Charlie et la légende du roi Arthur, Mayghan Dolmy

Charlie est une petite fille métisse d’origine franco-anglaise. Grâce à sa couronne magique, elle part à la rencontre du jeune Arthur afin de l’aider à devenir le futur Roi de Bretagne. Une aventure culturelle et bilingue pour apprendre en s’amusant !

Charlie is a Franco-British, multi-ethnic little girl. Thanks to her magical crown, she’s off to meet young Arthur and help him become king of Britain! A cultural and bilingual adventure to learn the fun way!

Publishroom Factory (14 avril 2021) – 15€ – Album souple

AVIS

La promesse d’un ouvrage bilingue français-anglais et d’une histoire évoquant la légende arthurienne ont suffi à attirer mon attention, d’autant que la couverture est superbe et met en avant une petite fille métisse à une époque où la littérature jeunesse manque cruellement de diversité.

Après que son papa lui a raconté une histoire évoquant le légendaire Arthur, Charlie, une petite fille d’origine franco-anglaise, rêve de le rencontrer ! Et cela tombe bien puisqu’elle possède une couronne magique lui permettant de faire de son rêve une réalité. Mais ce n’est pas Arthur que Charlie rencontre en premier, c’est le grand et illustre Merlin qui lui confie une mission de la plus haute importance : aider Arthur à devenir roi de Bretagne.

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Alors qu’une mission de cette ampleur aurait eu de quoi effrayer plus d’un héros, la jeune Charlie n’hésite pas un instant et se lance à l’aventure, munie d’une pierre magique rouge qui, elle le découvrira plus tard, se révélera des plus utiles, de sa détermination et de son courage. Des qualités qui lui permettront de faire face au mensonge d’un garçon qui se rêvait chevalier quand il se montre bien vil, et l’aideront à pousser un enfant assez timide à se révéler et à prendre la place qui lui revient de droit. 

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, si ce n’est que j’ai adoré les références à la légende arthurienne, l’atmosphère qui se dégage des pages, le ton joyeux et enjoué, et parfois non dénué d’humour du récit, la dynamique qui s’instaure entre Charlie et Arthur… Tout autant d’éléments qui plairont autant aux enfants, qu’aux parents ou à tout autre adulte ayant gardé son âme d’enfant. Mais ce qui, pour moi, fait la force de cet album, c’est le fait que ce ne soit pas un garçon qui est présenté comme un héros, mais une fille.

Parce que clairement, en comparaison d’Arthur, quelque peu timoré et empoté, Charlie brille par sa curiosité intellectuelle, son goût pour l’aventure, son sens de la justice et sa grande force de caractère. Ainsi, malgré son jeune âge et la situation inattendue qu’elle doit affronter, elle ne se laisse pas faire et accomplit avec bravoure sa difficile mission. En moins de 30 pages, l’autrice a donc réussi à créer une jeune héroïne attachante et inspirante, un modèle pour des enfants plus habitués à des contes et autres légendes où les filles sont sauvées par les princes, qu’à des histoires où les filles aident les garçons à devenir princes.

Bien que je ne sois pas concernée par le sujet, il me semble également important de proposer de telles histoires mettant en scène un enfant non-blanc, puisqu’il y a un réel manque de représentativité, et encore plus de représentativité positive en littérature. Le fait que Charlie soit franco-anglaise apporte également une dimension multiculturelle intéressante au récit, qui joue sur les deux langues en proposant l’histoire en français sur les pages de gauche, et en anglais sur les pages de droite. À une époque où la maîtrise de plusieurs langues devient un enjeu éducatif de plus en plus important, voici un album qui a, plus que jamais, sa place dans une bibliothèque familiale et/ou scolaire. Afin de faciliter la compréhension et favoriser l’enrichissement du vocabulaire, certains mots sont, en outre, bleutés et traduits en fin d’album dans un tableau. Un moyen ludique, pratique et efficace d’apprendre en s’amusant !

Le côté ludique est également renforcé par un jeu de « cherche et trouve », qui a depuis longtemps fait ses preuves chez les enfants. Ainsi, page après page, ceux-ci devraient prendre plaisir à chercher Soso la girafe, la meilleure amie de Charlie. Pour ma part, et bien que j’aie passé l’âge, je ne peux nier m’être prise au jeu, et avoir apprécié de chercher cette girafe qui semble avoir, comme Charlie, pris goût à l’aventure.

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Quant aux illustrations, elles m’ont complètement charmée. J’ai apprécié leur douceur, leur expressivité, leur dynamisme ainsi que l’attention apportée à la lumière et au mouvement. À l’image de Charlie, les dessins se révèlent donc vivants, avec un côté doux très enfantin, et un jeu sur les visages qui m’a, dans une certaine mesure, parfois fait penser aux illustrations de mangas.

En conclusion, Mayghan Dolmy nous propose ici un album bilingue, français-anglais, plein de charme, revisitant la légende arthurienne à travers une jeune héroïne métisse courageuse et attachante, qui n’a rien à envier aux héros et princes de légende. Joliment illustré, dynamique, non dénué d’humour, et laissant une belle place à la diversité, Charlie et la légende du roi Arthur est un album jeunesse que je ne peux que vous recommander, et qui devrait enchanter les enfants tout en leur permettant de travailler leur anglais/français en s’amusant. Que ce soit dans une bibliothèque familiale et/ou scolaire, voici un album à posséder, à (re)lire et à partager tout autour de soi.

Je remercie Mayghan Dolmy de m’avoir envoyé, en échange de mon avis, Charlie et la légende du roi Arthur que vous pourrez retrouver sur Amazon.

Le jardinier de la nuit, Eric Fan et Terry Fan

De gigantesques sculptures envahissent la ville, changeant le paysage et le quotidien de ses habitants à tout jamais.

Little Urban (12 octobre 2018) – 40 pages – 15€

AVIS

Voici un album dont la couverture pleine de mystère a tout de suite éveillé ma curiosité. Une couverture à la hauteur d’une histoire qui m’a émerveillée et enchantée. J’ai ainsi été saisie par la beauté et la poésie de cet album qui, page après page, instille bonheur et espoir dans le cœur de ses lecteurs, des habitants de la ville, et d’un enfant habitant dans un orphelinat rue des Chagrins.

Dans cette magnifique histoire mêlant art et nature, nous découvrons un jardinier d’un genre très spécial, un jardinier qui œuvre dans les secrets de la nuit afin d’offrir aux gens une étincelle de beauté et de joie dans leur vie. Et pour ce faire, il leur fait le plus beau des cadeaux : de magnifiques sculptures végétales prenant la forme de différents animaux. Si les habitants sont heureux d’admirer ces magnifiques créations, le petit William semble, quant à lui, les attendre avec impatience et un plaisir touchant de simplicité. Il faut dire que le garçon y découvre les secrets de son âme, ou du moins, une vocation qui lui assurera que plus jamais le chagrin n’assombrira les recoins de son cœur.

Comment ne pas être ému et profondément touché par cette histoire criante d’humanité, de poésie, de douceur et de beauté ? Des qualificatifs qui conviennent aussi bien au fond qu’à la forme, les illustrations possédant ce charme suranné alliant douceur de l’enfance, mélancolie poétique et beauté classique. Des illustrations grand format, à défaut de pouvoir être grandeur nature, qui émerveillent, et qui soulignent à merveille l’arrivée de la couleur et de la vie dans une rue que l’on aurait pu craindre destinée au désespoir et à l’ennui.

Avec subtilité, élégance et tendresse, les auteurs nous montrent ici toute la force et la magie de l’art, une force vive qui touche et éveille, mais ils nous montrent également qu’il suffit parfois d’un peu de magie du cœur, et d’une âme bienveillante et altruiste, pour apporter une étincelle de vie ! Parce que tant que les hommes seront prêts à s’émerveiller, l’espoir sera toujours là, tapi même dans la plus sombre des rues. Et quand la nature reprendra ses droits, aucun paysage de désolation, juste le bonheur en trame de fond, comme la réminiscence de la promesse de jours meilleurs et en couleurs…

En bref, voici un album plein de douceur et de poésie que je ne peux que conseiller aux personnes appréciant les belles histoires, de celles qui réconfortent, qui donnent espoir en la beauté de la vie, et qui prouvent qu’il suffit parfois d’une seule personne pour faire oublier la monotonie de la grisaille et apporter de la couleur dans les cœurs.

Mini-chroniques en pagaille #35

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Blue au pays des songes (tome 1) : La forêt envahissante de Davide Tosello ( Vents d’Ouest) :

Blue au pays des songes - Tome 01Si j’ai adoré l’ambiance onirique instaurée par l’auteur, j’avoue avoir été assez déstabilisée par l’histoire qui a un petit côté absurde à la Alice au pays des merveilles. Je ne suis d’ailleurs pas certaine que sans le résumé qui est, pour le coup, très clair, j’aurais totalement su appréhender le contenu de cette magnifique BD. Cela ne m’a pas empêchée de me laisser bercer par l’imaginaire de l’auteur, et d’être enchantée par les somptueuses illustrations, dont j’ai adoré les couleurs et les contours.

Nous suivons ici Blue, une jeune fille qui fuit une forêt sombre qui grandit et grignote tout ce qui se trouve sur son chemin, humains et maison y compris. Dans sa fuite, Blue sera accompagnée d’une baleine miniature enfermée dans un bocal, puis par un jeune garçon avec lequel elle désire se rendre à la cité de la tristesse, un endroit où il est possible d’échanger des larmes contre un vœu. Mais la route ne sera pas dénuée de dangers et de rencontres allant de surprenantes à fortement désobligeantes.

En plus d’être sublime et très rythmée, cette BD offre un très beau travail sur les songes, les cauchemars et n’est pas dénuée de messages importants, notamment sur la force de la magie, l’importance de croire en soi et la nécessité de connaître son passé pour construire son futur. Le passé de Blue nous apparaît d’ailleurs par petites touches à mesure qu’elle progresse dans son aventure…

En bref, La forêt envahissante nous offre un énigmatique, étrange et mystérieux voyage au pays des rêves, ou plutôt des cauchemars, en même temps qu’une aventure rythmée qui enchantera les yeux des lecteurs. Belle et intrigante, voici une BD que je ne peux que vous conseiller.


Les trois titres suivants sont proposés en accès libre sur NetGalley. Je remercie d’ailleurs le site et les maisons d’édition pour ces lectures.

  • La musique d’Édouard de Monika Filipina (Editions Crackboom !) 

Couverture La musique d’Edouard

J’ai tout de suite craqué devant la couverture que ce soit pour ses couleurs pleines de pétillants, l’illustration de couverture adorable, ou tous les animaux qui y sont représentés. Et je dois dire que j’ai été enchantée par cette belle histoire qui nous plonge en pleine jungle. On y découvre tout un panel d’animaux divers et variés qui partagent une passion commune : la musique. Mélomanes dans l’âme, ces animaux jouent donc chacun d’un instrument. Tous sauf le pauvre Édouard, un éléphant qui a tout essayé, mais qui s’est fait une raison : aucun instrument ne lui sied ou ne résiste à sa force.

Loin de se laisser abattre, il s’est donc transformé en soutien et fan inconditionnel de ses amis dont il écoute avec un plaisir non dissimulé les concerts en pleine jungle. Mais un jour, un petit contretemps va lui permettre de faire une surprenante et très belle découverte !

J’ai adoré cette histoire d’animaux mélomanes et j’ai été touchée par ce petit éléphant dont l’amour de la musique ne peut pas s’exprimer comme il le souhaiterait. Mais ce qui fait la beauté de cet album est la manière dont l’autrice permet aux enfants de comprendre qu’il faut toujours garder espoir et que chacun d’entre nous possède ses propres talents et dons. Une belle leçon d’espoir et de confiance en soi qui plaira autant aux enfants qu’aux parents et adultes.

À noter également, un petit récapitulatif des différents instruments joués par les animaux de l’album, un beau moyen de montrer leur variété aux enfants et de leur apprendre à bien les reconnaître/nommer. Quant aux illustrations, elles sont à la hauteur de l’illustration de couverture : mignonnes à souhait, douces et colorées.

En bref, voici un très bel album jeunesse qui plaira aux amoureux des animaux et de la musique, et qui à travers un jeune éléphant montre que chacun d’entre nous possède un talent qui lui est propre et qui ne demande qu’à s’exprimer.


  • Les filles modèles – tome 1 : Guerre froide de Potvin, Morival et Bussi (Kennes éditions) :

Les filles modèles, BD tome 1 : Guerre froide (BD) par Potvin

Il s’agit ici de l’adaptation en BD du roman Les filles modèles que je n’ai personnellement pas lu.

Marie-Douce porte bien son nom. Gentille et adorable, elle réserve un très bon accueil à Laura, sa nouvelle demi-sœur avec qui elle va devoir partager sa chambre. Il faut dire qu’en fille aimante, elle est prête à tout pour que son père soit heureux avec la mère de Laura, sa nouvelle compagne. Malheureusement pour elle, Laura n’est pas dans les mêmes dispositions et ne possède pas un caractère aussi conciliant. Franchement odieuse, elle fera tout pour se montrer désagréable dans l’espoir de pouvoir déménager, et de se tenir éloignée de mademoiselle Barbie et de son agaçant et trop parfait père.

Si j’ai trouvé Laura franchement agaçante, elle évoluera en cours d’aventure et apprendra à mettre sa colère de côté pour se rendre compte que Marie-Douce n’est peut-être pas la fille naïve et insipide qu’elle pensait. Une jolie manière pour l’autrice de montrer qu’il faut se méfier des apparences et qu’il est toujours dangereux de cataloguer des individus du seul fait de ses aprioris.

Quant à Marie-Douce, elle se révèle d’emblée attachante et touchante, notamment dans son envie de bien faire et d’assurer une certaine harmonie au sein de sa famille recomposée. J’ai également apprécié que l’on nous montre que l’on peut être très gentille, aimer le rose et la danse, mais aussi avoir une certaine force de caractère et être douée dans les sports de combat. Une image qui sort clairement des stéréotypes que l’on a coutume de voir.

Le début de la BD m’a bien plu, avec notamment cette confrontation entre deux jeunes filles à la personnalité diamétralement opposée, mais unies par le même amour pour leur animal de compagnie, un chien pour l’une, et un chat pour l’autre. Néanmoins, si j’ai apprécié que l’un des personnages offre une leçon de vie à Laura, qui en avait clairement besoin, j’ai trouvé le moyen de le faire assez mesquin, voire humiliant. Pas certaine que dénoncer un comportement problématique au moyen d’un comportement qu’il l’est tout autant soit très pertinent… 

Mais c’est peut-être toute l’intrigue amoureuse qui se dessine qui m’a le moins intéressée, étant probablement trop âgée maintenant pour ce genre de schéma et de retournement de situation. Je reconnais toutefois que ce point et la manière dont il est amené devraient séduire les jeunes lectrices. Et je dis lectrices parce que la BD est somme toute connotée très girly, que ce soit au niveau des personnages, de leurs sujets de conversation ou des tons pastels des illustrations. Des illustrations dont j’ai d’ailleurs apprécié les couleurs et la douceur.

En bref, Les filles modèles est une BD qui plaira aux adolescentes en quête d’une histoire mêlant rivalités entre deux jeunes filles devant apprendre à vivre ensemble, amitiés et prémisses d’une histoire d’amour qui s’avère compliquée ou, du moins, délicate.


  • Mé en vré il fo mangé koi ? de Cédric Yout (Publishroom Factory)

Couverture Mé en vré il fo mangé koi ?

Contrairement aux ouvrages précédents, la couverture ne m’a pas inspirée plus que cela et j’avoue que le titre en langage SMS aurait eu plutôt tendance à me faire fuir. À l’inverse, le résumé a attiré toute mon attention, la question de l’alimentation m’intéressant.

Avant d’aller plus loin, je préfère préciser que l’ouvrage n’est pas un album, mais plutôt un mini guide très accessible qui aborde succinctement différents points liés à l’alimentation : les bénéfices apportés par une bonne alimentation, les différents « personnages » de l’alimentation (lipide, glucides, vitamines)… et leurs effets positifs ou négatifs sur le corps ainsi que les aliments où on peut les trouver… On évoque aussi le sport, l’importance de ne pas se jeter sur les plats préparés, l’application Yuka, quelques exemples de petits-déjeuners (avec la tendance française à trop insister sur les glucides, le combo pain/miel ou confiture étant quelque peu déconseillé…) et l’auteur propose même une petite visite des rayons des supermarchés avec quelques recommandations de fréquence de consommation.

En bref, si le fond est intéressant, il m’a semblé qu’il faudrait peut-être revoir quelques passages et faire un bref rappel sur le fait que l’alimentation est l’un des facteurs qui joue sur le poids et qu’à ce titre, il est important d’être bien renseigné sur le sujet, mais qu’il y a d’autres variables à considérer. Mis à part ce bémol, ce guide se révèle très accessible et offre un premier pas intéressant pour sensibiliser les adultes et surtout les enfants au thème de l’alimentation et de l’importance de l’équilibre alimentaire.

Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils ?
Les avez-vous déjà lus ?

Bilan de la Semaine à lire (février 2021)

Or, Coupe, Café, Panier, Livres, Livre

Je vous propose un petit bilan de la dernière Semaine à lire qui a eu lieu du 12 au 19 février.

Du vendredi 19h au dimanche

À part une sortie en ville pour récupérer une commande France Loisirs et un après-midi en famille à faire de la luge, j’ai passé tout mon temps libre à lire…

Au bout d’une trentaine de pages, je me suis souvenue avoir déjà lu La promise du clan Kincardine, mais ayant oublié les détails et un chat endormi sur mes genoux, j’ai fini par poursuivre ma lecture, qui fut donc une sympathique relecture. J’ai également Les hommes virils lisent de la romance, une romance originale et plutôt addictive, en dépit d’une héroïne des plus agaçantes…

Couverture La scandaleuseCouverture Les hommes virils lisent de la romanceCouverture La Promise du clan Kincardine

TOTAL : 1122 pages

Lundi au vendredi 23h59

La Partition de Flintham est un magnifique roman graphique que je ne peux que vous conseiller pour son atmosphère gothique… Quant à la BD Les aventures d’Alduin et Léna, elle m’a offert un très beau moment de divertissement en même temps que des illustrations à couper le souffle.

Couverture Captive d'un Viking

Couverture La partition de FlinthamCouverture Les aventures d'Alduin et Léna (BD), tome 1 : Les guerriers de glaceAu Bois Dormant par Boutavant

TOTAL : 810 pages

Avec un total de 1932 pages lues durant cette semaine à lire, j’ai largement dépassé mon objectif de 1366 pages. Et je pense que m’être concentrée principalement sur la romance n’est pas étranger à ce résultat, le genre ayant un petit côté addictif parfait pour un challenge littéraire…

Et vous, avez-vous participé à cette semaine à lire ?
Quel est votre bilan ?

In My Mailbox #197

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


  • Romans :

Malgré certains avis qui m’avaient dissuadée de l’acheter, la curiosité a été la plus forte et j’ai craqué pour La neuvième maison…

Couverture La pire soirée de ta vieCouverture Alex Stern, tome 1 : La Neuvième Maison

J’ai également reçu These violent delights dans la Owlcrate de décembre.

  • Ouvrages graphiques :

Couverture Alice au pays des merveilles : Dans le terrier du lapin blancCouverture Calpurnia (BD), tome 1

 Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

Throwback Thursday Livresque : coup de cœur de 2020

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Mes coups de cœur sont extrêmement rares et se comptent bien souvent, d’une année à l’autre, sur les doigts de la main. Fort heureusement, cela ne m’empêche pas de faire de très bonnes lectures…

Parmi mes quelques coups de cœur de l’année dernière, il y en a un auquel je continue à penser régulièrement : Préférer l’hiver d’Aurélie Jeannin.

Couverture Préférer l’hiver

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au coeur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une
saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

Ce roman ne plaira pas à tous, mais pour ma part, je me suis laissée transporter par sa force, sa beauté brute, la magnifique plume de l’autrice et cette ambiance si particulière qu’elle a su insuffler à son récit. Beau, poignant et magistral, Préférer l’hiver est un roman qui marque !

Pour en apprendre plus, je vous invite à lire mon avis dont voici la conclusion :

Aurélie Jeannin nous propose un magnifique texte aussi fort et fascinant que la nature qui entoure deux femmes blessées, mais non brisées, dont on suit la vie avec une respectueuse attention. Un rythme calme et intense à la fois pour un huis clos mère/fille, une réflexion sur la nature, le temps qui passe, la solitude, la famille, le deuil, la résilience et la nécessité de vivre l’instant présent sans pour autant se couper de son passé, aussi difficile soit-il. N’est-ce d’ailleurs pas la condition sine qua non pour choisir, en pleine conscience, de préférer l’hiver sans se perdre dans ses frimas ?

Magnifique dans sa singularité, voici un premier roman foudroyant et d’une poésie à la portée quasi philosophique !


Dans un registre très différent et beaucoup plus léger, je vous propose également de vous laisser séduire par La petite bûche, un album jeunesse truculent ! D’un côté, on a un ours apprenti écrivain qui essaie comme il le peut de taper à la machine avec ses grosses pattes, et de l’autre, un écureuil qui tente de corriger les erreurs de son ami, d’un ton parfois assez professoral. C’est drôle, tendre et loufoque. Bref, c’est à lire !

Couverture de La petite bûche

Illustration La petite bûche

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Vous tentent-ils ?

Les Éveilleurs de mots, Pascal Bruckner et Bruno Liance (illustrateur)

Les éveilleurs de mots par Bruckner

Nous utilisons dans la vie courante à peine 100 ou 200 mots pour nous débrouiller. Or, la langue française en contient plusieurs dizaines de milliers. Qu’arriverait-il si nous décidions soudain de ressusciter les milliers de mots rares ou disparus ? C’est ce que les deux jumeaux Joseph et Sonia décident de faire en cachette un beau soir, en pénétrant dans une salle secrète de la grande bibliothèque municipale. Interdite d’accès, cette pièce renferme les trésors de la langue française : les mots en voie d’extinction ou bien carrément éteints. Oui mais voilà, gare à celui qui réveille les mots disparus !… Car une fois libérés, ils n’ont aucune intention de disparaître ou de vivre cachés !

Glénat Jeunesse (23 octobre 2019) – 48 pages – 18,90€
Lecteur : Pierre Arditi

AVIS

Dans cet ouvrage, il est question de mots, de mots oubliés, de mots anciens, de mots à l’étrange ou amusante consonance, de mots qui veulent s’échapper et revenir dans ce monde qui les a enfermés à double tour dans le Cimetière des mots... Il est question de toutes ces expressions tombées en désuétude, mais au charme suranné pour ceux qui aiment à voyager dans le temps et à faire renaître le passé de ses cendres.

J’ai adoré la manière dont l’auteur donne vie et corps aux mots les personnifiant comme on le ferait avec des héros plus classiques. Sous sa plume, les mots s’envolent et s’enroulent autour de nous telle une spirale sans fin de découverte et de soif d’apprendre. Une soif dont sont indéniablement pourvus un frère et sa sœur qui vont entrer dans un lieu interdit, avant de découvrir un monde inconnu qu’ils ne sont pas prêts d’oublier… Car une fois que l’on a goûté au charme et au pouvoir des mots, difficile de s’en passer !

Cet album, qui a frôlé le coup de cœur, devrait trouver sa place dans les bibliothèques familiales, mais aussi dans les salles de classe afin d’ouvrir les enfants à l’amour de la langue et leur donner envie d’accroître leur vocabulaire en (re)découvrant des mots et expressions peu usités. Avec un peu de chance, comme dans l’histoire, cette soif nouvelle de mots aura un effet boule de neige et fera de nombreux émules dans l’entourage des enfants. Et imaginez leur joie à l’idée de connaître et de partager autour d’eux des mots que certains adultes ont oubliés ou n’ont jamais appris.

Si j’ai apprécié le trait de l’illustrateur que j’ai trouvé très expressif, j’ai surtout été sensible au ton bleuté de l’ensemble qui créé une sorte d’espace intime, feutré et mystérieux dans lequel on a envie de se plonger des heures durant. On a parfois le sentiment de partager avec nos deux protagonistes un délicieux secret, de ceux qui font grandir et nous font vivre de merveilleuses aventures.

Bonus fort appréciable, un CD reprenant l’histoire est proposé en début de livre. Cela permet aux enfants qui ne savent pas lire d’apprécier également l’histoire et à ceux qui commencent seulement l’aventure fascinante des mots, de pouvoir s’appuyer sur un outil pédagogique efficace. Ma nièce de 5 ans adore les livres accompagnés d’un CD, cela lui donne cette impression d’autonomie qu’elle semble déjà plébisciter.

En bref, voici un ouvrage qui devrait ravir tous les amateurs des mots, des mots les plus inattendus à ceux dont la sonorité offre à elle seule d’étranges et amusantes perspectives de voyage. Quant aux enfants, nul doute qu’ils prendront plaisir à se laisser immerger dans cette aventure pleine de péripéties et de surprises, et à jouer avec des mots qui leur ouvrent les portes d’un merveilleux monde…

Mon chat, Séverine Assous

Mon chat par Assous

La petite citadine de cette histoire ne rêve que d’une chose : avoir un chaton. Comme ses parents s’y opposent formellement, elle se contente d’abord d’un escargot, qu’elle appelle Max n°1, puis d’une coccinelle, Max n°2, et enfin d’un chat orphelin, Max n°3… qu’elle est contrainte d’abandonner devant le refus de ses parents. Déterminée, elle va jusqu’à leur écrire des lettres de cajoleries et de menaces, mais rien n’y fait : les vacances arrivent, et toujours pas l’ombre d’un chat. C’est alors qu’un matin, au marché, un petit oiseau déplumé tombe à ses pieds. C’est décidé : ce sera Max n°4.

Albin Michel (17 juin 2020) – 40 pages -12€90

AVIS

Avec un titre comme Mon chat, je ne pouvais qu’avoir envie de lire cet album jeunesse dont je n’avais jamais entendu parler. Si je n’ai pas forcément été subjuguée par les illustrations que je préfère peut-être un peu plus féeriques, j’ai toutefois apprécié leur simplicité, la douceur de leurs couleurs et leur totale adéquation avec les différents lieux où se déroule l’histoire. On passe ainsi d’un décor très urbain avec son foisonnement caractéristique à des décors plus et chaleureux nous offrant l’évasion propre aux vacances, a fortiori à l’étranger.

J’ai, en outre, été très touchée par l’histoire de cette petite fille qui rêve d’avoir un chat. Malheureusement, malgré ses suppliques et ses lettres pour les amadouer, ses parents restent sur leur position : il n’en est pas question ! Pour expliquer ce refus ferme et définitif, ils opposent des raisons que certains qualifieraient de légitimes, mais qui ne convainquent guère leur fille. C’est que les parents semblent avoir l’art et la manière « d’inventer tout le temps des problèmes » !

Ayant passé toute mon enfance avec mon frère à tenter de convaincre mes parents d’avoir un chien, sans grand succès, j’ai tout de suite compati avec cette petite fille et son désir d’adopter un chat même si je n’ai, en revanche, pas vraiment approuvé sa manière de traiter les mouches. Mais de fil en aiguille et grâce à une rencontre inattendue, notre fillette va réaliser qu’on peut aimer les animaux sans forcément les posséder.

Une jolie leçon qui ne devrait pas manquer de toucher enfants et parents, voire de permettre d’établir un dialogue sur la question parfois délicate de l’adoption d’un animal. D’ailleurs, plus jeune, cet album m’aurait probablement aidée à accepter plus facilement la décision de mes parents…

En bref, Mon chat aborde, non sans une certaine originalité, la question des obsessions infantiles parfois délicates à gérer pour les parents, a fortiori quand elles impliquent le bien-être d’un animal. Doux et coloré, voici un album fort sympathique que je ne peux que vous conseiller autant pour l’histoire que sa jolie morale.

La belle échappée, Maylis Daufresne et Magali Dulain

La belle échappée par Daufresne

Alice rencontre un chat sauvage ; malheureusement il est déjà l’heure d’aller se coucher. Accompagné des animaux de la forêt, le chaton va aider Alice à s’évader pour lui faire découvrir les mystères de la nuit. Elle escalade les arbres avec l’écureuil, dégringole les talus à la suite du loup, embrasse la lune et respire la nuit. Puis c’est au tour du chaton d’entrevoir l’univers d’Alice, d’être cajolé jusqu’au soir où, tous les deux vont se coucher plein d’expériences pour nourrir leurs rêves.

Le Diplodocus (6 mars 2020) – 32 pages

AVIS

C’est la couverture qui a attiré mon attention sur ce petit album que j’ai trouvé aussi doux qu’émouvant. D’une plume pleine de poésie, l’autrice nous narre la rencontre et la belle amitié naissante entre une petite fille et un chaton.

Cet album vous plongera dans une ambiance enchanteresse où règne en maître la nature, que ce soit à travers la belle place accordée au vert qui se décline en différentes teintes ou l’importance des animaux. Car si le chaton est le personnage qui nous attendrit, il est escorté par d’autres animaux qui finiront pas céder à son caprice : permettre à la petite humaine, à laquelle il s’est attaché, de gambader une nuit à leurs côtés.

Et pourtant, au départ, cette idée était loin d’enchanter ses amis de la forêt ! Il faut dire que la réputation des humains n’est pas excellente parmi ces derniers, les humains n’étant pas les créatures les plus gentilles et douces qui puissent exister…

En plus d’être toute mignonne et de nous offrir de tendres moments de liberté, de complicité et de bonheur, l’histoire n’est pas dénuée d’un certain humour, l’autrice nous réservant une petite inversion des rôles amusante et bien pensée. Et si finalement, animaux et humains se ressemblaient bien plus qu’on le pensait, du moins, dans cet album aux allures de joli conte ?

Ode aux rêves, à la nature et aux animaux en même temps qu’aux belles amitiés humains/animaux, La belle échappée est un ouvrage qui devrait enchanter enfants et parents et leur faire considérer sous un jour nouveau la beauté de la nuit.

Bilan Semaine à lire (décembre 2020)

Or, Coupe, Café, Panier, Livres, Livre

Je vous propose un petit bilan de la dernière Semaine à lire qui a eu lieu du 4 au 11 décembre.

DU VENDREDI 19H AU DIMANCHE SOIR

J’ai sous-estimé mon envie de lire puisque j’ai lu durant le week-end toute la PAL que j’avais prévue pour cette semaine à lire sans même en dévier ! Du jamais vu pour moi…

Et j’ai commencé mes lectures avec Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! que j’ai lu d’une traite.. Puis, j’ai lu dimanche matin les deux albums jeunesse et Le chat qui ne voulait pas fêter Noël, tous les trois ayant été de très bonnes lectures pleines de mignonnerie. Enfin, dimanche après-midi/soir, j’ai dévoré le tome 3 de Grisha...

Livres lus durant la semaine à lire

LUNDI AU VENDREDI 23H59

J’ai pioché dans le catalogue d’ebooks accessible aux abonnés d‘Amazon Prime pour lire L’armistice et Désagréable attirance, deux romans assez courts, mais plutôt sympathiques. J’ai également lu quelques livres graphiques empruntés à la médiathèque… Entre une amitié chat/fillette mignonne à souhait, un coup de cœur avec La petite bûche et un roman graphique plein d’intelligence, j’ai passé d’excellents moments de lecture.

À l’exception d’une déception, La légende oubliée, toutes mes lectures m’ont plu, ce qui est toujours très agréable. Mon bilan de cette semaine à lire est donc très positif autant en termes de qualité que de quantité.

Et vous, avez-vous participé à cette semaine à lire ?
Quel est votre bilan ?