Mini-chroniques en pagaille #31

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Prunelle : La fille du cyclope de Vicky Portail-Kernel et Cédric Kernel (Ankama)

Couverture Prunelle, tome 1 : La Fille du Cyclope

Condamnés, après une petite bêtise, à réaliser quatre quêtes épiques, Prunelle, moitié-cyclope et moitié-muse, le Minotaure et Héraclès partent à l’aventure. Ils devront collaborer pour faire face aux multiples défis et dangers ainsi qu’aux créatures et grandes figures mythologiques qui croiseront leur route.

Une divinité semble, en outre, bien décidée à mettre des bâtons dans les roues de la jeune et fine équipe. Et elle s’y prend plutôt bien, mais peut-être pas assez pour venir à bout de la chance insolente de nos jeunes amis, ni de leurs talents conjugués. Les enfants et les adultes appréciant la mythologie grecque devraient savourer cette aventure colorée et pleine de peps menée tambour battant. Les aventures, les combats et les différents affrontements s’enchaînent sans temps mort, ce qui ne laisse aucune place à l’ennui.

Une belle place est également accordée à l’humour que ce soit à travers quelques comiques de situation ou les traits volontairement forcés des personnages. À cet égard, le côté « tout dans la cervelle, rien dans les muscles » d’Héraclès ne manquera pas de faire sourire. Le demi-dieu a, en effet, une légère tendance à foncer dans le tas avant et de réfléchir après, mais reconnaissons que cela semble lui porter chance ! Prunelle se révèle, quant à elle, bien plus réfléchie, et joue un peu le rôle de la voix de la raison au sein de l’équipe. Sa relation avec sa mère, une muse quelque peu égocentrique, n’est pas non plus dénuée d’intérêt, tout comme la petite morale de fin : l’expérience est importante, mais l’éducation n’en demeure pas moins nécessaire.

Les dessins très colorés et dynamiques participent indéniablement au plaisir que l’on prend à découvrir cette aventure rondement menée. On appréciera également, en fin d’ouvrage, quelques pages présentant certains héros et autres créatures mythologiques. Un rappel qui pourra d’ailleurs guider la lecture des plus jeunes.

En bref, voici une plongée sympathique et amusante en pleine mythologie grecque !


  • Enola & Les animaux extraordinaires : le griffon qui avait une araignée au plafond de Joris Chamblain et Lucile Thibaudier (les éditions de la Gouttière) :

Couverture Enola & les animaux extraordinaires, tome 6 : Le griffon qui avait une araignée au plafond

Je suis la plus grande fan de cette série jeunesse mettant en scène une vétérinaire pour animaux légendaires et extraordinaires. Et si tous les tomes m’ont plu, j’ai eu un coup de cœur pour celui-ci qui aborde un sujet qui me tient particulièrement à cœur : les cirques avec animaux. J’aime beaucoup les arts du cirque, mais ceux qui n’impliquent pas l’exploitation d’animaux sauvages dont la place est dans la nature et non dans une cage et/ou sur une scène.

Une réalité qui nous frappe de plein fouet avec l’histoire de ce griffon qui s’est blessé lors d’un spectacle et que son propriétaire veut vite remettre au travail, nonobstant ses blessures. C’est que business est business ! Et notre directeur de cirque n’a pas de temps à perdre avec le bien-être animal qui ne rapporte rien. Bien sûr, l’image est poussée à l’extrême, mais elle n’en demeure pas moins vraie : les spectacles avec animaux sont d’une cruauté sans nom que rien ne pourrait  justifier, et certainement pas l’appât du gain… Méprisable, notre directeur va néanmoins recevoir une belle leçon de la part de notre vétérinaire bien décidée à soigner notre griffon avant de lui rendre sa liberté.

En plus d’une histoire très touchante et des illustrations toujours aussi sublimes, il y a un réel travail de sensibilisation réalisé dans ce tome qui évoque aussi bien le problème des cirques avec animaux que le travail de réhabilitation des animaux élevés en captivité. Tout en condamnant fermement et légitimement l’exploitation des animaux, l’auteur nous offre également une belle bouffée d’espoir à travers notamment une jeune femme qui va réaliser que sa sincère affection pour son griffon ne saurait venir combler les besoins d’un animal sauvage. Aimer signifie parfois littéralement laisser l’autre s’envoler…

En bref, si la protection animale vous tient à cœur et/ou que vous avez envie d’une belle lecture, Le griffon qui avait une araignée au plafond est fait pour vous ! Le ton est pédagogique, l’histoire émouvante et la fin une magnifique ode à la liberté animale.


  • Simon Portepoisse (tome 1) d‘Antoine Dole et Bruno Salome, (Actes Sud Junior) :

Couverture Simon Portepoisse, tome 1 : Petits malheurs en famille

Dans une ambiance colorée et quelque peu loufoque, nous découvrons le jeune Simon qui a le malheur d’appartenir à une famille de monstres. Et si je dis le malheur, c’est parce que notre protagoniste n’a guère envie de perpétuer la tradition familiale : porter la poisse aux humains. Il n’a néanmoins pas le choix et doit s’acquitter, en compagnie de Monsieur Georges, un chat noir qui parle, de sa première mission : empêcher la famille Chouquette de partir en vacances.

Mais sur place, il va vite découvrir que les membres de cette famille, qui m’a un peu fait penser aux Tuche, ne seraient peut-être pas si mécontents que cela de rester chez eux et d’éviter de passer du temps ensemble. Une situation inacceptable autant pour Simon qui aimerait apprendre à cette famille le plaisir du vivre-ensemble que Monsieur Georges qui tient à ce que le premier ticket-poisse de son protégé soit correctement distribué. Or, apparemment, priver les Chouquette de vacances serait plus un cadeau qu’une malédiction…

Avec beaucoup d’humour et de facétie, l’auteur plonge les lecteurs dans l’envers du décor de la poisse et de toutes ces superstitions tournées en dérision. De fil en aiguille, on réalise que les malheurs des uns peuvent faire le bonheur des autres et que si la malchance existe, elle peut servir de tremplin pour rebondir et transformer le négatif en quelque chose de positif. Tout n’est qu’une question de perspective, après tout !

Au-delà des gags plutôt efficaces, notamment pour un jeune public, on appréciera le duo enfant/chat parfaitement complémentaire et attachant. Quand l’un, sensible et gentil, ne pense qu’à faire le bonheur des humains, l’autre cherche à tout prix à faire leur malheur. Mais on pardonnera volontiers à notre oiseau de malheur cet excès de méchanceté, puisqu’il faut bien quelques moments difficiles pour pouvoir apprécier les moments de félicité. Et puis, Simon est tellement adorable qu’il compense largement toute cette poisse que ses proches, Monsieur Georges inclus, se font un malin plaisir à distribuer aux humains.

En bref, si vous avez envie d’une petite lecture jeunesse colorée, divertissante et pleine d’humour, Simon Portepoisse devrait vous plaire.


Et vous, certains de ces titres vous tentent-ils ?

Ceux qui restent, Josep Busquet (scénariste) et Alex Xöul (illustrateur)

Couverture Ceux qui restent

Un soir, le jeune Ben part sauver un royaume magique d’un terrible danger, de la même manière que Wendy et ses frères suivirent Peter Pan. Mais ce qui ressemble à un rêve d’enfant se transforme en cauchemar pour ses parents. Ben a disparu. Ses parents préviennent la police mais personne ne peut imaginer la réalité : leur enfant affronte mille dangers dans son royaume imaginaire. Mais un jour, il revient. Parents, police et psys pensent que Ben nie la réalité de ce qu’il a vécu. Avant de disparaître à nouveau. Seule une association regroupant des parents qui vivent les mêmes turpitudes pourra sans doute leur venir en aide…

Éditions Delcourt (21 mars 2018) – 128 pages – 19,99€

AVIS

Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui se passait pour les parents de tous ces jeunes héros transportés dans d’autres mondes pour vivre de grandes et épiques aventures ? Pour ma part, oui, trouvant parfois même dommage que les auteurs occultent complètement les parents comme s’ils étaient une donnée négligeable. Alors quand j’ai vu cette BD qui donnait enfin la parole aux parents de jeunes héros, je n’ai pas hésité une seconde pour la lire.

L’auteur nous plonge dans la vie d’un couple dont le fils, Ben, a disparu sans laisser de traces, si ce n’est une chambre désordonnée, un peu comme si une mini-tempête s’y était abattue. Ils auront néanmoins le bonheur de retrouver leur fils sain et sauf avant que ce dernier ne disparaisse une nouvelle fois, puis une autre. Or, si lors de la première disparition, le couple a pu bénéficier d’un certain élan de solidarité, les choses se compliquent par la suite. De parents que l’on prend en compassion, ils passent à suspects ! Comment se fait-il que leur fils disparaisse comme par magie ? Et si, c’était de leur faute et que la prochaine fois, le petit Ben ne réapparaissait pas ? Cette suspicion, parfois teintée de malveillance, est entretenue par un journaliste qui se fait le devoir de calomnier ce couple déjà bien désemparé par la situation… Teigneux et vindicatif, il se comporte bien plus comme un harceleur en manque d’audimat que comme un professionnel respectable.

Mais les Hawkins ne sont pas seuls, et ils obtiendront l’aide d’une association d’un genre spécial, une association venant en aide aux parents d’enfants aventuriers et leur offrant un espace d’échanges, d’entraide et de libre parole. Car si notre couple a longtemps douté des propos fantasques de Ben qui parle de créatures étranges et de magie, ils finissent par accepter la vérité : leur fils ne ment pas et ses aventures ne sont pas issues de son imagination. Mais le monde n’est pas prêt à l’entendre et il va leur falloir ruser devant les absences répétées de leur fils sous peine d’attirer de nouveau l’attention de la police, et de devoir encore répondre à des questions dérangeantes.

Au fil des pages, les émotions et les états d’âme de ces deux parents deviennent les nôtres : détresse devant cette situation qu’ils ne maîtrisent pas et qu’ils ne comprennent pas, tristesse de voir leur enfant unique préférer vivre mille aventures plutôt que rester à leurs côtés, angoisse à l’idée de tous les malheurs qui pourraient arriver à leur petit garçon, sentiment de vide… Une situation d’autant plus angoissante que le temps s’écoule différemment pour Ben qui semble ne grandir et vieillir que très très lentement. Encore une chose difficile à expliquer et à gérer lors de ses réapparitions. Mais au-delà de la douleur, certains sentiments plus sombres et violents apparaissent, notamment pour le père de Ben atterré par l’égoïsme de son fils, qui ne semble pas conscient du mal qu’il fait tout autour de lui et de la situation délicate dans laquelle il place sa propre famille.

Une réaction qui nous presque comme une étape essentielle d’un processus de deuil qu’il faudrait entamer, car plus le temps passe, plus le sentiment que Ben ne retrouvera jamais sa place au sein de sa famille s’impose à nous. Mais ses parents sont-ils prêts à l’accepter ou vont-ils se laisser consumer par l’attente et l’espoir en un futur meilleur ? J’ai adoré la délicatesse et la sensibilité avec lesquelles l’auteur répond à cette question. Je n’en dirai pas plus, mais ne vous attendez pas à une ambiance et à une conclusion à la Disney, l’auteur faisant primer avant tout le réalisme. Cela n’en rend d’ailleurs les tourments et l’histoire des Hawkins que plus émouvants. Au fil des pages, on en vient naturellement à occulter tout le côté fiction et fantastique pour ne garder que l’aspect émotionnel et la détresse d’un couple à la dérive, qui ne souhaite rien d’autre que retrouver une vie de famille « normale ».

Si cet ouvrage se concentre essentiellement sur les oubliés des histoires fantastiques pour enfants, les parents, il évoque également brièvement les jeunes héros : courageux et vaillants quand il s’agit d’affronter des monstres et sauver des mondes, mais égoïstes et aveugles à la douleur des leurs dans leur propre réalité. À cet égard, la fin est particulièrement frappante, nous donnant le sentiment que si les parents sont les premières victimes, certains enfants le sont tout autant, prisonniers d’une vie d’exploits à laquelle ils ont par la suite des difficultés à renoncer. Hélas pour eux, toutes les bonnes choses ont une fin et quand l’innocence de l’enfance, clé pour d’autres mondes, s’évanouit, que leur restent-ils ? Sous le prisme de la fiction, on aborde ainsi avec subtilité le fameux Syndrome de Peter Pan et la délicate question du passage à l’âge adulte…

Quant à l’ambiance graphique, elle participe pleinement à la force des émotions qui nous assaillent durant notre lecture. La douceur des couleurs, loin de les compenser, souligne la douleur de l’absence et le poids des doutes. J’aime d’ailleurs beaucoup la couverture avec le contraste entre ses teintes chaleureuses et le vide dans laquelle elle nous plonge. N’est-il pas triste de voir un parc sans vie comme il est triste de voir des parents privés des éclats de rire et des sourires de leur enfant ?

En conclusion, avec beaucoup de délicatesse et de poésie, l’auteur répond à une question bien souvent occultée : que se passe-t-il pour les parents des enfants de romans et de contes qui partent vivre mille et une aventures sans se retourner ? Comment font-ils face à la situation et le peuvent-ils seulement ? À travers une ambiance graphique belle et pesante à la fois, le quotidien bouleversé d’un couple prend vie sous nos yeux, nous permettant de ressentir au plus près le poids de l’absence et ses conséquences. Beau et touchant, Ceux qui restent est un ouvrage que je ne peux que vous recommander.

La partition de Flintham, Barbara Baldi

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Un roman graphique à la Jane Austen, une histoire de destin implacable, servie par un graphisme étonnant. Le temps passe dans le Comté de Nottinghamshire, les saisons se suivent et se pourchassent, comme celles de la vie. Avec la mort de la Comtesse, Clara hérite du domaine et sa soeur, à son grand dam, du patrimoine financier. Les sœurs se séparent. Clara abandonne ses beaux atours pour enfiler ceux du labeur, bien décidée à sauver le domaine qui tombe en décrépitude. Malgré ses sacrifices et ses efforts, elle est bientôt contrainte de vendre, de congédier les serviteurs, et d’abandonner sa grande passion, le clavecin..

AVIS

C’est la couverture au ton très gothique qui m’a donné envie de découvrir ce roman graphique dont l’atmosphère m’a tout de suite emportée et piégée. Un peu comme Clara qui refuse de quitter le domaine dont elle a hérité alors que celui-ci menace tout simplement de la ruiner. D’ailleurs, de fil en aiguille, elle en vient à devoir le dépouiller de ses objets, avant de se résoudre à se séparer de certains domestiques afin d’espérer pouvoir survivre et préserver l’héritage de sa grand-mère. Et malheureusement pour elle, elle ne peut espérer de l’aide de la part de sa sœur, une femme cupide qui préfère faire fortune à Londres qu’aider financièrement cette sœur, dont elle nous apparaît assez jalouse…

Très solitaire, Clara vit dans un isolement que l’on ressent pleinement à travers les illustrations qui laissent une large place à l’obscure et à la noirceur. Il en ressort une impression de tristesse et de ténèbres qui menacent presque de nous engloutir et d’enterrer Clara dans le domaine aux côtés de cette grand-mère qui semble avoir compté pour elle. Mais dans cette obscurité presque pesante, des pointes de lumière percent, notamment quand Clara joue de son magnifique clavecin et offre aux oreilles endormies de sa demeure de douces mélodies. Mais c’est encore dans le réconfort de son jardin et de la nature que notre digne héroïne semble la plus lumineuse. Le noir et le gris laissent alors place à un beau vert, signe d’espoir et de vie.

La partition de Flintham illustration

Au fil des saisons et des pages, les lecteurs suivent la vie de cette femme courageuse qui reste digne dans les épreuves et n’hésite pas à travailler quand sa condition de lady devrait la pousser à chercher un mari. Il y a un tel décalage entre sa force sereine et la perfidie de son aînée dont la fortune et les élégantes robes ne peuvent cacher le manque évident de cœur…

En plus d’une histoire touchante, cet ouvrage marque par ses illustrations fortes et poignantes qui retransmettent à merveille les émotions et nous permettent de nous immerger pleinement dans le récit. L’ambiance, bien que sombre, semble étrangement sereine, peut-être grâce à l’économie de mots dont fait preuve l’autrice pour laisser à chacun le soin de s’imprégner de l’atmosphère sans se perdre dans les détails. Ce sont d’ailleurs les illustrations sans texte qui m’ont le plus touchée et permis d’effleurer l’esprit de Clara au plus près en même temps que de ressentir toute la solennité des paysages sobres et dépouillés que l’on traverse.

En conclusion, ce livre nous plonge dans la vie d’une jeune femme qui va affronter avec dignité et diligence les vicissitudes de la vie, nous offrant une jolie leçon de courageuse. Poignante, sombre, mais non dénuée de quelques pointes de lumière, voici une histoire pleine de sensibilité qui devrait enchanter les amateurs d’ambiance gothique…

Vikings de Vincent Carpentier, illustré par Jeff Pourquié

Vikings !

Ils viennent de Scandinavie sur leurs navires à tête de dragon. Durant plus de cent ans, de la fin du VIIIe au début du Xe siècle, les Vikings déferlent sur le nord de l’Europe. Ils remontent les fleuves et mettent villes et campagnes à feu et à sang. Au-delà de ces expéditions conquérantes, ce livre révèle de multiples aspects d’une culture plus raffinée qu’on ne le pense.

Coédition Actes Sud Junior (31 août 2016) – 76 pages – 14,90€
À partir de
9 ans

AVIS

Les Vikings ont le vent en poupe, mais que connaît-on vraiment de ce peuple, dont la légende mêle autant réalité qu’imaginaire et préjugés colportés, entre autres, par les œuvres qu’elles soient littéraires ou cinématographiques ?

Pour en apprendre plus et aller au-delà des idées préconçues, je ne peux que vous inviter à découvrir Vikings, un documentaire jeunesse que j’ai dévoré. J’ai apprécié son accessibilité et la pédagogie avec laquelle l’auteur, archéologue de profession, survole la civilisation viking, abordant aussi bien les aspects géopolitiques que culturels, mythologiques, historiques, religieux ou militaires.

Vikings Acte Sud Junior

On y découvre également les grandes conquêtes vikings, ces deniers ayant été de redoutables conquérants, explorateurs, commerçants et pillards. Ils auront d’ailleurs laissé des traces dans les pays pillés et/ou avec lesquels ils auront noué des relations de négoce. À cet égard, saviez-vous que le mot crique était issu du mot kriki ou encore que le terme vague provenait du mot vagr ?

Destiné aux enfants à partir de 9 ans, ce documentaire a tout pour leur plaire : un effort de vulgarisation certain avec des entrées courtes et simples, chacune illustrée par une image en grand format, un texte aéré et concis, des thématiques variées permettant à chacun de sélectionner les informations qu’il désire lire, un format très agréable à prendre en main…

Vikings, documentaire

Tout est ainsi mis en place pour rendre la lecture attractive, plaisante et pédagogique. Et cet effort de présentation ne fonctionne pas que sur les enfants ! Pour ma part, complètement happée par ma lecture, j’ai lu le documentaire d’une traite, et en ai profité pour noter quelques points que j’aimerais approfondir.

En bref, ce documentaire synthétique et agréablement présenté me semble être une excellente porte d’entrée pour partir à la rencontre des Vikings et ceci quel que soit son âge !

Le dernier des loups, Sébastien Perez et Justine Brax (illustrations)

Le Dernier des loups par Perez

Milo est un jeune garçon courageux. La Grande Guerre des hommes contre les loups n’a pas laissé de survivant dans son village. Archer aguerri, il décide de partir affronter le Dernier des Loups. Sa longue traque le mènera hors des sentiers battus et le combat qu’il livrera ne sera pas celui qu’il avait imaginé… l’obligeant à regarder, à admettre et à respecter la vie sauvage.

À partir de 6 ans – Albin Michel (2 septembre 2020) – 19€

AVIS

Comment ne pas être subjugué par la magnifique couverture de cet album jeunesse grand format ? Un format qui représente à merveille l’ampleur de la tâche de Milo, le meilleur des apprentis archers : tuer le dernier des loups. Tuer l’unique survivant de la Grande Guerre ayant opposé humains et loups, Homme et Bête…

Afin de protéger sa mère et son village, il se lance donc courageusement sur les traces de ce loup qui menace les siens avec la ferme intention de faire couler le sang une toute dernière fois. Mais est-ce réellement là la seule solution à apporter ou ce périple n’est-il pas seulement guidé par la peur ? Et si la quête de Milo n’était pas celle qu’il croyait et qu’au bout du chemin, une autre voie s’ouvrait à lui ?

J’ai été très touchée par le message de l’auteur qu’il amène avec grâce, poésie et délicatesse que ce soit à travers le voyage de Milo, le texte ou les illustrations. À cet égard, l’une d’entre elles m’a frappée par sa justesse et la manière dont elle met en parallèle les hommes et les loups.

Cet album, bien qu’à destination des enfants, saura toucher tous les lecteurs, a fortiori ceux sensibles à la cause animale parce que si nous sommes ici dans une œuvre de fiction, la méfiance des hommes envers les loups reste, quant à elle, bien réelle. Il suffit de voir les préjugés encore tenaces envers cet animal et la volonté non cachée de certains de les exterminer à la moindre occasion. C’est peut-être d’ailleurs cette réalité qui donne une telle force à cette histoire et lui confère une certaine universalité, cette peur des loups et le cycle de la haine qu’elle engendre, pouvant se transporter à bien d’autres choses…

Quant aux illustrations, elles sont de toute splendeur et émerveilleront, sans aucun doute, petits et grands lecteurs. L’illustratrice oscille entre les tons bleus et froids de l’hiver avec des teintes plus agressives de rouge qui, tour à tour, représentent l’envie de sang, mais aussi le renouveau et l’espoir de jours plus chaleureux.

Le dernier des loups.

Ce que Sébastien Perez suggère à l’aide d’une plume poétique et immersive, Justine Brax le met en forme par un jeu sur les volumes et une certaine profondeur, qui donne le sentiment aux lecteurs d’être plongés au cœur de la nature et de la forêt. Mais ce qui frappe avant tout dans ce sublime ouvrage, c’est l’utilisation discrète et harmonieuse de l’argent et son éclat pour guider la lecture. Ainsi, cette couleur sert de fil conducteur à une intrigue qui nous pousse progressivement à abandonner l’envie de sang au profit d’une compréhension mutuelle, voire d’un sentiment bien plus beau et profond…

Un beau message d’espoir et de paix qui, je l’espère, saura conquérir les jeunes et moins jeunes lecteurs, Le dernier des loups faisant partie de ces livres que l’on peut lire et relire à tous les âges. Pour ma part, je ne peux que vous conseiller de vous laisser bercer par l’imaginaire de l’auteur et la beauté avec laquelle l’illustratrice le retranscrit.

Les Éveilleurs de mots, Pascal Bruckner et Bruno Liance (illustrateur)

Les éveilleurs de mots par Bruckner

Nous utilisons dans la vie courante à peine 100 ou 200 mots pour nous débrouiller. Or, la langue française en contient plusieurs dizaines de milliers. Qu’arriverait-il si nous décidions soudain de ressusciter les milliers de mots rares ou disparus ? C’est ce que les deux jumeaux Joseph et Sonia décident de faire en cachette un beau soir, en pénétrant dans une salle secrète de la grande bibliothèque municipale. Interdite d’accès, cette pièce renferme les trésors de la langue française : les mots en voie d’extinction ou bien carrément éteints. Oui mais voilà, gare à celui qui réveille les mots disparus !… Car une fois libérés, ils n’ont aucune intention de disparaître ou de vivre cachés !

Glénat Jeunesse (23 octobre 2019) – 48 pages – 18,90€
Lecteur : Pierre Arditi

AVIS

Dans cet ouvrage, il est question de mots, de mots oubliés, de mots anciens, de mots à l’étrange ou amusante consonance, de mots qui veulent s’échapper et revenir dans ce monde qui les a enfermés à double tour dans le Cimetière des mots... Il est question de toutes ces expressions tombées en désuétude, mais au charme suranné pour ceux qui aiment à voyager dans le temps et à faire renaître le passé de ses cendres.

J’ai adoré la manière dont l’auteur donne vie et corps aux mots les personnifiant comme on le ferait avec des héros plus classiques. Sous sa plume, les mots s’envolent et s’enroulent autour de nous telle une spirale sans fin de découverte et de soif d’apprendre. Une soif dont sont indéniablement pourvus un frère et sa sœur qui vont entrer dans un lieu interdit, avant de découvrir un monde inconnu qu’ils ne sont pas prêts d’oublier… Car une fois que l’on a goûté au charme et au pouvoir des mots, difficile de s’en passer !

Cet album, qui a frôlé le coup de cœur, devrait trouver sa place dans les bibliothèques familiales, mais aussi dans les salles de classe afin d’ouvrir les enfants à l’amour de la langue et leur donner envie d’accroître leur vocabulaire en (re)découvrant des mots et expressions peu usités. Avec un peu de chance, comme dans l’histoire, cette soif nouvelle de mots aura un effet boule de neige et fera de nombreux émules dans l’entourage des enfants. Et imaginez leur joie à l’idée de connaître et de partager autour d’eux des mots que certains adultes ont oubliés ou n’ont jamais appris.

Si j’ai apprécié le trait de l’illustrateur que j’ai trouvé très expressif, j’ai surtout été sensible au ton bleuté de l’ensemble qui créé une sorte d’espace intime, feutré et mystérieux dans lequel on a envie de se plonger des heures durant. On a parfois le sentiment de partager avec nos deux protagonistes un délicieux secret, de ceux qui font grandir et nous font vivre de merveilleuses aventures.

Bonus fort appréciable, un CD reprenant l’histoire est proposé en début de livre. Cela permet aux enfants qui ne savent pas lire d’apprécier également l’histoire et à ceux qui commencent seulement l’aventure fascinante des mots, de pouvoir s’appuyer sur un outil pédagogique efficace. Ma nièce de 5 ans adore les livres accompagnés d’un CD, cela lui donne cette impression d’autonomie qu’elle semble déjà plébisciter.

En bref, voici un ouvrage qui devrait ravir tous les amateurs des mots, des mots les plus inattendus à ceux dont la sonorité offre à elle seule d’étranges et amusantes perspectives de voyage. Quant aux enfants, nul doute qu’ils prendront plaisir à se laisser immerger dans cette aventure pleine de péripéties et de surprises, et à jouer avec des mots qui leur ouvrent les portes d’un merveilleux monde…

Le coffre enchanté de Jean-François Chabas et David Sala

Couverture Le Coffre Enchanté

Remonté par un pêcheur des profondeurs de la mer, un gros coffre en métal luisant suscite l’avidité de l’Empereur cupide, toujours en quête d’un trésor supplémentaire. Seulement voila : rien ni personne ne parvient à l’ouvrir…

Casterman (05/10/2011) – 15,90€ – 24 pages

AVIS

J’ai tout de suite été attirée par ce très bel objet-livre avec son beau de travail de découpe et sa couverture enchanteresse…

Un jour, un pêcheur remonta un coffre de métal dans ses filets. Bien que cela ne se mange pas, il ne fut pas mécontent de sa découverte à un petit détail près : impossible de l’ouvrir ! Un problème dont il fut fort vite débarrassé quand le capitaine de la garde de l’Empereur décida que ce coffre constituerait un parfait présent pour l’Empereur….

Malheureusement pour lui, il ne réussit pas non plus à ouvrir cet énigmatique coffre, ce qui ne fut guère au goût de l’Empereur qui, après l’avoir châtié de dix coups de fouet, fit diligenter différentes personnes pour résoudre le problème. Mais ni le savoir-faire d’un serrurier, ni la magie et encore moins la force brute n’arrivèrent à venir à bout de la serrure récalcitrante. Et si la ruse était encore la meilleure manière de satisfaire un Empereur, aussi radin que peu commode, qui savoure bien plus l’idée de posséder un nouveau trésor que d’avoir entre les mains ledit trésor ?

Comme dans toutes les fables, il y a une morale, notamment sur le fait que croire posséder un objet est parfois aussi important que de réellement le posséder, et qu’il y a une certaine excitation à ne pas encore s’être approprié une chose qui nous est destinée. Mais pour ma part, j’aime à y voir d’autres messages forts et non dénués de pertinence. Les enfants apprennent ainsi que le vol n’apporte que des ennuis : si le capitaine de la garde ne s’était pas octroyé une chose qui ne lui appartenait pas, l’Empereur n’aurait pas eu à traverser toutes ces péripéties.

D’une certaine manière, on peut également considérer que cette fable met en garde contre l’amour excessif de l’or et l’envie maladive d’accumuler les richesses qui finissent par vous plonger dans des abîmes de solitude. Car, si le roi semble obsédé par cette idée d’ouvrir le coffre et d’en découvrir toutes les richesses, je ne peux m’empêcher d’y voir un moyen détourné de combler matériellement une vie vide de tout affect et de relations humaines enrichissantes.

Cette illustration avec l’Empereur tenant le coffre et le cajolant comme il le ferait avec un enfant me conforte dans cette impression. Il y a un tel décalage entre le visage serein, heureux et apaisé du personnage, et la réalité de la situation, que je n’ai pu m’empêcher de ressentir une certaine tristesse pour cet être pourtant méprisable…

Le Coffre Enchanté Illustration

J’ai, en outre, beaucoup apprécié l’intervention d’un animal qui illustre à merveille une expression. Il nous prouve également qu’il faut parfois faire montre de malice et d’une certaine intelligence des situations pour venir à bout des esprits les plus retors et se sortir de situations délicates. La force brute est rarement une solution… À cet égard, notre personnage m’a un peu fait penser au renard et à sa célèbre ruse.

Quant aux illustrations, elles possèdent incontestablement une identité propre qui donne corps et vie au récit. La manière dont l’illustrateur se joue des formes géométriques et de leur répétition dans les décors et les vêtements apporte un aspect très graphique à l’ensemble qui n’est pas sans rappeler le travail de Gustav Klimt.

En bref, voici une fable très graphique que je conseillerais aussi bien aux enfants qu’aux parents pour un moment de lecture coloré et non dénué d’intelligence.

Mon chat, Séverine Assous

Mon chat par Assous

La petite citadine de cette histoire ne rêve que d’une chose : avoir un chaton. Comme ses parents s’y opposent formellement, elle se contente d’abord d’un escargot, qu’elle appelle Max n°1, puis d’une coccinelle, Max n°2, et enfin d’un chat orphelin, Max n°3… qu’elle est contrainte d’abandonner devant le refus de ses parents. Déterminée, elle va jusqu’à leur écrire des lettres de cajoleries et de menaces, mais rien n’y fait : les vacances arrivent, et toujours pas l’ombre d’un chat. C’est alors qu’un matin, au marché, un petit oiseau déplumé tombe à ses pieds. C’est décidé : ce sera Max n°4.

Albin Michel (17 juin 2020) – 40 pages -12€90

AVIS

Avec un titre comme Mon chat, je ne pouvais qu’avoir envie de lire cet album jeunesse dont je n’avais jamais entendu parler. Si je n’ai pas forcément été subjuguée par les illustrations que je préfère peut-être un peu plus féeriques, j’ai toutefois apprécié leur simplicité, la douceur de leurs couleurs et leur totale adéquation avec les différents lieux où se déroule l’histoire. On passe ainsi d’un décor très urbain avec son foisonnement caractéristique à des décors plus et chaleureux nous offrant l’évasion propre aux vacances, a fortiori à l’étranger.

J’ai, en outre, été très touchée par l’histoire de cette petite fille qui rêve d’avoir un chat. Malheureusement, malgré ses suppliques et ses lettres pour les amadouer, ses parents restent sur leur position : il n’en est pas question ! Pour expliquer ce refus ferme et définitif, ils opposent des raisons que certains qualifieraient de légitimes, mais qui ne convainquent guère leur fille. C’est que les parents semblent avoir l’art et la manière « d’inventer tout le temps des problèmes » !

Ayant passé toute mon enfance avec mon frère à tenter de convaincre mes parents d’avoir un chien, sans grand succès, j’ai tout de suite compati avec cette petite fille et son désir d’adopter un chat même si je n’ai, en revanche, pas vraiment approuvé sa manière de traiter les mouches. Mais de fil en aiguille et grâce à une rencontre inattendue, notre fillette va réaliser qu’on peut aimer les animaux sans forcément les posséder.

Une jolie leçon qui ne devrait pas manquer de toucher enfants et parents, voire de permettre d’établir un dialogue sur la question parfois délicate de l’adoption d’un animal. D’ailleurs, plus jeune, cet album m’aurait probablement aidée à accepter plus facilement la décision de mes parents…

En bref, Mon chat aborde, non sans une certaine originalité, la question des obsessions infantiles parfois délicates à gérer pour les parents, a fortiori quand elles impliquent le bien-être d’un animal. Doux et coloré, voici un album fort sympathique que je ne peux que vous conseiller autant pour l’histoire que sa jolie morale.

La belle échappée, Maylis Daufresne et Magali Dulain

La belle échappée par Daufresne

Alice rencontre un chat sauvage ; malheureusement il est déjà l’heure d’aller se coucher. Accompagné des animaux de la forêt, le chaton va aider Alice à s’évader pour lui faire découvrir les mystères de la nuit. Elle escalade les arbres avec l’écureuil, dégringole les talus à la suite du loup, embrasse la lune et respire la nuit. Puis c’est au tour du chaton d’entrevoir l’univers d’Alice, d’être cajolé jusqu’au soir où, tous les deux vont se coucher plein d’expériences pour nourrir leurs rêves.

Le Diplodocus (6 mars 2020) – 32 pages

AVIS

C’est la couverture qui a attiré mon attention sur ce petit album que j’ai trouvé aussi doux qu’émouvant. D’une plume pleine de poésie, l’autrice nous narre la rencontre et la belle amitié naissante entre une petite fille et un chaton.

Cet album vous plongera dans une ambiance enchanteresse où règne en maître la nature, que ce soit à travers la belle place accordée au vert qui se décline en différentes teintes ou l’importance des animaux. Car si le chaton est le personnage qui nous attendrit, il est escorté par d’autres animaux qui finiront pas céder à son caprice : permettre à la petite humaine, à laquelle il s’est attaché, de gambader une nuit à leurs côtés.

Et pourtant, au départ, cette idée était loin d’enchanter ses amis de la forêt ! Il faut dire que la réputation des humains n’est pas excellente parmi ces derniers, les humains n’étant pas les créatures les plus gentilles et douces qui puissent exister…

En plus d’être toute mignonne et de nous offrir de tendres moments de liberté, de complicité et de bonheur, l’histoire n’est pas dénuée d’un certain humour, l’autrice nous réservant une petite inversion des rôles amusante et bien pensée. Et si finalement, animaux et humains se ressemblaient bien plus qu’on le pensait, du moins, dans cet album aux allures de joli conte ?

Ode aux rêves, à la nature et aux animaux en même temps qu’aux belles amitiés humains/animaux, La belle échappée est un ouvrage qui devrait enchanter enfants et parents et leur faire considérer sous un jour nouveau la beauté de la nuit.

La petite bûche de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo

Couverture de La petite bûche

Robear (!!!) écrit sa première histoire. Pas facile d’éviter les fautes quand on est un ours à grosses pattes!

D EUX (17 septembre 2020) – 32 pages – 14€ – À partir de 4 ans

AVIS

Voici un immense coup de cœur qui me ferait presque regretter de ne plus être une enfant !

Dès la première page, un sourire s’est dessiné sur mon visage pour ne plus le quitter, du moins, pas avant d’avoir tourné la dernière page d’un album drôlissime, mettant en scène un apprenti écrivain et son ami. Robear, dont j’adore le prénom, est un ours, mais pas n’importe quel ours : un ours qui écrit une histoire ou qui essaie parce que la langue française, ce n’est pas forcément une sinécure.

Il vous suffit de vous tromper d’une lettre à cause de vos grosses pattes qui rendent difficile l’utilisation d’une machine à écrire, et voilà que tout le sens de votre phrase change ! Heureusement que l’ami écureuil de notre ours veille au grain ! Par ses truculentes interventions, il lui explique ses erreurs sans oublier, au passage, de lui prodiguer quelques conseils d’écriture pour que son histoire tienne la route…

Illustration La petite bûche

Avec beaucoup d’humour, l’auteur rappelle le pouvoir des mots, l’importance de l’apprentissage de l’écriture et de la relecture. Mais j’aime aussi voir dans cet album une jolie ode à l’imagination et l’idée qu’il est parfois nécessaire de ne pas la brider en pointant chaque erreur. Après tout, n’avons-nous pas tous besoin d’extravagance et de penser que les lecteurs peuvent se régaler de tout, même de l’histoire d’une petite bûche qui est en réalité une biche ?

Illustration La petite bûche

Quant aux illustrations au charme indéniable, elles participent grandement au plaisir que l’on prend à suivre Robear et son ami, qui se révèlent tous les deux des plus attachants. Robear et ses maladresses nous attendrissent et nous amusent quand le dynamisme de son ami, qui ne peut s’empêcher d’intervenir, nous fait sourire ! Le duo ours/écureuil fonctionne donc à merveille, et n’est pas sans rappeler le schéma élève/professeur.

Drôle, loufoque et tendre, La petite bûche est un album à lire et à relire qui fera rire toute la famille tout en offrant aux enseignants des petites classes un joli outil pédagogique à utiliser sans modération.