In My Mailbox #212 : une précommande, des ouvrages graphiques et le plein de livres audio

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


  • Ouvrages graphiques : j’ai déjà lu Charlie que j’ai adoré et dont je devrais bientôt vous reparler.

Couverture Charlie et la Légende du Roi ArthurCouverture OrangeCouverture Ludwig et Beethoven

  • Beaux romans : The Betrayals est un achat imprévu motivé totalement par la couverture et la beauté du livre sous la jaquette. Il y a plus intelligent comme critère d’achat, mais j’assume sans problème une certaine superficialité devant les beaux livres.  Mais je vous rassure, le résumé me plaît aussi beaucoup. Quant à L’empire d’écume, je ne pouvais pas passer devant l’offre de Bargelonne proposant la version reliée, accompagnée de goodies, au prix de la version brochée pour les personnes le précommandant avant le 5 mai.

  • Livres audio : voulant épuiser mes crédits audio sur Audible avant de mettre mon abonnement en pause, j’ai téléchargé deux livres de ma wish list autant pour leur résumé que la voix des narrateurs. J’ai également eu la chance de remporter Tout le bleu du ciel sur le blog Les lectures d’Azilis.

Couverture Tout le bleu du ciel

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

In My Mailbox #211 : beaux livres et livres audio

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  • Beaux livres : j’ai hésité à craquer pour La duperie de Guenièvre devant le problème de traduction soulevée sur Twitter mais je n’ai pas résisté à la beauté de l’objet-livre. Quant au Trois contes de fantômes, cela faisait un moment qu’il était dans ma wish list.

Couverture Trois contes de fantômes

  • Gain concours : ce n’est pas forcément mon genre de lecture, mais appréciant de sortir de ma zone de confort, j’ai participé au concours organisé sur Twitter par Svet Mori dont je vous conseille, par ailleurs, les romans.

  • Livres audio : Audible offre gratuitement à ses abonnés Les Contes de Beedle le Barde et j’ai profité d’un crédit audio pour prendre un livre de ma wish list, The Shadow Between Us.

Couverture de Les Contes de Beedle le Barde

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

In My Mailbox #184

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PAPIER

Cela fait un moment que je voulais craquer pour Histoires de fantômes du Japon et Horrifikland qui avait été un coup de cœur.

Couverture Histoires de fantômes du JaponCouverture Horrifikland : Une terrifiante aventure de Mickey Mouse

J’ai également eu la chance de recevoir, de la part des éditions de l’Archipel, la suite d’un thriller de Rachel Caine que j’avais adoré et que je vous conseille, L’ombre de la menace.

Couverture Long way downLa solitude d'une goutte de pluie par Jean-FabienL'ombre de l'assassin par Caine

En plus de ces nouveautés déjà, pour la plupart, sublimes, j’ai eu l’agréable surprise de trouver dans ma boîte aux lettres une participation Ulule que j’attendais avec impatience. L’autrice a fait un travail sublime et les goodies sont magnifiques. Bref, je suis émerveillée ! Pour plus de photos, vous pouvez consulter mon post Instagram.

EBOOK

AUDIO

Pour les abonnés Prime, en ce moment, Amazon propose deux livres audio gratuits pour tenter l’expérience. Si ce format vous intrigue, c’est le parfait moment pour se lancer…

Le premier tome ayant été une très bonne surprise et le niveau d’anglais s’étant révélé plutôt accessible, j’ai téléchargé la suite, Vow of thieves de Mary E.Pearson.

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

All eyes on us, Kit Frick

All Eyes on Us

Pretty Little Liars meets People like Us in this taut, tense thriller about two teens who find their lives intertwined when an anonymous texter threatens to spill their secrets and uproot their lives.

PRIVATE NUMBER: Wouldn’t you look better without a cheater on your arm?

AMANDA: Who is this?

The daughter of small-town social climbers, Amanda Kelly is deeply invested in her boyfriend, real estate heir Carter Shaw. He’s kind, ambitious, the town golden boy – but he’s far from perfect. Because behind Amanda’s back, Carter is also dating Rosalie.

PRIVATE NUMBER: I’m watching you, sweetheart.

ROSALIE: Who IS this?

Rosalie Bell is fighting to remain true to herself and her girlfriend – while concealing her identity from her Christian fundamentalist parents. After years spent in and out of conversion « therapy », her own safety is her top priority. But maintaining a fake straight relationship is killing her from the inside.

When an anonymous texter ropes Amanda and Rosalie into a bid to take Carter down, the girls become collateral damage – and unlikely allies in a fight to unmask their stalker before Private uproots their lives.

PRIVATE NUMBER: You shouldn’t have ignored me. Now look what you made me do..

Blackstone Audio, Inc. – 04 juin 2019 – 10h26 minutes

AVIS

C’est en parcourant le catalogue Audible Stories que je suis tombée sur ce thriller young adult dont le résumé m’a tout de suite intriguée.

Et je dois dire que j’ai trouvé la lecture aussi entraînante que révoltante ! L’autrice, à travers cette histoire aborde, entre autres, le thème de l’homophobie et comment celle-ci peut contraindre une jeune fille à devoir mentir à sa famille afin de ne pas être rejetée. Rosalie aime les filles. Dans un monde idéal, cela n’aurait aucune importance, mais dans le monde de l’adolescente, cela change tout et fait de sa vie un véritable enfer.

Les parents de la jeune fille, membre d’une communauté chrétienne fondamentaliste, l’ont élevée dans l’idée qu’une jeune fille bien n’a pas le droit d’éprouver de l’amour pour une autre fille. Jamais. Obsédés par cette idée, ils n’ont ainsi pas hésité à inscrire Rosalie de force à une thérapie de conversion quand l’adolescente leur a avoué son homosexualité. Un comportement indigne de parents aimant et d’une violence psychologique indescriptible pour Rosalie. L’autrice n’entre pas dans les détails, mais l’on sent que cette expérience a profondément marqué l’adolescente qui, pour ne pas revivre cet enfer, préfère leur cacher sa relation avec sa petite amie, Paulina, en simulant une histoire d’amour avec le beau et riche Carter.

Comment ne pas être révolté devant des parents qui traitent leur fille comme une malade qui aurait besoin d’être guérie d’un mal insidieux la détournant du droit chemin et de la parole de Dieu ? Alors que des parents sont censés aimer leurs enfants inconditionnellement, ceux-ci n’aiment leur fille que sous condition d’hétérosexualité ! Rosalie pourrait partir, les parents de sa petite amie étant prêts à l’accueillir, mais ce n’est pas facile pour une adolescente de devoir rompre avec les siens, même intolérants, et surtout, d’abandonner sa petite soeur dont elle est très proche… Car elle ne se fait pas d’illusions, si elle vit son homosexualité au grand jour, ses parents l’enverront de nouveau en thérapie de conversion et la rayeront de leur vie si elle arrive à s’échapper de leur emprise. Pire, ils l’empêcheront de voir sa soeur…

Carter, cet héritier d’un empire de l’immobilier plutôt sympathique, représente alors un bon moyen pour Rosalie de pouvoir continuer à voir Paulina tout en faisant croire à ses parents qu’elle est « guérie ». Mais, le beau et riche Carter a déjà une petite amie, Amanda, qui est bien décidée à passer le reste de sa vie avec ce dernier quitte à fermer les yeux sur ses incartades. Après tout, Rosalie n’est pas la première et ne sera pas la dernière fille avec laquelle son petit ami passera quelques bons moments. La situation aurait donc pu rester ainsi si une personne ne s’amusait pas à menacer de dévoiler les petits secrets des deux adolescentes… 

De fil en aiguille, on en vient à se poser des questions sur la réelle motivation de ce harceleur fort peu courageux qui se cache derrière l’anonymat, et dont les menaces par sms se font de plus en plus pesantes. Devant l’ampleur de la situation, les deux adolescentes finissent par travailler main dans la main afin de l’identifier et de le faire tomber. En effet, si Rosalie ne peut pas le laisser dévoiler sa relation avec Paulina à ses parents sous peine de retourner en thérapie de conversion à laquelle elle ne résistera pas psychologiquement, Amanda, quant à elle, ne peut pas le laisser s’immiscer dans son couple.

Ses parents ne sont plus aussi fortunés que par le passé et de sa future union avec Carter dépend leur situation financière. J’ai été bien plus touchée par la vie de Rosalie, mais force est de constater qu’Amanda n’a pas non plus une existence des plus joyeuses. Derrière son apparente superficialité, son physique de rêve et sa popularité, elle subit une certaine pression familiale, notamment de la part de sa mère bien décidée à profiter des atouts physiques de sa fille pour garder son ancien train de vie et asseoir son statut social. Amanda m’a parfois agacée par son obsession pour Carter, mais on comprend que c’est plus celle de sa mère que la sienne…. Heureusement, au gré des épreuves et des coups durs, elle dévoile une vulnérabilité qui la rend attachante. Elle évolue, s’affirme et commence à entrevoir que sa vie n’est pas irrémédiablement liée à son goujat de petit ami et qu’elle n’a pas à porter l’avenir de ses parents sur ses épaules…

J’ai également apprécié l’évolution de la relation entre Amanda et Rosalie. Elles ne deviennent pas les meilleures amies au monde, mais elles développent une forme de respect et d’amitié. Il faut dire qu’elles devront apprendre à compter l’une sur l’autre, la traque du harceleur anonyme se révélant bien plus ardue et périlleuse que prévu d’autant qu’elles ne peuvent pas vraiment s’appuyer sur leurs parents… Comme souvent dans les thrillers young adult, j’ai rapidement deviné l’identité du coupable, mais je n’avais pas anticipé ses motivations. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que certains sont prêts à tout, même au pire, pour se libérer d’une cage qu’ils ont pourtant forgée eux-mêmes.

Tout au long du récit, l’autrice joue avec nos nerfs, nous met sur de fausses pistes, nous pousse à douter et fait monter la tension crescendo. Cela rend la lecture assez addictive tout comme le travail réalisé sur la psychologie des deux héroïnes qui est, pour moi, le point fort de ce roman. L’enquête est intéressante, mais elle permet surtout de mettre en lumière des thématiques fortes : l’affirmation de soi, l’extrémisme religieux, l’homophobie, le poids des injonctions familiales et sociétales, les parents défaillants, l’alcoolisme, l’amour, l’amitié…

Si les parents des deux adolescentes sont défaillants, il existe néanmoins quelques adultes responsables et plus ouverts même si leur rôle reste assez minime dans l’intrigue. On appréciera également la manière dont l’autrice souligne avec subtilité l’importance de se faire aider quand on appartient à la communauté LGBT+ et que l’on se sent menacé. J’ai également trouvé très touchante et inspirante Rosalie qui va réussir à se libérer de ses parents grâce, entre autres, à son courage, sa force de caractère et l’aide d’une association et de certaines personnes. Un joli message d’espoir qui, je l’espère, apportera un peu de réconfort aux personnes victimes d’homophobie.

Dans ce roman, il est question de fanatisme religieux, mais l’autrice montre également qu’il est possible de concilier foi et homosexualité comme l’ont très bien compris les parents de Paulina qui ont soutenu leur fille dès l’annonce de son homosexualité. De la même manière, si Rosalie rejette une foi qui la contraindrait à renier ce qu’elle est et ses sentiments, elle développe sa propre relation à Dieu, une relation empreinte d’amour et de tolérance. Je ne suis pas croyante, mais si je l’étais, c’est le genre de foi vers laquelle je me tournerais.

Quant à la partie audio, je l’ai trouvée plutôt convaincante : les narratrices trouvent le ton juste pour nous faire ressentir toutes les émotions de Rosalie et d’Amanda, mais également la pression quotidienne qu’elles subissent, chacune pour des raisons bien différentes. Le niveau d’anglais m’a, en outre, semblé plutôt abordable, le vocabulaire demeurant relativement simple et ancré dans le quotidien.

En bref, sous couvert d’une enquête pleine de tension et auréolée d’un certain mystère et suspense, l’autrice aborde ici des thèmes importants comme l’homophobie et la difficulté pour des jeunes filles de se libérer de leurs chaînes afin de se construire un avenir à l’image de leurs rêves et non des attentes de leurs parents et de leurs communautés. Haletant, révoltant et émouvant à la fois, All eyes on us est un roman avec un beau message de tolérance qui ouvre également une réflexion pleine de justesse sur la nécessité de laisser chacun vivre sa sexualité et choisir la vie qui lui convient sans préjugé ni a priori.

Ecouter All eyes on us gratuitement sur Audible Stories (le roman existe également en version papier).

 

 

Interview with the robot, Lee Bacon

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Fugitive. Criminal. Robot.

A sci-fi adventure for young listeners, Interview with the Robot introduces a unique heroine who seeks the truth about herself.
Eve looks like an ordinary 12-year-old girl, but there’s nothing ordinary about her. She has no last name. No parents or guardian. She’s on the run from a dangerous and secretive organization that will stop at nothing to track her down.
And most astonishing of all: she’s a robot, a product of Eden Laboratories. When Eve discovers the truth, she realizes everything she thought she knew about herself is a lie. Eve manages to escape, fleeing the lab, the only home she’s ever known.
After being arrested for shoplifting, Eve is interviewed by Petra Amis from Child Welfare Services. Her incredible story unfolds during the interrogation, with flashbacks to her life inside Eden Laboratories, which has a dark secret. Listeners follow Eve from her first moment of consciousness to her evolution as a nearly-human companion to Emory, the son of the founder of Eden Laboratories.
Exploring a range of topics that drive our society and our lives—topics such as artificial intelligence and human nature – Interview with the Robot is a story told by a startlingly original protagonist, a story that explores the vast potential of technology and the deep complexities of humanity.

À partir de 10 ans – 3hrs 42mins

AVIS

J’ai profité du fait qu’Audible propose des livres audio à écouter gratuitement durant le confinement pour me lancer dans Interview with the robot de Lee Bacon. Si la science-fiction n’est pas mon genre de prédilection, les intelligences artificielles et la robotique m’intéressent beaucoup, ce qui explique peut-être le plaisir pris à découvrir ce roman jeunesse qui soulève des  questions intéressantes sur ces sujets notamment d’un point de vue éthique et moral.

Qu’est-ce qui différencie l’homme de la machine ? Une machine faite de métal, de circuits imprimés et ayant la conscience d’exister ne peut-elle pas être considérée comme une entité vivante ? Les émotions sont-elles l’apanage des hommes et des animaux ? Tout autant de questions que l’histoire d’Eve, robot ayant l’apparence d’une enfant de douze ans, ne manquera pas de susciter en vous. Une histoire qu’elle raconte à un membre des services sociaux, Petra Amis, après avoir réussi à s’échapper de l’organisation qui l’a conçue. À mesure que l’on découvre tout ce qu’elle a traversé et qu’on apprend à la connaître, on en vient à s’interroger sur sa véritable nature…

En plus de la conscience d’être, elle semble éprouver des sentiments, notamment envers le fils de son créateur qui est devenu, au fil du temps, son meilleur ami. À travers des flash-backs, on découvre d’ailleurs leur réelle et belle complicité et la manière dont, aux côtés d’Emory, Eve a gagné en humanité, apprenant, par exemple, à faire des plaisanteries ou à détecter les nuances parfois subtiles dans les échanges entre humains. Elle n’a pas de sang ou d’organes humains et se recharge comme un téléphone portable, mais la réduire au statut de simple machine au service de l’humanité semble donc terriblement injuste…

J’ai adoré découvrir le récit de cette héroïne atypique et hors du commun à laquelle je me suis beaucoup attachée à l’instar de Petra qui va traiter Eve comme n’importe quel autre enfant : avec empathie, patience et gentillesse. Les interactions et les dialogues entre les deux personnages sont truculents et m’ont fait régulièrement sourire, car si Eve semble humaine par bien des aspects, elle n’a pas encore toutes les clefs en main pour comprendre les comportements parfois irrationnels des humains… L’entretien entre Petra et Eve permet également de réaliser le fossé entre ce que son créateur veut d’elle et ce qu’Eve désire vraiment. Elle a, en effet, appris à exprimer ses propres envies et est capable de prendre des initiatives qui n’entrent pas forcément dans le cadre de ses prérogatives.

Au-delà de la question des intelligences artificielles et des réflexions sur la nature humaine, le roman aborde également des thèmes comme la famille. Qu’est-ce qu’une famille ? Cela se réduit-il vraiment aux liens du sang ? Une interrogation soulevée tout au long du roman qui trouve son apogée dans une révélation qui m’a complètement prise de court. Je ne l’avais pas du tout anticipée, ce qui m’a donné envie d’écouter le roman depuis le début afin de voir si l’auteur avait laissé quelques indices. Je ne l’ai pas fait, mais j’ai apprécié la manière dont ce retournement de situation parfaitement orchestré bouleverse l’ordre des choses et donne une certaine profondeur au roman. Il soulève, en outre, certaines questions, notamment sur le bien et le mal, et ce que l’on est en droit de faire au nom de ses idéaux et/ou de sa famille.

Destiné aux enfants à partir de 10 ans, le roman, bien qu’en anglais, se révèle tout à fait accessible. Le vocabulaire et les constructions grammaticales sont simples, et les nombreux flash-back, accompagnés d’une petite transition sonore, aident à s’immerger complètement dans l’intrigue. N’hésitez donc pas à vous lancer si vous avez envie de tester ou de vous remettre à la lecture de livres audio en anglais d’autant qu’en plus d’être rapide (moins de quatre heures), l’écoute se révèle rythmée, prenante et plutôt addictive.

En conclusion, à travers l’histoire mouvementée et surprenante d’une héroïne atypique et attachante, l’auteur soulève d’intéressantes et pertinentes réflexions sur la notion d’humanité, la technologie, mais également sur la famille, ce qui fait son socle et comment l’amour des siens peut pousser une personne à commettre l’indicible… Captivant, intelligent, teinté d’humour et empli de mystère, voici un roman jeunesse fort sympathique que je ne peux que vous conseiller pour une plongée fascinante dans le monde de la robotique.

Pour écouter gratuitement le roman durant le confinement, rendez-vous sur le site d’Audible Stories.

Jonathan Livingston le Goéland, Richard Bach

Couverture Jonathan Livingston le goéland

 

Décidément, Jonathan Livingston n’est pas un goéland comme les autres. Sa seule passion : voler toujours plus haut et plus vite, pour être libre. Mais cet original qui ne se contente pas de voler pour se nourrir ne plaît guère à la communauté des goélands. Condamné à l’exil, seul, Jonathan poursuit ses découvertes, sans peur, sans colère. Il est seulement triste de ne pouvoir les partager, jusqu’au jour où il rencontre des amis… Jonathan apprend alors à briser les chaînes qui emprisonnent son corps et ses pensées. Ce livre drôle et poétique est un hymne à l’amour et à la liberté !

Audible – 58 minutes
Lu par Patrice Laffont, Dorothée Berryman, Cédric Noël, Vincent Davy

AVIS

Un mal de tête carabiné, mais aucune envie de rester allongée dans le noir sans rien faire, j’ai décidé d’écouter un livre audio, de préférence court. Mon choix s’est alors porté sur Jonathan Livingston le Goéland que j’avais téléchargé gratuitement sur mon application Audible.

Jonathan pour un goéland, cela a de quoi surprendre, mais Jonathan n’est pas un goéland comme les autres. Quand les autres membres de son clan ne pensent qu’à vivre pour manger lui, il ne pense qu’à voler, voler toujours plus haut, toujours plus vite, pour gagner en liberté. Mais ses progrès en techniques de vol seront loin de plaire à son clan qui finira par le chasser… Le goéland, exilé, mais bien déterminé à rester fidèle à ses envies, finira heureusement par trouver d’autres goélands partageant ses aspirations.

À travers cette histoire, qui s’apparente à un petit conte philosophie, l’auteur aborde différents sujets, et notamment la différence et le rejet qu’elle suscite. Comme l’en atteste la communauté de goélands qui chasse notre héros, un être, qui n’entre pas dans la norme et ne respecte pas les traditions, inquiète avant d’être simplement mis au ban de la société.

Ce constat ne suscitera pourtant aucune haine chez Jonathan. Peiné que ses comparses se contentent d’une vie sans but, sans volonté de se dépasser, il restera néanmoins fidèle à ses aspirations profondes, et à ce qu’il est. Il a bien tenté, durant un moment, de se fondre dans le moule, mais il a vite compris que l’acception de ses pairs ne valait pas le sacrifice de son être… Comment, en effet, être heureux si l’on renie ce que l’on est et ses propres rêves ?

En gagnant en âge, il gagnera également en maturité jusqu’à comprendre, grâce à sa rencontre avec d’autres goélands, plus ouverts d’esprit que ceux de son clan, que la liberté ne dépend que de soi et des barrières que l’on se met. Une fois les chaînes brisées, chacun est libre de s’approprier sa vie, et faire de ses rêves une réalité. Cette liberté tant désirée une fois devenue sienne, Jonathan deviendra alors à son tour porteur d’espoir, et partagera, avec ceux qui en ont besoin, la sagesse acquise au fil de ses rencontres et de ses expériences, heureuses comme malheureuses.

La plupart des idées soulevées ne sont pas innovantes, mais l’auteur a su les mettre en scène de manière assez imagée et subtile pour parler à chacun des lecteurs sans tomber dans un ton moralisateur ou dogmatique. L’ensemble offre donc un récit harmonieux et philosophique plaisant et accessible.

Quant à la partie audio du livre, je dois dire qu’elle m’a complètement conquise. Alors que je n’écoute jamais de musique en lisant, j’ai adoré les musiques diffusées tout au long du livre. Choisies avec soin et beaucoup de justesse, elles participent grandement et activement au plaisir que l’on prend à se laisser conter l’histoire de ce goéland en quête de liberté. Pourvoyeuses d’émotions, elles m’ont également permis de ressentir avec force tout ce qui se dégage de ce récit, simple en apparence, mais finalement assez profond et universel.

Autre point qui m’a plu et qui est assez rare, chaque personnage est interprété par une personne différente, ce qui permet de mieux se représenter chacun des protagonistes et de s’immerger plus facilement dans la lecture.

En conclusion, Jonathan Livingston le Goéland est un petit livre audio qui m’a très agréablement surprise. À travers l’histoire d’un goéland devenant le mouton noir de son clan, l’auteur aborde de nombreux sujets qui ne devraient pas manquer de vous faire réfléchir : la quête de soi, le besoin de réaliser ses rêves, l’indépendance, les envies d’évasion, la liberté, mais aussi la différence et le rejet qu’elle tend encore bien trop souvent à susciter. Sans être révolutionnaire, cette petite histoire devrait donc vous faire passer un joli moment d’évasion et de réflexion.

Qui ment ? Karen M. McManus

Profitant d’une offre promotionnelle dans le cadre de mon abonnement Amazon Prime, j’ai téléchargé gratuitement ce livre audio.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle…

Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre.

Audible Studios (30 mars 2018) – 10 heures et 3 minutes – 19,95€
Narratrice : Leïlou Bellisa

AVIS

J’ai écouté ce roman il y a plusieurs mois, mais j’en garde un souvenir très positif. Il faut dire que téléchargé sur Audible sans grande conviction, j’ai été dès les premiers chapitres happée par l’histoire. Quelques élèves sont collés quand l’un d’entre eux s’écroule avant de définitivement quitter la scène. Qui a bien plus le tuer et comment s’y est-il pris ?

J’ai deviné dès le début de l’histoire le meurtrier parce que la mise en scène m’a rappelé un autre roman lu il y a deux ou trois ans. Mais sans cette précédente lecture, je n’aurais probablement pas vu venir la révélation finale ! Cela ne m’a nullement empêchée d’apprécier la manière dont l’autrice nous immerge dans cette vie lycéenne auprès de personnages peut-être stéréotypés, mais qui deviennent, au fil des pages, assez attachants ou du moins, intéressants.

Je n’ai pas adhéré à toutes les personnalités comme celle de la fille parfaite et bien lisse qui se laisse dicter sa vie entière par son petit ami supposé aussi parfait qu’elle. Je sais que ça arrive, mais je ne peux pas comprendre comment on peut en arriver là surtout à un âge aussi jeune. La popularité et l’envie d’être en couple justifient-elles vraiment qu’on annihile sa propre personnalité au point de ne même plus savoir ce que l’on aime ou n’aime pas ? Une question que l’autrice va subtilement soulever grâce à ce personnage agaçant en début de roman, mais qui va, petit à petit, se détacher de sa vie d’avant pour enfin apprendre à s’aimer et à avancer par elle-même.

D’ailleurs, l’évolution des personnages est le grand atout de ce roman puisque tous vont gagner en consistance au fil de l’intrigue, et se dévoiler à nous dans toute leur complexité, leurs doutes et leurs espoirs quant à un futur quelque peu assombri par cette affaire de meurtre. C’est qu’au cours de l’enquête, les secrets de chacun vont s’ébruiter avec des conséquences plus ou moins graves selon les cas et les situations : quid de l’entrée à une grande université, comment affronter le regard des autres sur sa sexualité, comment prouver son innocence quand on vient d’une famille pauvre et défaillante et qu’on est déjà engagé dans des activités illicites, comment passer de la popularité au rejet total…

Derrière cette histoire de meurtre, sont donc abordés des thèmes variés et forts : l’homosexualité et la peur du rejet, la délinquance, les familles défaillantes, l’alcoolisme, la quête d’identité et la difficulté de trouver sa place, le poids des secrets, la jalousie et l’envie, la pression scolaire, le harcèlement et les dégâts parfois conséquents que peuvent engendrer les rumeurs et dénonciations notamment quand elles sont propagées par les réseaux sociaux et les nouvelles technologies…

Au-delà de ces thématiques actuelles, mais pas forcément joyeuses, l’autrice offre également aux lecteurs quelques moments de douceur et de tendresse notamment entre une grand-mère et son petit-fils qu’elle encourage à s’accepter tel qu’il est sans craindre le jugement d’autrui. Et puis il y a cette histoire d’amour naissante entre deux personnages que tout oppose : personnalité, milieu social, culture, vision de la vie…

Malgré leurs différences, ils vont toutefois se rapprocher et nouer une certaine complicité qui va se transformer en quelque chose de bien plus fort. Je ne suis pas fan des histoires d’amour surtout quand elles suivent le schéma classique du bad boy et de l’intellectuelle, mais ici, j’ai trouvé la romance touchante et très réaliste. On sent que l’attirance entre les deux adolescents n’est pas récente et que malgré leurs différences, ils sont faits pour être ensemble. La complicité entre les deux est palpable au point de m’avoir donné envie d’un happy end ou du moins, d’un possible futur à deux.

En conclusion, si vous êtes à la recherche d’un thriller young adult prenant Qui ment est fait pour vous. Sous couvert d’une enquête intéressante sur le meurtre d’un jeune homme loin d’être un modèle de respectabilité, l’autrice aborde des thématiques variées et actuelles qui devraient parler aux adolescents mais aussi aux lecteurs plus âgés. Bien menée et terriblement addictive, voici une histoire que je ne peux que vous recommander.

La chambre des merveilles, Julien Sandrel

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.

En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

Audible – 5 heures et 13 minutes – 17,90€ – Autres formats : papier, ebook

AVIS

Voici un roman dont j’avais entendu beaucoup de bien même si parmi un océan de bons avis, certains étaient un peu plus mitigés. Pour ma part, j’ai passé un moment agréable auprès de Louis et de sa mère qui vont vivre des moments aussi difficiles qu’intenses et beaux.

Un moment de distraction et c’est le drame ! Dans le coma, les jours de Louis, 12 ans, sont comptés : il a un mois pour se réveiller ou le personnel hospitalier prendra les mesures qui s’imposent…

Loin de se laisser abattre, bien que la situation l’affecte terriblement, Thelma va profiter de la découverte du carnet des merveilles de son fils pour se lancer dans un projet fou : celui de vivre pour son fils, toutes ces expériences notées dans son carnet. De voyages en paris fous et rencontres plus ou moins surprenantes, cette mère prête à tout pour offrir à son enfant un peu d’espoir et de lumière va, petit à petit, faire le point sur sa vie et se (re)trouver. Alors qu’elle a, ces dernières années, fait passer sa carrière avant Louis, elle se rend désormais compte de tous ces moments qu’elle a ratés et de ces discussions auxquelles elle n’a prêté qu’une oreille distraite…

Une prise de conscience qui lui donnera plus que jamais la force de se battre pour retrouver son Louis, car quoi que puissent en penser les médecins, elle sait qu’il va se réveiller ! Et ce jour-là, il aura droit à une nouvelle version de sa mère. Une version qui ne passera pas sa vie au téléphone pour régler les deniers détails d’un projet, mais plutôt celle d’une mère disponible et prête à construire avec lui de beaux et tendres souvenirs. En attendant, Thelma vit pour deux : entraînements de football, duo avec un rappeur, séance de karaoké en terre inconnue… Ce que Louis rêvait de faire, Thelma le fait !

Si on peut être surpris qu’une mère entreprenne des voyages loin de son fils dans le coma, on comprend rapidement le bien-fondé de la démarche puisqu’en parallèle des expériences un peu folles de cette femme, on suit les pensées de Louis. Bien qu’il soit toujours dans le coma, il partage avec les lecteurs ses pensées, ses espoirs, mais aussi sa jalousie de voir sa mère nouer de nouvelles relations sans lui… Touchant et non dénué d’humour, Louis nous montre que malgré tous les regrets de sa mère, il l’aime de tout son cœur et l’a toujours considérée comme la meilleure mère du monde. Et quand l’on voit tout ce qu’elle fait pour lui et la manière dont elle vient à bout de toutes les barrières qui se dressent devant elle, on ne peut que lui donner raison.

L’histoire aurait pu être dure et terrible, elle se révèle belle et puissante. Il se dégage de la plume de l’auteur une telle sensibilité qu’on se prend à vivre aux côtés de cette famille chaque événement avec une rare intensité. Entre les doutes, les peurs, les rires et les larmes, notre cœur se brise, bat la chamade, mais garde toujours espoir en un avenir plein de bonheur pour ce jeune homme touchant et sa mère courage.

En conclusion, porteur d’un joli message d’espoir, La chambre des merveilles est un roman empli d’amour et de tendresse qui vous fera vivre d’intenses émotions. Entre rires et larmes, ne passez pas à côté de ce joli titre aux allures de feel good qui vous donnera irrémédiablement envie de croquer la vie à pleines dents, et de profiter au maximum de vos proches. Après tout, si la vie est incertaine, le bonheur est, quant à lui, à portée de main !

Découvrez le roman/écoutez un extrait sur Audible.

Dernière Terre. La série complète

Dernière Terre. La série complète par Rivière

Je remercie Babelio et Audible pour m’avoir permis de découvrir le livre audio Dernière Terre.  

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Au cœur d’une France envahie par les zombies, Dernière Terre raconte le voyage insolite de quatre jeunes prêts à tout pour rejoindre l’Angleterre.

Thomas, David, Laura et la petite Sophie vont côtoyer une série d’univers aussi bien mystique, surnaturel que médiéval. Pour traverser la Manche, notre quatuor de bras cassés va ainsi croiser une galerie de survivants aussi terrifiants qu’excentriques. Chaque étape de l’aventure permet de comprendre les origines de l’infection et le rôle primordial que les quatre personnages vont devoir tenir. Auront-ils assez de courage, de culot et d’inconscience pour parvenir à sauver l’Europe ? Disputes, kidnapping, menace de mort et fou rire embarquent l’auditeur dans un road movie burlesque et… particulièrement sanglant !

Avec, dans les rôles principaux : Donald Reignoux, Pierre Lacombe, Audrey Pirault & Mathilde Cerf.

Et dans les rôles secondaires (par ordre d’apparition) : Aurélien Portehaut, Jean-François Vlérick, Frédéric Courraud, Jacques Chambon, Amaury Jansens, Jean-Luc Couchard, Aliette Dussine, Renaud Rutten, Joëlle Sevilla, Clément Rivière, Kemar, Renaud Cathelineau, Diane Lacombe, Damien Minet, Laurent Blanpain, Ann Christin, Keith Farquhar, Benjamin Diebling & Charlie

Audible Studios – Livre audio ( 28/02/2019 ) – 4 h et 10 min – 17,95€

AVIS

Il m’a fallu du temps, mais j’ai fini par me mettre aux livres audio appréciant la flexibilité qu’offre ce format. Mais Dernière terre ne ressemble à rien de ce que j’ai pu écouter jusqu’à présent. Oubliez la monotonie que l’on peut retrouver dans certains textes audio ou encore cette impression de « faux » que l’on peut ressentir quand un narrateur prend plusieurs voix. Et pour cause, ici, chaque protagoniste a le droit à son propre comédien ce qui change radicalement l’expérience d’écoute. Ceci est d’autant plus important que cette histoire déjantée n’est construite que sur des dialogues, ce qui implique des échanges percutants et réalistes pour que la magie opère. Au-delà du jeu très convaincant des acteurs qui se sont complètement approprié leur rôle, le studio a veillé à soigner son ambiance sonore avec des effets et des bruitages plus que réalistes, et une bande-son rythmée et immersive. Résultat, on a le sentiment non pas d’écouter un livre audio, mais de prendre part à un film, les images se formant d’elles-mêmes dans notre esprit. Et ça, ça change tout dans le plaisir que l’on prend à assister à cette aventure complètement loufoque et décalée.

Les auteurs plongent directement les lecteurs dans une France zombifiée aux côtés de Thomas et David, deux amis qui aimeraient se rendre en Angleterre où le frère de Thomas les attend. Autre fléau, autre temps, mais même lieu de résistance… Mais avant d’atteindre la terre promise, ou plutôt l’île de toutes les convoitises, les deux amis d’enfance vont devoir affronter ces charmantes créatures que sont les zombies. Ils seront heureusement accompagnés par deux personnages rencontrés en cours de route : une fillette, Sophie, et une jeune femme, Laura.

Les personnages sont très différents les uns des autres et plutôt complémentaires même si j’ai regretté que David soit cantonné au rôle du boulet de service. Accro aux jeux vidéo qu’il a une légère tendance à confondre avec la réalité, il semble parfois complètement déconnecté de la réalité. Cet aspect de sa personnalité apporte un certain comique, mais a fini par me lasser d’autant qu’en plus de ne servir à rien, il adore se plaindre… En cas d’apocalypse zombie, je me sentirais donc bien plus en sécurité auprès de Thomas qui lui a les pieds sur terre et qui, sans être parfait, a quand même bien plus de bon sens et de sens pratique que son comparse. Mais c’est bien Laura et son esprit d’initiative qui suscitent le plus l’admiration. Brute de décoffrage, la jeune femme affronte toutes les situations, même les plus dangereuses, sans sourciller et avec un certain aplomb ! Avec elle, les zombies, mais pas que, n’ont qu’à bien se tenir ! Sophie, quant à elle, apporte une bonne dynamique au groupe qui veille sur elle bien qu’on soit en droit de se demander si ce n’est pas plutôt elle qui veille sur lui. Pleine d’entrain et d’impertinence, cette enfant, psychopathe sur les bords, vous réservera quelques surprises…

Le quatuor va traverser des situations extrêmes et variées dont le côté loufoque ne pourra que vous faire sourire. Car si les zombies sont au menu, nous sommes avant tout ici dans un road trip burlesque qui ne manque pas de charme. L’humour omniprésent est d’ailleurs ce qui m’a permis d’apprécier l’histoire n’étant pas une grande fan des histoires de zombie quand elles sont traitées de manière conventionnelle. En plus de se moquer gentiment des classiques et des poncifs du genre en les poussant à l’extrême, les auteurs nous offrent une jolie plongée dans la culture populaire avec, entre autres, de nombreuses références à des jeux vidéo que l’on connaît tous plus ou moins, même si ce n’est que de nom… Au passage, ils ne manquent pas d’évoquer l’actualité avec notamment l’apparition de gilets jaunes qui pourra faire grincer quelques dents, mais qui m’a beaucoup amusée, ou encore cette question des réfugiés dont le parallèle avec la situation dans laquelle se trouvent nos personnages est plutôt bien amené… En plus de quatre heures, bien d’autres sujets sont évoqués avec dérision et parfois un certain cynisme, mais pour les découvrir, reste à vous jeter sur ce livre audio d’un genre nouveau.

La construction du livre en dix chapitres de vingt à trente minutes m’a beaucoup plu puisqu’elle permet à chacun de caser facilement l’écoute d’un ou plusieurs chapitres dans son emploi du temps sans avoir la frustration de devoir s’arrêter en plein milieu d’une scène décisive. J’ai également apprécié le rythme de ce récit qui ne souffre d’aucun temps mort, les péripéties et les rencontres, plus ou moins sympathiques, s’enchaînant les unes à la suite des autres jusqu’à la révélation finale. J’ai d’ailleurs trouvé la fin peut-être un peu expéditive, mais elle reste dans la lignée de l’histoire, complètement barrée !

Seuls deux points ne m’ont pas permis d’avoir un coup de cœur pour ce livre audio que j’ai pourtant pris beaucoup de plaisir à découvrir : la voix criarde et aigüe de Sophie qui finit par devenir difficilement supportable même si elle correspond assez bien à l’idée que l’on pourrait se faire du personnage. Et l’humour qui, au bout d’un moment, m’a parfois semblé too much, certains gags étant répétitifs, et l’abus de clichés/caricatures lassant… Mais c’est un point très personnel, et je ne doute pas que d’autres apprécieront la manière dont les auteurs jouent cette carte à fond.

En conclusion, grâce à un sublime travail sur l’ambiance sonore et les voix des personnages, Dernière Terre fut une expérience d’écoute ébouriffante, originale et complètement immersive. Si vous aimez ou souhaitez découvrir les livres audio, je ne peux que vous encourager à vous laisser tenter, et ceci, que vous appréciiez ou non les zombies puisque pris dans le feu de l’action et charmé par l’humour corrosif des auteurs, vous ne devriez pas voir le temps passer. Amateurs d’horreur et d’humour, vous avez trouvé votre prochaine « lecture » !

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