comme le style de l’auteur dans ce conte, elles dégagent un charme juvénile auquel il est bien difficile de rester insensible. Parfois en couleurs, mais le plus souvent réduites à leur simple crayonné, elles invitent à vous plonger dans l’histoire, à découvrir les bêtises d’Augustin et leurs conséquences, à voir Mme Brichard dans ses activités de nettoyage et de rangement, à suivre Élodie dans ses promenades, à partager ses moments de bonheur et de colère… En d’autres termes, les illustrations de Samar & Hani Khzam soutiennent à merveille le texte de Pierre Thiry qui lui-même renforce la force de ces dessins simples, mais efficaces.

En conclusion, Pierre Thiry est un auteur qui semble avoir plusieurs cordes à son arc. Il sait aussi bien nous émerveiller par sa poésie que nous enchanter grâce à son talent de conteur. L’auteur nous propose en effet un conte d’une grande douceur qui plaira autant aux enfants qu’à leurs parents. Les premiers seront séduits par une histoire toute mignonnette joliment mise en valeur par de nombreuses illustrations, et les seconds par le charme caractéristique des contes qui ont probablement bercé leur enfance. Une belle lecture familiale donc, à lire et à relire !

Site de l’auteurPage Facebook du livre

Et vous, envie de découvrir La princesse Élodie ?

cli6a-lc3a9chiquierdumal_dansimmonslogo-challenge

The Tiniest Elf, Laurentiu M. Badea

51jthL7vtxL

J’ai découvert cette nouvelle sur Amazon lors de mes recherches pour des lectures pour le Cold Winter Challenge. Par chance, sa couverture correspondait parfaitement au thème de janvier du Challenge Lire en thème : Lire un livre avec de la neige sur la couverture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« Lilly sat with her eyes fixed on the window, watching snowflakes crowding on the alley in front of the house, and slowly, slowly everything was covered with a fluffy coat of snow. She thought about the letter that she wrote for Santa Claus, about the gifts he would place under the Christmas tree tonight. And then she realized she should ask Santa for something else. »

AVIS

Comme beaucoup d’enfants de son âge, Lilly a rédigé sa liste de Noël qu’elle a envoyée au Père Noël. Mais, l’impossibilité pour sa mère de passer cette fête avec elle et son père va la faire reconsidérer ses envies de cadeaux. Elle va donc s’empresser de rédiger une nouvelle lettre puis réfléchir à la manière de la donner au Père Noël avant qu’il ne soit trop tard.

Lilly est une enfant de cinq ans qui dès les premières pages se révèle attachante. Quand d’autres enfants espèrent recevoir de beaux cadeaux sous le sapin, elle souhaite simplement passer le repas de Noël avec ses deux parents. Un souhait que l’on ne peut que comprendre quand l’on sait que sa maman est souvent éloignée de la maison en raison de son travail. J’ai, pour ma part, croisé très fort les doigts pour que la fillette obtienne ce qu’elle désire même si j’avoue que vu le public visé par la nouvelle, je n’avais pas de doute quant au dénouement de l’histoire.

Cela ne m’a pas empêchée de suivre les péripéties de Lilly avec plaisir d’autant que, sans le vouloir, elle va entraîner un elfe dans son aventure. Le lecteur va donc avoir la chance de découvrir le récit du point de vue de Lilly et de celui d’un elfe excité à l’idée de participer, pour la première fois, à la tournée du Père Noël. Comme avec la fillette, l’attachement à ce jeune elfe plein de bonne volonté est immédiat. C’est, en outre, un réel plaisir de découvrir, par son intermédiaire, l’atelier du Père Noël et son effervescence…

Si l’histoire est mignonne à souhait, j’ai surtout apprécié la manière dont l’auteur nous plonge dans la magie de Noël. Il délaisse ainsi son côté mercantile pour s’attarder sur tout ce qui fait la beauté et le charme de cette fête : l’espoir, l’entraide, l’amour, la famille…

En résumé, que ce soit pour passer un joli moment parents/enfants ou réveiller votre âme d’enfant, je ne peux que vous conseiller cette nouvelle qui vous plongera dans l’ambiance de Noël et qui, comme une bonne tasse de chocolat chaud, vous réchauffera le cœur.

Et vous, envie d’acheter The Tiniest Elf ?

cli6a-lc3a9chiquierdumal_dansimmons

 

 

Un défi pour Vanessa, Cécile Soler

Quand Cécile Soler m’a proposé de lire le tome 3 de sa série Arcadia, je me suis empressée de répondre par l’affirmative ayant beaucoup apprécié les deux tomes précédents : Le rêve de Vanessa et La nouvelle vie de Vanessa.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Après deux mois à Arcadia, Vanessa s’est habituée à la vie de l’académie.

Heureuse de fêter son 12e anniversaire avec son amie Jade et sa chère tante Lili, elle oublierait presque que dans quelques jours, l’attend une sacrée épreuve avec le challenge du Médoc, sa première compétition nationale.

Parviendra-t-elle à relever ce nouveau défi en dépit de rivales sans scrupules? Et à vaincre les résistances de ses parents face à sa carrière naissante?

  • Broché: 242 pages
  • Prix : 9,99€
  • Autre format : ebook

AVIS

Cela ne fait que deux mois que Vanessa a intégré Arcadia, une école formant des sportifs de haut niveau, pour réaliser son rêve de devenir patineuse professionnelle. Mais sa vie au sein de l’école est tellement remplie et intensive que j’ai l’impression qu’elle y est depuis beaucoup plus longtemps. Et ce n’est pas ce tome qui va me faire changer de sentiment. Cécile Soler nous offre en effet un troisième tome plutôt rempli en péripéties, en coups bas, en bonnes et mauvaises surprises… Vanessa, comme le lecteur, n’a donc pas le temps de s’ennuyer !

Elle devra ainsi affronter la mesquinerie de certaines de ses « camarades » prêtes à tout pour lui faire perdre ses moyens et ainsi se débarrasser d’une concurrente. Comme lors du tome précédent, j’ai été estomaquée par la méchanceté et la fourberie de certaines surtout si l’on considère que pour écrire ses romans, l’autrice a notamment puisé son inspiration dans son expérience professionnelle et sa connaissance du monde du sport de haut niveau.

Fort heureusement, Arcadia n’est pas qu’un panier de crabes et Vanessa pourra compter sur le soutien de ses amis et notamment de ses colocataires. A cet égard, je dois avouer une petite préférence pour Jade qui est certainement mon personnage préféré après la jeune patineuse. J’ai également beaucoup aimé la manière dont l’auteure a su mettre en avant l’amitié dans ce troisième tome. Vanessa bénéficie, en effet, d’un noyau solide d’amis que l’on prend plaisir à voir évoluer et progresser main dans la main ou presque.

Comme précédemment, j’ai détesté les parents de Vanessa qui semblent plus intéressés par leur confort personnel que l’épanouissement de leur enfant unique. A l’inverse, on ne peut qu’apprécier la tante Lili qui soutient inconditionnellement sa nièce dans sa passion et qui met tout en œuvre pour l’aider à développer son talent. Son rôle d’intermédiaire entre la jeune patineuse et ses parents sera donc de nouveau déterminant dans la poursuite du rêve de Vanessa. Si les parents m’ont énervée, Lili apporte un certain éclaircissement quant à leur comportement, un début d’explication qui ne les rend pas sympathiques, mais qui permet de nous montrer un peu moins durs avec eux.

Alors que je ne suis pas fan du monde du sport et que le patinage ne m’intéresse pas outre mesure, Cécile Soler a de nouveau réussi à m’immerger en quelques lignes dans son récit ! Cela s’explique bien sûr par l’attachement que j’éprouve envers Vanessa, mais aussi par la fluidité de la plume de l’auteure dont le phrasé et le rythme ont ce quelque chose de naturel qui vous fait presque oublier que vous êtes en train de lire. En d’autres termes, j’ai dévoré en une soirée Un défi pour Vanessa désirant ardemment savoir comment la jeune fille allait s’en sortir lors du challenge du Médoc.

Ce challenge rythme, en effet, ce tome d’autant que c’est la première fois que Vanessa participera à une compétition nationale. Le lecteur la suivra donc dans ses derniers préparatifs avant le grand jour. Et entre le stress, les entraînements, une chorégraphe acariâtre, les coups bas, le soutien à une copine qui découvre ses premiers émois amoureux, l’acquisition d’une tenue qui ne se fera pas sans douleur… Vanessa aura besoin de toute sa persévérance et son acharnement pour relever le défi !

Enfin, comme pour les deux précédents tomes, l’auteure a veillé à rendre son roman accessible à tous, même aux néophytes en matière de patinage artistique, avec la présence d’un lexique en fin d’ouvrage. Alors plus d’excuses pour ne pas vous jeter sur cette histoire et avoir ainsi le privilège de constater, tome après tome, les progrès de Vanessa sur la glace. Cette jeune héroïne est tellement attachante que je vous assure que c’est un réel plaisir de la voir progresser et vivre à 100% sa passion malgré les obstacles qui se dressent sur sa route. Comme si elle faisait partie de notre cercle familial ou amical, on se met à savourer ses victoires et à fonder de grands espoirs sur cette jeune patineuse qui nous illumine autant par sa pugnacité que sa gentillesse.

En conclusion, si vous avez aimé les deux premiers tomes d’Arcadia, celui-ci devrait vous plaire. Il contient en effet tout ce qui fait le charme de cette série qui vous plonge dans le sport de haut niveau : une jeune héroïne attachante dont la persévérance et la capacité de travail forcent l’admiration même des adultes, des relations amicales que l’on prend plaisir à voir se développer, de la rivalité, des rebondissements…

A noter que si vous avez apprécié ce tome et que vous désirez lire la suite, le tome 4 est déjà sorti.

Site de l’auteurePage FB de l’auteure

Et vous, envie de craquer pour Un défi pour Vanessa ?

L’auberge entre les mondes, Jean-Luc Marcastel

couv59090078

J’ai tout de suite été attirée par la très jolie couverture de L’auberge entre les mondes publié par Flammarion jeunesse. Mais c’est le thème du Challenge mystère de janvier qui m’a poussée à sortir ce roman jeunesse de ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent ; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l’ombre ; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui… Alors que les mondes s’affrontent, Nathan est le seul à pouvoir réconcilier les hommes et apaiser les conflits.

  • Broché: 253 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Flammarion jeunesse (6 mai 2017)
  • Prix : 12€
  • Autre format : ebook

AVIS

Nathan et son meilleur ami Félix se rendent pour un travail dans l’auberge auvergnate tenue par l’un des intervenants de leur école hôtelière à Toulouse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur arrivée ne se sera pas vraiment de tout repos ni leur séjour d’ailleurs…

Après quelques pages où Nathan, mais pas vraiment le lecteur, doute de la nature magique des événements vécus en début de séjour, il finit par découvrir un univers dont il ne se serait jamais douter de l’existence. Peuplée de créatures étranges et franchement originales, l’auberge recèle, en effet, bien des secrets dont certains sont directement liés au passé de Nathan. Alors qu’il était venu parfaire ses connaissances du monde de l’hôtellerie, ce sont des connaissances et des compétences d’une tout autre nature qui vont s’ouvrir à lui.

J’ai beaucoup aimé l’univers développé par l’auteur et son idée d’un lieu neutre, l’auberge, où peuvent se rencontrer des peuples provenant de différents mondes. Il accorde ainsi une place particulière à la gastronomie qui, d’une certaine manière, permet de pacifier les relations parfois tendues entre deux mondes. Cette place de choix réservée à la nourriture devrait plaire à tous les gourmands qui découvriront d’ailleurs en fin d’ouvrage trois recettes des deux cuistots aux multiples tentacules qui sont derrière les fourneaux de l’auberge. Vous verrez qu’avec ces deux frères, les leçons de cuisine prennent une autre saveur !

Si j’ai aimé l’univers et la plume de l’auteur, c’est bien le sens de l’amitié si présent dans ce roman que j’ai préféré. La relation unissant Nathan et son meilleur ami Félix est en effet très belle. Orphelins et amis depuis leur tendre enfance, ils sont très proches et prêts à tout pour se protéger mutuellement. Les révélations faites en cours de roman sur Félix ne changent rien à cette très belle amitié alors qu’elles auraient pu en pervertir la nature. Un autre personnage prend une certaine place dans l’intrigue, Mademoiselle Fan, une jeune femme à l’apparence revêche qui semble pourtant cacher un bon cœur et quelques secrets. Je n’ai pas réussi à m’attacher à cette dernière même si j’ai apprécié de voir sa carapace se fendre au cours de l’aventure… Encore un peu distante, nul doute qu’elle devrait nouer des liens plus forts avec les deux jeunes hommes dans le deuxième tome que je lirai d’ailleurs avec plaisir.

Porté par une jolie plume aussi haletante qu’immersive, le livre se lit très vite d’autant que l’auteur ne perd pas de temps en détails inutiles. Il explique assez succinctement, mais clairement le rôle essentiel de l’auberge et de l’aubergiste pour maintenir la paix entre les multiples mondes qui coexistent. Il offre, en outre, à ses lecteurs de belles scènes où l’action se fait haletante et le danger omniprésent. Nathan et ses amis devront ainsi faire face des situations périlleuses que seuls leur complicité, leur courage et leur persévérance permettront de surmonter.

En conclusion, après une mise en bouche de quelques pages introduisant un certain mystère, l’auteur passe directement au plat principal avec des scènes où se mêlent suspense, magie et action avant de terminer par un dessert qui vous donnera envie de lire la suite des aventures de Nathan et Félix, deux jeunes hommes fort attachants. Une lecture rapide et rythmée qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes, surtout à ceux qui aiment les histoires se déroulant dans un univers culinaire original.

Et vous, envie de feuilleter ou d’acheter L’auberge entre les mondes de Jean-Luc Marcastel ?