Edgar & Ellen : Pauvres bêtes !, Charles Ogden

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C’est d’un petit roman jeunesse fort sympathique dont j’aimerais vous parler aujourd’hui : Edgar & Ellen : Pauvres Bêtes ! de Charles Odgen, aux éditions Pocket Jeunesse.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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  • Broché: 138 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 ans
  • Édition : Pocket Jeunesse (25 janvier 2007)

AVIS

Croisé dans les rayons d’un magasin Gibert, j’ai tout de suite craqué pour la couverture de ce livre et son ambiance qui n’est pas sans rappeler la Famille Addams. Cerise sur le gâteau, le roman est en relié et contient quelques chouettes illustrations dont la noirceur symbolise parfaitement celle de la vie de nos deux jeunes protagonistes. Parce que je suis sympa et que je sais que certain(e)s d’entre vous sont friand(e)s de photos (non, Saiwhisper, je ne pense pas du tout à toi), en voici quelques-unes :

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Dans ce premier tome, nous découvrons les jumeaux Edgar et Ellen, cette dernière étant l’aînée même si née seulement quelques minutes avant son frère. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour elle, ça veut dire beaucoup… Ces enfants, que n’envierait aucun parent, à moins de s’appeler Morticia et Gomez on s’entend, sont plutôt du style à aimer fomenter des mauvais coups biens mauvais et à ériger l’art de la bagarre en sport de haut niveau. Il faut d’ailleurs leur reconnaître une certaine originalité voire un certain talent pour avoir des idées complètement tordues destinées à enlaidir leurs journées et à tromper leur ennui.

Difficile face à ces deux petits monstres, plus habitués à porter un pyjama de bagnard qu’une tenue Disney, de condamner leurs parents qui ont préféré prendre la poudre d’escampette ou, officiellement, partir en vacances à durée indéterminée. Privés de leurs parents, Ellen et Edgar vont alors devoir se débrouiller comme ils le peuvent pour récolter de l’argent et ainsi avoir les fonds nécessaires pour gâcher la journée de chacun.

C’est dans ce contexte, et après avoir visionné une vidéo, que leur est venue une brillante idée : kidnapper les animaux de compagnie des habitants de leur charmante petite ville, et les transformer en animaux exotiques avant de les vendre à des prix exorbitants. Vous la voyez venir l’idée foireuse à des kilomètres à la ronde ? Moi oui, vous aussi, mais eux, pas vraiment… Certains du machiavélisme de leur plan, ils seront quelque peu surpris quand rien ne se passera comme prévu. Eh oui, croyez-le ou non, personne n’est prêt à mettre le prix pour les créatures très particulières et surtout très laides dont les jumeaux veulent faire commerce…

Vous aurez compris que l’histoire est complètement farfelue et qu’il est difficile de ne pas sourire devant les bêtises de ces deux garnements à l’imagination débordante. En tant qu’adulte, on comprend très vite les limites de leur plan, mais les enfants devraient, quant à eux, surtout savourer leurs péripéties.

Si les jumeaux sont plus que turbulents et plutôt malfaisants, ils n’en demeurent pas moins étrangement attachants. On en viendrait presque à leur souhaiter bonne chance dans leur tentative saugrenue de gagner de l’argent pour pouvoir enquiquiner tout le monde. Et puis, j’avoue avoir craqué devant leur esprit des plus poétiques comme l’en atteste l’une de leurs créations :

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Pour les parents qui auraient peur de donner un mauvais exemple à leurs enfants, je vous rassure, l’auteur a veillé à donner une petite leçon aux jumeaux et une morale à son histoire. Je dis une morale, mais je pourrais plutôt dire deux morales : l’une étant que, suivant le précepte de « tel est pris qui croyait prendre », les mauvaises actions finissent toujours par être découvertes et sanctionnées, et l’autre, que l’on a souvent sous les yeux ce que l’on cherche.

Mention spéciale à l’animal de compagnie des enfants complètement bizarre (peut-être pas autant que La chose de la Famille Addams ceci dit) qui devrait vous réserver une surprise. Pour ma part, c’est le genre de personnage étrange auquel je m’attache quasiment d’emblée et tant pis, s’il ressemble plus à une serpillière qu’à un animal prêt à vous faire des papouilles.

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En conclusion, j’ai beaucoup aimé découvrir Edgar & Ellen, deux jumeaux diaboliques dont on suit les péripéties le sourire aux lèvres. Facile à lire et parfait pour un moment de détente sans prise de tête, ce roman devrait plaire autant aux enfants qu’à leurs parents. Pour ma part, c’est avec un plaisir certain que je lirai les autres tomes de la série.

Et ça, c’est cadeau :

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Madisonville 2 : Marie, Nicolas Combe

Madisonville 2

Je remercie Nicolas Combe de m’avoir fait parvenir Madisonville 2 : Marie. S’agissant d’un tome 2, je vous invite éventuellement à lire ma chronique du tome 1 avant de poursuivre la lecture de cet article…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’année suit son cours et notre groupe d’amis poursuit les joies de la scolarité, tous sauf Barbara qui prend à cœur, peut-être trop, sa nouvelle occupation. C’est alors qu’Élise a la merveilleuse idée de venir en aide à sa nouvelle amie.
On ne sait jamais ce que peut réserver un lieu encore inexploré, et encore moins jusqu’où peut aller une découverte et les conséquences qui en découlent.
Que se passe-t-il quand une ruche s’attaque aux vies d’adolescents normaux?
Venez à Madisonville le découvrir.

  • Pages : 128
  • Prix : 8.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

C’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée dans le tome 2 de la série Madisonville.

Dès les premières pages, l’auteur a réussi à me surprendre : là où je m’attendais à retrouver Barbara à la tête d’une nouvelle aventure empreinte de surnaturel, nous suivons Elise, Joy et son petit ami Jeffrey, ainsi que Jack. J’avoue avoir eu une pointe de déception à l’idée de ne pas suivre les aventures de Barbara, déception qui s’est vite envolée à l’idée de retrouver Élise, un personnage que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tome.

D’ailleurs, dans cette aventure, elle reste fidèle à elle-même, à savoir pleine d’entrain, d’énergie et d’optimisme… Un optimisme qui s’envolera quelque peu quand la jeune fille sera confrontée aux conséquences de son impulsivité et de sa trop bonne volonté à aider Barbara. Fatiguée, celle-ci acceptera en effet qu’Élise aille à sa place au Manoir, sans se douter une seule seconde des ennuis dans lesquels va se plonger son amie un peu fofolle. Mais suivant l’adage « plus on est de fous, plus on rit », Élise va réussir à impliquer ses amis dans une aventure à vous faire dresser les cheveux sur la tête, surtout si vous êtes du genre à redouter les créatures effrayantes et en décomposition.

J’ai été complètement surprise par le parti pris de l’auteur de mettre un peu de côté les entités fantomatiques du premier tome pour se concentrer sur des êtres surnaturels d’une nature complètement différente. Je ne vous en dirai pas plus, mais j’ai apprécié cette démarche d’autant que Marie, à la tête du groupe de créatures, se révèle très très intrigante. J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur elle, sur son obsession pour un certain personnage aux dents longues et sur ses véritables objectifs. Marie est donc le genre de personnage qui introduit une certaine tension et du suspense. A cet égard, j’ai adoré la fin qui laisse plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Cela crée de la frustration certes, mais ça donne aussi terriblement envie de lire la suite de la série.

Nous restons dans un livre jeunesse, cela reste donc soft dans l’horreur, même s’il y a une montée en puissance à ce niveau par rapport au premier tome. A côté des créatures rencontrées dans ce tome, le Baron et sa femme, un couple de fantômes, font d’ailleurs office d’enfants de chœur ! J’aurais adoré qu’ils soient plus présents dans l’intrigue, mais il est vrai que le Baron n’a pas eu besoin d’apparaître très longtemps pour faire forte impression aux lecteurs. Fantôme ou pas, quand le Baron monte à l’assaut, ça valse dans tous les sens. On sent que ce personnage n’a pas encore délivré tous ses secrets, et qu’il est peut-être bien plus puissant qu’il n’y paraît. L’auteur a su complètement éveiller ma curiosité sur ce fantôme dont j’aimerais beaucoup découvrir de manière plus détaillée le passé et l’étendue de ses capacités.

Quant aux autres personnages, Joy continue de jouer la râleuse de service qui aime taper sur les nerfs de chacun, à commencer par son petit ami dont on hésite à dire s’il est brave de la supporter ou juste stupide de s’infliger un tel calvaire. J’avoue exagérer peut-être un peu dans la mesure où derrière toutes ses bravades et provocations, Joy fait preuve d’une bravoure et d’un attachement à Jeffrey dont on ne se serait pas forcément douté. Alors sans aller jusqu’à l’apprécier, je dirais que derrière une personnalité des plus exaspérantes, se cache peut-être une jeune fille avec un cœur. Jeffrey, quant à lui, s’est montré aussi courageux que stupide dans sa manière d’affronter le danger. De là à dire qu’avec Joy, ils forment finalement un beau couple, il n’y a qu’un pas que je vous laisse le soin de franchir ou non. Si Élise est la fofolle et « gentille fille » du groupe, Jack est un peu son pendant masculin du moins dans le côté simplet sous-entendu par les termes « gentille fille ». Pas vraiment intelligent ni désagréable comme Joy peut l’être, il ne marque tout simplement pas vraiment les esprits.

Comme pour le premier tome, la plume de Nicolas Combe est accessible ce qui rend la lecture du livre très rapide d’autant que sa mise en page est plutôt aérée. Malheureusement, on y retrouve de nouveau un certain nombre de coquilles qui ne pourront que gêner les lecteurs attentifs à l’orthographe. Une certaine « vulgarité » est aussi à noter, mais pour ma part, elle ne me choque pas d’autant qu’elle me semble assez représentative du vocabulaire de certains adolescents. Certains mots peu élégants sont peut-être en trop, mais il me suffit de prendre les transports en commun pour entendre bien pire…

En conclusion, avec Marie, Nicolas Combe surprend le lecteur en se focalisant non pas sur Barbara, mais sur les autres membres de son groupe d’amis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a su leur réserver une aventure à la hauteur de la précédente ! De l’action à gogo, la découverte de créatures cauchemardesques, du suspense, de la tension… Voilà quelques-uns des ingrédients de cette aventure haute en couleur, et au rythme endiablé. Je terminerai cette chronique par un « vivement la suite ! ».

Page FB de l’auteurSite de l’auteur

Vous pouvez acheter ou feuilleter quelques pages de Madisonville sur Bookelis

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La nouvelle vie de Vanessa, Cécile Soler


Je remercie Cécile Soler de m’avoir envoyé le tome 2 de la série Arcadia : La nouvelle vie de Vanessa via le site Simplement. Ayant apprécié le premier tome, Le rêve de Vanessa, j’étais plus que ravie de me plonger dans sa suite.

PRÉSENTATION

Le grand moment est arrivé pour Vanessa. Elle rentre à Arcadia, une académie où s’entraînent des sportifs qui comme elle, rêvent de devenir des champions. La jeune patineuse peut enfin se consacrer à sa passion, mais quelques surprises l’attendent dans cet internat très particulier.

Face à un entraîneur autoritaire et des rivales sans scrupules, Vanessa saura-t-elle s’adapter à sa nouvelle vie et continuer de glisser vers son rêve?

  • Broché: 178 pages
  • Editeur : CreateSpace Independent Publishing Platform (31 juillet 2015)
  • Prix : 7.99€
  • Autre format : ebook

AVIS

L’histoire et les personnages…

C’est avec un plaisir certain que j’ai retrouvé Vanessa, une jeune fille de 11 ans passionnée par le patinage artistique malgré des parents peu enclins à soutenir leur fille unique dans sa dévorante passion. Dans ce tome 2, nous suivons la première semaine de Vanessa à Arcadia, école privée sportive dont elle a réussi le concours, et qu’elle était impatiente de découvrir. Mais entre un entraîneur peu commode et des camarades patineuses à l’esprit de compétition exacerbé, la fillette va découvrir que la vie à Arcadia n’est pas un fleuve tranquille…

Vanessa reste, dans cette aventure, fidèle à elle-même à savoir pleine d’entrain et de bonne volonté malgré les difficultés qui se présentent à elle. L’accumulation de coups durs impacte évidemment son moral, mais elle finit par reprendre le dessus, bien décidée à poursuivre son rêve coûte que coûte. Cette jeune fille est l’un des personnages les plus volontaires et travailleurs que j’ai pu rencontrer dans la littérature. Je n’ai donc jamais douté de sa capacité à s’intégrer à sa nouvelle vie même si certaines pestes font tout pour la décourager. J’ai d’ailleurs eu du mal à comprendre que des personnes si jeunes puissent déjà être aussi déterminées et prêtes à tous les coups bas pour atteindre leur objectif. J’espère sincèrement que les sportifs de haut niveau n’ont pas eu à vivre ce genre de situations dans la vraie vie même si mon petit doigt (ou plutôt un échange avec l’auteure) me laisse entendre que les mésaventures de Vanessa, issues de l’imagination de Cécile Soler, sont un pâle reflet de la réalité…

Mais je vous rassure, tout n’est pas noir à Arcadia puisque Vanessa appréciera sa nouvelle indépendance, une cafétéria au top et bien sûr, les nouvelles amitiés qu’elle s’est forgée. En effet, future sportive de haut niveau ou non, cette dernière reste une jeune fille comme les autres qui accorde une grande place à l’amitié. Et de ce côté, Cécile Soler s’est montrée généreuse notamment en la personne de Jade, une autre patineuse, qui se révèle, tout au long du roman, une amie précieuse pour notre héroïne. C’est d’ailleurs un personnage que j’ai beaucoup apprécié et que je prendrai grand plaisir à suivre dans sa vie à Arcadia et, pourquoi pas, dans sa future carrière de patineuse artistique. De la même manière, nous apprenons en fin de roman à découvrir le passé d’un autre personnage de l’histoire qui m’a complètement attendrie. J’espère de tout mon cœur que l’auteure lui accordera une place plus importante dans la suite de la série.

Quant aux parents de Vanessa, ils sont, pour mon plus grand plaisir, très peu présents dans le roman. Ils restent fidèles à eux-mêmes c’est-à-dire obnubilés par leur propre personne et peu prompts à se rappeler qu’ils ont une fille, qui plus est une très chouette fille… Je ne suis donc pas impatiente de les revoir ayant du mal à ne pas vouloir leur arracher les yeux à chacune de leur apparition.

Vanessa, une jeune héroïne inspirante et attachante qui plaira aux petits et aux grands… 

Je n’ai plus 11 ans, mais en suivant les aventures de Vanessa et ses interactions avec ses amies, je n’ai pu m’empêcher de revivre certains moments de mon enfance : les amitiés qui se créent, celles dont on craint la perte du fait de la distance, la jalousie, les pestes qui vous enquiquinent, l’apprentissage de l’autonomie… Les enfants devraient donc être enchantés de lire l’histoire d’une héroïne qui, malgré une nouvelle vie plutôt particulière, leur ressemble. D’une certaine manière, Vanessa est un peu un modèle ; du moins, plus jeune, je pense que son exemple m’aurait inspirée et peut-être insufflé la petite pointe d’audace qui m’a souvent fait défaut pour me lancer dans certains projets. D’ailleurs, même adulte, je trouve cette fillette et sa détermination à toute épreuve plutôt inspirante.

La plume de l’auteure est fluide et agréable tout en demeurant très accessible. Le livre plaira donc autant aux enfants qu’aux parents d’autant que les différents thèmes abordés feront d’excellents sujets de discussions familiales. Pour ma part, je l’ai dévoré en une soirée désirant ardemment suivre la première semaine de Vanessa dans sa nouvelle école. Il faut dire que lorsqu’on commence le livre, il est difficile de ne pas vouloir lire l’histoire d’une traite afin de s’assurer que la fillette s’adapte parfaitement à sa nouvelle vie malgré les obstacles. C’est d’ailleurs la force de l’auteure, rendre son héroïne tellement attachante que l’on souhaite son bonheur comme si elle faisait partie de notre famille !

Enfin, à noter la présence en fin d’ouvrage d’un petit lexique comme dans le premier tome. Ce petit bonus reste toujours appréciable, les termes employés dans le patinage artistique n’étant pas forcément connus par le commun des mortels.

Pour conclure, entre apprentissage de l’autonomie, découverte d’une nouvelle vie avec ses aspects positifs comme plus difficiles, développement de nouvelles amitiés, réalisation des sacrifices imposés par une carrière de sportive de haut niveau et entraînements éreintants, la rentrée de Vanessa ne sera pas de tout repos. Pris par le tourbillon des événements, le lecteur ne pourra, quant à lui, qu’être happé par l’histoire et n’avoir qu’une idée en tête une fois la dernière page tournée : retrouver Vanessa dans un troisième tome.

Site de l’auteurePour acheter le livre ou le feuilleterPage FB de l’auteure

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Madisonville : Le manoir des fondateurs, Nicolas Combe

Je remercie Nicolas Combe de m’avoir envoyé le premier tome de Madisonville via le site Simplement.

RÉSUMÉ

Après des années sans laisser de nouvelles, Barbara, une mordue du monde du surnaturel, retourne dans la ville de son enfance, y retrouver son ancienne amie répondant au doux nom de Joy, et dans le même temps faire de nouvelles connaissances.
Mais des retrouvailles s’avèrent toujours compliquées, surtout quand de nouvelles têtes ne semblent pas t’apprécier et que les fantômes viennent mettre leur nez dans tout ça.

Que se passe-t-il quand le paranormal s’impose dans les vies d’adolescents normaux ?
Venez à Madisonville le découvrir.

  • Date de publication : 26/08/2017
  • Nombre de pages : 84
  • Prix : 8.50€
  • Autre format : ebook

AVIS

Une couverture attrayante qui vous plonge dans l’ambiance…

Je dois avouer avoir été tout de suite attirée par la couverture aussi belle qu’énigmatique. Il ne m’a donc fallu qu’un petit instant pour lire le résumé et avoir immédiatement envie de découvrir le manoir des fondateurs de Madisonville aux côtés de Barbara et de Joy. Il faut dire que son état de délabrement visible sur la couverture laisse présager un endroit lugubre probablement hanté par des entités plus ou moins sympathiques. Bref, vous aurez compris que je trouve la couverture parfaite pour vous donner envie de vous plonger dans le livre à condition, bien sûr, d’aimer les histoires de maisons hantées.

L’histoire…

Barbara, elle, aime ça ! L’adolescente va d’ailleurs, dès son retour dans la ville de son enfance, embarquer son ancienne meilleure amie Joy, dans une expédition au sein de cet intrigant manoir. Passionnée par les fantômes et le surnaturel, ses plus folles attentes en la matière vont être comblées et au-delà de ses espérances. Joy, quant à elle, ne partage pas du tout le goût pour le surnaturel de cette ancienne meilleure amie qu’elle considère, et cela n’a rien d’amical, comme « tarée ». Elle préfèrera d’ailleurs, dans un premier temps, nier ce qu’elle a vu dans le célèbre manoir Madison…

Gênée par le retour de Barbara, Joy n’aura pourtant pas forcément d’autre choix que d’accepter sa présence dans son groupe d’amis. C’est donc accompagnée de ses nouveaux camarades que Barbara va se lancer dans une  deuxième visite du manoir. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette visite ne laissera personne indifférent, humains et êtres surnaturels compris. Au-delà de son amour du surnaturel, si Barbara s’est lancée dans une nouvelle visite du manoir malgré les avertissements reçus la première fois, c’est aussi pour prouver à tous, et surtout à une geek particulièrement désagréable, que oui, les fantômes existent !

Les personnages…

J’ai apprécié Barbara, peut-être parce que c’est elle que l’on découvre en premier, et son envie de vivre sa passion du surnaturel malgré le jugement d’autrui. Elle a, en outre, ce côté excentrique qui m’a donné envie d’apprendre à la connaître. Son retour dans la ville de son enfance après de nombreuses années et ses tentatives pour s’intégrer la rendent également sympathique. Si vous avez déjà déménagé, je pense que vous ne pourrez que compatir à sa situation ! A l’inverse, difficile de ne pas vous prendre d’inimitié pour une geekette qui ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de Barbara dans la bande, et qui le lui fait bien comprendre. Heureusement, l’expédition dans le manoir et les événements sur place vont arrondir les angles entre les deux jeunes filles laissant espérer, peut-être, une amitié dans le tome suivant.

Je ne vais pas vous parler de tous les personnages, mais d’Élise que j’ai trouvé fort sympathique. C’est un peu la gentille fille du groupe dont l’enthousiasme pour tout et n’importe quoi est tourné en dérision par ses camarades. Ceux-ci la considèrent d’ailleurs comme folle quand je la trouve rafraîchissante parmi une bande d’adolescents passablement blasés par la vie. Avec Barbara, c’est une jeune fille que j’aurais plaisir à retrouver dans de nouvelles aventures.

De l’amitié oui, mais du surnaturel aussi…

Au-delà de l’amitié qui est un élément important dans le récit, Madisonville c’est aussi une histoire mettant à l’honneur le surnaturel à travers la présence de deux fantômes hantant le manoir Madison. La rencontre avec ce couple fantomatique va impressionner les adolescents qui ne sont définitivement pas les bienvenus. Pour la défense des fantômes, si on ne peut même pas vivre sa mort en paix, où va-t-on ! Alors fantômes très méchants ou entités surnaturelles ne demandant qu’à être tranquilles ? Je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-mêmes. Je peux néanmoins vous dire que la rencontre avec le Baron Samedi m’a un peu fait penser à la nouvelle d’Oscar Wilde : Le fantôme de Canterville.

Les amoureux de SOS Fantômes devraient, quant à eux, être comblés par les références à la franchise que ce soit à travers l’équipement de Barbara ou des allusions plus directes. Ayant dévoré les films et le dessin animé durant mon enfance, c’est un point que j’ai apprécié.

Une histoire et une plume accessibles

La plume de l’auteur se révèle très accessible, le registre du livre oscillant entre langage courant et familier. Le contenu est donc accessible aux enfants même si je pense que la familiarité des personnages risque de gêner certains parents. Si vous êtes sensible à ce point, je vous conseillerais de feuilleter le livre avant de le confier à vos enfants.

L’histoire est courte et la mise en page très aérée ce qui en rend la lecture très rapide et plutôt aisée. Après une journée difficile ou stressante, ce petit roman devrait donc vous offrir une pause détente agréable. Il semble également particulièrement bien adapté pour une petite lecture d’Halloween ou pour un moment où vous avez envie d’une histoire avec des fantômes, mais sans trop de frissons.

Enfin, si j’ai passé un très bon moment de lecture, j’ai néanmoins regretté la présence de coquilles…

En conclusion, j’ai lu avec plaisir Le manoir des fondateurs et suis impatiente de découvrir la suite des aventures du petit groupe d’amis découvert dans ce premier tome. Si vous êtes en quête d’une histoire qui se lit très rapidement et très facilement avec une bonne dose d’amitié et de surnaturel, ce livre devrait vous plaire.

Page FBSite de l’auteur

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Le Royaume de Messidor (tome 1) : Derrière le livre, Eunice D.M

Je remercie Eunice D.M. et les éditions Rebelle qui m’ont fait parvenir Le Royaume de Messidor via le site Simplement.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un voyage en Écosse qui tourne au cauchemar. Un étrange livre. Un majestueux aigle noir. Et deux adolescents à la vie tout à fait normale. D’un côté, Thomas qui vit en France et, de l’autre, Anaël qui réside au royaume de Messidor. Leur rencontre était improbable, mais le destin en a décidé autrement !

  • Broché: 236 pages
  • Éditeur : Rebelle
  • Prix : 15€

AVIS

J’aime beaucoup la couverture de Karen M. ainsi que les quelques illustrations de Loïc Pain qui sont présentes dans le roman. Je ne savais pas qu’il y en aurait, mais cette bonne surprise fut un peu la cerise sur le gâteau d’une lecture déjà fort agréable.

L’histoire et les personnages…

En effet, malgré quelques petits points qui m’ont un peu moins convaincue, j’ai passé un excellent moment de lecture auprès de protagonistes attachants et, pour certains, originaux. Nous découvrons ainsi Thomas, un adolescent français élevé par sa mère adoptive, en plein départ pour l’Écosse afin de passer ses vacances de Pâques chez un oncle dont il n’avait jusqu’alors jamais entendu parler. Le vol en avion ne se passera néanmoins pas comme prévu puisqu’il s’écrasera avant que le jeune homme ne soit téléporté dans un autre monde, où un étrange personnage lui demandera son aide pour guider et soutenir un jeune homme du nom d’Anaël. Ce sera le début d’une aventure où se mêleront amitié, action et créatures fantastiques.

J’ai d’emblée été surprise par la direction prise par l’auteure concernant Thomas. Celui-ci apparaîtra dans ce nouveau monde sous une forme plutôt originale. J’ai beaucoup aimé cet élément de surprise même si finalement, ça contraint notre héros à souvent survoler l’action plutôt qu’à la vivre à 100%. Il faut dire qu’il se montre d’abord un peu réticent à l’idée de se retrouver mêlé à une quête dont il ne connaît ni les tenants ni les aboutissants d’autant que la personne sur laquelle il est censé veiller n’est pas d’un abord très facile. Mais il fera quand même de son mieux pour l’aider, n’hésitant pas à se jeter dans le feu de l’action quand cela s’avèrera nécessaire. Il deviendra également une sorte de guide pour Anaël ce qui peut sembler assez paradoxal si l’on considère que les deux jeunes hommes ont le même âge… Mais c’est peut-être ce point commun qui va permettre à Thomas de briser progressivement la carapace d’Anaël.

Cet adolescent, destiné à une carrière de forgeron qu’il refuse rêvant plutôt de chevalerie, est plutôt solitaire, bougon et peu amical. Il faudra donc beaucoup de patience et de taquineries pour que Thomas arrive à créer des liens avec celui-ci. Leur amitié et leur complicité se développent néanmoins au gré des rencontres plus ou moins sympathiques et des péripéties souvent dangereuses. Si je n’ai pas eu d’affinités avec Anaël au début de l’histoire étant dérangée par son côté bourru assez étrange pour un garçon de son âge, j’ai finalement appris à l’apprécier et à constater avec satisfaction l’évolution progressive et réaliste de son caractère. Il n’arrête pas ses bouderies du jour au lendemain, mais il se reprend plus rapidement grâce à Thomas qui joue, comme il le dit lui-même, un peu le rôle d’objecteur de conscience. L’amitié entre les deux adolescents sera également bénéfique à Thomas qui, au fil des échanges avec son ami et des aventures, gagne en maturité. Cela le poussera même à s’interroger sur son propre comportement dans le passé.

En plus de Thomas, Anaël va rencontrer d’autres personnes comme une jeune fille, Shania, qui ne le laissera pas indifférent. Peu coutumier de l’autre sexe, il se montrera d’ailleurs assez attendrissant dans sa manière de l’aborder. Quant à cette jeune fille, le moins que l’on puisse dire c’est qu‘elle n’a pas froid aux yeux et semble déterminée à prendre son indépendance face à un beau-père dangereux. Son histoire familiale possède une part de mystère que l’auteure a effleurée, mais dont on sent tout le potentiel narratif. J’espère d’ailleurs en apprendre plus sur la jeune fille dans les tomes suivants. J’ai, dans tous les cas, aimé découvrir une héroïne forte qui n’accepte pas docilement son destin et apprend à se battre pour mener la vie qu’elle souhaite. J’aurais toutefois préféré qu’elle ait un plus grand rôle dans les scènes de combat…

D’autres personnages suivront les amis dans leurs aventures, et notamment un elfe sans lequel les jeunes gens auraient eu du mal à mener leur quête. Mais ce sont deux personnages secondaires qui ont eu ma préférence : un lutin farceur qui s’est pris d’amour pour Shania et d’inimité pour son « concurrent » Anaël, et une épée magique qui a de la répartie. Oui, je me prends très régulièrement d’affection pour des objets animés, et cette épée n’a pas échappé à la règle. Mais je vous rassure, elle ne fait pas que parler et montrera tout son savoir-faire guerrier le moment venu. Un allié de choix et de choc, je peux vous l’assurer !

Une plume agréable qui vous plonge avec délectation dans l’ambiance du livre

Au-delà des protagonistes j’ai beaucoup aimé l’ambiance du roman et toutes les créatures qui peuplent l’histoire, certaines connues et d’autres, beaucoup moins. Autre point positif, du moins pour moi, c’est cette impression de retrouver quelques éléments d’une série que j’adorais : La Caverne de la Rose d’or. Sont ainsi au rendez-vous la magie, des créatures variées, des objets magiques, des animaux qui parlent, des combats, une quête et bien sûr, l’héroïne qui se déguise en garçon et sait se battre à l’épée… Je vous rassure, le livre n’est pas une adaptation de la série que l’auteure n’a d’ailleurs jamais vue.

Autres points forts du livre, les différents mystères entourant les personnages et le rythme soutenu du roman qui rendent sa lecture prenante et palpitante. L’attention des lecteurs, jeunes et moins jeunes, est ainsi captée de la première à la dernière ligne. Il faut dire que tout s’enchaîne assez rapidement ce qui vous conduit à lire le roman d’une traite ou presque. L’auteure veille également à ménager des moments plus calmes entre deux scènes d’action permettant ainsi aux lecteurs de souffler un peu, et aux personnages de partager des moments de convivialité et de consolider leur récente amitié. A noter également la présence de notes de bas de page pour expliquer succinctement des termes peu usités ou décrire des créatures que l’on ne connaît pas forcément. Cela permet de ne pas interrompre sa lecture à la vue d’un mot inconnu ce qui est fort appréciable.

Quant à la plume d’Eunice D.M., je l’ai trouvée assez travaillée pour satisfaire mon amour des belles phrases et des belles tournures tout en étant assez simple pour rester accessible à de jeunes lecteurs. En plus d’être fluide, elle est en outre assez immersive pour nous permettre de nous représenter parfaitement les différentes scènes du roman, et notamment les batailles qui prennent presque vie devant nos yeux.

Enfin, si j’ai beaucoup aimé l’histoire, ce n’est pas un coup de cœur, car j’ai parfois regretté des développements trop simples caractéristiques des romans jeunesse, des petites incohérences ou encore des propos qui m’ont parfois semblé manquer de naturel. Mais ce sont là des broutilles par rapport au plaisir que j’ai pris à parcourir ce premier tome du Royaume de Messidor qui nous laisse avec pas mal de questions. Thomas, ses amis et ennemis sont encore loin de nous avoir livré tous leurs secrets !

Pour conclure, Le Royaume de Messidor devrait plaire à tous les lecteurs, petits ou grands, qui ont envie de découvrir une histoire faisant la part belle à l’amitié et à l’aventure. Mais Le Royaume de Messidor c’est aussi de belles batailles, des créatures peu amicales, un complot, de la magie, du mystère… Alors qui est prêt à rejoindre Thomas et Anaël dans une aventure qui ne laisse pas de place à l’ennui ?

Envie d’acheter Le Royaume de Messidor ?

Wonderpark, Tome 1 : Libertad, Fabrice Colin

Je lis de plus en plus de romans jeunesse et ai jeté mon dévolu sur Wonderpark, série de Fabrice Colin publiée aux éditions Nathan.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Quand un parc d’attractions ouvre sur des mondes magiques bien réels…

À l’école, Jenn et son frère, Mervin, ont fait la connaissance d’une fille au nom étrange : Orage. Son père est le concepteur de WonderPark, un parc d’attractions mystérieux et désaffecté. Quand leur nouvelle amie leur propose de visiter l’endroit, Jenn et Mervin sont ravis. Mais à peine sont-ils entrés dans le parc que Zoey, leur petite sœur, disparaît. Les enfants découvrent alors que WonderPark est le portail de mondes magiques et pourtant bien réels. Sans hésiter, Jenn, Mervin et Orage s’engouffrent dans Libertad, le monde des pirates, où la traîtrise est un art et le courage une nécessité.

 

  • Broché: 128 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (2 juin 2016)
  • Prix : 9.95€
  • Autre format : ebook
  • Illustrateur : Antoine Brivet

AVIS

Je dois reconnaître que c’est avant tout le travail d’illustrateur d’Antoine Brivet qui m’a conduite à m’intéresser au roman. J’ai en effet été tout de suite attirée par la couverture tout comme par les illustrations qui parsèment le livre. C’est un atout indéniable pour s’immerger complètement et rapidement dans le récit de Fabrice Colin. Le duo écrivain/illustrateur fonctionne donc à merveille.

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Wonderpark, parc d’attractions des plus mystérieux, n’a jamais ouvert ses portes au public. Il n’en faut pas beaucoup plus pour attiser la curiosité des enfants Lidell, Jenn et Mervin. Alors qu’y entrer semblait impossible, le frère et la sœur vont se lier d’amitié avec Orage, nièce du gardien du parc. Grâce à cette dernière, le rêve de visiter Wonderpark devient réalité ! Mais l’aventure tourne au cauchemar quand Zoey, la petite sœur de Jenn et Mervin se fait kidnapper par une hideuse créature. Contraints de partir à sa recherche, les enfants Lidell vont découvrir que Wonderpark n’est pas un parc comme les autres et qu’il va leur falloir traverser différents univers et épreuves avant de retrouver leur sœur.

Je me suis tout de suite attachée à Jenn et Mervin qui m’ont quelque peu rappelé ma relation avec mon frère. Très proches et toujours prompts à faire les quatre cents coups en duo, ce genre d’aventure aurait pu être nôtre dans un monde imaginaire. J’ai donc aimé voir leur complicité et la manière dont ils veillent l’un sur l’autre. Ce fut également un plaisir de les voir évoluer durant cette aventure. A cet égard, j’ai particulièrement apprécié de découvrir que Mervin se révèle bien plus courageux que ce que son caractère ne laissait présager.

Quant à Orage, c’est un peu la meneuse du groupe qui guide ses amis et n’hésite pas à venir en aide. Jeune fille courageuse, on la sent également plus mature que ses camarades ce qui s’explique probablement par la disparition de ses parents. D’ailleurs, la recherche de Zoey lui offre également l’opportunité de partir à la recherche de son père, un inventeur de génie à la base de la création de Wonderpark et du passage entre les différents univers qui composent le parc.

Durant l’aventure, notre groupe d’amis va rencontrer des pirates avec lesquels ils vont s’associer. Mais vous verrez que les apparences sont parfois trompeuses et que ces pirates ne sont peut-être pas aussi méchants qu’ils aimeraient le faire croire. Je peux d’ailleurs vous dire que je me suis attachée à ces derniers et que j’aimerais beaucoup les revoir.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome riche en amitié et en actions même si on reste dans un roman jeunesse avec ses limites : tout va très vite. Le caractère de chacun est peu développé, l’action s’enchaîne à une vitesse folle sans être très développée… Mais en gardant en tête le public auquel s’adresse ce livre, on passe un très bon moment aux côtés de Jenn, Mervin et Orage. Et puis, le rythme effréné imposé par Fabrice Colin et soutenu par le travail d’illustration d’Antoine Brivet rend la lecture passionnante et immersive. Difficile de lever les yeux de l’ouvrage une fois la première phrase lue et ceci quel que soit l’âge.

Enfin, j’ai été agréablement surprise par le style de Fabrice Colin dont je possède quelques romans dans ma PAL, mais que je n’ai pas encore eu le loisir de lire. Bien qu’ici nous soyons dans un roman jeunesse, la plume de l’auteur n’en demeure pas moins très plaisante à découvrir et est, aurais-je envie d’ajouter, plutôt travaillée. J’ai ainsi dû chercher un mot dans le dictionnaire ce qui n’est pas si courant. Je vous rassure, le vocable reste très accessible pour des enfants, mais le fait que Fabrice Colin ne s’adresse pas à ces derniers comme à des imbéciles ne pouvant que comprendre des mots et constructions grammaticales basiques m’a plu. Cela rend, en outre, la lecture agréable pour les adolescents et adultes qui seraient tentés de se lancer dans l’aventure Wonderpark.

En conclusion, ce premier tome se lit à une vitesse folle que l’on soit enfant ou non, grâce, entre autres, à la faculté de l’auteur de nous immerger complètement dans un monde fait de magie, de mystère, de suspense… Wonderpark est une petite lecture très agréable et parfaite pour vivre une aventure pleine de dangers, mais aussi d’amitié.

Je suis, pour ma part, heureuse d’avoir le deuxième tome dans ma PAL, ayant hâte de retrouver notre trio.

 

 

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Comme des bêtes : livre d’histoires (édition de luxe)

C’est d’un petit album tiré d’un film d’animation dont je souhaite vous parler aujourd’hui : Comme des bêtes.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Voici Max et ses amis. Vous allez enfin savoir ce que font vos animaux de compagnie quand vous n’êtes pas chez vous. Comment Max, chien chouchouté et névrosé, va- t-il réagir lorsque son propriétaire va ramener un nouveau frère à la maison ?

AVIS

J’avais déjà acheté le roman du film Comme des bêtes l’ayant découvert par hasard en faisant des courses de dernière minute à Auchan (oui parce que sinon, je suis pro drive ! ). Si je vous raconte cette anecdote, c’est que, selon le fameux adage « jamais deux sans trois », j’ai découvert l’album du film exactement de la même manière.

Il existe deux versions, celle de luxe que j’ai achetée ou une version classique, la seule différence provenant de la qualité et de l’esthétique de l’album. Mais à quatre euros pour la version luxe, je n’ai pas hésité très longtemps….

L’album est de bonne facture et les illustrations parfaitement fidèles au film d’animation que je n’ai vu qu’assez récemment. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait craquer étant complètement séduite par son univers esthétique. Si c’est également votre cas, je pense que ces quelques photos devraient vous plaire et, peut-être, vous donner envie de vous procurer l’ouvrage :

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Dans cet album, on fait la connaissance de Max qui nous présente sa vie à New-York auprès de sa maîtresse adorée et de ses différents amis qu’il nous décrit chacun à leur tour. Ces différents personnages ont tous une personnalité qui prête à sourire et qui ne peut que susciter un certain attachement chez les amoureux des animaux.

Malheureusement, le voyage à New-York prend fin bien trop vite puisque l’histoire se termine là où elle prend vraiment son envol dans le film : l’arrivée d’un élément perturbateur en la personne de Duke. Vous n’aurez donc pas le loisir de suivre les aventures de Max et de ses amis, le scénario du film étant très loin d’être intégralement retranscrit dans ce petit ouvrage.

Et c’est très frustrant pour les personnes qui ont vu le film ! Quant aux autres, cette histoire avortée est mignonne, mais il lui manque une pointe d’aventure pour la rendre vraiment intéressante. Je pense néanmoins que le public visé par l’album, vraisemblablement les enfants, devrait savourer ces quelques pages voire les lire et les relire.

Petit plus, en fin d’ouvrage, chacun des personnages se présente en quelques mots et vous aurez même la chance de connaître leurs pensées secrètes :

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En conclusion, cet album est sympathique pour se remémorer l’ambiance esthétique de Comme des bêtes et retrouver ses différents personnages hauts en couleur. Il reste néanmoins à réserver aux enfants ou aux fans qui ont envie de prolonger le plaisir en se plongeant dans les belles illustrations. Pour une retranscription plus fidèle du film, je vous conseillerais plutôt de vous diriger vers le roman qui me semble plus complet.