In My Mailbox #225

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


  • J’avais oublié avoir sollicité Les Indécis, alors quand je l’ai reçu, j’ai sauté de joie tellement il me faisait envie, d’autant que l’autrice a glissé une dédicace sur un papier à part. Une attention qui fait toujours très plaisir ! 

Couverture Les indécis

  • Cela faisait un moment que je cherchais Lettre du père Noël dans cette édition… Quant à Timeless, je l’avais déjà dans ma PAL, mais je l’avais reçu dans un tel état que j’ai préféré le racheter quand je l’ai croisé chez Noz.

Couverture Timeless, tome 1 : Diego et les Rangers du Vastlantique

  • Romans en anglais : je n’ai pas les deux premiers tomes de Nevermoor en format papier, mais ayant trouvé à un très bon prix ce troisième tome dans l’édition qui me faisait envie, je n’ai pas tergiversé… Quant au Patrick Ness, j’ai eu la très bonne surprise de le recevoir dédicacé !

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

In My Mailbox #225

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  • Lors d’un dimanche à la campagne, nous en avons profité pour faire un petit détour au vide-grenier organisé par le village, le premier depuis des lustres… J’ai réussi à rester raisonnable en me contentant de deux livres, un exemplaire de Basil détective privé, collectionnant les livres relatifs à cette histoire, et Idéalis dont les avis ne sont pas glorieux, mais qui m’intrigue…

https://img.livraddict.com/covers/398/398795//couv75970923.png

  • J’ai également reçu une petite commande sur Momox :

Couverture Lily et Po, tome 1 : Rencontres et rendez-vousCouverture Lily et Po, tome 2 : Fuites et poursuitesCouverture Lily et Po, tome 3 : Fin du voyage et Retrouvailles

Couverture Les dossiers Cthulhu, tome 2 : Sherlock Holmes et les Monstruosités du Miskatonic

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

Throwback Thursday Livresque #208 : le 15ème livre de votre bibliothèque

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Ayant deux bibliothèques, pour le thème de la semaine (le 15ème livre de votre bibliothèque), je vais vous présenter deux livres : Le Golem et le Djinn et Lips Touch.

Couverture La femme d'argile et l'homme de feu / Le Golem et le Djinn

 

Lorsqu’elle se réveille en cette fin de XIXe siècle, Chava est dans une malle au fond d’un navire qui les emmène, elle et Otto Rotfeld, son nouveau mari, à New York, loin de la Pologne. Elle vient seulement de naître avec l’aspect d’une femme, l’esprit d’une personne qui a encore tout à apprendre et le besoin irrépressible de réaliser les moindres désirs de son maître. C’est une golem. Otto l’a fait fabriquer par un ancien rabbin qui a abandonné Dieu il y a longtemps pour se consacrer à l’occultisme. Or, avant même de pouvoir profiter de sa nouvelle épouse, il meurt en plein milieu de l’océan. La golem est désespérée : son unique raison de vivre a disparu et, en l’absence de son maître, c’est tout son entourage qu’elle entend. Leurs peurs, leurs besoins, leurs désirs, leurs peines. Arrivée à New York, elle vole du pain pour un enfant dont elle ressent profondément la faim. Bientôt lynchée par la foule qui ne tarde pas à l’entourer, elle est secourue et recueillie par le rabbin Meyer, qui l’héberge et l’introduit peu à peu à la vie, en commençant par la communauté juive de son quartier du Lower East Side…


In the style of Stephenie Meyer, three tales of supernatural love that all hinge on a life-changing kiss.

Three tales of supernatural love, each pivoting on a kiss that is no mere kiss, but an action with profound consequences for the kissers’ souls: Goblin Fruit: In Victorian times, goblin men had only to offer young girls sumptuous fruits to tempt them to sell their souls. But what does it take to tempt today’s savvy girls? Spicy Little Curses: A demon and the ambassador to Hell tussle over the soul of a beautiful English girl in India. Matters become complicated when she falls in love and decides to test her curse.


Les deux livres étant dans ma PAL depuis plusieurs années, je vais tenter de les lire cette année, alors si quelqu’un est tenté par une lecture commune pour l’un d’entre eux ou les deux, ce serait avec plaisir. Et loin de moi l’idée de vous pousser à l’achat, mais ces éditions sont superbes !

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

Ludwig et Beethoven, Mikael Ross

Ludwig et Beethoven par Ross

Petit-fils et fils de musicien, mais un père alcoolique et endetté qui veut surtout tirer profit de ses talents. Une mère aimante qui meurt quand il a dix-sept ans. Un talent brut extraordinaire mais une prime éducation musicale lacunaire. Compositeur révolutionnaire atteint de surdité précoce… Tout, chez Ludwig van Beethoven, relève d’une extrême dualité, d’un destin au mieux compliqué, au pire contrarié.
Mikael Ross raconte cette jeunesse d’un génie avec une énergie folle et une vraie virtuosité.

DARGAUD (23 avril 2021) – 196 pages – Papier (19,99€)

AVIS

Ne connaissant que les grandes lignes de la vie de Beethoven, je me suis plongée avec curiosité, et très vite délectation, dans Ludwig et Beethoven de Mikael Ross. Une BD ambitieuse, autant sur le fond que la forme, et de très belle facture proposée par les éditions Dargaud, qui ont veillé à offrir un écrin seyant à la magnificence d’un musicien et compositeur de génie, dont le nom seul suffit à enflammer les esprits.

D’ailleurs, enflammé, Beethoven que l’on découvre ici à l’âge de sept ans, avant de le suivre dans ses jeunes années, l’est assurément. Prompt à réagir à l’humour très terre à terre de ses deux frères, dont il demeure pourtant proche, et à une condition de misère empirée par un père violent, alcoolique, autoritaire et (auto)destructeur, Beethoven se laisse bien souvent emporter par un esprit créatif que ni les défaillances paternelles, ni les épreuves ne pourront entacher. Quand les bruits du quotidien sont, pour le commun des mortels, de simples sons, le jeune garçon a appris à écouter et à transformer le rythme de simples pas, ou encore le piaillement des oiseaux, en quelque chose d’autre. Une mise en forme et en musique du banal qui préfigure déjà du talent de l’artiste pour transformer la boue en or, et se nourrir d’expériences désagréables afin de proposer un art du rêve, une musique qui touche, et dans laquelle les auditeurs aiment à se perdre.

Ludwig et Beethoven, en voici un titre intrigant, mais surtout en voici un titre qui exprime à la perfection la dualité qui marquera la vie et la personnalité de Beethoven : pauvre, par sa famille, mais digne des plus grands par son art, sûr de lui et envoûtant sur scène, tétanisé par l’angoisse avant d’y entrer, longtemps soumis à la dictature d’un père autoritaire, mais ouvert aux idées de liberté et d’égalité venant de France, doux en amour, tyrannique avec certains… Il se dégage ainsi une certaine fragilité et complexité de cet enfant, que l’on voit devenir homme, qui alterne entre exaltation créative, parfois nourrie de sentiments amoureux, et périodes de doutes comme doivent, probablement, en connaître tous les artistes.

Bien que ce ne soit pas forcément le type d’illustrations que je favorise dans mes lectures, je reconnais avoir été séduite par le style de Mikael Ross, dont le caractère fougueux et assez libre convient à merveille à l’esprit de Beethoven. L’auteur/illustrateur restitue ainsi avec une force indéniable, et une grande acuité, les émotions et les différents états d’esprit qui traversent le musicien, mais aussi la puissance des envolées lyriques et symphoniques qui s’échappent du piano. Ce que Beethoven compose et joue, l’auteur s’évertue à nous le représenter, nous permettant ainsi, pendant un instant empli de magie, de nous échapper du quotidien pour entrer dans les rêveries d’un homme qui semble s’oublier dans la musique. La simplicité des traits, à l’esthétique assez caricaturale, permet, en outre, de se concentrer sur le plus important, les émotions et la musique, mais aussi les problèmes de l’homme derrière le génie, ceux-ci abordés non sans une pointe d’humour !

Piano, Ludwig, Beethoven

Mêlant avec brio fiction et réalité, le talent de l’auteur réside également dans sa capacité à s’appuyer sur un contexte historique riche pour faire briller un Beethoven nourri de toutes les expériences propres à son époque, à sa vie et à des rencontres plus ou moins marquantes. On découvre, par exemple, de quelle manière le soutien d’une très accueillante et avant-gardiste famille lui permit de s’élever malgré une situation familiale difficile, mais aussi l’influence bienfaisante et bienfaitrice d’Hayden, qui veillera, avec une certaine patience, à guider son protégé pour qu’il ne se laisse pas déborder par ses instincts, ses impulsions et ses doutes.

La vie de Beethoven, bien que pas toujours simple, fut exaltante et riche. Une richesse dont l’auteur semble avoir su tirer la quintessence, en ne sélectionnant et ne retranscrivant que des moments importants de la vie d’un artiste d’exception, qui s’est construit malgré ou à cause des circonstances. Ce parti pris rend la lecture immersive et fluide, puisqu’il n’y a aucun temps mort, mais je reconnais peut-être une certaine frustration à ne pas avoir eu un aperçu global de l’existence d’un homme bénie par la grâce, mais aussi touchée par la disgrâce.

Ne vous attendez donc pas ici à une biographie de Beethoven, ou à une sorte d’hommage exhaustif, mais bien à une plongée fascinante et immersive, entrecoupée d’ellipses temporelles, dans la vie d’un enfant prodigue devenu un artiste en proie aux doutes, et à un mal-être physique et mental parfaitement saisi et illustré par Mikael Ross. Un auteur/illustrateur possédant un style fougueux très expressif et quasi caricatural, un peu à la Joann Sfar, que l’on appréciera ou non, mais qui ne laissera personne indifférent, à l’image du très grand Ludwig van Beethoven, qui, grâce à sa passion, réussira à réconcilier Ludwig avec Beethoven.

Je remercie Babelio et les éditions Dargaud pour cette lecture reçue dans le cadre d’une masse critique Babelio.

Throwback Thursday Livresque #186 : automne

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, j’ai tout de suite pensé à un très beau livre lu il y a quelques années : L’autre herbier d’Amandine et Nicolas Labarre.

L'Autre herbier

Valentine s’ennuie, comme on peut s’ennuyer, bloquée en été avec ses parents sans ami ni téléphone.

Elle a bien trouvé cet herbier et cette carte, près de la maison en rénovation, mais les herbes et les chemins qui s’y trouvent ne mènent nulle part, n’existent sans doute même pas. Valentine va pourtant suivre ces sentiers qui ne peuvent se trouver là, passer de l’autre côté de cette rivière impossible, malgré les ombres entraperçues. Elle va y découvrir une forêt, infinie et sublime, que parcourent d’un pas lent des géants végétaux. Derrière elle, le chemin du retour disparaît déjà. Les feilges pourront-ils l’aider à repartir ?

En plus d’une couverture qui me semble parfaite pour le thème du jour, L’autre herbier est un magnifique ouvrage dont les illustrations intérieures et la poésie qui se dégage du texte offrent une jolie bulle de détente hors du temps.

Pour en apprendre plus sur ce livre et découvrir quelques photos, je vous invite à lire mon avis dont voici la conclusion :

L’autre herbier est une très jolie découverte qui devrait enchanter tous les amoureux des textes mêlant imaginaire et poésie. Les aventures vécues par Valentine sont loin de se révéler trépidantes, mais j’ai pris plaisir à suivre notre jeune héroïne et à découvrir ces créatures fascinantes que sont les feilges. Plus qu’une histoire, ce roman illustré nous offre un beau voyage dans un univers poétique et particulièrement bien soigné.

Et vous, connaissez-vous ce livre ? Vous tente-t-il ?
Quel titre auriez-vous proposé ?

 

Throwback Thursday Livresque #181 : cuisine

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, je n’ai pas résisté au plaisir de vous parler d’un livre que j’ai mis récemment en avant sur Instagram : À la table du Roi SoleilRécit et recettes de Marie et Françoise De La Forest.

A la table du Roi Soleil

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sous le règne de Louis XIV, en plus des arts, de l’architecture, des jardins, de la musique, s’est développée la grande cuisine française. C’est à cette naissance de la gastronomie et surtout à la découverte de l’incroyable organisation de la vie gourmande de Versailles au Grand Siècle que nous invitons le lecteur. Un ballet fourmillant, des anecdotes incroyables, les secrets de la gourmandise du Roi Soleil…

En plus du récit et des anecdotes, 25 recettes magnifiquement illustrées viennent illuminer l’ouvrage, elles sont évidemment adaptées au goût du jour et feront le bonheur de celles et ceux, nombreux, qui aiment cuisiner et recevoir leurs amis avec des recettes originales.

Le livre s’adresse aux passionnés d’histoire, aux amoureux de la cuisine, à tous ceux (comme les très nombreux visiteurs de Versailles) qui sont fascinés par le règne du Roi Soleil.

Pourquoi ce choix ?

À la table du Roi Soleil est un magnifique ouvrage qui a la particularité de mêler Histoire et cuisine, savoir et recettes anciennes illustrées et remises au goût du jour, les autrices ayant veillé à les rendre réalisables sans devoir se lancer dans une course folle aux ingrédients.

Ce livre, c’est un enchantement des yeux, de l’esprit et des papilles que je ne peux que vous recommander. Pour en apprendre plus, je vous invite à lire mon avis dont voici la conclusion :

Article de collection, ouvrage de recettes de luxe ou livre abordant de manière très accessible l’Histoire par la petite histoire ? Une question que l’on ne peut que se poser à la découverte de ce magnifique ouvrage qui finalement est un peu tout cela à la fois. Avec celui-ci, vous découvrirez des points intéressants sur la gastronomie française sous le règne du Roi Soleil tout en admirant de magnifiques illustrations sans oublier de vous pourlécher les babines devant les multiples recettes proposées. À la Table du Roi Soleil, c’est donc avant tout une expérience multi-sensorielle à offrir ou à s’offrir !

Et vous, cet ouvrage de collection vous tente-t-il ?

 

Les tribulations de Lady Eleanor Grant : La première reine, J. James

Les Tribulations de Lady Eleanor Grant, Tome 1: La Première Reine par [J. James, Lowenael]

1910

Après des années d’un mariage désastreux, Lady Eleanor Grant est enfin libre de mener sa vie comme elle l’entend. Grande amatrice d’égyptologie, elle décide de se rendre dans ce pays qu’elle a si souvent fantasmé, l’Egypte. Là-bas, elle va faire la connaissance de Karl Schaffenberg, un éminent professeur allemand. A eux deux, ils décryptent de vieux parchemins, trouvés dans la tombe d’un Grand Prêtre, qui leur révèlent une fantastique découverte : une nouvelle reine égyptienne, Nitetis, inconnue jusqu’alors, vient complètement bouleverser l’ordre dynastique. Lors de cette enquête, Eleanor est amenée à recroiser la route du brillant gallois, Warren Crowley.

Intrigué, ce dernier se laisse entraîner par cette étrange aventure, et se révèle être un précieux allié, pour suivre les traces de cette reine oubliée. Mais pourquoi n’a-t-on jamais entendu parler de cette Nitetis ? Qu’a-t-elle donc fait pour subir la Damnatio Memoriae ? Parfois, certains secrets bien gardés devraient le rester

Auto-édition – 400 pages – Broché (20€) – Ebook (3,99€)
15 illustrations réalisées par Lowenael

AVIS

J. James m’a complètement charmée grâce à un imaginaire riche et une magnifique plume aussi fluide qu’immersive. Les mots sont couchés avec élégance sur le papier, les phases narratives alternent avec des dialogues vifs et percutants, les descriptions précises et imagées vous font voyager, vous donnent l’impression de fouler le sable du désert et de visiter l’Égypte, un pays à l’aura mystérieuse et à l’histoire fascinante. Lire ce roman, c’est une expérience à part entière, c’est se plonger dans une aventure trépidante auprès de personnages attachants et tellement vivants !

En plus d’être très réalistes, les protagonistes, et plus particulièrement Eleanor dont la psychologie a été remarquablement travaillée, prennent corps et vie sous nos yeux de manière éclatante. Durant ma lecture, la frontière entre fiction et réalité s’est régulièrement estompée me donnant le sentiment de vivre moi-même les aventures d’Eleanor ou, du moins, de suivre de près les tribulations d’une amie ou d’une femme ayant réellement existé. La capacité de l’autrice à nous immerger dans son histoire sans réserve et l’attachement quasi immédiat qu’elle nous fait éprouver pour Eleanor apportent une dimension forte et enivrante au récit que j’ai lu d’une traite, ne faisant que quelques pauses pour reposer mes yeux. Ce sera d’ailleurs là le seul défaut du roman, une police d’écriture un peu trop petite pour la myope que je suis.

Eleanor n’est pas invulnérable, mais elle n’en demeure pas moins une femme haute en couleur, courageuse, pugnace et intelligente qu’il est impossible de ne pas admirer et d’ériger en modèle. Issue d’un milieu aisé, cela ne l’empêchera pas de vivre le drame d’un mariage forcé, son père l’ayant vendue (appelons un chat un chat) pour éponger ses dettes auprès d’un homme violent qui, des années durant, lui fera vivre un véritable enfer. Résistant à la violence morale et psychologique de son époux, elle pourra heureusement prendre sa revanche des années plus tard. Libérée du joug de son bourreau, la jeune femme sera enfin libre de voyager en Égypte afin de s’adonner à sa passion de l’archéologie et de l’Égypte ancienne. Un voyage qui ne se fera pas sans un pincement au cœur à l’idée de quitter un homme d’affaires séducteur, et accessoirement amant passionné d’une nuit, Warren Crowley.

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Le début du roman m’a donné le sentiment de lire une très bonne romance historique, mais à partir du moment où Eleanor part pour l’Égypte, l’histoire prend un tout autre tournant. La jeune femme devra faire face au mépris et au paternalisme des archéologues sur place souvent moins compétents qu’elle, mais très fiers de leur chromosome Y. Elle fera néanmoins la connaissance du professeur allemand Karl Schaffenberg, bien plus intelligent que ses confrères, avec lequel elle travaillera afin de décrypter des papyrus codés retrouvés dans la tombe d’un Grand Prêtre.

Après un travail acharné, Eleanor fera alors une découverte surprenante et d’une valeur inestimable : l’existence d’une reine égyptienne, Nitetis, qui a purement et simplement été effacée de l’Histoire ! Devant l’importance de la découverte qui remet en cause l’ordre dynastique des pharaons, nos deux compères et complices partent à la recherche de son tombeau. Mais avant, ils vont devoir convaincre le propriétaire des terres où il est potentiellement situé de les autoriser à lancer des fouilles archéologiques. Et voilà comment la route d’Eleanor va de nouveau croiser celle du très attirant, mais agaçant, Warren Crowley.

J’ai adoré suivre les trois personnages dans cette aventure, le trio fonctionnant à merveille et se révélant très complémentaire. Le professeur m’a touchée par son optimisme contagieux, son enthousiasme presque enfantin, sa gentillesse, sa bienveillance, son ouverture d’esprit en ce début de XXᵉ siècle où les femmes sont encore infantilisées, et sa sincère amitié pour Eleanor avec laquelle il a noué une réelle complicité.

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Crowley est, quant à lui, l’image du bad boy, version chic et glamour : charmant, beau parleur, sans attache ni envie d’en nouer, aimant les plaisirs de la chair, riche et doué pour les affaires, alternant entre la goujaterie la plus infâme et la prévenance la plus totale… Si l’image est un peu stéréotypée, l’autrice a su insuffler au personnage un supplément d’âme et de mystère qui le rend très attirant au plus grand désespoir d’Eleanor qui aimerait garder ses distances avec ce dernier afin de préserver son cœur. En plus de la touche de charme et de romance qu’il apporte à l’intrigue, Crowley saura aussi se montrer fort utile durant l’expédition et les fouilles qui se révéleront bien plus dangereuses que prévu.

Entre les dangers inhérents à tout voyage et à des fouilles archéologiques, un ennemi mystérieux bien décidé à arrêter Eleanor, des rêves étranges qui épuisent et déstabilisent la jeune femme, et des pièges retors inventés par un Grand Prêtre bien décidé à ce que l’existence de son ancienne reine ne soit jamais dévoilée, nos amis n’auront pas le temps de s’ennuyer. Ils devront ainsi affronter des situations inattendues qui mettront leurs nerfs à rude épreuve et pourraient faire vaciller toutes leurs certitudes…

La partie consacrée à l’exploration du tombeau m’a fascinée, l’autrice ayant particulièrement soigné ce passage que j’ai trouvé plus que réaliste. On a l’impression d’être devant un épisode d’Indiana Jones, avec cette part de mystère et d’action qui rend l’expérience aussi angoissante que palpitante ! Attendez-vous donc à trembler et à être tenus en éveil par une rencontre inattendue, dangereuse, mais également très émouvante…

Bien que peu présent dans le récit, ou du moins pas assez à mon goût, le très flegmatique majordome d’Eleanor, Bridges, m’a fait forte impression. Présence rassurante et fidèle, cet homme se révélera plein de ressources, en plus d’être d’une totale dévotion envers sa lady. L’autrice laisse encore planer beaucoup de mystère autour de ce dernier et de son passé que l’on sent mouvementé… J’ai donc hâte d’en apprendre plus dans la suite de la série, La première reine étant le premier tome d’une série de quatre tomes, chacun organisé autour d’une aventure indépendante.

En plus d’une plume fluide, élégante et très immersive et de personnages auxquels on s’attache irrémédiablement, j’ai apprécié les thématiques soulevées tout au long du récit : les mariages forcés et la misogynie en ce début de XXᵉ siècle, la difficulté pour une femme de se faire entendre dans un milieu de l’archéologie dominé par les hommes, le révoltant paternalisme des Occidentaux qui n’hésitent pas à piller le patrimoine d’autres pays, la difficulté de concilier l’envie de mettre à jour le passé d’un pays et sa souveraineté, la méfiance que les femmes de caractère et de pouvoir ont toujours eu tendance à susciter…

À cet égard, on ne pourra qu’être ému par le destin tragique de Nitetis et révolté par la trahison abjecte de son Grand Prêtre aveuglé par ses nombreux a priori, notamment sur les femmes. L’histoire de cette reine oubliée, que l’on découvre au compte-gouttes, s’est révélée passionnante et émouvante. J’aurais d’ailleurs adoré en apprendre bien plus sur ce personnage qui a tout sacrifié pour son pays sans n’avoir jamais rien obtenu en retour si ce n’est méfiance et oubli… Elle aura au moins connu, durant sa courte existence, l’affection sincère de son père, mais aussi l’amour d’un homme qui a su voir en elle la femme qu’elle était.

L’objet livre mérite également toute notre attention : de la superbe couverture avec des reliefs en passant par la quinzaine d’illustrations de Lowenael agrémentant le récit, ce roman est un enchantement des yeux. Petit détail qui fait toute la différence : le livre dispose de grandes marges, ce qui permet de le lire sans craindre d’en casser le dos.

En conclusion, si vous aimez les aventures avec un grand A et êtes fascinés par l’aura de mystère entourant l’Égypte, son histoire et ses trésors, ce premier tome d’une série riche en promesses devrait vous plaire. D’une plume fluide, élégante et immersive, J. James captive ses lecteurs pour les plonger dans un récit palpitant porté par un trio complémentaire dont les interactions sonnent aussi vraies que justes. Émotions, mystère, action, dépaysement et révélations attendent les lecteurs qui oseront se lancer dans cette aventure mélangeant avec brio bribes du passé, amitié et amour, le tout auréolé d’une pointe de fantastique.

Les tribulations de Lady Eleanor ou quand la passion et la détermination d’une lady rencontrent l’érudition d’un professeur et l’espièglerie d’un séducteur…

Retrouvez le roman sur le site de l’autrice que je remercie pour ce partenariat.

Throwback Thursday Livresque #104 : couverture éblouissante (belle ou moche, à vous de voir)

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


 

 

Difficile de ne choisir qu’une seule couverture éblouissante, certaines maisons d’édition redoublant d’imagination pour nous émerveiller. Mais puisqu’il faut bien choisir, je suis en pâmoison devant celle des Contes Merveilleux aux éditions Le Héron d’argent. Ayant participé à son financement sur Ulule, je suis impatiente de recevoir ce magnifique ouvrage…

Contes Merveilleux sera un album grand format prestigieux avec dorures, édité par les Éditions le Héron d’Argent. Il a pour vocation de présenter l’univers onirique exceptionnel de l’artiste japonaise Shiitake, de renommée internationale, illustrant les contes populaires européens. Ces contes de notre enfance seront proposés dans leurs versions telles que collectées par Charles Perrault, les Frères Grimm, Hans Christian Andersen et d’autres auteurs, au plus près des traditions orales de ces récits merveilleux. Le récit d’Alice aux Pays des Merveilles, de par sa vocation universelle, sera également proposé dans une version condensée et la plus fidèle possible à l’œuvre de Lewis Carroll, toujours sous la direction artistique de l’auteure Vanessa Callico. La parution de cet ouvrage culturel propice à l’émerveillement, aux finitions luxueuses et accessible à toute la famille est prévue pour l’automne 2018.

Et si cela ne vous donne pas instantanément envie de précommander l’ouvrage, cette bande annonce devrait vous convaincre :


Si certaines couvertures sont magnifiques, d’autres sont d’un goût plus ou moins douteux. Je pense notamment à celle d’American Rigolos qui est tellement hideuse que je m’en souviens plusieurs années après avoir lu le livre. Vous me direz, c’est un moyen comme un autre pour qu’on s’en souvienne longtemps…

Couverture American Rigolos : Chroniques d'un grand paysRetourné vivre aux Etats-Unis après des années d’absence, Bill Bryson s’étonne : « Les Américains ont produit plus de prix Nobel que le reste du monde réuni. On n’obtient pas un pareil palmarès avec une population qui serait exclusivement composée de crétins. Et pourtant, parfois, c’est à se demander… Voyez plutôt : selon un sondage, 13% des Américaines sont incapables de dire si elles portent leur slip sous ou sur leurs collants. Donc, aux Etats-Unis, 12 millions de femmes se promènent dans un état chronique d’incertitude vestimentaire. » Bill Bryson, c’est l’auteur de Motel Blues (PBP/ Voyageurs n° 260), où il narrait son enfance au fin fonds de l’Iowa. Puis il est parti vivre en Angleterre, où il a fondé une famille et écrit un livre encore plus drôle sur ses mésaventures britanniques, Notes From a Small Island, vendu à plus d’un million d’exemplaires en Grande-Bretagne. De retour au pays avec les siens, il a vraiment l’impression de partir à la « redécouverte » de l’Amérique et se fait chroniqueur pour le raconter avec un humour inénarrable dans un journal anglais, le Mail on Sunday, d’octobre 1996 à mai 1998. Résultat : 75 chroniques regroupées en volume et encore un bestseller avec fous rires assurés à toutes les pages ou presque.

Et vous, quelle couverture trouvez-vous la plus éblouissante ?