Comment l’hypnose a changé ma vie, Messmer

Je remercie Babelio et les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir Comment l’hypnose a changé ma vie de Messmer.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

 » L’invisible, l’impalpable a une réalité, une énergie. « 

 » Je m’appelle Éric Normandin, mais en 1995 j’ai décidé de me faire connaître sous le nom de Messmer, en hommage à l’un des plus célèbres pionniers de la science de l’hypnose. Je suis né en 1971 et j’ai grandi à Saint-Césaire, une petite ville du Québec, dans une famille plus atypique qu’on pourrait le croire. Quarante-sept ans plus tard, je parcours la planète en exerçant le métier de fascinateur. Je crois au pouvoir de l’esprit. Grâce à lui, j’ai réalisé ce que j’ai longtemps cru impossible : faire découvrir l’hypnose au public, tout en le divertissant.
Lorsque j’ai enfin écouté et apprivoisé – en pleine conscience – la puissance de l’esprit, j’ai su, après bien des détours et des déconvenues, prendre les meilleures décisions pour réaliser mes rêves… Puisse mon livre vous aider à réaliser les vôtres.
Je suis Messmer et voici mon histoire. « 

Michel Lafon (24 janvier 2019) – 237 pages – Broché (18,95€) – Ebook (13,99€)

AVIS

Ne regardant quasiment pas la télé et jamais les émissions de divertissement, je confesserai être passée à côté du phénomène Messmer. En revanche, l’hypnose est un sujet qui m’intéresse beaucoup ayant eu l’occasion de tester l’hypnose ericksonienne dans le cadre médical. Si malheureusement, cela n’a pas vraiment eu d’impact sur mes phobies, je reste persuadée de la puissance et du bien-fondé de cette science.

J’étais donc très curieuse d’en apprendre plus sur la manière dont l’hypnose a pu changer, pour le meilleur, le destin d’une personne. Et je dois dire que je ne regrette pas du tout ma curiosité. Dès les premières lignes, Messmer arrive à créer une vraie complicité avec le lecteur lui narrant sa vie, de sa prime jeunesse à l’homme médiatique qu’il est devenu, comme il le ferait à un ami. Une convivialité dans le style d’écriture qui rend la lecture très agréable et surtout très rapide même pour les personnes qui, comme moi, ne lisent quasiment jamais d’autobiographies.

Les pages défilent sans que jamais ne pointe l’ennui. Bien au contraire, on prend beaucoup de plaisir à découvrir la vie de cet homme dont ici transparaît toute la gentillesse, la simplicité, la débrouillardise, mais surtout la pugnacité et la capacité de travail. Quand Messmer raconte certains épisodes de sa vie et notamment la manière dont il a réussi enfant à hypnotiser un camarade, on a presque l’impression que c’est facile. Il reçoit de son grand-père un étrange et mystérieux grimoire que je rêve de feuilleter au demeurant, il le lit, l’étudie, s’entraîne et ça marche.

Mais au fil des pages, on se rend compte que si l’homme semble avoir des dispositions naturelles, ses talents d’hypnotiseur sont avant tout le fruit de beaucoup de travail. Hypnotiser et fasciner les foules, c’est un travail personnel de longue haleine qui ne semble d’ailleurs jamais terminé. Messmer est, en effet, toujours à l’affût de nouveaux moyens de passionner ses spectateurs, et de développer ses capacités. Que ce soit en hypnotisant une salle entière en un claquement de doigts, ou presque, marquant ainsi un record mondial ou en essayant d’exploiter tous les sens pour offrir un spectacle multisensoriel, Messmer ne se repose jamais sur ses lauriers. C’est peut-être l’une des clefs du succès de cet homme qui fascine au sens propre comme au sens figuré.

Pour ma part, je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à l’un de ses spectacles, mais s’il met sur scène ne serait-ce qu’une parcelle de l’énergie mise dans ce livre, le spectacle s’annonce grandiose ! J’ai d’ailleurs apprécié que l’auteur évoque certains moments forts/anecdotes de ses shows et de ses passages à la télé, certains se révélant amusants et d’autres empreints d’émotions. Cela permet, en outre, d’offrir aux personnes n’ayant jamais assisté à l’une de ses représentations, un petit aperçu de ce qu’il est capable de faire. Et même en gardant à l’esprit que l’hypnose n’a rien de magique, ses capacités ont de quoi faire rêver et impressionner !

Ce facteur rêve explique peut-être, en partie, l’engouement du public pour cet hypnotiseur que les spectateurs plébiscitent n’hésitant pas, pour certains, à assister plusieurs fois au même spectacle. Chose étonnante de prime abord, mais qui prend tout son sens quand l’on sait que Messmer interagit de manière importante avec le public. Chaque représentation, même si elle suit une trame rigoureuse et pensée de A à Z, est donc influencée par les personnes présentes dans la salle jusqu’à devenir unique… Et puis il y a cet amour du public que l’on perçoit à travers les mots de Messmer, et qui doivent certainement faciliter la relation de confiance qu’il entretient avec ses spectateurs prêts à repousser, avec enthousiasme et en toute confiance, les limites de leur esprit.

Dans ce livre, j’ai découvert un homme fascinant et passionnant, mais aussi quelqu’un de simple et d’accessible malgré sa profession et ses capacités peu communes. Une impression renforcée par les anecdotes qu’il partage sur son enfance, sa vie professionnelle qui n’a pas toujours été celle qu’on lui connaît, l’influence et l’importance de sa famille dans sa vie, les rencontres qui ont marqué sa carrière, la difficulté de mener de front vie de famille et carrière internationale… Sont également insérées quelques photos qui nous offrent une petite plongée dans l’intimité de l’auteur. Alors que l’on aurait pu craindre de tomber dans le voyeurisme avec cette sensation de feuilleter les pages d’un magazine people, Messmer a réussi à partager des moments significatifs de sa vie tout en gardant une certaine retenue.

Comment l'hypnose a changé ma vie, Messmer

La seule chose qui pourrait décontenancer les lecteurs avec cet ouvrage, c’est l’absence d’explications concernant l’hypnose et ses différentes techniques. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée, le sujet étant tellement vaste qu’il aurait fallu bien plus d’un seul livre pour en faire le tour.

En conclusion, que vous soyez fan de Messmer ou non, je ne peux que vous inviter à vous laisser tenter par cette autobiographie qui vous permet de découvrir l’homme derrière l’artiste. Avec simplicité et beaucoup de convivialité, il vous narre les principales étapes de sa vie et tous ces moments et rencontres qui lui ont permis de devenir l’un des meilleurs hypnotiseurs au monde. Messmer, parfait exemple du self-made-man, inscrit ici sa légende, et ne semble pas prêt de s’arrêter en si bon chemin.

 

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Un bain de nature, The Mindfulness Project

Je remercie la maison d’édition De Boeck Supérieur et Babelio pour m’avoir permis de découvrir Un bain de nature ainsi que pour le petit cadeau surprise, un joli calendrier comprenant, chaque mois, une belle photo accompagnée d’une citation inspirante.

Un bain de nature, The Mindfulness Project

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ralentissez. Débranchez. Ressourcez-vous.

Rien de tel qu’un bol de nature pour recharger ses batteries ! Et pas besoin d’aller bien loin pour le trouver : que vous ayez deux minutes ou trois jours devant vous, sur votre balcon, au bureau ou dans un jardin public, ce guide essentiel vous aidera à faire une pause, dénicher ou créer facilement votre lieu-ressource et profiter au maximum des émotions positives, du calme et de l’énergie que la nature procure. Un must-have pour booster votre bien-être !

  • Découvrez comment entrer en contact avec la nature au quotidien, où que vous soyez
  • Plus de 70 exercices faciles et inspirants
  • Suivez le guide pour retirer le maximum de vos explorations
  • Utilisez le journal pour recenser vos trouvailles et capturer vos découvertes

Explorez, enregistrez, observez et laissez libre cours à votre créativité !

Fondé par Autumn Totton et Alexandra Frey, The Mindfulness Project est une communauté scientifique combinant vie durable et développement personnel.

De Boeck Supérieur (oct 2018) – Collection Au fil de soi – 192 pages – 14.95€

AVIS

Avec une couverture à dominante verte, difficile de ne pas tout de suite penser à la nature quand l’on regarde cet ouvrage d’ailleurs intitulé, à juste titre, Un bain de nature. À travers ce livre pratique, ludique et bien pensé, les autrices nous invitent à nous reconnecter à nous-mêmes, et à cette nature présente tout autour de nous bien que nous ne lui prêtions pas forcément toute l’attention qu’elle mérite. C’est que la vie quotidienne et la prépondérance des écrans et de la technologie dans nos vies ont vite fait de nous (pré)occuper l’esprit…

Citadine dans l’âme, j’ai pourtant l’habitude avec mon compagnon de me promener régulièrement dans l’un des parcs de ma ville ou en forêt ayant la chance d’habiter une agglomération qui ne manque pas d’espaces naturels. En revanche, j’ai beaucoup de mal à faire le vide dans mon esprit, la pleine conscience étant encore loin d’être un acquis pour moi. C’est donc avec curiosité et un vif intérêt que je me suis plongée dans ce guide pratique rempli de conseils, de citations, d’informations sur la nature et d’activités/exercices.

Sans passer des heures à nous expliquer différentes théories ou les bienfaits de la pleine conscience, les auteurs nous guident et nous donnent quelques conseils pour s’approprier pleinement l’ouvrage et l’utiliser avec efficacité.

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On prend alors plaisir à découvrir, au fil des pages, des citations inspirantes et des informations intéressantes, parfois inattendues, sur la nature, le langage de la forêt, la vie d’un arbre, des animaux marins extraordinaires…

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Quant aux exercices, en plus d’être variés, ils se révèlent ludiques, entraînants et très accessibles :

  • leur diversité permettra à chacun de trouver son bonheur et ceci sans pression puisqu’il n’est pas nécessaire de faire les exercices dans l’ordre ou de s’obliger à les réaliser un par un pour profiter des bienfaits et des richesses de la nature. Bien que je les aie trouvés tous intéressants et souvent originaux, certains m’ont plus inspirée que d’autres. Je me suis, en outre, aperçue que je faisais déjà spontanément certaines des activités proposées comme celle consistant à observer les nuages, leurs formes, leurs mouvements…
  • amusants à faire, les exercices permettent de se déconnecter de manière très naturelle du quotidien et des pensées parasites qui peuvent encombrer notre esprit. On prend du temps pour soi, on observe, on écoute, on regarde, on touche, on ressent, on gribouille, on dessine, on colorie… En d’autres termes, on vit ce livre plus qu’on ne le lit.

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  • en plus de nous encourager à écouter nos sens et notre créativité, les différents exercices proposés présentent l’avantage d’être, pour la plupart, faciles à faire.

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Que vous soyez coutumier du développement personnel/de la pleine conscience ou non, un sportif dans l’âme qui passe des heures à gambader dans la nature ou un casanier aguerri, que vous ayez des heures devant vous ou seulement quelques minutes, avec ce livre, vous n’aurez aucune excuse pour ne pas faire un bain de nature. Les autrices démontrent avec simplicité et efficacité que la nature est à la portée de tous. Un point important pour les nombreux citadins qui pensent ne pas pouvoir bénéficier de ses bienfaits.

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Sur les 70 activités du livre, j’en ai bien sûr laissé quelques-unes de côté, car elles ne m’inspiraient pas à l’instant T et/ou les conditions pour les réaliser n’étaient pas réunies, mais cela ne m’empêchera pas de les faire plus tard. À cet égard, j’ai apprécié la présence d’une page récapitulative permettant en un coup d’œil d’assurer leur suivi.

Petits bonus en fin d’ouvrage, un journal d’exploration, et un ruban que l’on peut détacher pour le porter en bracelet ou l’utiliser comme marque-page.

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En conclusion, en nous invitant à utiliser tous nos sens pour nous reconnecter à nous-mêmes et à la nature, ce petit guide ludique offre un véritable espace de liberté, de relaxation et de créativité.  Une bulle d’oxygène dans un quotidien parfois éreintant qui permet, durant de précieux moments, de voir la vie non pas en gris, mais en vert !

Et vous, envie de découvrir Un bain de nature ?

Moments de bonheur, terres éditions

Aucun texte alternatif disponible.

Je remercie les éditions De Borée pour m’avoir permis de découvrir Moments de bonheur.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Moments de bonhe

  • Éditeur : Terres Éditions (16 août 2018)
  • Prix : 7.50€

AVIS

Après une lecture légère en début de semaine avec Alice au pays des casseroles, j’ai eu envie de continuer sur la lignée avec un petit livre qui vous invite à la créativité, à la détente et à la recherche de ces petits moments de bonheur qui ponctuent notre vie sans que nous y fassions toujours attention.

Par exemple, n’avons-nous pas tendance à prendre conscience de notre peau seulement quand mille petits désagréments viennent nous titiller alors que cet organe peut nous offrir tellement de douces sensations ? Un petit rayon de soleil qui vient réchauffer notre peau, la délicate sensation du tissu d’un nouvel habit que l’on porte… Tout autant de petites choses qui sont à la portée de chacun à condition de prendre le temps, ne serait-ce que cinq minutes, pour ressentir, voir, toucher, se détendre, méditer…

Et c’est exactement ce que nous propose ce très joli ouvrage dont le petit format vous permettra de l’avoir en permanence avec vous. Sous la forme de 100 points, vous sont proposés :

  • des coloriages : je vous conseillerais de les photocopier puisqu’il peut s’avérer délicat de colorier directement dans le livre. Le coloriage est un exercice créatif dont j’étais très friande il y a deux ou trois ans. J’ai un peu perdu l’habitude d’en faire, mais pour se déconnecter, c’est clairement un très bon moyen.

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  • des recettes de cosmétique : autre loisir auquel je m’adonnais régulièrement avant de consacrer le blog à la lecture. Les recettes sont accessibles même s’il vous sera peut-être nécessaire de passer une petite commande sur des sites comme Aroma-Zone ou d’aller en magasin bio pour trouver certains ingrédients. Les recettes de cosmétique maison nécessitant une hygiène irréprochable, une page en début ou en fin d’ouvrage pour expliquer les règles de base aurait été, à mon sens, un bonus fort appréciable.

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  • des recettes de cuisine : simples à réaliser et composées d’aliments santé, elles sont des plus alléchantes.

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  • des citations : je les ai toutes notées sur mon carnet à citations tellement je les ai trouvées bien choisies et plutôt inspirantes.
  • des exercices de relaxation, de yoga, de respiration : je les ai tous faits une fois, mais pour que ce soit véritablement efficace, je ne doute pas qu’il faille les refaire plusieurs fois jusqu’à ce qu’ils deviennent, pour certains, presque un automatisme. J’ai beaucoup de mal avec ce genre d’exercices qui demande du lâcher-prise, mais j’ai apprécié qu’ils soient rapides à faire et faciles à insérer dans un emploi du temps même pour les personnes très occupées.

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  • des astuces (comment soulager un léger mal de tête…) et des conseils : savoir accueillir des compliments avec un simple merci (pas si simple à mettre en pratique), apprendre à voir le positif dans sa vie rompant avec cette idée qu’on naît pessimiste et qu’on le reste, apprendre à faire attention à son corps, mais aussi à ses émotions…

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  • des DIY : ce livre invite vraiment à laisser parler votre créativité, il n’y a donc rien d’étonnant à trouver quelques tutos comme un haut-parleur maison ou un tuto à  la portée de tous, la customisation de pierres pour représenter, chaque jour, son humeur. Je trouve l’idée géniale d’autant qu’elle peut servir de rituel du soir avec les enfants pour les accompagner dans l’expression de leurs émotions.

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Le contenu du livre m’a-t-il convaincue ?

Les conseils ou exercices de détente proposés ne sont pas révolutionnaires, mais ils sont présentés de manière simple et synthétique, ce qui en rend la lecture très facile et plaisante. Que l’on choisisse de lire le livre d’une traite ou presque comme moi ou de lire seulement une ou quelques pages chaque jour, il est aisé de s’immerger complètement dans l’ouvrage et de se détendre au fil des pages.

Le charme du livre réside également dans sa présentation visuelle puisqu’il est intégralement en couleurs, la mise en page est aérée, les dessins mignons, les couleurs claires et colorées… Tout est mis en place pour vous donner le sourire et vous mettre de bonne humeur ! N’oublions pas non plus une couverture attrayante et en soft touch, un petit détail important pour un ouvrage qui vous invite à vous (re)connecter avec vos sensations.

Seul inconvénient devant tant de beauté, je n’ai pas osé écrire dans le livre préférant opter pour un petit carnet. Mais sur ce point, je suis un peu extrême n’ayant jamais su écrire dans un livre même quand il s’agissait d’un cahier d’exercice…

Moments de bonheur, c’est le genre de livres que l’on peut lire dans l’ordre ou feuilleter en se laissant bercer par ses envies. Il n’y a pas vraiment d’ordre à respecter même si pour ma part, j’ai opté pour une lecture linéaire. Mais maintenant que je l’ai terminé, je prévois de nombreuses lectures en diagonale afin de tester les recettes et refaire les exercices de méditation/respiration/relaxation proposés. Prendre le temps de vivre l’instant présent et ne pas laisser mon cerveau divaguer n’a rien de naturel pour moi alors il me reste pas mal de travail à ce niveau. J’ai d’ailleurs apprécié que chaque exercice soit court et accessible même pour les impatientes chroniques de mon genre.

En conclusion, comme la couverture le laisse présager, Moments de bonheur est un ouvrage très sympathique qui vous invite à vous reconnecter avec vous-même, avec la nature et avec le temps, cette denrée précieuse après laquelle nous courons tous. À travers une mise en page colorée qui met de bonne humeur, des conseils faciles à mettre en place, des exercices de méditation et beaucoup d’autres petites choses qui forment le sel de la vie, vous devriez passer un joli moment de lecture. Mais surtout, vous devriez apprendre à vous consacrer du temps et à profiter de ces petits moments de bonheur qui ponctuent votre vie.

Et vous, envie de découvrir Moments de bonheur ?
Retrouvez-le chez votre libraire ou sur en ligne.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, Serge Marquis

Je remercie les éditions Points et plus particulièrement Aurore, de m’avoir proposé de découvrir Le jour où je me suis aimé pour de vrai de Serge Marquis.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Maryse est une femme belle, intelligente et affreusement narcissique. Elle est aussi la mère de Charlot, fils singulier, qui l’émerveille et l’exaspère à la fois. C’est que Charlot, tel le Petit Prince, la confronte à des questions philosophiques désarmantes de vérité. Animé d’une humanité à fleur de peau, Charlot fait valser les certitudes de sa mère et de beaucoup d’autres. Il va prouver qu’en cessant de se regarder le nombril, on peut accéder au vrai bonheur et apprendre à s’aimer pour de vrai.

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Points (16 mai 2018)
  • Prix : 7.40€

AVIS

Je connaissais Serge Marquis, spécialiste de la santé mentale au travail, à travers son ouvrage On est foutu, on pense trop ! dont j’avais eu un avis mitigé. Curieuse de découvrir un autre de ses livres, j’ai néanmoins accepté avec plaisir la proposition d’Aurore de recevoir Le jour où je me suis aimé pour de vrai. Et je peux d’ores et déjà vous dire que je suis contente de l’avoir fait.

L’histoire et les personnages…

J’ai, en effet, été séduite par l’idée du Docteur Marquis de nous parler de l’ego et de ses différentes facettes sous la forme d’un roman mettant en scène, entre autres, Maryse. Neuropédiatre spécialisée dans le traitement du cancer, cette femme belle et intelligente possède, en plus de son expertise médicale, un ego démesuré l’empêchant d’être vraiment à l’écoute de ses patients, et pire, de son fils Charlot. Cherchant à tout prix à être la meilleure et à briller de mille feux, elle se trouve néanmoins désarçonnée voire en colère devant les questions philosophiques de ce dernier. Âgé seulement de 9 ans, il s’interroge déjà sur ce qu’est l’ego…

La narration sous forme de roman est, pour moi, le gros point fort de ce livre puisqu’elle m’a permis de m’immerger rapidement et totalement dans l’histoire. Je n’ai ainsi pas eu le sentiment de lire un cours sur l’ego, ce qui honnêtement aurait pu m’ennuyer, mais plutôt de lire un récit dans lequel l’ego est un personnage à part entière. D’ailleurs, c’en est bien un puisqu’il est même nommé Egoman par Charlot. Et cet Egoman, qui n’existe pas vraiment, mais qui est pourtant de partout, constitue une source de souffrance partagée par tous les hommes. C’est d’ailleurs surprenant de voir comme un concept qui divise les hommes peut se targuer d’universalité…

Comme dans un roman classique, certains personnages sont plus attachants que d’autres à moins que ce ne soit ici que l’expression de mon ego qui a réussi à s’identifier plus facilement à certaines personnalités… Quoi qu’il en soit, Maryse s’est révélée à maintes reprises agaçante par sa propension à tout ramener à elle, à son intelligence, à son besoin d’être la meilleure, à son « moi, moi, moi » permanent… Elle a même réussi à me choquer par son égocentrisme notamment lors de l’annonce de la maladie de son fils. Alors que toute son attention aurait dû être dirigée sur Charlot afin de l’aider à accueillir la nouvelle, elle ne peut s’empêcher de penser à sa carrière et à l’éventuel frein que la maladie de son fils pourrait constituer. Néanmoins, Maryse, bien que ce soit de manière assez lente, évolue au gré des questions de Charlot, de ses conversations avec son ami psychiatre Georges et des épreuves de la vie. De personne autocentrée, elle s’ouvre progressivement à son fils, puis aux autres. Alors bien sûr, son ego n’est jamais loin, mais on ne peut qu’apprécier ses efforts et tout le chemin parcouru entre la femme du début et celle de la fin.

Mais, c’est à un personnage secondaire que je me suis le plus attachée : Georges, l’ami psychiatre de Maryse. J’attendais d’ailleurs avec impatience ses interventions puisque l’auteur lui donne régulièrement la parole. Je l’ai trouvé extrêmement touchant d’autant que c’est pour moi, le personnage le plus « réaliste ». Bien que psychiatre, il ne prétend pas avoir toutes les réponses et fait de son mieux pour être dans la Présence afin d’aider au mieux ses patients. Il conseille également Maryse tout en l’encourageant à trouver ses propres réponses à ses questions… Mais comme le cordonnier est souvent le plus mal chaussé, Georges a aussi ses failles notamment au niveau de sa relation avec cette femme qu’il admire et aime tant. C’est donc au contact de Charlot et de ses amis qu’il va finir par comprendre que lui aussi a besoin de lâcher prise. Et c’est seulement de cette manière qu’il trouvera enfin ce bonheur tant espéré…

Si Charlot a 9 ans m’a émue notamment dans sa manière de poser des questions difficiles en toute innocence et son envie de faire taire son ego pour arriver à vraiment aimer les autres, j’ai trouvé le personnage trop irréel pour vraiment m’attacher. Le décalage entre ses paroles et son âge m’a, en outre, mise mal à l’aise… Sa sagesse et sa manière d’être dans la Présence lui permettent, petit à petit, de se distancier de l’ego, mais je l’ai trouvé parfois assez froid avec sa mère notamment dans sa phase d’adolescence. À l’inverse, sa relation avec sa petite-amie Marie-Lou est belle, bien qu’elle m’ait parfois indisposée, son intensité ne reflétant pas ce que l’on peut attendre du comportement de deux adolescents. Mais là, je reconnais que ce sont mes préjugés qui parlent, préjugés qui rejoignent d’ailleurs ceux de Maryse. Il faut dire que l’on découvre l’histoire principalement de son point de vue et que cette dernière tend à souffrir de la relation fusionnelle de son fils avec Marie-Lou. Il est donc possible que mon ressenti vis-à-vis de Charlot s’explique par le fait que je me sois identifiée à la mère plutôt qu’au fils… J’ai d’ailleurs compris sa peine à l’idée d’être exclue de la vie de son fils et d’avoir le sentiment d’avoir perdu le rôle de mère pour celui de tiroir-caisse.

Ce sentiment d’aimer et de ne pas être aimé en retour est d’ailleurs abordé par l’auteur à travers un autre personnage que l’on voit peu, mais qui aura une grande influence sur la vie des protagonistes du livre. Hamid, qui donne toutes ses lettres de noblesse au terme d’amitié, nous apprend ainsi que le plus important n’est pas d’être aimé, mais de savoir qu’on a la capacité d’aimer sans rien attendre en retour. Une idée très belle qui, pour ma part, m’a fait réfléchir. Il est vrai qu’en donnant des marques d’attention et d’affection, on a naturellement tendance à en attendre en retour, ce qui peut créer des déceptions et des blessures d’ego quand ce n’est pas le cas… Apprendre à aimer sans contrepartie semble donc être un enjeu important pour chacun d’entre nous, ce que l’auteur nous montre de manière assez délicate pour que chacun puisse en saisir l’importance sans se sentir jugé.

Un roman qui divertit tout en nous permettant de réfléchir à la notion d’ego et son impact sur nos vies…

Même si l’histoire de Maryse, de son fils, de Marie-Lou et de Georges est intéressante en soi, son principal intérêt réside dans le fait qu’elle permet de mieux comprendre la notion d’ego, ses différentes facettes et la manière dont ce concept, pure création de l’esprit humain, réussi à diriger nos vies, souvent pour le pire. Alors bien sûr, d’aucuns pourraient regretter des personnages caricaturaux et extrêmes (la femme carriériste, froide et imbue d’elle-même, le fils de 9 ans qui pose des questions philosophiques, l’ex-mari qui part avec une jeunette, l’amoureux transi…), mais contrairement à un roman classique, ce n’est pas gênant puisque ça permet de faciliter la compréhension d’une notion assez abstraite.

D’une plume simple, mais fluide, l’auteur nous montre, à travers des situations parfois difficiles et des personnages hauts en couleur, à quel point l’ego peut diriger nos vies et nous pousser dans nos retranchements. On comprend ainsi comment l’ego peut conduire:

  • des enfants à en harceler d’autres quand ceux-ci sont différents de peur leur différence attire cette attention qu’ils désirent tant,
  • des hommes à tuer quand ils s’identifient à leurs croyances et que celles-ci sont remises en cause de peur que leur disparition signifie l’annihilation pure et simple de leur personne,
  • des malades à refuser de guérir de peur de perdre l’attention obtenue grâce à la maladie…

On apprend également à différencier l’amour de l’attachement à travers notamment le comportement courageux et exemplaire de Marie-Lou face à la maladie, la nécessité de vivre l’instant présent et de « revenir ici » quand l’ego prend le contrôle de ses pensées, la différence entre aider son prochain et l’envie d’être admiré…

Le jour où est j’ai appris à m’aimer pour de vrai fait donc partie de ces livres que je qualifierais d’inspirants. Sous couvert de nous raconter une histoire, l’auteur nous pousse ainsi à réfléchir, à nous interroger sur nos propres comportements et à, d’une certaine manière, grandir. Une fois la dernière page tournée, j’ai un peu eu le sentiment d’avoir parcouru un livre feel-good. Si certains passages sont, en effet, assez durs, la maladie n’épargnant pas nos personnages, il en ressort un joli message d’espoir, et l’envie d’enfin apprendre à s’aimer et à aimer les autres pour de vrai.

Un livre qui permet un certain travail d’introspection

Difficile durant la lecture de ne pas faire de multiples pauses pour prendre des notes, certaines phrases étant particulièrement sujettes à réflexion en fonction de son propre vécu…

J’ai ainsi été particulièrement touchée par un passage bref évoquant la maladie d’Alzheimer, la meilleure amie de Maryse mettant exactement les mots sur mon ressenti. Cette peine d’avoir perdu la personne que l’on connaissait et d’avoir le sentiment de ne plus être spécial pour elle alors que l’on avait une relation quasi fusionnelle avec cette dernière. Ainsi, si je tiens la main et souris même quand de petite-fille, je passe à collègue de travail dans la même phrase, je dois reconnaître que je sors toujours de la maison de retraite le cœur lourd. Mais de ce livre, j’ai retenu que c’est avant tout mon ego qui parle et qu’il me revient d’apprendre à aimer sans rien attendre en retour, à juste être là et à tenir la main de cette grand-mère qui, bien qu’elle ne sache plus forcément qui je suis, répond toujours par un grand sourire à ma présence à ses côtés.

J’ai fini le livre il y a quelques jours, il m’est donc difficile d’en évaluer l’impact sur ma vie, mais ce qui est certain, c’est que depuis que j’ai découvert Maryse et Charlot, je me suis posé un certain nombre de questions sur mes schémas de pensée ou mes (ré)actions. Et je ne doute pas que ce soit la même chose pour les autres lecteurs… Il y a néanmoins une chose que j’ai encore beaucoup de mal à faire malgré la lecture de ce livre : être dans la Présence. J’ai une tendance naturelle à refaire le passé, à prévoir ce que je dois faire et à faire plusieurs choses à la foi, mais je ne sais pas vivre l’instant présent. Et c’est un point que Serge Marquis m’a donné envie de travailler. J’espère donc un jour réussir à faire taire suffisamment mon ego et à « revenir ici » quand mon esprit s’égare afin d’être dans la Présence plutôt que dans les méandres de mon cerveau.

En conclusion, Le jour où j’ai appris à m’aimer pour de vrai fut une très bonne surprise. À travers l’histoire d’une femme narcissique et de son fils, on découvre la notion d’ego, ses différentes facettes et l’impact que ce concept peut avoir dans la vie de chacun. Plein d’humanité, d’amour, d’amitié, de joie, mais aussi de moments plus tristes, Serge Marquis nous offre ici une histoire qui, en nous faisant passer par mille émotions, nous pousse à réfléchir à notre propre vie. Reste alors en suspens une seule question : et vous, avez-vous appris à vous aimer pour de vrai ?

Et vous, envie de découvrir Le jour où je me suis aimé pour de vrai !

Tous les secrets des illusions d’optique, Philippe Socrate

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Je remercie les éditions Eyrolles et Cécile du groupe FB Un Livre Et Chagaz de m’avoir permis de découvrir Tous les secrets des illusions d’optique de Philippe Socrate.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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Découvrir une illusion d’optique est très gratifiant. Dans un premier temps, on ne comprend rien ; puis, progressivement, on a accès au secret. Considérée à tort, comme une simple distraction de l’esprit, l’illusion d’optique recèle de passionnants mystères. Elle se situe au carrefour de plusieurs disciplines : l’optique, la psychologie, l’ophtalmologie, la neurologie et, bien sûr, la magie.

Depuis plus de trente ans, Philippe Socrate présente au grand public des illusions d’optique singulières et remarquables qui ont fait l’objet de nombreuses expositions, ont suscité des questions, des débats. Il s’attache dans cet ouvrage à dévoiler leurs secrets qui relèvent tous de mécanismes différents. À votre tour, laissez-vous tenter par le voyage !

  • Nombre de pages : 224 pages
  • Date de parution : 05/10/2017
  • Prix : 21€

AVIS

J’ai toujours été fascinée par les illusions d’optique et n’ai jamais rechigné à m’extasier sur les plus connues d’entre elles ou sur celles qui, le temps d’un buzz, ont fait la une des réseaux sociaux. Vous serez certainement nombreux à vous souvenir de la fameuse robe que certains voyaient bleue et noire quand d’autres la voyaient blanche et dorée, et qui avait quelque peu déchaîné les passions.

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Malgré cet intérêt, j’avoue cependant n’avoir jamais approfondi la question. J’ai donc été ravie de découvrir l’ouvrage de Philippe Socrate dans lequel sont présentées un certain nombre d’illusions d’optique que, pour la plupart, je ne connaissais pas. Mais le principal intérêt et atout de ce livre est la manière dont l’auteur nous en explique les tenants et aboutissants.

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Plutôt littéraire, j’ai eu un peu peur de ne pas arriver à saisir toutes les explications de l’auteur. Crainte injustifiée puisque le vocable utilisé est accessible et les explications sont claires et détaillées voire empreintes d’humour. Les explications de l’auteur sont vraiment à la portée de chaque adulte à partir du moment où l’on prend le temps de les lire posément. En ce qui concerne les enfants, je pense qu’il serait quand même préférable de les accompagner dans leur lecture en les aidant, par exemple, à saisir les notions qui leur semblent peut-être un peu trop abstraites. Mais même sans avoir le niveau de compréhension d’un adulte, je ne doute pas que la plupart des enfants seront séduits par le livre. Quel que soit son âge, on prend donc plaisir à découvrir toutes ces illusions diverses et variées et les principes sur lesquels elles reposent. Mais je vous rassure, certaines n’ont pas encore dévoilé tous leurs secrets et conservent cette part de mystère que la science n’a pas (encore) réussi à lever.

En plus de nous proposer un ouvrage intéressant et très pédagogique, Philippe Socrate a réussi le tour de force de complètement captiver son auditoire et ceci dès la première page. Le secret ? Impliquer totalement les lecteurs ! Vous ne lisez pas Tous les secrets des illusions d’optique comme vous le feriez avec un livre classique à savoir plus ou moins passivement. Ici, vous allez travailler, vous allez cogiter, vous allez vous lever pour éloigner le livre, vous allez utiliser un miroir pour révéler le secret de certaines illustrations, vous allez tourner le livre dans tous les sens…

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Bref, vous allez être actifs durant toute votre lecture, ce qui rend l’expérience originale, captivante et quelque peu addictive. Il est dur de ne pas enchaîner les illusions les unes après les autres tellement on a envie de savoir ce que nous réserve l’auteur. Vous verrez d’ailleurs que certaines images vous dévoileront très vite l’illusion qu’elles renferment, quand d’autres vous demanderont plus de réflexion. Mais je vous rassure, vous constaterez avec plaisir qu’au fil de votre lecture, vous serez de plus en plus apte à décrypter les illustrations rapidement.

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J’ai également adoré essayer de deviner les secrets de chaque illusion même si je vous avouerais ne pas avoir excellé à ce niveau. Il faut dire que certaines explications requièrent quand même une connaissance de notre corps et de notre perception que j’étais loin de posséder… Je suis donc ravie d’avoir quelque peu amélioré mes connaissances en la matière.

A noter que si une fois mises à nu, les illusions d’optique perdent quelque peu leur côté magique, le plaisir de les regarder et de les faire découvrir autour de soi demeure quant à lui intact. D’ailleurs, je peux vous dire que durant ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de régulièrement interpeller la personne la plus proche de moi pour partager mon étonnement, mon amusement voire mon ébahissement devant certaines illusions et leurs explications. Cet aspect me pousse à vous conseiller de lire cet ouvrage à plusieurs que ce soit entre amis ou en famille. Je peux vous assurer que c’est frustrant de découvrir quelque chose de génial et de n’avoir personne sous la main pour partager votre découverte. Et puis, ce serait dommage de passer à côté de l’aspect très convivial de ce livre.

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Une fois la dernière page tournée, je n’ai eu qu’une envie, reprendre le livre depuis le début afin de voir ce que mon cerveau avait retenu des informations dispensées par l’auteur. Oui, car en parcourant ce livre, on s’amuse certes, mais on apprend également beaucoup. C’est d’ailleurs là pour moi le gros point fort de ce livre : permettre à chaque lecteur de passer un agréable moment tout en apprenant. Alors à l’issue de votre lecture, vous ne serez pas LE spécialiste des illusions d’optique, mais vous aurez acquis un certain nombre de connaissances. Celles-ci vous permettront, peut-être, à votre tour d’épater et d’amuser d’autres personnes, et d’attiser assez leur curiosité pour les pousser à s’intéresser au sujet que ce soit à travers cet ouvrage ou non.

Enfin, je tenais à souligner l’excellent travail des éditions Eyrolles qui met parfaitement en valeur celui de l’auteur : format très pratique à prendre en main, solidité (indispensable à la vue des nombreuses manipulations du livre), qualité du papier et des illustrations… C’est définitivement un bel ouvrage tant au niveau du fond que de la forme.

En conclusion, je ne peux que recommander ce livre à tous à condition bien sûr d’avoir un minimum de curiosité et d’accompagner les enfants dans leur lecture. Pour ma part, alors que ça fait un petit moment que je n’en ai pas eu, ce livre est un énorme COUP de CŒUR ! J’ai simplement tout adoré du travail d’édition au style de l’auteur en passant par les illusions soigneusement sélectionnées. Vous cherchiez un livre pour apprendre tout en vous amusant ? Tous les secrets des illusions d’optique est fait pour vous. C’est définitivement un livre à glisser sous le sapin pour son propre plaisir et/ou celui de ses proches.

Envie de découvrir Tous les secrets des illusions d’optique ?

Aimer ce qui est – Quatre questions qui peuvent tout changer dans votre vie (+ DVD), Byron Katie

Aimer ce qui est, Byron Katie

Je remercie Synchronique Éditions de m’avoir envoyé, via le site Simplement, Aimer ce qui est de Byron Katie.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Aimer ce qui est présente une démarche étonnamment simple et pourtant d´une incroyable efficacité pour se libérer du stress et mieux vivre sa vie.
« Ce n´est pas la réalité qui nous fait souffrir, nous dit Byron Katie, mais nos pensées sur la réalité. »
Le Travail de Byron Katie, fondé sur quatre questions simples et profondes à la fois, permet à chacun de se libérer des illusions et des limites du mental qui nous bloquent l´accès à la sérénité, à l´amour et à la joie de vivre.
Aimer ce qui est est organisé comme un manuel pratique qui vous guidera pas à pas pour découvrir et mettre en pratique le Travail pour vous-même. Un DVD de plus de 2 heures en français présente le Travail en action.
Byron Katie a vécu en 1986 ce qu´elle appelle « un éveil à la réalité ». Elle a traduit cette expérience qui a transformé sa vie en une démarche révolutionnaire qu´elle appelle « le Travail », et à laquelle elle a, depuis, initié des millions de personnes à travers le monde.
Margot Diskin, « facilitatrice » certifiée du Travail et interprète officielle de Byron Katie pour tous ses événements majeurs auprès des publics francophones, a effectué cette nouvelle traduction pour Synchronique Éditions.

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Éditions Synchronique (13 mai 2016)
  • Prix : 20.90€

AVIS

Une méthode simple et originale qui requiert cependant un investissement personnel  et  d’accepter de revoir ses schémas de pensée

J’imagine qu’en lisant mon avis, vous aimeriez avoir une réponse claire à la question : est-ce que la méthode fonctionne ou risque-je de perdre 20 euros ? Si tel est le cas, je serai hélas dans l’obligation de vous décevoir en vous répondant que vous serez les seuls à être aptes à répondre à cette interrogation. En effet, ce qui marche sur un individu A ne garantit pas des résultats sur un individu B. Ce qui reste certain, c’est que pour le savoir, il vous sera indispensable de prendre votre courage à deux mains, de sortir votre plus beau cahier (enfin, si comme moi, c’est le genre de chose qui peut vous motiver) ou des feuilles et de quoi écrire, puis de vous mettre au Travail. Vous aurez donc compris que si vous souhaitez vous donner les chances de découvrir cette méthode, il vous faudra troquer votre position de lecteur-spectateur pour celle de lecteur-acteur.

Par le passé, j’ai pu lire quelques livres de développement personnel, mais j’ai assez vite abandonné ce genre de lecture pour la simple et bonne raison que j’avais le sentiment de lire toujours la même chose et/ou de tomber sur des livres bourrés de lieux communs comme si les auteurs avaient fini par faire de la devise « ce qui va sans dire va mieux en le disant » leur maître à penser. Fort heureusement, Katie ne tombe pas dans cet écueil, ou du moins, je n’ai jamais rien lu qui ressemble à sa méthode ce qui est un gros atout pour les personnes adeptes des ouvrages de développement personnel.

Avec Aimer ce qui est, Katie Byron vous propose une méthode simple que vous pourrez, avec un peu de pratique, mettre en application n’importe où et n’importe quand. Cette méthode est basée sur un travail d’auto-questionnement destiné à identifier et questionner les pensées qui sont à l’origine de notre stress et de notre souffrance. L’auteure estime ainsi que la souffrance apparaît automatiquement quand nos désirs entrent en conflit avec la réalité qui est immuable qu’on le veuille ou non. Cela ne signifie pas que l’on doit approuver la réalité, mais qu’en l’accueillant sans résistance, on s’évite bien des souffrances. Tout au long du livre, elle nous montre d’ailleurs à quel point considérer que « la réalité devrait être, puisqu’elle est » permet de trouver le bonheur et la paix intérieure. Si je ne peux remettre en question la pertinence de ce raisonnement, la lecture des différents dialogues et les émotions qu’ils ont suscitées en moi quand j’ai pu faire le lien avec certains événements de ma vie, m’ont prouvé que ce qui est logique n’est pas forcément facile à accepter….  Accepter la réalité sans lutter requiert un lâcher-prise que je n’ai pas encore réussi à atteindre, mais sur lequel je travaille.

Je dois en outre admettre que ça a été compliqué pour moi de ne pas rejeter certaines idées de Katie dès le début, car elles vont tout simplement à l’encontre de croyances fortement ancrées. A titre d’exemple, elle vous enjoint à vous recentrer sur vous et à ne vous préoccuper que de vous sans vous mêler des affaires d’autrui. Étant plutôt du genre à faire passer les autres avant moi et à anticiper leurs besoins, cette idée même m’a immédiatement révulsée me donnant le sentiment qu’en l’appliquant, j’allais devenir un monstre d’égoïsme. Je n’aurais néanmoins pas sollicité ce livre si je ne désirais pas tester la méthode et je me suis donc efforcée de questionner mes pensées et de m’interroger, par exemple, sur le stress que le sentiment de devoir gérer la vie des autres engendre chez moi. Et ce travail d’investigation m’a régulièrement conduite à revivre une époque difficile durant laquelle j’ai dû faire preuve d’ingérence dans la vie d’un proche dont son addiction mettait en danger sa vie. Grâce à la méthode et aux exemples de dialogue sur les addictions que vous trouverez dans le livre, je pense avoir compris un certain nombre de choses. Cela m’a permis de commencer à accepter de lâcher prise sur ces événements difficiles et de les laisser là où ils devraient être, à savoir dans le passé.  Mais le Travail m’a surtout permis de comprendre que ce besoin de m’impliquer dans la vie des autres est basé sur la croyance sous-jacente, et jusqu’alors inconsciente, que sans cela, ils risquaient de mourir…

Une méthode universelle ?

Malgré quelques blocages de ma part qui sont inhérents à mon vécu et à mes croyances, j’ai plutôt bien accroché au livre même si ma nature sceptique m’a parfois fait douter de certains témoignages qui m’ont paru un peu trop beaux pour être vrais. Mon vrai point de désaccord se situe cependant ailleurs : l’universalité de la méthode. Contrairement à Katie, je ne crois pas en une méthode universelle qui conviendrait à tous, pour tous les problèmes et à chaque instant de sa vie. Cette supposition me semble d’ailleurs quelque peu présomptueuse d’autant qu’elle fait fi des cas particuliers comme celui du handicap intellectuel. En basant exclusivement sa méthode sur le mental et l’analyse de ses propres pensées, l’autrice me semble ainsi occulter le fait que certaines personnes n’ont pas forcément les facultés intellectuelles de réaliser le Travail que ce soit momentanément (dépression…) ou durablement.

Du travail éditorial et de l’intérêt du livre….

« Aimer ce qui est » est le deuxième ouvrage de Synchronique Éditions que je découvre, et de nouveau, je suis très satisfaite du travail éditorial. Le choix du grand format est ainsi fort agréable et permet de rendre la lecture des dialogues fluide et prenante. A cela s’ajoute l’ajout d’un DVD de deux heures qui offre un plus indéniable notamment pour les personnes ayant besoin d’un visuel pour s’approprier plus efficacement un livre de développement personnel. Je ne m’étendrai pas sur le contenu du DVD bien que je puisse plus tard lui dédier un article, mais j’ai vraiment apprécié ce bonus qui permet de voir que la méthode de Katie Byron peut s’appliquer aussi bien dans des situations courantes (thème 1 : ma fille refuse de m’obéir) que dans des situations extrêmes et fort heureusement plus rares (thème 2 : Les terroristes à Paris).

Katie Byron étant très connue, vous trouverez différentes ressources sur le web et même des vidéos sur Youtube. Le livre me semble néanmoins indispensable pour réellement comprendre et s’approprier la méthode et les questions sur lesquelles elle est basée. En ce qui me concerne, ce n’est qu’en parcourant les nombreux dialogues qui illustrent différentes questions ou situations dans lesquelles une personne peut ressentir le besoin de faire le Travail, que j’ai réellement saisi la portée de l’auto-questionnement que Katie nous invite à faire.

A noter qu’une fois les consignes et principes de base acquis, on peut parcourir le livre selon ses besoins et ses pensées du moment. Cette flexibilité dans la lecture permettra à chacun de cibler directement les situations et dialogues qui les intéressent (par exemple, appliquer le Travail à la vie professionnelle et à l’argent, au couple et à la vie de famille…). Pour ma part, j’ai préféré parcourir l’ouvrage dans l’ordre avec l’idée de relire plus tard certains passages quand j’en ressentirai le besoin, c’est-à-dire lorsqu’une pensée perturbante pointera le bout de son nez. Pour une grande anxieuse de mon style, ça signifie que le livre ne connaîtra pas de sitôt la solitude.


En conclusion,  Katie Byron nous propose d’accéder au bonheur et à une vie sans stress grâce à une méthode simple basée sur l’auto-questionnement. Les nombreux dialogues entre Katie et des personnes en plein Travail, en plus de rendre la lecture fluide et vivante, permettent aux lecteurs d’être guidés dans leur découverte de la méthode et de voir concrètement comment l’appliquer. Les exemples présentés sont, en outre, assez variés pour que chacun puisse faire des analogies avec sa propre vie. Je conseillerais donc ce livre à toutes les personnes souhaitant effectuer un travail sur elles-mêmes afin d’apprendre à vivre plus sereinement. Je rappellerai toutefois que bien qu’intéressante, cette méthode n’est pas un remède miracle à tous vos maux…

Envie d’acheter Aimer ce qui est ?

Pour les personnes intéressées par la méthode pour leurs enfants, il existe un ouvrage qui leur est consacré : Tigrou-Tigrou, est-ce bien vrai ? Si vous vous laissiez tentés, j’aimerais beaucoup avoir votre ressenti ainsi que celui de votre ou de vos enfants.

9782917738092 - TT - moy

 

Manifeste des larmes, Plume

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Je remercie l’auteure de m’avoir contactée pour me proposer Manifeste des larmes en version numérique.

PRÉSENTATION

Ce texte n’a pas la prétention d’expliquer la dépression, ni même d’en détailler les mécanismes… Ce n’est pas, non plus, un mode d’emploi qui aiderait le lecteur à aborder son état pour en sortir définitivement. Il n’y a pas de recette miracle et chaque dépression est unique et individuelle ; elle est la résultante d’une personnalité et d’un destin qui se défient, se provoquent. Cet ouvrage retrace sobrement le cheminement intérieur d’une personne singulière prise aux mains d’un déclin terrible. Il nous dévoile ses luttes intérieures tout en nous renvoyant inlassablement les nôtres en pleine figure. L’auteure y met son âme à nue avec une franchise qui résonne et fait écho dans tous les cœurs, que l’on soit concerné ou non par ce mal…

  • Nombre de pages : 34
  • Date de publication : 31 mars 2017
  • Ebook : 1,99€
  • Autre format : livre papier

AVIS

Beaucoup d’entre nous ont certainement une personne dans leur entourage, proche ou éloigné, qui semble dépressive quand, bien souvent, elle est en réalité « simplement » déprimée. C’est que le terme de dépression à force d’être utilisé à tout bout de champ a vu sa signification quelque peu galvaudée…

Or, dans son Manifeste des larmes, c’est bien de dépression dont Plume parle. Elle partage, sans retenue, avec le lecteur, les tourments qui l’assaillent et qui la poussent à se faire du mal. L’auteure ne nous épargne d’ailleurs pas les scarifications, le sang qui coule, les coups de cutter dans un corps qui n’obtient pas grâce à ses yeux… C’est brutal, violent et poignant !

Vous aurez compris que le livre, bien qu’il soit petit, est assez difficile à lire en raison de la violence physique que l’auteure s’inflige, mais aussi des propos violents et pensées parasites qu’elle a envers elle-même.

A travers son partage d’expérience, on ne peut que ressentir la douleur de l’auteure et la solitude qui semble l’accabler. Peut-être que c’est cette dernière qui la pousse finalement à faire de la dépression, cette ennemie qualifiée très symboliquement de boule noire, un élément à part entière de sa vie…

Ce livre ne vous permettra pas de comprendre spontanément les rouages complexes de la dépression ni ses terribles conséquences d’autant que chacun vivra la maladie différemment. Il vous offrira cependant un aperçu de l’enfer que subit une personne dépressive, une parmi un océan d’autres aurais-je tristement envie d’ajouter.

A noter que le livre est un recueil de mini-nouvelles ce qui donne l’impression de lire le journal intime de l’auteure et donc de se sentir plus proche d’elle et de son vécu. J’ai en outre apprécié que Plume donne un titre à chacune des nouvelles nous permettant, par là même, d’entrer plus facilement dans son récit et de suivre le cheminement de ses pensées.

Quant à la couverture du livre, elle reste très sobre ce que je trouve parfaitement adapté au contenu. Cela renforce le sentiment que la dépression finit par faire d’une personne une sorte de coquille vide…

Enfin, malgré la dureté du sujet, le livre se lit très rapidement d’autant qu’il est porté par une très belle plume.

En résumé, Le manifeste des larmes est une lecture intense qu’il est difficile d’aimer ou de ne pas aimer puisqu’il s’agit avant tout d’un témoignage. Je dois néanmoins avouer que j’ai été touchée par le témoignage de Plume et espère sincèrement qu’elle trouvera un certain apaisement dans sa vie. Je ne conseillerais pas forcément cet ouvrage aux plus jeunes, mais à toutes les personnes qui sont touchées directement ou indirectement par cette maladie qu’est la dépression.

Pour commander le livre, vous pouvez vous rendre sur le site de la FNAC ou sur celui d’Edilivre.