Les tribulations de Lady Eleanor Grant : La première reine, J. James

Les Tribulations de Lady Eleanor Grant, Tome 1: La Première Reine par [J. James, Lowenael]

1910

Après des années d’un mariage désastreux, Lady Eleanor Grant est enfin libre de mener sa vie comme elle l’entend. Grande amatrice d’égyptologie, elle décide de se rendre dans ce pays qu’elle a si souvent fantasmé, l’Egypte. Là-bas, elle va faire la connaissance de Karl Schaffenberg, un éminent professeur allemand. A eux deux, ils décryptent de vieux parchemins, trouvés dans la tombe d’un Grand Prêtre, qui leur révèlent une fantastique découverte : une nouvelle reine égyptienne, Nitetis, inconnue jusqu’alors, vient complètement bouleverser l’ordre dynastique. Lors de cette enquête, Eleanor est amenée à recroiser la route du brillant gallois, Warren Crowley.

Intrigué, ce dernier se laisse entraîner par cette étrange aventure, et se révèle être un précieux allié, pour suivre les traces de cette reine oubliée. Mais pourquoi n’a-t-on jamais entendu parler de cette Nitetis ? Qu’a-t-elle donc fait pour subir la Damnatio Memoriae ? Parfois, certains secrets bien gardés devraient le rester

Auto-édition – 400 pages – Broché (20€) – Ebook (3,99€)
15 illustrations réalisées par Lowenael

AVIS

J. James m’a complètement charmée grâce à un imaginaire riche et une magnifique plume aussi fluide qu’immersive. Les mots sont couchés avec élégance sur le papier, les phases narratives alternent avec des dialogues vifs et percutants, les descriptions précises et imagées vous font voyager, vous donnent l’impression de fouler le sable du désert et de visiter l’Égypte, un pays à l’aura mystérieuse et à l’histoire fascinante. Lire ce roman, c’est une expérience à part entière, c’est se plonger dans une aventure trépidante auprès de personnages attachants et tellement vivants !

En plus d’être très réalistes, les protagonistes, et plus particulièrement Eleanor dont la psychologie a été remarquablement travaillée, prennent corps et vie sous nos yeux de manière éclatante. Durant ma lecture, la frontière entre fiction et réalité s’est régulièrement estompée me donnant le sentiment de vivre moi-même les aventures d’Eleanor ou, du moins, de suivre de près les tribulations d’une amie ou d’une femme ayant réellement existé. La capacité de l’autrice à nous immerger dans son histoire sans réserve et l’attachement quasi immédiat qu’elle nous fait éprouver pour Eleanor apportent une dimension forte et enivrante au récit que j’ai lu d’une traite, ne faisant que quelques pauses pour reposer mes yeux. Ce sera d’ailleurs là le seul défaut du roman, une police d’écriture un peu trop petite pour la myope que je suis.

Eleanor n’est pas invulnérable, mais elle n’en demeure pas moins une femme haute en couleur, courageuse, pugnace et intelligente qu’il est impossible de ne pas admirer et d’ériger en modèle. Issue d’un milieu aisé, cela ne l’empêchera pas de vivre le drame d’un mariage forcé, son père l’ayant vendue (appelons un chat un chat) pour éponger ses dettes auprès d’un homme violent qui, des années durant, lui fera vivre un véritable enfer. Résistant à la violence morale et psychologique de son époux, elle pourra heureusement prendre sa revanche des années plus tard. Libérée du joug de son bourreau, la jeune femme sera enfin libre de voyager en Égypte afin de s’adonner à sa passion de l’archéologie et de l’Égypte ancienne. Un voyage qui ne se fera pas sans un pincement au cœur à l’idée de quitter un homme d’affaires séducteur, et accessoirement amant passionné d’une nuit, Warren Crowley.

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Le début du roman m’a donné le sentiment de lire une très bonne romance historique, mais à partir du moment où Eleanor part pour l’Égypte, l’histoire prend un tout autre tournant. La jeune femme devra faire face au mépris et au paternalisme des archéologues sur place souvent moins compétents qu’elle, mais très fiers de leur chromosome Y. Elle fera néanmoins la connaissance du professeur allemand Karl Schaffenberg, bien plus intelligent que ses confrères, avec lequel elle travaillera afin de décrypter des papyrus codés retrouvés dans la tombe d’un Grand Prêtre.

Après un travail acharné, Eleanor fera alors une découverte surprenante et d’une valeur inestimable : l’existence d’une reine égyptienne, Nitetis, qui a purement et simplement été effacée de l’Histoire ! Devant l’importance de la découverte qui remet en cause l’ordre dynastique des pharaons, nos deux compères et complices partent à la recherche de son tombeau. Mais avant, ils vont devoir convaincre le propriétaire des terres où il est potentiellement situé de les autoriser à lancer des fouilles archéologiques. Et voilà comment la route d’Eleanor va de nouveau croiser celle du très attirant, mais agaçant, Warren Crowley.

J’ai adoré suivre les trois personnages dans cette aventure, le trio fonctionnant à merveille et se révélant très complémentaire. Le professeur m’a touchée par son optimisme contagieux, son enthousiasme presque enfantin, sa gentillesse, sa bienveillance, son ouverture d’esprit en ce début de XXᵉ siècle où les femmes sont encore infantilisées, et sa sincère amitié pour Eleanor avec laquelle il a noué une réelle complicité.

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Crowley est, quant à lui, l’image du bad boy, version chic et glamour : charmant, beau parleur, sans attache ni envie d’en nouer, aimant les plaisirs de la chair, riche et doué pour les affaires, alternant entre la goujaterie la plus infâme et la prévenance la plus totale… Si l’image est un peu stéréotypée, l’autrice a su insuffler au personnage un supplément d’âme et de mystère qui le rend très attirant au plus grand désespoir d’Eleanor qui aimerait garder ses distances avec ce dernier afin de préserver son cœur. En plus de la touche de charme et de romance qu’il apporte à l’intrigue, Crowley saura aussi se montrer fort utile durant l’expédition et les fouilles qui se révéleront bien plus dangereuses que prévu.

Entre les dangers inhérents à tout voyage et à des fouilles archéologiques, un ennemi mystérieux bien décidé à arrêter Eleanor, des rêves étranges qui épuisent et déstabilisent la jeune femme, et des pièges retors inventés par un Grand Prêtre bien décidé à ce que l’existence de son ancienne reine ne soit jamais dévoilée, nos amis n’auront pas le temps de s’ennuyer. Ils devront ainsi affronter des situations inattendues qui mettront leurs nerfs à rude épreuve et pourraient faire vaciller toutes leurs certitudes…

La partie consacrée à l’exploration du tombeau m’a fascinée, l’autrice ayant particulièrement soigné ce passage que j’ai trouvé plus que réaliste. On a l’impression d’être devant un épisode d’Indiana Jones, avec cette part de mystère et d’action qui rend l’expérience aussi angoissante que palpitante ! Attendez-vous donc à trembler et à être tenus en éveil par une rencontre inattendue, dangereuse, mais également très émouvante…

Bien que peu présent dans le récit, ou du moins pas assez à mon goût, le très flegmatique majordome d’Eleanor, Bridges, m’a fait forte impression. Présence rassurante et fidèle, cet homme se révélera plein de ressources, en plus d’être d’une totale dévotion envers sa lady. L’autrice laisse encore planer beaucoup de mystère autour de ce dernier et de son passé que l’on sent mouvementé… J’ai donc hâte d’en apprendre plus dans la suite de la série, La première reine étant le premier tome d’une série de quatre tomes, chacun organisé autour d’une aventure indépendante.

En plus d’une plume fluide, élégante et très immersive et de personnages auxquels on s’attache irrémédiablement, j’ai apprécié les thématiques soulevées tout au long du récit : les mariages forcés et la misogynie en ce début de XXᵉ siècle, la difficulté pour une femme de se faire entendre dans un milieu de l’archéologie dominé par les hommes, le révoltant paternalisme des Occidentaux qui n’hésitent pas à piller le patrimoine d’autres pays, la difficulté de concilier l’envie de mettre à jour le passé d’un pays et sa souveraineté, la méfiance que les femmes de caractère et de pouvoir ont toujours eu tendance à susciter…

À cet égard, on ne pourra qu’être ému par le destin tragique de Nitetis et révolté par la trahison abjecte de son Grand Prêtre aveuglé par ses nombreux a priori, notamment sur les femmes. L’histoire de cette reine oubliée, que l’on découvre au compte-gouttes, s’est révélée passionnante et émouvante. J’aurais d’ailleurs adoré en apprendre bien plus sur ce personnage qui a tout sacrifié pour son pays sans n’avoir jamais rien obtenu en retour si ce n’est méfiance et oubli… Elle aura au moins connu, durant sa courte existence, l’affection sincère de son père, mais aussi l’amour d’un homme qui a su voir en elle la femme qu’elle était.

L’objet livre mérite également toute notre attention : de la superbe couverture avec des reliefs en passant par la quinzaine d’illustrations de Lowenael agrémentant le récit, ce roman est un enchantement des yeux. Petit détail qui fait toute la différence : le livre dispose de grandes marges, ce qui permet de le lire sans craindre d’en casser le dos.

En conclusion, si vous aimez les aventures avec un grand A et êtes fascinés par l’aura de mystère entourant l’Égypte, son histoire et ses trésors, ce premier tome d’une série riche en promesses devrait vous plaire. D’une plume fluide, élégante et immersive, J. James captive ses lecteurs pour les plonger dans un récit palpitant porté par un trio complémentaire dont les interactions sonnent aussi vraies que justes. Émotions, mystère, action, dépaysement et révélations attendent les lecteurs qui oseront se lancer dans cette aventure mélangeant avec brio bribes du passé, amitié et amour, le tout auréolé d’une pointe de fantastique.

Les tribulations de Lady Eleanor ou quand la passion et la détermination d’une lady rencontrent l’érudition d’un professeur et l’espièglerie d’un séducteur…

Retrouvez le roman sur le site de l’autrice que je remercie pour ce partenariat.

Week-end à 1000 (26-28 juin 2020) : ma PAL prévisionnelle

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Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe FB pour partager votre avancée et échanger avec les autres participants.


Un nouveau week-end à 1000 commence ce vendredi 26 juin à 19h et se terminera le dimanche 28 juin à 23h59. Je vous présente donc ma PAL prévisionnelle que, pour une fois, je vais essayer de respecter.

Couverture La chronique des anciens, tome 1 : Le baiser du dragon

Mi-humaine, mi-dragonne, Pia Giovanni a été choisie pour une mission ultra dangereuse : dérober un élément du trésor de Dragos Cuelebre, le dragon le plus redoutable au monde. Simple pion dans la guerre qui oppose le roi Faë à Dragos, Pia va bientôt subir la colère de la ténébreuse créature…

  • La première reine de J. James (400 pages) : SP dont je dois rendre la chronique au maximum pour le 1er juillet, ce sera ma lecture prioritaire et celle qui me tente le plus.

Couverture Les tribulations de Lady Eleanor Grant, tome 1 : La première reine

1910
Après des années d’un mariage désastreux, Lady Eleanor Grant est enfin libre de mener sa vie comme elle l’entend. Grande amatrice d’égyptologie, elle décide de se rendre dans ce pays qu’elle a si souvent fantasmé, l’Egypte. Là-bas, elle va faire la connaissance de Karl Schaffenberg, un éminent professeur allemand. A eux deux, ils décryptent de vieux parchemins, trouvés dans la tombe d’un Grand Prêtre, qui leur révèlent une fantastique découverte : une nouvelle reine égyptienne, Nitetis, inconnue jusqu’alors, vient complètement bouleverser l’ordre dynastique. Lors de cette enquête, Eleanor est amenée à recroiser la route du brillant gallois, Warren Crowley.
Intrigué, ce dernier se laisse entraîner par cette étrange aventure, et se révèle être un précieux allié, pour suivre les traces de cette reine oubliée. Mais pourquoi n’a-t-on jamais entendu parler de cette Nitetis ? Qu’a-t-elle donc fait pour subir la Damnatio Memoriae ? Parfois, certains secrets bien gardés devraient le rester.

  • L’enfant et le maudit, tome 7 (174 pages) : voici l’une de mes séries préférées. J’ai hâte de me plonger dans ce septième tome que j’attendais avec impatience.

Couverture L'Enfant et le Maudit, tome 7

Les soldats en quête de salut sont toujours sur les traces des deux fugitifs.
L’un d’entre eux révèle au professeur un pan de son passé, à l’époque où il était encore humain, ce qui le saisit d’angoisse. C’est alors que le danger se rapproche encore davantage de Sheeva…  Où qu’ils aillent, ils ne pourront décidément pas trouver le repos.
Ils sont aussi différents que le jour et la nuit… Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux…

  • La petite sirène de Michiyo Hayano et Shinobu Uemura (40 pages)

Couverture La Petite Sirène

TOTAL : 1021 pages

Et vous, participez-vous à ce week-end à 1000 ?
Prévoyez-vous une PAL ou préférez-vous choisir vos lectures au fur et à mesure ?

Top Ten Tuesday #178 : 10 livres dont la couverture vous inspire l’été

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Quand on évoque l’été, je pense soleil, glaces, mer, piscine, couleurs chaudes… Voici donc une sélection de 10 livres dont la couverture me fait penser à l’été.

  • Je triche un peu avec La gitane aux yeux bleus parce que ce qui m’inspire l’été est plus sur le bandeau que sur la couverture, mais j’avais quand même envie de citer ce livre qui est juste parfait pour l’été.

Couverture La gitane aux yeux bleusCouverture Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 1Couverture Minute, papillon !

Couverture Toutes ces choses qu'on n'a jamais faitesCouverture La merveilleuse boutique de crèmes glacées de VivianeLa vieille qui marchait dans la mer

  • Friends n’est pas une lecture qui me restera longtemps en tête, mais si vous êtes en quête d’une romance adolescente facile à lire, le roman pourrait vous plaire.

Couverture Quand vient l'étéCouverture Bora-Bora's bitches, tome 1Couverture Friends, tome 1

  • Fake est une romance toute douce et toute mignonne que je ne peux que vous recommander pour une lecture facile et sans prise de tête !

Et vous, connaissez-vous ces titres ?
Certains vous tentent-ils ?

Mini-chroniques en pagaille #24

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • C’est grave docteur ? du docteur Michel Guilbert (Editions de l’Opportun) :

C’est grave docteur ? - Michel GUILBERT - Les Éditions de l'Opportun

Fort de 30 ans d’expérience, le docteur Guilbert a réuni dans ce sympathique ouvrage les perles de ses patients et de ceux de certains de ses collègues. J’aime beaucoup ce genre d’ouvrages qui offre un joli moment de détente que l’on déguste le sourire aux lèvres. Lu en 10/15 minutes, ce livre est un concentré de bonne humeur et la preuve que les patients ont parfois une manière bien à eux de s’approprier le vocabulaire médical. Entre quiproquos, bons mots spontanés et involontaires et interprétation très personnelle des questions du docteur, le lecteur n’a donc pas le temps de s’ennuyer… Certaines perles m’ont ainsi fait éclater de rire quand d’autres m’ont fait sourire par leur côté complètement décalé, voire loufoque.

On saluera également les remarques pleines de bon sens des enfants comme cette fillette qui s’étonne que le docteur lui demande son âge sans jamais prendre le temps de lui souhaiter son anniversaire. Et l’on souhaitera bonne chance à ce patient qui signale que son psychiatre est fou à lié et à cette femme qui vient de perdre les os tout en espérant que la prochaine fois, les patients n’oublieront pas leur carte virale. Quant à ceux qui font des comas idylliques, ils devraient peut-être partager leur recette…

En bref, voici un livre à la mise en page agréable et aérée à parcourir pour une pause détente pleine d’humour.

  • Bane Seed, tome 3.5 : Dans la tête de Dorian Murray, Fanny André (MxM Bookmark) :

Couverture Bane Seed, tome 3.5 : Dans la tête de Dorian Murray

Si le premier tome de Bane Seed ne m’avait pas emballée outre mesure, j’ai fini, au fil des tomes, par apprécier cette série qui repose sur un duo atypique, une banshee et un incube. Un mélange explosif qui donne lieu à de savoureuses répliques et à des piques bien cinglantes comme je les aime !

Bane et Dorian, forcés de collaborer, vont devoir apprendre à se faire confiance, ce qui ne sera pas de tout repos d’autant que Bane est pétrie de préjugés sur les incubes… Mais Dorian n’est pas du genre à se laisser faire et sait faire face aux piques de sa partenaire qui va, petit à petit, devenir plus que cela.

Dans ce court livre, l’autrice vous propose de redécouvrir certains passages des trois premiers tomes de la série du point de vue de Dorian. J’ai adoré m’immiscer dans sa tête et découvrir ses sentiments, notamment sur Bane et sa manière bien à elle de le rejeter en raison de son espèce. Si j’appréciais déjà le personnage, ce livre me l’a rendu encore plus sympathique, attachant et touchant…

Rapide à lire, Dans la tête de Dorian Murray est un complément agréable à la série à dévorer avant d’attaquer le quatrième tome que j’avais, pour ma part, beaucoup apprécié.

  • Meilleurs ennemis, Sally Thorne (chronique perdue dans les limbes de mes brouillons depuis 2017 ), éditions Harlequin : à noter que trois ans après ma lecture, je garde un assez bon souvenir du roman, ce qui est assez inattendu quand je relis ma mini-chronique. Je n’ai peut-être pas lu le roman au bon moment…

Couverture Meilleurs ennemis

Ayant lu un avis assez positif sur le livre et ayant besoin d’une lecture très légère, j’ai fini par me lancer.

Je dois avouer avoir pas mal apprécié les premiers chapitres qui nous offrent de belles joutent verbales entre Lucy et Joshua, deux collègues apparemment ennemis. Leur comportement est complètement puéril, mais c’est amusant et plutôt divertissant ! La tension est telle qu’on finit par se demander comment ils arrivent à travailler dans la même pièce, voire à travailler tout court, puisqu’ils passent leur temps à se lancer dans des jeux idiots destinés à écraser l’autre.

Alors, ce n’est pas crédible car les deux bourreaux de travail vont assez loin dans leurs propos et auraient sûrement été licenciés depuis un bon moment, mais on ne cherche pas forcément la crédibilité dans ce genre d’histoire. Toutefois, l’obsession de Lucy pour le corps de Joshua a fini par me fatiguer tout comme l’agressivité de ce dernier que j’ai trouvée parfois quand même limite.

La suite du roman, quant à elle, ne réserve aucune surprise et perd nettement de cette tension entre les deux personnages qui rendait la lecture si amusante. Cela n’en rend pas l’histoire déplaisante, mais bien moins palpitante.

En résumé, si j’ai apprécié le début du roman, le reste m’a un peu moins plu. Néanmoins, je pense que si vous aimez les romances avec une héroïne qui a de la répartie, Meilleurs ennemis possède les ingrédients pour vous plaire. À conseiller donc aux amateurs de romances mêlant humour et ambiance sexy.

Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils ?
Les avez-vous lus ? Qu’en avez-vous pensé ?

Clair obscur, Lily Haime

« Il a le regard vairon, des yeux qui m’ont poursuivi pendant des années. Si je l’aime… » Gwenn a deux rêves, la danse et Sevan. Après avoir réussi ses auditions à la célèbre Julliard School, il prend sa voiture malgré les conseils de son meilleur ami et roule jusqu’à chez Sevan. Gwenn a l’arrogance de ses dix-sept ans, la prétention des sentiments. Sevan a vingt-quatre ans ; militaire de carrière, il est sur le point de quitter Portland pour se marier. Gwenn repart en cachant ses larmes, démarre trop vite, prend la fuite en faisant déraper les roues de sa Jeep. Une seconde d’inattention et un chauffard ivre… Un arbre au bas d’une pente… Sept ans plus tard, Gwenn est un jeune homme qui n’a plus rien à voir avec l’adolescent qu’il a été, ce rêveur aux grandes ambitions. Professeur de danse, propriétaire d’un bar en chantier, fils, frère, ami et tonton, il a appris à composer avec une vie différente de celle qu’il pensait mener. Si ses espoirs ont foutu le camp, s’il reste cabossé et rafistolé, il ne cache pas ses cicatrices. Quand Sevan revient à Portland, Gwenn a appris à le haïr pour ne plus l’aimer. « Une seconde chance, un souffle sur ses lèvres, une main au creux de son dos. Des riens qui changent tout… »

Hardigan – 31 mars 2017 – 9 heures et 13 minutes – 14,99€

J’ai reçu ce roman en format numérique et en version audio durant le confinement. Après quelques hésitations, j’ai privilégié le livre audio, ce que je ne regrette pas puisque je pense que je n’aurais pas terminé ma lecture si je n’avais pas pu faire une autre activité en même temps. Je n’ai, en effet, pas été particulièrement emballée par cette histoire.

Je reconnais néanmoins que ce roman devrait ravir les amateurs de romance. Lily Haime a mis en place tous les ingrédients pour les enchanter et leur faire passer un très beau moment de lecture, à commencer par des protagonistes à la personnalité diamétralement opposée, mais qui semblent inéluctablement attirés l’un par l’autre. Mais si Gwenn a accepté son attirance pour le meilleur ami de son grand frère dès son adolescence, le second, plus âgé, a préféré fuir en s’engageant dans un mariage sans amour avec une femme. Une décision lourde de conséquences pour les deux hommes qui, chacun de leur côté, vont faire face à des situations difficiles qui ne pourront que les marquer durablement.

Mais sept ans plus tard, la vie leur offre une nouvelle chance. Sauront-ils la saisir et laisser les griefs du passé pour aller de l’avant ? Gwenn, toujours très en colère, aura des difficultés à accepter le retour de Sevan dans sa vie d’autant que malgré tous ses efforts, il n’arrive pas à détester ce premier amour qui fait toujours battre son cœur. J’ai trouvé ce personnage intéressant dans la mesure où malgré ce qu’il a vécu et ses rêves de danseur professionnel brisés, il demeure positif, du moins en ce qui concerne sa vie professionnelle. Alors qu’il aurait pu devenir aigri, il prend sa carrière de professeur de danse très à cœur faisant de son mieux pour aider ses élèves à se dépasser. Il possède néanmoins une bonne dose de colère en lui, ce qui le rend parfois assez agressif et m’a donné le sentiment de ne plus suivre un adulte, mais un adolescent capricieux et égocentrique dépassé par ses émotions.

Quant à Sevan, bien plus taiseux, il m’a souvent agacée par sa manière de vouloir être avec Gwenn sans dire les choses clairement. Mais au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, on comprend que ce dernier a également ses propres blessures et qu’il a besoin de temps pour accepter des événements qu’il repasse en boucle dans ses cauchemars. Je n’en dirai pas plus, mais j’ai apprécié que l’autrice évoque un sujet difficile sans pathos et avec une certaine sensibilité.

Les deux hommes se révèlent donc intéressants et leurs interactions plutôt mouvementées, peut-être un peu trop d’ailleurs puisqu’ils passent leur temps à se crier dessus ! C’est le gros problème du format audio, entendre des gens hurler à tout bout de champ ayant fini par légèrement me lasser, voire franchement m’indisposer. J’estime que deux adultes peuvent arriver à communiquer sans lever le ton à la moindre contrariété ou au premier désaccord.

Il y a heureusement de beaux moments de complicité, de tendresse, des déclarations émouvantes (bien que parfois un peu trop guimauves pour moi), et d’abandon charnel. Les deux hommes s’imposent vite aux lecteurs comme un tandem qui ne peut que finir ensemble, l’alchimie entre ces deux fortes têtes ne faisant aucun doute. Cela ne m’a néanmoins pas empêchée de souhaiter découvrir comment Gwenn et Sevan allaient arriver à affronter les obstacles qui se dressent ou qu’ils dressent eux-mêmes sur leur route.

En parallèle de ce couple tumultueux, on appréciera le travail effectué sur le cercle amical et familial de Gwenn. Sa famille et ses amis sont ainsi très présents dans sa vie, parfois un peu trop à son goût, l’homme étouffant sous les attentions de son père et de son frère. Il faut dire qu’ils ont failli le perdre et qu’ils ont du mal à tirer un trait sur ce tragique épisode… J’ai adoré la relation entre Gwenn et sa famille dont il est très proche. Son frère est parfois maladroit, mais on sent à quel point il aime son petit frère et qu’il ferait tout pour le protéger quitte à se montrer un peu trop intrusif. Quant à son père, c’est le genre de figure paternelle que l’on aimerait voir plus souvent dans la littérature et la vraie vie…

L’écriture de l’autrice est immersive, simple et dynamique, mais difficile d’en parler plus, le format audio me poussant en général à me concentrer sur le fond plutôt que la forme. À noter que Sevan, d’origine arménienne, parle parfois en arménien, ce qui apporte une certaine authenticité et beaucoup de charme au récit. Je regrette néanmoins qu’aucune traduction ne soit proposée même si je comprends que dans la version audio, les traductions auraient pu casser le rythme. Mais peut-être qu’un fichier texte aurait pu être proposé. Cette absence de traduction m’a un peu frustrée même si mon compagnon, d’origine arménienne, m’a traduit quelques mots. Mais je vous rassure, les mots en arménien ne nuisent nullement à la compréhension du récit puisqu’ils restent anecdotiques et qu’on peut parfois en deviner le sens en s’aidant du contexte.

En conclusion, Clair Obscur est une bonne romance pour ceux qui cherchent une histoire dans laquelle sont mis à nu les sentiments de deux hommes qui, au-delà de leurs différences, semblent faits l’un pour l’autre. Mais entre un passé que chacun va devoir surmonter et des blessures que seuls le temps et l’amour peuvent panser, ils vont devoir apprendre à s’apprivoiser avant de mieux s’aimer et se construire un avenir à la hauteur de leur amour et de leur relation passionnée. Il est juste dommage que les nombreuses disputes entre les deux personnages ont fini par me lasser et me faire perdre mon intérêt pour leur histoire. Je retiendrai toutefois les différents sujets évoqués durant le roman : la famille, les amis, la passion, la résilience, le suicide, la tolérance, l’acceptation de soi et de sa sexualité, les préjugés…

Dynasties tome 2 : L’étincelle sous la glace, Ilona Andrews

Couverture Dynasties, tome 2 : L'étincelle sous la glace

Après une longue cavale, le tueur Jeff Caldwell a enfin été arrêté. Or les policiers l’interrogent en vain car l’une de ses victimes manque toujours à l’appel : Amy Madrid, une fillette de sept ans. Déterminée à lever le voile sur ce mystère, Nevada, détective professionnelle, décide de mener sa propre enquête. Car elle a le pouvoir de détecter les mensonges et d’obtenir la vérité, y compris quand on cherche à la lui cacher… Cependant, lorsqu’un client la sollicite, espérant lui confier une nouvelle mission, elle reconnaît qu’un peu d’aide serait bienvenue. Le puissant et séduisant Mad Rogan accepterait-il d’unir ses forces aux siennes ?

J’ai lu pour elle (25 octobre 2017) – 503 pages – 7,40€ (poche) – Ebook (5,99€)

AVIS

Ayant beaucoup apprécié Entre les flammes, le tome 1 de la série Dynasties, je me suis replongée avec plaisir dans cette suite qui m’a tout autant divertie. On retrouve Nevada qui accepte, cette fois-ci sans pression, une mission afin de trouver le ou les meurtriers de la femme de son nouveau client. Une enquête qui, en plus de la pousser dans ses retranchements, va mettre à jour un complot politique de grande envergure. Elle pourra heureusement encore compter sur le soutien de sa famille aussi atypique qu’attachante et sur le très charismatique et dangereux Mad Rogan.

Le duo d’auteurs nous propose ici un tome riche en action et en suspense qui ne devrait pas manquer de vous tenir en haleine et de susciter en vous quelques frayeurs. Les personnages ne sont pas épargnés et se retrouvent plus d’une fois au bord du précipice. Il leur faudra tout leur sang-froid et leurs talents conjugués pour garder la tête hors de l’eau et survivre aux multiples attaques qu’ils essuieront.

Si j’ai apprécié de découvrir toute la complexité de l’enquête ainsi que les différents types de magie entrant en action, j’ai également pris plaisir à suivre l’évolution de la relation entre Nevada et Rogan. Leurs différences de caractère et de valeurs vont être une source de malentendus et susciter entre eux certaines tensions, mais face aux événements extrêmes auxquels ils doivent faire face, ils seront plus ou moins obligés de faire des concessions…

Rogan nous apparaît, du moins en début d’intrigue, toujours aussi obtus, extrême et quelque peu autoritaire ! Des traits de caractère qui ne manqueront pas d’irriter, voire de révolter Nevada qui n’apprécie guère que son prétendant se mêle de ses affaires malgré ses demandes répétées de la laisser gérer la situation par elle-même. Forte et indépendante, elle tient à garder son autonomie et à prendre ses propres décisions quant à son avenir et sa famille…

Néanmoins, plus on avance dans l’histoire, plus on comprend les agissements de Rogan qui essaie de protéger l’illusion de normalité dans laquelle Nevada s’est enfermée et qui la rend vulnérable. En effet, malgré ses capacités impressionnantes, la jeune femme veut encore croire en la possibilité d’une vie normale quand tout autour d’elle lui prouve le contraire. Mais une découverte inattendue sur l’origine de ses dons va la conduire à reconsidérer sa position afin de protéger ce qui compte le plus pour elle, les siens ! 

Dans ce tome, la famille de Nevada est un peu moins présente, ce que j’ai regretté ayant adoré la grand-mère badass. Mais les valeurs familiales n’en demeurent pas moins importantes dans la vie de la jeune femme et lui permettront de garder son humanité malgré des événements difficiles qui auraient pu la faire sombrer. Depuis le premier tome, la jeune femme s’est endurcie, mais elle conserve donc un véritable respect pour la vie humaine, ce qui la poussera de nouveau à tenter de tempérer l’impétuosité de Rogan dont le monde est divisé entre alliés et ennemis. Une vision très manichéenne de la vie qui rend la communication parfois difficile, mais qui n’empêchera pas l’alchimie entre les deux personnages d’être toujours aussi palpable.

La romance n’est pas au cœur du récit, mais elle prend néanmoins une place importante dans ce tome, ce qui m’a plutôt plu appréciant la dynamique de ce duo haut en couleur aux côtés duquel il est bien difficile de s’ennuyer. On regrettera juste le temps perdu par Nevada qui essaie, durant une bonne partie de l’intrigue, de se convaincre de conserver ses distances avec Rogan alors qu’il nous apparaît clairement qu’il n’a pas tardé à conquérir son cœur. J’attends maintenant de voir comment leur relation va évoluer espérant retrouver les petites étincelles qui font tout le charme des échanges entre ces deux fortes têtes aussi passionnées, têtues et téméraires l’une que l’autre.

Action, rebondissements, suspense, révélations, famille, magie, complot politique et amour sont au programme de ce deuxième tome qui m’a offert un très bon et distrayant moment de lecture. Si vous avez envie d’un roman rythmé mettant en scène deux personnages complexes aussi différents que complémentaires, L’étincelle sous la glace devrait vous plaire.

Ivy Wilde, tome 1 : Quand fainéantise rime avec magie, Helen Harper

Quand fainéantise rime avec magie: Ivy Wilde, T1 par [Helen Harper ]

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n’est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d’une aide magique, malgré ses talents. Si ça ne tenait qu’à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais quand elle se retrouve victime d’une erreur d’identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d’investigation de l’Ordre Hermétique du Crépuscule d’Or. Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l’Ordre ; et le fait d’être liée magiquement à l’Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu’empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d’un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu’il y a de soporifique dans le boulot de sorcier. Et s’il l’oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud

MxM Bookmark (26 novembre 2018) – 344 pages – Broché (18€ ) – Ebook ( 5,99€)

AVIS

En pleine frénésie de fantasy urbaine, je me suis attaquée à ce roman dont la sublime couverture n’avait pas manqué d’attirer mon attention.

Ivy a été expulsée de l’Ordre, il y a maintenant quelques années… Pas traumatisée pour un sou, elle s’est donc forgé une vie à son image : cool et sans pression. Bon, il est vrai que son métier de chauffeur de taxi n’est pas toujours de tout repos, mais elle compense les aléas du métier par de longs tête-à-tête avec son canapé et des soirées endiablées avec sa télé. Mais parce que toutes les bonnes choses ont une fin, elle se retrouve, par un malheureux concours de circonstances, liée par magie à un membre de l’Ordre peu souriant et surtout, ô malheur, extrêmement travailleur !

Enfer et damnation, la voilà contrainte de l’épauler dans son travail jusqu’à ce que les effets du sort ne soient plus qu’un lointain et douloureux souvenir… Si Ivy se revendique fainéante et est partisane de la politique du moindre effort, au fil du roman, on s’aperçoit que les choses sont bien plus complexes qu’il n’y paraît et que la jeune femme est loin d’être le boulet qu’elle prétend être. Attendez-vous donc à découvrir une femme forte qui, sous couvert d’un amour immodéré pour les siestes, se révèle intuitive, pleine de surprises et très talentueuse sans oublier plutôt amusante puisqu’elle n’hésite jamais à dire, avec humour, le fond de sa pensée. On saluera également sa propension à élaborer des hypothèses parfois farfelues à partir d’un détail vestimentaire… Bref, un sacré personnage !

Un constat que Winter va très vite faire. Sa rencontre avec Ivy ne s’étant pas particulièrement bien déroulée, il se forge, dans un premier temps, une très mauvaise image de la jeune femme. Néanmoins, intelligent et bien plus gentil que son sérieux ne le laisse présager, il ne reste pas sur ses a priori et essaie de voir derrière les apparences… Il comprend ainsi rapidement que l’image de fainéante désinvolte et peu douée que veut ardemment se donner Ivy est bien loin de la vérité.

Les interactions entre les deux protagonistes sont plutôt amusantes : Ivy adore le taquiner et Winter, faisant progressivement tomber son masque d’impassibilité, ne manque pas non plus de répartie… De leur collaboration forcée naît donc une certaine complicité, voire un peu plus puisqu’un petit jeu de séduction s’instaure progressivement entre eux. Leur complémentarité s’impose également aux lecteurs : quand Winter se montre analytique et procédurier, Ivy compte sur ses intuitions et ses capacités magiques qu’elle a, d’ailleurs, de plus en plus de mal à cacher…

Les deux sorciers collaborent donc main dans la main pour démasquer le responsable d’un vol avant de comprendre que l’affaire est peut-être plus sérieuse qu’il n’y paraît. L’enquête est intéressante et nous permet d’entrer de plain-pied dans les rouages de l’Ordre, une institution qui n’est pas exempte de défauts et de fruits pourris, mais qui n’est pas aussi obsolète qu’aime à le penser Ivy. Il faut dire qu’ayant eu maille à partir avec l’Ordre par le passé, elle n’est peut-être pas la plus objective comme n’hésite pas à lui prouver, avec un certain tact, Winter…

En plus de ce duo plein de charme qui fonctionne à merveille, l’autrice a introduit un personnage qui aurait dû me faire fondre, Brutus, un chat qui parle, ou du moins, qui peut énoncer quelques mots. Je ne me suis malheureusement pas attachée à ce dernier, peut-être parce que le voir ponctuer la plupart de ses interventions par « connasse » ne m’a pas vraiment amusée ni même fait sourire. Toutefois, la fin du roman me laisse entrevoir une évolution de mon ressenti sur ce chat qui, je l’espère, se révélera plus attachant et intéressant dans la suite de l’aventure.

Quant à la plume de l’autrice, elle se révèle efficace et fluide. On est vraiment dans une histoire légère et divertissante, ce qui se traduit par une certaine simplicité dans la narration, mais aussi beaucoup de dynamisme et de rythme dans le récit. Le roman se lit donc d’une traite et permet de se vider l’esprit auprès de deux personnages auxquels on s’attache beaucoup et dont on espère que l’attirance qu’ils semblent ressentir l’un pour l’autre débouchera sur une jolie relation.

En conclusion, si vous avez envie d’un roman de fantasy urbaine léger et facile à lire, Ivy Wilde est fait pour vous. L’univers n’est peut-être pas développé outre mesure, mais il y de la magie, de l’action, du mystère, du suspense et des protagonistes complémentaires dont on suit avec délectation les échanges toujours pleins d’humour. Je retrouverai donc avec plaisir la truculente et amusante Ivy dans ses autres aventures en espérant que sa complicité avec le beau Winter soit toujours aussi palpable et se mue en quelque chose de plus profond.

Retrouvez le roman sur le site des éditions MxM Bookmark.

Fake it till you break it, Jenn P. Nguyen

Fake It Till You Break It (English Edition) par [Jenn P. Nguyen]

Mia et Jake se connaissent depuis toujours. Et pour cause : leurs mères sont meilleures amies ! Ils se sont supportés pendant toutes les vacances d’été, tous les brunchs du dimanche et même lors des visites annuelles chez le dentiste…

Depuis qu’ils sont ados, les mamans n’ont qu’une idée en tête : leurs chérubins formeraient le couple rêvé, elles en sont convaincues. Mia et Jake, eux, en sont plutôt au stade où se trouver dans la même pièce est déjà un calvaire. Pour avoir un peu la paix, ils élaborent le plan parfait : ils vont prétendre être ensemble pendant deux semaines, puis rompre afin de calmer leurs mères à tout jamais. Ensuite, ils seront libres. Du moins, c’était ce que la stratégie soi-disant sans faille prévoyait..

Swoon Reads (28 mai 2019) – 304 pages – Broché (10,84€) – Ebook (8,61€)

AVIS

Pour inaugurer le Challenge #MOISENVO, j’ai décidé de lire une romance contemporaine : Fake it till you breaki it. Très accessible du point de vue de l’anglais, cette histoire m’a agréablement surprise au point de l’avoir lue en deux jours. Il n’y a pas de grand drame, juste beaucoup d’humour et un tandem pour lequel je me suis tout de suite prise d’affection.

Mia et Jake se connaissent depuis toujours et font pas mal de choses ensemble qu’il s’agisse d’aller au lycée ou chez le dentiste. Une relation qui n’a néanmoins rien d’amicale puisque leurs nombreuses interactions sont imposées par leurs mères, meilleures amies, qui rêvent de les voir en couple. Fatigués de devoir se côtoyer alors qu’ils se détestent, les deux adolescents en viennent à fomenter un plan : ils vont prétendre sortir ensemble pendant quelque temps avant de rompre lors d’un grand coup d’éclat ! Mais une fois le temps de la comédie écoulé, arriveront-ils vraiment à se séparer ?

Grâce à une narration alternée, on apprend à mieux connaître Mia et Jake qui sont très différents l’un de l’autre. Exubérante, drôle, gentille, pétillante, pleine de spontanéité et accro aux dramas coréens, Mia se révèle tout de suite attachante. Quant à Jake, plus réservé et ordonné, il n’en demeure pas moins un adolescent touchant et attendrissant. J’ai adoré assister aux échanges entre ces deux protagonistes qui disent se détester alors qu’ils font preuve d’une grande complicité faite de taquineries et de petits surnoms peu reluisants, mais jamais méchants. Complémentaires, bien qu’ils ne soient pas prêts à l’admettre, ils connaissent tout l’un de l’autre, des petites habitudes aux préférences culinaires, ce qui donne parfois l’impression qu’ils vivent dans leur petite bulle. Leur relation de longue date leur permet également de savoir quand l’autre va mal ou que quelque chose le préoccupe. 

Et à ce petit jeu, Mia tire son épingle du jeu. Elle devine sans peine à quel point le départ précipité de son frère aîné continue à blesser Jake qui préfère feindre l’indifférence au lieu d’avouer sa souffrance. Mais têtue, Mia n’est pas prête à rester les bras croisés devant la situation et est bien décidée à faciliter la réconciliation entre les deux frères que son faux petit ami le veuille ou non !

Ce thème de la famille, celle de sang et de cœur, est omniprésent dans le roman que ce soit à travers les relations fraternelles ou parents/enfants. À cet égard, si les mères des deux adolescents se révèlent exaspérantes avec leur obsession de les marier, elles évoluent et nous offrent une belle leçon, notamment sur la nécessité de laisser les enfants voler de leurs propres ailes et de les soutenir dans leurs velléités d’indépendance. Il est juste dommage qu’à trop vouloir forcer le rapprochement entre Mia et Jake, elles aient produit l’effet inverse les poussant à s’éloigner l’un de l’autre des années durant alors qu’il nous apparaît très clairement qu’ils tiennent énormément l’un à l’autre

On ne peut d’ailleurs pas s’empêcher d’espérer qu’ils prennent enfin conscience de la nature et de la force de leurs sentiments. Y arriveront-ils ? Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais ce qui est certain, c’est que leur plan de départ ne va pas vraiment se passer comme prévu et qu’à trop jouer les amoureux transis, il se pourrait bien que des émotions profondément enfouies fassent surface et viennent chambouler leur relation…

En plus de l’humour omniprésent, des nombreux dialogues pleins de peps, des références à Harry Potter, à la nourriture asiatique et aux dramas coréens, le gros point fort de ce roman est sa positivité et la chaleur qu’il dégage. Oubliez les relations toxiques et les drames qui s’empilent, l’autrice ayant opté pour une histoire touchante et pleine de beaux sentiments. Le scénario n’a rien d’original, mais il met du baume au cœur et permet de passer un joli moment de divertissement auprès de personnages touchants et complémentaires dont on attend avec impatience le rapprochement et dont on admire la bienveillance avec laquelle ils se soutiennent. Si vous êtes en quête d’une romance adolescente doudou qui prouve que l’on a parfois sous les yeux la personne que l’on cherche, Fake it till you break it devrait vous plaire !

NB : le roman a été traduit par les éditions Hugo Roman.

Fake par [Jenn p Nguyen, Pauline Vidal]

Le dernier gémini (Galénor t. 2), Audrey Verreault

Le dernier gémini (Galénor t. 2) par [Audrey Verreault]

« Asmodée est de plus en plus radical avec sa politique anti-inferniths… Il veut qu’on les envoie tous à la prison d’Astheroth pour les interroger et les pister… Puis il y a ces magiciens avec leurs masques en forme de têtes de corbeaux qui rôdent à travers Galénor et attaquent des villages. Personne ne sait d’où ils viennent. Ni ce qu’ils veulent. Moi je m’en doute. Ils ont assassiné mes parents adoptifs… Je pense qu’ils cherchaient ce qu’ils m’ont légué… J’essaie de chasser tout ça de mes pensées…
Nous avons presque tout épuisé nos réserves de poudre d’artanis et nous, magiciens, ne pourrons bientôt plus exercer notre magie.
Asmodée a mis la main sur une pierre de Kartane qui pourra peut-être remplacer l’artanis et mettre fin à la pénurie magique qui plane sur notre monde. Or, le Kartane figure parmi les substances les plus convoitées de l’univers…
Nous avons été mandatés, moi et les autres géminis pour protéger cette pierre jusqu’à ce que les alchimistes aient terminé leurs recherches.
Nous sommes en fonction. Cette nuit, j’ai la pierre, dissimulée sur moi. La fête bat son plein. La salle est bondée. Un homme encapuchonné franchit la porte d’arche. Des ailes noires pendent à son dos. Il sort du lot, mais il y a autre chose… »
– Daphnée

Fantasy, magie et romance vous attendent dans ce deuxième tome de Galénor où nous suivons cette fois-ci Daphnée, accompagnée de ses amis géminis – JudyAnn, Tom et Kyle, ainsi que de Vincent, leur nouvel allié vampire.

Auto-éditée (6 mars 2020) – 361 pages – Broché (14,76€) – Ebook (3,99€)

Retrouvez ma chronique du premier tome, Le livre des portes.

AVIS

J’ai attaqué ma lecture sans avoir beaucoup de souvenirs du tome précédent. Fort heureusement, après quelques pages, certains événements et éléments me sont revenus en tête comme mon coup de cœur pour Mérindol. J’adore sa personnalité, sa bienveillance et son rôle de guide et de mentor qu’il prend très à cœur…

Bien que ce tome soit centré sur Daphnée, l’autrice a opté pour une narration alternée nous permettant de suivre également les autres personnages découverts, pour la plupart, dans le premier tome. Cela apporte beaucoup de fluidité et de dynamisme tout en nous donnant l’impression de faire partie intégrante de l’action et de la bande d’amis. Toutefois, ce procédé ne permet pas de développer outre mesure la psychologie de chacun, ce qui pourra frustrer certains lecteurs. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangée d’autant que l’on sent que c’est un choix de l’autrice de favoriser le rythme et l’action et que ça fonctionne très bien puisqu’on ne s’ennuie pas un instant.

L’autrice nous donne néanmoins assez d’informations et d’éléments pour différencier les personnages et développer nos propres préférences. À cet égard, je reconnais avoir nettement préféré Daphnée à JudyAnn. La jeune femme affronte avec beaucoup de courage et de détermination les différentes épreuves qui se présentent à elle, du meurtre de ses parents adoptifs à ce puissant et dangereux artefact dont elle a hérité et qu’elle doit protéger en passant par cette pierre qu’elle a en partie absorbée et qui menace de la faire sombrer ! Elle pourra heureusement compter sur ses amis et ses alliés tout en devant collaborer avec un insaisissable magicien-corbeau dont la vie se retrouve inopinément et inextricablement liée à la sienne.

Toujours en train de manigancer quelque chose et manquant cruellement de transparence et d’honnêteté, Danik se révèle un personnage fort intrigant qui évolue tout au long de l’aventure. Ce personnage permet à l’autrice de soulever la question du passé et des émotions. Peut-on vivre sans tous ces souvenirs qui font de nous ce que nous sommes ? Une vie, dépourvue d’émotions, vaut-elle vraiment la peine d’être vécue ? Un individu sans passé et sans aucune émotion ne devient-il pas une coquille vide dont la vie se résume à une succession de jours sans saveur ? Chacun se forgera sa propre opinion, mais ce qui est certain, c’est que ces questions vont fortement diviser Danik et Daphnée, le premier aspirant à tout oublier quand la deuxième n’imagine pas une vie sans tous ses souvenirs…

Les deux protagonistes ne pourraient être plus différents, pourtant, au fil des épreuves, ils se rapprochent et apprennent, petit à petit, à se faire confiance malgré les nombreux doutes et les dangers. Et puis, il y a cette part d’onirique dans leur relation qui les lie et leur permet de faire tomber les masques quand la réalité leur demande la prudence. Les interactions entre les deux personnages se révèlent intéressantes tout comme la manière dont ils évoluent côte à côte, mais j’ai surtout apprécié que l’autrice ne tombe pas dans l’écueil du premier tome avec une romance assez peu convaincante. Si l’on devine rapidement le tournant que va prendre la relation entre Danik et Daphnée, il n’y a aucune précipitation ni faux drame. Leurs sentiments se développent naturellement, ce qui ne les rend que plus touchants et réalistes.

La narration alternée dynamise grandement le récit, mais il faut aussi compter sur les multiples enjeux de ce tome, chaque problème semblant en amener un autre. Une cascade de dangers qui entraîne moult aventures et péripéties, certaines poussant nos protagonistes dans leurs retranchements. Loin de Mérindol et pris en étau entre leurs ennemis et leur propre camp, ils vont ainsi devoir puiser au fond d’eux-mêmes pour trouver la force d’avancer et de se surpasser alors même que tout autour d’eux n’est que mensonges, complots et faux-semblants…

Comme dans le premier tome, l’autrice nous offre un bestiaire étoffé, des personnages de différentes natures et un univers complexe et nuancé dans lequel le manichéisme n’a pas sa place. On retrouve également ce thème du racisme et du rejet systématique de l’autre en raison de sa différence. Un thème qui ne devrait pas manquer de vous révolter et de vous faire comprendre combien il s’avère difficile pour certains de nos personnages de trouver leur place dans un univers où, quelle que soit la dimension, les préjugés ont la vie tenace.

Pour autant, tout n’est pas sombre, les choses évoluant progressivement grâce à des personnes qui se battent pour la justice, l’équité et le droit à la différence. Une jolie leçon qui trouve son apogée dans une fin émouvante et pleine de vérité nous prouvant qu’il est toujours possible de se repentir et d’agir pour le bien commun. Quant au grand final, riche en émotions, il se révèle d’une justesse folle bien que difficile sur le plan émotionnel. Une fois le choc passé, je l’ai même trouvé optimiste avec cette idée que de l’obscurité peut naître la lumière et que la vie n’a de sens qu’en étant pleinement vécue… Une évidence qu’il est toujours bon de rappeler surtout quand c’est fait, comme ici, de manière poignante. 

En conclusion, Le dernier gémini ne souffre nullement du syndrome du deuxième tome, l’autrice nous proposant ici une suite menée tambour battant et riche en révélations, complots et autres retournements de situation. L’univers est toujours aussi étoffé et complexe et source à soulever des thèmes ancrés dans notre réalité comme le racisme, la peur de la différence, la résilience, la rédemption, l’amitié, l’amour mais aussi le sens de la vie et de la mort. Rythmé et immersif, voici un roman de fantasy qui vous fera passer par différentes émotions et vous tiendra en haleine jusqu’à un dénouement final aussi intense que lumineux.

Merci à l’autrice pour cettte lecture que vous pourrez achter sur Amazon.

Orgueil et préjugés, version manga ou le cas typique d’un livre difficile à noter

Orgueil et Préjugés

Lorsque Monsieur Bingley, jeune homme riche et célibataire vient s’installer à Netherfield accompagné de son ami Monsieur Darcy, c’est Madame Bennet et ses cinq filles à marier les premières averties ! Car chacun sait qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier ! Découvrez cette superbe adaptation en manga du mondialement connu chef-d’œuvre de Jane Austen. Tout l’humour et le romantisme de l’original y sont parfaitement éclairés par un dessin riche et somptueux

Soleil (23/11/2016 ) – Scénariste : King Stacy – Illustrateur : PoTse – 368 p.

AVIS

Si vous me suivez régulièrement sur le blog, vous savez peut-être qu’Orgueil et préjugés de Jane Austen est l’un de mes livres préférés. Je lis donc toujours avec impatience, excitation et crainte les livres qui tournent autour de cette œuvre. Et cette adaptation en manga n’a pas échappé à la règle…

Pour une fois, je ne vais pas vous en faire une chronique détaillée parce que d’une part, Orgueil et préjugés est assez connu pour que beaucoup d’entre vous en connaissent au moins la trame, et d’autre part, j’aimerais me focaliser sur un autre aspect : la difficulté de noter certains livres.

Je ne note plus mes lectures sur le blog, le côté scolaire me gênant, mais je continue à le faire sur les réseaux car c’est un critère pour mieux organiser mes chroniques, du moins, c’est ainsi que je le perçois. Mais il arrive que noter un livre devienne un vrai casse-tête, le lecteur étant partagé entre son ressenti en fonction de ses attentes et les qualités intrinsèques du livre. Et c’est ce qui s’est passé pour moi avec cette adaptation en manga.

Ce manga est bon, voire très bon, mais il ne m’a pas, pour autant, transportée. Un paradoxe dont j’ai perçu, au fil de ma lecture, les raisons. J’adore Orgueil et préjugés parce qu’il forme un tout : une critique sociétale sous fond d’humour et d’amour, le tout relevé par la plume caustique de Jane Austen et son acuité pour percevoir l’âme humaine. Privée de l’un de ces aspects, l’histoire perd, du moins pour moi, de sa force et de sa portée.

Or, même si le contexte historique est conservé et que l’on a quelques critiques sociétales sous-jacentes, cette adaptation graphique se concentre principalement sur la romance. N’étant pas une inconditionnelle du genre même si je commence à l’apprécier, je n’ai donc pas réussi à me sentir totalement impliquée dans ma lecture… Ceci n’est pas un point négatif dans la mesure où l’éditeur précise clairement dans son résumé que c’est un choix voulu et assumé. En attaquant le manga, je savais donc à quoi m’attendre.

D’ailleurs, si on aime les romances historiques et les mangas, je pense sincèrement que cet ouvrage devrait vous ravir : les personnages sont attachants et hauts en couleur pour certains, les décors et les dessins sont sublimes et les détails permettent une réelle immersion dans l’histoire, les principaux freins à l’amour entre Elizabeth et Darcy bien restitués, la complicité entre l’héroïne et sa sœur Jane toujours aussi forte et belle, les émotions au rendez-vous…

La scénariste et l’illustratrice ont même réussi à rendre Lydia encore plus agaçante que dans le roman : son égocentrisme, son égoïsme, sa frivolité, son manque de bon sens transparaissant à chacune de ses apparitions… J’ai également aimé la manière dont a été scénarisée Mme Bennet qui garde son côté « obnubilée par le mariage de ses filles », mais dont la représentation graphique tout en rondeur adoucit ce trait de caractère.

Toutefois, si vous êtes un fan de l’œuvre originale, certains points pourraient, comme ce fut le cas pour moi, vous perturber. Il y a d’abord le rôle minoré de la sœur de Darcy ce que j’ai trouvé fort dommage même si je comprends sans problème que l’autrice a dû opérer des choix. Mais j’ai surtout regretté le lissage de la personnalité de Lizzie et de Darcy qui m’ont semblé bien ternes par rapport à la version originale. Lizzie perd son sens de la répartie qui est, pour moi, l’atout charme de l’histoire et Darcy se transforme bien vite en amoureux incompris et éconduit…

J’ai donc eu l’impression qu’on tombait tout simplement dans une banale histoire d’amour avec le beau gosse de service riche et taciturne qui se rend compte que la fille qu’il a jusqu’à maintenant dénigrée est un petit bijou qui ne demande qu’à être poli. Un schéma qui ne me convient guère quand il est brut comme ici, mais qui devrait ravir le cœur des amateurs de romance.

En conclusion, cette version graphique d’Orgueil et préjugés est très bonne si l’on souhaite (re)découvrir l’histoire originale uniquement d’un point de vue romantique. L’autrice a su restituer avec précision les étapes marquantes de la relation entre Elizabeth et Darcy et l’illustratrice les sublimer. En revanche, si vous aimez les romances se déroulant dans un contexte sociétal et historique bien exploité et/ou que vous espérez retrouver l’humour présent dans l’œuvre de Jane Austen, vous pourriez rester sur votre faim…