Les hommes virils lisent de la romance, Lyssa Kay Adams

Couverture Les hommes virils lisent de la romance

La première règle du club de lecture :
On ne parle pas de club de lecture.

Le mariage de Gavin Scott est un problème. La star du baseball des Nashville Legends a récemment découvert un secret humiliant : sa femme Thea a toujours fait semblant d’être le Big O. Sa réaction à cette révélation est la goutte d’eau qui fait déborder le vase dans leur relation déjà tendue. Thea demande le divorce, et Gavin se rend compte qu’il a laissé sa fierté et sa peur prendre le dessus.

Bienvenue au Club de lecture Bromance.

Désemparé et désespéré, Gavin trouve de l’aide auprès d’une source improbable : un club de lecture romantique secret composé des meilleurs hommes alpha de Nashville. Avec l’aide de leur lecture actuelle, une régence torride appelée Courting the Countess, les gars entraînent Gavin à sauver son mariage. Mais il faudra bien plus que des mots fleuris et des gestes grandioses pour que ce malheureux Roméo retrouve son héros intérieur et regagne la confiance de sa femme bien-aimée.

Editions Harlequin (3 mars 2021) – 416 pages
Papier (16,90€) – Ebook (5,99€)

AVIS

Si l’expérience globale de lecture fut agréable, j’ai regretté que l’autrice, en voulant dénoncer certains problèmes du patriarcat, tombe parfois dans le piège des stéréotypes. Pour ma part, je ne pense pas que toutes les femmes lisent de la romance et non, je ne trouve rien de très sexy à un clin d’œil. Au mieux, j’aurais tendance à penser que l’homme devant moi veut se débarrasser maladroitement d’une poussière dans l’oeil ; au  pire, que c’est une tentative de séduction soit maladroite, soit condescendante, voire les deux. Je forcis le trait, mais vous m’aurez compris : toutes les femmes sont différentes, et vouloir prétendre le contraire, c’est tout sauf un message féministe…

Ce point mis de côté, j’ai adoré l’idée de départ de l’autrice : aider un homme à sauver son mariage grâce à un club de lecture d’un genre très spécial. Un club de lecture secret qui réunit des hommes divers et variés qui ont compris que les romances, et notamment les romances historiques, ne sont pas des histoires à l’eau de rose sans intérêt. Elles représentent un excellent moyen pour des hommes de saisir toutes ces atteintes à leur liberté dont les femmes ont été victimes par le passé, et de réfléchir à leur condition actuelle. D’ailleurs, les membres du club n’hésitent pas à utiliser les romances historiques comme un vrai guide pour comprendre les femmes de leur vie.

Bien entendu, cette démarche a ses limites, mais elle dénote une réelle volonté de bien faire et d’améliorer les choses. Exactement ce qu’essaie désespérément de faire Gavin, joueur de baseball professionnel, qui veut sauver son mariage et reconquérir le cœur de sa femme, Thea. Pour cela, il est prêt à tout, même à suivre l’exemple de Lord Benedict, héros de la romance historique que ses amis du club de lecture l’ont enjoint à lire, et dont on a des extraits tout au long du roman. Les débuts sont un peu difficiles pour notre joueur qui découvre un tout monde avec ses propres codes…

Gentil, doux, volontaire, sensible, et très amoureux de sa femme, j’ai trouvé Gavin aussi attendrissant qu’émouvant. À la place de Thea, je n’aurais pas pu lui résister bien longtemps, d’autant que son physique semble des plus attrayants. Durant son entreprise de séduction, Gavin commencera à mettre le doigt sur les failles de son couple, des failles qu’il a préféré ne pas voir. Une prise de conscience qui renforcera son envie de faire table rase du passé et de repartir de zéro avec Thea, une femme qu’il n’a jamais vraiment appris à connaître. Il faut dire que leur relation a démarré comme un feu d’artifice : coup de foudre, mariage et grossesse. Trois étapes qui n’auront duré que quelques mois et qui n’auront pas préparé Thea à la difficulté d’être la conjointe d’un sportif de haut niveau (pression médiatique, engagements caritatifs, relations parfois difficiles avec les autres femmes de joueurs, absences répétées…).

Néanmoins, pour sauver un mariage, il faut être deux, et Thea ne semble pas décidée à redonner une chance à son couple. Ses griefs sont trop nombreux et sa peine trop profonde. Je dois vous avouer que Thea m’a exaspérée pendant une bonne partie du roman : je l’ai trouvée geignarde au possible, égocentrique au point de ne pas voir le mal qu’elle fait à ses propres filles, obtuse, de mauvaise foi, et surtout, très injuste. Bien sûr que son mari n’est pas parfait et qu’il a commis des erreurs en négligeant sa vie de famille, et en considérant comme acquis les sacrifices professionnels et personnels de sa femme, mais finalement, ce n’est pas ce que lui reproche Thea. Tout au long du roman, elle lui reproche de ne pas avoir compris et remarqué son désarroi et tout ce qui n’allait pas dans sa vie à elle.

Et là, je dis non. Gavin aurait dû être attentif, mais il ne pouvait guère deviner les pensées, les sentiments et les insécurités de sa femme, cette dernière ayant préféré se taire durant leurs trois ans de mariage, simuler systématiquement sa satisfaction au lit, et refuser d’évoquer ce passé qui l’a si durement marquée. Dans ce contexte, il me semble quelque peu injuste de reprocher à Gavin de ne pas avoir su à quel point elle allait mal, d’autant qu’elle-même ne l’avait pas vraiment réalisé. Si Thea m’a agacée, je l’ai trouvée néanmoins très réaliste ! Elle m’a rappelé bon nombre d’amies qui se plaignent de leur mari sans jamais ne rien leur dire directement, un peu comme si la société avait formaté les femmes à contenir leurs griefs dans leur tête et à assumer leur statut de femme, d’épouse et/ou de mère, le sourire aux lèvres, en toutes circonstances.

En ce sens, je trouve le roman libérateur et révélateur : une femme a le droit de ne pas être satisfaite de sa vie de couple et/ou de famille, et elle a le droit de l’exprimer. Je ne dis pas que l’autre en face sera à l’écoute, mais si on se contente du statu quo et de ruminer dans sa tête, difficile de faire évoluer les choses… Je comprends néanmoins la difficulté de faire face à ses propres émotions et à les exprimer devant autrui, notamment quand le passé vient s’en mêler et vous emmêler. De fil en aiguille, on réalise, en effet, que le comportement de Thea trouve sa source dans son passé et son enfance auprès d’un père absent, et d’une mère démissionnaire et peu intéressée par ses deux filles… Un passé qu’elle a tellement peur de reproduire qu’elle en vient à prendre des décisions qui ne pourront que blesser tout le monde, ses deux adorables jumelles y compris.

Heureusement, Gavin n’est pas prêt à laisser sa famille voler en éclats. Et si ses tentatives de rapprochement et de séduction sont parfois maladroites, elles finiront par atteindre le cœur de Thea et la pousser, petit à petit, à affronter son passé, avant, peut-être, de pouvoir s’en libérer. Quant à Gavin, la menace du divorce va lui permettre de réaliser ce qui compte vraiment pour lui. Et puis, il doit lui-même affronter des blessures anciennes liées à son bégaiement, des blessures qui ont atteint sa confiance en lui. Si ce n’est pas une excuse, cela explique sa réaction puérile et extrême quand il a réalisé que sa femme ne connaissait pas d’orgasme entre ses bras. La société a, en effet, une légèrement tendance à faire peser sur les hommes un certain culte de la performance au lit, liant exploits sexuels et valeur d’un homme.

À travers l’exemple de ce couple, l’autrice nous prouve avec justesse l’importance de la communication et du travail que nécessite une relation, un coup de foudre ne suffisant pas pour établir des fondations solides. Mais elle nous montre également la nécessité de ne pas vivre dans le passé et de projeter ses peurs sur l’autre. À cet égard, la sœur de Thea en est un parfait exemple. Liv adore sa grande sœur et ses nièces, et fait tout pour les soutenir, mais son comportement nous semble néanmoins assez vite toxique. Pas par méchanceté, mais plus par besoin de se rassurer quant à sa place dans la vie de Thea, comme si elle était en compétition avec Gavin…

Intitulée The bromance book club, cette série porte bien son nom, parce qu’au-delà du couple Thea/Gavin, elle accorde une belle place à l’amitié masculine. Mais pas à cette amitié malsaine emplie de testostérones souvent érigée en modèle, mais à une franche amitié faite de bienveillance, d’humour, de taquineries et d’une réelle volonté d’aider l’autre. Et ça, j’avoue que ça m’a fait complètement fondre et craquer. J’ai adoré la relation entre Gavin et son meilleur ami, mais aussi celle entre Gavin et Mack, qui aime à le provoquer. Une relation chien/chat qui ne manquera pas de vous faire sourire.

Quant à la plume de l’autrice, elle est calibrée pour vous donner envie de lire d’une traite le roman, ce que j’ai d’ailleurs fait. Le style est simple, mais efficace, alternant entre quelques éléments du passé, extraits d’une romance historique fictive, et dialogues fluides et réalistes.

En conclusion, j’ai adoré cette idée de club de lecture secret et entièrement masculin qui utilise les romances historiques pour mieux comprendre les femmes et sauver des couples. Les hommes virils lisent de la romance frappe donc par son originalité, et la manière dont l’amitié entre hommes est positivement mise en avant. Malgré des personnages féminins agaçants, j’ai vibré au gré des échanges entre un homme et une femme qui ont besoin d’apprendre à communiquer, avant de savourer pleinement le bonheur du quotidien et d’une vie de famille bien remplie. Cela ne se fera pas sans heurt, mais Gavin pourra compter sur l’aide de ses amis et d’un certain Lord pour reprendre sa place auprès de sa femme et de ses filles !

N’hésitez pas à lire l’avis des Blablas de Tachan que je remercie pour cette lecture commune.

Je remercie Babelio et les éditions HaperCollins pour m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

Carnaval, Ray Celestin

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J’ai lu  Carnaval de Ray Celestin, publié aux Éditions 10/18, dans le cadre du Club du Petit Pingouin Vert et du challenge Lire en thème.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque aux habitants de La Nouvelle-Orléans en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

  • Poche: 528 pages
  • Éditeur : 10/18 (19 mai 2016)
  • Prix : 8,80€

AVIS

L’intrigue…

J’ai été d’emblée intriguée par ce roman qui part d’un personnage qui a réellement existé et qui a semé la terreur à la Nouvelle-Orléans en 1919 : l’Homme à la Hache. L’auteur a d’ailleurs publié dans le livre la lettre originale envoyée par ce tueur sanguinolent ce qui n’en rend que le récit plus glaçant.

L’intrigue est intéressante car on a envie de découvrir qui se cache derrière ce tueur violent et comprendre enfin ses motifs. L’auteur distille des petits indices par-ci par-là mais j’avoue que je n’ai pas réussi à découvrir la vérité avant qu’elle ne nous soit dévoilée. C’est assez rare dans ce genre de livre pour que je le souligne.

Les personnages…

L’enquête policière pour trouver ce tueur est officiellement menée par l’inspecteur Michael Talbot mais d’autres personnes cherchent également à savoir le fin mot de l’histoire.  Ainsi, nous suivons plusieurs personnages tous très différents les uns des autres : un journaliste plutôt paumé et au bout du rouleau, Luca l’ancien policier ripou, Michael l’ancien protégé de Luca qui incarne l’autorité, Ida qui travaille chez un détective et son ami Lewis.

J’ai apprécié l’ambiguïté du personnage de Luca. Affilié à la mafia et ayant tout au long de sa carrière œuvré pour cette organisation, nous serions en droit de ne pas l’apprécier mais pour autant, il m’a été difficile de le détester. D’ailleurs, Michael qui a fait son devoir en dénonçant les pratiques de son ancien mentor semble partager cette ambivalence des sentiments.

De la même manière, sans pouvoir vous en dire plus, on finit par ressentir le même genre de choses pour le tueur à la hache : sans pardonner ses crimes, on comprend ses raisons.

La seule chose qui m’a un peu déçue c’est le personnage d’Ida. Cette jeune femme avait un énorme potentiel pour prendre une place plus importante dans le livre alors que l’auteur, au final, n’exploite que trop peu ce personnage. Son ami Lewis semble avoir pris l’ascendant sur elle alors que pour moi, il aurait dû rester dans son ombre.

Une immersion à la Nouvelle-Orléans…

Alors que l’auteur est anglais, il a su parfaitement nous dépeindre la Nouvelle-Orléans de 1919. En effet, le roman n’est pas bourré de longues descriptions mais les informations données sont suffisamment développées et surtout, imagées pour permettre aux lecteurs de s’imaginer assez précisément la ville.

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Il a également réussi à nous immerger dans l’ambiance si singulière de la Nouvelle-Orléans avec l’omniprésence de la musique qui accompagne chaque instant de vie, la diversité culturelle mais également la méfiance entre les différentes communautés et bien sûr, la ségrégation….

« Il adorait la Nouvelle-Orléans, mais il ne se faisait aucune illusion : il savait que c’était une ville de ségrégation et de racisme. Il travaillait sur un bateau pour les Blancs mais tout le monde écarquillerait des yeux furieux si jamais il s’avisait de mettre un pied sur la piste de danse. »

NOTE : 4/5

En conclusion, Carnaval est un livre que j’ai beaucoup aimé notamment pour la capacité de l’auteur à nous transporter à la Nouvelle-Orléans. Le suspense est également bien là avec un tueur qui est difficile à cerner et qui semble parfois insaisissable. A l’image de la Nouvelle-Orléans avec ses zones d’ombre et de lumière, l’auteur a su en outre nous proposer des personnages nuancés, ni tout blanc ni tout noir.

Je conseille ce roman à tous les amateurs de thriller qui aiment les dénouements inattendus mais également à tous les amoureux de la Louisiane dont vous retrouverez le charme.

 

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Une vie entre deux océans, L.M. Stedman

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Une vie entre deux océans est un roman que j’ai lu dans le cadre du Club de lecture du Petit Pingouin Vert. Avant de vous en donner mon avis, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié la couverture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l’île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu’au jour où un canot vient s’échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d’un homme, ainsi qu’un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d’être parents, Isabel demande à Tom d’ignorer les règles, de ne pas signaler « l’incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices …

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (1 octobre 2014)
  • Prix : 7,90

AVIS

Je reconnais que le résumé ne m’a pas emballée plus que ça mais j’ai quand même décidé de donner sa chance au roman d’autant que les critiques à son égard sont plus qu’élogieuses.

Un démarrage très long…

Cependant, la lecture a assez mal démarré puisque j’ai eu un mal fou à entrer dans l’histoire. Les nombreux passages descriptifs n’ont pas aidé même si de manière générale, ce n’est pas quelque chose qui me dérange. Les descriptions sont d’ailleurs loin d’être inintéressantes puisqu’elles permettent de visualiser précisément l’environnement, très loin d’être anodin, dans lequel vont évoluer nos principaux personnages : le phare de Janus.

Sans épiloguer plus sur le sujet, force est de constater que cela a rendu la lecture laborieuse et que je n’étais pas forcément très enthousiaste à l’idée de retrouver Tom et Isabel. Il m’a fallu attendre la troisième partie pour être vraiment intéressée par l’histoire.

Cette dernière partie concentre l’essentielle de l’action du livre. Les événements s’enchaînent à une vitesse folle au point de ne laisser que peu de répit aux lecteurs. J’ai d’ailleurs tellement été happée par l’histoire que j’ai lu la troisième partie d’une seule traite. J’en ai adoré le suspense et la manière dont l’auteur a su dénouer l’intrigue. Que l’on aime ou non l’issue finale, j’avoue qu’elle m’a semblé parfaite autant dans sa « justesse » que sa logique.

Les personnages…

Si j’ai trouvé le personnage de Tom intéressant et, par certains aspects, plutôt touchant, j’ai eu beaucoup plus de mal avec Isabel. D’abord immature, je l’ai trouvée très égocentrique. Sans entrer dans les détails pour ne pas gâcher la lecture de ceux qui n’auraient pas encore parcouru le roman, elle m’a très souvent agacée.

J’ai évidemment compris sa douleur si ce n’est son désespoir à la suite de certains événements. Si son auto-apitoiement est tout à fait acceptable dans un premier temps, j’ai regretté qu’il perdure au point d’annihiler chez Isabel toute forme de compassion, d’empathie et de compréhension pour une autre personne qu’elle-même. J’ai très souvent plaint Tom tout en étant régulièrement agacée par ses tergiversations qui au final ont fait plus de mal que de bien. J’ai eu à maintes reprises envie de le secouer et de le sortir d’une certaine forme de passivité.

Là où certains auront été attendris par cette femme au besoin viscéral d’être mère, j’ai vu un monstre d’égoïsme qui a fait passer son bonheur au-dessus de celui de son mari et pire, de l’enfant en faisant fi des conséquences et de toute forme de morale. Évidemment, on perçoit l’amour qu’Isabel va développer pour l’enfant mais cela ne m’a pas rendu le personnage plus pardonnable. En revanche, cela rend paradoxalement Isabel plus difficilement condamnable.

En résumé, Une vie entre deux océans est un roman qui m’a un peu mise mal à l’aise car il soulève des sentiments contradictoires et de nombreuses questions, quasi philosophiques, notamment sur les relations familiales et le socle qui constitue une famille. Les sentiments que suscite l’auteur, avec talent, sont complexes. Rien ne semble simple dans cette histoire ce qui nous pousse progressivement à abandonner tout manichéisme pour un subtil dégradé de gris.

Ce livre devrait donc plaire aux personnes aimant les jolies descriptions et les intrigues faisant naître des sentiments complexes.

Si vous avez aimé le roman ou si vous souhaitez le découvrir autrement, le roman a été adapté au cinéma.

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Bilan lecture Juillet 2016

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Le mois de juillet venant de se terminer, à une vitesse folle d’ailleurs, je vous présente mes lectures.

Lectures réalisées dans le cadre du CHALLENGE VIDE TA PAL EN ÉTÉ

Pour rappel, pour ce challenge, j’avais constitué une PAL de 17 ouvrages à lire jusqu’à fin août. Pour le moment, j’en ai déjà lu 12.

Côté ROMANS

J’ai chroniqué :

Côté BD/Mangas :

J’ai chroniqué :

Lectures réalisées hors challenge vide ta PAL en été

Dans l’idéal, j’aurais dû finir de lire les 17 livres avant d’entamer d’autres lectures. Dans la réalité, j’ai laissé libre court à mes envies.

J’ai chroniqué Jolies ténèbres, une BD qui m’a pas mal perturbée.

BILAN: 16 ouvrages lus dont 12 BD/mangas

Et vous, qu’avez-vous lu en ce mois de juillet ? De belles découvertes ?

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La passe-miroir tome 1 : Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos

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J’ai lu les Fiancés de l’hiver, tome un de la série La passe-miroir de Christelle Davos dans le cadre du club de lecture du Petit Pingouin Vert et du challenge Vide ta PAl en été.

Si le livre vous intéresse, vous pouvez feuilleter un extrait gratuit sur le site des Editions Gallimard Jeunesse, éditeur du livre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (6 juin 2013)
  • Prix : 18 €
  • Autres formats : poche, epub

 

AVIS

J’aime beaucoup le travail de l’illustrateur, Laurent Gapaillard. La couverture est très belle et retranscrit à merveille l’ambiance du roman.

Vendu comme roman jeunesse, j’avais la crainte de tomber sur un ouvrage au style d’écriture simplifié, comme cela semble être la mode en ce moment, avec des intrigues sommaires voire puériles. C’est d’ailleurs la raison qui m’a conduite à repousser sa lecture jusqu’à ce que le livre soit élu livre du mois lors du vote mensuel, sur Facebook, du club de lecture du Petit Pingouin Vert.

Mes craintes quant au style de l’auteure se sont envolées à mesure que les pages défilaient. Nous ne sommes pas face à un Proust mais la plume de Christelle Davos est agréable et, il me semble, accessible à tous. Rassérénée sur ce point, j’ai pris plaisir à découvrir l’histoire d’Ophélie.

Tout au long de ma lecture, j’ai apprécié l’imagination de l’auteure qui a donné, en quelque sorte, une âme aux objets à travers le talent singulier d’Ophélie. L’expression « si les objets pouvaient parler » n’est alors plus un doux rêve mais une réalité dans le monde imaginaire qu’a créé et développé Christelle Davos. Me trouverez-vous d’ailleurs bizarre si je vous confesse mon attachement à l’écharpe d’Ophélie que je veux absolument autour de mon cou ?

Sans m’agacer, Ophélie n’est pas un personnage auquel je me suis d’emblée attachée. Sa manière d’accepter le sort sans vraiment lutter ou encore sa non-expressivité de ses envies m’ont vite donné le sentiment d’être face à une personne tiède. Heureusement, à mesure qu’Ophélie découvre sa nouvelle vie loin d’Anima avec tous ses dangers et ses faux-semblants, elle évolue et apprend à s’affirmer. Cette évolution, en plus d’être appréciable pour le lecture, semble inéluctable pour sa survie dans un milieu aussi hostile.

L’auteure a pensé aux romantiques dans l’âme ou les personnes aimant bien une romance dans un livre à travers le couple, qui n’en est d’ailleurs pas vraiment un, constitué de notre jeune héroïne et de son futur époux choisi malgré elle, Thorn. Je vous rassure, la romance n’est pas le centre de l’histoire mais j’avoue qu’elle m’a laissé un peu sceptique…

J’ai en revanche beaucoup apprécié les différents événements qui se déroulent dans ce premier tome malgré quelques passages que j’ai failli lire en diagonale. Les intrigues sont bien amenées et donnent irrémédiablement envie de connaître la suite. C’est ainsi que j’ai fini par enchaîner les chapitres les uns à la suite des autres.

Les Fiancés de l’hiver est une lecture qui m’a permis de passer un agréable moment de lecture grâce à un univers imaginaire riche, des intrigues qui s’entremêlent, des personnages ayant leur part de mystères, un soupçon de romance… Il me tarde de connaître la suite des aventures d’Ophélie que j’ai appris, petit à petit, à apprécier.

NOTE : 4/5

AUTEURE (image et texte issus du site de l’éditeur)

Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d’Azur. Elle commence à gribouiller ses premiers textes sur les bancs de la faculté et se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L’écriture devient alors une seconde nature, notamment au sein de Plume d’Argent, une communauté d’auteurs sur Internet. Elle décide de relever son premier défi littéraire grâce à leurs encouragements et devient ainsi la grande lauréate du Concours du premier roman jeunesse. Christelle Dabos vit en Belgique

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A l’intérieur, Jodi Picoult

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J’ai lu A l’intérieur de Jodi Picoult, aux éditions Michel Lafon, dans le cadre du club de lecture du Petit Pingouin Vert. Il s’agit du deuxième livre sélectionné par le groupe.

Je ne connaissais pas l’auteure mais le résumé du livre m’a tout de suite emballée. C’est donc avec plaisir que je me suis lancée dans sa lecture.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Quand votre fils ne vous regarde jamais dans les yeux… comment savoir s’il est coupable ?

Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.

Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille ressurgissent brutalement.

Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ?

  • Broché: 605 pages
  • Editeur : Michel Lafon (21 janvier 2016)
  • Langue : Français
  • Prix : 19,95 €
  • Autre format : ebook

AVIS

Je ne sais pas si c’est un effet de mode mais j’ai le sentiment que les romans alternant les points de vue sont de plus en plus courants. Ce procédé ne me dérange pas quand il est bien maîtrisé comme ce fut le cas avec ce livre. Il apporte même un certain enrichissement puisqu’il permet de connaître les pensées de tous les protagonistes du roman notamment celles de Jacob qui, en raison du syndrome d’Asperger, diffèrent nettement de l’individu lambda.

Le principal attrait de ce livre repose, pour moi, sur les recherches de l’auteure sur l’autisme et plus principalement, sur le syndrome d’Asperger. A travers le personnage de Jacob, on apprend un peu mieux à connaître les personnes atteintes de ce trouble même si bien sûr, chaque individu possède ses propres spécificités : la manière de penser et de concevoir le monde, les difficultés de communication, le nécessaire apprentissage des codes sociaux qui ne sont pas intuitifs, les gestes répétitifs…  On y découvre aussi les difficultés que cela engendre pour les proches que ce soit les parents ou la fratrie. A cet égard, j’ai été très touchée par le frère de Jacob, Théo, qui a du mal à trouver sa place au sein de sa propre famille. La dépendance de Jacob envers sa mère et vice-versa ne laisse que peu de place pour d’autres personnes.

J’ai trouvé, tout au long du roman, la mère très courageuse notamment lors de la gestion des différentes crises que Jacob traverse lorsque sa routine est bouleversée. Malgré la difficulté de sa situation, à aucun moment, le lecteur ne doute de l’amour de cette mère pour son fils ni même de son dévouement. Néanmoins, j’ai parfois été agacée par sa manière d’être obnubilée par Jacob au détriment de tous notamment de son autre fils qui, même s’il est d’une banale normalité, a besoin de sa mère.

La première partie du livre donne le sentiment que l’intrigue policière est au cœur du roman mais au final, on se rend compte que c’est surtout le moyen pour l’auteure de parler du syndrome d’Asperger et de la relation au monde des personnes atteintes de cette pathologie. Ce n’est pas un point négatif en soi, mais je m’attendais à une intrigue policière un peu plus poussée en lisant le résumé du livre.

J’ai apprécié ma lecture d’autant que le style de l’auteure, sans faire d’étincelles, est simple et agréable. Mais j’avoue que la fin m’a laissé un goût d’inachevé ; elle ne m’a pas du tout surprise puisque je l’avais anticipée assez rapidement. Elle m’a semblé un peu trop convenue ! Je regrette que l’auteure n’ait pas pris la peine de marquer un peu plus les esprits par une conclusion qui sorte de l’ordinaire.

MA NOTE : 4/5

En résumé, A l’intérieur de Jodi Picoult est une histoire dont j’ai apprécié l’intrigue mais qui mérite surtout d’être lue pour les nombreuses informations que l’auteure dispense sur le syndrome d’Asperger. En plus d’être instructive, la lecture est émouvante sans pour autant être dégoulinante de bons sentiments. Je ne connaissais pas cette auteure, mais elle a su trouver un savant équilibre entre émotions et réalisme en montrant, contrairement à ce que Jacob pense, que dans la vie tout n’est pas tout noir ni tout blanc.

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Club de lecture du Petit Pingouin Vert

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J’ai souvent eu envie de participer à un club de lecture mais l’occasion ne s’y est jamais vraiment prêtée. J’ai donc sauté sur l’occasion quand j’ai découvert le club de lecture virtuel initié par  Lisa du blog Le Petit Pingouin Vert.

Le principe en est très simple : chaque mois, entre le 15 et le 25, il vous sera demandé de voter pour le livre que vous désirez lire parmi une sélection.

Le vote et les échanges autour des lectures communes se feront sur le groupe Facebook du club de lecture. Un bilan par mois sera également effectué sur le blog Le Petit Pingouin Vert.

Pour ce mois d’avril 2016, le vote est clos et le vainqueur est La couleur du lait de Neil Leyshon.

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Et vous, ça vous dit de nous rejoindre et de participer à la belle initiative du Petit Pingouin Vert?