Tag : Arc-en-ciel livresque !

Crayons De Couleur, Coloré, Peinturer

Voici un TAG très sympathique découvert sur le blog Ladiescolocblog : le TAG Arc-en-ciel livresque. Je trouve ce titre plein de poésie. Le but est d’associer chaque couleur à un livre que l’on a apprécié de préférence. J’ai décidé de me limiter aux d’ouvrages graphiques, mais je pense refaire prochainement le TAG en ne citant, cette fois-ci, que des romans…

  • Un livre avec une couverture rouge : dans Miss Annie, nous faisons la connaissance d’une chatonne de 6 mois, prompte aux bêtises, qui rêve de liberté et d’aventure…

  • Un livre avec une couverture rose : instructive et percutante, Simone Veil est une jolie BD parfaite pour ceux qui aimeraient en apprendre plus sur Simone Veil, sa vie et ses accomplissements…

Couverture Simone Veil, la force d'une femme

  • Un livre avec une couverture jaune : adaptation graphique d’un essai qui a fait beaucoup de bruit, je ne peux que vous conseiller Nous sommes tous des féministes, trouvant l’idée de mettre à portée des enfants ce type de texte très intéressante.

Couverture Nous sommes tous des féministes, illustré

  • Un livre avec une couverture orange : j’aime beaucoup cette série aussi étrange qu’amusante, alors je ne pouvais que lire un tome intitulé Les chats !

Couverture L'encyclopédie curieuse et bizarre par Billy Brouillard, tome 2 : Les chats

  • Un livre avec une couverture violette / lavande : cette adaptation d’Orgueil et Préjugés est superbe graphiquement, mais m’avait posé problème quant à sa notation. Je n’avais pas retrouvé le mordant du roman ni la critique sociétale si chère à Jane Austen. Si cela vous intéresse, je vous avais parlé de mon dilemme de notation dans cette chronique...

Couverture Orgueil & préjugés (manga)

Couverture Shiro et les flammes d'arc-en-ciel

Couverture Enola & les animaux extraordinaires, tome 2 : La licorne qui dépassait les bornes

  • Un livre avec une couverture marron / brun : truculente à souhait, Robilar est une série truffée de références qui dépote !

Couverture  Robilar ou le Maistre chat, tome 2 : Un ogre à marier

  • Un livre avec une couverture noir : je suis complètement fan de ce recueil de poèmes illustrés de Tim Burton. Si vous le pouvez, je vous conseille de le lire en VO.

Couverture La triste fin du petit enfant huître et autres histoires

  • Un livre avec une couverture blanc : Pourquoi les filles ont mal au ventre ? est un ouvrage féministe accessible qui pointe avec acuité toutes ces brimades faites aux femmes à travers le monde, tout en ouvrant un dialogue afin de faire évoluer les choses…

Couverture Pourquoi les filles ont mal au ventre ?

Et vous, certains de ces livres vous tentent-ils ?
Si vous reprenez ce TAG, je serais ravie de lire vos réponses.

Mini-chroniques en pagaille #39 : du beau, du tendre, du drôle et des toutous !

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Vol à Venise, Géraldine Elschner et Anja Klauss (L’Élan vert)

J’ai craqué devant la couverture et les illustrations d’intérieur. Belles, festives et colorées, elles nous offrent un festival de couleurs à la hauteur de l’une des fêtes et coutumes les plus connues au monde : le carnaval de Venise. Un événement auquel je n’ai jamais eu la chance de participer, contrairement à trois corbeaux qui profitent de l’occasion pour se déguiser et se mêler à la foule. Après tout, corbeau ou homme, qui peut faire la différence dans cet amas de couleurs, de tissus et de déguisements ?

Si la fête bat son plein, elle est interrompue par un vol : le « prince de Venise » s’est fait dérober sa couronne qu’il avait pris le soin de faire sertir de diamants et de pierres précieuses à l’occasion du carnaval. Rien n’est trop beau pour être le roi de la fête et certainement pas des dépenses superflues qui viennent appauvrir encore plus la population.

Devant l’agitation qui s’empare de la foule, nos invités d’un genre un peu spécial décident d’intervenir. Un voleur déguisé en corbeau qui doit faire face à trois corbeaux déguisés en humains, en voilà une rencontre inattendue et pleine de piquant, d’autant que ceux-ci ne semblent guère pressés de rendre son bien au prince. 

Alors si le lecteur s’amuse de la situation, le prince de Venise ne la goûte guère, parce que se faire voler sa couronne, c’est déjà désagréable, mais par deux fois, ça devient franchement vexant et frustrant ! Je n’en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais sachez seulement que nos corbeaux ont une très bonne raison d’agir de cette manière. On appréciera d’ailleurs la morale et la fin, toutes deux dignes d’une bonne fable…


  • La cabane de Nils, Robbe De Vos et Charlotte Severeyns (versant sud) :

La cabane de Nils par De Vos

Nils, comme tous les enfants de son âge, a de l’imagination et aime inventer des navires qu’il peuple de pirates. Mais Nils ressent également le silence, le silence de la forêt comme symbole du poids de l’absence… Heureusement, le jeune garçon a son endroit secret rien qu’à lui, une cabane dans laquelle l’attend le souvenir de ce grand-père qu’il aimait et aime tant.

Avec beaucoup de tendresse et de douceur, autant au niveau du fond que de la forme, cet album jeunesse évoque la question du deuil et offre aux enfants un joli message quant à la force des souvenirs qui, s’ils ne viennent pas combler l’absence, nous rappellent qu’en chacun de nous vivent les personnes disparues.

Si comme moi, les belles relations familiales vous touchent, vous devriez être émus devant la force des liens unissant cet enfant à son grand-père disparu, et la manière dont Nils va passer du silence au sourire, grâce à son imagination, ses souvenirs et le réconfort apporté par la nature. Une nature omniprésente et particulièrement mise en valeur par les illustrations grand format qui nous donnent un certain sentiment de quiétude.

Un album à conseiller à tous, et notamment aux adultes souhaitant aborder avec douceur et délicatesse la question du deuil avec des enfants, et la beauté des relations grands-parents/enfants.


  • Des enquêtes au poil : panique dans le nid (Castor romans)

Des enquêtes au poil : Panique dans le nid par Lambert

Voici un livre jeunesse non dénué d’humour qui devrait ravir les jeunes lecteurs à la recherche d’une petite enquête à mener auprès d’un duo complice, complémentaire et plutôt attachant : l’inspecteur Oslo et son assistante de choc, Miss Kiss. Preuve qu’un chat et un chien peuvent travailler patte dans la patte sans s’aboyer et se miauler dessus à tout va.

Il faudra d’ailleurs bien le talent conjugué de ces deux fins limiers, (Miss Kiss, pardonnez-moi l’emploi de ce terme) pour découvrir l’identité du malotru qui a osé s’attaquer à l’arbre de Mme Tourterelle, mettant ainsi éhontément en danger ses enfants.

Une enquête qui sera, pour Oslo, l’occasion idéale de faire un pied de nez à son très exaspérant collègue, un berger allemand du nom de Rex, avec lequel il est en compétition…

L’enquête, rondement menée, mais pas forcément par celui que l’on pense, ne manquera pas de faire sourire les enfants, leur apprendre quelques informations instructives sur le monde animal, et leur faire travailler leur sens de la déduction. Et pour ceux qui se lanceraient dans la lecture ou qui seraient moins à l’aise avec l’exercice, les autrices ont eu la bonne intelligence d’insérer un petit résumé en chaque début de chapitre…

Les jeunes et moins jeunes lecteurs seront, en outre, séduits par les jolies illustrations ainsi que la rondeur très cartoonesque des visages. On a d’ailleurs un peu l’impression d’être plongé dans un sympathique, bien que très court dessin-animé.

En bref, amusant et coloré, voici un petit livre parfait pour un moment de divertissement léger et plein de charme.


  • Le meilleur resto du monde de Dorothée de Monfreid (École des loisirs)  :

Une couverture bleue avec deux chiens attablés comme des humains, il ne m’en a pas fallu bien plus pour me donner envie de lire cet adorable album jeunesse. Que se passe-t-il quand des toutous fins gourmets décident spontanément en une belle journée, probablement d’automne, d’ouvrir un restaurant dans la forêt ? Vous donnez votre langue au chat ? Pas prudent devant notre assemblée de canidés, mais passons…

Il se passe une jolie aventure dans laquelle nos amis à quatre pattes vont se répartir les rôles pour ouvrir ce restaurant en plein air dont ils rêvent. Mais, n’ont-ils pas oublié un petit détail ? Pas de panique, fin gourmet ne signifie pas hôte difficile, et une solution va être trouvée pour que définitivement, Le resto Zaza soit le meilleur resto du monde !

Au fil des plages, les enfants apprécieront de voir les chiens travailler patte dans la patte pour faire de leur rêve un peu fou, une réalité. En plus de cette jolie histoire qui ne manque ni de mordant ni d’originalité, l’auteure plonge les jeunes lecteurs dans une ambiance colorée et douce qui s’assombrit à mesure que les heures passent, exactement comme dans la réalité. À la fin de la journée, un joli bleu nuit nous plonge au cœur de la nuit, un peu comme s’il invitait les enfants à gagner le confort de leur lit…

En bref, voici un tendre et amusant album jeunesse laissant une belle place à la nature et à l’amitié.


Et vous, aimez-vous les histoires avec des animaux ?
L’un de ces albums vous tente-t-il ?

Top Ten Tuesday #222 : les 10 livres avec lesquels je serais volontiers repartie lors de ma dernière visite en librairie

566856438

« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


J’ai de nouveau dévié du thème officiel pour vous présenter les 10 livres avec lesquels je serais volontiers repartie lors de ma dernière visite en librairie. Il y a évidemment beaucoup d’autres livres qui ont attiré mon attention et allongé la taille de ma wish list, mais ces livres sont ceux qui, à l’instant T, m’ont le plus donné envie.

Top Ten Tuesday(4)

Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils ?
En avez-vous déjà lu certains ?

 

Mini-chroniques en pagaille #38 : de l’émotion, des sensations fortes et un peu de bilinguisme !

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Raison et mariage de Laura Lee Guhrke

Raison et mariage par Guhrke

Ayant apprécié le tome précédent, j’avais certaines attentes mais j’avoue avoir été quelque peu déçue, n’ayant pas ressenti le même côté addictif avec cette romance qui tarde franchement à démarrer. Je n’ai pas non plus eu beaucoup d’affinités avec une héroïne que j’ai trouvée entêtée, bien que j’aie compris son envie de garder le contrôler sur sa vie et sa dot ! Quant au héros, il se révèle plutôt attachant et son passé assez marquant pour nous pousser à ressentir une certaine empathie pour sa personne.

Quelques bons passages et une écriture toujours aussi efficace m’ont permis néanmoins de terminer ma lecture sur une note positive, d’autant que j’ai apprécié que l’on ait une certaine continuité avec le premier tome puisque l’on suit de l’intérieur l’affaire sordide évoquée précédemment. Et si l’on connaissait déjà la fin, assister à la chute d’un infâme personnage n’a pas été désagréable, bien que l’issue soit quelque peu dramatique…

À noter que pour une fois, la mère de l’héroïne fait montre d’une certaine lucidité quant à sa condition de femme et tentera d’offrir, bien que maladroitement, d’autres perspectives à sa fille. Une fille plus faite pour diriger que se laisser manœuvrer, quoi que son père puisse en penser !

  • Moriarty tome 10 de Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi (dessin)

Couverture Moriarty, tome 10

Moriarty est une série que j’affectionne, mais dont je regrette la très grande inégalité entre les tomes. Mais ce tome 10 ne m’a pas déçue un instant, j’y ai retrouvé le charme des débuts et cette noirceur qui caractérise une intrigue poussant les lecteurs à considérer leur propre notion du bien et du mal, et dans quelle mesure ils sont prêts à franchir une frontière parfois bien mince.

Plutôt justicier répondant à l’appel de la loi ou plutôt justicier impitoyable qui n’hésite pas à utiliser les méthodes des criminels pour construire une société plus égalitaire et juste ? Le prince du crime et ses acolytes ont depuis un moment fait leur choix, un choix qui s’impose parfois à d’autres à cause ou malgré leurs idéaux nobles.

Ici, on suivra ainsi un idéaliste face à un choix éthique et moral qui va le conduire à entrer dans une partie d’échecs avec un fin stratège qui œuvre dans l’ombre et contre lequel, il nous semble bien démuni. Dès le début, j’ai tremblé pour ce personnage qui m’a semblé agneau dans un monde de loups !

Tension, corruption, trahison, sang et vengeance… encore un tome intense ! On regrettera peut-être une fin qui n’apporte pas grand-chose, mais qui permet à l’auteur d’introduire une petite dose de Sherlock Holmes, une chose à laquelle il semble tenir. Quant à l’esthétique globale du manga, elle est, comme d’habitude, irréprochable.

  • My Mummy does weird things/ Maman fait des choses bizarres d’Amélie Julien et Gustyawan (illustrations) 

Avant d’aller plus loin, je présente mes excuses à l’autrice pour cette chronique très en retard, puisque je dois avouer avec honte avoir oublié l’album dans l’une de mes bibliothèques.

Comme le titre le laisse supposer, My Mummy does weird things/ Maman fait des choses bizarres est un album jeunesse bilingue anglais-français parfait pour initier, dès leur plus jeune âge, les enfants à une langue étrangère et/ou leur proposer une lecture en duo quand ils sont en âge de lire.

À chaque page, nous découvrons une ou deux phrases en anglais tout de suite traduites en français, avec une traduction qui évite l’écueil du mot à mot. J’ai apprécié de parcourir ces quelques planches pleines d’humour qui m’ont fait sourire. À travers les différentes situations décrites avec une naïveté tout enfantine, on ressent pleinement l’affection de deux enfants pour leur mère, même quand celle-ci fait des choses étranges comme s’étirer les bras et les jambes devant la télé, ou cacher des choses dans des endroits inattendus… Non, mais quelle idée de mettre les bonbons en hauteur dans un placard ou de cacher des légumes dans les pâtes.

Malgré ses petites excentricités, les deux frères l’aiment leur maman qui est là pour eux et qui sait toujours comment leur apporter joie et bonheur. Un vrai arc-en-ciel leur maman, le sourire et les bisous en plus ! Quant aux illustrations, leur rondeur, leur côté très coloré et leur simplicité devraient permettre aux enfants de se plonger aisément dans ces quelques pages, avant de réfléchir à toutes ces choses bizarres que font leur maman.

En bref, voici un album illustré plein d’humour prouvant la force des liens mère/fils tout en offrant une belle initiation au bilinguisme.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

Throwback Thursday livresque #202 : C comme

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


J’aime beaucoup le thème de la semaine, C comme..., qui offre une grande marge de liberté quant à la manière de l’interpréter. Pour ma part, je suis partie sur l’idée de conte, un genre qui a bercé mon enfance et que j’aime toujours énormément. Et si j’aime autant les contes modernes que les contes plus traditionnels, j’apprécie encore plus les contes joliment illustrés. Et de ce côté-là, on peut dire que Benjamin Lacombe nous gâte ! Un de ces albums m’avait d’ailleurs particulièrement enchantée : Blanche-Neige.

Blanche-Neige

Miroir, miroir joli, qui est la plus belle dans tout le pays ? Ô ma reine, vous êtes très belle mais Blanche Neige est mille fois plus belle que vous.»À ces mots, la reine devint verte de jalousie. Désormais elle avait des haut-le-coeur dès qu’elle apercevait Blanche-Neige, tant elle la haïssait. Et l’envie et l’orgueil se développaient si fort dans son coeur qu’elle ne trouvait plus le repos, ni le jour ni la nuit. Elle devait trouver un moyen de la faire disparaître…

Pour en apprendre plus et voir des photos, je vous invite à découvrir mon court avis sur Blanche Neige que je prends toujours beaucoup de plaisir à feuilleter !

dsc_0625

Et vous, à quel titre auriez-vous pensé ?
Cet album vous fait-il envie ? L’avez-vous déjà lu ?

Charlie et la légende du roi Arthur, Mayghan Dolmy

Charlie est une petite fille métisse d’origine franco-anglaise. Grâce à sa couronne magique, elle part à la rencontre du jeune Arthur afin de l’aider à devenir le futur Roi de Bretagne. Une aventure culturelle et bilingue pour apprendre en s’amusant !

Charlie is a Franco-British, multi-ethnic little girl. Thanks to her magical crown, she’s off to meet young Arthur and help him become king of Britain! A cultural and bilingual adventure to learn the fun way!

Publishroom Factory (14 avril 2021) – 15€ – Album souple

AVIS

La promesse d’un ouvrage bilingue français-anglais et d’une histoire évoquant la légende arthurienne ont suffi à attirer mon attention, d’autant que la couverture est superbe et met en avant une petite fille métisse à une époque où la littérature jeunesse manque cruellement de diversité.

Après que son papa lui a raconté une histoire évoquant le légendaire Arthur, Charlie, une petite fille d’origine franco-anglaise, rêve de le rencontrer ! Et cela tombe bien puisqu’elle possède une couronne magique lui permettant de faire de son rêve une réalité. Mais ce n’est pas Arthur que Charlie rencontre en premier, c’est le grand et illustre Merlin qui lui confie une mission de la plus haute importance : aider Arthur à devenir roi de Bretagne.

wp-1623017460579.jpg

Alors qu’une mission de cette ampleur aurait eu de quoi effrayer plus d’un héros, la jeune Charlie n’hésite pas un instant et se lance à l’aventure, munie d’une pierre magique rouge qui, elle le découvrira plus tard, se révélera des plus utiles, de sa détermination et de son courage. Des qualités qui lui permettront de faire face au mensonge d’un garçon qui se rêvait chevalier quand il se montre bien vil, et l’aideront à pousser un enfant assez timide à se révéler et à prendre la place qui lui revient de droit. 

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, si ce n’est que j’ai adoré les références à la légende arthurienne, l’atmosphère qui se dégage des pages, le ton joyeux et enjoué, et parfois non dénué d’humour du récit, la dynamique qui s’instaure entre Charlie et Arthur… Tout autant d’éléments qui plairont autant aux enfants, qu’aux parents ou à tout autre adulte ayant gardé son âme d’enfant. Mais ce qui, pour moi, fait la force de cet album, c’est le fait que ce ne soit pas un garçon qui est présenté comme un héros, mais une fille.

Parce que clairement, en comparaison d’Arthur, quelque peu timoré et empoté, Charlie brille par sa curiosité intellectuelle, son goût pour l’aventure, son sens de la justice et sa grande force de caractère. Ainsi, malgré son jeune âge et la situation inattendue qu’elle doit affronter, elle ne se laisse pas faire et accomplit avec bravoure sa difficile mission. En moins de 30 pages, l’autrice a donc réussi à créer une jeune héroïne attachante et inspirante, un modèle pour des enfants plus habitués à des contes et autres légendes où les filles sont sauvées par les princes, qu’à des histoires où les filles aident les garçons à devenir princes.

Bien que je ne sois pas concernée par le sujet, il me semble également important de proposer de telles histoires mettant en scène un enfant non-blanc, puisqu’il y a un réel manque de représentativité, et encore plus de représentativité positive en littérature. Le fait que Charlie soit franco-anglaise apporte également une dimension multiculturelle intéressante au récit, qui joue sur les deux langues en proposant l’histoire en français sur les pages de gauche, et en anglais sur les pages de droite. À une époque où la maîtrise de plusieurs langues devient un enjeu éducatif de plus en plus important, voici un album qui a, plus que jamais, sa place dans une bibliothèque familiale et/ou scolaire. Afin de faciliter la compréhension et favoriser l’enrichissement du vocabulaire, certains mots sont, en outre, bleutés et traduits en fin d’album dans un tableau. Un moyen ludique, pratique et efficace d’apprendre en s’amusant !

Le côté ludique est également renforcé par un jeu de « cherche et trouve », qui a depuis longtemps fait ses preuves chez les enfants. Ainsi, page après page, ceux-ci devraient prendre plaisir à chercher Soso la girafe, la meilleure amie de Charlie. Pour ma part, et bien que j’aie passé l’âge, je ne peux nier m’être prise au jeu, et avoir apprécié de chercher cette girafe qui semble avoir, comme Charlie, pris goût à l’aventure.

wp-1623017494582.jpg

Quant aux illustrations, elles m’ont complètement charmée. J’ai apprécié leur douceur, leur expressivité, leur dynamisme ainsi que l’attention apportée à la lumière et au mouvement. À l’image de Charlie, les dessins se révèlent donc vivants, avec un côté doux très enfantin, et un jeu sur les visages qui m’a, dans une certaine mesure, parfois fait penser aux illustrations de mangas.

En conclusion, Mayghan Dolmy nous propose ici un album bilingue, français-anglais, plein de charme, revisitant la légende arthurienne à travers une jeune héroïne métisse courageuse et attachante, qui n’a rien à envier aux héros et princes de légende. Joliment illustré, dynamique, non dénué d’humour, et laissant une belle place à la diversité, Charlie et la légende du roi Arthur est un album jeunesse que je ne peux que vous recommander, et qui devrait enchanter les enfants tout en leur permettant de travailler leur anglais/français en s’amusant. Que ce soit dans une bibliothèque familiale et/ou scolaire, voici un album à posséder, à (re)lire et à partager tout autour de soi.

Je remercie Mayghan Dolmy de m’avoir envoyé, en échange de mon avis, Charlie et la légende du roi Arthur que vous pourrez retrouver sur Amazon.

Le jardinier de la nuit, Eric Fan et Terry Fan

De gigantesques sculptures envahissent la ville, changeant le paysage et le quotidien de ses habitants à tout jamais.

Little Urban (12 octobre 2018) – 40 pages – 15€

AVIS

Voici un album dont la couverture pleine de mystère a tout de suite éveillé ma curiosité. Une couverture à la hauteur d’une histoire qui m’a émerveillée et enchantée. J’ai ainsi été saisie par la beauté et la poésie de cet album qui, page après page, instille bonheur et espoir dans le cœur de ses lecteurs, des habitants de la ville, et d’un enfant habitant dans un orphelinat rue des Chagrins.

Dans cette magnifique histoire mêlant art et nature, nous découvrons un jardinier d’un genre très spécial, un jardinier qui œuvre dans les secrets de la nuit afin d’offrir aux gens une étincelle de beauté et de joie dans leur vie. Et pour ce faire, il leur fait le plus beau des cadeaux : de magnifiques sculptures végétales prenant la forme de différents animaux. Si les habitants sont heureux d’admirer ces magnifiques créations, le petit William semble, quant à lui, les attendre avec impatience et un plaisir touchant de simplicité. Il faut dire que le garçon y découvre les secrets de son âme, ou du moins, une vocation qui lui assurera que plus jamais le chagrin n’assombrira les recoins de son cœur.

Comment ne pas être ému et profondément touché par cette histoire criante d’humanité, de poésie, de douceur et de beauté ? Des qualificatifs qui conviennent aussi bien au fond qu’à la forme, les illustrations possédant ce charme suranné alliant douceur de l’enfance, mélancolie poétique et beauté classique. Des illustrations grand format, à défaut de pouvoir être grandeur nature, qui émerveillent, et qui soulignent à merveille l’arrivée de la couleur et de la vie dans une rue que l’on aurait pu craindre destinée au désespoir et à l’ennui.

Avec subtilité, élégance et tendresse, les auteurs nous montrent ici toute la force et la magie de l’art, une force vive qui touche et éveille, mais ils nous montrent également qu’il suffit parfois d’un peu de magie du cœur, et d’une âme bienveillante et altruiste, pour apporter une étincelle de vie ! Parce que tant que les hommes seront prêts à s’émerveiller, l’espoir sera toujours là, tapi même dans la plus sombre des rues. Et quand la nature reprendra ses droits, aucun paysage de désolation, juste le bonheur en trame de fond, comme la réminiscence de la promesse de jours meilleurs et en couleurs…

En bref, voici un album plein de douceur et de poésie que je ne peux que conseiller aux personnes appréciant les belles histoires, de celles qui réconfortent, qui donnent espoir en la beauté de la vie, et qui prouvent qu’il suffit parfois d’une seule personne pour faire oublier la monotonie de la grisaille et apporter de la couleur dans les cœurs.

Mini-chroniques en pagaille #35

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Blue au pays des songes (tome 1) : La forêt envahissante de Davide Tosello ( Vents d’Ouest) :

Blue au pays des songes - Tome 01Si j’ai adoré l’ambiance onirique instaurée par l’auteur, j’avoue avoir été assez déstabilisée par l’histoire qui a un petit côté absurde à la Alice au pays des merveilles. Je ne suis d’ailleurs pas certaine que sans le résumé qui est, pour le coup, très clair, j’aurais totalement su appréhender le contenu de cette magnifique BD. Cela ne m’a pas empêchée de me laisser bercer par l’imaginaire de l’auteur, et d’être enchantée par les somptueuses illustrations, dont j’ai adoré les couleurs et les contours.

Nous suivons ici Blue, une jeune fille qui fuit une forêt sombre qui grandit et grignote tout ce qui se trouve sur son chemin, humains et maison y compris. Dans sa fuite, Blue sera accompagnée d’une baleine miniature enfermée dans un bocal, puis par un jeune garçon avec lequel elle désire se rendre à la cité de la tristesse, un endroit où il est possible d’échanger des larmes contre un vœu. Mais la route ne sera pas dénuée de dangers et de rencontres allant de surprenantes à fortement désobligeantes.

En plus d’être sublime et très rythmée, cette BD offre un très beau travail sur les songes, les cauchemars et n’est pas dénuée de messages importants, notamment sur la force de la magie, l’importance de croire en soi et la nécessité de connaître son passé pour construire son futur. Le passé de Blue nous apparaît d’ailleurs par petites touches à mesure qu’elle progresse dans son aventure…

En bref, La forêt envahissante nous offre un énigmatique, étrange et mystérieux voyage au pays des rêves, ou plutôt des cauchemars, en même temps qu’une aventure rythmée qui enchantera les yeux des lecteurs. Belle et intrigante, voici une BD que je ne peux que vous conseiller.


Les trois titres suivants sont proposés en accès libre sur NetGalley. Je remercie d’ailleurs le site et les maisons d’édition pour ces lectures.

  • La musique d’Édouard de Monika Filipina (Editions Crackboom !) 

Couverture La musique d’Edouard

J’ai tout de suite craqué devant la couverture que ce soit pour ses couleurs pleines de pétillants, l’illustration de couverture adorable, ou tous les animaux qui y sont représentés. Et je dois dire que j’ai été enchantée par cette belle histoire qui nous plonge en pleine jungle. On y découvre tout un panel d’animaux divers et variés qui partagent une passion commune : la musique. Mélomanes dans l’âme, ces animaux jouent donc chacun d’un instrument. Tous sauf le pauvre Édouard, un éléphant qui a tout essayé, mais qui s’est fait une raison : aucun instrument ne lui sied ou ne résiste à sa force.

Loin de se laisser abattre, il s’est donc transformé en soutien et fan inconditionnel de ses amis dont il écoute avec un plaisir non dissimulé les concerts en pleine jungle. Mais un jour, un petit contretemps va lui permettre de faire une surprenante et très belle découverte !

J’ai adoré cette histoire d’animaux mélomanes et j’ai été touchée par ce petit éléphant dont l’amour de la musique ne peut pas s’exprimer comme il le souhaiterait. Mais ce qui fait la beauté de cet album est la manière dont l’autrice permet aux enfants de comprendre qu’il faut toujours garder espoir et que chacun d’entre nous possède ses propres talents et dons. Une belle leçon d’espoir et de confiance en soi qui plaira autant aux enfants qu’aux parents et adultes.

À noter également, un petit récapitulatif des différents instruments joués par les animaux de l’album, un beau moyen de montrer leur variété aux enfants et de leur apprendre à bien les reconnaître/nommer. Quant aux illustrations, elles sont à la hauteur de l’illustration de couverture : mignonnes à souhait, douces et colorées.

En bref, voici un très bel album jeunesse qui plaira aux amoureux des animaux et de la musique, et qui à travers un jeune éléphant montre que chacun d’entre nous possède un talent qui lui est propre et qui ne demande qu’à s’exprimer.


  • Les filles modèles – tome 1 : Guerre froide de Potvin, Morival et Bussi (Kennes éditions) :

Les filles modèles, BD tome 1 : Guerre froide (BD) par Potvin

Il s’agit ici de l’adaptation en BD du roman Les filles modèles que je n’ai personnellement pas lu.

Marie-Douce porte bien son nom. Gentille et adorable, elle réserve un très bon accueil à Laura, sa nouvelle demi-sœur avec qui elle va devoir partager sa chambre. Il faut dire qu’en fille aimante, elle est prête à tout pour que son père soit heureux avec la mère de Laura, sa nouvelle compagne. Malheureusement pour elle, Laura n’est pas dans les mêmes dispositions et ne possède pas un caractère aussi conciliant. Franchement odieuse, elle fera tout pour se montrer désagréable dans l’espoir de pouvoir déménager, et de se tenir éloignée de mademoiselle Barbie et de son agaçant et trop parfait père.

Si j’ai trouvé Laura franchement agaçante, elle évoluera en cours d’aventure et apprendra à mettre sa colère de côté pour se rendre compte que Marie-Douce n’est peut-être pas la fille naïve et insipide qu’elle pensait. Une jolie manière pour l’autrice de montrer qu’il faut se méfier des apparences et qu’il est toujours dangereux de cataloguer des individus du seul fait de ses aprioris.

Quant à Marie-Douce, elle se révèle d’emblée attachante et touchante, notamment dans son envie de bien faire et d’assurer une certaine harmonie au sein de sa famille recomposée. J’ai également apprécié que l’on nous montre que l’on peut être très gentille, aimer le rose et la danse, mais aussi avoir une certaine force de caractère et être douée dans les sports de combat. Une image qui sort clairement des stéréotypes que l’on a coutume de voir.

Le début de la BD m’a bien plu, avec notamment cette confrontation entre deux jeunes filles à la personnalité diamétralement opposée, mais unies par le même amour pour leur animal de compagnie, un chien pour l’une, et un chat pour l’autre. Néanmoins, si j’ai apprécié que l’un des personnages offre une leçon de vie à Laura, qui en avait clairement besoin, j’ai trouvé le moyen de le faire assez mesquin, voire humiliant. Pas certaine que dénoncer un comportement problématique au moyen d’un comportement qu’il l’est tout autant soit très pertinent… 

Mais c’est peut-être toute l’intrigue amoureuse qui se dessine qui m’a le moins intéressée, étant probablement trop âgée maintenant pour ce genre de schéma et de retournement de situation. Je reconnais toutefois que ce point et la manière dont il est amené devraient séduire les jeunes lectrices. Et je dis lectrices parce que la BD est somme toute connotée très girly, que ce soit au niveau des personnages, de leurs sujets de conversation ou des tons pastels des illustrations. Des illustrations dont j’ai d’ailleurs apprécié les couleurs et la douceur.

En bref, Les filles modèles est une BD qui plaira aux adolescentes en quête d’une histoire mêlant rivalités entre deux jeunes filles devant apprendre à vivre ensemble, amitiés et prémisses d’une histoire d’amour qui s’avère compliquée ou, du moins, délicate.


  • Mé en vré il fo mangé koi ? de Cédric Yout (Publishroom Factory)

Couverture Mé en vré il fo mangé koi ?

Contrairement aux ouvrages précédents, la couverture ne m’a pas inspirée plus que cela et j’avoue que le titre en langage SMS aurait eu plutôt tendance à me faire fuir. À l’inverse, le résumé a attiré toute mon attention, la question de l’alimentation m’intéressant.

Avant d’aller plus loin, je préfère préciser que l’ouvrage n’est pas un album, mais plutôt un mini guide très accessible qui aborde succinctement différents points liés à l’alimentation : les bénéfices apportés par une bonne alimentation, les différents « personnages » de l’alimentation (lipide, glucides, vitamines)… et leurs effets positifs ou négatifs sur le corps ainsi que les aliments où on peut les trouver… On évoque aussi le sport, l’importance de ne pas se jeter sur les plats préparés, l’application Yuka, quelques exemples de petits-déjeuners (avec la tendance française à trop insister sur les glucides, le combo pain/miel ou confiture étant quelque peu déconseillé…) et l’auteur propose même une petite visite des rayons des supermarchés avec quelques recommandations de fréquence de consommation.

En bref, si le fond est intéressant, il m’a semblé qu’il faudrait peut-être revoir quelques passages et faire un bref rappel sur le fait que l’alimentation est l’un des facteurs qui joue sur le poids et qu’à ce titre, il est important d’être bien renseigné sur le sujet, mais qu’il y a d’autres variables à considérer. Mis à part ce bémol, ce guide se révèle très accessible et offre un premier pas intéressant pour sensibiliser les adultes et surtout les enfants au thème de l’alimentation et de l’importance de l’équilibre alimentaire.

Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils ?
Les avez-vous déjà lus ?

Bilan de la Semaine à lire (février 2021)

Or, Coupe, Café, Panier, Livres, Livre

Je vous propose un petit bilan de la dernière Semaine à lire qui a eu lieu du 12 au 19 février.

Du vendredi 19h au dimanche

À part une sortie en ville pour récupérer une commande France Loisirs et un après-midi en famille à faire de la luge, j’ai passé tout mon temps libre à lire…

Au bout d’une trentaine de pages, je me suis souvenue avoir déjà lu La promise du clan Kincardine, mais ayant oublié les détails et un chat endormi sur mes genoux, j’ai fini par poursuivre ma lecture, qui fut donc une sympathique relecture. J’ai également Les hommes virils lisent de la romance, une romance originale et plutôt addictive, en dépit d’une héroïne des plus agaçantes…

Couverture La scandaleuseCouverture Les hommes virils lisent de la romanceCouverture La Promise du clan Kincardine

TOTAL : 1122 pages

Lundi au vendredi 23h59

La Partition de Flintham est un magnifique roman graphique que je ne peux que vous conseiller pour son atmosphère gothique… Quant à la BD Les aventures d’Alduin et Léna, elle m’a offert un très beau moment de divertissement en même temps que des illustrations à couper le souffle.

Couverture Captive d'un Viking

Couverture La partition de FlinthamCouverture Les aventures d'Alduin et Léna (BD), tome 1 : Les guerriers de glaceAu Bois Dormant par Boutavant

TOTAL : 810 pages

Avec un total de 1932 pages lues durant cette semaine à lire, j’ai largement dépassé mon objectif de 1366 pages. Et je pense que m’être concentrée principalement sur la romance n’est pas étranger à ce résultat, le genre ayant un petit côté addictif parfait pour un challenge littéraire…

Et vous, avez-vous participé à cette semaine à lire ?
Quel est votre bilan ?

In My Mailbox #197

in-my-mailbox1

« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


  • Romans :

Malgré certains avis qui m’avaient dissuadée de l’acheter, la curiosité a été la plus forte et j’ai craqué pour La neuvième maison…

Couverture La pire soirée de ta vieCouverture Alex Stern, tome 1 : La Neuvième Maison

J’ai également reçu These violent delights dans la Owlcrate de décembre.

  • Ouvrages graphiques :

Couverture Alice au pays des merveilles : Dans le terrier du lapin blancCouverture Calpurnia (BD), tome 1

 Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?