Le jour où je me suis aimé pour de vrai, Serge Marquis

Je remercie les éditions Points et plus particulièrement Aurore, de m’avoir proposé de découvrir Le jour où je me suis aimé pour de vrai de Serge Marquis.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Maryse est une femme belle, intelligente et affreusement narcissique. Elle est aussi la mère de Charlot, fils singulier, qui l’émerveille et l’exaspère à la fois. C’est que Charlot, tel le Petit Prince, la confronte à des questions philosophiques désarmantes de vérité. Animé d’une humanité à fleur de peau, Charlot fait valser les certitudes de sa mère et de beaucoup d’autres. Il va prouver qu’en cessant de se regarder le nombril, on peut accéder au vrai bonheur et apprendre à s’aimer pour de vrai.

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Points (16 mai 2018)
  • Prix : 7.40€

AVIS

Je connaissais Serge Marquis, spécialiste de la santé mentale au travail, à travers son ouvrage On est foutu, on pense trop ! dont j’avais eu un avis mitigé. Curieuse de découvrir un autre de ses livres, j’ai néanmoins accepté avec plaisir la proposition d’Aurore de recevoir Le jour où je me suis aimé pour de vrai. Et je peux d’ores et déjà vous dire que je suis contente de l’avoir fait.

L’histoire et les personnages…

J’ai, en effet, été séduite par l’idée du Docteur Marquis de nous parler de l’ego et de ses différentes facettes sous la forme d’un roman mettant en scène, entre autres, Maryse. Neuropédiatre spécialisée dans le traitement du cancer, cette femme belle et intelligente possède, en plus de son expertise médicale, un ego démesuré l’empêchant d’être vraiment à l’écoute de ses patients, et pire, de son fils Charlot. Cherchant à tout prix à être la meilleure et à briller de mille feux, elle se trouve néanmoins désarçonnée voire en colère devant les questions philosophiques de ce dernier. Âgé seulement de 9 ans, il s’interroge déjà sur ce qu’est l’ego…

La narration sous forme de roman est, pour moi, le gros point fort de ce livre puisqu’elle m’a permis de m’immerger rapidement et totalement dans l’histoire. Je n’ai ainsi pas eu le sentiment de lire un cours sur l’ego, ce qui honnêtement aurait pu m’ennuyer, mais plutôt de lire un récit dans lequel l’ego est un personnage à part entière. D’ailleurs, c’en est bien un puisqu’il est même nommé Egoman par Charlot. Et cet Egoman, qui n’existe pas vraiment, mais qui est pourtant de partout, constitue une source de souffrance partagée par tous les hommes. C’est d’ailleurs surprenant de voir comme un concept qui divise les hommes peut se targuer d’universalité…

Comme dans un roman classique, certains personnages sont plus attachants que d’autres à moins que ce ne soit ici que l’expression de mon ego qui a réussi à s’identifier plus facilement à certaines personnalités… Quoi qu’il en soit, Maryse s’est révélée à maintes reprises agaçante par sa propension à tout ramener à elle, à son intelligence, à son besoin d’être la meilleure, à son « moi, moi, moi » permanent… Elle a même réussi à me choquer par son égocentrisme notamment lors de l’annonce de la maladie de son fils. Alors que toute son attention aurait dû être dirigée sur Charlot afin de l’aider à accueillir la nouvelle, elle ne peut s’empêcher de penser à sa carrière et à l’éventuel frein que la maladie de son fils pourrait constituer. Néanmoins, Maryse, bien que ce soit de manière assez lente, évolue au gré des questions de Charlot, de ses conversations avec son ami psychiatre Georges et des épreuves de la vie. De personne autocentrée, elle s’ouvre progressivement à son fils, puis aux autres. Alors bien sûr, son ego n’est jamais loin, mais on ne peut qu’apprécier ses efforts et tout le chemin parcouru entre la femme du début et celle de la fin.

Mais, c’est à un personnage secondaire que je me suis le plus attachée : Georges, l’ami psychiatre de Maryse. J’attendais d’ailleurs avec impatience ses interventions puisque l’auteur lui donne régulièrement la parole. Je l’ai trouvé extrêmement touchant d’autant que c’est pour moi, le personnage le plus « réaliste ». Bien que psychiatre, il ne prétend pas avoir toutes les réponses et fait de son mieux pour être dans la Présence afin d’aider au mieux ses patients. Il conseille également Maryse tout en l’encourageant à trouver ses propres réponses à ses questions… Mais comme le cordonnier est souvent le plus mal chaussé, Georges a aussi ses failles notamment au niveau de sa relation avec cette femme qu’il admire et aime tant. C’est donc au contact de Charlot et de ses amis qu’il va finir par comprendre que lui aussi a besoin de lâcher prise. Et c’est seulement de cette manière qu’il trouvera enfin ce bonheur tant espéré…

Si Charlot a 9 ans m’a émue notamment dans sa manière de poser des questions difficiles en toute innocence et son envie de faire taire son ego pour arriver à vraiment aimer les autres, j’ai trouvé le personnage trop irréel pour vraiment m’attacher. Le décalage entre ses paroles et son âge m’a, en outre, mise mal à l’aise… Sa sagesse et sa manière d’être dans la Présence lui permettent, petit à petit, de se distancier de l’ego, mais je l’ai trouvé parfois assez froid avec sa mère notamment dans sa phase d’adolescence. À l’inverse, sa relation avec sa petite-amie Marie-Lou est belle, bien qu’elle m’ait parfois indisposée, son intensité ne reflétant pas ce que l’on peut attendre du comportement de deux adolescents. Mais là, je reconnais que ce sont mes préjugés qui parlent, préjugés qui rejoignent d’ailleurs ceux de Maryse. Il faut dire que l’on découvre l’histoire principalement de son point de vue et que cette dernière tend à souffrir de la relation fusionnelle de son fils avec Marie-Lou. Il est donc possible que mon ressenti vis-à-vis de Charlot s’explique par le fait que je me sois identifiée à la mère plutôt qu’au fils… J’ai d’ailleurs compris sa peine à l’idée d’être exclue de la vie de son fils et d’avoir le sentiment d’avoir perdu le rôle de mère pour celui de tiroir-caisse.

Ce sentiment d’aimer et de ne pas être aimé en retour est d’ailleurs abordé par l’auteur à travers un autre personnage que l’on voit peu, mais qui aura une grande influence sur la vie des protagonistes du livre. Hamid, qui donne toutes ses lettres de noblesse au terme d’amitié, nous apprend ainsi que le plus important n’est pas d’être aimé, mais de savoir qu’on a la capacité d’aimer sans rien attendre en retour. Une idée très belle qui, pour ma part, m’a fait réfléchir. Il est vrai qu’en donnant des marques d’attention et d’affection, on a naturellement tendance à en attendre en retour, ce qui peut créer des déceptions et des blessures d’ego quand ce n’est pas le cas… Apprendre à aimer sans contrepartie semble donc être un enjeu important pour chacun d’entre nous, ce que l’auteur nous montre de manière assez délicate pour que chacun puisse en saisir l’importance sans se sentir jugé.

Un roman qui divertit tout en nous permettant de réfléchir à la notion d’ego et son impact sur nos vies…

Même si l’histoire de Maryse, de son fils, de Marie-Lou et de Georges est intéressante en soi, son principal intérêt réside dans le fait qu’elle permet de mieux comprendre la notion d’ego, ses différentes facettes et la manière dont ce concept, pure création de l’esprit humain, réussi à diriger nos vies, souvent pour le pire. Alors bien sûr, d’aucuns pourraient regretter des personnages caricaturaux et extrêmes (la femme carriériste, froide et imbue d’elle-même, le fils de 9 ans qui pose des questions philosophiques, l’ex-mari qui part avec une jeunette, l’amoureux transi…), mais contrairement à un roman classique, ce n’est pas gênant puisque ça permet de faciliter la compréhension d’une notion assez abstraite.

D’une plume simple, mais fluide, l’auteur nous montre, à travers des situations parfois difficiles et des personnages hauts en couleur, à quel point l’ego peut diriger nos vies et nous pousser dans nos retranchements. On comprend ainsi comment l’ego peut conduire:

  • des enfants à en harceler d’autres quand ceux-ci sont différents de peur leur différence attire cette attention qu’ils désirent tant,
  • des hommes à tuer quand ils s’identifient à leurs croyances et que celles-ci sont remises en cause de peur que leur disparition signifie l’annihilation pure et simple de leur personne,
  • des malades à refuser de guérir de peur de perdre l’attention obtenue grâce à la maladie…

On apprend également à différencier l’amour de l’attachement à travers notamment le comportement courageux et exemplaire de Marie-Lou face à la maladie, la nécessité de vivre l’instant présent et de « revenir ici » quand l’ego prend le contrôle de ses pensées, la différence entre aider son prochain et l’envie d’être admiré…

Le jour où est j’ai appris à m’aimer pour de vrai fait donc partie de ces livres que je qualifierais d’inspirants. Sous couvert de nous raconter une histoire, l’auteur nous pousse ainsi à réfléchir, à nous interroger sur nos propres comportements et à, d’une certaine manière, grandir. Une fois la dernière page tournée, j’ai un peu eu le sentiment d’avoir parcouru un livre feel-good. Si certains passages sont, en effet, assez durs, la maladie n’épargnant pas nos personnages, il en ressort un joli message d’espoir, et l’envie d’enfin apprendre à s’aimer et à aimer les autres pour de vrai.

Un livre qui permet un certain travail d’introspection

Difficile durant la lecture de ne pas faire de multiples pauses pour prendre des notes, certaines phrases étant particulièrement sujettes à réflexion en fonction de son propre vécu…

J’ai ainsi été particulièrement touchée par un passage bref évoquant la maladie d’Alzheimer, la meilleure amie de Maryse mettant exactement les mots sur mon ressenti. Cette peine d’avoir perdu la personne que l’on connaissait et d’avoir le sentiment de ne plus être spécial pour elle alors que l’on avait une relation quasi fusionnelle avec cette dernière. Ainsi, si je tiens la main et souris même quand de petite-fille, je passe à collègue de travail dans la même phrase, je dois reconnaître que je sors toujours de la maison de retraite le cœur lourd. Mais de ce livre, j’ai retenu que c’est avant tout mon ego qui parle et qu’il me revient d’apprendre à aimer sans rien attendre en retour, à juste être là et à tenir la main de cette grand-mère qui, bien qu’elle ne sache plus forcément qui je suis, répond toujours par un grand sourire à ma présence à ses côtés.

J’ai fini le livre il y a quelques jours, il m’est donc difficile d’en évaluer l’impact sur ma vie, mais ce qui est certain, c’est que depuis que j’ai découvert Maryse et Charlot, je me suis posé un certain nombre de questions sur mes schémas de pensée ou mes (ré)actions. Et je ne doute pas que ce soit la même chose pour les autres lecteurs… Il y a néanmoins une chose que j’ai encore beaucoup de mal à faire malgré la lecture de ce livre : être dans la Présence. J’ai une tendance naturelle à refaire le passé, à prévoir ce que je dois faire et à faire plusieurs choses à la foi, mais je ne sais pas vivre l’instant présent. Et c’est un point que Serge Marquis m’a donné envie de travailler. J’espère donc un jour réussir à faire taire suffisamment mon ego et à « revenir ici » quand mon esprit s’égare afin d’être dans la Présence plutôt que dans les méandres de mon cerveau.

En conclusion, Le jour où j’ai appris à m’aimer pour de vrai fut une très bonne surprise. À travers l’histoire d’une femme narcissique et de son fils, on découvre la notion d’ego, ses différentes facettes et l’impact que ce concept peut avoir dans la vie de chacun. Plein d’humanité, d’amour, d’amitié, de joie, mais aussi de moments plus tristes, Serge Marquis nous offre ici une histoire qui, en nous faisant passer par mille émotions, nous pousse à réfléchir à notre propre vie. Reste alors en suspens une seule question : et vous, avez-vous appris à vous aimer pour de vrai ?

Et vous, envie de découvrir Le jour où je me suis aimé pour de vrai !

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Tous les secrets des illusions d’optique, Philippe Socrate

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Je remercie les éditions Eyrolles et Cécile du groupe FB Un Livre Et Chagaz de m’avoir permis de découvrir Tous les secrets des illusions d’optique de Philippe Socrate.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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Découvrir une illusion d’optique est très gratifiant. Dans un premier temps, on ne comprend rien ; puis, progressivement, on a accès au secret. Considérée à tort, comme une simple distraction de l’esprit, l’illusion d’optique recèle de passionnants mystères. Elle se situe au carrefour de plusieurs disciplines : l’optique, la psychologie, l’ophtalmologie, la neurologie et, bien sûr, la magie.

Depuis plus de trente ans, Philippe Socrate présente au grand public des illusions d’optique singulières et remarquables qui ont fait l’objet de nombreuses expositions, ont suscité des questions, des débats. Il s’attache dans cet ouvrage à dévoiler leurs secrets qui relèvent tous de mécanismes différents. À votre tour, laissez-vous tenter par le voyage !

  • Nombre de pages : 224 pages
  • Date de parution : 05/10/2017
  • Prix : 21€

AVIS

J’ai toujours été fascinée par les illusions d’optique et n’ai jamais rechigné à m’extasier sur les plus connues d’entre elles ou sur celles qui, le temps d’un buzz, ont fait la une des réseaux sociaux. Vous serez certainement nombreux à vous souvenir de la fameuse robe que certains voyaient bleue et noire quand d’autres la voyaient blanche et dorée, et qui avait quelque peu déchaîné les passions.

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Malgré cet intérêt, j’avoue cependant n’avoir jamais approfondi la question. J’ai donc été ravie de découvrir l’ouvrage de Philippe Socrate dans lequel sont présentées un certain nombre d’illusions d’optique que, pour la plupart, je ne connaissais pas. Mais le principal intérêt et atout de ce livre est la manière dont l’auteur nous en explique les tenants et aboutissants.

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Plutôt littéraire, j’ai eu un peu peur de ne pas arriver à saisir toutes les explications de l’auteur. Crainte injustifiée puisque le vocable utilisé est accessible et les explications sont claires et détaillées voire empreintes d’humour. Les explications de l’auteur sont vraiment à la portée de chaque adulte à partir du moment où l’on prend le temps de les lire posément. En ce qui concerne les enfants, je pense qu’il serait quand même préférable de les accompagner dans leur lecture en les aidant, par exemple, à saisir les notions qui leur semblent peut-être un peu trop abstraites. Mais même sans avoir le niveau de compréhension d’un adulte, je ne doute pas que la plupart des enfants seront séduits par le livre. Quel que soit son âge, on prend donc plaisir à découvrir toutes ces illusions diverses et variées et les principes sur lesquels elles reposent. Mais je vous rassure, certaines n’ont pas encore dévoilé tous leurs secrets et conservent cette part de mystère que la science n’a pas (encore) réussi à lever.

En plus de nous proposer un ouvrage intéressant et très pédagogique, Philippe Socrate a réussi le tour de force de complètement captiver son auditoire et ceci dès la première page. Le secret ? Impliquer totalement les lecteurs ! Vous ne lisez pas Tous les secrets des illusions d’optique comme vous le feriez avec un livre classique à savoir plus ou moins passivement. Ici, vous allez travailler, vous allez cogiter, vous allez vous lever pour éloigner le livre, vous allez utiliser un miroir pour révéler le secret de certaines illustrations, vous allez tourner le livre dans tous les sens…

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Bref, vous allez être actifs durant toute votre lecture, ce qui rend l’expérience originale, captivante et quelque peu addictive. Il est dur de ne pas enchaîner les illusions les unes après les autres tellement on a envie de savoir ce que nous réserve l’auteur. Vous verrez d’ailleurs que certaines images vous dévoileront très vite l’illusion qu’elles renferment, quand d’autres vous demanderont plus de réflexion. Mais je vous rassure, vous constaterez avec plaisir qu’au fil de votre lecture, vous serez de plus en plus apte à décrypter les illustrations rapidement.

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J’ai également adoré essayer de deviner les secrets de chaque illusion même si je vous avouerais ne pas avoir excellé à ce niveau. Il faut dire que certaines explications requièrent quand même une connaissance de notre corps et de notre perception que j’étais loin de posséder… Je suis donc ravie d’avoir quelque peu amélioré mes connaissances en la matière.

A noter que si une fois mises à nu, les illusions d’optique perdent quelque peu leur côté magique, le plaisir de les regarder et de les faire découvrir autour de soi demeure quant à lui intact. D’ailleurs, je peux vous dire que durant ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de régulièrement interpeller la personne la plus proche de moi pour partager mon étonnement, mon amusement voire mon ébahissement devant certaines illusions et leurs explications. Cet aspect me pousse à vous conseiller de lire cet ouvrage à plusieurs que ce soit entre amis ou en famille. Je peux vous assurer que c’est frustrant de découvrir quelque chose de génial et de n’avoir personne sous la main pour partager votre découverte. Et puis, ce serait dommage de passer à côté de l’aspect très convivial de ce livre.

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Une fois la dernière page tournée, je n’ai eu qu’une envie, reprendre le livre depuis le début afin de voir ce que mon cerveau avait retenu des informations dispensées par l’auteur. Oui, car en parcourant ce livre, on s’amuse certes, mais on apprend également beaucoup. C’est d’ailleurs là pour moi le gros point fort de ce livre : permettre à chaque lecteur de passer un agréable moment tout en apprenant. Alors à l’issue de votre lecture, vous ne serez pas LE spécialiste des illusions d’optique, mais vous aurez acquis un certain nombre de connaissances. Celles-ci vous permettront, peut-être, à votre tour d’épater et d’amuser d’autres personnes, et d’attiser assez leur curiosité pour les pousser à s’intéresser au sujet que ce soit à travers cet ouvrage ou non.

Enfin, je tenais à souligner l’excellent travail des éditions Eyrolles qui met parfaitement en valeur celui de l’auteur : format très pratique à prendre en main, solidité (indispensable à la vue des nombreuses manipulations du livre), qualité du papier et des illustrations… C’est définitivement un bel ouvrage tant au niveau du fond que de la forme.

En conclusion, je ne peux que recommander ce livre à tous à condition bien sûr d’avoir un minimum de curiosité et d’accompagner les enfants dans leur lecture. Pour ma part, alors que ça fait un petit moment que je n’en ai pas eu, ce livre est un énorme COUP de CŒUR ! J’ai simplement tout adoré du travail d’édition au style de l’auteur en passant par les illusions soigneusement sélectionnées. Vous cherchiez un livre pour apprendre tout en vous amusant ? Tous les secrets des illusions d’optique est fait pour vous. C’est définitivement un livre à glisser sous le sapin pour son propre plaisir et/ou celui de ses proches.

Envie de découvrir Tous les secrets des illusions d’optique ?

Aimer ce qui est – Quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie (+ DVD), Byron Katie

Aimer ce qui est, Byron Katie

Je remercie Synchronique Éditions de m’avoir envoyé, via le site Simplement, Aimer ce qui est de Byron Katie.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Aimer ce qui est présente une démarche étonnamment simple et pourtant d´une incroyable efficacité pour se libérer du stress et mieux vivre sa vie.
« Ce n´est pas la réalité qui nous fait souffrir, nous dit Byron Katie, mais nos pensées sur la réalité. »
Le Travail de Byron Katie, fondé sur quatre questions simples et profondes à la fois, permet à chacun de se libérer des illusions et des limites du mental qui nous bloquent l´accès à la sérénité, à l´amour et à la joie de vivre.
Aimer ce qui est est organisé comme un manuel pratique qui vous guidera pas à pas pour découvrir et mettre en pratique le Travail pour vous-même. Un DVD de plus de 2 heures en français présente le Travail en action.
Byron Katie a vécu en 1986 ce qu´elle appelle « un éveil à la réalité ». Elle a traduit cette expérience qui a transformé sa vie en une démarche révolutionnaire qu´elle appelle « le Travail », et à laquelle elle a, depuis, initié des millions de personnes à travers le monde.
Margot Diskin, « facilitatrice » certifiée du Travail et interprète officielle de Byron Katie pour tous ses événements majeurs auprès des publics francophones, a effectué cette nouvelle traduction pour Synchronique Éditions.

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Éditions Synchronique (13 mai 2016)
  • Prix : 20.90€

AVIS

Une méthode simple et originale qui requiert cependant un investissement personnel  et  d’accepter de revoir ses schémas de pensée

J’imagine qu’en lisant mon avis, vous aimeriez avoir une réponse claire à la question : est-ce que la méthode fonctionne ou risque-je de perdre 20 euros ? Si tel est le cas, je serai hélas dans l’obligation de vous décevoir en vous répondant que vous serez les seuls à être aptes à répondre à cette interrogation. En effet, ce qui marche sur un individu A ne garantit pas des résultats sur un individu B. Ce qui reste certain, c’est que pour le savoir, il vous sera indispensable de prendre votre courage à deux mains, de sortir votre plus beau cahier (enfin, si comme moi, c’est le genre de chose qui peut vous motiver) ou des feuilles et de quoi écrire, puis de vous mettre au Travail. Vous aurez donc compris que si vous souhaitez vous donner les chances de découvrir cette méthode, il vous faudra troquer votre position de lecteur-spectateur pour celle de lecteur-acteur.

Par le passé, j’ai pu lire quelques livres de développement personnel, mais j’ai assez vite abandonné ce genre de lecture pour la simple et bonne raison que j’avais le sentiment de lire toujours la même chose et/ou de tomber sur des livres bourrés de lieux communs comme si les auteurs avaient fini par faire de la devise « ce qui va sans dire va mieux en le disant » leur maître à penser. Fort heureusement, Katie ne tombe pas dans cet écueil, ou du moins, je n’ai jamais rien lu qui ressemble à sa méthode ce qui est un gros atout pour les personnes adeptes des ouvrages de développement personnel.

Avec Aimer ce qui est, Katie Byron vous propose une méthode simple que vous pourrez, avec un peu de pratique, mettre en application n’importe où et n’importe quand. Cette méthode est basée sur un travail d’auto-questionnement destiné à identifier et questionner les pensées qui sont à l’origine de notre stress et de notre souffrance. L’auteure estime ainsi que la souffrance apparaît automatiquement quand nos désirs entrent en conflit avec la réalité qui est immuable qu’on le veuille ou non. Cela ne signifie pas que l’on doit approuver la réalité, mais qu’en l’accueillant sans résistance, on s’évite bien des souffrances. Tout au long du livre, elle nous montre d’ailleurs à quel point considérer que « la réalité devrait être, puisqu’elle est » permet de trouver le bonheur et la paix intérieure. Si je ne peux remettre en question la pertinence de ce raisonnement, la lecture des différents dialogues et les émotions qu’ils ont suscitées en moi quand j’ai pu faire le lien avec certains événements de ma vie, m’ont prouvé que ce qui est logique n’est pas forcément facile à accepter….  Accepter la réalité sans lutter requiert un lâcher-prise que je n’ai pas encore réussi à atteindre, mais sur lequel je travaille.

Je dois en outre admettre que ça a été compliqué pour moi de ne pas rejeter certaines idées de Katie dès le début, car elles vont tout simplement à l’encontre de croyances fortement ancrées. A titre d’exemple, elle vous enjoint à vous recentrer sur vous et à ne vous préoccuper que de vous sans vous mêler des affaires d’autrui. Étant plutôt du genre à faire passer les autres avant moi et à anticiper leurs besoins, cette idée même m’a immédiatement révulsée me donnant le sentiment qu’en l’appliquant, j’allais devenir un monstre d’égoïsme. Je n’aurais néanmoins pas sollicité ce livre si je ne désirais pas tester la méthode et je me suis donc efforcée de questionner mes pensées et de m’interroger, par exemple, sur le stress que le sentiment de devoir gérer la vie des autres engendre chez moi. Et ce travail d’investigation m’a régulièrement conduite à revivre une époque difficile durant laquelle j’ai dû faire preuve d’ingérence dans la vie d’un proche dont son addiction mettait en danger sa vie. Grâce à la méthode et aux exemples de dialogue sur les addictions que vous trouverez dans le livre, je pense avoir compris un certain nombre de choses. Cela m’a permis de commencer à accepter de lâcher prise sur ces événements difficiles et de les laisser là où ils devraient être, à savoir dans le passé.  Mais le Travail m’a surtout permis de comprendre que ce besoin de m’impliquer dans la vie des autres est basé sur la croyance sous-jacente, et jusqu’alors inconsciente, que sans cela, ils risquaient de mourir…

Une méthode universelle ?

Malgré quelques blocages de ma part qui sont inhérents à mon vécu et à mes croyances, j’ai plutôt bien accroché au livre même si ma nature sceptique m’a parfois fait douter de certains témoignages qui m’ont paru un peu trop beaux pour être vrais. Mon vrai point de désaccord se situe cependant ailleurs : l’universalité de la méthode. Contrairement à Katie, je ne crois pas en une méthode universelle qui conviendrait à tous, pour tous les problèmes et à chaque instant de sa vie. Cette supposition me semble d’ailleurs quelque peu présomptueuse d’autant qu’elle fait fi des cas particuliers comme celui du handicap intellectuel. En basant exclusivement sa méthode sur le mental et l’analyse de ses propres pensées, l’autrice me semble ainsi occulter le fait que certaines personnes n’ont pas forcément les facultés intellectuelles de réaliser le Travail que ce soit momentanément (dépression…) ou durablement.

Du travail éditorial et de l’intérêt du livre….

« Aimer ce qui est » est le deuxième ouvrage de Synchronique Éditions que je découvre, et de nouveau, je suis très satisfaite du travail éditorial. Le choix du grand format est ainsi fort agréable et permet de rendre la lecture des dialogues fluide et prenante. A cela s’ajoute l’ajout d’un DVD de deux heures qui offre un plus indéniable notamment pour les personnes ayant besoin d’un visuel pour s’approprier plus efficacement un livre de développement personnel. Je ne m’étendrai pas sur le contenu du DVD bien que je puisse plus tard lui dédier un article, mais j’ai vraiment apprécié ce bonus qui permet de voir que la méthode de Katie Byron peut s’appliquer aussi bien dans des situations courantes (thème 1 : ma fille refuse de m’obéir) que dans des situations extrêmes et fort heureusement plus rares (thème 2 : Les terroristes à Paris).

Katie Byron étant très connue, vous trouverez différentes ressources sur le web et même des vidéos sur Youtube. Le livre me semble néanmoins indispensable pour réellement comprendre et s’approprier la méthode et les questions sur lesquelles elle est basée. En ce qui me concerne, ce n’est qu’en parcourant les nombreux dialogues qui illustrent différentes questions ou situations dans lesquelles une personne peut ressentir le besoin de faire le Travail, que j’ai réellement saisi la portée de l’auto-questionnement que Katie nous invite à faire.

A noter qu’une fois les consignes et principes de base acquis, on peut parcourir le livre selon ses besoins et ses pensées du moment. Cette flexibilité dans la lecture permettra à chacun de cibler directement les situations et dialogues qui les intéressent (par exemple, appliquer le Travail à la vie professionnelle et à l’argent, au couple et à la vie de famille…). Pour ma part, j’ai préféré parcourir l’ouvrage dans l’ordre avec l’idée de relire plus tard certains passages quand j’en ressentirai le besoin, c’est-à-dire lorsqu’une pensée perturbante pointera le bout de son nez. Pour une grande anxieuse de mon style, ça signifie que le livre ne connaîtra pas de sitôt la solitude.


En conclusion,  Katie Byron nous propose d’accéder au bonheur et à une vie sans stress grâce à une méthode simple basée sur l’auto-questionnement. Les nombreux dialogues entre Katie et des personnes en plein Travail, en plus de rendre la lecture fluide et vivante, permettent aux lecteurs d’être guidés dans leur découverte de la méthode et de voir concrètement comment l’appliquer. Les exemples présentés sont, en outre, assez variés pour que chacun puisse faire des analogies avec sa propre vie. Je conseillerais donc ce livre à toutes les personnes souhaitant effectuer un travail sur elles-mêmes afin d’apprendre à vivre plus sereinement. Je rappellerai toutefois que bien qu’intéressante, cette méthode n’est pas un remède miracle à tous vos maux…

Envie d’acheter Aimer ce qui est ?

Pour les personnes intéressées par la méthode pour leurs enfants, il existe un ouvrage qui leur est consacré : Tigrou-Tigrou, est-ce bien vrai ? Si vous vous laissiez tentés, j’aimerais beaucoup avoir votre ressenti ainsi que celui de votre ou de vos enfants.

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Manifeste des larmes, Plume

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Je remercie l’auteure de m’avoir contactée pour me proposer Manifeste des larmes en version numérique.

PRÉSENTATION

Ce texte n’a pas la prétention d’expliquer la dépression, ni même d’en détailler les mécanismes… Ce n’est pas, non plus, un mode d’emploi qui aiderait le lecteur à aborder son état pour en sortir définitivement. Il n’y a pas de recette miracle et chaque dépression est unique et individuelle ; elle est la résultante d’une personnalité et d’un destin qui se défient, se provoquent. Cet ouvrage retrace sobrement le cheminement intérieur d’une personne singulière prise aux mains d’un déclin terrible. Il nous dévoile ses luttes intérieures tout en nous renvoyant inlassablement les nôtres en pleine figure. L’auteure y met son âme à nue avec une franchise qui résonne et fait écho dans tous les cœurs, que l’on soit concerné ou non par ce mal…

  • Nombre de pages : 34
  • Date de publication : 31 mars 2017
  • Ebook : 1,99€
  • Autre format : livre papier

AVIS

Beaucoup d’entre nous ont certainement une personne dans leur entourage, proche ou éloigné, qui semble dépressive quand, bien souvent, elle est en réalité « simplement » déprimée. C’est que le terme de dépression à force d’être utilisé à tout bout de champ a vu sa signification quelque peu galvaudée…

Or, dans son Manifeste des larmes, c’est bien de dépression dont Plume parle. Elle partage, sans retenue, avec le lecteur, les tourments qui l’assaillent et qui la poussent à se faire du mal. L’auteure ne nous épargne d’ailleurs pas les scarifications, le sang qui coule, les coups de cutter dans un corps qui n’obtient pas grâce à ses yeux… C’est brutal, violent et poignant !

Vous aurez compris que le livre, bien qu’il soit petit, est assez difficile à lire en raison de la violence physique que l’auteure s’inflige, mais aussi des propos violents et pensées parasites qu’elle a envers elle-même.

A travers son partage d’expérience, on ne peut que ressentir la douleur de l’auteure et la solitude qui semble l’accabler. Peut-être que c’est cette dernière qui la pousse finalement à faire de la dépression, cette ennemie qualifiée très symboliquement de boule noire, un élément à part entière de sa vie…

Ce livre ne vous permettra pas de comprendre spontanément les rouages complexes de la dépression ni ses terribles conséquences d’autant que chacun vivra la maladie différemment. Il vous offrira cependant un aperçu de l’enfer que subit une personne dépressive, une parmi un océan d’autres aurais-je tristement envie d’ajouter.

A noter que le livre est un recueil de mini-nouvelles ce qui donne l’impression de lire le journal intime de l’auteure et donc de se sentir plus proche d’elle et de son vécu. J’ai en outre apprécié que Plume donne un titre à chacune des nouvelles nous permettant, par là même, d’entrer plus facilement dans son récit et de suivre le cheminement de ses pensées.

Quant à la couverture du livre, elle reste très sobre ce que je trouve parfaitement adapté au contenu. Cela renforce le sentiment que la dépression finit par faire d’une personne une sorte de coquille vide…

Enfin, malgré la dureté du sujet, le livre se lit très rapidement d’autant qu’il est porté par une très belle plume.

En résumé, Le manifeste des larmes est une lecture intense qu’il est difficile d’aimer ou de ne pas aimer puisqu’il s’agit avant tout d’un témoignage. Je dois néanmoins avouer que j’ai été touchée par le témoignage de Plume et espère sincèrement qu’elle trouvera un certain apaisement dans sa vie. Je ne conseillerais pas forcément cet ouvrage aux plus jeunes, mais à toutes les personnes qui sont touchées directement ou indirectement par cette maladie qu’est la dépression.

Pour commander le livre, vous pouvez vous rendre sur le site de la FNAC ou sur celui d’Edilivre.

Les yeux d’Astrid, Jean-Marie Kassab

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J’ai été sélectionnée pour recevoir Les yeux d’Astrid de Jean-Marie Kassab dans le cadre d’une opération spéciale Masse critique. Je remercie donc les Éditions Persée et Babelio pour cette réception.

La maison d’édition vous propose de lire un extrait gratuit d’une quinzaine de pages.


PRÉSENTATION ÉDITEUR

Victime d’un père autoritaire, Francis, travailleur acharné devenu millionnaire fait récemment faillite. En instance de divorce de surcroît, le cumul des problèmes le mène au désespoir. Envisageant pour un moment le suicide, il se retrouve au hasard des routes face à face sur une plage déserte avec une inconnue prénommée Astrid.

À travers quelques questions judicieuses, Astrid ouvre les yeux de Francis, l’aide à identifier ses problèmes réels et à poursuivre sa quête du bonheur pour retrouver la joie de vivre qui était en fait à portée de main. Leur débat prend la forme d’une vraie leçon de vie.

Les dernières pages du récit réservent au lecteur des développements inattendus.

  • Broché: 156 pages
  • Editeur : Persée (23 novembre 2015)
  • Prix : 13,20€
  • Autre format : ebook

AVIS

La découverte de Francis…

Le livre est scindé en plusieurs petits chapitres ce que je trouve plutôt pratique pour ce genre d’ouvrage qui peut nous amener à nous poser des questions. Cela m’a permis de ne pas enchaîner les chapitres comme avec une histoire classique. J’ai ainsi pris le temps, que ce soit quelques secondes ou quelques minutes, de réfléchir et de revenir sur les pages lues.

A travers les premiers chapitres, on découvre Francis et toute sa souffrance, celle d’un père, celle d’un mari qui a laissé le diktat de l’argent prendre toute la place dans sa vie au détriment de sa famille. L’auteur a su, sans long discours, partager les regrets de Francis avec le lecteur. On ressent parfaitement sa peine. A cet égard, j’ai trouvé assez dur le chapitre intitulé « Photos » où notre personnage constate, à travers la consultation des albums photos, son absence dans la vie de ses proches.

Francis est sans complaisance vis-à-vis de ses manquements ce que j’ai apprécié. J’aurais été assez agacée par quelqu’un, à la manière d’un Jean-Jacques Rousseau, qui aurait passé son temps à se justifier et à se trouver des excuses.

Au fil des pages, l’ombre du père du personnage commence à planer et l’on devine son rôle dans la vie de Francis. Sans être un bourreau, on comprend qu’il lui a offert la sécurité matérielle à défaut d’une sécurité émotionnelle et affective ou du moins, c’est ainsi que le perçoit Francis. On se rendra néanmoins compte au cours de la lecture que les apparences sont parfois trompeuses et que les non-dits peuvent être lourds de conséquence…

« Cet homme m’avait gravé comme un sculpteur taille dans la pierre suivant l’image qu’il se faisait de lui-même, mais omit au dernier instant d’y souffler une âme. Oubli ou préméditation, je ne le saurai jamais. »

L’arrivée d’Astrid…

J’ai été surprise de ne voir arriver Astrid qu’à la moitié de l’ouvrage. Le quatrième de couverture m’avait plutôt donné l’impression qu’elle serait partie prenante du livre dès les premières pages… Ce n’est au final pas un problème, puisque nous avons pris le temps de connaître Francis, mais cela n’en demeure pas moins une source d’étonnement.

J’avoue avoir eu du mal à apprécier les premiers propos échangés entre notre protagoniste et la nouvelle venue. Ces échanges m’ont semblé peu naturels voire surjoués surtout en comparaison des premiers chapitres marquant, en quelque sorte, une période d’introspection pour Francis.

J’ai toutefois réussi à passer outre cet inconvénient pour apprécier la conversation qui s’est nouée spontanément entre les deux protagonistes. Le fait que notre personnage s’épanche aussi facilement et rapidement auprès d’une inconnue ne m’a pas paru incongru surtout dans le contexte du livre.

« Conscient de mon incapacité à soulager cet être poignardé dans son cœur, mes seules interventions se résumaient à un tapotement amical sur l’épaule ou bien à lui offrir une boîte de mouchoirs  pour sécher ses larmes. Il ne voulait pas plus.  Je ne pouvais lui offrir mieux. « 

Un texte qui permet de se poser des questions

Les yeux d’Astrid peut sembler, de prime abord, très simple voire trop simpliste. Ce serait cependant négliger le fait que derrière l’histoire de Francis, l’auteur soulève différentes questions qui ne peuvent qu’inciter le lecteur à prendre le temps de réfléchir, chose parfois difficile dans une vie au rythme effréné.

A travers le livre se pose notamment la question du bonheur. Jean-Marie Kassab ne vous en donne pas une définition clef en main qui, de toute manière, serait dépourvue de sens tant cette notion est propre à chacun. Il a préféré vous amener, petit à petit et en délicatesse, à vous interroger sur votre propre conception du bonheur grâce à l’histoire de Francis et de sa rencontre avec Astrid. Cette dernière va lui faire entrevoir (et à la fin de votre lecture vous apercevrez tout le paradoxe de la situation), des vérités face auxquelles il est resté bien trop longtemps aveugle.

NOTE : 4/5

AUTEUR (informations du site de l’éditeur)

Jean-Marie Kassab est né en 1960 au Liban. Diplômé en sciences de l’Université Américaine de Beyrouth, et après une longue carrière dans différents domaines, il décide de se consacrer à son premier amour, la littérature, sous ses diverses formes. Ses écrits allient à l’unisson science et philosophie, politique et histoire. Curieux de tout, son expérience de vie donne à ses récits de la profondeur, du recul et beaucoup de chaleur.

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En résumé, Les yeux d’Astrid est un livre rapide à lire que je vous conseille autant pour le fond que la forme. Vous pouvez simplement vous laisser bercer par l’histoire de Francis et apprécier le style de l’auteur aussi élégant qu’agréable à lire. Ou vous pouvez profiter de votre lecture pour réfléchir aux questions, notamment sur le bonheur, que la vie de Francis et sa rencontre avec Astrid soulèvent.

Pas tout à fait un roman, pas tout à fait un livre de développement personnel ou un « feel good book », Les yeux d’Astrid est le genre de livre que l’on peut relire à différents moments de sa vie afin d’y trouver, si ce n’est des réponses, des pistes de réflexion, des éléments nouveaux ou tout simplement, un peu de réconfort.

 

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On est foutu, on pense trop! Dr Serge Marquis

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On est foutu, on pense trop! est un ouvrage du Docteur québecois Serge Marquis dont voici les informations trouvées sur le site des Éditions de la Martinière :

« consultant dans le domaine de la santé mentale au travail, le Dr Serge Marquis, auteur à succès québécois, donne plus de 150 conférences par an. En 1995, il a mis sur pied sa propre entreprise de consultation, T.O.R.T.U.E (Organisation pour Réduire les Tensions et l’Usure dans les Entreprises). »

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Découvert sur un groupe de lecture et séduite par la métaphore de Pensouillard le hamster, j’ai réservé ce livre à la bibliothèque (pour les Stéphanois, vous pouvez le réserver ou vérifier sa disponibilité ici).

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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Derrière le tapage incessant de Pensouillard le hamster (héros de ce livre) se cache notre EGO. Face aux petits bobos et aux gros tracas de la vie, cet « agité du bocal » nous fait souffrir, nous leurre, nous empêche d’être libres. Comment le remettre à sa place ? Dans un style vivant et plein d’esprit, le Dr Serge Marquis nous invite à observer les mouvements de notre ego. A nous amuser de ses pitreries. Puis, à ralentir pour trouver la paix. Etape par étape, l’auteur nous guide dans une aventure inattendue, celle de la… décroissance personnelle pour ne plus subir la dictature de l’ego. Une démarche à contre-courant, à la fois divertissante et libératrice. Car un petit pas de moins pour Pensouillard, c’est un grand pas de plus pour vous.

  • Broché: 158 pages
  • Editeur : Editions de la Martinière (2 avril 2015)
  • Prix : 13,90€

AVIS

La méthode du praticien est destinée à « apprivoiser et calmer son mental« . Oui, rien que ça!

Un livre simple : bon ou mauvais point?

Le livre est court et se lit vraiment très facilement. Le vocable employé n’est pas abscons et à la portée de tous, des habitués des livres de développement personnel aux néophytes. J’ai apprécié ce point, le Docteur Marquis n’essayant pas d’en mettre plein la vue à ses lecteurs par ses connaissances médicales mais bien de les interpeller, de les impliquer dans la lecture et dans l’idéal, dans l’application de sa méthode.

Je dis méthode car c’est le terme employé sur le quatrième de couverture mais peut-on vraiment parler de méthode? J’en doute fortement, « la méthode » consistant principalement en l’apprentissage de la respiration. Je ne nie aucunement les bienfaits de maîtriser sa respiration comme j’ai pu l’apprendre au théâtre dès  l’école primaire, au Pilates, en sophrologie… Bref, rien de bien nouveau ici.

La simplicité des propos du Docteur Marquis tombe malheureusement dans l’écueil de la simplification à outrance. Je conviens aisément que ce livre n’a pas vocation à faire comprendre les arcanes du cerveau mais les exemples sont amplifiés à l’extrême avec comme résultante une tendance aux stéréotypes.

En lisant certains passages, j’ai vraiment essayé de me rappeler que le côté extrême des exemples donnés était sûrement voulu afin de schématiser les pensées. J’ai quand même eu du mal à les accepter, peut-être parce que même énervée, les pensées que nous lecteurs sommes supposés avoir ne me traversent jamais l’esprit. J’ai l’impression que pour l’auteur nous sommes tous des Calimero en puissance…

Exemple : au supermarché, à la suite d’une série de déconvenues, vous devez attendre à la caisse. « Pensouillard décoche ses phrases fétiches : Pourquoi est-ce toujours à moi que ces choses arrivent? Hein? POURQUOI MOI? On dirait que la vie m’en veut! Caissière, tu parles d’une vie, toi! Faut dire qu’avec le QI qu’elle a… »

Le Docteur Marquis m’expliquerait sûrement que mon avis est le fruit de mon facétieux hamster qui tend à me pousser à m’identifier à la caissière de l’exemple précité. Moi, j’y vois plutôt le fruit de mon éducation qui fait qu’associer un faible QI à un métier, quel qu’il soit tend à me révolter. J’ai, en outre, un hamster très turbulent mais heureusement, pas aussi plaintif.

J’ai également trouvé que certains propos du livre manquaient cruellement de tact voire étaient à la limite de la condescendance ou du mépris ce qui, pour un professionnel de santé visant à aider son prochain, me semble plutôt malvenu. Je ne pas nier être de manière générale plutôt sensible mais je pense sincèrement que certains des propos tenus ne pourraient qu’accentuer le mal-être d’une personne déjà en détresse. J’imagine que c’est souvent de l’humour mais n’oublions pas qu’à l’écrit les émotions ne sont pas transmises aussi fidèlement qu’à l’oral…

  • « Votre chère petite cervelle, qui se croit tellement brillante, peut-elle comprendre ça?
  • « Si vous répondez oui, ne serait-ce qu’une fois, vous avez un besoin urgent car vous êtes très malade.
  • « Si vous êtes sain d’esprit… »

Quelques points intéressants à retenir…

Pour autant, ai-je détesté le livre? Et bien, figurez-vous que non! Si je passe le problème de la simplification, la simplicité de l’écriture m’a plu. Dès le premier chapitre, je me suis interrogée sur mes propres réactions.Je ne me suis pas forcément reconnue dans les propos du Pensouillard tels qu’ils sont rapportés par le Docteur Marquis et que je trouve plutôt agressifs envers les Autres. Mais je ne peux nier  l’existence d’un « hamster » qui ne me lâche jamais, qui parle en permanence avec une tendance à l’auto-critique et donc au final, une agressivité tournée vers le Moi.

Il y a un point que j’ai apprécié dans cet ouvrage : la notion d’activité mentale-égo et d’activité mentale-conscience. La première évolue dans les critiques négatives, les plaintes et l’autre, dans l’objectivité et la recherche de solutions. C’est la notion clé de ce livre que je retiendrai et que j’ai essayé d’appliquer au quotidien dès la lecture du livre. Cela n’a rien d’innovant mais la manière dont le Docteur Marquis l’a abordée m’a parlé. Il invite le lecteur à savoir faire preuve  » d’intelligence ». Ici, cela signifie savoir prendre le recul nécessaire pour repérer le moment où notre hamster plein de pensouilles entre en scène et décider, sans jugement, qu’on ne le laissera pas nous embarquer dans son manège.

Enfin, si certains passages ont fait bondir mon hamster à la la tendance très empathique, je ne peux que reconnaître que j’en ai apprécié d’autres, pas forcément originaux, mais porteurs de sens.

NOTE : 3/5

AUTEUR

Pour une présentation de l’ouvrage par son auteur, je vous invite à visionner la vidéo ci-dessous :

 

En résumé , ce n’est pas un livre miracle et la promesse d’apprivoiser et calmer son mental  me semble présomptueuse. Néanmoins, l’approche originale de l’auteur à travers l’allégorie de Pensouillard le hamster permet de marquer les esprits et d’offrir une certaine légèreté à cet ouvrage. Je ne vous conseillerai pas forcément de l’acheter mais si vous avez l’occasion de l’emprunter, n’hésitez pas à le lire.