Carnaval, Ray Celestin

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J’ai lu  Carnaval de Ray Celestin, publié aux Éditions 10/18, dans le cadre du Club du Petit Pingouin Vert et du challenge Lire en thème.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque aux habitants de La Nouvelle-Orléans en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

  • Poche: 528 pages
  • Éditeur : 10/18 (19 mai 2016)
  • Prix : 8,80€

AVIS

L’intrigue…

J’ai été d’emblée intriguée par ce roman qui part d’un personnage qui a réellement existé et qui a semé la terreur à la Nouvelle-Orléans en 1919 : l’Homme à la Hache. L’auteur a d’ailleurs publié dans le livre la lettre originale envoyée par ce tueur sanguinolent ce qui n’en rend que le récit plus glaçant.

L’intrigue est intéressante car on a envie de découvrir qui se cache derrière ce tueur violent et comprendre enfin ses motifs. L’auteur distille des petits indices par-ci par-là mais j’avoue que je n’ai pas réussi à découvrir la vérité avant qu’elle ne nous soit dévoilée. C’est assez rare dans ce genre de livre pour que je le souligne.

Les personnages…

L’enquête policière pour trouver ce tueur est officiellement menée par l’inspecteur Michael Talbot mais d’autres personnes cherchent également à savoir le fin mot de l’histoire.  Ainsi, nous suivons plusieurs personnages tous très différents les uns des autres : un journaliste plutôt paumé et au bout du rouleau, Lucas l’ancien policier ripou, Michael l’ancien protégé de Luca qui incarne l’autorité, Ida qui travaille chez un détective et son ami Lewis.

J’ai apprécié l’ambiguïté du personnage de Luca. Affilié à la mafia et ayant tout au long de sa carrière œuvré pour cette organisation, nous serions en droit de ne pas l’apprécier mais pour autant, il m’a été difficile de le détester. D’ailleurs, Michael qui a fait son devoir en dénonçant les pratiques de son ancien mentor semble partager cette ambivalence des sentiments.

De la même manière, sans pouvoir vous en dire plus, on finit par ressentir le même genre de choses pour le tueur à la hache : sans pardonner ses crimes, on comprend ses raisons.

La seule chose qui m’a un peu déçue c’est le personnage d’Ida. Cette jeune femme avait un énorme potentiel pour prendre une place plus importante dans le livre alors que l’auteur, au final, n’exploite que trop peu ce personnage. Son ami Lewis semble avoir pris l’ascendant sur elle alors que pour moi, il aurait dû rester dans son ombre.

Une immersion à la Nouvelle-Orléans…

Alors que l’auteur est anglais, il a su parfaitement nous dépeindre la Nouvelle-Orléans de 1919. En effet, le roman n’est pas bourré de longues descriptions mais les informations données sont suffisamment développées et surtout, imagées pour permettre aux lecteurs de s’imaginer assez précisément la ville.

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Il a également réussi à nous immerger dans l’ambiance si singulière de la Nouvelle-Orléans avec l’omniprésence de la musique qui accompagne chaque instant de vie, la diversité culturelle mais également la méfiance entre les différentes communautés et bien sûr, la ségrégation….

« Il adorait la Nouvelle-Orléans, mais il ne se faisait aucune illusion : il savait que c’était une ville de ségrégation et de racisme. Il travaillait sur un bateau pour les Blancs mais tout le monde écarquillerait des yeux furieux si jamais il s’avisait de mettre un pied sur la piste de danse. »

NOTE : 4/5

En conclusion, Carnaval est un livre que j’ai beaucoup aimé notamment pour la capacité de l’auteur à nous transporter à la Nouvelle-Orléans. Le suspense est également bien là avec un tueur qui est difficile à cerner et qui semble parfois insaisissable. A l’image de la Nouvelle-Orléans avec ses zones d’ombre et de lumière, l’auteur a su en outre nous proposer des personnages nuancés, ni tout blanc ni tout noir.

Je conseille ce roman à tous les amateurs de thriller qui aiment les dénouements inattendus mais également à tous les amoureux de la Louisiane dont vous retrouverez le charme.

 

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Une vie entre deux océans, L.M. Stedman

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Une vie entre deux océans est un roman que j’ai lu dans le cadre du Club de lecture du Petit Pingouin Vert. Avant de vous en donner mon avis, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié la couverture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’au jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices …

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (1 octobre 2014)
  • Prix : 7,90

AVIS

Je reconnais que le résumé ne m’a pas emballée plus que ça mais j’ai quand même décidé de donner sa chance au roman d’autant que les critiques à son égard sont plus qu’élogieuses.

Un démarrage très long…

Cependant, la lecture a assez mal démarré puisque j’ai eu un mal fou à entrer dans l’histoire. Les nombreux passages descriptifs n’ont pas aidé même si de manière générale, ce n’est pas quelque chose qui me dérange. Les descriptions sont d’ailleurs loin d’être inintéressantes puisqu’elles permettent de visualiser précisément l’environnement, très loin d’être anodin, dans lequel vont évoluer nos principaux personnages : le phare de Janus.

Sans épiloguer plus sur le sujet, force est de constater que cela a rendu la lecture laborieuse et que je n’étais pas forcément très enthousiaste à l’idée de retrouver Tom et Isabel. Il m’a fallu attendre la troisième partie pour être vraiment intéressée par l’histoire.

Cette dernière partie concentre l’essentielle de l’action du livre. Les événements s’enchaînent à une vitesse folle au point de ne laisser que peu de répit aux lecteurs. J’ai d’ailleurs tellement été happée par l’histoire que j’ai lu la troisième partie d’une seule traite. J’en ai adoré le suspens et la manière dont l’auteur a su dénouer l’intrigue. Que l’on aime ou non l’issue finale, j’avoue qu’elle m’a semblé parfaite autant dans sa « justesse » que sa logique.

Les personnages…

Si j’ai trouvé le personnage de Tom intéressant et, par certains aspects, plutôt touchant, j’ai eu beaucoup plus de mal avec Isabel. D’abord immature, je l’ai trouvée très égocentrique. Sans entrer dans les détails pour ne pas gâcher la lecture de ceux qui n’auraient pas encore parcouru le roman, elle m’a très souvent agacée.

J’ai évidemment compris sa douleur si ce n’est son désespoir à la suite de certains événements. Si son auto-apitoiement est tout à fait acceptable dans un premier temps, j’ai regretté qu’il perdure au point d’annihiler chez Isabelle toute forme de compassion, d’empathie et de compréhension pour une autre personne qu’elle-même. J’ai très souvent plaint Tom tout en étant régulièrement agacée par ses tergiversations qui au final ont fait plus de mal que de bien. J’ai eu à maintes reprises envie de le secouer et de le sortir d’une certaine forme de passivité.

Là où certains auront été attendris par cette femme au besoin viscéral d’être mère, j’ai vu un monstre d’égoïsme qui a fait passer son bonheur au-dessus de celui de son mari et pire, de l’enfant en faisant fi des conséquences et de toute forme de morale. Évidemment, on perçoit l’amour qu’Isabel va développer pour l’enfant mais cela ne m’a pas rendu le personnage plus pardonnable. En revanche, cela rend paradoxalement Isabelle plus difficilement condamnable.

MA NOTE : 3,5/5

En résumé, Une vie entre deux océans est un roman qui m’a un peu mis mal à l’aise car il soulève des sentiments contradictoires et de nombreuses questions, quasi philosophiques, notamment sur les relations familiales et le socle qui constitue une famille. Les sentiments que suscite l’auteur, avec talent, sont complexes. Rien ne semble simple dans cette histoire ce qui nous pousse progressivement à abandonner tout manichéisme pour un subtil dégradé de gris.

Ce livre devrait donc plaire aux personnes aimant les jolies descriptions et les intrigues faisant naître des sentiments complexes.

Si vous avez aimé le roman ou si vous souhaitez le découvrir autrement, une adaptation cinématographique sort au mois d’octobre.

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La passe-miroir tome 1 : Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos

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J’ai lu les Fiancés de l’hiver, tome un de la série La passe-miroir de Christelle Davos dans le cadre du club de lecture du Petit Pingouin Vert et du challenge Vide ta PAl en été.

Si le livre vous intéresse, vous pouvez feuilleter un extrait gratuit sur le site des Editions Gallimard Jeunesse, éditeur du livre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (6 juin 2013)
  • Prix : 18 €
  • Autres formats : poche, epub

 

AVIS

J’aime beaucoup le travail de l’illustrateur, Laurent Gapaillard. La couverture est très belle et retranscrit à merveille l’ambiance du roman.

Vendu comme roman jeunesse, j’avais la crainte de tomber sur un ouvrage au style d’écriture simplifié, comme cela semble être la mode en ce moment, avec des intrigues sommaires voire puériles. C’est d’ailleurs la raison qui m’a conduite à repousser sa lecture jusqu’à ce que le livre soit élu livre du mois lors du vote mensuel, sur Facebook, du club de lecture du Petit Pingouin Vert.

Mes craintes quant au style de l’auteure se sont envolées à mesure que les pages défilaient. Nous ne sommes pas face à un Proust mais la plume de Christelle Davos est agréable et, il me semble, accessible à tous. Rassérénée sur ce point, j’ai pris plaisir à découvrir l’histoire d’Ophélie.

Tout au long de ma lecture, j’ai apprécié l’imagination de l’auteure qui a donné, en quelque sorte, une âme aux objets à travers le talent singulier d’Ophélie. L’expression « si les objets pouvaient parler » n’est alors plus un doux rêve mais une réalité dans le monde imaginaire qu’a créé et développé Christelle Davos. Me trouverez-vous d’ailleurs bizarre si je vous confesse mon attachement à l’écharpe d’Ophélie que je veux absolument autour de mon cou ?

Sans m’agacer, Ophélie n’est pas un personnage auquel je me suis d’emblée attachée. Sa manière d’accepter le sort sans vraiment lutter ou encore sa non-expressivité de ses envies m’ont vite donné le sentiment d’être face à une personne tiède. Heureusement, à mesure qu’Ophélie découvre sa nouvelle vie loin d’Anima avec tous ses dangers et ses faux-semblants, elle évolue et apprend à s’affirmer. Cette évolution, en plus d’être appréciable pour le lecture, semble inéluctable pour sa survie dans un milieu aussi hostile.

L’auteure a pensé aux romantiques dans l’âme ou les personnes aimant bien une romance dans un livre à travers le couple, qui n’en est d’ailleurs pas vraiment un, constitué de notre jeune héroïne et de son futur époux choisi malgré elle, Thorn. Je vous rassure, la romance n’est pas le centre de l’histoire mais j’avoue qu’elle m’a laissé un peu sceptique…

J’ai en revanche beaucoup apprécié les différents événements qui se déroulent dans ce premier tome malgré quelques passages que j’ai failli lire en diagonale. Les intrigues sont bien amenées et donnent irrémédiablement envie de connaître la suite. C’est ainsi que j’ai fini par enchaîner les chapitres les uns à la suite des autres.

NOTE : 4/5

AUTEURE (image et texte issus du site de l’éditeur)

Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d’Azur. Elle commence à gribouiller ses premiers textes sur les bancs de la faculté et se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L’écriture devient alors une seconde nature, notamment au sein de Plume d’Argent, une communauté d’auteurs sur Internet. Elle décide de relever son premier défi littéraire grâce à leurs encouragements et devient ainsi la grande lauréate du Concours du premier roman jeunesse. Christelle Dabos vit en Belgique

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En résumé, sans être un livre qui m’a fait passer des nuits blanches, Les Fiancés de l’hiver est une lecture qui m’a permis de passer un agréable moment de lecture grâce à un univers imaginaire riche, des intrigues qui s’entremêlent, des personnages ayant leur part des mystères, un soupçon de romance…

En d’autres mots, j’ai beaucoup aimé l’univers créé par Christelle Davos et j’ai appris, petit à petit, à apprécier Ophélie. Il me tarde de connaître la suite de ses aventures et la manière dont elle y fera face.

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A l’intérieur, Jodi Picoult

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J’ai lu A l’intérieur de Jodi Picoult, aux éditions Michel Lafon, dans le cadre du club de lecture du Petit Pingouin Vert. Il s’agit du deuxième livre sélectionné par le groupe.

Je ne connaissais pas l’auteure mais le résumé du livre m’a tout de suite emballée. C’est donc avec plaisir que je me suis lancée dans sa lecture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Quand votre fils ne vous regarde jamais dans les yeux… comment savoir s’il est coupable ?

Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.

Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille ressurgissent brutalement.

Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ?

  • Broché: 605 pages
  • Editeur : Michel Lafon (21 janvier 2016)
  • Langue : Français
  • Prix : 19,95 €
  • Autre format : ebook

AVIS

Je ne sais pas si c’est un effet de mode mais j’ai le sentiment que les romans alternant les points de vue sont de plus en plus courants. Ce procédé ne me dérange pas quand il est bien maîtrisé comme ce fut le cas avec ce livre. Il apporte même un certain enrichissement puisqu’il permet de connaître les pensées de tous les protagonistes du roman notamment celles de Jacob qui, en raison du syndrome d’Asperger, diffèrent nettement de l’individu lambda.

Le principal attrait de ce livre repose, pour moi, sur les recherches de l’auteure sur l’autisme et plus principalement, sur le syndrome d’Asperger. A travers le personnage de Jacob, on apprend un peu mieux à connaître les personnes atteintes de ce trouble même si bien sûr, chaque individu possède ses propres spécificités : la manière de penser et de concevoir le monde, les difficultés de communication, le nécessaire apprentissage des codes sociaux qui ne sont pas intuitifs, les gestes répétitifs…  On y découvre aussi les difficultés que cela engendre pour les proches que ce soit les parents ou la fratrie. A cet égard, j’ai été très touchée par le frère de Jacob, Théo, qui a du mal à trouver sa place au sein de sa propre famille. La dépendance de Jacob envers sa mère et vice-versa ne laisse que peu de place pour d’autres personnes.

J’ai trouvé, tout au long du roman, la mère très courageuse notamment lors de la gestion des différentes crises que Jacob traverse lorsque sa routine est bouleversée. Malgré la difficulté de sa situation, à aucun moment, le lecteur ne doute de l’amour de cette mère pour son fils ni même de son dévouement. Néanmoins, j’ai parfois été agacée par sa manière d’être obnubilée par Jacob au détriment de tous notamment de son autre fils qui, même s’il est d’une banale normalité, a besoin de sa mère.

La première partie du livre donne le sentiment que l’intrigue policière est au cœur du roman mais au final, on se rend compte que c’est surtout le moyen pour l’auteure de parler du syndrome d’Asperger et de la relation au monde des personnes atteintes de cette pathologie. Ce n’est pas un point négatif en soi, mais je m’attendais à une intrigue policière un peu plus poussée en lisant le résumé du livre.

J’ai apprécié ma lecture d’autant que le style de l’auteure, sans faire d’étincelles, est simple et agréable. Mais j’avoue que la fin m’a laissé un goût d’inachevé ; elle ne m’a pas du tout surprise puisque je l’avais anticipée assez rapidement. Elle m’a semblé un peu trop convenue ! Je regrette que l’auteure n’ait pas pris la peine de marquer un peu plus les esprits par une conclusion qui sorte de l’ordinaire.

MA NOTE : 4/5

En résumé, A l’intérieur de Jodi Picoult est une histoire dont j’ai apprécié l’intrigue mais qui mérite surtout d’être lue pour les nombreuses informations que l’auteure dispense sur le syndrome d’Asperger. En plus d’être instructive, la lecture est émouvante sans pour autant être dégoulinante de bons sentiments. Je ne connaissais pas cette auteure, mais elle a su trouver un savant équilibre entre émotions et réalisme en montrant, contrairement à ce que Jacob pense, que dans la vie tout n’est pas tout noir ni tout blanc.

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La Couleur du lait, Nell Leyshon

 

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J’ai lu La Couleur du lait de Nell Leyshon dans le cadre du Club de lecture du Petit Pingouin Vert. Pour rappel, l’idée de ce club sur Facebook est de lire un livre sélectionné suite à un vote des membres puis d’échanger autour de cette lecture commune.

Ce livre est le premier sélectionné par les membres du club.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

En cette année 1831, Mary, une jeune fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible, en bref, une banale vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.
Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l’écriture… mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Finalement l’apprentissage prodigué ne lui servira qu’à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.

  • Broché: 176 pages
  • Editeur : Phébus (28 août 2014)
  • Prix : 17€
  • Autres formats : Poche, Ebook

MON AVIS

Je vais commencer tout de suite cette chronique en présentant la principale faiblesse de ce livre qui, paradoxalement, est également sa principale force. En écartant d’emblée toute schizophrénie de ma part, je vais vous expliquer mon point de vue.

Ce livre est supposé transcrire les propos d’une jeune paysanne qui a appris à lire et à écrire depuis peu. Cela signifie concrètement une écriture « verbale » : le roman est écrit de manière très orale, la jeune femme s’exprimant à l’écrit comme elle le ferait à l’oral. Si on ajoute une éducation paysanne laissant peu de place à l’instruction, cela donne une grammaire très approximative, une orthographe à vous faire saigner les yeux et une syntaxe que nous qualifierons pudiquement d’originale.

Il est ainsi difficile de lire ce roman si vous faîtes, même si ce n’est qu’un peu, attention au français et à la qualité de la plume d’un auteur. Pour ma part, j’ai dû m’y reprendre à deux fois avant d’avancer dans ma lecture de La Couleur du lait. Pour y arriver, je ne peux que vous conseiller de lire au minimum une vingtaine de pages d’un coup car au bout d’un moment, votre cerveau arrive à passer outre le massacre de la langue pour vous plonger dans l’histoire.

Ce choix d’écriture qui, je le crains, a et fera abandonner certains lecteurs, se révèle d’un autre côté plutôt judicieux. Il aurait été peu crédible voire grotesque qu’une personne maîtrisant à peine la lecture et l’écriture se mette à écrire son histoire à la manière de Proust. La spontanéité de la narration avec ses nombreuses erreurs de français permet donc de rester fidèle au personnage de Mary. Cela ajoute même un côté enfantin qui contraste avec les épreuves de la vie que la jeune fille subit soulignant par là même le côté dramatique de sa situation.

La manière très simple dont Mary évoque son histoire la rend poignante. Loin de se plaindre ou d’égrener des jérémiades, Mary raconte juste les événements tels qu’ils se sont passés de son point de vue. Elle n’essaie pas de se faire passer pour une victime ou d’attendrir. Elle raconte, point! Derrière sa répartie et sa manière sans ambages de parler et donc d’écrire, Mary fait preuve en outre d’une forme d’intelligence et d’un certain bon sens paysan. Pour ma part, tout cela ne l’a rendue que plus attachante.

Soutenu par le style de narration simple et épuré de toutes fioritures littéraires tout comme la vie de Mary l’est de poésie, La Couleur de lait permet de saisir la dureté de la vie quotidienne des paysans et surtout des femmes dans la campagne anglaise des années 1830. Ce roman a ainsi le mérite d’interpeller le lecteur faisant de ce dernier le témoin impuissant d’une situation révoltante.

NOTE : 4/5

En conclusion, La Couleur de lait est un roman dont je n’aurais jamais terminé la lecture sans l’envie de partager mon avis sur ce livre avec le Club de lecture du Petit Pingouin Vert. Une fois passé outre l’orthographe et la syntaxe à rendre chauve un Académicien, force est de constater que ce petit roman vaut la peine d’être lu et qu’il ne laissera aucun lecteur indifférent d’autant que Nell Leyshon a très bien soigné la fin.

Et vous, vous avez envie de vous lancer dans sa lecture?

 

Club de lecture du Petit Pingouin Vert

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J’ai souvent eu envie de participer à un club de lecture mais l’occasion ne s’y est jamais vraiment prêtée. J’ai donc sauté sur l’occasion quand j’ai découvert le club de lecture virtuel initié par  Lisa du blog Le Petit Pingouin Vert.

Le principe en est très simple : chaque mois, entre le 15 et le 25, il vous sera demandé de voter pour le livre que vous désirez lire parmi une sélection.

Le vote et les échanges autour des lectures communes se feront sur le groupe Facebook du club de lecture. Un bilan par mois sera également effectué sur le blog Le Petit Pingouin Vert.

Pour ce mois d’avril 2016, le vote est clos et le vainqueur est La couleur du lait de Neil Leyshon.

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Et vous, ça vous dit de nous rejoindre et de participer à la belle initiative du Petit Pingouin Vert?