Mini-chroniques en pagaille #16

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps de chroniquer de manière plus classique.


Les trois petits ouvrages présentés dans cet article sont proposés gratuitement (cliquez sur les titres pour les télécharger).

Couverture Teddy The Squirrel Becomes a Pilot
Teddy est un écureuil qui ne s’intéresse pas vraiment aux noisettes ni à l’idée de faire des provisions pour l’hiver. Lui, c’est plutôt un doux rêveur qui s’imagine volontiers en pilote d’avion. Un rêve inattendu pour un écureuil qui ne manque pas de personnalité !

Mais ce qui aurait pu rester une douce lubie va devenir une réalité quand l’avion télécommandé d’enfants jouant dans le parc s’écrase entre les branches d’un arbre….

Voici un mignon petit livre sur le courage et la force des rêves qu’il ne faut jamais abandonner ! Très courte et très accessible au niveau de la langue, l’histoire de cet écureuil et de son frère est parfaite pour une première lecture en anglais. Elle pourrait également séduire les adultes avec une âme d’enfant souhaitant se replonger en douceur dans la langue de Shakespeare.

Le très insolent Harry Watson est surpris à l’annonce du challenge organisé par sa professeure d’économie ménagère : choisir une boîte mystère et utiliser une partie de ses ingrédients dans une recette ! Les fans de MasterChef et autres émissions du genre de sa classe sont ravis, lui beaucoup moins. Mais comme il nous semble un peu râleur cet élève, rien d’étonnant à sa réaction.

La suite des événements, quant à elle, est beaucoup plus inattendue, Harry n’étant pas au bout de ses surprises. Je n’en dirai pas plus sur ce point puisque tout le charme du roman réside dans l’imagination fertile de l’autrice. Il se dégage d’ailleurs un petit air d’Alice au pays des merveilles dans ce récit qui tend quelque peu vers l’absurde, les élèves se comportant de manière plutôt étrange face à une situation qui n’a rien de normale ! Mais je vous rassure, le livre, très accessible, n’est pas aussi déroutant que peut l’être l’œuvre de Carroll Lewis.

Voici une petite histoire sympathique qui devrait vous surprendre et à l’issue de laquelle, vous ne devriez plus cuisiner de la même manière.

Adorant les histoires de sorcières depuis que je suis enfant, le titre et l’image de ce chaudron en pleine ébullition m’ont tout de suite attirée. En aidant sa mère à débarrasser et nettoyer un placard, Tania trouve des livres qu’elle met à disposition de tous dans son club de lecture sauf un qu’elle s’empresse de dévorer. Elle y découvre alors le récit d’une jeune fille ayant décidé de lancer un mauvais sort à un autre enfant qui se montre méchant avec elle…

Pour rigoler et se venger, pour de faux, d’un garçon qui n’est pas sympathique avec elle, elle décide avec son amie Tanisha de lancer ce sort dont elles suivent scrupuleusement la recette. Si les poils de chat sont faciles à obtenir, d’autres ingrédients comme les cheveux de la future victime demandent un peu plus de travail et d’imagination… Mais les filles s’en sortent très bien ! Le sort lancé, elles passent à autre chose. Après tout, ce n’était qu’un jeu. Mais l’était-ce vraiment ? Certaines coïncidences commencent sérieusement à les faire douter…

Je ne vous dirai pas si le sort a véritablement fonctionné ou non, mais je peux néanmoins vous assurer que cette petite histoire très divertissante se lit toute seule d’autant qu’elle est agrémentée de quelques petits illustrations ce qui facilite l’immersion même pour les jeunes lecteurs. Ils devraient prendre beaucoup de plaisir à assister les deux fillettes dans la recherche des ingrédients, plus ou moins ragoûtants, et sourire devant certaines situations.

Quant à la fin, j’ai apprécié la manière dont l’autrice aborde la question des superstitions et de certains biais cognitifs. Cela manque peut-être un peu de subtilité pour des adultes, mais ses explications par l’exemple permettront aux enfants de s’approprier facilement des concepts pas toujours évidents à appréhender.

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Le jardin secret de Marie, Coralie Raphael

LLe Jardin secret de Marie

Je remercie Coralie Raphael de m’avoir permis de découvrir son roman, Le jardin secret de Marie.

PRÉSENTATION AUTEUR

Fille unique, Marie vit seule dans un immense manoir avec sa gouvernante Kate, et son père, qui ne rentre que rarement. Un soir, alors qu’elle entend un bruit étrange dans sa chambre, la fillette découvre dans les couloirs du manoir un passage souterrain qui mène à un jardin secret.

Là, elle fait la rencontre de Sauge, une créature qui ne semble formée que d’une tête dans un bocal. D’abord effrayée, Marie se lie très vite d’amitié avec son nouveau compagnon. Sauge lui raconte une si belle histoire que la fillette sacrifie son sommeil pour se rendre chaque nuit dans le jardin, en cachette de sa gouvernante.

Mais Marie s’interroge : qui a créé ce fabuleux jardin ? qu’est-il arrivé au corps de Sauge ? Alors que son attachement pour lui grandit, la jeune fille découvre un coffre enterré dans le jardin qui va bousculer sa vie…

Librinova (3 juin 2019) – 263 pages – Broché (14,90€) – Ebook (1,99€)
Illustratrice : Metanyu

AVIS

J’ai eu un véritable coup de cœur pour la couverture que ce soit pour son atmosphère très manga, les personnages avec notamment une jeune fille qui n’est pas sans rappeler une célèbre héroïne de roman ou l’aura de mystère empreinte de douceur qu’elle dégage. Je ne peux que féliciter l’illustratrice, Metanyu, pour son excellent travail.

Quant à l’autrice, elle a également réussi à m’enchanter grâce à une plume poétique et fluide qui vous immerge en un instant dans l’histoire de Marie et de son jardin secret. Nous découvrons ainsi, en début de livre, une Marie âgée qui revient, accompagnée d’un adolescent qu’elle a sauvé de la misère, sur les lieux de son enfance. En visitant ce manoir délabré qu’elle avait quitté des décennies plus tôt sans jamais y revenir, les souvenirs remontent à la surface…

Aussi intenses que beaux et parfois un peu plus mélancoliques, ces souvenirs nous entraînent dans un monde merveilleux, celui d’une enfant qui, lors de ses douze ans, va faire une découverte fabuleuse. Une découverte qui va changer sa vie à jamais et qui va venir rompre cette insupportable solitude qui, jour après jour, la rongeait. Le manoir recèle en ses murs un secret : un jardin à la nature luxuriante qui abrite Sauge, une tête enfermée dans un bocal de verre !

Une fois le premier choc passé, personne ne s’attend à converser avec une tête sans corps, Marie sera vite conquise par cet être hors norme qui lui apporte un peu de chaleur dans un quotidien bien morose. Sauge est, en effet, un jeune homme sympathique, doux, curieux et d’une rafraîchissante naïveté. Enfermé dans ce jardin seul depuis la mort du grand-père de Marie, Georges, il voit l’arrivée de la jeune fille comme une bouffée d’air frais. Un sentiment partagé par Marie qui ne supporte plus de vivre en autarcie dans son manoir aux côtés de son austère gouvernante, Kate. Ce jardin va alors vite devenir pour la jeune fille, un espace de liberté hors du temps…

Jour après jour, des liens forts, qui ne pourront que vous toucher, vont se tisser entre Marie et Sauge qui savoureront chaque instant passé ensemble. Il faut dire qu’ils partagent quelques points communs comme une grande affection pour Georges même si les deux amis l’ont finalement assez peu connu, un sentiment de solitude mais aussi des questions sans réponse sur leur vie. Comment et depuis combien de temps Sauge a-t-il atterri dans ce bocal, et surtout qui est-il ?  Quant à Marie, pourquoi est-elle cloîtrée dans le manoir sans jamais pouvoir en sortir, qui était vraiment sa mère dont elle ne sait rien si ce n’est ce que Kate veut bien lui en dire, et pourquoi le manoir est-il si désespérément vide ?

Quelques questions, parmi beaucoup d’autres, qui tiennent les lecteurs en haleine d’autant que l’autrice a veillé à faire planer sur son histoire une aura de mystère qui nous pousse à nous questionner aussi bien sur les personnages que sur le jardin en lui-même. Qui a bien pu le créer et depuis combien de temps existe-t-il ? Le jardin, en offrant un sanctuaire protégé à Sauge et à sa nouvelle amie, devient un personnage à part entière. Un personnage énigmatique mais indispensable à l’épanouissement des autres protagonistes.

Et épanouissement, il y aura ! Sauge, au contact de Marie, reprend goût à la vie et devient de plus en plus « vivant » quand Marie s’affirme. Petit à petit, elle prend confiance en elle et ose enfin affronter certaines questions restées en suspens dans sa vie comme l’identité de cette mère dont elle ignore tout. Maria était-elle vraiment cette parfaite Lady dépeinte si souvent par Kate ? Et d’ailleurs pourquoi Kate est-elle aussi austère et obnubilée par l’idée de transformer Marie en une parfaite future maîtresse de maison élégante et raffinée ?

Au gré des pages, vous vous rendrez compte que les apparences sont parfois trompeuses et que derrière les meilleures intentions peuvent se cacher de grandes maladresses. Je n’en dirai pas plus si ce n’est que certains personnages m’ont touchée que ce soit par leurs intentions ou leur envie de rattraper, du mieux qu’ils le peuvent, les erreurs du passé… Seul le père de Marie a provoqué en moi des sentiments plus mitigés, sa manière de fuir sa douleur sans prendre en considération le bonheur de sa fille m’ayant quelque peu chagrinée. L’autrice a néanmoins très bien su exprimer la vulnérabilité de ce personnage et montrer que même les parents peuvent être faillibles…

Derrière une histoire assez douce et émouvante d’amitié qui se transforme en quelque chose de bien plus profond, l’autrice aborde également avec poésie et beaucoup de délicatesse des sujets plus sérieux comme la solitude, la rédemption et le sentiment de culpabilité, le deuil et  la difficulté de le surmonter, la nécessité de vaincre ses peurs pour avancer, les non-dits et leurs conséquences, la quête d’identité…

Si ces thématiques auraient pu alourdir l’ambiance du roman, il n’en est rien, le sentiment prédominant durant cette lecture demeurant l’émerveillement. L’émerveillement devant ce monde secret qui s’ouvre à nous et devant une jeune fille qui, progressivement, se réapproprie sa vie avant d’accomplir de grandes choses. La rencontre avec Sauge, c’est donc aussi celle de Marie avec son destin…

Quant à la fin, en plus d’apporter des réponses à la plupart de nos questions, je l’ai trouvée empreinte de poésie et de douceur à l’image du roman. Il s’en dégage ainsi beaucoup d’émotions et cette impression que les choses sont enfin à leur place…

En conclusion, Le jardin secret de Marie est une histoire douce, belle et poétique, parfois teintée de mélancolie, qui nous entraîne dans un monde fabuleux, celui d’un jardin secret grâce auquel une jeune fille va faire une rencontre merveilleuse qui changera à jamais sa vie. Entre amitié, amour sous toutes ses formes, mystère et découverte de soi, voici une lecture qui devrait vous émouvoir et vous faire passer un très beau moment de lecture.

Retrouvez le roman sur Librinova, Amazon, Decitre

Comment devenir une vraie sorcière ? Anne-Marie Desplat-Duc

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une histoire drôle et ensorcelante qui prend le mythe de la sorcière maléfique à contrepied !

Sibelle n’est pas une petite sorcière ordinaire.
Elle est belle, gentille et n’a aucun pouvoir maléfique.
Alors comment faire pour devenir une vraie sorcière et faire plaisir à sa mère, la célèbre Fleurkipic ?
Avec de bons amis et un peu d’astuce rien n’est impossible !


Scrineo (4 octobre 2018) – 96 pages – 6,90€ –  À partir de 8 ans
Illustrations : Églantine Ceulemans

AVIS

Fleurkipic, sorcière de son état et mocheté ambulante, et Gabriel, humain lambda, ont une fille. Comment s’appelle-t-elle ? Sibelle ! Ce n’est pas la réponse que vous escomptiez, ça tombe bien, ce n’est pas non plus celle attendue par ses parents.

Fleurkipic espérait un bébé bien laid avec des furoncles gros comme une maison, des verrues à vous faire loucher, un teint jaunâtre… à un « beau » bébé version sorcière en somme. À la place et pour son plus grand malheur, elle a bébé qui pourrait gagner un concours de beauté chez ces satanés humains.

Enfer et damnation ! Fleurkipic va être la risée du monde des sorciers et risque, en plus, de perdre ses pouvoirs, son mariage avec un mortel ayant engendré une malédiction… Heureusement que le papa lui est ravi de voir son enfant tout mignon même si on sent très bien qu’il aurait été tout aussi content d’accueillir une petite sorcière bien moche.

C’est donc tiraillée entre le monde des humains et celui des sorciers que Sibelle évolue et grandit, changeant de casquette et d’accoutrement en fonction des besoins. Mais petit à petit, elle est lasse de jouer la comédie et aspire à n’être qu’elle, une petite fille pleine d’entrain qui aimerait faire plaisir à sa maman tout en restant elle-même. Fleurkipic pourra-t-elle l’accepter ?

Les enfants devraient se plonger avec délectation dans la vie de Sibelle, une petite fille qui, au fil des pages, apprend à se connaître et à savoir ce qu’elle désire vraiment. Elle va d’ailleurs trouver, avec l’aide de ses nouveaux amis, sa voie, pas celle choisie par sa mère ou son père, mais celle qui lui plaît, et pour laquelle elle se révèlera d’ailleurs très douée. Qui a dit que pour avoir de la magie, il fallait être une vraie sorcière ? Mais avant de trouver ce qui l’anime, Sibelle va vivre quelques péripéties notamment dans la célèbre école anglaise de sorciers Harry ! Je pense que tout le monde aura reconnu la très drôle allusion à un célèbre sorcier à lunettes…

Le livre étant destiné aux enfants, il n’y a aucune longueur, tout s’enchaînant très vite, ce qui permettra aux jeunes lecteurs de lire l’histoire sans trop d’efforts d’autant que le découpage en chapitres très courts s’assure de leur attention. À cela s’ajoute une très jolie mise en page avec quelques ornements et illustrations.

Capture d’écran (71)

Quant à la plume de l’autrice, je l’ai trouvée fluide et accessible sans être simpliste, le vocabulaire n’étant pas simplifié à l’extrême. Le résultat est d’ailleurs assez probant pour convaincre la lectrice trentenaire que je suis. Il faut dire que l’autrice, sous couvert de fiction et d’humour, aborde des thèmes importants comme l’amitié, la recherche et l’acceptation de soi,  la tolérance, la difficulté de faire concilier des cultures et des milieux différents…

Voici donc une histoire toute mignonne que je ne peux que conseiller aux enfants, mais aussi aux adultes qui devraient être séduits par les thèmes abordés, l’humour et la plume de l’autrice.

Découvrez le roman sur le site des éditions Scrinéo.

Mini-chroniques en pagaille #16

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures. 


Pour cette édition, je vais vous parler de deux albums publiés par Évidence éditions que je remercie pour leur confiance. Afin de rendre la lecture accessible au plus grand nombre, ces ouvrages sont adaptés aux lecteurs dyslexiques.

Tous les deux conseillés à partir de 4 ans, ces albums bénéficient de grandes illustrations sur lesquelles les enfants pourront s’appuyer pour s’approprier et s’immerger complètement dans les récits. Quant aux adultes, ils devraient prendre plaisir à se laisser porter par ces deux histoires et à les narrer aux plus petits.

Le petit cadre
Si vous aimez les jolis contes de Noël, Le petit cadre devrait vous plaire.

Ani et Karine, deux sœurs très complices, vivent avec leurs parents dans une maison au bord d’une forêt. Malgré le manque de moyens, la famille n’étant pas fortunée, les deux fillettes ont néanmoins le bonheur de découvrir chaque matin, dans leur calendrier de l’avent, des friandises réalisées par leur maman. Et parce que Noël n’est pas vraiment Noël sans un sapin, leur papa, bûcheron de profession, n’a pas oublié d’abattre un sapin afin que ses filles puissent l’orner de belles décorations…

L’autrice a su parfaitement retranscrire cette ambiance si caractéristique de la période de Noël avec les traditionnelles décorations que l’on place avec soin, l’excitation grandissante à l’approche du grand jour, la neige (pour les plus chanceux) sans oublier les cadeaux. Les deux sœurs y ont d’ailleurs pensé en fabriquant pour leurs parents un cadre traditionnel en bois joliment décoré. Un cadeau fait avec les mains et le cœur qui ne pourra que toucher ses destinataires, mais aussi les lecteurs…

Mais n’oublions pas que Noël, c’est aussi une période magique où tout peut arriver ! C’est ainsi qu’un mystérieux personnage va entrer dans la vie des fillettes et leur faire un cadeau inestimable… Si j’aurais aimé en apprendre un peu plus sur ce personnage que j’ai trouvé fort mignon au demeurant, j’ai finalement apprécié cette aura magique et mystérieuse qui le caractérise. Pas besoin de savoir d’où elle vient pour que la magie opère…

Le petit cadre

Illustrations : Rémi Griselain

En  bref, voici un adorable petit album qui, à travers une histoire simple et mignonne à souhait, nous plonge à merveille dans l’ambiance et la magie de Noël tout en nous rappelant les belles valeurs d’amour et de partage que cette fête véhicule.

À noter qu’un petit jeu bonus est proposé en fin d’ouvrage !

Collection Farfadet – 64 pages – Broché (13€) – Ebook (0,99€)

  • Théo L’Esquimau de Van Ly :
    Je dois avouer que le titre de cet album m’a tout de suite donné le sourire aux lèvres, une bonne humeur qui s’est accentuée au fil des pages appréciant l’humour distillé tout au long de l’album. Il faut dire que voir de la nourriture s’animer, cela n’est pas courant !


    Théo l’esquimau s’est perdu, mais il pourra compter sur la solidarité des autres aliments du frigo
    , d’Agathe la tomate en passant par Ombre le concombre, pour le conduire dans le Pays du grand froid où l’attendent ses parents. Avec l’autrice, l’idée de chaîne alimentaire prend une tout autre dimension !

    Les enfants devraient être sensibles à cette entraide spontanée qui se créer entre les personnages et souhaiter très fort que Théo retrouve les siens. Quant aux couleurs vives et pleines de peps des illustrations, elles devraient attirer leur regard et rendre à leurs yeux cette histoire aussi agréable qu’attractive.

Capture d’écran (67)

Illustrations : Maïka

Derrière ce récit complètement loufoque, l’autrice, à l’imagination débordante, apprend également aux enfants à reconnaître de manière amusante différents aliments et leur place dans le frigo. Une connaissance fort appréciable qui aurait permis à Théo de ne pas se trouver dans un endroit non adapté à ses besoins en matière de conservation…

En bref, voici un album original et instructif qui devrait plaire aussi bien aux enfants qu’à leurs parents que ce soit pour le récit ou les jolies valeurs de solidarité et d’amitié mises en avant.

Collection Farfadet – 40 pages – Broché (12€), Ebook (2,99€)

Sur la route de Nosy Komba, Delphine Gosset

Je remercie Lucca éditions de m’avoir permis de découvrir Sur la route de Nosy Komba de Delphine Gosset.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La vie d’Elizabeth et du zoo de sa ville est paisible… Enfin, jusqu’au jour où Odile Panier resurgit dans l’existence de la jeune fille et prend la direction dudit zoo. Ses directives mettant en danger le bien-être des animaux et surtout celui de Pierre, son lémur noir préféré, Elizabeth fera tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Oui, tout : même se rendre à Madagascar et tenter une expérience folle en enfreignant plein de lois !

Lucca éditions en codiffusion avec Hikari Éditions (9 novembre 2018)
Broché
– 288 pages (14€) – À partir de 10 ans
Illustratrice : Mélanie Rebolj

AVIS

Après Le Trésor de Sunthy que j’avais beaucoup apprécié, j’étais curieuse de découvrir une autre parution des éditions Lucca, une curiosité qui a été largement récompensée si l’on considère l’excellent moment de lecture passé auprès d’Elizabeth.

Elizabeth est une jeune fille de 15 ans qui a une passion originale pour une adolescente de son âge : les primates, et plus particulièrement, les lémuriens qu’elle aime observer durant son temps libre. Mais les choses se compliquent quand une femme odieuse, menteuse et opportuniste prend la tête du zoo qui, jusque-là, l’accueillait pour ses séances d’observation.

Faisant fi du bien-être et de la sécurité des pensionnaires, Odile Panier provoque un véritable chaos autour d’elle entreprenant des changements afin de rendre la structure rentable et attractive à la manière… d’un cirque ! Une logique purement mercantile qui ne peut s’appliquer à un zoo, les animaux n’étant pas une vulgaire marchandise comme les autres, mais des êtres dotés de besoins spécifiques et de sensibilité. Bien sûr, l’autrice n’idéalise pas les zoos, ce que j’ai apprécié, mais elle démontre néanmoins le rôle que ce genre d’établissements joue dans la protection et la préservation de certaines espèces animales.

Devant les actes odieux de la nouvelle directrice, Elizabeth ne peut rester indifférente a fortiori quand elle s’attaque à Pierre, un lémurien étant mis au ban de son groupe lors des périodes de reproduction. Bien décidée à le sauver du triste sort qui l’attend, elle prend alors une décision qui va la conduire sur les routes de Madagascar, mais aussi sur celles de son passé….

Ce roman est une pure merveille de sensibilité, d’intelligence et d’émotions. À travers l’histoire d’Elizabeth, l’autrice nous parle de la richesse du monde animal et plus particulièrement de celui des primates. Du haut de mes trente-quatre ans, j’ai été émerveillée devant la diversité des espèces existantes et fascinée par leur intelligence, leurs spécificités, leurs comportements, leurs utilisations plus ou moins conscientes d’outils, leurs interactions, leurs méthodes de communication, leurs modèles d’organisation sociale…

Ce roman est une petite mine d’informations qui devrait ravir tous les lecteurs, car l’autrice explique les choses de manière claire, simple, passionnante et avec un tel enthousiasme qu’on ne peut qu’entrer de plainpied dans ce monde animal qu’elle met à la portée de tous. Après avoir terminé ce roman, difficile de ne pas approuver le Great Ape Project destiné à offrir des droits fondamentaux aux grands singes tout en espérant qu’un jour, ces droits soient étendus à d’autres animaux. L’autrice évoque également des scientifiques, certains connus comme Jane Goodall et d’autres peut-être un peu plus confidentiels du grand public ainsi que des expériences comme le test du miroir de Gordon Gallup nous prouvant, si besoin en est, que les animaux n’ont pas fini de nous surprendre.

Voici donc un roman de vulgarisation scientifique efficace et réussi d’autant que loin de se cantonner à cet aspect, Delphine Gosset a réussi le tour de force de nous offrir une aventure riche en péripéties, en rebondissements et en émotions. Page après page, on apprend ainsi à découvrir Elizabeth, son passé marqué par la disparition de sa mère puis plus tard par celle de son père, son entourage que ce soit sa tante aussi touchante qu’exaspérante, son ami Arthuro, un animalier l’ayant prise en affection, un étudiant tout aussi passionné qu’elle, son compagnon d’enfance, Konrad, un « choucas des tours » plutôt attendrissant… Une galerie de personnages haute en couleur que j’ai adoré voir évoluer et interagir.

Elizabeth est un modèle de courage et de maturité, mais elle n’en demeure pas moins une adolescente de quinze ans avec ses incertitudes, ses premiers émois amoureux, ses décisions parfois impulsives… C’est donc un personnage réaliste et attachant dont on suit avec intérêt l’évolution et les péripéties. Il faut dire qu’en partant à l’aventure à Madagascar, elle ne s’attendait pas à traverser, entre deux paysages à vous couper le souffle, toutes ces zones de turbulences. Mais sur la route la menant à Nosy Komba, elle pourra heureusement compter sur le soutien d’Arthuro avant d’être soutenue par ses proches et ses deux nouveaux amis qui feront un joli pont entre présent et passé. Je préfère ne pas en dire plus pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais ces deux personnages m’ont beaucoup touchée…

Aux côtés de ces personnages, on découvre à travers quelques courts chapitres qui lui sont consacrés, le père d’Elizabeth, Léo. On perçoit, très vite, avec force et émotion l’amour qu’il vouait à sa fille bien que son métier le conduisant à observer les lémuriens dans leur milieu d’origine l’ait tenu bien trop souvent éloigné de sa fille. Même disparu prématurément dans de mystérieuses circonstances, cet homme intelligent, gentil, sensible et fascinant imprègne de sa forte présence tout le roman. Pas besoin de chercher très loin pour comprendre de qui Elizabeth a hérité son esprit passionné ! Cette incursion dans le passé de Léo met également en lumière un autre personnage bien différent de lui. D’aucuns pourraient regretter un certain manque de nuances dans l’expression de sa personnalité, mais ayant déjà pu côtoyer des arrivistes prêts à tout pour arriver à leurs fins, je trouve, hélas, le personnage crédible…

Destiné aux enfants à partir de dix ans, le roman se révèle accessible grâce, entre autres, à l’alternance de chapitres courts, une écriture immersive, simple mais travaillée, la présence de nombreux dialogues fluidifiant le récit… À cela s’ajoutent des illustrations de Mélanie Rebolj qui, en plus d’apporter beaucoup de cachet au roman, permettent aux lecteurs de complètement s’immerger dans le récit et de mieux se représenter les personnages et les animaux évoqués.

 

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À noter également que bien que ce ne soit pas le sujet central du récit, le thème du handicap physique et mental est également abordé. J’ai trouvé que cela était fait de manière plutôt positive dans la mesure où l’autrice ne joue pas sur le pathos, mais montre des personnages entourés qui avancent dans la vie avec entrain et une certaine joie.

En conclusion, Sur la route de Nosy Komba est un très bel ouvrage que je conseillerais à tous les curieux, amoureux des primates ou non, qui aiment apprendre en se divertissant. À travers une adolescente passionnée, d’une grande maturité et d’une force de caractère à toute épreuve, Delphine Gosset nous offre un ouvrage de vulgarisation scientifique accessible et immersif. De la France à Madagascar, attendez-vous à découvrir un monde animal fascinant et varié et à vibrer d’émotions à mesure que le passé et le présent d’Elizabeth se rejoignent dans une aventure riche et mouvementée.

À lire et à relire à tout âge !

Retrouvez le roman sur le site de Lucca éditions.

L’inversion des pôles, Guillaume Nail

Couverture L'inversion des pôles

Je remercie Lecteurs.com et les éditions Slalom pour m’avoir permis de découvrir L’inversion des pôles de Guillaume Nail. Merci également à l’auteur pour sa dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Il sont trois à se battre pour leur survie dans un monde post-apocalyptique ! Qui sera le dernier?
2021. De fréquents signes avant-coureurs annoncent une inversion prochaine des pôles magnétiques. Un phénomène qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices. Et déclencher le chaos. Un consortium de pays riches décide d’étudier ce que deviendrait la population si elle était livrée à elle-même, privée de repères dans un état sauvage post-apocalyptique. 100 personnes sont ainsi régulièrement lâchées sur une île coupée du monde, et affectée par une simulation de tempête magnétique. L’absence d’enjeu fausse toutefois les résultats. Et le consortium décide de passer à la vitesse supérieure, en faisant croire aux participants qu’on ne joue plus. Et qu’ils se battent cette fois pour leur survie… Seule échappatoire, dans cette jungle sans pitié : ne faire confiance à personne. Et tout faire pour rester le dernier.

Slalom (14 mars 2019) – 336 pages – Broché (11,90€) – Ebook (8,99€)

AVIS

Quand notre époque craint le changement climatique, en 2021, on redoute le changement magnétique et les réactions que ce dernier pourrait engendrer dans la population. Raison pour laquelle un mystérieux et tout-puissant consortium décide de réaliser une simulation en lâchant 100 individus sur une île isolée après avoir pris soin d’y simuler une tempête magnétique. Et parce qu’il faut bien pimenter le jeu pour le rendre réaliste et haletant, tous les coups sont permis !

Si l’on rencontre différents personnages en cours de route, l’auteur se focalise principalement sur Mickey, Perkins et Selva dont il alterne les points de vue créant ainsi une certaine connivence avec les lecteurs. Ces trois protagonistes, mis en relation pour leur complémentarité, sont supposés former une équipe soudée et efficiente prête à affronter tous les dangers. Mickey, obsédé de l’ordre et de la méthode, n’inspire pas forcément beaucoup de sympathie, mais son intérêt réside ailleurs comme vous le découvrirez par vous-mêmes. Perkins est incontestablement l’atout intelligence et humain de la bande, son cerveau et son empathie le rendant quelque peu indispensable. Quant à Selva, difficile à cerner en début de roman, c’est peut-être le personnage qui m’a le plus touchée. Aussi forte physiquement que fragile psychologiquement, elle devrait vous réserver quelques surprises.

Mais l’auteur doit être un peu taquin sur les bords parce que dès les premières pages, l’équipe tout juste formée doit faire face à un événement inattendu qui va contraindre chaque membre à faire, en son âme et conscience, un choix difficile… On leur avait promis un stage de survie, on ne leur a pas menti ! Séparés très tôt dans l’aventure, nos trois protagonistes vont néanmoins réussir à rebondir. Ils feront ainsi, chacun de leur côté, diverses rencontres, bien souvent brutales, parfois plus sympathiques, mèneront leurs propres batailles, exploreront l’île et veilleront à récolter assez de ressources pour avancer dans le jeu et s’imposer face aux autres participants prêts à tout pour survivre. Tué ou être tué ! Une réalité qui s’imposera à tous avec une certaine brutalité.

Au fur et à mesure que les protagonistes avancent dans le jeu, les carapaces se fendillent jusqu’à mettre à nu les personnages et les pousser dans leurs retranchements. Difficile alors de ne pas ressentir une certaine empathie quand on les voit lutter avec acharnement pour survivre dans un environnement instable et hostile dont il est de plus en plus difficile de comprendre les règles du jeu. J‘ai, pour ma part, apprécié de suivre la progression des personnages et la manière dont ils passent par différents états émotionnels à mesure que le danger et l’action s’intensifient. Quand certains seront au bord du précipice, d’autres se révéleront dans les épreuves…

Fortement ancré dans l’univers des jeux vidéo à la Battle Royale, le récit ne souffre d’aucun temps mort, les scènes d’action, de tirs, de coopération et d’exploration s’enchaînant les unes après les autres. À cela, s’ajoute une plume immersive et plutôt dynamique qui donne le sentiment d’assister de près à tout ce qui se passe sur l’île. Le roman devrait donc plaire aux amateurs de jeux vidéo qui y retrouveront d’ailleurs des termes familiers. Pour ma part, parlant anglais, j’ai pu comprendre même ceux que je ne connaissais pas, mais un petit glossaire rendrait probablement la lecture plus accessible aux personnes peu à l’aise avec les jeux vidéo et/ou l’anglais. Car pas besoin d’être un as de la manette pour apprécier ce roman qui ne manque pas d’atouts et d’un certain charme !

Le terme charme est peut-être étrange si l’on considère qu’à chaque minute, une balle ou une grenade peut vous réduire en charpie, mais j’ai trouvé que l’auteur arrivait, malgré le contexte de survie, à apporter des éléments assez loufoques pour vous arracher des sourires et rendre l’aventure unique et sans prise de tête. Cela passe par certains comportements complètement décalés, des accessoires originaux et plutôt voyants, des costumes allant d’étranges à complètement barrés en passant par kitsch ! Question camouflage, il faudra donc repasser. Mais quelque chose me dit que les amateurs de Fortnite devraient être en terrain connu…

En conclusion, grâce à une touche d’humour, des protagonistes différents et complémentaires, de l’action à foison, une île éloignée de tout qui semble réserver bien des mystères et des dangers, l’auteur nous offre un très bon moment de divertissement qui fait la parfaite jonction entre livres et jeux vidéo.

Lire un extrait du roman sur Lisez !

Midnight Sun, Trish Cook

MIDNIGHT SUN édition avec affiche du film en couverture (Bloom) par [Cook, Trish, Demoulin, Axelle, Ancion, Nicolas]

J’avais acheté ce roman sur un coup de tête et ai profité d’un challenge pour le faire sortir de ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Je fais un rêve récurrent. Je suis à la plage et le soleil chauffe ma peau. Mais ce n’est que ça : un rêve. Je ne peux pas m’exposer au soleil. Le moindre rayon pourrait m’être fatal. Alors je suis obligée de passer mes journées enfermée chez moi. En dehors de ça, je suis une fille normale. Je joue de la guitare, j’aimerais devenir astrophysicienne et… j’ai un énorme crush pour Charlie Reed. Il passe devant ma fenêtre tous les jours depuis des années. La seule ombre au tableau, c’est qu’il ne sait même pas que j’existe. Jusqu’au jour où je le rencontre pour de vrai. Mon histoire d’amour ne durera peut-être pas longtemps, mais elle n’en sera pas moins extraordinaire.

Hachette Romans (21 mars 2018) – 252 pages – Broché (15,90€)

AVIS

Midnight Sun est un roman qui me sort quelque peu de mes habitudes de lecture puisqu’il mêle deux thèmes que je ne lis guère, la romance et la maladie. Néanmoins, à ma grande surprise, je l’ai lu d’une traite complètement happée par l’histoire de Katie.

Incapable de s’exposer aux rayons du soleil sous peine de dommages fatales, cette jeune fille est atteinte de la maladie des enfants de la lune. Malgré cette situation difficile, elle garde un optimisme à toute épreuve et ne tombe jamais dans l’apitoiement. Entre sa passion pour la musique, les activités avec son père, dont elle est très proche, ses cours en ligne et les visites de sa meilleure amie, elle a de quoi occuper ses journées, ou plutôt ses nuits, puisque son rythme de vie est plus proche de celui du vampire que de l’adolescent lambda.

Et puis il y a Charlie Reed ! Un garçon qui ne connaît pas son existence, mais qu’elle aime depuis de nombreuses années, et qu’elle observe chaque jour depuis la fenêtre de sa chambre. Quand les séances d’observation feront place à une réelle rencontre, Katie va paniquer avant de se laisser porter par les événements, et nouer une relation avec son prince charmant. Mais quel avenir espérer quand vous avez une épée de Damoclès au-dessus de votre tête ?

Une question que l’on ne peut que se poser, mais qui ne nous empêche pas de suivre avec beaucoup de tendresse l’évolution de la relation entre Katie et Charlie. Touchants, chacun à leur manière, ils tracent leur route main dans la main, Katie entrevoyant grâce à son petit ami cette liberté qui lui faisait tant défaut, et Charlie renouant avec une passion qu’un bête accident lui avait fait perdre de vue. Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et un moment d’inattention remet en cause un bonheur tout juste effleuré….

Si la dernière partie du roman possède une certaine gravité qui m’a d’ailleurs fait verser quelques larmes, j’ai trouvé que l’autrice arrivait à se focaliser sur la vie plutôt que sur la maladie et la mort. Et cet exploit provient avant tout de la personnalité avenante et de la force de caractère de Katie qui accepte la situation avec une certaine sagesse et beaucoup de courage. Elle espère le meilleur pour ceux qu’elle risque, tôt ou tard, de quitter, que ce soit pour son père qui a tout abandonné pour elle, sa meilleure amie ou Charlie qui a su lui apporter des moments de tendresse et d’amour infinis. C’est donc, comme son père, avec un certain désespoir, mais aussi beaucoup d’émotions qu’on laisse la jeune fille prendre son envol et faire de ses derniers instants les meilleurs de sa vie.

Malgré le thème de la maladie en filigrane, le roman se lit tout seul même pour les personnes qui, comme moi, tendent à éviter le sujet : la plume de l’autrice est fluide, les dialogues non dénués d’humour, la dynamique entre Katie et les trois personnes de sa vie intéressante, il n’y a aucun pathos mais beaucoup d’émotions, les personnages se révèlent attachants… À cet égard, si seule la personnalité de Katie est réellement développée, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir beaucoup d’affection pour son père qui, bien que très protecteur, se révèle très touchant. Ayant déjà perdu sa femme, il a formé une bulle protectrice autour de sa fille, mais il finira pas accepter qu’une prison, même dorée, reste une prison. Quant à Charlie, j’aurais aimé en apprendre plus sur lui, mais je l’ai trouvé parfait même quand la vérité que Katie lui a cachée finira pas lui exploser en plein visage. Je ne sais pas comment j’aurais réagi à sa place, mais il affronte la situation avec beaucoup de courage et de dignité.

À noter que l’autrice a pris quelques libertés avec la maladie de Katie comme elle l’explique elle-même. Cela ne m’a pas dérangée outre mesure puisque nous sommes avant tout dans une œuvre de fiction, mais les personnes connaissant bien la maladie des enfants de la lune pourraient en être déstabilisées.

En conclusion, belle et touchante, voici une romance que je ne peux que vous conseiller si vous appréciez les personnages attendrissants qui, face aux caprices de la vie et à l’adversité, avancent main dans la main pour se créer des moments forts qui n’appartiennent qu’à eux. Malgré la maladie et cette question de la perte de l’autre, il ressort ainsi beaucoup de positivité et d’optimisme de ce roman qui vous donnera, une fois la dernière page tournée, envie de profiter de chaque instant comme si c’était le dernier.

Découvrez un extrait sur le site des éditions Hachette.