Lebenstunnel, Tome 1 : Allégeance, Oxanna Hope

J’ai lu Lebenstunnel publié aux éditions Rebelle dans le cadre du Prix des auteurs inconnus.

Prix des auteurs o

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ?
200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut remettre en question le fonctionnement même du monde dans lequel elle vit.

AVIS

J’ai beaucoup aimé Lebenstunnel, mais ce ne fut pas le coup de cœur que j’espérais. Il faut dire que vu les avis dithyrambiques que j’en ai lu, mon niveau d’attente était très élevé… Or, il y a un élément qui ne m’a pas permis d’être totalement transportée par cette histoire pourtant haletante et immersive : la romance. A l’image de la plupart de celles que l’on retrouve dans les livres Young Adult, elle m’a semblé bien trop clichée et rapide pour être crédible. Une jeune femme dont la vie est soudainement bouleversée tombe immédiatement, ou presque, sous le charme d’un jeune homme qui est pourtant supposé être son ennemi… Je concèderai néanmoins qu’en faisant garder une certaine réserve à ces deux amoureux, l’auteure a su éviter les scènes trop fleur bleue.

Malgré la romance, j’ai adoré l’univers particulièrement bien soigné et complètement glaçant qu’a su créer l’autrice. Elle nous transporte ainsi dans Germania, cette ville construite à l’image d’Hitler qui a remporté la Seconde Guerre mondiale. Deux cents après sa victoire, la race aryenne est comme il l’a toujours rêvée : dominatrice, froide et guidée par d’abominables principes pouvant se résumer à la destruction de la différence. C’est dans ce contexte que Krista, aide-soignante dans une maternité, a été éduquée. Mais contrairement aux autres individus de son peuple, elle ne peut s’empêcher de faire preuve d’empathie notamment envers tous ces bébés qui passent entre ses mains et qui ne rentrent pas dans les cases…  Et c’est cette capacité à ressentir des émotions qui va, pour son plus grand désarroi, la conduire dans un monde dont elle n’aurait jamais soupçonné l’existence.

Un monde ayant pris vie sous terre afin de se protéger de la barbarie nazie, un monde composé d’un peuple censé être disparu, un monde qui n’accepte pas la présence de cette Aryenne aux cheveux blonds et aux yeux bleus si caractéristiques de sa race… Violentée, rejetée et considérée avec mépris, Krista va passer par différents stades d’émotions : peur, colère, sentiment de révolte et d’injustice, peine à l’idée de ne plus jamais retrouver sa vie d’avant, mais aussi, étonnement devant ce peuple qui a été capable de se cacher durant deux cents ans. À ce maelström d’émotions, se mêlent des sentiments plus ambivalents d’attirance et de répulsion, d’amour et de haine pour Élias, un jeune homme courageux qui ne la laisse pas indifférente.

Si l’histoire d’amour m’a bien souvent poussée à faire les gros yeux, j’ai néanmoins apprécié cette fille qui, petit à petit, se pose des questions sur sa vie d’avant, sur ce qu’elle pensait savoir, sur ce qui est juste ou non… Alors qu’elle aurait pu se morfondre ou, à l’inverse, se cacher derrière un masque d’impassibilité très aryen, elle prend le risque de se dévoiler, de poser des questions, d’essayer de comprendre ce peuple différent du sien qui ne lui fait pas de cadeaux. Ceci est d’autant plus remarquable qu’élevée dans les principes du nazisme, cela n’a rien de naturel pour Krista et dénote chez elle une grande force de caractère et un certain courage. Quant à Élias, il semble un peu plus ouvert que les autres membres de ce peuple qui vit caché. Il accepte ainsi de ne pas juger Krista sur sa seule appartenance à la race aryenne, mais plutôt sur ses actes. Une ouverture d’esprit qui facilitera le rapprochement entre les deux jeunes gens et qui les aidera tous les deux à évoluer jusqu’à les pousser à prendre, chacun de leur côté, une décision qui changera le cours de leur vie.

Au-delà des protagonistes, j’ai beaucoup apprécié de découvrir la manière dont est organisée la vie dans ce monde souterrain qui a su rester invisible aux yeux des nazis. On sent d’ailleurs un vrai sens du détail de la part de l’auteure qui a su nous offrir un monde sans fausses notes qui nous apparaît alors très crédible. Un réalisme qui ne peut que susciter admiration devant l’ingéniosité de ce peuple rescapé de l’horreur et effroi à l’idée de cette vie sans soleil, de cette vie cloîtrée dans un environnement hostile…

Même si Oxanna Hope a pris le temps de poser le décor, elle a réussi à rendre son récit très rythmé. Il se passe ainsi toujours quelque chose, et en général, quelque chose qui vous tient en haleine et qui vous enferme dans une bulle d’appréhension et d’angoisse. Je me suis donc souvent retrouvée dans cette situation paradoxale où j’avais très envie de lire la suite tout en y allant à reculons de peur qu’il n’arrive malheur aux personnages. Alors si vous aimez les récits menés tambour battant et enchaînant les rebondissements, vous allez être servis. À cet égard, la révélation finale et la fin en elle-même m’ont prise de court puisque je n’avais pas imaginé que les choses prendraient cette direction.

Quant à la plume de l’auteure, fluide et immersive, elle sert à merveille ce récit qui, derrière le couvert d’un monde imaginaire, nous permet de réfléchir à différents sujets durs et hélas bien réels : l’intolérance et ce rejet viscéral de la différence, la peur de l’autre, la manipulation et l’endoctrinement, l’obéissance aveugle à l’autorité, la haine qui s’insinue insidieusement en chacun poussant les victimes à agir comme leurs bourreaux…. Des thèmes qui, en étant abordés avec intelligence et sans lourdeur, donnent une tout autre dimension à ce roman.

En conclusion, Oxanna Hope, d’une plume acérée et immersive, a su créer un monde alternatif effrayant qui aurait pu, dans une certaine mesure, devenir le nôtre. À travers cette histoire imaginaire, elle soulève des thèmes difficiles qui sont toujours d’actualité et qui ne pourront que vous faire réfléchir. Trahison, tension, suspense, action, émotions, personnages forts et attachants… Voilà un cocktail explosif qui résume en quelques mots les raisons pour lesquelles je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur ce roman.

N’hésitez pas à lire les avis des autres membres du jury sur le site du Prix des auteurs inconnus.

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La véritable histoire de la petite sirène, Audrey Calviac

La véritable histoire de la petite sirène, Audrey Calviac

J’ai eu la chance de remporter cette petite lecture jeunesse lors d’un concours…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une terrible malédiction frappe le royaume des sirènes et des tritons : la dernière princesse naît humaine…
Quelle surprise générale !
Comment fera-t-elle pour survivre au fond des océans ?
Venez suivre les aventures de la petite Gaïa dans la véritable histoire de la petite sirène !

  • Illustrations : Sandra Garcia
  • Prix : 5€

TRAILER

AVIS

Les sirènes sont une créature fascinante que l’on retrouve finalement assez peu en littérature alors c’est avec plaisir que je me suis plongée dans ce petit conte nous narrant La véritable histoire de la petite sirène.

Nous découvrons ainsi le roi triton et sa femme, une sirène, et leurs cinq filles. Cette famille coulait des jours heureux jusqu’à ce que le frère aîné du roi découvre que son frère lui avait caché la naissance de ses filles. Vexé, il décide donc de lancer une terrible et cruelle malédiction condamnant la reine à avoir une sixième fille non pas sirène, mais humaine ! Devant cette situation inédite qui met en danger la vie de l’enfant, le couple royal finit par consentir à l’ultime sacrifice pour des parents aimants…

Je préfère ne pas trop entrer dans les détails pour ne pas vous gâcher la lecture de ce joli conte, mais je peux vous dire que l’histoire de cette petite sirène, née humaine, est aussi mignonne que touchante. J’ai pris un grand plaisir à suivre Gaïa dans sa vie qui n’a pas été celle à laquelle elle était destinée. J’ai été également touchée par l’amour qu’elle porte à ses proches et à son meilleur ami avec lequel elle aime faire les 400 coups.

Cette jeune fille intrépide connaîtra des moments de bonheur et d’insouciance, mais elle devra aussi faire face à un choix cornélien… tout comme ses parents avant elle. À travers ce conte, l’auteure aborde donc des thèmes comme la famille et les sacrifices, parfois inimaginables, auxquels on peut consentir par amour et pour le bien des siens. Une fois que vous aurez terminé ce petit récit, vous aurez d’ailleurs un bel exemple de ce qu’est le véritable amour d’une mère et d’un père pour son enfant. Au-delà de la famille, sont également abordés des thèmes universels comme la jalousie, l’amitié, l’amour…

Tout en délicatesse et en finesse, la plume d’Audrey Calviac est un véritable enchantement pour les amateurs des contes d’antan. Mais rassurez-vous, professeure des écoles, l’auteure possède ce petit quelque chose qui lui permet de concilier élégance et simplicité, et donc de conquérir aussi bien les petits que les grands lecteurs.

Cerise sur le gâteau, ce conte est agrémenté des jolies illustrations de Sandra Garcia qui viennent parfaire une expérience de lecture déjà immersive. Je ne connaissais pas cette illustratrice, mais j’aime beaucoup son coup de crayon, la douceur de ses dessins, son jeu sur les ombres et les dégradés de gris qui apportent un certain relief aux illustrations.

A noter également la typographie particulière qui rend ce petit ouvrage accessible aux lecteurs dyslexiques. Une démarche que je ne peux que saluer…

En conclusion, La véritable histoire de la petite sirène confirme le talent de conteuse d’Audrey Calviac. D’une jolie plume et avec un style qui n’est pas sans rappeler les contes d’antan, elle arrive à plonger petits et grands lecteurs dans son récit. Alors si vous aimez les sirènes et les histoires avec de jolis messages, ce livre est fait pour vous.

NB : A noter que la maison d’édition Editions Boz’Dodor fermant ses portes, tous les livres vendus sur le site sont en promotion (-30%). N’hésitez donc pas à vous laisser tenter de manière à vous faire plaisir tout en aidant la ME à fermer dans les conditions les moins difficiles possibles.

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Photo de la page FB de l’auteure

Site de l’auteurePage FB de l’auteure

Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes, Claude Ferradou

Les contes et légendes du Vercors

Je remercie Marivole éditions pour m’avoir permis de découvrir ce recueil de contes qui m’a enchantée du début à la fin.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Il n’existe à notre connaissance dans les bibliothèques, aucun recueil ancien publié de contes propres au terroir du Vercors, avant le travail remarquable de collectage publié par le Parc Naturel Régional en 1997, et réédité depuis.

« Ce pays fermé, haut dressé sur les plaines passagères, fait de gorges, de défilés, d’escarpements abrupts, de grottes, de forêts épaisses, de rivières encaissées bouillonnantes et vertes, de déserts criblés de trous, ce pays n’a donné naissance à aucune légende  » comme le regrettait Jean Noaro dans sa « Découverte du Vercors » (1979).

Et pourtant…  » Si l’on cédait à la tentation de parler du beau en ce pays, on ferait des volumes. » ainsi que l’a écrit Stendhal dans les « Mémoires d’un touriste ».

Que faire alors pour faire vivre dans notre mémoire collective et dans celle de nos enfants qui deviendra un jour la nôtre, cette grande nef de pierre et de nature foisonnante posée sous l’océan du ciel…?

Le dessein est audacieux : il faut, comme d’autres l’ont si bien fait avant nous, retrouver ou alors réinventer de toutes pièces ce répertoire si rare, à partir des sources orales ou écrites qui restent disponibles. Tel est le projet de Claude FERRADOU membre de la Société des écrivains dauphinois, à partir de souvenirs épars des veillées d’autrefois mais aussi de vieux grimoires notariés ou de notes oubliées d’un curé sur son registre mortuaire…

Il nous présente aujourd’hui quelques-uns de ces contes et nouvelles oubliés qui sont l’âme du pays du Vercors et des Quatre montagnes et de tous ceux qui l’ont habité.

  • Broché: 154 pages
  • Editeur : Marivole Editions (3 mai 2018)
  • Prix : 19€

AVIS

Le livre commence de manière intrigante avec le conte des quatre gargouilles (l’Ours, le Sanglier, le Chien et l’Homme), chacune désirant raconter ses contes à Petit Jean, graine de conteur. Mais le temps presse, les adultes pouvant être sourds à la magie des contes, il faut profiter de sa jeunesse pour lui narrer toutes ces belles histoires et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes. Le livre est donc découpé en quatre parties, un découpage original que j’ai beaucoup aimé d’autant que chaque gargouille, en fonction de ses caractéristiques, s’attarde sur un aspect différent des légendes…

Dans la pure tradition des contes oraux, l’auteur nous propose ici un livre avec des histoires que l’on s’imagine sans peine s’échanger lors de longues soirées d’hiver autour d’une cheminée pour se distraire ou pour divertir des visiteurs qui n’auraient pas la chance de connaître le Vercors. Pour ma part, je ne peux que reconnaître un certain manque de connaissances envers cet endroit, ses paysages, ses habitants et ses traditions dont on a ici un très joli aperçu. J’ai d’ailleurs régulièrement fait quelques recherches pour voir de mes propres yeux tous ces lieux que le recueil nous invite à visiter. Et puis, en grande amatrice de fromages, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller rechercher une petite description/photo du Sassenage qu’il va falloir d’ailleurs que je goûte. Au-delà des paysages et des villages que nous traversons au cours de cette lecture, quelques références sont également faites à l’histoire. Un petit détail que je n’avais pas anticipé et qui m’a bien plu même si l’histoire avec un grand H n’est pas ici le sujet du recueil.

Ce recueil nous invite plutôt à la détente, à la réflexion, au plaisir et au voyage à travers des contes empreints de solidarité, de sagesse populaire, d’amitié, de générosité, et plus rarement de pingrerie et de mesquinerie. C’est qu’il s’en passe des choses dans le Vercors ! Entre la présence d’une déesse déchue, du Diable si craint dans les campagnes, de créatures magiques, d’un sorcier à tête de chat et de tant d’autres choses, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer !

Et puis, ce recueil ne manquera pas de vous faire passer par de multiples émotions et réactions, j’ai ainsi :

  • souri en découvrant que mettre de l’eau dans son vin n’était pas qu’une expression et que décidément, la rencontre d’un ivrogne et d’un chien pouvait se conclure de manière aussi drôle qu’improbable,
  • été horrifiée devant la disparition étrange d’un poupon de son couffin ou l’apparition de deux pieds crochus que, je n’en doute pas, vous pourrez aisément associer à son propriétaire,
  • été attendrie devant un enfant rêveur et naïf qui, à défaut des preuves de sorcellerie qu’il recherchait tant, va découvrir quelque chose de bien plus beau, l’amitié,
  • été émue devant les retrouvailles d’amants séparés par les affres de la guerre et ceci, sous la bénédiction d’une mère disparue,
  • été marquée par la leçon de sagesse et de partage offerte par une mamie à ses deux petites filles auxquelles elle apprend que « le partage n’appauvrit pas, mais fait vivre et enrichi tout au contraire« …

Tous les contes du recueil m’ont donc fait réagir et ressentir des choses même si, comme dans un recueil de nouvelles, certains m’ont plus parlé et intéressé que d’autres…

Une fois les premières pages dévorées, se posera à vous une question : lire ces contes les uns à la suite des autres pour s’immerger dans ce Vercors des légendes et n’en sortir qu’une fois la dernière page tournée, ou savourer, jour après jour, un ou deux contes. Pour ma part, les histoires étant assez courtes et plutôt captivantes, il s’est avéré difficile, si ce n’est impossible, de ne pas finir le livre en deux soirées. Mais vous préférerez peut-être faire durer votre plaisir…

À vous de voir, mais ce que je peux vous dire, c’est que j’ai adoré cette impression de découvrir le Vercors de l’intérieur, pas en passant par son passé historique qui, j’en suis certaine, doit être passionnant, mais par toutes ces histoires qui forgent une région et qui lui donnent tout son charme et sa personnalité. D’ailleurs, l’auteur a parfois inséré du patois, un point que j’ai apprécié et qui confère une certaine authenticité au recueil. Quant aux illustrations en noir et blanc parsemées dans le livre, elles apportent un véritable plus et elles contribuent à ce sentiment d’immersion qui se renforce au fur et à mesure de notre lecture.

Enfin, nous sommes ici dans un recueil de contes, et cela se ressent dans la narration avec un vocabulaire recherché et parfois assez descriptif. Le style est donc plutôt soutenu, ce qui correspond parfaitement à l’image que je me fais des contes. En ce qui me concerne, cette manière de nous raconter les légendes et contes du Vercors m’a donc complètement séduite, mais j’imagine que ce point pourra gêner les amateurs de lectures plus contemporaines…

En conclusion, l’amoureuse des contes en moi a été plus que séduite par ce recueil de Claude Ferradou qui, en nous narrant les légendes et contes du Vercors et des quatre montagnes, nous invite à un voyage entre paysages et traditions. Alors si vous avez envie de découvrir le Vercors par la littérature, ce recueil est fait pour vous d’autant que l’auteur a su retranscrire à merveille le charme si particulier qui se dégage des contes. La qualité du travail éditorial (illustrations, prise en main agréable, textes aérés) rend, quant à elle, l’expérience de lecture des plus agréables.

Et vous, avez-vous envie de découvrir ce beau recueil de contes ?

La folie de la pastèque, Taghreed Najjar

Journal d’un ogre, Valeria Dávila and Mónica López

Je suis inscrite sur NetGalley, mais lisant peu en numérique, je n’ai encore jamais sollicité de titre. Adorant les contes et les créatures fantastiques, j’ai néanmoins sauté sur Journal d’un ogre publié aux éditions Crackboom ! et proposé en lecture libre. Je remercie donc le site et la maison d’édition pour ce sympathique moment de lecture et de détente.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Le monde des ogres est en péril et leurs secrets pourraient disparaître avec eux. Ce journal d’un ogre lève le voile sur bien des mystères de leur vie monstrueuse : les fameux combats de massue, les cours de d’éructations et de crachats. Il est même question de la rumeur voulant que les ogres portent le même pantalon toute leur vie… Une lecture qui changera ta perception des ogres pour toujours!

«Mon cher journal,
C’est la fin.
Les ogres ont disparu
Le monde ne va pas bien.»

Parsemée de références aux contes de fées classiques, la collection Cher Journal offre un accès privilégié aux aspirations secrètes de personnages mythiques et souvent pas si sympathiques. De courts textes rythmiques révèlent les rêveries privées et très drôles d’un ogre, d’un monstre, d’une sorcière et d’une fée.

  • Relié
  • Editeur : Crackboom (20 septembre 2018)
  • Âge : 3 ans et plus
  • Prix : 5.95€

AVIS

Avec cette chaleur étouffante et écrasante, vous prendrez bien une petite glace à la vermine ?

Comment ça, non ? J’en déduis que vous êtes humain ou que vous faites partie de ces nouveaux ogres qui n’ont d’ogre que le nom ! Un problème que notre protagoniste, un ogre, un vrai, est bien décidé à résoudre. Et pour cela, il a LA solution : ouvrir une école pour apprendre à devenir un ogre à l’image de ceux que l’on a l’habitude de rencontrer dans les contes de fées. Vous savez, ceux qui sont bien moches, puants, idiots, mangeurs d’enfants…

A la lecture de ce petit album, on peut dire que notre ogre a l’étoffe d’un visionnaire. Avec lui, toute une nouvelle génération d’ogres faisant honneur à l’espèce devrait voir le jour ! Devant son enthousiasme, le lecteur ne peut que prendre plaisir à découvrir ce projet qui semble tellement tenir à cœur à cet ogre pur souche qui ne rêve que de saleté et de puanteur.

Aimant beaucoup les ogres, j’ai tout de suite été attirée par ce petit ouvrage jeunesse proposé par une maison d’édition que je ne connaissais pas. Assez court et rapide à lire, cet album devrait plaire aux enfants qui pourront le lire et le relire à l’envi d’autant que la narration simple et enjouée rend la lecture très agréable et, surtout, très drôle.

La mécanique est, en outre, bien rodée : une page avec quelques lignes où notre ogre, scandalisé par le comportement actuel des membres de son espèce, explique ce qu’il apprendrait à ses étudiants et une illustration mettant en scène ses propos. Un duo texte/image qui donne tout son charme à cette histoire toute mignonne, ou pardonnez-moi, bien crado. N’oublions pas que nous parlons ici d’ogres et qu’il ne faudrait pas leur donner de mauvaises idées sous peine d’affronter le courroux de notre directeur d’école autoproclamé.

Les dessins de Laura Aguerrebehere sont colorés, vivants, simples tout en étant assez détaillés pour avoir l’impression de participer aux cours dispensés dans cette école ogresque. Des cours qui sont d’ailleurs empreints d’un certain humour. Sourires garantis donc, et ceci, quel que soit son âge !

En bref, conseillé à partir de 3 ans, nul doute que ce petit album devrait trouver une place de choix dans votre bibliothèque familiale.

Et vous, envie de découvrir Journal d’un ogre ?

Léo et Maya détectives, Tome 1 : Mystère au cinéma, Martin WIDMARK et Helena WILLIS

Léo et Maya, détectives - tome 01 : Mystère au cinéma

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Plongez dans un univers proche d’Agatha Christie junior avec Léo et Maya !
Qui enlève des chiens à Valleby, la ville de Léo et Maya ?
Les propriétaires sont au désespoir : on leur réclame une rançon de cinq cents euros en échange de leurs petites bêtes adorées. Le temps presse. Léo et Maya décident de mener l’enquête, qui les conduira dans les recoins les plus secrets du cinéma Bio-Rio…

Léo et Maya sont deux jeunes détectives qui vont être confrontés à une sombre affaire de disparition de chiens !

  • Poche: 96 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Pocket Jeunesse (2 juin 2016)
  • Prix : 4,95€

AVIS

Ma chronique sera exceptionnellement très courte puisque j’ai eu la bonne idée de vous donner mon ressenti sur cette lecture plusieurs semaines après sa lecture. Ne me reste donc en tête que les grandes lignes…

Des chiens kidnappés dans leur ville ? Il n’en faut pas plus à Léo et Maya pour leur donner envie de démasquer la personne responsable de cet ignoble forfait. Quant à moi, aimant beaucoup les animaux, les enquêtes et la littérature jeunesse, je ne pouvais qu’être séduite par cette petite histoire mettant en scène deux enfants plutôt précoces et attachants.

L’auteur rentre assez vite dans le vif du sujet ce qui nous permet de nous plonger rapidement dans ce récit dont le charme réside dans cette impression de suivre étroitement les enfants dans leur enquête menée d’ailleurs assez méthodiquement. Léo et Maya possèdent, en effet, un certain sens de l’observation et une acuité intellectuelle qui laissent peu de chance au méchant de l’histoire de leur échapper. D’ailleurs, le policier en charge officiellement de l’enquête n’hésite pas à les solliciter convaincu par le sens de déduction de ces deux enfants.

Fort prometteurs, Sherlock Holmes aurait-il trouvé, en Léo et Maya, sa relève ? Peut-être bien même si, à la différence du célèbre détective, ceux-ci sont plutôt aimables et développent une vraie empathie pour les victimes poilus de ces terribles enlèvements.

En tant qu’adulte, j’ai assez vite compris qui était le coupable, mais cela ne m’a pas empêchée de prendre plaisir à voir Léo et Maya éliminer, petit à petit, et de manière fort logique, les suspects avant d’arriver enfin à piéger le kidnappeur demandeur de rançon. On est dans un roman jeunesse alors je n’avais pas trop de craintes quant à l’issue de l’histoire, mais en grande amoureuse des animaux, j’étais quand même impatiente que le duo d’enquêteurs en herbe retrouve les pauvres toutous kidnappés…

Le charme de cette petite enquête, menée d’une main de maître par deux enfants très spéciaux, réside également dans les illustrations qui viennent étayer l’action tout en nous permettant de nous représenter physiquement les suspects et certains lieux où se rendent Maya et Léo. Un apport visuel qui devrait plaire aux enfants et faciliter grandement leur immersion dans le récit. Cela leur donnera peut-être même envie, à leur tour, de jouer au détective.

En conclusion, Maya et Léo est un petit livre jeunesse fort sympathique qui devrait séduire les enfants appréciant les enquêtes. Le fait que le livre soit illustré facilitera également la lecture des plus jeunes.

Et vous, envie de découvrir Léo et Maya ? Retrouvez-les sur Lisez.com.

Challenge Chaud Cacao 2018

J’ai décidé de participer au Challenge Chaud Cacao imaginé par une Booktubeuse que je suis régulièrement, Patatras. Organisé autour de trois sessions avec chacune un thème différent, ce challenge se déroulera du 23 juin au 22 septembre 2018.

Seuls les romans de science-fiction, fantasy et fantastique seront comptabilisés dans le challenge. Chacune de vos lectures vous rapportera 10 points voire 50 points si vous lisez un roman finaliste du PLIB 2018.

Vous pouvez vous inscrire quand vous le souhaitez et les livres de SFFF lus depuis le 23 juin sont pris en compte ! Une rétroactivité qui est plutôt rare pour ce genre de challenge et que je trouve fort sympathique.

A noter qu’en plus du plaisir de lire et de partager de bons moments avec d’autres passionnés, ce challenge vous permettra éventuellement de gagner des livres, certaines maisons d’édition ayant accepté de suivre Patatras dans cette aventure.

Pour tous les détails, je vous invite à consulter sa vidéo et/ou à rejoindre le groupe FB du challenge afin de partager vos lecteurs avec les autres participants, et poser vos éventuelles questions.

Je n’ai pas fait de PAL précise, mais j’ai déjà en tête quelques romans. Je ne les lirai pas tous, mais j’espère arriver à en dévorer quelques-uns…

  • 1ère session (23 juin au 22 juillet) : lire des livres de moins de 300 pages. J’ai déjà lu Night World et La Tour de Cécile Duquenne.

Couverture Le Baron MiaouCouverture Lebenstunnel, tome 1 : Allégeance

Couverture Les Filles de l'Olympe, tome 1 : Les Larmes de CristalCouverture Nini Zombie, tome 1 : Celle qui n'existait plus

  • 2ème session (23 juillet au 22 août) :  lire des romans d’auteurs francophones.

Couverture Altérés, tome 1 : La proie du dragon

Couverture PentacleCouverture Le porteur de mort, tome 1 : L'apprenti

Couverture Les soeurs Carmines, tome 1 : Le complot des corbeauxCouverture de L'Honneur des ombres par Nicolas Cluzeau

  • 3ème session (23 août au 22 septembre) : lire des suites de série.

Couverture Nini Zombie, tome 2 : Les figurines d'éternitéCouverture Les Filles de l'Olympe, tome 2 : Le pouvoir des rêves

Couverture Mercy Thompson, tome 09 : L'étreinte des flammes

Et vous, avez-vous envie de participer à ce challenge ?