Dans la forêt sombre et mystérieuse, Winshluss

Je remercie Lecteurs.com et Gallimard de m’avoir permis de découvrir, dans le cadre des explorateurs de la BD, Dans la forêt sombre et mystérieuse de Winshluss

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Angelo, jeune apprenti aventurier féru de zoologie, prend la route en famille pour rendre visite à sa mémé géniale qui est très malade. Mais sur l’aire d’autoroute où ils s’arrêtent, ses parents l’oublient et repartent sans lui ! Terrorisé, Angelo décide de couper à travers la forêt, où il se perd tout à fait…

Sa rencontre avec de fascinantes créatures – de la luciole obèse à l’ogre terrifiant – vont faire de son singulier périple une aventure fantastique.

  • Album: 160 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (20 octobre 2016)
  • Prix : 18€

AVIS

J’avais repéré cet ouvrage à la FNAC notamment attirée par sa luxuriante couverture et la beauté du livre-objet, mais je n’avais pas craqué en raison des illustrations qui ne correspondent pas forcément à ce que j’attends quand j’achète un album. Je recherche en général les beaux coups de crayons et les dessins soignés. Avec Dans la forêt sombre et mystérieuse, ce n’est pas ce genre d’illustrations que vous retrouverez, mais plutôt des dessins simples qui vont à l’essentiel et qui sont mis en valeur par un très beau travail de colorisation.

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A noter également que l’album est coupé en plusieurs parties et que chacune d’entre elles est annoncée par une illustration.

Si les dessins ne m’ont pas éblouie, je me suis néanmoins plongée dans l’histoire dès les premières pages de l’album. J’ai ainsi fait, avec plaisir et curiosité, la connaissance d’Angelo et de sa famille composée de ses parents, d’un frère « idiot » et d’une petite sœur coincée dans sa condition de bébé. Toute cette famille des plus banales est en route pour rendre visite à la grand-mère gravement malade quand un oubli sur une aire d’autoroute va contraindre Angelo à partir à l’aventure.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Angelo va être gâté de ce côté-là ! Il va en effet enchaîner les situations périlleuses et les rencontres improbables, certaines amicales comme Fabien un « oiseau » particulier et d’autres parfois franchement désagréables comme un ogre décidé à ne pas laisser filer son repas. Heureusement, le jeune garçon saura se montrer débrouillard surmontant les unes après les autres les situations pleines de danger qui se présentent à lui d’autant qu’il pourra compter sur sa chance et ses amis de fortune.

Ces différentes péripéties fantastiques font incontestablement penser aux contes de notre enfance d’autant que l’auteur glisse, dans son album, quelques franches allusions que je vous laisserai le plaisir de découvrir. Néanmoins, à la différence des contes que nous connaissons tous plus ou moins, Dans la forêt sombre et mystérieuse possède une grosse touche humoristique qui rend la lecture très plaisante et très rapide. Vous vous surprendrez donc à sourire à de multiples reprises devant cette histoire presque effrayante, souvent amusante.

Quant à Angelo, c’est un jeune héros plutôt attachant qui porte bien son nom puisqu’il ne va pas hésiter à porter secours aux personnes ayant besoin de son aide tout en gardant à l’esprit son objectif final : se rendre au chevet de sa grand-mère qu’il semble adorer. Il faut dire que cette dernière a l’air franchement sympa et « cool ». Proche de ma grand-mère, j’ai, pour ma part, beaucoup aimé cette relation grand-mère/petit-fils même si elle n’est pas au centre de l’histoire, mais plutôt en filigrane. Seul petit défaut de notre mini héros, sa légère tendance à geindre dans les situations critiques, mais pour un enfant qui se retrouve seul perdu dans une forêt mystérieuse face à des créatures franchement bizarres voire inquiétantes, il s’en sort quand même très bien. Et puis, ses pleurs et ses craintes ne le rendent que plus crédible.

Si j’ai beaucoup apprécié Angelo, je dois reconnaître que mon coup de cœur va à un personnage secondaire que j’ai trouvé adorable autant dans l’apparence que dans la personnalité. Il s’agit de l’inimitable Fabien que j’aimerais beaucoup voir prendre son envol dans sa propre aventure.

En conclusion, si vous aimez les histoires avec du rythme, de l’humour et des rebondissements, Dans la forêt sombre et mystérieuse devrait vous plaire. Vous ne verrez pas les 160 pages défiler, pris dans le tournant des aventures d’Angelo menées tambour battant. Je vous invite donc à vous laisser tenter par cet univers particulier dans lequel l’auteur arrive à nous plonger rapidement et totalement grâce à un magnifique travail sur les couleurs et à la « simplicité » de son coup de crayon. Je mets des guillemets car je ne doute pas que sous cette apparente simplicité se cache beaucoup de travail.

Le Magicien d’Oz en BD (tome 1 à 3), D. Chauvel et E. Fernandez.

Avec la diffusion de la série américaine The Emerald City, j’ai eu très envie de me replonger dans le roman de L. Franck Baum, Le Magicien d’Oz. Une relecture du roman est d’ailleurs prévue, mais en attendant, j’ai décidé de lire l’adaptation en BD de D. Chauvel et E. Fernandez.

J’ai eu la chance de trouver les trois tomes de la série à la médiathèque, mais Delcourt Jeunesse vous en propose également une version intégrale que je n’hésiterai pas à  me procurer.

Les illustrations…

Avant de vous parler plus précisément de chacun des tomes, je voulais souligner la beauté des illustrations de E. Fernandez qui vous plongent directement dans l’histoire. Elles pourraient presque se passer de texte. La seule chose qui m’a un peu perturbée est la représentation de Dorothée qui tranche vivement avec l’image que je peux en avoir. Je lui trouve même un air de singe…

Images du site des Éditions Delcourt

Lu enfant, je dois admettre ne pas me souvenir d’autre chose que des grandes lignes du roman. Je ne pourrai donc pas me prononcer sur la fidélité de cette adaptation graphique même si de prime abord, elle correspond plutôt bien à mes souvenirs.

Tome 1

Dorothée a été emportée par une tornade au pays d’Oz où elle fera la rencontre de différents personnages qui deviendront ses compagnons de route. Ils partagent tous, mais pour des raisons différentes, le même objectif : trouver le fameux Magicien d’Oz.

Difficile en quelques planches de s’attacher à des personnages et pourtant, je les ai tous trouvés touchants. J’ai adoré leur volonté de venir à bout de leurs « problèmes » même si on comprend très vite, qu’ils font mauvaise route et qu’ils ont déjà, en leur for intérieur, la solution.

On est dans une BD et a fortiori jeunesse, on ne peut donc pas s’attendre au niveau de détails d’un roman, mais il n’empêche que l’histoire est intéressante et laisse entrevoir de jolies péripéties.

Tome 2

Après une petite mésaventure, Dorothée et ses compagnons atteignent enfin la Cité d’Émeraude où ils rencontrent, chacun à leur tour, le fameux et grand Magicien d’Oz. Ce dernier accepte d’accéder à leurs souhaits à une et seule condition : qu’ils tuent la méchante sorcière de l’Ouest.

La BD n’est pas exempte de situations cossasses comme la crainte inspirée par le lion qui terrorise, malgré lui, les personnes qui l’aperçoivent. Pour comprendre le comique de situation, rappelons que notre lion est un lion poltron… Dans ce second volume, on retrouve de nouveau la solidarité et l’amitié qui m’ont tellement charmée dans le premier tome. Les liens entre Dorothée et ses amis sont de plus en plus forts à tel point qu’on en vient presque à être triste à l’idée de leur future séparation.

Côté illustration, l’arrivée de nos aventuriers dans la cité d’Émeraude montre que cette adaptation graphique est un parfait complément au roman. En effet, l’illustrateur a su parfaitement retransmettre l’ambiance de la Cité d’Émeraude grâce à son travail de colorisation. Ce que M.Baum suggère dans son livre, M. Fernandez nous l’offre en images.

Tome 3

Ayant accompli leur mission, Dorothée et ses compagnons ont bien l’intention de demander leurs récompenses au Magicien d’Oz avant de découvrir que celui-ci n’est pas ce qu’il prétend être. Si les choses s’arrangent néanmoins assez rapidement pour le lion, l’épouvantail et le bûcheron, il n’en est pas de même pour Dorothée qui va devoir partir, une dernière fois, à l’aventure. Elle pourra fort heureusement compter sur ses amis.

J’ai un peu moins apprécié ce dernier tome, peut-être parce que la fin m’a semblé un peu abrupte. C’est un avis quelque peu injuste de ma part dans la mesure où nous sommes face à une BD jeunesse limitée en termes de pages et qu’il s’avèrerait difficile de donner plus de détails. Néanmoins, j’ai de nouveau passé un agréable moment en compagnie de nos aventuriers. Et puis, j’ai apprécié le fait que chacun obtienne ce qu’il désire et trouve sa place.

On pourrait être tenté, en tant qu’adulte, de penser qu’il aurait suffi aux personnages d’apprendre à mieux se connaître pour régler dès le départ leurs problèmes, mais je préfère garder ma vision d’enfant qui avait adoré suivre toutes ces péripéties qui ont permis aux personnages de grandir et de se trouver. A cet égard, cette BD et par extension le roman permettent de se poser des questions notamment sur la propension de chacun à désirer des choses qu’il possède déjà. Le fameux « Connais-toi toi-même  » prend ici tout son sens.

Maintenant que j’ai terminé cette adaptation en BD, je suis également très tentée par la version manga :

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En conclusion, si vous avez envie de découvrir ou redécouvrir Le magicien d’Oz, je ne peux que vous conseiller cette adaptation graphique de D. Chauvel et E. Fernandez.

Ekhö 5 : Le Secret des Preshauns d’Arleston, Lebreton et Barbucci

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Aimant beaucoup la série Ekhö publiée par les éditions Soleil, je me suis jetée sur le tome 5 quand je l’ai vu à la bibliothèque.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Fourmille, Yuri et Sigisbert sont en route pour Rome, la ville éternelle où règne le pontife qui dirige ces créatures souvent aimables et parfois monstrueuses que sont les Préshauns. Fourmille espère y trouver la réponse à la question : que fait-elle sur Ekhö ? Elle va rapidement comprendre que les Préshauns cachent un grand secret, et quelle-même est une pièce dans un jeu politique complexe…

  • Editeur : Soleil (22 juin 2016)
  • Pages : 50
  • Prix : 14,50

AVIS

Nous retrouvons Fourmille, Yuri et Sigisbert sur un navire de croisière en direction de Rome où Fourmille espère avoir des réponses notamment sur sa présence sur Ekhö. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne s’attendait pas à une telle révélation, ni le lecteur d’ailleurs.

Heureusement, sa destinée pouvant encore attendre, notre héroïne est bien décidée à continuer, pour le moment, à vivre sa vie comme elle le souhaite. Elle comporte évidemment son lot de tracas quotidiens, mais ceux-ci semblent maintenant  dérisoires par rapport aux responsabilités qui incomberont à Fourmille dans le futur.

Dans ce tome, on en apprend également plus sur Sigisbert et les  Préshauns en général. C’est ainsi qu’on découvre que si une grande partie de ces créatures sont pacifistes, quelques-uns au contraire aspirent à laisser leur véritable nature de monstre prendre le dessus. Pire, ces derniers souhaiteraient même éradiquer l’espèce humaine de la surface d’Ekhö. L’extrémisme ne semble donc pas épargner notre monde miroir…

Sur un ton plus léger, ce tome 5 va également nous permettre de comprendre d’où vient la tradition des Préshauns de boire du thé pour conserver leur aspect de peluche et ne pas céder à leurs bas instincts.

J’ai juste un peu regretté que Yuri soit un peu en retrait dans ce tome ou du moins, que son rôle ait surtout constitué en celui de « l’ami » jaloux de l’arrivée d’un prétendant dans la vie de Fourmille. Heureusement, il finira par se révéler utile en fin de tome.

En conclusion, si vous aimez Ekhö, je vous conseille ce tome 5 les yeux fermés. L’action, le suspense, des rebondissements et des révélations sont au rendez-vous. Vivement la suite !

Mini-chroniques en pagaille #6

Mini-chroniques en pagaille

Voici l’heure des mini-chroniques en pagaille :

  • Chanson douce, Leïla Slimani

Drame – Incompréhension – Critique

J’ai décidé de ne pas chroniquer le livre dans le cadre d’un article classique car j’ai déjà lu beaucoup d’avis à son sujet et j’aurais un peu eu l’impression d’être redondante.

J’ai apprécié le roman puisque je l’ai lu d’une traite lors d’une nuit d’insomnie. On ne voit tout simplement pas les pages défiler. C’est que l’auteure a su créer une ambiance qui devient de plus en plus angoissante à mesure que l’étau se resserre autour de cette nounou en apparence si parfaite.

Comme le lecteur connaît le drame qu’il s’est produit, il est difficile de ne pas réagir devant la passivité des parents qui, pour préserver leur quotidien et un équilibre familial providentiellement atteint, sont prêts à fermer les yeux sur des comportements inadaptés et intrusifs de Louise.

La plume de Leïla Slimani, en plus d’être d’une grande fluidité, est tout en subtilité ; beaucoup de choses sont ainsi suggérées, implicites. N’espérez pas comprendre totalement Louise, elle-même ne semblant d’ailleurs pas pouvoir expliquer son effroyable geste. Cela peut se révéler frustrant, mais assez réaliste, toutes les atrocités humaines n’étant pas explicables.

Si j’ai beaucoup apprécié Chanson douce, il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur. En effet, j’ai quand même trouvé que le roman souffrait de quelques incohérences peut-être dues à son peu de pages. Par exemple, il m’a paru peu vraisemblable qu’une mère totalement dévouée à ses enfants passe à l’autre extrême dès qu’elle retrouve un travail et n’hésite pas à en donner l’entière responsabilité à sa nounou même en vacances à l’étranger ! De la même manière, beaucoup de choses sont implicites dans ce roman ce que je conçois et ce qui contribue d’ailleurs à donner cette atmosphère si pesante. Néanmoins, cela m’a parfois donné le sentiment que l’auteure se reposait trop sur l’interprétation des lecteurs pour combler un certain manque de détails.

En bref, j’ai beaucoup aimé Chanson douce malgré quelques faiblesses.

  • Le plus beau métier du monde, Jeanne Sélène

Amour – Mort – Surprise

Le plus beau métier du monde est la seconde nouvelle de Jeanne Sélène que j’ai le plaisir de découvrir et de nouveau, le charme a totalement opéré. Il faut dire que l’autrice possède cette capacité de vous happer dès les premières lignes de son récit.

Aidée par un style des plus agréables, elle joue avec votre imagination lui faisant miroiter des choses afin de mieux arriver à vous surprendre.

En résumé, laissez-vous tenter par cette nouvelle qui se lit rapidement et avec plaisir. La seule chose que vous risquez, c’est une belle découverte.

La nouvelle est téléchargeable gratuitement sur AMAZON.

  • Coeur de pierre, Gauthier et Almanza

Amour – Déterminisme – Solitude

J’ai tout d’abord été attirée par la magnifique couverture qui est d’ailleurs à l’image des illustrations de cet album toutes les plus splendides les unes que les autres.

J’ai aimé cette histoire d’amour tuée dans l’œuf en raison des préjugés et d’un certain déterminisme qui vous pousse à devenir ce que les autres pensent de vous… L’histoire de ce garçon né sans cœur et de cette petite fille née avec un cœur d’artichaut est belle et cruelle à la fois. Elle ne devrait pas vous laisser indifférente surtout qu’elle est sublimée par un magnifique univers graphique.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais Coeur de Pierre reste une très très belle découverte  que je vous conseille.

Vous connaissez déjà ces livres ? Vous en avez lu un ou plusieurs ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ekhö, tome 4 : Barcelona de Christophe Arleston et Alessandro Barbucci

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J’ai découvert la série Ekhö, publié par les éditions Soleil, à la bibliothèque et depuis, je lis avec plaisir les tomes qui me tombent sous la main.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Grace, en tournée à Barcelone, est accusée du vol d’une oeuvre d’art assez particulière, création unique du grand maître Salvador (Dali, bien sûr). Fourmille et Yuri, qui ont emmené dans leurs bagages Sigisbert, ligoté et bâillonné, pour lui faire avouer le secret des Préshauns, la rejoignent et enquêtent pour l’innocenter. Mais alors que l’esprit d’un chat occupe parfois celui de Fourmille, la ville est inquiète des nombreuses disparitions de jeunes filles…

  • Album: 52 pages
  • Editeur : Soleil (2 septembre 2015)
  • Prix : 14,50€

AVIS

Je ne vous ai encore jamais parlé d’Ekhö qui est pourtant une série que j’apprécie beaucoup notamment pour ses somptueuses illustrations dont voici un aperçu (les images proviennent du site de l’éditeur) :

Ekhö est un monde miroir de la terre dans lequel deux personnages, Fourmille Gratule et Yuri Podrov, ont été propulsés lors d’un voyage en avion. D’un caractère diamétralement opposé, ceux-ci sont néanmoins obligés de collaborer afin de survivre dans ce nouveau monde qu’ils apprennent à découvrir et dans lequel ils vivent différentes aventures.

Dans ce tome 4, ils doivent s’envoler de New-York à Barcelone afin d’aider leur collaboratrice accusée à tord d’un vol de bijoux très particuliers. Cette enquête est, comme à l’accoutumée, bourrée d’humour avec des phrases qui ne peuvent que prêter à sourire ; « Je ne peux pas être logique, je suis banquier » étant l’une de mes préférées.

Il faut savoir que Fourmille a la particularité d’être parfois « habitée » par des défunts ce qui donne des situations cocasses. Dans Barcelona, c’est l’esprit d’un chat pourtant vivant qui va prendre possession de son corps. Certains dans la BD reconnaîtront la référence à l’expérience du chat de Schrödinger. Pour les autres, pas de panique, les auteurs l’expliquent brièvement et en images à la fin de l’ouvrage.

La seule chose qui tend à me gêner dans la série, c’est l’utilisation très récurrente de la nudité pour les personnages féminins. Si la nudité ne me dérange pas en soi, j’ai parfois le sentiment d’une certaine instrumentalisation du corps de la femme qui me gêne. On va dire que Fourmille a tendance à se retrouver nue très régulièrement et qu’à part satisfaire la libido de certains lecteurs, j’ai quelque peu de mal à en trouver l’intérêt.

Néanmoins, j’ai encore passé un excellent moment en compagnie de Fourmille et Yuri. Si vous aimez les histoires pleines d’actions et d’humour qui se déroulent dans des mondes parallèles ou miroirs, cette série devrait vous plaire.

Mini-chroniques en pagaille #5

Mini-chroniques en pagaille

L’heure des mini-chroniques a sonné :

  • Leonid 2 : La Horde, Brrémaud et Turconi
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NOTE : 4/5

Chats – Révélation – Solidarité

Quel plaisir de retrouver Leonid et ses amis ! Depuis le tome précédent, la vie a repris son cours pour notre bande d’amis, mais la Horde finit par refaire son apparition pour le plus grand déplaisir de tous.

Leonid se montre toujours aussi intrépide et peut, de nouveau, compter sur ses amis chats, chiens, souris, taupes… Une solidarité inter-espèces qui fait plaisir à voir !
Ce tome n’est pas dénué d’action même s’il se révèle moins violent que le premier.  Il vous réservera en outre une petite surprise avec une révélation sur l’un des personnages. Quant à l’univers graphique, il m’a tout autant séduite que dans le premier tome tant au niveau des illustrations que des couleurs. Je n’achète que rarement des BD, mais cette petite série fera incontestablement partie de ma bibliothèque un jour ou l’autre. C’est que c’est un véritable enchantement qui devrait séduire petits et grands.

  • Natty, 2, Melvil et Corbeyran
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MA NOTE : 4/5

Animaux sacrés – Lumière – Palais

Sans Sami, Natty, notre princesse intrépide, se sent désespérément seule dans la ville basse où elle supporte d’ailleurs de moins en moins le manque de lumière qui l’a fait de plus en plus ressembler à une Intouchable. Heureusement, elle pourra compter sur ses nouveaux amis sacrés qui, en plus de lui tenir compagnie, se révéleront plutôt utiles. Et puis, n’oublions pas que Sami est plein de ressources…

Ce deuxième et dernier tome réunit les mêmes ingrédients que le premier : un univers graphique très plaisant, des personnages attachants et dynamiques, de l’action, des animaux plus qu’originaux, une histoire de caste qui permet de réfléchir à différents sujets comme  la notion de déterminisme sociale, de religion…

En bref, Natty est une série que je vous recommande si vous aimez les princesses au caractère bien trempé.

  • Aliénor Mandragore, Séverine Gauthier et Thomas Labourot
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MA NOTE : 4,50/5

Humour – Merlin et compagnie – Mandragore

J’ai découvert cette BD sur un blog, mais je ne me souviens pas lequel…

Ici, nous découvrons Aliénor, la fille de Merlin, qui suit, à son corps défendant, les leçons  de druidisme de son illustre père. Quelque chose nous dit d’ailleurs que la relève est loin d’être assurée ! Après un petit incident avec une mandragore, Merlin meurt ce qui ne lui plaît pas, mais alors pas du tout. Heureusement, il pourra compter sur sa fille qui va tout faire pour l’aider à ressusciter même si cela signifie devoir travailler avec Morgane, ennemie jurée du druide.

J’ai beaucoup aimé cette BD qui revisite certains héros de la légende arthurienne de manière complètement loufoque et surtout pleine d’humour. Le Merlin dépeint dans l’histoire est aux antipodes de celui que l’on connaît et c’est juste excellent ! Avec son caractère de cochon, difficile de s’ennuyer. En bref, c’est une lecture légère qui devrait vous donner le sourire. A noter, la présence en fin d’ouvrage de « l’Echo de Brocéliande », une gazette qui se révèle tout aussi truculente que l’histoire.

  • Monster Club, tome 2 : Décapodes et vieilles lanternes, Masbou, Faw

monsterclubCalmars géants – Sous-marin – Surprise

Des calmars géants qui s’échouent ? Il n’en fallait pas plus pour décider les membres du Monster Club de Baltimore puis, plus tard, ceux du Monster Club de Londres, de se rendre à Terre-Neuve où cet étrange phénomène est observé.

Contrairement au premier tome, les membres des deux clubs ne s’entretuent pas puisqu’ils ne se croisent quasiment qu’en fin d’aventure. J’ai d’ailleurs regretté le manque d’interactions entre les deux équipes d’autant que dans le premier tome, leurs coups bas étaient plutôt drôles. Fort heureusement, les auteurs n’ont pas oublié de faire sourire les lecteurs avec des jeux de mot, un sous-marin au nom évocateur, des références à Jules Verne et des personnages toujours aussi hauts en couleurs.

Si vous aimez les histoires de monstres marins, l’aventure et des personnages à la personnalité affirmée, ce deuxième tome devrait vous plaire.

Et vous, certaines de ces BD vous tentent ?

Etats Dame, Zelba

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C’est lors d’une promenade en bibliothèque que j’ai découvert États Dame de Zelba, édité chez Jarjille qui est, cocorico, une maison d’édition stéphanoise. J’avais eu l’occasion de voir leur stand au salon Tatou Juste en novembre à Saint-Étienne, mais devant la foule, j’avais renoncé à m’en approcher.

A noter que la maison d’édition propose différentes ateliers : rencontres avec un auteur/éditeur, ateliers de découpage/de dessin…

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Il est une chose indispensable avant qu’il faut savoir avant d’entamer la lecture de ce livre. Une chose éclairante pour comprendre l’ouvrage que vous tenez en main. Cette chose, c’est… c’est un truc super important, que dis-je, primordial!

    • Broché: 128 pages
    • Editeur : Jarjille Editions (1 septembre 2013)
    • Prix : 15 euros.

AVIS

J’ai d’abord été séduite par le jeu de mots du titre et la couverture avec l’héroïne principale qui semble traverser différents états d’âme.

L’auteure, à travers ses illustrations en noir et blanc, partage avec le lecteur des tranches de vie. Certaines planches ne peuvent qu’arracher un sourire quand d’autres se veulent plus tristes. Les histoires partagées concernent aussi bien l’enfance que la maternité ou encore la disparition d’un proche. Il n’en est donc que plus facile pour chacun d’y reconnaître certaines choses vécues dans sa propre vie.

Toutes les photos proviennent du site de la maison d’édition

On entre dans l’intimité de l’auteure sans pour autant avoir l’impression d’être intrusif ou de faire preuve d’un certain voyeurisme. C’est peut-être parce qu’elle a partagé des moments importants de sa vie avec le lecteur créant ainsi un certain sentiment de proximité.

J’aurais sûrement encore plus apprécié ma lecture si je connaissais personnellement ou au moins, à travers ses œuvres, l’auteure. En effet, je n’ai jamais trouvé intéressant de s’immiscer dans le vie de personnes que l’on ne connaît pas. Mais, peu importe au final car la proximité créée par les confidences de l’auteure, couchées sur le papier, font qu’on a l’impression de lire un peu la vie d’une amie. Il en ressort une expérience de lecture agréable.

En conclusion, États Dames est un livre que je conseille à tous et plus particulièrement aux femmes qui pourront reconnaître, du moins pour certaines d’entre elles, un peu de leur vie dans celle de Zelba. J’ai en tout cas été séduite voire touchée par les dessins qui malgré leur simplicité arrivent à toucher le cœur des lecteurs.

NOTE : 4/5

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Blog de Zelba