Dans la peau, Armèle Malavallon

Je remercie les éditions Ramsay de m’avoir permis de découvrir Dans la peau d’Armèle Malavallon.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Paris, en plein été. Le corps d’une femme non identifiée est repêché dans la Seine. Adèle Hème, journaliste spécialisée dans les faits divers, est en pleine rupture sentimentale quand elle tombe sur cette information a priori anodine. Quel est le lien entre l’inconnue de la Seine, Jérôme Fasten, flic à la Criminelle, et Oscar Ortiz, un mystérieux artiste parisien ? A tenter de vouloir le découvrir, Adèle va sombrer petit à petit dans l’obsession et la paranoïa au point de tutoyer la folie…

Ramsay (3 mai 2019) – 250 pages – Broché (19€)

AVIS

Surprise, agréablement surprise. À eux seuls, ces quelques mots pourraient résumer mes impressions une fois la dernière page tournée. En ce moment, j’enchaîne les thrillers, et je dois dire que celui-ci rompt clairement avec les codes. Il serait d’ailleurs presque dommage de cantonner cet ouvrage à un seul genre, l’autrice nous offrant une histoire tout en subtilité.

Attristée par la décision unilatérale de rompre de son amant, Adèle se lance à cœur perdu dans une enquête afin de lever le voile sur l’inconnue de la Seine, un terme presque poétique pour désigner le cadavre non identifié d’une femme repêché dans le fleuve. On est loin du glamour parisien bien que l’amour, sentiment indissociable de la Ville Lumière, soit ici présent. En filigrane, sans être intrusif, mais comme une toile de fond dans laquelle Adèle se noie. L’eau comme fil conducteur à moins que ce ne soit la peau…

Cette peau que la journaliste a décidé de marquer et d’embellir. Son envie de tatouage, ce n’est pas un caprice soudain ou une envie spontanée, mais un projet mûrement réfléchi. Alors son tatoueur, Oscar Ortiz, elle a pris le temps et le soin de le choisir ! À moins que ce ne soit le travail de l’artiste et sa vision très personnelle, quasi mystique de son art, qui ne l’aient choisie elle. Cet homme dégage une telle aura de mystère et un tel charisme que, comme Adèle, on ne peut s’empêcher de ressentir une pointe d’admiration et une certaine fascination pour lui. Artiste accompli, il ne se contente pas de reproduire des images sur un corps, il les imagine et les implémente avec précision et une totale dévotion… C’est peut-être sa faculté à ne faire qu’un avec la peau de ses clients qui fait de lui un si bon observateur des tourments de l’âme.

Il arrive ainsi à cerner le trouble qui enserre la poitrine d’Adèle. Il faut dire qu’en plus d’une rupture qui l’a profondément meurtrie et déstabilisée, l’enquête de l’inconnue de la Seine touche beaucoup plus la journaliste qu’elle ne le devrait. Une sorte d’identification à la victime s’opère en elle, bien que Jérôme, policier et amour de jeunesse, essaie de lui faire garder les pieds sur terre. Enfin, quand il n’est pas obnubilé par l’idée de la reconquérir ou qu’il ne doit pas faire face à ses propres démons !

Plus que l’enquête qui passe ici au second degré, c’est bien la psychologie des personnages qui revêt ici un intérêt particulier. L’autrice nous offre, en effet, des personnages complexes, voire torturés, qui ne pourront pas vous laisser indifférents. À ma grande surprise, ce n’est pas Adèle qui m’a le plus touchée, mais un autre personnage dont on découvre progressivement toute la délicatesse et la fragilité. Certains chapitres laissent ainsi entrevoir les fêlures qui se sont créées et creusées au fil du temps et des rejets. En plus de rendre le personnage intrigant, cela soulève certaines réflexions à la portée quasi philosophique…

Devient-on un monstre parce que tout le monde nous traite comme tel, l’est-on par le poids de l’hérédité ou ce que l’on qualifie de monstre n’est parfois, ni plus ni moins, que ce meurtrier que chacun d’entre nous porte en son sein ? Une question plutôt dérangeante que l’on est amené à se poser à mesure que l’on avance dans l’intrigue et que l’étau se resserre autour d’Adèle. Entre pertes de mémoire, malaises, doutes et questionnements, la journaliste oscille entre folie et réalité jusqu’à ce qu’un dramatique événement va, d’une certaine manière, la (re)mettre sur le chemin de la vérité…

Sans tomber dans un inutile et dérangeant sensationnalisme, Armèle Malavallon n’épargne pas ses lecteurs prenant des décisions radicales quand cela sert le récit. Éprouvant pour le cœur, mais terriblement efficace tout comme sa très jolie plume qui apporte beaucoup de cachet et de chaleur au récit. On nous plongeant d’emblée dans la vie et l’esprit de son héroïne, l’autrice instaure une certaine connivence avec les lecteurs. Se dégage donc des pages une ambiance que j’aurais envie de qualifier d’intimiste. Le récit aborde des thèmes parfois difficiles, et la vie d’Adèle est pour le moment chaotique, mais les lecteurs sont complètement absorbés par les pages sans arriver à prendre de distance. Je n’ai ainsi pas ressenti beaucoup d’empathie pour Adèle, car bien trop différente de moi, mais j’ai vécu les événements à ses côtés sans aucune réserve…

En conclusion, Dans la peau est un roman prenant et immersif qui, sous prétexte d’une enquête, nous plonge avec brio dans la vie d’une journaliste dont on apprend à connaître les forces et les faiblesses. Original et intéressant notamment par les thèmes abordés, il offre également une petite incursion du côté d’un art que je connais peu, mais qui mérite ici toutes ses lettres de noblesse, le tatouage. Bien plus qu’une histoire de meurtre à élucider, c’est aussi le récit d’une vie à mener avec le poids des souvenirs, des mots, des regrets, et de nos actes…

Retrouvez le roman chez votre libraire ou en ligne sur Place des libraires.

À bout de nerfs, James Barnaby

Je remercie les éditions De Borée de m’avoir permis de découvrir À bout de nerfs.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Angelica, une Américaine de 25 ans, travaille comme fille au pair à Londres. Un soir, en rentrant du pub où elle a l’habitude de retrouver son ami Jim, elle découvre avec horreur que le père de famille a mis fin à ses jours après avoir abattu sa femme et ses deux petites filles.

Sous le choc, la jeune femme accepte alors l’étrange offre d’emploi que lui a dénichée Jim dans les petites annonces : un poste de nurse richement rémunéré dans un château en Écosse. Ils se rendent tous les deux sur place, sont reçus par un couple excentrique qui embauche aussitôt la jeune femme et lui confie la garde de leurs deux enfants pour vingt-quatre heures. Jim reste avec son amie pour lui tenir compagnie. L’orage gronde, quand soudain, l’électricité est coupée, plongeant le sinistre manoir dans l’obscurité. Lorsque la lumière revient, Jim et les enfants ont disparu…

Harcelée par les enquêteurs qui la soupçonnent d’être impliquée dans l’enlèvement des petits, Angelica commence à se poser des questions. Qui est vraiment Jim ? Est-il victime, ou auteur de ce rapt ? Cherche-t-il à la manipuler ? A moins qu’un danger plus grand encore ne la menace…

Éditions De Borée (10 octobre 2019) – 405 pages – Broché (20,50€) – Ebook (4,99€)

AVIS

Dans la vie, il y a les chanceux et les poissards. Et vu les circonstances, on peut raisonnablement penser qu’Angelica appartient à la seconde catégorie.

Cette Américaine de vingt-cinq ans doit d’abord faire face au massacre de la famille anglaise pour laquelle elle travaillait comme fille au pair avant d’affronter la suspicion de la police écossaise l’accusant de l’enlèvement des deux enfants de ses nouveaux employeurs, un couple d’Écossais. Ce qui s’annonçait comme un nouveau départ suite au drame londonien se révèle donc une nouvelle épreuve d’autant que la jeune femme n’est pas au bout de ses peines…

En parallèle, nous suivons une affaire d’escroquerie financière d’envergure internationale qui prend ses racines en Israël. Le flou entourant l’entreprise dans le collimateur des autorités, TradeOption, et la complexité de ses montages financiers nécessiteront l’intervention de professionnels spécialisés dans la traque des dérives financières que ce soit le Lahav 433, sorte de FBI Israélien, ou l’agent Sleuth du FBI.

Ce dernier a une motivation toute personnelle d’intervenir, Angelica étant sa nièce. C’est donc sans hésiter qu’il se rend en Angleterre et en Écosse où il finira par découvrir que les malheurs de sa nièce semblent inextricablement liés à cette fraude financière qui met en émoi son contact israélien. Mais quel est le lien entre les deux affaires et comment aider sa nièce qui se retrouve dans une situation bien fâcheuse ? N’est-il d’ailleurs pas trop tard ?

James Barnaby nous propose une enquête passionnante et rondement menée qui nous fait voyager entre Israël, Angleterre et Écosse, pays dont il a su retranscrire l’atmosphère si particulière. C’est donc dans une ambiance étouffante, teintée de folklore et de légendes locales, que l’on suit l’enquête qui se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît. Mais quand l’argent entre en jeu, n’est-ce pas toujours le cas ?

Il faudra donc toutes les bonnes volontés pour avancer ! Et ce n’est pas l’agent Sleuth qui vous dira le contraire. Désespéré par la police locale bien plus encline à accuser sa nièce d’enlèvement qu’à tenter de faire toute la lumière sur cette étrange histoire, il enquêtera  de son côté se fiant à son flair, son expertise et ses contacts. Si j’ai apprécié ce personnage très humain qui fait de son mieux pour venir en aide à sa nièce, j’ai regretté un manque d’éclat. J’aurais ainsi souhaité qu’il nous épate un peu plus, son rôle restant finalement accessoire. Mais on peut comprendre que ses liens avec Angelica ne lui permettent pas d’avoir l’objectivité nécessaire pour mener à bien, et de manière détachée, des investigations.

J’ai, en revanche, beaucoup apprécié Angelica, une femme forte, indépendante et courageuse qui fait face aux épreuves sans jamais se lamenter et avec un certain aplomb ! En plus d’avoir la tête sur les épaules, elle possède aussi beaucoup d’empathie, une certaine imagination et une vraie capacité d’adaptation, des qualités qui expliquent peut-être l’excellent contact qu’elle entretient avec les enfants. Des enfants qu’elle fait d’ailleurs passer avant tout !

Bien que le roman fasse un peu plus de quatre cents pages, on ne voit pas le temps passer, l’auteur apportant beaucoup de rythme et de dynamisme à son récit. D’une plume fluide et immersive, il nous fait naviguer avec simplicité dans les méandres de la finance, mais aussi dans ceux de l’esprit humain prompt à toutes les extrémités pour s’enrichir… Grâce à des personnages variés, et pour certains plutôt excentriques et énigmatiques, il veille également à semer le doute dans l’esprit des lecteurs qui ressentent alors la même perplexité que l’agent Sleuth face à cet embrouillamini.

Qui est vraiment Jim, l’ami d’Angelica, qui l’a plus ou moins convaincue d’entrer au service du couple écossais et comment expliquer sa double personnalité ? Que penser de ce laird excentrique, débonnaire et haut en couleur qui semble bien prendre à la légère l’enlèvement de ses enfants ? Quelle est la véritable envergure de la fraude orchestrée par TradeOption et comment est-elle liée au drame londonien et à l’enlèvement des deux enfants en Écosse ? Qu’en est-il de cette action de crowdfunding lancée pour payer la rançon des enfants ? Vraie démarche ou nouvelle manière d’extorquer de l’argent à de naïfs contributeurs ? Les questions ne manquent pas et les révélations, du moins pour certaines, ne devraient pas manquer de vous surprendre…

En bref, finance, magouilles et appât du gain offrent ici un tango endiablé à l’issue duquel ne reste que la vision de personnes prêtes à beaucoup, certaines au pire, pour conserver leurs acquis et s’enrichir. Suspense, tension, mensonges, révélations choquantes, faux-semblants et jeux de dupe sont donc au rendez-vous de ce thriller mêlant avec beaucoup de charme folklore local et dure réalité… L’argent n’a pas d’odeur ? Peut-être, mais elle a ici le goût du sang !

Retrouvez le roman sur la boutique en ligne des éditions de Borée.

Mortelle tentation, Christophe Ferré

Mortelle tentation par [Ferre, Christophe]

Je remercie les éditions de l’Archipel pour m’avoir permis de découvrir Mortelle tentation de Christophe Ferré.

RÉSUMÉ

Connaît-on vraiment la personne avec qui l’on partage sa vie ? Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé entièrement nu. Peter, un ancien international de rugby aujourd’hui architecte d’intérieur, est parti randonner en solitaire à cet endroit, mais il est injoignable depuis le jour du meurtre. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia, sa femme depuis plus de vingt ans, découvre avec effroi qu’il connaissait la victime… Et si Peter avait quelque chose à se reprocher ? Et s’il était en réalité le meurtrier ? C’est en tout cas ce que semble penser la police…Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent… Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité.

Archipel (9 octobre 2019) – 384 pages – Broché (22€)

AVIS

Emballée par le résumé et la promesse d’un bon thriller domestique comme je les aime, je me suis lancé avec enthousiasme dans ma lecture. Malheureusement, si le roman possède quelques atouts, ils n’ont pas suffi à compenser ses faiblesses. Mon avis sera donc mitigé…

Alors que l’on découvre le cadavre nu d’une jeune femme dans les Pyrénées, Peter, parti seul en randonnée, ne donne plus de signe de vie à sa femme… Les deux affaires sont-elles liées ? L’intuition d’Alexia lui souffle que c’est bien le cas, mais reste une question en suspens : son mari a-t-il croisé la route d’un prédateur ou est-ce lui le prédateur ? Et si après tout, son tendre et aimant Peter n’était pas le mari et père parfait qu’elle pensait ?

Christophe Ferré, que je découvre avec ce roman, a repris les codes assez classiques du genre, ce qui ne m’a pas dérangée les trouvant toujours aussi efficaces. C’est donc sans surprise que j’ai rapidement identifié le coupable du meurtre, mais cela ne m’a pas empêchée d’avoir été complètement happée par le suspense et la tension que l’auteur insuffle à son récit. Il faut dire que tout est mis en place pour faire douter les lecteurs, à commencer par les deux époux tout aussi instables l’un que l’autre.

J’ai ainsi été dubitative de la rapidité avec laquelle Alexia, qui se dit amoureuse de son mari comme au premier jour, en vient aussi rapidement à le soupçonner. Pas très réaliste ni très convaincant, mais vous verrez que cette femme n’est pas la personne la plus cohérente qui existe… Quant à son mari, difficile de porter crédit à ses dires, ses explications pour justifier son absence et son silence étant aussi changeantes qu’abracadabrantesques. Ce n’est plus à un ex-professionnel du sport qu’on a affaire, mais à un véritable scénariste !

Entre une femme qui change d’avis comme de chemise pensant « l’homme de sa vie » innocent pour le déclarer coupable trois phrases plus loin, et un homme se déclarant innocent, mais n’arrêtant pas d’enchaîner mensonge sur mensonge, on en vient à se demander où se situe exactement la vérité, mais surtout à qui se fier… Ce couple, tout comme la plupart des autres personnages au demeurant, se révèle donc assez exaspérant avec une mention spéciale pour le parfait mari, devenu le parfait suspect, qui n’hésite pas à se lancer dans un petit viol conjugal histoire d’assouvir son appétit sexuel d’ogre. Quitte à être suspecté de meurtre et être traqué par la police autant faire les choses en grand !

Si ces deux personnages exaspèrent, on se surprend néanmoins à suivre leurs mésaventures et l’enquête avec une certaine curiosité. Qui a bien pu tuer la jeune femme et pourquoi ? Notre ex-sportif beau gosse à qui tout réussit ne cache-t-il pas des zones d’ombre comme une petite tendance au meurtre ? Ce bonheur conjugal étalé à la face du monde depuis plus de vingt ans est-il aussi solide qu’Alexia le pense ? Tout autant de questions qui vous tiendront en haleine et vous pousseront à tourner les pages rapidement d’autant que l’auteur a opté pour des chapitres courts et dynamiques qui apportent une certaine fluidité à la lecture.

J’ai donc dévoré le roman en deux séances de lecture malgré des personnages antipathiques, un comportement d’adolescente transie d’amour oscillant entre idiotie et naïveté qui ne sied guère à une avocate supposée avoir la tête sur les épaules, certaines répétitions, des propos manquants parfois de naturel, et des révélations qui pèchent peut-être par leur manque de réalisme. Le scénario m’a ainsi donné le sentiment d’un film à l’américaine avec des rebondissements quelque peu improbables bien que très cinématographiques.

En bref, voici un thriller que l’on peut qualifier de page-turner par la vitesse avec laquelle on le dévore, mais qui souffre de certaines maladresses pouvant rendre la lecture parfois agaçante.

Découvrez un extrait sur le site des éditions de l’Archipel.
Retrouvez le roman chez votre libraire ou sur Place des libraires.

Qui ment ? Karen M. McManus

Profitant d’une offre promotionnelle dans le cadre de mon abonnement Amazon Prime, j’ai téléchargé gratuitement ce livre audio.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle…

Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre.

Audible Studios (30 mars 2018) – 10 heures et 3 minutes – 19,95€
Narratrice : Leïlou Bellisa

AVIS

J’ai écouté ce roman il y a plusieurs mois, mais j’en garde un souvenir très positif. Il faut dire que téléchargé sur Audible sans grande conviction, j’ai été dès les premiers chapitres happée par l’histoire. Quelques élèves sont collés quand l’un d’entre eux s’écroule avant de définitivement quitter la scène. Qui a bien plus le tuer et comment s’y est-il pris ?

J’ai deviné dès le début de l’histoire le meurtrier parce que la mise en scène m’a rappelé un autre roman lu il y a deux ou trois ans. Mais sans cette précédente lecture, je n’aurais probablement pas vu venir la révélation finale ! Cela ne m’a nullement empêchée d’apprécier la manière dont l’autrice nous immerge dans cette vie lycéenne auprès de personnages peut-être stéréotypés, mais qui deviennent, au fil des pages, assez attachants ou du moins, intéressants.

Je n’ai pas adhéré à toutes les personnalités comme celle de la fille parfaite et bien lisse qui se laisse dicter sa vie entière par son petit ami supposé aussi parfait qu’elle. Je sais que ça arrive, mais je ne peux pas comprendre comment on peut en arriver là surtout à un âge aussi jeune. La popularité et l’envie d’être en couple justifient-elles vraiment qu’on annihile sa propre personnalité au point de ne même plus savoir ce que l’on aime ou n’aime pas ? Une question que l’autrice va subtilement soulever grâce à ce personnage agaçant en début de roman, mais qui va, petit à petit, se détacher de sa vie d’avant pour enfin apprendre à s’aimer et à avancer par elle-même.

D’ailleurs, l’évolution des personnages est le grand atout de ce roman puisque tous vont gagner en consistance au fil de l’intrigue, et se dévoiler à nous dans toute leur complexité, leurs doutes et leurs espoirs quant à un futur quelque peu assombri par cette affaire de meurtre. C’est qu’au cours de l’enquête, les secrets de chacun vont s’ébruiter avec des conséquences plus ou moins graves selon les cas et les situations : quid de l’entrée à une grande université, comment affronter le regard des autres sur sa sexualité, comment prouver son innocence quand on vient d’une famille pauvre et défaillante et qu’on est déjà engagé dans des activités illicites, comment passer de la popularité au rejet total…

Derrière cette histoire de meurtre, sont donc abordés des thèmes variés et forts : l’homosexualité et la peur du rejet, la délinquance, les familles défaillantes, l’alcoolisme, la quête d’identité et la difficulté de trouver sa place, le poids des secrets, la jalousie et l’envie, la pression scolaire, le harcèlement et les dégâts parfois conséquents que peuvent engendrer les rumeurs et dénonciations notamment quand elles sont propagées par les réseaux sociaux et les nouvelles technologies…

Au-delà de ces thématiques actuelles, mais pas forcément joyeuses, l’autrice offre également aux lecteurs quelques moments de douceur et de tendresse notamment entre une grand-mère et son petit-fils qu’elle encourage à s’accepter tel qu’il est sans craindre le jugement d’autrui. Et puis il y a cette histoire d’amour naissante entre deux personnages que tout oppose : personnalité, milieu social, culture, vision de la vie…

Malgré leurs différences, ils vont toutefois se rapprocher et nouer une certaine complicité qui va se transformer en quelque chose de bien plus fort. Je ne suis pas fan des histoires d’amour surtout quand elles suivent le schéma classique du bad boy et de l’intellectuelle, mais ici, j’ai trouvé la romance touchante et très réaliste. On sent que l’attirance entre les deux adolescents n’est pas récente et que malgré leurs différences, ils sont faits pour être ensemble. La complicité entre les deux est palpable au point de m’avoir donné envie d’un happy end ou du moins, d’un possible futur à deux.

En conclusion, si vous êtes à la recherche d’un thriller young adult prenant Qui ment est fait pour vous. Sous couvert d’une enquête intéressante sur le meurtre d’un jeune homme loin d’être un modèle de respectabilité, l’autrice aborde des thématiques variées et actuelles qui devraient parler aux adolescents mais aussi aux lecteurs plus âgés. Bien menée et terriblement addictive, voici une histoire que je ne peux que vous recommander.

Throwback Thursday Livresque #141 : Frissons

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, le premier livre qui s’est imposé à moi est La maison des oubliés de Peter James.

« Le déménagement dans ce manoir charmant, en haut de la colline, devait être le point de départ pour une nouvelle vie. Après des années passées dans la banlieue de Brighton, Ollie Harcourt ne pouvait rêver mieux qu’une existence paisible à la campagne. Le reste de la famille suit d’un pas hésitant, mais ne rechigne pas pour autant à cette nouvelle aventure.
Cependant, peu après leur installation, des scènes étranges se déroulent dans la maison.
Des ombres apparaissent, les animaux domestiques se comportent de manière bizarre et plusieurs accidents, plus déroutants les uns que les autres, ont lieu.
Bientôt, Ollie n’a plus de doute : leur présence n’est pas vraiment souhaitée. Quelqu’un semble même prêt à tout pour les expulser de là… à n’importe quel prix. »

Pourquoi ce choix ?

Comme je vous le confiais dans le dernier Top Ten Tuesday, peu de choses m’effraient dans les films et les romans à part les fantômes. Il faut dire qu’entre les films vus trop jeune et les récits de fantômes dont l’un de mes oncles aimait nous abreuver, mon imagination a eu le temps de s’emballer sur le sujet.

Or dans La maison des oubliés, l’auteur reprend avec brio les codes et scènes des films de d’horreur et de fantômes : doutes sur la santé mentale des personnages, phénomènes étranges, menaces, animaux domestiques qui fixent le vide, soudaines et effrayantes apparitions… Je peux vous dire que sur moi, ce cocktail qui n’a pourtant rien d’original a parfaitement fonctionné !

Autre phénomène qui a ajouté au côté hypnotique et anxiogène du livre, une légère ressemblance avec un épisode de Code Quantum, au niveau de l’ambiance et de la tension, qui m’avait fait vraiment peur quand j’étais enfant. Je me souviens d’ailleurs fort bien de la chute de l’épisode qui continue à me faire frissonner.

Si le roman vous intéresse et que vous désirez en apprendre plus, n’hésitez pas à découvrir ma chronique.

D’une plume très visuelle et d’une redoutable efficacité, Peter James nous offre une plongée immersive et totale dans la vie d’une famille dont le rêve se transforme en cauchemar. Digne d’un scénario de films d’horreur dont l’auteur a repris les principaux codes, La maison des oubliés est un roman qui tient en haleine jusqu’à la dernière page et qu’il s’avère difficile, si ce n’est impossible, de lâcher avant de connaître le sort réservé aux personnages. Amateurs de frissons, d’ambiance angoissante et de fantômes, ce livre est fait pour vous !

Et vous, connaissez-vous ce roman ?
Qu’auriez-vous proposé ?

La Société secrète, Manuel Ruiz

La Société Secrète - Manuel Ruiz

Je remercie Évidence Éditions pour m’avoir permis de découvrir, dans le cadre du Crazy Books Day, La Société secrète de Manuel Ruiz.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Christian Dalleray, dit « le Bateleur », a réalisé son rêve : il a créé une société secrète, une vraie. Il la dirige avec deux amis : Michel Kowalski « le Pape », et Éric Schneider « l’Empereur ». Il devrait donc être heureux. Or, c’est le drame qui va bientôt l’entourer.

Les personnes de son entourage sont assassinées, une par une, quel que soit le pays où elles se trouvent. Il en est averti par une dame mystérieuse et séduisante, la duchesse. Naturellement, il comprend vite qu’il sera la dernière cible. Il entreprend donc une interminable enquête à l’échelle planétaire. Sur tous les continents, il poursuit ses ennemis. Mais les traces vont lui révéler ce qu’il craignait : les coupables sont tout près, ils font partie de ses amis. Il doit impérativement les démasquer, par crainte de devenir à son tour la victime d’un meurtre.

C’est ce qu’il fera, au cours d’un ultime et tragique huis clos à l’endroit même où l’histoire a débuté.

Évidence Éditions (7 août 2019) – 448 pages – Broché (19,99€) – Ebook (7,99€)

AVIS

Les deux plus grandes religions au monde qui s’unissent laissant de côté leurs différences ! Une bonne chose, non ? Pas vraiment quand cela se fait dans le secret avec comme objectif d’éradiquer la liberté, la laïcité et toutes ces avancées que certains pays veulent défendre. Il ne manquerait plus que les femmes aspirent toutes à l’indépendance financière, que les préservatifs soient accessibles facilement dans chaque région du globe…

En parallèle à cette unique et inédite entente religieuse, nous suivons Christian Dalleray, un homme qui voue un culte aux organisations secrètes au point d’avoir créé la sienne, avec ses deux meilleurs amis, il y a de cela maintenant plusieurs années. Ce qui n’aurait pu être que le projet un peu foufou de trois amis a rencontré du succès, leur Société secrète comptant 10 000 membres ! Malheureusement pour Christian, sa vie va se compliquer et devenir bien plus dangereuse quand l’un de ses contacts lui révèlera l’existence de l’entente secrète entre chrétiens et musulmans... Personne ne devait l’apprendre, et certainement pas lui !

Cette lecture présentant des atouts indéniables m’a toutefois posé problème en raison du protagoniste dont certaines paroles envers les religions manquent parfois de nuances bien que je sois d’accord avec les problématiques soulevées comme cette manière dont certains individus privent les autres de leurs droits et de leur liberté au non de leurs croyances. Toutefois, j’ai eu le sentiment qu’était systématiquement opposé Occident et reste du monde et que chaque croyant était un intolérant en puissance…

Autre point problématique, du moins pour moi, le machisme et sexisme de Christian qui se définit pourtant comme un galant homme. Alors personnellement quand un homme ne parle des femmes que sous le prisme de leurs attributs physiques avec une bonne dose de condescendance, je ne parle pas de galanterie, mais de goujaterie. Certaines phrases ont bien failli me faire fermer le livre malgré l’intérêt ressenti pour l’intrigue. J’ai ainsi été ravie de découvrir, par exemple, qu’on pouvait deviner le métier d’une femme rien qu’à son tour de poitrine ou que si une femme attirait bien des regards et des gestes déplacés, c’était de sa faute, elle n’avait pas qu’à être aussi séduisante…

Un roman de plus de 400 pages ne se définit pas seulement par son protagoniste, mais quand celui-ci est détestable, cela ne met pas forcément le lecteur dans les meilleures dispositions, a fortiori quand on est une femme. L’auteur a peut-être souhaité par le biais de Christian dénoncer ce genre de comportements (je l’espère sincèrement), mais en absence de personnages féminins consistants qui ne pensent pas qu’à baisser leur culotte pour s’attirer ses faveurs, j’ai eu juste le sentiment de suivre un mec (à son stade, je refuse de le qualifier d’homme) qui se pense galant quand ce n’est que le gros beauf de service ! J’irai plus loin en disant que j’ai parfois eu l’impression que l’intrigue était surtout là pour servir un pseudo fantasme d’homme irrésistible et tout-puissant héros de ces dames, de la mère à la fille (avec ce qui ressemble de très près à un abus de faiblesse) et du monde.

C’est vraiment dommage et frustrant, car si on met de côté le héros, la plume n’en demeure pas moins plaisante et le roman intéressant, rythmé, bien construit et non dénué de tension et de mystère. J’ai ainsi apprécié d’en apprendre plus sur les rouages des sociétés secrètes, mais aussi de découvrir les tensions, mensonges et trahisons auxquels devra faire face Christian. Toute organisation humaine a ses failles comme il le découvrira par lui-même… On le suit donc de près dans ses péripéties destinées à faire la lumière sur les meurtres qui se multiplient dans son entourage plus ou moins proche. De pays en pays, de rencontre secrète en rencontre secrète, l’intrigue se complexifie et le danger s’amplifie. Christian et son organisation sortiront-ils indemnes de cette force qui œuvre dans l’ombre pour imposer sa loi et détruire la liberté des peuples ?

Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais ce qui est certain, c’est que dans ce jeu de dupes et de faux-semblants, il faut rester sur ses gardes, les foudres de Dieu ou, du moins, de personnes s’octroyant le droit de parler et d’agir en son nom, quel qu’il soit, peuvent frapper à tout moment ! Danger, action et mystère sont donc au rendez-vous. Dommage que le tout repose sur un personnage manquant de subtilité et nous apparaissant bien plus comme un gros goujat ayant une notion très personnelle de la gent féminine qu’un héros que l’on a envie de voir triompher dans sa lutte pour la liberté.

Retrouvez le roman sur le site d’Évidence Éditions.

Un couple irréprochable, Alafair Burke

Je remercie Babelio et les éditions Presses de la cité pour m’avoir permis de découvrir Un couple irréprochable d’Alafair Burke.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Angela Powell est en apparence une femme comblée. Elle mène une vie confortable avec Jason, un brillant professeur d’économie devenu une personnalité médiatique, et leur fils de treize ans. Mais leur bonheur de façade se lézarde lorsque l’une des stagiaires de son mari dépose plainte contre lui pour comportement déplacé, puis qu’une de ses collaboratrices l’accuse de viol. De quoi donner à Angela l’impression qu’elle ne connaît peut-être pas si bien celui qui partage sa vie. Pourtant, face à l’obstination d’une enquêtrice coriace, elle choisit quand même de jouer son rôle d’épouse et de le défendre, envers et contre tout.
La disparition soudaine d’une des deux jeunes femmes donne cependant une autre dimension à l’affaire. Tandis que la presse se repaît du scandale, Angela est tiraillée entre la honte, le doute et le besoin de préserver un sombre secret…

Presses de la cité (19 septembre 2019) – 379 pages – Broché (21€) – Ebook (13,99€)
Traduction : Isabelle MAILLET

AVIS

L’histoire commence comme un conte de fées : un prince charmant, ou presque, tombe amoureux d’une jeune mère de famille célibataire et finit par l’épouser lui offrant ce dont elle rêvait le plus, l’occasion de quitter le trou à rat dans lequel elle est née.

Fin de l’histoire ? Pas vraiment, car plusieurs années plus tard, le conte de fées se transforme en mauvais rêve, si ce n’est en cauchemar. Le beau, doué et intelligent Jason tombe de son piédestal : une stagiaire l’accuse de comportements déplacés avant qu’une femme rencontrée dans le cadre de ses activités de consultant porte plainte pour viol ! Un coup dur pour Angela qui tient coûte que coûte à mener une vie discrète et routinière. Mais quoi qu’il en soit, elle en est certaine, son époux n’est pas le prédateur sexuel dénoncé par ces deux femmes. C’est un époux aimant et surtout un père attentionné pour leur fils de treize ans.

Un couple irréprochable est un thriller qui bénéficie d’une narration alternée efficace nous faisant naviguer entre passé et présent tout en nous permettant de suivre plusieurs personnages, et plus particulièrement Angela, la femme de Jason. Angela est une femme dont, au fil des pages, on perçoit toute la complexité. Mais rien d’étonnant quand l’on considère son passé que l’autrice prend le temps de divulguer au compte-gouttes. Je ne vous en dirai pas plus si ce n’est que cette trentenaire ne pourra que vous émouvoir d’autant que sa traumatisante expérience n’est pas sans rappeler certains faits divers…

Je ressors donc de ma lecture admirative de l’intelligence avec laquelle Alafair Burke a su construire son héroïne, une femme tout en complexité et en contradictions qui a su tour à tour m’émouvoir, m’agacer avant de franchement m’impressionner même si j’avais deviné certains aspects de sa personnalité et de sa vie d’avant. J’ai ainsi admiré sa capacité de résilience et sa dévotion envers sa famille et son fils, un adolescent très mature pour son âge et d’une grande perspicacité, tout en m’agaçant devant certaines réactions face à son mari…

Alors qu’il nous apparaît d’abord comme l’époux idéal, riche, beau, intelligent et compréhensif face au traumatisme de sa femme, l’image de Jason va progressivement se déliter jusqu’à former un portrait bien moins flatteur. Cela n’empêchera toutefois pas Angela de lui trouver des excuses, voire de s’autoflageller pour certaines de ses actions. Une situation qui a eu tendance à m’agacer même si à la lumière du passé de cette épouse modèle, on arrive à comprendre qu’en le protégeant, c’est également son secret et son fils qu’elle met à l’abri d’une éventuelle hystérie médiatique.

Jason est donc un personnage que je n’ai pas apprécié en raison de la désinvolture avec laquelle il vit, du moins dans un premier temps, les événements et le mal qu’il a pu faire aux siens. Pour autant, ses erreurs font-elles de lui un monstre qui mérite de finir derrière les barreaux ? Qui croire, cet homme à la brillante carrière qui se bat pour une économie plus éthique ou ces deux femmes qui mettent en doute son intégrité ? À mesure que l’on progresse dans l’intrigue, l’autrice sème le doute dans l’esprit des lecteurs d’autant qu’elle complexifie son intrigue la dotant presque d’une dimension économique, politique et morale. Le roman m’a d’ailleurs un peu fait penser à l’affaire DSK que ce soit avec la médiatisation des accusations d’un homme public, le soutien total et officiel de l’épouse ou la manière dont on essaie de décrédibiliser les victimes…

Peu de temps après le retentissant #MeToo, l’autrice pose ainsi, même si ce n’est pas le centre du roman, la question des victimes d’agression sexuelle et le traitement qui leur est fait à partir du moment où elles osent parler. Entre les policiers qui interprètent en défaveur les dépositions des plaignantes, le peu d’entrain de la justice à instruire les dossiers ou encore cette tendance à chercher dans la vie des victimes des preuves qu’elles l’ont bien cherché, difficile de faire entendre sa vérité quand on est une femme ! À cela s’ajoute la tendance des victimes elles-mêmes, pour se protéger et/ou parce qu’elles ont intériorisé des schémas de pensées les rendant automatiquement coupables, à ne pas reconnaître un viol quand il en est pourtant question…

À cet égard, j’ai apprécié le rôle de l’inspectrice en charge de l’enquête qui, à aucun moment, ne porte de jugement sur la personne accusant Jason de viol. Elle essaie de démêler le vrai du faux non pas en jugeant d’une jupe trop courte ou d’une photo sur Facebook, mais en analysant les données sans a priori, chacun des protagonistes, accusé ou plaignante ne semblant pas jouer franc-jeu avec elle. Son professionnalisme, sa bienveillance, son flair et sa ténacité ne pourront donc que forcer votre admiration. 

Grâce à une plume agréable, fluide et à un suspense qui s’intensifie à mesure que l’on apprend à connaître les personnages et leurs zones d’ombre, l’autrice nous tient en haleine et nous pousse à tourner les pages pour enfin connaître la vérité sur Jason, mais aussi sur Angela. Cette femme contient une part de mystère que l’on a très envie de mettre à jour notamment quand l’on découvre à quel point elle tient à rester dans l’ombre. Elle est ainsi bien plus perturbée par l’éventuelle attention des médias sur sa personne et son passé que par les révélations sur son mari. Son passé doit rester enterré et Angela est prête à tout pour s’en assurer, mais pourquoi un tel acharnement ? Une question qui devrait vous tenir en haleine, et vous réserver quelques surprises, la réalité étant bien souvent plus complexe qu’il n’y paraît ! 

En conclusion, Un couple irréprochable est un thriller prenant qui vous entraîne avec efficacité dans les méandres d’un couple dont le bonheur conjugal supposé se heurte de plein fouet à la réalité. Un château de cartes qui s’écroule inexorablement à mesure que les protagonistes se dévoilent… Entre mensonges, lutte acharnée pour la survie, arrangement avec la morale, faux-semblants et secret jalousement gardé, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer !

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