Mini-chroniques en pagaille #9

Mini-chroniques en pagaille

Voici l’heure de publier un nouvel article mini-chroniques en pagaille qui me permet de vous donner brièvement mon avis sur certaines de mes lectures.


  • Locke & Key, tome 2 : Casse tête

Si vous ne connaissez pas la série, je vous invite à lire ma chronique du premier tome, Bienvenue à Lovecraft.


On retrouve dans ce deuxième tome, Tyler, Kinsey et Bode qui sont tous subjugués par le pouvoir d’une clé permettant de s’ouvrir le crâne afin d’ajouter et/ou ôter des souvenirs. Si Tyler y voit le moyen rêvé de rattraper son retard scolaire, Kinsey y voit la solution pour supprimer des souvenirs douloureux et ainsi alléger un peu son existence. Quant à leur nouvel ami, Dodge, il préfère utiliser la clef pour poursuivre son objectif que je vous laisse le plaisir de découvrir, et perpétrer ses méfaits en toute impunité.

J’ai de nouveau été séduite par ce comics même si j’ai trouvé l’histoire un peu moins haletante que dans le premier tome. J’ai particulièrement apprécié d’en apprendre plus sur Dodge qui se révèle être un personnage aussi intéressant que maléfique. Le rapprochement de ce personnage avec Tyler et Kinsey suscite une certaine angoisse d’autant qu’ils ne peuvent pas compter sur le soutien de leur mère qui a sombré dans l’alcoolisme.

En bref, si vous aimez les ambiances sombres, le mystère, des personnages que rien n’arrêtent, ce deuxième tome devrait vous plaire.

  • Locke & Key, tome 3 : La couronne des ombres


Ce tome est, pour le moment, celui que j’ai le moins apprécié. Si le côté fantastique est toujours présent notamment avec l’apparition de clés aux pouvoirs surprenants ou encore d’ombres effrayantes au service de Dodge, j’ai trouvé que le récit tombait un peu trop dans le pathos.

Une place trop importante est, à mon goût, donnée à l’alcoolisme de la mère de Tyler, Kingey et Bode. Je trouve ce problème trop « concret » par rapport au reste de l’intrigue. D’une certaine manière, je le trouve presque ridicule. Je vous rassure, ce n’est pas l’alcoolisme que je trouve ridicule, mais le fait qu’après toutes les épreuves vécues par la famille, ce soit un problème si terre-à-terre qui fait planer sur eux la plus grande menace : un éclatement de la cellule familiale. Je ne peux cependant pas nier que cette déchéance de la figure maternelle ajoute une dose d’angoisse et d’horreur à une histoire qui n’en manque pas.

En conclusion, malgré un petit essoufflement au niveau de l’intrigue, je lirai néanmoins la suite avec plaisir.

  • Jim Hawkins, tome 1 : Le testament de Flint


Cette histoire de pirates à la particularité de mettre en scène des animaux qui parlent et qui se comportent comme des humains, concept que j’aime beaucoup. Nous découvrons donc Jim, un jeune garçon qui rêve d’aventures et de nouveaux horizons. La mort d’un capitaine dans l’auberge de ses parents ainsi que la découverte d’un paquet contenu dans le coffre du pirate vont lui donner l’occasion de concrétiser ses envies d’aventure. Il va ainsi quitter sa mère et l’auberge familiale pour se mêler à un équipage de pirates et découvrir, du moins il l’espère, un trésor.

On se prend assez vite de sympathie pour Jim dont on comprend facilement l’envie d’évasion. J’ai vraiment apprécié de découvrir la constitution de l’équipe de pirates, certains personnages ayant, dirons-nous, du mordant. Les illustrations sont en outre très plaisantes et contribuent sans peine à vous plonger dans ce récit riche en actions. J’ai donc passé un moment de lecture agréable avec ce premier tome introductif.

Et vous, vous connaissez ces ouvrages ?

Publicités

Mini-chroniques en pagaille #8

Je n’ai pas publié d’article « Mini-chroniques en pagaille » depuis longtemps alors que plusieurs brouillons n’attendent qu’à sortir de mes tiroirs. Voici donc l’un d’entre eux :

  • Astrid Bromure : Comment dézinguer la Petite Souris de Fabrice Parme

astridbromurePetite Souris – Surprise – Humour

J’avais lu le tome 2 de la série avant le tome 1 par inadvertance… Astrid Bromure se révèle plutôt impertinente dans ce premier tome où elle trompe son ennui en enquiquinant les domestiques de la maison. Heureusement, ou pas d’ailleurs, elle va se trouver une nouvelle mission : prouver à tous que le mythe de la Petite Souris n’est que pure invention. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu ; notre jeune héroïne n’est pas au bout de ses surprises !

Le sens de la répartie de la jeune fille, ses idées farfelues, les différents gags et surprises ainsi que les jolies illustrations m’ont fait passer un agréable moment de lecture.

BD jeunesse, Astrid Bromure se lit très rapidement, n’hésitez pas à lui donner sa chance quand vous avez envie d’une lecture légère.

  • Enola et les animaux extraordinaires, tome 2 : La licorne qui dépassait les bornes ; Joris Chamblin et Lucile Thibaudier

elonaetlesanimauxextraordinairesForêt – Licorne – Émerveillement

Enola est une vétérinaire qui a la particularité de soigner les animaux des contes et légendes. Dans ce deuxième tome, elle vole à la rescousse d’une licorne accusée d’avoir attaqué, sans raison, deux enfants d’un village. Mais les apparences sont trompeuses comme le prouvera Enola aux villageois, prompts à condamner les licornes.

L’histoire de cette BD jeunesse est adorable surtout quand on a une tendresse particulière pour ce mythique animal. Je ne doute pas de son succès auprès des plus jeunes, mais également auprès des plus âgés. Il faut dire qu’en plus de l’intrigue simple mais touchante, les dessins de Lucile Thibaudier sont de toute beauté.

En résumé, si vous avez envie d’un moment d’émerveillement, ce tome 2 d’Enola est fait pour vous.

  • Numéro 11, Jonathan Coe

Critiques – Contes – Rêve/cauchemar

Dans ce livre, l’auteur nous narre l’histoire de différents personnages avec comme toile de fond cette présence mystérieuse voire quasi mystique du numéro 11. Je vous laisse découvrir le roman, mais je peux d’ores et déjà vous dire que je ne l’ai pas  lâché, enchaînant les chapitres avidement. Il faut dire que j’ai été happée par le talent de narration de Jonathan Coe.

En plus d’un style d’une grande fluidité, il a cette capacité à mêler réalité et fantasme, à vous faire miroiter du fantastique quand il n’y a que la plus primaire des réalités, avant de faire volte-face et vous transporter aux confins de votre imagination.

J’ai en outre été séduite par les différentes critiques de notre société qui nous mettent implacablement face à nos actions les plus stupides : omniprésence des réseaux sociaux entraînant des malentendus d’une monstrueuse idiotie, l’envers de la télé-réalité et cette quête désespérée de la célébrité, la prompt aptitude des partis politiques à stigmatiser certaines personnes… Le livre se déroule à Londres, mais vous pouvez le transporter dans le monde occidental sans craindre de dépareiller.

En résumé, si vous avez envie d’un conte des temps modernes cyniques mais d’une criante vérité, Numéro 11 devrait vous plaire.

Et vous, ces ouvrages vous tentent ?

Mini-chroniques en pagaille #7

Cela fait un petit moment que je n’ai pas publié un type d’article que vous semblez bien apprécier : Les mini-chroniques en pagaille :

ŒUVRES GRAPHIQUES

  • L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur, Gauthier et Lefèvre

51z-YVq47LL._SY346_

J’aime beaucoup le travail de Séverine Gauthier ; c’est ce qui m’a d’ailleurs poussée à emprunter cet ouvrage. La sublime couverture et les superbes graphismes ne sont pas non plus étrangers à mon envie de découvrir l’histoire d’Épiphanie Frayeur.

Cette fillette de 8 ans et demi porte très bien son nom, Frayeur, puisqu’elle a peur de tout, tout le temps, et même de sa propre ombre, symbole de sa peur, qui grandit plus vite qu’elle. Bien décidée à se libérer de sa peur, elle part en quête d’un remède et croise, en chemin, différentes personnes qui tenteront de l’aider. Mais finalement, c’est en puisant dans ses propres ressources que la fillette trouvera le moyen de dompter sa peur et de redonner une taille acceptable à son ombre.

J’ai beaucoup aimé cet album qui traite des peurs enfantines voire, plus généralement, des phobies avec humour. La personnification de la PEUR par une ombre qui se veut effrayante, mais qui finalement a un petit quelque chose de mignon et d’attachant, est excellente. Cela permet aux enfants d’aborder l’histoire de manière un peu plus sereine. J’ai également trouvé que cette dualité de la peur était assez représentative de la réalité puisqu’à force de vivre dans la peur, on finit parfois par s’y attacher ou, du moins, s’y habituer.

En bref, L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur est un très bel ouvrage graphique qui vous offrira un joli voyage au pays de la peur et de l’émotion.

  • Tome 23, Black Butler, Yana Toboso

index

J’ai retrouvé avec plaisir Ciel et surtout, Sebastian, son diable de majordome. Dans ce 23ème tome, Ciel est diligenté par la reine pour mener une enquête sur un étrange music-hall où sont organisées des fêtes gratuites à destination de tous, sans aucune distinction de classe sociale. Dans l’Angleterre victorienne, cela ne peut que susciter de l’étonnement voire de l’inquiétude surtout quand l’on constate que les participants à ces fêtes sont de plus en plus nombreux et de plus en plus accro à ces moments d’euphorie collective.

Et si derrière les chants et la danse, quelque chose de plus sombre se tramait ? C’est ce que nos deux protagonistes vont tenter de déterminer d’autant qu’ils ont une source de motivation importante pour faire le point sur ce mystérieux et inquiétant music-hall.

Sans surprise, j’ai dévoré ce nouveau tome où l’auteur arrive à happer l’attention du lecteur dès les premières pages. Le suspense et le mystère sont, comme à chaque fois, au rendez-vous pour vous faire passer un agréable moment de lecture. J’ai maintenant hâte de découvrir le tome 24 puisque l’auteur nous laisse de manière totalement sadique avec nos interrogations.

NOUVELLES

  • Mon chat est immortel, Mancini Anna

51A1aiuP8sL._SY346_

Écrivaine qui voyage beaucoup, l’héroïne accepte quand même d’aller chez sa voisine pour découvrir la portée de chatons de sa minette. Comme hypnotisée par un chaton, elle finit par l’adopter malgré sa résolution de ne pas craquer. Mais elle découvre vite que cette boule de poils d’apparence banale est spéciale, très très spéciale. Et c’est de cette découverte et des conséquences sur sa vie que l’héroïne souhaite faire part aux lecteurs.

Racontée comme une histoire vraie, cette petite nouvelle se lit rapidement et avec plaisir. Complètement irréaliste, on se laisse néanmoins séduire par cette histoire de chat, d’Égypte et de magie. N’hésitez pas à vous laisser tenter même si, je vous préviens, vous ne regarderez plus votre chat de la même manière.

  • Carousel, un parc trop mortel, Bogdan Kostenetsky

51wzch2lp5L._SY346_

Une visite familiale dans un parc d’attraction ? La journée ne pouvait donc que s’annoncer très bonne pour cette famille à moins, bien sûr, que le parc ne réserve quelques funestes surprises…

A l’image du ça de Stephen King, l’auteur reprend le faciès aussi rigolo qu’inquiétant des clowns pour plonger le lecteur dans un récit horrifique où l’hémoglobine est de la partie.

Cette nouvelle se lit facilement et plaira aux amoureux du genre. Je regrette néanmoins les fautes d’orthographe et de ponctuation qui ont quelque peu perturbé ma lecture.

 

Et vous, certaines de ces lectures vous tentent ?

Dans la forêt sombre et mystérieuse, Winshluss

Je remercie Lecteurs.com et Gallimard de m’avoir permis de découvrir, dans le cadre des explorateurs de la BD, Dans la forêt sombre et mystérieuse de Winshluss

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Angelo, jeune apprenti aventurier féru de zoologie, prend la route en famille pour rendre visite à sa mémé géniale qui est très malade. Mais sur l’aire d’autoroute où ils s’arrêtent, ses parents l’oublient et repartent sans lui ! Terrorisé, Angelo décide de couper à travers la forêt, où il se perd tout à fait…

Sa rencontre avec de fascinantes créatures – de la luciole obèse à l’ogre terrifiant – vont faire de son singulier périple une aventure fantastique.

  • Album: 160 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (20 octobre 2016)
  • Prix : 18€

AVIS

J’avais repéré cet ouvrage à la FNAC notamment attirée par sa luxuriante couverture et la beauté du livre-objet, mais je n’avais pas craqué en raison des illustrations qui ne correspondent pas forcément à ce que j’attends quand j’achète un album. Je recherche en général les beaux coups de crayons et les dessins soignés. Avec Dans la forêt sombre et mystérieuse, ce n’est pas ce genre d’illustrations que vous retrouverez, mais plutôt des dessins simples qui vont à l’essentiel et qui sont mis en valeur par un très beau travail de colorisation.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A noter également que l’album est coupé en plusieurs parties et que chacune d’entre elles est annoncée par une illustration.

Si les dessins ne m’ont pas éblouie, je me suis néanmoins plongée dans l’histoire dès les premières pages de l’album. J’ai ainsi fait, avec plaisir et curiosité, la connaissance d’Angelo et de sa famille composée de ses parents, d’un frère « idiot » et d’une petite sœur coincée dans sa condition de bébé. Toute cette famille des plus banales est en route pour rendre visite à la grand-mère gravement malade quand un oubli sur une aire d’autoroute va contraindre Angelo à partir à l’aventure.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Angelo va être gâté de ce côté-là ! Il va en effet enchaîner les situations périlleuses et les rencontres improbables, certaines amicales comme Fabien un « oiseau » particulier et d’autres parfois franchement désagréables comme un ogre décidé à ne pas laisser filer son repas. Heureusement, le jeune garçon saura se montrer débrouillard surmontant les unes après les autres les situations pleines de danger qui se présentent à lui d’autant qu’il pourra compter sur sa chance et ses amis de fortune.

Ces différentes péripéties fantastiques font incontestablement penser aux contes de notre enfance d’autant que l’auteur glisse, dans son album, quelques franches allusions que je vous laisserai le plaisir de découvrir. Néanmoins, à la différence des contes que nous connaissons tous plus ou moins, Dans la forêt sombre et mystérieuse possède une grosse touche humoristique qui rend la lecture très plaisante et très rapide. Vous vous surprendrez donc à sourire à de multiples reprises devant cette histoire presque effrayante, souvent amusante.

Quant à Angelo, c’est un jeune héros plutôt attachant qui porte bien son nom puisqu’il ne va pas hésiter à porter secours aux personnes ayant besoin de son aide tout en gardant à l’esprit son objectif final : se rendre au chevet de sa grand-mère qu’il semble adorer. Il faut dire que cette dernière a l’air franchement sympa et « cool ». Proche de ma grand-mère, j’ai, pour ma part, beaucoup aimé cette relation grand-mère/petit-fils même si elle n’est pas au centre de l’histoire, mais plutôt en filigrane. Seul petit défaut de notre mini héros, sa légère tendance à geindre dans les situations critiques, mais pour un enfant qui se retrouve seul perdu dans une forêt mystérieuse face à des créatures franchement bizarres voire inquiétantes, il s’en sort quand même très bien. Et puis, ses pleurs et ses craintes ne le rendent que plus crédible.

Si j’ai beaucoup apprécié Angelo, je dois reconnaître que mon coup de cœur va à un personnage secondaire que j’ai trouvé adorable autant dans l’apparence que dans la personnalité. Il s’agit de l’inimitable Fabien que j’aimerais beaucoup voir prendre son envol dans sa propre aventure.

En conclusion, si vous aimez les histoires avec du rythme, de l’humour et des rebondissements, Dans la forêt sombre et mystérieuse devrait vous plaire. Vous ne verrez pas les 160 pages défiler, pris dans le tournant des aventures d’Angelo menées tambour battant. Je vous invite donc à vous laisser tenter par cet univers particulier dans lequel l’auteur arrive à nous plonger rapidement et totalement grâce à un magnifique travail sur les couleurs et à la « simplicité » de son coup de crayon. Je mets des guillemets car je ne doute pas que sous cette apparente simplicité se cache beaucoup de travail.

Le Magicien d’Oz en BD (tome 1 à 3), D. Chauvel et E. Fernandez.

Avec la diffusion de la série américaine The Emerald City, j’ai eu très envie de me replonger dans le roman de L. Franck Baum, Le Magicien d’Oz. Une relecture du roman est d’ailleurs prévue, mais en attendant, j’ai décidé de lire l’adaptation en BD de D. Chauvel et E. Fernandez.

J’ai eu la chance de trouver les trois tomes de la série à la médiathèque, mais Delcourt Jeunesse vous en propose également une version intégrale que je n’hésiterai pas à  me procurer.

Les illustrations…

Avant de vous parler plus précisément de chacun des tomes, je voulais souligner la beauté des illustrations de E. Fernandez qui vous plongent directement dans l’histoire. Elles pourraient presque se passer de texte. La seule chose qui m’a un peu perturbée est la représentation de Dorothée qui tranche vivement avec l’image que je peux en avoir. Je lui trouve même un air de singe…

Images du site des Éditions Delcourt

Lu enfant, je dois admettre ne pas me souvenir d’autre chose que des grandes lignes du roman. Je ne pourrai donc pas me prononcer sur la fidélité de cette adaptation graphique même si de prime abord, elle correspond plutôt bien à mes souvenirs.

Tome 1

Dorothée a été emportée par une tornade au pays d’Oz où elle fera la rencontre de différents personnages qui deviendront ses compagnons de route. Ils partagent tous, mais pour des raisons différentes, le même objectif : trouver le fameux Magicien d’Oz.

Difficile en quelques planches de s’attacher à des personnages et pourtant, je les ai tous trouvés touchants. J’ai adoré leur volonté de venir à bout de leurs « problèmes » même si on comprend très vite, qu’ils font mauvaise route et qu’ils ont déjà, en leur for intérieur, la solution.

On est dans une BD et a fortiori jeunesse, on ne peut donc pas s’attendre au niveau de détails d’un roman, mais il n’empêche que l’histoire est intéressante et laisse entrevoir de jolies péripéties.

Tome 2

Après une petite mésaventure, Dorothée et ses compagnons atteignent enfin la Cité d’Émeraude où ils rencontrent, chacun à leur tour, le fameux et grand Magicien d’Oz. Ce dernier accepte d’accéder à leurs souhaits à une et seule condition : qu’ils tuent la méchante sorcière de l’Ouest.

La BD n’est pas exempte de situations cossasses comme la crainte inspirée par le lion qui terrorise, malgré lui, les personnes qui l’aperçoivent. Pour comprendre le comique de situation, rappelons que notre lion est un lion poltron… Dans ce second volume, on retrouve de nouveau la solidarité et l’amitié qui m’ont tellement charmée dans le premier tome. Les liens entre Dorothée et ses amis sont de plus en plus forts à tel point qu’on en vient presque à être triste à l’idée de leur future séparation.

Côté illustration, l’arrivée de nos aventuriers dans la cité d’Émeraude montre que cette adaptation graphique est un parfait complément au roman. En effet, l’illustrateur a su parfaitement retransmettre l’ambiance de la Cité d’Émeraude grâce à son travail de colorisation. Ce que M.Baum suggère dans son livre, M. Fernandez nous l’offre en images.

Tome 3

Ayant accompli leur mission, Dorothée et ses compagnons ont bien l’intention de demander leurs récompenses au Magicien d’Oz avant de découvrir que celui-ci n’est pas ce qu’il prétend être. Si les choses s’arrangent néanmoins assez rapidement pour le lion, l’épouvantail et le bûcheron, il n’en est pas de même pour Dorothée qui va devoir partir, une dernière fois, à l’aventure. Elle pourra fort heureusement compter sur ses amis.

J’ai un peu moins apprécié ce dernier tome, peut-être parce que la fin m’a semblé un peu abrupte. C’est un avis quelque peu injuste de ma part dans la mesure où nous sommes face à une BD jeunesse limitée en termes de pages et qu’il s’avèrerait difficile de donner plus de détails. Néanmoins, j’ai de nouveau passé un agréable moment en compagnie de nos aventuriers. Et puis, j’ai apprécié le fait que chacun obtienne ce qu’il désire et trouve sa place.

On pourrait être tenté, en tant qu’adulte, de penser qu’il aurait suffi aux personnages d’apprendre à mieux se connaître pour régler dès le départ leurs problèmes, mais je préfère garder ma vision d’enfant qui avait adoré suivre toutes ces péripéties qui ont permis aux personnages de grandir et de se trouver. A cet égard, cette BD et par extension le roman permettent de se poser des questions notamment sur la propension de chacun à désirer des choses qu’il possède déjà. Le fameux « Connais-toi toi-même  » prend ici tout son sens.

Maintenant que j’ai terminé cette adaptation en BD, je suis également très tentée par la version manga :

index

En conclusion, si vous avez envie de découvrir ou redécouvrir Le magicien d’Oz, je ne peux que vous conseiller cette adaptation graphique de D. Chauvel et E. Fernandez.

Ekhö 5 : Le Secret des Preshauns d’Arleston, Lebreton et Barbucci

2

Aimant beaucoup la série Ekhö publiée par les éditions Soleil, je me suis jetée sur le tome 5 quand je l’ai vu à la bibliothèque.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Fourmille, Yuri et Sigisbert sont en route pour Rome, la ville éternelle où règne le pontife qui dirige ces créatures souvent aimables et parfois monstrueuses que sont les Préshauns. Fourmille espère y trouver la réponse à la question : que fait-elle sur Ekhö ? Elle va rapidement comprendre que les Préshauns cachent un grand secret, et quelle-même est une pièce dans un jeu politique complexe…

  • Editeur : Soleil (22 juin 2016)
  • Pages : 50
  • Prix : 14,50

AVIS

Nous retrouvons Fourmille, Yuri et Sigisbert sur un navire de croisière en direction de Rome où Fourmille espère avoir des réponses notamment sur sa présence sur Ekhö. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne s’attendait pas à une telle révélation, ni le lecteur d’ailleurs.

Heureusement, sa destinée pouvant encore attendre, notre héroïne est bien décidée à continuer, pour le moment, à vivre sa vie comme elle le souhaite. Elle comporte évidemment son lot de tracas quotidiens, mais ceux-ci semblent maintenant  dérisoires par rapport aux responsabilités qui incomberont à Fourmille dans le futur.

Dans ce tome, on en apprend également plus sur Sigisbert et les  Préshauns en général. C’est ainsi qu’on découvre que si une grande partie de ces créatures sont pacifistes, quelques-uns au contraire aspirent à laisser leur véritable nature de monstre prendre le dessus. Pire, ces derniers souhaiteraient même éradiquer l’espèce humaine de la surface d’Ekhö. L’extrémisme ne semble donc pas épargner notre monde miroir…

Sur un ton plus léger, ce tome 5 va également nous permettre de comprendre d’où vient la tradition des Préshauns de boire du thé pour conserver leur aspect de peluche et ne pas céder à leurs bas instincts.

J’ai juste un peu regretté que Yuri soit un peu en retrait dans ce tome ou du moins, que son rôle ait surtout constitué en celui de « l’ami » jaloux de l’arrivée d’un prétendant dans la vie de Fourmille. Heureusement, il finira par se révéler utile en fin de tome.

En conclusion, si vous aimez Ekhö, je vous conseille ce tome 5 les yeux fermés. L’action, le suspense, des rebondissements et des révélations sont au rendez-vous. Vivement la suite !

Mini-chroniques en pagaille #6

Mini-chroniques en pagaille

Voici l’heure des mini-chroniques en pagaille :

  • Chanson douce, Leïla Slimani

Drame – Incompréhension – Critique

J’ai décidé de ne pas chroniquer le livre dans le cadre d’un article classique car j’ai déjà lu beaucoup d’avis à son sujet et j’aurais un peu eu l’impression d’être redondante.

J’ai apprécié le roman puisque je l’ai lu d’une traite lors d’une nuit d’insomnie. On ne voit tout simplement pas les pages défiler. C’est que l’auteure a su créer une ambiance qui devient de plus en plus angoissante à mesure que l’étau se resserre autour de cette nounou en apparence si parfaite.

Comme le lecteur connaît le drame qu’il s’est produit, il est difficile de ne pas réagir devant la passivité des parents qui, pour préserver leur quotidien et un équilibre familial providentiellement atteint, sont prêts à fermer les yeux sur des comportements inadaptés et intrusifs de Louise.

La plume de Leïla Slimani, en plus d’être d’une grande fluidité, est tout en subtilité ; beaucoup de choses sont ainsi suggérées, implicites. N’espérez pas comprendre totalement Louise, elle-même ne semblant d’ailleurs pas pouvoir expliquer son effroyable geste. Cela peut se révéler frustrant, mais assez réaliste, toutes les atrocités humaines n’étant pas explicables.

Si j’ai beaucoup apprécié Chanson douce, il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur. En effet, j’ai quand même trouvé que le roman souffrait de quelques incohérences peut-être dues à son peu de pages. Par exemple, il m’a paru peu vraisemblable qu’une mère totalement dévouée à ses enfants passe à l’autre extrême dès qu’elle retrouve un travail et n’hésite pas à en donner l’entière responsabilité à sa nounou même en vacances à l’étranger ! De la même manière, beaucoup de choses sont implicites dans ce roman ce que je conçois et ce qui contribue d’ailleurs à donner cette atmosphère si pesante. Néanmoins, cela m’a parfois donné le sentiment que l’auteure se reposait trop sur l’interprétation des lecteurs pour combler un certain manque de détails.

En bref, j’ai beaucoup aimé Chanson douce malgré quelques faiblesses.

  • Le plus beau métier du monde, Jeanne Sélène

Amour – Mort – Surprise

Le plus beau métier du monde est la seconde nouvelle de Jeanne Sélène que j’ai le plaisir de découvrir et de nouveau, le charme a totalement opéré. Il faut dire que l’autrice possède cette capacité de vous happer dès les premières lignes de son récit.

Aidée par un style des plus agréables, elle joue avec votre imagination lui faisant miroiter des choses afin de mieux arriver à vous surprendre.

En résumé, laissez-vous tenter par cette nouvelle qui se lit rapidement et avec plaisir. La seule chose que vous risquez, c’est une belle découverte.

La nouvelle est téléchargeable gratuitement sur AMAZON.

  • Coeur de pierre, Gauthier et Almanza

Amour – Déterminisme – Solitude

J’ai tout d’abord été attirée par la magnifique couverture qui est d’ailleurs à l’image des illustrations de cet album toutes les plus splendides les unes que les autres.

J’ai aimé cette histoire d’amour tuée dans l’œuf en raison des préjugés et d’un certain déterminisme qui vous pousse à devenir ce que les autres pensent de vous… L’histoire de ce garçon né sans cœur et de cette petite fille née avec un cœur d’artichaut est belle et cruelle à la fois. Elle ne devrait pas vous laisser indifférente surtout qu’elle est sublimée par un magnifique univers graphique.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais Coeur de Pierre reste une très très belle découverte  que je vous conseille.

Vous connaissez déjà ces livres ? Vous en avez lu un ou plusieurs ? Qu’en avez-vous pensé ?