Frères d’enchantement, Siana

Frères d'enchantement - Siana

Je remercie Siana de m’avoir envoyé, en échange de mon avis, son roman Frères d’enchantement publié par Rroyzz éditions.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Je m’appelle Ensio. Milicien engagé et apprécié de notre belle cité, j’affiche l’air d’un héros, mais une partie de moi se meurt. J’ai tué mon ami d’enfance, et ainsi brisé le lien télépathique qui nous unissait. Un lien interdit, car dangereux. Maintenant, un vide obscur me dévore petit à petit, insidieusement. Je dois le combler avant de devenir fou.

Je m’appelle Ljuka. Ils m’ont oublié, ils n’auraient pas dû. Je me souviens parfaitement de leurs moqueries, de l’immonde fierté qui imprègne autant leurs actes que leurs paroles. Ils ne comprennent toujours pas, ou plutôt, ils ne veulent pas comprendre. Alors je vais les y forcer et leur prouver qu’ils ne sont pas parfaits ni tout puissants.

La révélation d’un héros sur le déclin.
Le parcours d’un homme devenu extrémiste.
De fraternité à rivalité…

Rroyzz (5 février 2019) – 348 pages – Broché – 17€ – Couverture : Jérémie Guneau

AVIS

Communiquer par la pensée avec son/sa meilleur(e) ami(e) ou un proche, n’en avez-vous jamais rêvé ? Bravant tous les interdits, Ensio et Ljuka ont fait plus qu’en rêver, ils ont réussi à créer ce lien télépathique qui leur permet de rester en contact même à distance. Une bénédiction pour ces deux enfants qui partagent alors une solide amitié, mais qu’en sera-t-il, une fois adultes, quand les incompréhensions et les rancœurs les auront séparés ?

Une question à laquelle Ensio va être confronté lorsque, dans le cadre de sa fonction de Milicien, il finira par commettre l’impensable : tuer son frère d’enchantement devenu incontrôlable ! Rassurez-vous, je ne spoile rien, c’est écrit dans le résumé et cela arrive dès les premières pages. L’autrice part de ce dramatique événement pour nous offrir une narration alternée et audacieuse qui joue entre présent et passé. Nous suivons ainsi, dans le présent, un Ensio déboussolé par son geste dont il n’avait pas anticipé les répercussions sur sa santé mentale : Ljuka mort et leur lien rompu, un vide s’empare de lui et le ronge de l’intérieur. En parallèle, nous remontons le fil du temps, pour suivre Ljuka dans ses études à la Grande académie où il ne se sentira pas à sa place. Quand l’on constate la déchéance du premier dont la vie va à vau-l’eau, on suit la descente aux enfers du deuxième qui, petit à petit, tombe dans l’extrémisme… C’est à se demander qui est finalement le plus fou des deux.

La narration à deux voix est ici efficace d’autant qu’elle donne l’occasion à Siana de nous offrir deux protagonistes complexes et tout en nuances. Pas de héros ni de grand méchant ici, mais deux amis séparés par la vie, les incompréhensions, les rivalités, les rancœurs, la jalousie et les non-dits, ce qui est pour deux amis pouvant communiquer par la pensée, assez ironique. La complexité des personnages est intéressante dans la mesure où elle pousse le lecteur à développer une certaine empathie pour ces derniers même quand il n’approuve pas leurs actes ni leur personnalité. À cet égard, j’ai trouvé le personnage d’Ensio particulièrement bien construit. D’abord tête à claques, imbu de sa personne, prétentieux et vantard, il s’humanise à mesure que sa vie tombe en lambeaux et qu’il sombre dans la folie. Cela se fait progressivement ce qui rend son évolution réaliste et touchante. Alors qu’en début de roman, je n’espérais rien de ce personnage, il apporte finalement une très jolie réflexion sur l’amitié, la rédemption, le poids de ses erreurs et la nécessité de les réparer. Contre toute attente, il a ainsi su me toucher voire m’émouvoir, et rien que pour ça, je tire mon chapeau à l’autrice !

Le personnage de Ljuka m’a aussi surprise, son évolution suivant le schéma inverse de celui d’Ensio et suscitant en moi des sentiments ambivalents : compréhension, peine, pitié puis agacement… En début de roman, il attire la sympathie par sa gentillesse, ses fêlures, ses difficultés à rentrer dans le moule, sa lutte quotidienne pour faire accepter ses différences et sa personnalité pleine de sensibilité. Incapable de s’exercer aux enchantements sur le vivant, il va se rapprocher d’un élève Mécaniste malgré la réprobation générale ; une personne de son rang n’ayant pas à s’acoquiner avec la plèbe. Son comportement et cette amitié nouvelle vont susciter moquerie et rejet de tous, même de la part des deux personnes qui comptaient le plus pour lui, son meilleur ami et cette fille qui lui plaisait tant. Se sentant incompris, trahi et ne supportant plus cette société dans laquelle les Maîtres s’approprient tous les pouvoirs, il va, petit à petit, laisser son jugement s’obscurcir…

Si ses idées d’égalité et son envie de protéger la population de la toute-puissance des Maîtres nous semblent justes, cela tourne à l’obsession. Sous couvert de justice, Ljuka finit par nous apparaître comme un fou prêt à tout pour prouver sa supériorité et la suprématie de ses idées. Un point qui le fait finalement de plus en plus ressembler aux Maîtres qu’il méprise, mais qui eux, ne font pas couler le sang pour assurer leur pouvoir… Même si ce n’est pas développé outre mesure, le système de classe se révèle d’ailleurs intéressant. On retrouve, comme sous l’Ancien Régime, une société divisée en classes avec une classe dominante qui impose ses desiderata aux « classes inférieures ».

J’ai adoré suivre le cheminement de cette amitié hors norme qui va se déliter jusqu’à se transformer en haine. On ne peut s’empêcher de se demander comment la situation a pu prendre une telle tournure entre deux personnes qui étaient pourtant unies par un lien télépathique. À moins que ce soit justement ce lien, en leur donnant l’illusion d’une parfaite compréhension, qui ne soit responsable d’un tel manque de communication et d’un tel gâchis… Amour et haine sont donc ici inextricablement liés, l’ami devenu ennemi ne semblant jamais l’être totalement.

En plus d’une narration dynamique ponctuée de nombreux dialogues rendant la lecture très fluide, l’autrice possède une très belle plume qu’elle met au service de ses protagonistes avec beaucoup de justesse. S’adaptant à leurs états d’âme et aux différents événements, le rythme est parfois rapide, d’autres fois un peu plus lent, mais toujours parfaitement cadencé. Les amateurs de belles plumes devraient donc être ravis de s’immerger dans cet univers enchanteur qui, même en absence de longues descriptions, se révèle très immersif. J’ai, en outre, apprécié la manière dont l’autrice a su introduire très naturellement quelques touches de steampunk, mais surtout de science-fiction. Cela apporte un plus indéniable à la narration qui prend une autre tournure, peut-être un peu plus introspective, mais jamais ennuyeuse.

Quant à la fin, c’est l’une des meilleures que j’aie pu lire ! Inattendue, belle et forte à la fois, elle permet aux lecteurs de terminer le roman sur des émotions fortes et la conviction que Siana a effectué un travail de fourmi, ne laissant rien au hasard dans la construction de son roman.

En conclusion, ni roman de fantasy classique avec sa cohorte de créatures, ni roman de science-fiction pur avec ses théories parfois complexes, Frères d’enchantement mélange habilement ces deux genres, quelques touches de steampunk en plus, pour nous offrir un univers passionnant et très bien construit. À travers deux amis unis par des liens encore plus profonds que ceux du sang et séparés par une rivalité tournant à la haine, l’autrice offre une belle réflexion sur l’amitié, la rédemption, le poids du passé, mais aussi sur la société et la manière dont des idées justes, déformées par la rancœur et l’aveuglement, peuvent conduire à des actes de pure folie.

Siana

Page FB de l’autrice

Retrouvez le roman sur le site de Rroyzz éditions ou sur Amazon.

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Lily 2.0 Tome I : Équinoxe de Printemps, Émilie Colline

Je remercie les éditions Caouanne de m’avoir envoyé, en échange de mon avis, le premier tome de la série Lily 2.0 d’Émilie Colline.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

LA SÉRIE

La saga Lily 2.0 « OPEN YOUR MIND » relate, en quatre tomes, les aventures de Lily Valentine Tournelle, une adolescente apparemment sans histoires, qui découvre, au fil d’une année marquée par les solstices et les équinoxes, l’incroyable potentiel psychique des êtres humains.

Clairvoyance, clairaudience, psychométrie, médiumnité…, autant d’expériences aussi inattendues que déconcertantes qui vont bousculer son quotidien et la pousser à reconsidérer sa conception jusqu’alors très rationnelle de l’univers.

LE TOME 1

Que faire quand on est soudainement confrontée à des rêves qui se suivent, des visions spontanées et de surprenantes concordances des songes avec la réalité ?
Primo : garder son calme et ne pas paniquer.
Deusio : mettre le tout par écrit afin de ne rien oublier et pouvoir analyser sereinement la situation.
Tertio : ouvrir son esprit et aligner ses énergies pour essayer de canaliser l’étourdissant éveil de ses capacités extrasensorielles.
Dans ce premier tome, Lily découvre son potentiel énergétique, les notions de chakras et de koshas et s’essaie à la méditation, aux rêves guidés et aux voyages astraux. Elle expérimente également certains aspects de la clairvoyance, de la psychométrie et de la protection psychique.

Caouanne (9 novembre 2018) – 188 pages – Broché (16€) –
Tome 1 d’une série de 4 tomes

AVIS

Lily est une collégienne de treize ans et demi ordinaire qui mène une vie des plus classiques. C’était, du moins, ce qu’elle pensait jusqu’à ce que, pour son plus grand étonnement, un nouveau monde s’ouvre à elle. Lily se découvre ainsi des capacités extrasensorielles et notamment celle de faire des rêves qui concordent étrangement avec la réalité… Elle sera fort heureusement soutenue dans la découverte de ce nouveau chemin de vie par sa mère, une acupunctrice adepte de yoga et très ouverte au monde de la spiritualité.

Comme le papa de Lily, un restaurateur d’œuvres d’art, je suis de nature très terre à terre,  et ne tends à croire que ce que la science a prouvé ou, du moins, ce qui me semble rationnel. Cela ne m’a pas empêchée de savourer ce roman qui offre une plongée captivante et immersive dans un monde qui m’est inconnu, celui de la parapsychologie, de la spiritualité, des rêves guidés et lucides (peut-être l’élément qui m’a le plus intriguée), de la psychométrie, de la sagesse indienne, de la lithothérapie, de la médiumnité, et de toutes ces capacités extrasensorielles qui ont ce quelque chose de fascinant…

Alors que je ne suis pas forcément le public cible, j’ai adoré la manière dont l’autrice évoque ces sujets. C’est fait avec enthousiasme, simplicité et sans aucun prosélytisme. Chaque lecteur est laissé libre d’interpréter l’histoire comme il le souhaite et d’en retirer les enseignements qu’il estime importants. Une manière de procéder qui m’a conquise d’autant que grâce aux explications claires, mais détaillées et précises, de la maman de Lily, j’ai appris plein de choses. Certaines m’ont paru un peu trop ésotériques pour moi, quand d’autres m’ont poussée à me poser des questions et/ou donné envie d’approfondir le sujet. Il se dégage également de ce roman, un petit côté développement personnel qui n’est pas pour me déplaire. Je vous rassure, rien de dogmatique, juste l’histoire d’une jeune fille qui, avec l’aide de sa mère, apprend à mieux se connaître, à développer et s’approprier ses propres capacités et dons.

La relation mère-fille est d’ailleurs l’une des pierres angulaires de ce roman. On ressent à la perfection la complicité qui unit Lily à ses parents, et plus particulièrement à sa mère, une femme très ouverte d’esprit et très calée sur la spiritualité et le potentiel psychique des individus. Sa mère sera un véritable guide pour Lily la rassurant et l’invitant avec tact et douceur à explorer ses propres capacités et à accueillir sans crainte, mais avec une certaine précaution, ses rêves qui semblent faire écho à des événements et à des personnes qui ont réellement existé.

Soutenue par sa mère, Lily va donc faire ses premiers pas dans ce monde qui lui était inconnu et dont elle partage les découvertes dans un carnet. Et c’est là le gros point fort du livre, son format atypique oscillant entre roman, journal intime et bullet journal. Loin d’être linéaire, le livre est ainsi agrémenté de dessins, de suggestions de musiques à écouter, d’indications sur l’humeur du jour, d’une recette de cookies, d’un DIY, d’un plan en couleurs du quartier de Lily, de bonus tels que les expressions favorites de la mère de Lily…

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Cette mise en page ludique et pleine de peps rend la lecture agréable et facilite l’immersion dans la vie de Lily. Comme dans un journal intime, la jeune fille se confie à nous, partage ses découvertes, ses doutes notamment sur la nature de ses rêves, ses craintes, sa passion pour la nourriture, mais aussi tous les petits moments qui font le quotidien d’une adolescente : les cours et les devoirs, les copines, les relations garçons-filles, les sorties entre amis, les disputes et les réconciliations… Les jeunes lecteurs devraient donc facilement s’identifier à Lily, et suivre avec intérêt, si ce n’est avec passion, son incursion dans le monde spirituel et parapsychologique.

Lily est une jeune fille attachante qui, en plus de conquérir le cœur des plus jeunes, devrait ravir celui des adultes. Émilie Colline a, en effet, réussi le parfait équilibre entre une héroïne réaliste, Lily restant une adolescente comme les autres, et une héroïne assez mature pour plaire à un lectorat plus âgé. De la même manière, j’ai apprécié la plume dynamique de l’autrice qui, tout en restant simple et accessible, se révèle riche et variée. On sent un véritable travail de recherche pour offrir précision et justesse quant au vocable employé.

Au-delà des différents thèmes abordés, qui sont plutôt originaux pour un roman jeunesse, l’autrice nous offre également une fabuleuse et captivante histoire dans l’histoire. Nous partons ainsi, grâce aux rêves de Lily, dans le passé, sur les traces de pirates ! Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, mais j’ai adoré cet aspect du roman qui n’est d’ailleurs pas dénué d’un certain suspense… C’est que comme Lily et sa mère, vous serez pressés de connaître le fin mot de cette aventure des mers !

En conclusion, Émilie Colline nous offre ici un roman jeunesse atypique autant au niveau du fond que de la forme. D’une plume vive et dynamique, elle met à la portée des lecteurs, jeunes et moins jeunes, un monde riche empli de spiritualité, de capacités extrasensorielles et de toutes ces possibilités que l’être humain n’a pas encore fini d’explorer. En choisissant de narrer les aventures de Lily, une adolescente ordinaire aux capacités extraordinaires, sous forme de carnet/journal intime, l’autrice établit une véritable complicité entre son héroïne et les lecteurs qui n’ont alors plus qu’une envie, connaître la suite !

Découvrez le roman sur le site des éditions Caouanne.

Miss Annie, Flore Balthazar – Frank Le Gall

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Curieuse et malicieuse, Miss Annie est prête à braver tous les interdits pour découvrir le vaste monde autour de la maison familiale. Elle nous raconte son quotidien de chat, en brocardant avec tendresse les travers de ses humains de maîtres.

Franck Le Gall et Flore Balthazar livrent là un album plein de fraîcheur et de drôlerie, nourrie à n’en pas douter d’une solide observation du chat de la maison !

Dupuis (18 juin 2010) – 80 pages – Album cartonné – 14,50€

AVIS

Un chat sur la couverture, il n’en a pas fallu bien plus pour me donner envie de lire cet album d’autant qu’il convenait parfaitement au thème de février du Challenge Lire en thème : lire un livre avec un prénom dans le titre.

Découpé en six parties, cet album nous permet de faire la connaissance d’une chatonne de presque cinq mois, Miss Annie. Voir la vie de sa famille humaine à travers ses yeux est un pur régal, notre minette ayant une manière bien à elle d’interpréter les actions des deux pattes de son foyer.  Avec elle, par exemple, le métier d’écrivain perd quelque peu de son glamour…

Comme vous l’aurez compris, le livre est bourré d’humour et m’a souvent fait sourire. Il faut dire que Miss Annie, en plus d’être impertinente, n’est pas économe en bêtises. Quel plaisir de la voir partir en chasse de ce terrible ennemi qui trône dans un vase, préparer la séance de tricot de sa maîtresse en déroulant sa bobine de laine ou encore, favoriser l’inspiration de son maître en redécorant son bureau… Petite par la taille, Miss Annie, ne l’est pas par sa « présence » ! Si vous avez la chance et le bonheur d’avoir un chat, je suis certaine que certaines de ces facéties devraient vous rappeler quelques souvenirs que je n’aurai peut-être pas l’audace de qualifier de bons. Même ma fana attitude envers les poilus a ses limites.

Cet emploi du temps chargé n’empêche pas notre chipie de se lier d’amitié avec une souris à laquelle elle donne même un nom ! Une amitié étrange au regard de la relation de proie/ chasseur entre ces deux espèces, mais que voulez-vous, Miss Annie n’est pas comme les autres… Pour ma part, j’ai trouvé très attachante cette petite souris qui rêve de trouver l’âme sœur et de construire sa propre famille. Venant de l’extérieur et connaissant tous ses dangers, elle se révèle également une amie attentionnée puisqu’elle fait tout son possible pour dissuader son amie féline de sortir. Mais Miss Annie rêve de liberté et d’aventures et les mises en garde de son amie ne suffiront pas à la faire renoncer à son envie de mettre le museau dehors. Il en faut bien plus pour l’effrayer !

Elle sera heureusement prise en affection par Zénon, un vieux matou, et Mademoiselle Rostropovna, une chatte au port princier, qui lui apprendront, à son corps défendant, les règles de la rue. Commencera alors pour Miss Annie une nouvelle vie faite de doux moments de repos à la maison et d’aventures périlleuses à l’extérieur. De sorties nocturnes sur les toits en balades dans un jardin peu avenant en passant par la rencontre avec une bande de matous hostiles, Miss Annie profitera avec enthousiasme de sa liberté.

Ces sorties lui apporteront beaucoup de plaisir, notre minette adorant se dégourdir les pattes, découvrir ce monde du dehors qui regorge de nouveautés, et partager des moments avec ses deux amis. Mais Miss Annie sera aussi confrontée à la réalité de la rue : les dangereuses voitures, bien que Zénon rappelle que ces engins ne sont dangereux que lorsqu’ils abritent un humain derrière le volant, les chiens et leurs maîtres qui n’aiment pas forcément les chats, les bagarres de territoire parfois sanglantes… L’auteur n’épargne donc pas notre minette qui devra faire face à un drame, mais qui le surmontera avec tout l’aplomb dont savent faire preuve les chats.

Au-delà de l’amitié, il est aussi question d’amour dans ce livre, notre belle minette ne laissant pas les matous du quartier indifférents. Mais rassurez-vous, ces maîtres veilleront à ce qu’elle soit stérilisée, ce qui ne l’empêchera pas de trouver un matou avec lequel partager ses balades. Ayant fait partie d’une association venant en aide aux chats des rues, j’ai été particulièrement sensible à ce point, la stérilisation étant un enjeu majeur dans la protection animale.

Quant aux graphismes, j’aurais peut-être apprécié un peu plus de rondeur, mais ils n’en demeurent pas moins plaisants à découvrir d’autant qu’ils collent parfaitement à l’intrigue. J’ai également apprécié la sobriété de la palette de couleurs et le travail effectué sur le mouvement qui renforce le sentiment de suivre Miss Annie dans ses pérégrinations.

En conclusion, amitié, aventures, humour, action, rien ne manque à cet album que je conseille à tous les amoureux des chats. Ce fut un véritable plaisir de suivre Miss Annie dans sa tumultueuse et mouvementée vie au cours de laquelle elle vivra de belles et périlleuses aventures et rencontrera des personnages plus ou moins sympathiques.

Retrouvez l’album chez votre libraire ou en ligne

 

 

La Geste des Braves: La Guerre des Rois, Fox Miliveles

Je remercie Fox Miliveles de m’avoir fait parvenir, en service presse, son roman La Geste des Braves : La Guerre des Rois.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Après cinq ans de famine, de malheur et de guerre, le royaume d’Enselant est plongé dans le chaos. À bout de forces, son peuple se raccroche à une ancienne prophétie qui annonce la chute du roi Sicard et le retour à la lumière. Bientôt vont s’affronter les armées du souverain et celles d’un jeune chevalier qui a pris la tête de la révolte. Brave et fier, il incarne un espoir de renouveau, dont la force emporte comme une vague l’ancienne dynastie.
Mais tout juste arrivé au pouvoir, le jeune Lodève comprend que la partie n’est pas encore jouée, car à chaque nouveau pas sa couronne vacille, tandis que les envieux décomptent les jours jusqu’à sa chute. Les cinq braves qui l’entourent sauront-il l’aider à défendre son règne et à imposer sa lignée ?
Plongez dans l’ombre du pouvoir et découvrez le grand dessein qui bouleversera à jamais l’histoire des Cinq Royaumes.

Bookelis (29 juin 2018) – 286 pages – Broché (11,90€)

AVIS

Avant de commencer, je tiens à souligner la beauté de cette couverture signée Tiphs qui est encore plus belle en réalité que sur la photo ! J’ai aussi beaucoup apprécié le format du roman qui rend la prise en main du roman très agréable et confortable.

Le résumé du livre proposé par l’autrice est très fidèle à l’histoire, mais allez savoir pourquoi, j’avais imaginé un tout autre récit… Or la dernière phrase, « plongez dans l’ombre du pouvoir », est très juste, Fox Miliveles nous narrant l’arrivée au pouvoir, et surtout sa lutte pour le conserver, du jeune Lodève. Si je ne suis en général pas une grande fan des romans abordant ce thème, je n’ai ici pas vu défiler les pages. Il faut dire que l’autrice arrive à captiver son lectorat dès les premières pages avec un passage très visuel.

Le reste du roman est beaucoup plus calme au niveau de l’action pure, mais ne tombe jamais pour autant dans le rasoir, bien au contraire. Les enjeux se déplacent juste du terrain à la cour où une bataille politique âpre et pleine de tensions s’engage. Tout juste couronné, Lodève se rend très vite compte qu’il ne pourra pas se reposer sur ses lauriers pour conserver son trône et instaurer sa propre dynastie, des dissensions et autres menaces ne cessant d’émerger, et de menacer le nouvel ordre établi.

Dans son accession au pouvoir et dans sa nouvelle vie de souverain, Lodève est entouré de différents personnages, mais très vite, deux d’entre eux se distinguent vraiment pour des raisons bien différentes. Cela ne signifie pas que les autres ne servent à rien, mais plutôt que l’autrice les utilise pour insuffler une dynamique de groupe qui apporte un certain crédit et réalisme à son récit. Le fait de resserrer l’intrigue sur une poignée de personnages présente, en outre, un avantage non négligeable, faciliter la lecture. Il est ainsi aisé de se rappeler le rôle des personnages principaux et leurs traits de personnalité.

À cet égard, j’ai apprécié de découvrir des personnages souvent nuancés et plutôt complémentaires. Il y a ainsi les alliés de circonstance qui ne semblent pas toujours si amicaux que cela, un roi pris dans les arcanes du pouvoir et qui en vient à prendre des décisions d’une terrifiante froideur sans pour autant être un monstre, une reine qui ne se contente pas de jouer la potiche tout en reconnaissant les limites de son pouvoir et influence, l’ami-conseiller qui n’est pas aveugle face aux égarements de son souverain… Le roman étant relativement court, la personnalité de chacun n’est pas développée outre mesure, mais suffisamment pour poser chaque personnage sur le jeu de l’échiquier politique.

Au-delà d’un personnage dont j’ai adoré l’intelligence, la sagesse et la modération, c’est le traitement des personnages féminins qui a surtout éveillé mon intérêt. Il se dégage de cet ouvrage un certain féminisme, l’autrice ayant su réserver une place de choix à certaines femmes tout en le faisant de manière très réaliste. La reine Astia n’est pas dépeinte en super-héroïne, mais comme une femme intelligente qui ne se cantonne pas au rôle symbolique que sa lignée lui octroie. Bien au contraire, elle va essayer de s’impliquer dans les affaires du pays, et ne pas hésiter à changer de stratégie en comprenant que son influence ne se joue pas forcément sur le devant de la scène. J’ai adoré l’humanisme de cette femme et sa manière de se projeter avec intelligence dans le futur pour aider ses enfants à l’affronter. Je ne sais pas si ses rêves d’égalité deviendront un jour réalité au royaume d’Enselant, mais si tel est le cas, elle aura indubitablement participé à cette évolution sociétale. Un autre protagoniste féminin tire son épingle du jeu et a été un quasi-coup de cœur pour moi, mais difficile d’en parler sans vous gâcher le plaisir de la découverte… 

Le roman, en plus d’être très prenant, sonne également très vrai : ancré dans un univers imaginaire, il est tellement réaliste que le livre aurait pu, du moins pour ce premier tome, narrer les aventures d’un réel souverain et de sa lutte pour maintenir son pouvoir et son royaume à flot. On retrouve donc des thèmes ayant marqué notre propre histoire : la condition de la femme dans la noblesse et les mariages organisés, la quête d’une descendance royale, les jeux d’alliances, la guerre et le difficile maintien de la paix, la superstition et la religion… Le fait de nous dépeindre un univers imaginaire fortement inspiré de notre histoire facilite l’immersion dans le récit, et permet à l’auteure de faire l’impasse sur une avalanche de détails superflus. Elle a donc réussi à développer une histoire immersive sans pour autant la complexifier par de longues descriptions. Ce point devrait plaire aux lecteurs aimant les récits allant droit à l’essentiel.

Le livre est mené tambour battant, chaque événement ou plutôt, chaque intrigue de cour, chaque problème, chaque question quant au devenir du royaume, s’enchaînant les uns après les autres. Ne vous attendez donc pas à des batailles épiques à chaque page ou à des aventures trépidantes, mais plutôt à découvrir les coulisses de la vie de château d’un roi luttant pour conserver le trône, de sa famille, et de ses proches… Cela aurait pu être ennuyeux ou difficile à suivre, mais grâce à la plume percutante de l’autrice, la lecture est d’une grande fluidité. Avec un vocable précis et recherché, mais jamais pédant, une plume tout en finesse, des descriptions réalistes, mais concises, et de nombreux dialogues, elle vous plonge sans réserve dans son univers médiéval traditionnel sur lequel se lève un vent de renouveau… 

Petit bonus, une carte en fin d’ouvrage !

En conclusion, Fox Miliveles vous propose ici un roman entraînant qui vous plonge dans un univers médiéval très réaliste. Aux côtés des traditionnelles scènes de combat qui sont ici parfaitement orchestrées et maîtrisées, l’autrice vous offre également une plongée palpitante et sous tension dans les arcanes du pouvoir. Entre luttes sur le terrain et luttes dans les coulisses, laissez-vous séduire par cette épopée marquant l’avènement d’une nouvelle dynastie à moins que ce ne soit celle de sa chute…

Découvrez le roman sur Bookelis ou commandez-le chez votre libraire.

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Sous les apparences, Sullian Loussouarn

Sous les apparences (Graines d'écrivains) par [Loussouarn, Sullian]

Je remercie Babelio et IS éditions de m’avoir fait parvenir, dans le cadre d’une Masse critique Babelio, Sous les apparences de Sullian Loussouarn.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Jonathan, la quinzaine, fait sa rentrée à Ardenne, une petite ville dominée par quelques dynasties bourgeoises. Le garçon, du genre surdoué, le nez toujours plongé dans ses livres, n’a pas le caractère frivole des adolescents de son âge et a toujours été moqué et rejeté. C’est pourquoi ses parents aisés, vivant en Italie, lui ont accordé un éloignement et une indépendance relative puisqu’il est surveillé de près par Ella, une amie de sa mère.

Dès le premier jour, Jonathan est fasciné par la beauté de Selenna, une jeune fille aveugle de sa classe. Celle-ci est mise à l’écart par tout le lycée et même toute la ville, pour un événement datant de deux ans ayant entraîné sa cécité. Lui, va à sa rencontre, l’aide, la défend et tombe vite amoureux. La famille de Selenna est méfiante, puis cède devant la sincérité du garçon.

Au fil du trimestre, commence à se dévoiler la chape de secrets qui entoure Selenna et plombe la ville. Pire, quelqu’un cherche à la tuer. Que s’est-il donc passé deux ans auparavant ? Pourquoi toute la ville lui en veut-elle ?

Dans « Sous les apparences » du jeune et prometteur Sullian Loussouarn, plongez-vous dans une atmosphère mystérieuse et étouffante, savourez les révélations au compte-goutte distillées par l’auteur et découvrez des personnages aux personnalités sensibles et complexes.

 

IS Édition (30 novembre 2018) – 330 pages – Broché (20€) – Ebook (4.99€)

AVIS

Je dois avouer qu’en plus du résumé, c’est la très belle couverture et son jeu de miroir qui ont attiré mon attention. Malheureusement, ma lecture fut en demi-teinte : si j’ai apprécié la forme, le fond m’a laissé un sentiment bien plus mitigé… 

À la lecture du résumé, je m’étais attendue à une histoire rythmée par l’amour bien sûr, mais surtout par le suspense, le danger et la tension. Or ce ne fut point le cas, l’auteur étant tombé, du moins pour moi, dans le piège du tome d’introduction. C’est simple, il ne se passe rien ou presque !

J’ai espéré durant de nombreux chapitres que l’intrigue décolle, mais ce n’est jamais arrivé. Pendant plus de trois cents pages, on suit juste un adolescent, Jonathan, qui tombe amoureux d’une fille rejetée par ses camarades, la belle et aveugle Selenna. Le jeune homme se pose des questions autant sur la raison de la haine que la jeune femme suscite que sur ses propres sentiments à son égard. D’ailleurs, il lui faudra plus de 150 pages pour comprendre qu’il l’aime quand le lecteur le comprend dès la première rencontre ou presque…

Le récit est donc plutôt plat même si je reconnais qu’il se dégage un certain mystère autour du personnage de Selenna. On essaie donc, comme Jonathan, de cerner la personnalité de cette dernière et de démêler le vrai du faux. A-t-elle été, par le passé, aussi mauvaise que toute la ville semble le penser et qu’a-t-elle bien pu faire pour que tout le monde la haïsse autant ? Mais le suspense apporté par la jeune femme et son passé est bien trop dilué dans une avalanche d’informations peu intéressantes sur le quotidien de Jonathan et ses questionnements amoureux pour qu’il attise réellement la curiosité des lecteurs.

Selenna n’est pas un personnage assez consistant pour que l’on s’attache à elle malgré ses malheurs, mais elle a le mérite de permettre à l’auteur d’aborder des notions intéressantes comme la rédemption et la capacité de changer. Peut-on vraiment changer et surtout, ce changement peut-il suffire à faire oublier les erreurs et les méchancetés du passé ? Chacun aura, comme dans le roman, sa propre opinion sur le sujet… De la même manière, à travers l’agression de la jeune femme qui lui a coûté la vue, est évoqué un phénomène révoltant qui est malheureusement toujours d’actualité. J’aurais apprécié un peu plus de subtilité dans le traitement du sujet (je pense notamment à une phrase qui m’a paru très maladroite), mais l’auteur a le mérite d’avoir osé en parler.

Sullian Loussouarn a commencé l’écriture de son roman à l’âge de 13 ans et a été « inspiré du garçon qu’il aurait toujours voulu être, et des mystères et secrets issus de ses séries préférées ». Et cela se ressent dans le texte. L’histoire se déroule en France, mais on a clairement le sentiment d’être aux États-Unis, un peu comme si l’auteur n’avait pas réussi à choisir un lieu pour son intrigue. Ce décalage m’a parfois agacée, mais le plus gênant, c’est qu’on a l’impression que l’auteur, à travers Jonathan, nous narre ses propres fantasmes : élève studieux et d’une intelligence rare (on se demande d’ailleurs pourquoi il continue ses études), doué en langue, beau gosse, mature, ayant des parents richissimes qui le laissent habiter tout seul à l’autre bout du pays malgré ses quinze ans (oui, il a vaguement une chaperonne, mais ça paraît léger comme mesure de sauvegarde)…

Ce manque de réalisme m’a empêchée de m’attacher au personnage bien que, paradoxalement, je me sois parfois retrouvée en lui : élève sérieuse adorant les livres et ne recherchant pas particulièrement le contact avec les autres pas toujours très sympathiques avec les « intellos », adolescente peu intéressée par les sujets qui passionnaient les autres personnes de mon âge… J’ai, en outre, apprécié que l’auteur fasse transparaître dans ses dialogues la personnalité de Jonathan : il s’exprime parfois de manière soutenue, du moins bien moins familièrement que ses camarades, mais ça semble totalement naturel. D’ailleurs, certaines de ses formulations auraient pu être les miennes à son âge. Cet aspect permet de renforcer le décalage que ressent Jonathan par rapport à ses camarades. Pas d’attachement donc, car ce personnage était bien trop irréel pour moi, mais une vraie empathie et un plaisir certain à le voir, petit à petit, sortir de sa coquille et se faire quelques amis.

Vous aurez compris que je n’ai pas été très emballée par l’histoire même si j’en ai apprécié la fin et la manière dont l’intrigue est relancée dans les dernières pages. En revanche, il y a un point qui m’a complètement séduite et qui m’a poussée à terminer jusqu’au bout ma lecture : la plume de l’auteur ! Je n’aime pas parler de l’âge trouvant qu’on frôle rapidement la condescendance, mais force est de constater que je suis impressionnée par la beauté et l’élégance qui se dégagent du style de l’auteur qui est pourtant très jeune. C’est très bien écrit, les tournures de phrases sont fluides et agréables à lire, le vocabulaire riche et précis ! Je n’ai pas retrouvé cette lourdeur caractéristique des personnes qui tentent en vain de coller à un style qui n’est pas le leur. Au contraire, on sent ici que Sullian Loussouarn a su développer et affûter, au fil des années, ses talents d’écrivain pour nous offrir un style tout en finesse et plein de charme !

En conclusion, avec Sous les apparences, l’auteur prend le temps de poser le décor de son intrigue, peut-être d’ailleurs un peu trop puisque se dégage une impression désagréable de faire du surplace à mesure que les pages défilent. Ce manque d’action couplé à un héros bien trop parfait pour être réaliste ne permettent pas vraiment de s’impliquer dans le récit. Ce roman possède néanmoins un atout charme de taille, la plume de l’auteur d’une élégance et d’une fluidité qui rendent les événements, à défaut d’être passionnants, très agréables à parcourir. Si le fond est à mon sens bien trop plat pour offrir un réel intérêt, c’est, au niveau de la forme, un sans-faute.

Retrouvez le roman sur le site d’IS édition.

 

Spring Flower Challenge 2019

Galleane vous propose un challenge littéraire au titre poétique : le Spring Flower Challenge. Au programme, comme dans tous les challenges littéraires, des lectures en fonction de menus/thèmes.

Le challenge a commencé le 1er mars et se terminera le 31 mai 2019, ce qui vous laisse un délai suffisant pour faire de belles lectures. Pour tous les détails, je vous invite à consulter le blog ou la chaîne Youtube de Galleane.

Voici ma PAL prévisionnelle pour la challenge :

MENU 1

  • Lire une romance :

Couverture RosebloodCouverture La pelote d'épingles

Couverture Emma, illustré

  • Lire un livre de SFFF :

Pour ce menu, je vous invite à consulter ma PAL pour le Challenge Le printemps de l’imaginaire francophone.

  • Lire un manga, un livre autour du Japon (auteur, personnage, lieu…) 

Couverture Little Witch Academia, tome 1

MENU 2

  • Lire un livre présent depuis plus d’un an dans sa PAL :

Couverture Tuer l'ami

  • Lire un premier ou un dernier tome :

Couverture Lys Striker, tome 1 : Piégée par le passéCouverture Le Cycle des âmes déchues, tome 3 : Coeur de Ténèbres

Couverture Maléfique

Et vous, participez-vous à ce challenge ?
N’hésitez pas à partager vos prévisions de lecture 🙂

 

Challenge Le Printemps de l’Imaginaire francophone 2019

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Lisant beaucoup de littérature de l’imaginaire et d’auteurs francophones, je ne  pouvais que participer de nouveau au Challenge Le Printemps de l’Imaginaire francophone qui se tient du 1er mars au 1er juin 2019.

Ces trois mois seront donc l’occasion de mettre à l’honneur les livres de SFFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) d’auteurs francophones. Cela tombe bien puisque j’en ai un certain nombre dans ma PAL.

Pour valider le challenge, il vous suffit de lire un seul ouvrage, mais vous pouvez bien sûr, vous fixez un objectif plus ambitieux. Parmi les différents paliers proposés, j’ai choisi le plus élevé, Bibliothécaire céleste, consistant à lire 15 livres.

En plus d’être accessible à tous, ce challenge demeure très flexible puisque sont aussi bien autorisés les romans que les nouvelles ou les ouvrages graphiques, et ceci sous toutes leurs formes (papier, ebook, audio).

Pour pigmenter le challenge, 17 défis, des options et des jokers sont proposés. Je verrai au fur et à mesure de mes lectures les défis validés, mais j’ai choisi l’option Guerrier/Guerrière des mots : un livre = 1 défi.

Pour tous les détails, je vous invite à lire l’article de Monde Fantasy et à vous inscrire sur le groupe FB si vous avez envie d’échanger de manière conviviale autour de vos lectures.

Je ne reste jamais bien fidèle à mes PAL de départ, mais j’ai noté quelques lectures que j’aimerais bien faire dans le cadre du challenge :

Couverture PentacleCouverture Lys Striker, tome 1 : Piégée par le passé

Couverture Le Cycle des âmes déchues, tome 3 : Coeur de TénèbresCouverture Frères d'enchantement

Couverture Avalon, tome 1 : Les reines de BrocéliandeCouverture La Geste des braves, tome 1 : La Guerre des rois

Couverture De Terre et de Racines

Couverture La Citadelle des dragonsCouverture Le Cycle d'Ekysse, tome 1 : La Cité des Abysses

Couverture Blanche NeigeRésultat de recherche d'images pour "Cœur de menhir adrien"

Couverture Eden, tome 1: Le mirage de GemmaCouverture Anthea, tome 1 : Les mastels

Couverture Ninn, tome 1 : La ligne noireCouverture Odyssée (BD), tome 1 : La Malédiction des pierres noires

Couverture Les enfants d'Evernight (BD), tome 1 : De l'autre côté de la nuit

Et vous, participez-vous à ce challenge ?