You slay me, tome 1 de Katie MacAlister

You Slay Me ("Aisling Grey, Guardian, Novel" Book 1) (English Edition) par [Katie Macalister]

Aisling Grey is a courier enjoying a free, work-related trip to Paris when she learns she’s a Guardian. That’s a keeper of the Gates of Hell, for those who don’t know. She finds this out from Drake Vireo, who’s scrumptiously sexy-at least in his human form. Now Drake has stolen the package Aisling was sent to deliver, and she must track him down, get the package, and try to resist the passion boiling inside her.

AVIS

C’est sur le blog Between dreams and reality que j’ai découvert cette série qui, malgré une couverture kitsch à souhait, m’a fait passer un bon moment de lecture auprès d’une héroïne américaine qui n’a pas, mais alors pas de chance du tout. Alors qu’Aisling est en mission à Paris pour son oncle, elle découvre que la personne à laquelle elle devait délivrer un précieux objet a été assassinée et que, comble de la malchance, le charmant homme rencontré sur la scène du crime, en plus d’être un potentiel meurtrier, le lui a volé. Enfer et damnation, tonton ne va pas être content et la police parisienne risque de fort mal interpréter sa présence sur la scène du crime…

Aisling est le genre d’héroïne qui ressemble à madame Tout-le-Monde à ceci près que c’est un puits à ennui, les meurtres ayant une légère tendance à se multiplier autour d’elle ! Sa mission à Paris va également la plonger dans un monde surnaturel dont elle ne veut pas entendre parler. Mais les événements vont la rattraper en même temps que le très sexy Drake, un homme pouvant se transformer en dragon, avec lequel elle va se retrouver bien plus liée qu’elle n’accepte de l’admettre. La relation entre les deux personnages est plutôt amusante et devrait ravir les amoureux de romances paranormales, le duo se révélant plutôt piquant ! Je suis d’ailleurs très curieuse de découvrir comment la relation entre les deux personnages va évoluer dans le deuxième tome puisqu’ils ne semblent pas vraiment partager la même vision d’un potentiel futur à deux. Bien que parfois un peu possessif, j’ai apprécié Drake et la manière dont l’autrice joue sur l’une des caractéristiques des dragons, l’amour de l’or et des trésors quels qu’ils soient. Une chose qui va quelque peu compliquer la vie d’Aisling et qui risque fort de la compliquer dans le futur.

Au-delà de la relation entre notre héroïne et son dragon et du côté enquête plutôt bien amené, ce sont les personnages secondaires qui rendent cette série tellement amusante et attachante. Aisling va ainsi être épaulée par un chauffeur de taxi haut en couleur, Rene. En plus de la transporter dans les rues de Paris et de l’aider à échapper à ses poursuivants, il va lui apprendre quelques phrases de français qui, à défaut d’avoir un véritable sens, ne manqueront pas de vous arracher un sourire. Il existe un certain mystère autour de ce personnage ! D’ailleurs, sa manière d’être toujours là au bon moment et de ne pas prendre la poudre d’escampette devant certains événements d’origine surnaturelle me pousse à m’interroger sur sa véritable nature…. J’espère qu’on en apprendra plus dans la suite de la série, mais pour le moment, j’aime beaucoup cette figure du chauffeur de taxi non dénué d’humour, de gouaille et de courage.

Aisling pourra également compter sur sa nouvelle amie française et un démon assez particulier revêtant l’apparence d’un chien hilarant qui n’a pas la langue dans sa poche. J’ai eu un coup de cœur pour ce démon qui m’a beaucoup amusée et que j’adorerais adopter bien qu’il puisse parfois se montrer râleur et imprévisible…. Quand notre héroïne a décidé d’invoquer un démon, ce n’est probablement pas cette figure canine qu’elle attendait, mais cela lui apprendra une leçon importante : ne pas jouer avec la magie quand on n’est pas certain d’en maîtriser les règles. Côté magie, j’ai d’ailleurs hâte d’en apprendre plus sur le rôle dans le monde surnaturel qu’elle est censée jouer et sur la manière dont elle va arriver à accepter ou non son engagement avec un certain dragon sexy. Parce que si Aisling semble vouloir prendre ses distances, quelque chose me dit que Drake ne l’entend pas de cette oreille…

En conclusion, You Slay me est le premier tome d’une série fort sympathique qui, au-delà d’une enquête pleine de rebondissements dans le monde de l’occulte parisien, nous permet de découvrir une palette de personnages particulièrement hauts en couleur et attachants. Rythmé, non dénué de suspense, plein d’humour et auréolé d’une tension amoureuse plutôt savoureuse entre deux personnages que tout oppose, voici un roman à lire pour un moment de détente sans prise de tête.

 

Throwback Thursday Livresque #184 : une sortie du mois

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, il y a l’embarras du choix… J’ai d’ailleurs tellement eu de mal à me fixer sur un titre que j’ai décidé de tricher en vous proposant un roman en anglais et un roman en français.

  • La sortie du mois en anglais qui me tente le plus est Unbirthday de Liz Braswell qui, comme vous l’aurez deviné, s’inspire d’Alice au pays des merveilles.

Amazon.fr - Unbirthday: A Twisted Tale - Braswell, Liz - Livres

Alice is different than other eighteen-year-old ladies in Kexford, which is perfectly fine with her. She’d rather spend golden afternoons with her trusty camera or in her aunt Vivian’s lively salon, ignoring her sister’s wishes that she stop all that « nonsense » and become a « respectable » member of society. Alice is happy to meander to Miss. Yao’s teashop or to visit the children playing in the Square. She’s also interested in learning more about the young lawyer she met there, but just because she’s curious, of course, not because he was sweet and charming.

But when Alice develops photographs she has recently taken about town, familiar faces of old suddenly appear in the place of her actual subjects-the Queen of Hearts, the Mad Hatter, the Caterpillar. There’s something eerily off about them, even for Wonderland creatures. And as Alice develops a self-portrait, she finds the most disturbing image of all-a badly-injured dark-haired girl asking for Alice’s help. Mary Ann.

Returning to the place of nonsense from her childhood, Alice finds herself on a mission to stop the Queen of Hearts’ tyrannical rule and to find her place in both worlds. But will she able to do so . . . before the End of Tim

  • Quant au roman en français qui sort ce mois-ci et qui me tente le plus, il s’agit de Sorcery and thorns que je possède déjà en anglais, mais que je préfère lire en français de peur de passer à côté d’informations importantes. Mais si le roman m’a plu, je le relirai volontiers dans sa version originale.

Sorcery of Thorns (Big Bang): Rogerson, Margaret: 9782362316593: Amazon.com: Books

Elisabeth, élevée au milieu des dangereux grimoires magiques d’une des Grandes Bibliothèques d’Austermeer, le sait depuis son plus jeune âge. D’ailleurs, peu de temps après le passage à la bibliothèque du sorcier Nathaniel Thorn, un des ouvrages se transforme en monstre de cuir et d’encre, semant mort et destruction. Et c’est Elisabeth qui se retrouve accusée de l’avoir libéré.

Et vous, ces romans vous tentent-ils ?
Avez-vous prévu de craquer pour l’un d’entre eux, voire les deux ?

 

Top Ten Tuesday #186 : 10 romans de la rentrée littéraire (automne 2020) que j’aimerais lire

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


La rentrée littéraire n’est pas un événement auquel je suis particulièrement sensible puisque sortent toute l’année des romans très tentants… Néanmoins, même sans spécifiquement me renseigner sur les sorties de la rentrée littéraire, il y a des titres qui font tellement de bruit qu’il s’avère difficile de passer à côté sans oublier ces romans plus confidentiels qui bénéficient déjà de bons avis ou dont la couverture donne très envie.

Voici dont 10 romans de la rentrée littéraire que j’aimerais lire : pour Prince Cruel, bien que je reste tentée, les messages soulevant le problème de la relation toxique ont quelque peu réfréner mon enthousiasme…

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undefinedLes abysses - Dernier livre de Rivers Solomon - Précommande & date de sortie | fnac

Clément Coudpel contre les spectres de Samain - Livr'S EditionsLes Brumes de Cendrelune (Tome 2) - La symphonie du temps eBook: Caldera, Georgia, Caldera, Georgia: Amazon.frLes Aérostats - Amélie Nothomb - SensCritique

Couverture Betty

Et vous, quels sont les romans de cette rentrée qui vous font le plus envie ?

 

In My Mailbox #169

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


PAPIER

Quelques achats et services de presse sont venus grossir ma PAL…

Couverture Fortnite. Battle Royale.Couverture Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 1Couverture Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 2

Couverture Le voyage de Nathan : Petit fossoyeur d'âmesEglantine sèche: Amazon.fr: Viviane: LivresAria l'Intégrale

Couverture L'agence Pendergast, tome 4 : Les griffes de la forêtCouverture Peindre la pluie en couleursÉcrit dans le sang par [Edmonde Permingeat]

EBOOKS

J’ai reçu La Rose : Les hommes de la nuit dans le cadre de mon partenariat avec Évidence Éditions, mais le roman sortira le 3 juillet.

Scaredy Bat and the Sunscreen Snatcher (Scaredy Bat: A Vampire Detective Series Book 2) (English Edition) par [Marina J. Bowman]

Mardaas: Le Retour des Immortels - Tome I par [Michael Bielli]La rose: Les hommes de nuits, T1 par [Marie-l'Or Viollet]Ember Rising (The Green Ember Series Book 3) (English Edition) par [S. D. Smith, Zach Franzen]

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

The Poet X, Elizabeth Acevedo

The Poet X - WINNER OF THE CILIP CARNEGIE MEDAL 2019 (English Edition) par [Elizabeth Acevedo]

Dans un monde qui ne veut pas l’entendre, elle refuse de rester silencieuse

Résumé : Harlem. Xiomara a 15 ans et un corps qui prend plus de place que sa voix : bonnet D et hanches chaloupées. Contre la rumeur, les insultes ou les gestes déplacés, elle laisse parler ses poings. Étouffée par les préceptes de sa mère (pas de petit ami, pas de sorties, pas de vagues), elle se révolte en silence. Personne n’est là pour entendre sa colère et ses désirs. La seule chose qui l’apaise, c’est écrire, écrire et encore écrire. Tout ce qu’elle aimerait dire. Transformer en poèmes-lames toutes ses pensées coupantes.

Jusqu’au jour où un club de slam se crée dans son lycée. L’occasion pour Xiomara, enfin, de trouver sa voix.

AVIS

Je remercie Grâce pour cette lecture commune parce que sans elle, je ne suis pas certaine que j’aurais osé me lancer dans ce roman en raison de sa forme particulière qui m’attirait autant qu’elle me faisait peur. Écrit en vers libres, The Poet X est un petit bijou de poésie, pas du genre de celle qui vous enchante par la beauté des mots, mais plutôt de celle qui vous touche et vous frappe par leur puissance.

Écrire pour mettre des mots sur les maux, écrire sans réfléchir, écrire pour trouver un peu de liberté, écrire pour être soi sans masque ni censure… La poésie devient un exutoire pour Xiamora qui, en plus de devoir faire face aux commentaires et aux regards déplacés sur son corps, doit composer avec une mère profondément puritaine et croyante. Comment ne pas étouffer sous le poids d’une mère qui attend d’elle un comportement exemplaire et une totale dévotion envers Dieu quand elle n’est même pas certaine de croire en une religion qui s’entête à traiter les filles et les garçons différemment ?

Tout au long du roman, on ne peut que ressentir le sentiment de révolte de Xiaomara qui est sans cesse soumise à des injonctions que ce soit envers son corps ou ses pensées. Ses poèmes deviennent alors pour elle le seul moyen de s’exprimer et de partager ses questionnements, ses sentiments et ses états d’âme sans, entre autres, heurter une mère prise dans une foi religieuse virant au fanatisme.

Je dois d’ailleurs dire que sa mère m’a profondément agacée que ce soit en raison de sa manière de tenter de vivre son rêve à travers sa fille ou sa vision étriquée de la foi et sa vision rétrograde des femmes. De fil en aiguille, on comprend son mal-être et sa difficulté à renoncer à cette vie consacrée à la religion dont on l’a privée, mais son fanatisme religieux n’en demeure pas moins intolérable. Une foi imposée mérite-t-elle d’ailleurs seulement le nom de foi ? Heureusement, un homme d’Église fait montre d’un peu plus de retenue et semble comprendre la nécessité de laisser Xiaomara suivre sa propre voie… 

Si sa mère se révèle tyrannique en considérant le corps de sa fille comme un objet de convoitise qu’elle doit garder pur jusqu’à son mariage (une vision bien traditionnelle de la femme qui semble avoir la vie dure) et que son père est plutôt aux abonnés absents, Xiaomara peut compter sur le soutien et la présence de son frère jumeau, un petit génie plus adepte de la réflexion que des poings. Le frère et la sœur ne pourraient être plus différents l’un de l’autre, mais on sent qu’il existe une connexion particulière qui les lie malgré leurs différences et leurs incompréhensions. Le frère n’a pas la combativité de la sœur, mais il essaie, à sa manière, de l’aider et de la pousser à se révéler à elle-même et à la face du monde. Un soutien très discret, voire pudique, que j’ai trouvé assez touchant d’autant que le jeune homme doit faire face à sa propre tempête intérieure…

Aux côtés du frère et de la sœur, se dresse avec une constance sans égale, Caridad. Sage, raisonnable, sincèrement croyante et très respectueuse de ses parents, l’adolescente est un peu l’antithèse de Xiaomara. Jamais blessante ni critique, elle se contente d’être là pour elle et de la soutenir. Aucun jugement de valeur donc, juste une présence rassurante et indéfectible ! C’est le genre d’amie qu’on aimerait tous avoir et la preuve que l’on peut avoir des opinions très différentes, mais être toujours là pour l’autre.

Autre relation positive, celle que va nouer notre héroïne avec un jeune homme qui verra en elle autre chose qu’un corps voluptueux qu’il peut, comme ses camarades, commenter à l’envi. J’ai apprécié la manière dont l’autrice a construit leur relation, l’adolescent se montrant à l’écoute de Xiaomara et ne lui imposant pas des choses pour lesquelles elle ne se sent pas prête. Cela semble normal, mais c’est loin d’être toujours le cas… À cet égard, j’ai particulièrement apprécié une scène dans laquelle est abordé, avec subtilité et beaucoup de justesse, le thème du consentement. L’autrice nous montre qu’une personne a le droit de changer d’avis lors d’un rapprochement physique sans pour autant être insultée, voire pire. Un message qui me semble plus que jamais important de diffuser surtout dans un roman à destination des adolescent(e)s.

Quant à Xiaomara, elle m’a juste bluffée. J’ai été, dès les premières pages, séduite par sa personnalité et son aura de battante qui refuse de se laisser dicter sa conduite. Elle lutte entre l’envie de ne pas blesser sa mère, de survivre sans se laisser marcher dessus dans un quartier où le corps des femmes est sans cesse jaugé et celle d’être enfin elle-même. Une adolescente pleine de ressources avec une capacité de recul impressionnante pour son âge, et surtout une poétesse dans l’âme. Ce que Xiaomara se retient de hurler à la face du monde, elle le couche sur le papier avec frénésie et justesse jusqu’à ce qu’une opportunité lui laisse entrevoir une autre voie, celle du partage et du slam. Une révélation qui ne se fera pas sans heurts, mais qui rapprochera l’adolescente d’elle-même et des siens…

À cet égard, la fin, pleine d’émotions, m’a beaucoup plu et touchée. L’autrice ne tombe pas dans un happy end où tous les problèmes seraient réglés d’un coup de baguette magique, mais elle finit quand même sur une note d’espoir. Et elle nous démontre, une fois de plus, le pouvoir des mots qui rassemblent et unissent malgré la distance, les désaccords et les blessures que l’on peut infliger à ceux que l’on aime, parfois maladroitement…

Avec une économie de mots volontaire et parfaitement maîtrisée, elle frappe le lecteur et s’insère dans son cœur. Aucune envolée lyrique, mais la force brute des mots martelés comme des poings, des mots qui volent, qui fusent, qui touchent et qui font réfléchir. Et les sujets de réflexion sont nombreux : la religion et le fanatisme qui peut parfois en découler, l’homosexualité a fortiori dans une famille extrêmement croyante et un environnement machiste, le libre arbitre, la condition de la femme et le regard/jugement omniprésent sur son corps, les premiers émois amoureux, la découverte de son corps et de la sexualité, le consentement, la quête d’identité et l’affirmation de soi, l’immigration, la confrontation de deux cultures… Le roman m’a d’ailleurs donné envie d’en apprendre plus sur la culture dominicaine dont on a un petit aperçu et sur laquelle je n’avais jamais rien lu.

En conclusion, incisif, puissant et émouvant, The Poet X est un petit bijou que je vous recommande chaudement. Pas besoin d’apprécier la poésie pour se laisser emporter par l’histoire de Xiaomara, une adolescente forte et touchante qui refuse de plier sous le poids de la foi maternelle, de la société et de la concupiscence des hommes, et qui trouve, dans la poésie, un moyen de s’affirmer et de partager ses sentiments, ses espoirs et ses états d’âme.

The Poet X ou quand la force et la puissance des mots remplacent celle des poings !

Retrouvez l’avis de Grâce sur son blog Les notes de Grâce M.

J’ai lu le roman en VO qui est très accessible, mais une version française est proposée par les éditions Nathan.

Signé poète X - Dès 14 ans par [Elizabeth Acevedo, Clémentine Beauvais]

Nathan (29 août 2019) – 384 pages – Broché (16,95€) – Ebook ( 6,49€)
Traduction : Clémentine Beauvais 

Fake it till you break it, Jenn P. Nguyen

Fake It Till You Break It (English Edition) par [Jenn P. Nguyen]

Mia et Jake se connaissent depuis toujours. Et pour cause : leurs mères sont meilleures amies ! Ils se sont supportés pendant toutes les vacances d’été, tous les brunchs du dimanche et même lors des visites annuelles chez le dentiste…

Depuis qu’ils sont ados, les mamans n’ont qu’une idée en tête : leurs chérubins formeraient le couple rêvé, elles en sont convaincues. Mia et Jake, eux, en sont plutôt au stade où se trouver dans la même pièce est déjà un calvaire. Pour avoir un peu la paix, ils élaborent le plan parfait : ils vont prétendre être ensemble pendant deux semaines, puis rompre afin de calmer leurs mères à tout jamais. Ensuite, ils seront libres. Du moins, c’était ce que la stratégie soi-disant sans faille prévoyait..

Swoon Reads (28 mai 2019) – 304 pages – Broché (10,84€) – Ebook (8,61€)

AVIS

Pour inaugurer le Challenge #MOISENVO, j’ai décidé de lire une romance contemporaine : Fake it till you breaki it. Très accessible du point de vue de l’anglais, cette histoire m’a agréablement surprise au point de l’avoir lue en deux jours. Il n’y a pas de grand drame, juste beaucoup d’humour et un tandem pour lequel je me suis tout de suite prise d’affection.

Mia et Jake se connaissent depuis toujours et font pas mal de choses ensemble qu’il s’agisse d’aller au lycée ou chez le dentiste. Une relation qui n’a néanmoins rien d’amicale puisque leurs nombreuses interactions sont imposées par leurs mères, meilleures amies, qui rêvent de les voir en couple. Fatigués de devoir se côtoyer alors qu’ils se détestent, les deux adolescents en viennent à fomenter un plan : ils vont prétendre sortir ensemble pendant quelque temps avant de rompre lors d’un grand coup d’éclat ! Mais une fois le temps de la comédie écoulé, arriveront-ils vraiment à se séparer ?

Grâce à une narration alternée, on apprend à mieux connaître Mia et Jake qui sont très différents l’un de l’autre. Exubérante, drôle, gentille, pétillante, pleine de spontanéité et accro aux dramas coréens, Mia se révèle tout de suite attachante. Quant à Jake, plus réservé et ordonné, il n’en demeure pas moins un adolescent touchant et attendrissant. J’ai adoré assister aux échanges entre ces deux protagonistes qui disent se détester alors qu’ils font preuve d’une grande complicité faite de taquineries et de petits surnoms peu reluisants, mais jamais méchants. Complémentaires, bien qu’ils ne soient pas prêts à l’admettre, ils connaissent tout l’un de l’autre, des petites habitudes aux préférences culinaires, ce qui donne parfois l’impression qu’ils vivent dans leur petite bulle. Leur relation de longue date leur permet également de savoir quand l’autre va mal ou que quelque chose le préoccupe. 

Et à ce petit jeu, Mia tire son épingle du jeu. Elle devine sans peine à quel point le départ précipité de son frère aîné continue à blesser Jake qui préfère feindre l’indifférence au lieu d’avouer sa souffrance. Mais têtue, Mia n’est pas prête à rester les bras croisés devant la situation et est bien décidée à faciliter la réconciliation entre les deux frères que son faux petit ami le veuille ou non !

Ce thème de la famille, celle de sang et de cœur, est omniprésent dans le roman que ce soit à travers les relations fraternelles ou parents/enfants. À cet égard, si les mères des deux adolescents se révèlent exaspérantes avec leur obsession de les marier, elles évoluent et nous offrent une belle leçon, notamment sur la nécessité de laisser les enfants voler de leurs propres ailes et de les soutenir dans leurs velléités d’indépendance. Il est juste dommage qu’à trop vouloir forcer le rapprochement entre Mia et Jake, elles aient produit l’effet inverse les poussant à s’éloigner l’un de l’autre des années durant alors qu’il nous apparaît très clairement qu’ils tiennent énormément l’un à l’autre

On ne peut d’ailleurs pas s’empêcher d’espérer qu’ils prennent enfin conscience de la nature et de la force de leurs sentiments. Y arriveront-ils ? Je vous laisserai le soin de le découvrir, mais ce qui est certain, c’est que leur plan de départ ne va pas vraiment se passer comme prévu et qu’à trop jouer les amoureux transis, il se pourrait bien que des émotions profondément enfouies fassent surface et viennent chambouler leur relation…

En plus de l’humour omniprésent, des nombreux dialogues pleins de peps, des références à Harry Potter, à la nourriture asiatique et aux dramas coréens, le gros point fort de ce roman est sa positivité et la chaleur qu’il dégage. Oubliez les relations toxiques et les drames qui s’empilent, l’autrice ayant opté pour une histoire touchante et pleine de beaux sentiments. Le scénario n’a rien d’original, mais il met du baume au cœur et permet de passer un joli moment de divertissement auprès de personnages touchants et complémentaires dont on attend avec impatience le rapprochement et dont on admire la bienveillance avec laquelle ils se soutiennent. Si vous êtes en quête d’une romance adolescente doudou qui prouve que l’on a parfois sous les yeux la personne que l’on cherche, Fake it till you break it devrait vous plaire !

NB : le roman a été traduit par les éditions Hugo Roman.

Fake par [Jenn p Nguyen, Pauline Vidal]

Mini-chroniques en pagaille #16

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps de chroniquer de manière plus classique.


Les trois petits ouvrages présentés dans cet article sont proposés gratuitement (cliquez sur les titres pour les télécharger).

Couverture Teddy The Squirrel Becomes a Pilot
Teddy est un écureuil qui ne s’intéresse pas vraiment aux noisettes ni à l’idée de faire des provisions pour l’hiver. Lui, c’est plutôt un doux rêveur qui s’imagine volontiers en pilote d’avion. Un rêve inattendu pour un écureuil qui ne manque pas de personnalité !

Mais ce qui aurait pu rester une douce lubie va devenir une réalité quand l’avion télécommandé d’enfants jouant dans le parc s’écrase entre les branches d’un arbre….

Voici un mignon petit livre sur le courage et la force des rêves qu’il ne faut jamais abandonner ! Très courte et très accessible au niveau de la langue, l’histoire de cet écureuil et de son frère est parfaite pour une première lecture en anglais. Elle pourrait également séduire les adultes avec une âme d’enfant souhaitant se replonger en douceur dans la langue de Shakespeare.

Le très insolent Harry Watson est surpris à l’annonce du challenge organisé par sa professeure d’économie ménagère : choisir une boîte mystère et utiliser une partie de ses ingrédients dans une recette ! Les fans de MasterChef et autres émissions du genre de sa classe sont ravis, lui beaucoup moins. Mais comme il nous semble un peu râleur cet élève, rien d’étonnant à sa réaction.

La suite des événements, quant à elle, est beaucoup plus inattendue, Harry n’étant pas au bout de ses surprises. Je n’en dirai pas plus sur ce point puisque tout le charme du roman réside dans l’imagination fertile de l’autrice. Il se dégage d’ailleurs un petit air d’Alice au pays des merveilles dans ce récit qui tend quelque peu vers l’absurde, les élèves se comportant de manière plutôt étrange face à une situation qui n’a rien de normale ! Mais je vous rassure, le livre, très accessible, n’est pas aussi déroutant que peut l’être l’œuvre de Carroll Lewis.

Voici une petite histoire sympathique qui devrait vous surprendre et à l’issue de laquelle, vous ne devriez plus cuisiner de la même manière.

Adorant les histoires de sorcières depuis que je suis enfant, le titre et l’image de ce chaudron en pleine ébullition m’ont tout de suite attirée. En aidant sa mère à débarrasser et nettoyer un placard, Tania trouve des livres qu’elle met à disposition de tous dans son club de lecture sauf un qu’elle s’empresse de dévorer. Elle y découvre alors le récit d’une jeune fille ayant décidé de lancer un mauvais sort à un autre enfant qui se montre méchant avec elle…

Pour rigoler et se venger, pour de faux, d’un garçon qui n’est pas sympathique avec elle, elle décide avec son amie Tanisha de lancer ce sort dont elles suivent scrupuleusement la recette. Si les poils de chat sont faciles à obtenir, d’autres ingrédients comme les cheveux de la future victime demandent un peu plus de travail et d’imagination… Mais les filles s’en sortent très bien ! Le sort lancé, elles passent à autre chose. Après tout, ce n’était qu’un jeu. Mais l’était-ce vraiment ? Certaines coïncidences commencent sérieusement à les faire douter…

Je ne vous dirai pas si le sort a véritablement fonctionné ou non, mais je peux néanmoins vous assurer que cette petite histoire très divertissante se lit toute seule d’autant qu’elle est agrémentée de quelques petits illustrations ce qui facilite l’immersion même pour les jeunes lecteurs. Ils devraient prendre beaucoup de plaisir à assister les deux fillettes dans la recherche des ingrédients, plus ou moins ragoûtants, et sourire devant certaines situations.

Quant à la fin, j’ai apprécié la manière dont l’autrice aborde la question des superstitions et de certains biais cognitifs. Cela manque peut-être un peu de subtilité pour des adultes, mais ses explications par l’exemple permettront aux enfants de s’approprier facilement des concepts pas toujours évidents à appréhender.

Madame Pamplemousse and Her Incredible Edibles, Rupert Kingfisher

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Madame Pamplemousse is the story of Madeleine, forced to work in her unpleasant uncle’s horrible restaurant, The Squealing Pig. By chance she comes across the most marvellous shop, run by Madame Pamplemousse, which is quiet, discreet, yet full of delicious and otherworldly ‘edibles’ – Pterodactyl Bacon, Scorpion Tails in Smoked Garlic Oil, and Great Squid Tentacle in Jasmine-Scented Jelly. A quiet comradeship develops between Madeleine, Madame Pamplemousse, and Madame’s cat, Camembert. And together they create some wonderful culinary magic. Exquisite, beautifully formed prose that has echoes of Angela Carter belies a narrative that is full of pace. A wonderful fairy tale that will appeal to both adults and children.

Bloomsbury Publishing (1 septembre 2008) – Relié – 144 pages – 8,47€

RÉSUMÉ EN FRANÇAIS

Tous les étés, la pauvre Madeleine doit travailler au Cochon Hurleur, l’immonde restaurant de son détestable oncle, Monsieur Lard. Elle s’y ennuie d’autant plus qu’il la laisse seulement faire la plonge, alors qu’elle est pourtant une excellente cuisinière. Mais un jour, elle découvre par hasard le plus merveilleux des magasins : l’épicerie de Madame Pamplemousse, un lieu magique où s’amoncèlent des mets extraordinaires venus d’un autre monde, comme le salami de Minotaure ou le bacon de ptérodactyle. Lorsque Monsieur Lard repère la boutique à son tour, il oblige Madeleine à espionner Madame Pamplemousse pour lui voler ses secrets et faire du Cochon Hurleur le restaurant le plus prisé de Paris. Mais l’amitié qui naît entre Madeleine, Madame Pamplemousse et son drôle de chat Camembert, pourrait bien contrecarrer ses projets…

AVIS

Chaque été, Madeleine est condamnée à travailler dans le restaurant de son oncle. L’expérience aurait pu être agréable pour cette jeune fille qui aime cuisiner, mais c’était sans compter sur la personnalité peu avenante de son oncle. Méchant, dénué de scrupules, obsédé par l’argent et la gloire, difficile d’apprécier cet être antipathique qui, de surcroît, manque cruellement d’élégance et de finesse, ce qui se retrouve d’ailleurs dans sa cuisine.

L’été s’annonçait donc laborieux jusqu’à ce que Madeleine découvre par hasard une boutique très spéciale où l’on peut trouver des mets incroyables comme de la langue de Tyrannosaurus Rex ou du salami de Minotaure ! Avec Madame Pamplemousse, gérante de la boutique, nos escargots et cuisses de grenouilles si décriés à l’étranger passeraient presque pour de banales préparations.

En plus de vendre des mets incroyables, cette femme dégage une aura de mystère particulièrement intrigante qui donne tout de suite envie aux lecteurs d’en apprendre plus sur cette dernière. Est-ce une sorcière ? D’où proviennent tous ces ingrédients extraordinaires que personne d’autre ne sait où trouver ? Pourquoi les plats de Madame Pamplemousse provoquent-ils des réactions aussi extrêmes chez les gens qui les goûtent ? Tout autant de questions qui vous pousseront à tourner les pages les unes après les autres.

Le compagnon de cette femme, un chat un peu bagarreur du nom de Camembert, attire également l’attention. C’est qu’il n’est pas banal de voir un chat cuisiner ! Pas très commode en apparence, on se rend compte, au fil des pages, que ce n’est pas un mauvais matou. Œil en moins ou pas, il sait parfaitement voir à travers les gens… Le duo se révèle donc aussi original que plein de mystère.

Quant à Madeleine, délaissée par ses parents et condamnée à travailler pour un être infâme qui l’exploite tout en l’empêchant d’exercer ses talents de cuisinière par jalousie, on ne peut que se prendre d’affection pour elle. Elle saura, heureusement, trouver des appuis que ce soit au sein de l’horrible restaurant de son oncle ou dans la boutique de Madame Pamplemousse dans laquelle elle finira par travailler.  C’est donc un vrai plaisir de suivre cette fillette courageuse dans ses péripéties et de la voir, petit à petit, prendre confiance en elle et en ses talents culinaires.

Nous sommes dans un roman jeunesse et cela se ressent au niveau de la personnalité des personnages qui n’est pas développée outre mesure. On reste également dans un schéma très manichéen avec un horrible méchant d’un côté, et une jeune fille brimée, mais pleine de talent de l’autre. Mais personnellement, prise dans l’atmosphère de ce Paris alternatif et séduite par la plume non dénuée d’humour de l’auteur, cela ne m’a pas du tout dérangée. Je pense d’ailleurs que cette absence de détails superflus sera un atout pour les lecteurs les plus jeunes qui se laisseront plus volontiers prendre par le côté enchanteur du livre. Et puis même si le roman est court, il n’est pas creux et possède une très jolie morale que je vous laisserai bien sûr découvrir par vous-mêmes.

J’ai lu le roman en anglais, le niveau de langue étant très accessible, et en tant que francophone, j’ai juste adoré les noms français des personnages qui, en plus d’être ancrés dans l’univers de la cuisine, ne peuvent que prêter à sourire. Le méchant oncle qui se comporte comme un « porc » tient un restaurant du nom de Squealing Pig et s’appelle Monsieur Lard, le critique gastronomique cassant se nomme Monsieur Langoustine, le chat avec du caractère s’appelle Camembert… Il est juste dommage pour les anglophones que les noms n’aient pas été traduits en bas de page, car ils apportent vraiment un côté humoristique à l’intrigue.

Dernier atout de ce roman jeunesse plein de charme, les très nombreuses illustrations de Sue Hellard qui rendent la lecture encore plus immersive et qui viennent appuyer avec naturel et efficacité le texte.

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En conclusion, ce premier tome de la série Madame Pamplemousse est un très bon tome introductif qui nous permet d’entrer facilement et rapidement dans l’univers mis en place par l’auteur. Ce roman, dans lequel la gastronomie tient une place importante, saura plaire aux petits et aux grands gourmands aimant les lectures simples, mais non dénuées de saveur.

NB : Le roman a été traduit en français. Il existe même une version reliée et en couleurs aux éditions Albin Michel. Si je l’avais croisée avant de craquer pour la version anglaise, je l’aurais prise sans hésiter. Elle a l’air sublime !

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A Boy Called Christmas, Matt Haig

J’ai lu A Boy Called Christmas en anglais, le niveau étant très accessible, mais le roman a été traduit en français par les éditions Hélium.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La véritable histoire (de Noël) d’un garçon hors du commun pour croire à l’impossible…

Nicolas, onze ans, surnommé Noël depuis sa naissance, vit en Finlande avec son père, Joël le bûcheron. Mais le travail se fait rare, la vie est difficile, et quand Joël se voit confier une mission pour le roi, il accepte de laisser son garçon à l’épouvantable tante Carlotta. Nicolas n’a plus qu’une petite souris obsédée par le fromage pour lui redonner le sourire. Mais les mois passent, Joël ne revient pas, et notre courageux héros décide de partir à sa recherche. Se liant d’amitié avec un renne, il affrontera bien des obstacles avant de parvenir jusqu’au village enchanté des lutins… Des lutins qui ont perdu la joie de Noël. Nicolas parviendra-t-il à leur redonner goût à la vie ?

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Eleven-year-old Nikolas—nicknamed “Christmas”—has received only one toy in his life: a doll carved out of a turnip. But he’s happy with his turnip doll, because it came from his parents, who love him. Then one day his father goes missing, and Nikolas must travel to the North Pole to save him.

Along the way, Nikolas befriends a surly reindeer, bests a troublesome troll, and discovers a hidden world of enchantment in the frozen village of Elfhelm. But the elves of Elfhelm have troubles of their own: Christmas spirit and goodwill are at an all-time low, and Nikolas may be the only person who can fix things—if only he can reach his father before it’s too late. . . .

Sparkling with wit and warmth, A Boy Called Christmas is a cheeky new Christmas classic-in-the-making from acclaimed author Matt Haig and illustrator Chris Mould.

AVIS

J’avais acheté ce roman dans l’optique de le lire pour le Cold Winter Challenge, ce que j’ai fait avec grand plaisir ayant été complètement séduite par la beauté de ce livre autant au niveau du fond que de la forme.

Le choix est assez conséquent en matière de lectures de Noël, mais A Boy Called Christmas sort quelque peu du lot grâce à sa magnifique couverture qui attire tout de suite le regard surtout si l’on aime les paillettes. À cela s’ajoutent de belles illustrations signées Chris Mould.

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Elles apportent un plus indéniable à l’histoire en nous permettant de nous immerger complètement dans cette histoire mignonne qui n’est, néanmoins, pas exempte de passages plus sombres. Il y en a d’ailleurs un qui m’a particulièrement touchée même si l’auteur ne s’appesantit pas dessus.

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Mais rassurez-vous, nous sommes bien ici dans une lecture jeunesse qui donne le sourire aux lèvres et qui touche le cœur des lecteurs. Grâce à l’histoire de Nikolas, on ressent tout un panel d’émotions, mais surtout, on se rappelle ce que sont les vraies valeurs de Noël…

Nikolas vit seul avec son père depuis la mort brutale de sa mère. Les conditions de vie sont difficiles, le métier de bûcheron ne payant pas beaucoup en Finlande, un pays où les arbres sont légion. Mais la situation s’empire quand le père du jeune homme s’engage dans une expédition destinée à prouver l’existence des elfes et de leur village. Laissé seul aux mains de son affreuse tante, Nikolas finit par prendre une décision courageuse et un peu folle pour un enfant de son âge : retrouver son père ! Il sera accompagné, dans son expédition, par son seul ami, Miika, une souris plutôt attachante.

Matt Haig nous offre ici un joli conte de Noël dans lequel son héros va vivre des péripéties qui le mettront à l’épreuve, qui le pousseront à se dépasser, à croire en lui et aux autres, et qui le feront indéniablement grandir. L’univers est enchanteur avec ses elfes, ses fées un peu étranges qui aiment voir les têtes de trolls exploser, ses rennes volants que l’on connait tous et, bien sûr, cette magie qui fait des miracles quand on accepte de croire en elle. C’est quelque chose que Nikolas découvrira progressivement et qui changera à jamais le destin de ce petit garçon qui deviendra, ni plus ni moins, que le Père Noël. Une destinée qui s’imposera à lui, au fil de ses rencontres, de ses joies, mais aussi de ses peines.

La plume de l’auteur est immersive et non dénuée d’humour, je me suis ainsi surprise à sourire à de nombreuses reprises. Le roman étant destiné à des enfants, le style reste très accessible, ce qui convient d’ailleurs très bien au caractère de Nikolas. Même s’il fait preuve d’une grande témérité, il reste un enfant avec parfois des réflexions un peu naïves ou, du moins, empreintes de l’optimisme d’une personne n’étant pas encore durablement impactée par la vie et ses vicissitudes.

C’est d’ailleurs l’atout de ce personnage ! Il va, tout au long du livre, découvrir que les gens ne sont pas tous gentils, et que même les elfes connus pour leur jovialité et leur générosité peuvent se révéler méchants, haineux, racistes et enfermés sur eux-mêmes. Malgré cette brutale prise de conscience, il va continuer à essayer de voir le meilleur en chaque être… Cela ne signifie pas qu’il va garder les yeux fermés devant les problèmes, mais qu’il va tenter de les résoudre avec sa légendaire gentillesse, sa joie, sa bonne humeur, son don naturel pour offrir à chacun ce qu’il désire…

A Boy Called Christmas est une aventure divertissante et prenante, mais l’auteur en profite également pour aborder avec simplicité, mais efficacité, de nombreux thèmes : l’amitié, bien sûr, la nécessite de croire en l’impossible et de toujours rêver, la complexité de l’être humain qui n’est jamais tout noir ou tout blanc, la quête de soi et d’identité, la peur et la haine de l’étranger, les vraies valeurs de Noël comme le partage, la solidarité, la joie…

En conclusion, Matt Haig nous offre ici un joli conte de Noël qui contient tous les ingrédients d’une bonne aventure, mais qui, sous couvert de divertissement, aborde des thèmes importants. C’est donc le sourire aux lèvres, le cœur empli de magie et avec l’envie de vous réunir autour des vraies valeurs de Noël que vous tournerez la dernière page. Une belle histoire que je vous recommande en cette période de fin d’année ou quand vous avez besoin d’une lecture qui vous redonne le moral et vous incite, à votre tour, à partager un peu de bonheur autour de vous. La magie est en chacun de nous, il suffit de savoir regarder…

 » An impossibility is just a possibility you don’t understand »

Fairlyloot août 2018 : Mutinous pirates

FairyLoot August 2018 Theme

Adorant les histoires de pirates, le thème de la box d’août ne pouvait que me plaire… Je vous propose un petit aperçu de son contenu qui, vous le verrez, m’a plutôt plu.

  • Un magnet reprenant une citation tirée du livre Daughter of the Pirate King que je n’ai pas lu. Le magnet est joli, mais il est arrivé plutôt endommagé.
  • Une bougie exclusive Prince Elian Candle inspirée par le prince pirate de To kill a Kingdom. L’odeur est agréable et j’aime beaucoup l’illustration.

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  • Un kit de cire sur le thème des pirates : un article super original et en parfaite adéquation avec le thème ! Si avec ça, je ne prends pas la plume et la feuille pour recommencer à envoyer des lettres manuscrites…

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  • Un drapeau à accrocher avec une citation de Nikolai Lanstov, un personnage du tome 2 de la série Grisha que j’ai juste adoré. Dommage qu’il y ait une vilaine faute d’orthographe, mais comme à son habitude, le service client de la Fairyloot est top et nous devrions recevoir un nouvel exemplaire. L’article est original, mais j’avoue ne pas être particulièrement emballée…

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  • Une gourde avec une citation inspirée par le célèbre Jack Sparrow : la gourde a l’air de bonne facture, mais comme plusieurs fois ces derniers mois, je regrette une certaine austérité ou du moins, une bien grande sobriété. Un peu de couleurs n’aurait pas été de refus et aurait rendu l’article plus attrayant ! Je pense laisser la gourde chez ma mère afin d’avoir un récipient pour rapporter du jus d’orange chez moi puisqu’à chaque visite, elle en prépare des quantités astronomiques. La gourde était accompagnée d’un pochon. Je ne fais plus de coloriages, mais c’est typiquement le genre d’articles qui aurait été très pratique pour transporter mes crayons.

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  • 1 savon exfoliant : aussitôt reçu aussitôt testé (à quelques heures près) et je peux vous dire que je suis fan autant de l’odeur que de la texture. Et j’apprécie le clin d’œil de la box aux pirates et à leur hygiène corporelle…
  • Le coin papier : nous avons reçu une jolie illustration, un marque-page reprenant la photo du thème du mois, de la publicité pour une collection de livres que j’adore, une interview de l’autrice, une carte de botanique liée au livre du mois et un extrait du prochain roman de Leigh Bardugo.

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  • Le livre dédicacé : These Rebel Waves by Sara Raasch.

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Adeluna is a soldier. Five years ago, she helped the magic-rich island of Grace Loray overthrow its oppressor, Agrid, a country ruled by religion.

But adjusting to postwar life has not been easy. When an Argridian delegate vanishes during peace talks with Grace Loray’s new Council, Argrid demands brutal justice—but Lu suspects something dangerous is at work.

Devereux is a pirate. As one of the stream raiders who run rampant on Grace Loray, he scavenges the island’s magic plants and sells them on the black market. But after Argrid accuses raiders of the diplomat’s abduction, Vex becomes a target. An expert navigator, he agrees to help Lu find the Argridian—but the truth they uncover could be deadlier than any war.

Benat is a heretic. The crown prince of Argrid, he harbors a secret obsession with Grace Loray’s forbidden magic. When Ben’s father, the king, gives him the shocking task of reversing Argrid’s fear of magic, Ben has to decide if one prince can change a devout country—or if he’s building his own pyre.

As conspiracies arise, Lu, Vex, and Ben will have to decide who they really are . . . and what they are willing to become for peace.

BILAN

Je suis très contente de cette box qui nous offre des articles variés bien que, pour certains, manquant un peu de fantaisie. Le savon est un produit que je rachèterai avec plaisir si je le trouve à un prix raisonnable et j’ai hâte de tester le kit de cire avec son cachet au charme fou. Seul bémol de cette box, l’extrait du prochain livre de Leigh Bardugo est tellement bien travaillé que je n’ai qu’une envie, avoir entre mes mains le roman qui paraîtra début 2019.

Et vous, cette édition vous plaît ? Quel article vous tente le plus ?