Throwback Thursday Livresque #207 : plage

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour le thème de la semaine (plage), j’ai hésité entre vous parler d’un thriller, d’une romance ou d’un livre qui se déroule à la plage/mer, avant d’opter pour une valeur sûre, un Sophie Kinsella : Les petites secrets d’Emma.

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Ce n’est pas qu’Emma soit menteuse, non, c’est plutôt qu’elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n’est pas franchement l’extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l’avouer.
Mourir ? Justement… Lors d’un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin…

L’avantage de ce roman, par rapport à la série L’accro du shopping bien plus connue, est qu’il s’agit d’un tome unique. Parfait donc pour les vacances et/ou une lecture de plage amusante et sans prise de tête comme savent l’être les romans de chick-lit.

Un film existe, mais la bande annonce ne m’ayant pas convaincue, je ne l’ai jamais regardé :


Je triche un peu en vous proposant d’autres romans, tous chroniqués sur le blog, qui me semblent également répondre à merveille au thème de la semaine :

Couverture L'anti-lune de mielCouverture Les Amants de Key WestCouverture Duel au soleilCouverture Valeria, tome 1 : Dans les pas de Valeria

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

Week-end à 1000 (23 au 25 juillet 2021) : ma PAL prévisionnelle

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Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe FB pour partager votre avancée et échanger avec les autres participants.


Nouveau week-end à 1000, nouvelle PAL. Je n’ai pas atteint les 1000 pages la semaine dernière malgré un très bon départ, mais je croise les doigts pour y arriver durant cette nouvelle session qui a commencé hier à 19h pour se terminer dimanche à 23h59.

Ayant en ce moment une capacité d’attention des plus réduites, je pars de nouveau sur des lectures faciles.

  • Romans :

Lu durant la soirée/nuit de vendredi à samedi, Une épouse à séduire est une romance historique agréable, bien qu’elle aborde en trame de fond un thème difficile. Heureusement, il n’y a aucun détail, mais j’avoue que j’aurais apprécié de le savoir avant de me lancer. En plus du couple principal, j’ai beaucoup aimé la sœur de l’héroïne.

Ayant apprécié ce deuxième tome de la série Les héritières américaines, je compte enchaîner sur le troisième : Raison et mariage, avant de passer à un petit roman jeunesse qui a l’air fort sympathique : Fiesta chez les vampires.

Couverture Une épouse à séduireCouverture Raison et mariageCouverture Fiesta chez les Vampires

  • Mangas/ BD : récupérés dans la semaine à la bibliothèque, le tome 10 de Moriarty et l’album jeunesse Les Petits Marsus ne devraient pas faire long feu. Quant à Spy x Family, j’en ai entendu tellement de bien que j’ai hâte de le lire.

Couverture Moriarty, tome 10Couverture Les Petits Marsus et la drôle de créature

Et vous, participez-vous à cette nouvelle session du week-end à 1000 ?
Que comptez-vous lire ?

 

La librairie des rêves suspendus, Emily Blaine

Couverture La librairie des rêves suspendus

Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de bad boy que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier… Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir : celui de vivre leurs rêves.

Éditions Harlequin (5 juin 2019) – 324 pages – Broché (15,90€) – Poche (7,20€)

AVIS

Attirée par le résumé et la couverture, j’étais très curieuse de découvrir ce roman, et je dois dire que la lecture fut à la hauteur de mes attentes puisque je l’ai lu d’une traite, en lecture commune avec Les Blablas de Tachan que je remercie pour nos échanges.

Alternant entre leur point de vue, l’autrice nous fait découvrir deux personnages qui n’auraient pu être plus différents l’un de l’autre. Sarah, libraire timide, réservée, casanière et relativement solitaire, n’aime rien d’autre que se plonger et s’oublier dans la lecture, ce qui tombe bien puisqu’elle est libraire dans un village de Charente. À l’inverse, Maxime, star des écrans, est un feu d’artifice à lui tout seul, toujours prompt à exploser et à faire parler ses poings pour se défouler. Mais acteur reconnu ou non, il y a des limites à la tolérance de la presse et surtout de la justice. Grâce à son ami d’enfance et son avocat, il évite donc de justesse la prison après un incident de trop. Ce ne seront donc pas les murs d’une prison pour lui, mais ceux de la librairie de Sarah qu’il n’aura guère le droit de quitter, bracelet électronique oblige.

Sarah n’est guère enthousiaste à l’idée d’accueillir l’acteur dans son havre de paix, mais elle a terriblement besoin de l’argent qu’il lui verse en échange de son « hospitalité » afin de faire les travaux dont sa librairie, héritage de sa grand-mère, a grand besoin. Commence alors une cohabitation forcée entre une accro aux livres timide, calme et routinière, et un bad boy qui a tout sauf envie de revenir dans sa région d’enfance, de rester enfermé dans une librairie poussiéreuse, et encore moins de faire montre de courtoisie. N’appréciant pas les hommes colériques qui parlent avec leurs poings, j’ai eu un peu de mal au début avec ce personnage grognon et ingrat à souhait, qui n’hésite pas à se montrer impoli avec Sarah, et à envoyer balader les quelques personnes qui essaient de l’aider à ne pas se laisser engloutir par sa rage.

Heureusement, de fil en aiguille, on découvre ses failles, ses blessures et la manière dont il tend à fuir et à mettre de la distance entre lui et les autres pour ne pas être blessé. Cela n’excuse pas ses emportements ni son comportement d’enfant gâté, mais cela permet de mieux appréhender sa complexité et d’aller au-delà des apparences. Chose dont se montrera capable Sarah, fidèle à sa bienveillance et sa gentillesse naturelles. D’emblée, j’ai eu un coup de cœur pour cette libraire dans laquelle je me suis bien souvent reconnue, reconnue dans sa réserve, sa timidité, sa maladresse, ses rougissements, sa manière de fuir les choses difficiles à travers les livres, et son amour obsessionnel pour ceux-ci… J’ai trouvé cela tellement troublant que j’ai presque eu le sentiment d’avoir rencontré ma jumelle !

Touchante et souriante, notre libraire saura faire tomber les barrières de Maxime, ce qui ne se fera pas sans heurts et remises en question. Je n’entrerai pas dans les détails puisque tout l’intérêt de ce roman réside dans l’évolution de la relation entre ces deux personnes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, mais qui, étrangement, semblent se compléter et s’apaiser. J’ai ainsi adoré les voir évoluer côte à côte et suivre leurs échanges d’abord tendus et distants, puis de plus en plus intimes, personnels et chaleureux. En d’autres mots, ces colocataires improbables m’ont donné de jolis papillons dans le ventre, tout en offrant des moments non dénués de sensualité. Mais je vous rassure, si comme moi, les scènes de sexe à toutes les pages vous gênent, l’autrice reste relativement sage à ce niveau, nous en donnant juste assez pour nous émoustiller sans jamais nous saturer.

Je ne suis pas très fleur bleue, mais il y a deux ou trois scènes qui sont d’un romantisme fou, du moins pour la livraddict que je suis. Je dois d’ailleurs reconnaître que Maxime a réussi à surmonter toutes mes réserves du début pour devenir, si ce n’est le parfait petit ami, un homme auquel on a envie de donner sa chance. Si Sarah, de sa présence douce et bienveillante, saura l’apaiser et le pousser à reprendre sa vie en main sans jamais le juger, Maxime aura également un effet positif sur la jeune femme. À ses côtés, elle osera enfin prendre des risques, sortir de sa zone de confort, réfléchir à ce qu’elle veut vraiment et réaliser que si les livres sont importants, la vie mérite également d’être vécue !  Elle m’a d’ailleurs surprise à quelques reprises, en se montrant bien plus entreprenante qu’on aurait pu le penser, mais il faut reconnaître que le tatouage de Maxime a quelque chose de très hypnotique, voire érotique…

Le roman tourne beaucoup autour de la relation entre ces deux personnages, ce qui n’a pas été pour me déplaire même si j’aurais apprécié que les personnages secondaires, la plupart fort sympathiques, soient plus développés. J’ai ainsi adoré les amis de Sarah, du restaurateur qui se comporte comme un père pour elle à la truculente et exubérante Annie qui la pousse à vivre sa vie au lieu de la lire. Ils sont parfois intrusifs, surtout avec leur obsession pour sa vie amoureuse, mais je leur ai trouvé un quelque chose de très touchant et attendrissant. J’ai aussi apprécié Damien, l’ami commun qui aura permis à Sarah et à Maxence, bien qu’il m’ait à un moment un peu fait peur pour une raison que je vous laisserai le soin de découvrir…

Au-delà des personnages et de la romance que j’ai appréciée et qui m’a procuré de belles émotions, l‘autrice aborde sans lourdeur ni pathos des thématiques intéressantes et importantes : les familles défaillantes, les passés difficiles qui peuvent marquer les individus et les empêcher d’avancer, les peurs qui enferment, l’amitié, l’amour malgré les différences, le pardon, la culpabilité… J’ai, en outre, été surprise par deux révélations : l’une permettant d’avoir un nouvel éclairage sur l’un des personnages et de mieux comprendre certaines de ses réactions, et l’une qui m’a beaucoup touchée et peinée, alors même qu’elle concerne un personnage dont on sait fort peu de chose. L’autrice aborde avec beaucoup de justesse et de force une thématique qui peut toucher n’importe qui… et nous offre, à travers l’un de ses personnages, un très beau discours empli d’émotions.

En conclusion, Emily Blaine nous propose ici une très belle romance entre deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer et encore moins cohabiter mais qui, malgré leurs nombreuses différences, vont réaliser que les opposés s’attirent, voire qu’ils se complètent à la perfection. Entre tension, provocation et rapprochement, attendez-vous à sentir quelques papillons fourmiller au creux de votre ventre, en plus de prendre une belle bouffée de passion livresque, notre héroïne pensant et respirant livres, un peu comme vous et moi, non ?

Je remercie Netgalley et les éditions Harlequin pour la version numérique et France Loisirs pour la version papier dédicacée que j’avais eu la chance de gagner lors d’un tirage au sort.

Lire l’avis des Blablas de Tachan.

Désenchantement : La malédiction de lady Walsh (tome 1), Lynn Viehl

Brillante détective privée spécialisée dans le domaine du surnaturel, Kit ne manque pas de perspicacité. Une qualité essentielle pour pouvoir aider sa nouvelle cliente, lady Diana Walsh, qui se pense victime d’une malédiction. D’après cette dernière, la première épouse de M. Walsh lui aurait jeté un sort depuis l’au-delà. Après enquête, Kit découvre en fait un complot de grande ampleur. Mais ses investigations sont mises à mal par la présence de Lucien Dredmore, un mage aussi puissant que séduisant.

J’ai lu (29 mars 2017) – 448 pages – 7,20€
Traduction : Tiphaine Scheuer

AVIS

Si j’apprécie les univers steampunk, je n’ai pas forcément le réflexe de chercher des romans nous y plongeant, alors je n’ai pas hésité une minute en découvrant Désenchantement. Et je n’ai pas été déçue par ce roman mêlant habilement steampunk, magie, enquête et romance. Les amateurs de steampunk pourront être un peu déçus que les machines et autres caractéristiques du genre ne soient pas plus présents, mais pour ma part, j’ai apprécié que l’autrice les utilise tout en veillant à ce que son intrigue ne se repose pas seulement sur ça. Bien au contraire, les touches de steampunk s’insèrent naturellement dans le récit et sont complétées par la présence en trame de fond de la magie, dont on découvre les contours au fil de la lecture.

Et de la magie, il en est question dans la vie de Kit qui tient une agence de désenchantement, une agence dont l’objectif n’est pas de tromper des sortilèges, mais de prouver à ses clients qu’ils sont victimes d’escrocs. Et pour ce faire, elle peut compter sur son talent de détective qui lui permet toujours de trouver la faille et de comprendre les mécanismes mis en place par les charlatans pour soutirer de l’argent à des gens trop crédules. Ses compétences, si elles sont appréciées par certains, le sont encore plus par Lucien, un mage-mort qui semble s’intéresser d’un peu trop près à elle. Cela ne serait pas dérangeant en soi si Kit ne se sentait elle-même pas aussi attirée par cet agaçant énergumène qu’elle fuit comme la peste, de peur de perdre ne serait-ce qu’une once de son indépendance et de sa liberté.

Mais devant le nid de guêpes dans lequel la jeune femme s’est fourrée en acceptant d’aider une cliente à trouver la source de ses tourments, Lucien devient le dernier de ses problèmes. Il pourrait d’ailleurs se révéler utile parce que Kit va devoir faire face à une situation dans laquelle même ses talents de détective risquent de ne pas suffire ! J’ai adoré la suivre dans son enquête qui va la contraindre à remettre en question toutes ses croyances si elle veut espérer survivre et sauver ceux qu’elle aime. Mais cela ne se fera pas sans heurt et le concours d’un mage-mort qui va devoir prendre sur lui pour faire entendre raison à notre tête de mule. Lucien est un personnage fascinant qui contient sa part de mystère, et dont on découvre les failles et le passé au fur et à mesure de la lecture. Je dois d’ailleurs dire qu’au-delà de son aspect ténébreux qui lui apporte beaucoup de charme, il a su me toucher et me donner envie de le voir réussir dans sa délicate entreprise de séduction…

La relation entre nos deux personnages n’est certes pas originale, mais elle est diablement efficace et rend la lecture particulièrement addictive, Kit étant bien décidée à nier cette alchimie qui existe entre eux et qui saute pourtant aux yeux. Je ferai l’impasse sur une ou deux scènes qui m’ont mise mal à l’aise pour me concentrer sur des échanges emplis de piquant et une tension physique indéniable. Lucien sait ce qu’il veut et s’il a laissé Kit le fuir pendant quelques années, il semble maintenant bien décidé à la confronter à ses propres sentiments. Y arrivera-t-il ? Il vous faudra lire le roman pour la savoir, mais je peux néanmoins vous dire que j’ai adoré les voir s’affronter, jouer au jeu du chat et de la souris, avant de collaborer dans une enquête qui les dépasse.

J’ai d’ailleurs été très agréablement surprise par la tournure que prennent les événements, l’autrice ayant choisi une direction que je n’avais pas anticipée ! Je préfère rester vague pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais la mythologie mise en place autour de forces surnaturelles puissantes et pas toujours très bienveillantes m’a fascinée. Je ne m’attendais pas à un tel degré de profondeur ni de noirceur, Kit devant affronter une force froide et implacable qui la menace non seulement elle, mais aussi Lucien, ses amies et toute sa ville.

Je saluerai également la finesse avec laquelle est géré le dénouement final. L’autrice nous offre, en effet, un retournement de situation qui, s’il se révèle un peu frustrant en ce qui concerne la vie personnelle de Kit, s’avère intéressant pour intégrer à sa vie professionnelle une personne de sa famille. Une famille dont on découvre quelques secrets en cours de lecture et qui explique les capacités hors norme de Kit, des capacités dont elle n’avait, jusqu’à présent, pas vraiment conscience… Il faut dire qu’on s’était assuré pour elle qu’elle reste éloignée de la magie et de ses multiples dangers. Et au vu des événements, ça peut se comprendre !

Sous couvert de fiction et bien que ça reste léger, on évoque également le colonialisme avec un peuple soumis aux désidératas d’une couronne britannique plus adepte de la domination que de la conciliation. Ce point se révélera important et prouvera que remplacer un tyran par un autre, ce n’est pas la plus brillante des idées. J’aurais toutefois apprécié que cet aspect soit un peu plus développé parce que j’ai parfois eu un peu de mal à comprendre le système politique mis en place. Mais je reconnais que c’est avant tout en raison de ma tendance à pinailler sur des détails, car l’autrice donne assez de détails pour s’immerger dans son univers et ne plus avoir aucune envie de le quitter…

En résumé, La malédiction de lady Walsh a été une excellente surprise ! En commençant ce roman, je ne m’attendais pas à la richesse de l’univers ni à la profondeur de l’intrigue qui mêle avec brio quelques touches de steampunk, magie, enquête et romance. Impossible donc de s’ennuyer dans ce premier tome qui fait plus que poser les bases de la série, il nous offre une aventure/enquête immersive, palpitante et rythmée, de l’action, des personnages hauts en couleur et attachants, de l’humour et des interactions pleines de mordant. Addictif et passionnant !

Throwback Thursday livresque #205 : un livre à emmener en vacances

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


À la lecture du thème de la semaine, un livre à emmener en vacances, j’ai tout de suite pensé à L’anti-lune de miel et à Duel au soleil, mais vous ayant déjà récemment parlé de ces romans, j’ai préféré vous présenter un roman lu il y a un petit moment, et dont j’adore la couverture : Alice au pays des casseroles de Maud Brunaud.

Alice au pays des casseroles

Il était une fois… Moi ! Alice ! Jeune femme douce et timide dans la trentaine (on ne demande JAMAIS son âge exact à une femme ! ). Célibataire. 90/60/90 (enfin, à peu près… à la louche quoi ! à la bonne grosse louche ! ). De loin et sans lunettes, on me dit que je ressemble assez à Emily Blunt… Heureuse propriétaire d’un chien-saucisse et de deux perruches. Je demeure en pleine campagne berrichonne où je tiens le restaurant familial depuis que maman (contrainte et forcée) m’a passé la main. Je bous souvent intérieurement et je ne sais pas pourquoi je n’arrive jamais à me lâcher ! C’est un peu comme si le chanteur de Kiss était coincé dans le corps d’Edith Piaf ou comme si on voulait apprendre à mordre à un ours en peluche. Je ne suis donc ni une princesse de conte de fées ni une icône mode du XXIe siècle à la Kim Kardashian, vous l’aurez peut-être remarqué… Ainsi, commence » l’histoire de ma vie » ! Jusqu’ici, je me suis toujours évertuée à ne pas me montrer trop gourmande et j’ai goûté, avec parcimonie, aux plaisirs de la vie. Mais, un jour, mon petit château de convenances et de solitudes s’est envolé aux quatre vents… tout ça à cause d’un food-truck installé devant ma porte et de son séduisant propriétaire !

Romance contemporaine sous fond de gourmandise et de guerre des fourneaux, du moins pour l’héroïne, Alice au pays des casseroles réunit les ingrédients que l’on recherche dans une lecture détente : une plume fluide, des situations parfois drôles, parfois plus rocambolesques, des personnages attach(i)ants, de l’humour, une touche de suspense, de la romance… Alors si vous avez envie de passer un moment de lecture sympathique, gourmand et entraînant, Alice et tous ses amis vous attendent. Bons plats, madeleines et bonne humeur au menu !


Pour d’autres idées de livres à emmener en vacances, n’hésitez pas à découvrir mon Top Ten Tuesday : 10 livres à lire à la plage.

Et vous, connaissez-vous ce livre ?
Vous tente-t-il ?

Les amants de Key West, Priscilla Oliveras

Couverture Les Amants de Key West

Photographe de renom, Alejandro n’avait pas revu sa ville natale de Key West, en Floride, depuis douze ans. Mais, après avoir été grièvement blessé, le voilà contraint d’y retourner.
Sur place, il retrouve son envahissante famille – dont son père qui ne lui a jamais pardonné d’avoir  » abandonné  » les siens et le restaurant cubain que tient la famille –, Enrique, son ami d’enfance, et surtout Anamaría, la sœur de ce dernier… son amour de jeunesse.
Anamaría a depuis développé une florissante entreprise de fitness, grâce entre autres à l’aide de Sara, l’épouse d’Enrique, influenceuse sur les réseaux sociaux.
Alejandro et Anamaría ne se sont jamais pardonné leur rupture. Aussi les retrouvailles entre les deux anciens amants s’annoncent-elles électriques. Mais sous le soleil de Floride, tout peut arriver… même le plus inattendu !

l’Archipel éditions (01/07/2021) – Roman & évasion – 340 pages – Papier (21€)
Traduction : Maryline Beury

AVIS

À noter que ce roman se déroule après Sous le soleil de Key West, que je n’ai pas lu, mais cela ne gêne pas la compréhension, les deux romans étant indépendants. Les quelques allusions de l’autrice à son premier roman enchanteront les personnes l’ayant apprécié, et permettront aux autres lecteurs, dont je fais partie, d’avoir un aperçu de l’histoire d’amour entre Sara et Luis. Une histoire d’amour qui ne m’attire pas outre mesure, à l’inverse de la nouvelle romance qui semble se dessiner à l’issue de ce roman…


Depuis quelques jours, j’enchaîne les romans des éditions de l’Archipel puisqu’après Duel au soleil et Dent de dinosaure, j’ai dévoré en deux soirées Les amants de Key West. Il faut dire que ma première rencontre avec Priscilla Oliveras s’est particulièrement bien passée, sa plume m’ayant d’emblée séduite, tout comme sa capacité à construire une intrigue douce et mouvementée à la fois, et développer des personnages humains dans leurs faiblesses, et attachants dans leurs qualités !

J’ai ainsi adoré partir à la rencontre de deux anciens amants qui, après une rupture difficile, vont avoir l’occasion de renouer et, avec un peu de chance, faire table rase d’un passé marqué par douze longues années de silence. Mais les choses s’annoncent, a priori, mal engagées… Anamaría, malgré la pression de sa mère, n’a aucune envie de revoir et prendre soin de son amour de jeunesse qui lui a brisé le cœur en quittant Key West pour réaliser ses rêves et fuir son père, en attendant d’elle qu’elle sacrifie tout pour le suivre. Et Alejandro n’a aucune envie de rester en convalescence dans sa famille, alors que son père lui a déjà depuis longtemps fait comprendre qu’il n’était plus le bienvenu, et qu’il a encore du mal à accepter ce qu’il considère comme une trahison de la part de son ex-petite amie. Sans son accident l’ayant gravement blessé, il n’aurait d’ailleurs jamais accepté de remettre les pieds dans sa ville natale où tellement de souvenirs le relient au passé…

Ce roman laisse une large place à la romance entre deux anciens amis et amants qui vont très vite réaliser que leur attirance d’antan est encore bien présente qu’ils le veuillent ou non. Malgré des échanges parfois tendus, chacun reprochant à l’autre leur rupture, on ressent pleinement leur très forte alchimie, leur connivence et cette complicité qui ne demande qu’à renaître de ses cendres. Pour ma part, j’ai adoré les voir évoluer ensemble, hésiter, douter, mais aussi réaliser que les blessures du passé ne demandent qu’à être définitivement pansées. Leur relation, pleine de tendresse et parfois un peu obscurcie par la peur d’être blessé, ne devrait pas manquer de faire battre le cœur des lecteurs, et leur donner très envie d’assister à un beau happy end entre deux personnages attachants qui semblent faits l’un pour l’autre. Anamaría et Alejandro nous offrent ainsi de très beaux moments durant lesquels les souvenirs du passé se mêlent aux espoirs du lendemain, un lendemain que le couple va devoir forger à son image.

L’autrice a réussi le tour de force de proposer une histoire d’amour belle et tendre qui s’impose à nous comme une évidence, mais qui n’est pas non plus exempte de difficultés, bien qu’elle ne se révèle jamais dramatique. En effet, si Anamaría et Alejandro se sont toujours aimés, ils ont également toujours eu entre eux le poids des attentes familiales et une vision de l’avenir assez différente. Ce sont d’ailleurs ces deux points qui les ont séparés il y a plus de dix ans et qui menacent maintenant de faire vaciller leur relation actuelle. Une relation sur laquelle ils se refusent à mettre un nom, mais qui compte énormément pour eux, malgré la menace d’un compte à rebours qui pourrait signifier la fin de tout ou, au contraire, le début d’une belle aventure à deux.

Peut-on aimer sans concession, tout en restant fidèle à ses propres rêves ? Peut-on concilier l’envie d’évasion et de découverte du monde de l’un, et le besoin de racines de l’autre ? Voici deux questions parmi de nombreuses autres soulevées par la relation entre une Anamaría ayant su trouver sa place au sein de sa communauté et un domaine professionnel dans lequel s’épanouir, et un Alejandro dont les aspirations professionnelles le conduisent par monts et par vaux. Je n’en dirai pas plus si ce n’est que j’ai apprécié que l’autrice rappelle que si ce n’est jamais facile, il est bien souvent possible de trouver des compromis ne nécessitant pas le sacrifice de l’un au profit de l’autre.

J’ai également beaucoup aimé suivre Anamaría dans le développement de son activité professionnelle dans laquelle elle semble vraiment s’épanouir, et faire des étincelles, que ce soit grâce à son dynamisme, ses multiples compétences, sa gentillesse ou sa sincère envie d’aider les autres. L’aide de sa future belle-sœur, une influence qui croit en elle et qui lui a ouvert son carnet d’adresses, n’est pas non plus étranger à son succès… Quant à Alejandro, photographe de talent, il semble réussir à exprimer dans ses photos tous les mots qu’il se refuse à prononcer, les maux sur lesquels il évite de s’appesantir, les émotions qui l’assaillent au gré de ses rencontres, la beauté des décors et des paysages qu’il découvre, et la vie qui pulse en chacun des êtres vivants qu’il photographie.

Au-delà de cet équilibre entre aspirations personnelles/professionnelles et désidératas amoureux, qui n’est pas toujours facile à atteindre pour des personnes aux objectifs de vie très différents, l’autrice aborde également avec brio la complexité des relations familiales, une source puissante de motivation et de soutien pour avancer dans la vie, mais aussi parfois un frein difficile à surmonter. Ainsi, si Anamaría a toujours pu compter sur le soutien inconditionnel de sa famille, de ses frères protecteurs, d’une mère envahissante, mais bienveillante, et d’un père dont elle est le joyau, Alejandro lui a dû et doit toujours évoluer en eaux troubles, entre un frère, une mère et une grand-mère adorables, et un père qui l’a depuis fort longtemps rejeté. Ce dernier n’a, en effet, pas accepté que son aîné refuse de reprendre les rênes du restaurant familial, vivant cela comme un affront et une marque d’ingratitude envers un héritage familial construit à force de dur labeur et de sacrifices, la famille d’Alejandro ayant dû fuir Cuba sous Castro. 

Le père d’Alejandro m’a exaspérée à plus d’un titre, mais le personnage permet à l’autrice d’évoquer le poids des attentes familiales, parfois écrasantes, et la difficulté pour certains parents d’accepter que leurs enfants ne suivent pas la voie toute tracée qu’ils avaient prévue pour eux. À cet égard, il y a une scène qui m’a beaucoup émue, parce qu’elle concrétise une chose à laquelle Alejandro a toujours aspiré sans jamais se l’avouer, tout en nous offrant un moment père/fils d’une rare intensité. J’ai également été très émue par la manière dont le photographe de génie réussit, à travers son art, à construire un magnifique pont entre présent et histoire, qu’elle soit familiale et/ou collective.  Collective, car l’histoire de Cuba et des personnes qui ont dû fuir Castro est tissée en toile de fond… Que ce soit grâce aux quelques mots espagnols glissés par-ci par-là que j’aurais d’ailleurs aimé voir traduits en notes de bas de page (oui, j’ai l’envie saugrenue de comprendre tout ce que je lis), la cuisine ou l’immersion dans la vie de deux familles cubaines, l’autrice offre d’ailleurs une petite incursion dans la culture cubaine.

En conclusion, entre rancune, doutes, interrogations, espoirs et échanges auréolés de sensualité, assistez aux retrouvailles mouvementées entre deux anciens amoureux, dont la complicité évidente et l’alchimie indéniable, malgré de longues années de séparation, ne devraient pas manquer de vous faire battre le cœur. Voici une romance addictive et facile à lire parfaite pour l’été et les personnes en quête d’une histoire d’amour laissant néanmoins une large place à la famille, et soulignant l’importance des racines et des liens familiaux. D’ailleurs, mention spéciale pour l’adorable Lulu, une petite fille qui devrait vous faire fondre…

Je remercie les éditions de l’Archipel de m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

 

Top Ten Tuesday #219 : 10 livres que j’ai aimés mais que je n’ai pas chroniqués

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Le thème de la semaine ne m’inspirant pas outre mesure, j’ai pioché dans la liste des thèmes déjà proposés dans le Top Ten Tuesday américain : 10 livres que j’ai aimés mais que je n’ai pas chroniqués.

Cyrano de Bergerac a été tellement de fois chroniqué que je ne pense pas que mon avis aurait apporté grand-chose et aurait été à la hauteur de la puissance littéraire de ce monument que je regrette d’avoir tant tardé à lire. Je n’ai pas non plus réussi à trouver les bons mots pour vous parler du très bon roman Le bal des folles ou du roman graphique Peau d’Homme qui fut un coup de cœur.

Top Ten Tuesday(4)

Dear Enemy plaira aux amoureux des romances contemporaines enemies to lovers et Dance of thieves/Rhapsodic/From blood and ash enchanteront les amateurs de romantasy. To love and to loathe s’inscrit dans la même série que Les Caprices de Lady Violet que j’avais beaucoup aimé. Et je peux vous dire que ce deuxième roman est encore meilleur, la dynamique entre le nouveau couple mis en place étant savoureuse à souhait. Sourires, papillons et échanges pleins de piquant au menu ! 

Et vous, chroniquez-vous tout ce que vous lisez ?
Y a-t-il un livre dont vous auriez eu envie de parler sans avoir osé vous lancer ?

 

 

 

Duel au soleil, Angie Hockman

Couverture Duel au soleil

Henley Evans, 28 ans, est accro au travail. Entre son emploi de responsable marketing chez un croisiériste et les cours du soir, elle n’a plus de temps à elle. Et surtout pas pour une relation amoureuse !

Tous ses sacrifices sont sur le point de payer : la voilà pressentie pour un poste de direction. Il n’y a qu’un seul problème : Graham Crawford-Collins, le community manager de la société et rival de Henley, est lui aussi en lice pour cette promotion. Pour les départager, il leur faut doper les réservations de croisières pour les Galapagos… en s’y rendant ensemble !

Quand Henley rencontre Graham en chair et en os, la surprise est totale : il n’a rien à voir avec ce qu’elle avait imaginé…

Entre décor paradisiaque et cocktails acidulés, les préjugés de Henley vont être mis à rude épreuve. Est-elle prête à tous les sacrifices pour décrocher le job de ses rêves ?

  L’Archipel (10 juin 2021) – 370 pages – Papier (20€)

Traduction : Danièle Momont

AVIS

Quand j’ai vu le résumé, j’ai tout de suite su que ce roman était fait pour moi : un cadre idyllique, un bateau de croisière, une compétition entre deux collègues pour avoir la même promotion, des préjugés, une romance qui s’annonce mouvementée…

Et je ne m’étais pas trompée puisque j’ai dévoré ce roman qui reste assez classique dans ce genre mais qui offre ce que l’on attend, une jolie romance en même temps qu’un très bon et divertissant moment d’évasion. On prend ainsi un plaisir certain à se délecter des décors enchanteurs des îles Galápagos, d’en admirer les richesses, et d’en explorer les merveilles, tout en découvrant une faune locale somptueuse et variée. Une faune fascinante qu’il convient de respecter et de ne pas déranger comme le découvriront les croisiéristes au cours d’excursions auxquelles j’aurais adoré prendre part.

Mais loin d’être des vacances paisibles et reposantes, ce séjour sur un bateau de croisière représente avant tout pour Henley la chance de prouver à son supérieur que des deux candidats en lice, elle est la plus apte à obtenir le poste de Directrice Marketing Numérique. Mais avant de décrocher le Saint-Graal, la jeune femme doit réussir à trouver un concept qui la différenciera de son concurrent et ennemi depuis son arrivée, ou presque, au sein de l’entreprise de croisières où elle travaille, Graham.

Si elle a pu au début être charmé par sa voix, ce dernier travaillant en télé-travail loin des bureaux, elle a très vite revu son jugement à la baisse sur ce goujat toujours là à pinailler et incapable d’écrire plus de deux mots dans ses mails. Pire, un homme qui n’a pas hésité à se laisser attribuer la paternité de l’une de ses idées qui a fait un carton. Impardonnable pour Henley bien décidée à l’écraser par une idée de génie destinée à booster les réservations dans cette partie du monde paradisiaque où elle est en « séjour forcé ». Malheureusement pour elle, la tâche va se révéler plus ardue que prévu. Entre une sœur bien gentille, mais du style gentil boulet, un passager qui semble avoir du mal à comprendre qu’elle n’est pas là pour danser à l’horizontale, et un ennemi/concurrent qui se révèle bien différent de l’image qu’elle s’en faisait, elle ne sait plus où donner de la tête !

Le roman s’éloigne du schéma enemies to lovers que j’affectionne pour nous en proposer un autre qui a également mes faveurs, celui d’une personne qui s’est laissée aveugler par ses préjugés au point de se forger une image injuste et erronée de l’un de ses collègues. Petit à petit, nous découvrons à ses côtés que le Graham machiavélique et condescendant qu’Henley déteste n’existe que dans son esprit. À la place, nous faisons la connaissance d’un jeune homme adorable, altruiste, bienveillant et prévenant, avec ses propres failles à surmonter. Un jeune homme qui clairement ne la laisse pas indifférente, elle qui ne se laisse pourtant jamais détourner de ses plans de carrière…

Mais Henley peut-elle laisser une place à l’amour quand il y a tellement en jeu, a fortiori si elle se remémore une triste et amère expérience qui lui a laissé de profondes séquelles ? L’alchimie entre Henley et Graham est tellement évidente et palpable que nous ne pouvons que, tout au long du roman, croiser les doigts très forts pour la réponse soit positive, et que la jeune femme arrive à concilier vie professionnelle et vie personnelle, tout en laissant de côté le passé. À leurs côtés, nous ressentons ces papillons qui semblent les assaillir à chaque fois qu’ils se regardent, que leurs mains s’effleurent ou que le hasard, pas si hasard que cela, les pousse à explorer les environs ensemble. Je les ai trouvés adorables et j’ai apprécié chacune de leurs rencontres et de leurs interactions chargées de tension sensuelle et teintées de respect. Et ceci d’autant plus que je me suis autant attachée à Henley qu’à Graham dont on découvre progressivement les fragilités.

D’une certaine manière, les deux semblent faits l’un pour l’autre, mais reste à le faire accepter à Henley qui se débat entre son envie d’obtenir sa promotion, ses désirs profonds, mais aussi les contraintes d’un monde professionnel où les femmes doivent systématiquement faire mieux et plus pour légitimer leur place. Bien que le roman reste très léger, on appréciera la manière dont l’autrice aborde avec réalisme, mais sans pathos, ce fameux plafond de verre qui guette les femmes ambitieuses, mais aussi la condescendance et le sexisme de certains hommes qui semblent avoir quelque peu oublié que leurs attributs masculins ne leur assurent pas l’apanage de la compétence. Un personnage m’a d’ailleurs fait grincer des dents même si j’ai apprécié la conclusion du roman qui, bien que très gentillette par rapport à la réalité et à la dureté d’un monde professionnel pas encore prêt pour une totale parité, a le mérite d’offrir une belle note d’espoir aux femmes.

Le roman est centré autour de la romance, mais il nous permet donc également d’aborder des sujets importants comme le sexisme en entreprise, les préjugés et les jugements hâtifs, l’ambition, la solidarité féminine, la famille, l’importance de ne pas passer à côté de sa vie, l’amitié, mais aussi l’écologie à travers l’écosystème des îles Galápagos. Là aussi, on reste sur quelque chose de subtil, mais qui m’a personnellement intéressée et touchée, d’autant que l’autrice prend le soin de mélanger le grave et l’important au ludique grâce à un éclair de génie de son héroïne.

Mais chut, je ne vous en dis pas plus si ce n’est de vous jeter sur cette romance parfaite pour l’été ou pour se laisser embarquer dans un voyage qui va permettre à une jeune femme obnubilée par son plan de carrière de revoir ses préjugés et de réaliser que si le travail est important, il est également nécessaire de savoir croquer la vie à pleines dents avant qu’elle ne vous échappe. Et pour ce faire, quoi de mieux qu’une croisière qui, certes s’amuse et amuse, mais qui offre surtout de beaux moments d’évasion et d’amitié sans oublier une belle relation entre deux collègues qui nous fait retenir notre souffle en même temps que battre notre cœur ?

Un cocktail doux, sucré et tendre à déguster sur un ponton, au soleil ou caché sous une grosse couette, car après tout, peu importe l’endroit et le moment pourvu qu’on ait l’ivresse.

Je remercie les éditions de l’Archipel de m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.
Lire un extrait sur Lisez.com.

[Challenge] 24 Readathon – juin 2021

Heure Du Thé, Poésie, Café, Lecture, Loisirs, Table

J’ai décidé de suivre l’exemple de Butcher Book et de participer demain à un readathon, le genre de challenges qui me semble très prisé outre-Atlantique et qui est proposé en France par la booktubeuse TwoFaceLizzie.

L’objectif de ce challenge, qui a commencé ce samedi à 7h et qui se terminera demain à la même heure, est de se fixer un nombre d’heures à lire en fonction de 4 menus.

Pour ma part, je vise le menu 6 heures qui me semble réalisable, parce que d’une part, il n’est pas rare que je lise au moins 4 heures le samedi, et que d’autre part, mon compagnon ayant prévu de regarder le match de foot à 21h, j’ai la soirée de libre.

N’ayant eu vent de cette session qu’hier, je n’ai pas pu prévoir ma journée en conséquence, mais la prochaine fois, j’essaierai de m’organiser de sorte à pouvoir tenter le menu suivant soit 12 heures.

Je n’ai pas vraiment de PAL précise, mais voici la liste de livres dans laquelle je compte piocher…  Une PAL centrée sur la romance, ce genre ayant l’avantage d’être addictive et facile à lire.

Couverture Qu'est-ce qui cloche avec la secrétaire Kim ?, tome 1Couverture Duel au soleilCouverture Les Greycourt, tome 1 : Ma sorcière adorée

Et vous, ce challenge vous tente-t-il ?
Pensez-vous participer ?

Throwback Thursday livresque #202 : été

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


J’ai conscience de vous avoir déjà parlé de L’anti-Lune de miel à plusieurs reprises, mais avec un thème comme été, le roman s’impose de lui-même.

Quand deux ennemis jurés partent en (faux) voyage de noces à Hawaï, tout peut arriver… même de trouver l’amour.

Olive Torres s’est habituée à être la jumelle malchanceuse : mésaventures inexplicables, licenciement récent.. elle semble comiquement poursuivie par la guigne. Sa sœur Ami, au contraire, incarne l’éternelle gagnante, au point même de parvenir à financer l’intégralité de son mariage en remportant des jeux concours. Malheureusement pour Olive, il y a pire que sa malchance chronique : elle se voit forcée de passer toutes les festivités de la noce en compagnie d’Ethan Thomas, le témoin du marié (et son ennemi juré)….

Olive se prépare à vivre un enfer, déterminée à faire bonne figure. Mais lorsque tous les invités sont victimes d’une intoxication alimentaire, la fête vire au cauchemar, et, seuls, Olive et Ethan s’en sortent indemnes. Soudain, une lune de miel tous frais payés se trouve à portée de main, et Olive préférerait mourir plutôt que de laisser Ethan profiter du paradis sans elle.

Convenant d’une trêve temporaire, ils s’envolent tous les deux pour Maui. Après tout, dix jours de bonheur valent bien la peine de jouer au couple de jeunes mariés amoureux, n’est ce pas ? Mais étrangement, faire semblant dérange de moins en moins Olive. En réalité,elle se sentirait presque assez… chanceuse, pour une fois !


Que ce soit en raison de sa couverture à dominante jaune, du lieu de l’action (Hawaï), des cocktails, du sable, du soleil… tout dans ce roman respire l’été et les vacances. Et puis, quoi de mieux qu’une romance pleine d’humour et d’électricité pour passer l’été en douceur ? Et à ce niveau, on peut dire que le duo Christina Lauren nous régale !

Pour en apprendre plus sur cette romance ennemies to lovers, je vous invite à lire mon avis dont voici la conclusion :

Les autrices nous épargnent les grands drames, préférant nous offrir une romance drôle et piquante à souhait qui, en plus de faire sourire, ne devrait pas manquer de faire battre votre cœur à l’unisson de deux personnages qui vont inexorablement se rapprocher. Beaucoup d’humour, du soleil, des cocktails, de l’amour et des personnages attachants à la langue acérée… Un programme parfait pour les vacances et/ou un moment d’évasion et de divertissement sans prise de tête !

 

Et vous, à quel titre auriez-vous pensé ?
Avez-vous déjà lu ce roman ? Vous tente-t-il ?