Throwback Thursday livresque #147 : Couverture festive

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, le livre du dernier TTL aurait parfaitement convenu :

Couverture Y aura-t-il trop de neige à Noël ?

Mais puisqu’il faut bien varier les plaisirs, je vous propose celle de A boy called Christmas de Matt Haig, traduit en français par les éditions Hélium.


La véritable histoire (de Noël) d’un garçon hors du commun pour croire à l’impossible…

Nicolas, onze ans, surnommé Noël depuis sa naissance, vit en Finlande avec son père, Joël le bûcheron. Mais le travail se fait rare, la vie est difficile, et quand Joël se voit confier une mission pour le roi, il accepte de laisser son garçon à l’épouvantable tante Carlotta. Nicolas n’a plus qu’une petite souris obsédée par le fromage pour lui redonner le sourire. Mais les mois passent, Joël ne revient pas, et notre courageux héros décide de partir à sa recherche. Se liant d’amitié avec un renne, il affrontera bien des obstacles avant de parvenir jusqu’au village enchanté des lutins… Des lutins qui ont perdu la joie de Noël. Nicolas parviendra-t-il à leur redonner goût à la vie ?

 

On a bien les paillettes, le Père Noël et les elfes bien qu’il faille reconnaître que les personnages tranchent quelque peu avec la vision traditionnelle que l’on peut en avoir. Mais ne vous inquiétez pas, grâce à l’auteur, vous vous plongerez très vite dans l’ambiance de Noël !

Si ce roman vous intéresse, je vous invite à lire ma chronique dont voici la conclusion :

Matt Haig nous offre ici un joli conte de Noël qui contient tous les ingrédients d’une bonne aventure, mais qui, sous couvert de divertissement, aborde des thèmes importants. C’est donc le sourire aux lèvres, le cœur empli de magie et avec l’envie de vous réunir autour des vraies valeurs de Noël que vous tournerez la dernière page. Une belle histoire que je vous recommande en cette période de fin d’année ou quand vous avez besoin d’une lecture qui vous redonne le moral et vous incite, à votre tour, à partager un peu de bonheur autour de vous. La magie est en chacun de nous, il suffit de savoir regarder…

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?
Quel livre auriez-vous proposé ?

Le corbeau d’Oxford : Une enquête de Loveday & Ryder, Faith Martin

Je remercie les éditions HarperCollins pour m’avoir permis de découvrir Le corbeau d’Oxford : une enquête de Loveday & Ryder de Faith Martin.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter. Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.
La toute jeune policière Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions. Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…

HarperCollins (13 novembre 2019) – 352 pages – Broché (14,90€) – Ebook (9,99€)
Traduction : Alexandra Herscovici-Schiller

AVIS

Trudy Loveday, policière stagiaire de presque 20 ans, n’est pas prise au sérieux par sa hiérarchie et ses collègues malgré son dynamisme et sa bonne volonté. Difficile de se faire une place en tant que femme dans une Angleterre des années 60 encore très patriarcale et pleine de « bons sentiments » envers le sexe faible. Entre une mère qui aurait rêvé sa fille en épouse et mère de famille comblées et un supérieur qui ne sait que faire d’elle, Trudy Loveday va donc devoir faire ses preuves ! Chose dont elle est bien consciente et qui est loin d’entamer sa motivation et son ambition, bien au contraire.

Et ça tombe bien, l’opportunité de montrer ce qu’elle vaut ne va pas tarder à arriver, et prendre la forme d’une collaboration avec le Dr Clement Ryder, un brillant chirurgien qui, en raison d’une maladie, s’est reconverti en coroner. Il profite de l’affaire du corbeau d’Oxford, qui s’est soldée par la mort d’un homme, pour encourager la police à enquêter de nouveau sur le décès, il y a presque cinq ans, d’une jeune femme que la victime aurait fréquentée. Une ancienne histoire qui, pour le docteur, sent le mensonge à plein nez et sur laquelle il est bien décidé à faire toute la lumière. Mais les deux affaires sont-elles vraiment liées ?

C’est que ce que vous découvrirez en dévorant ce roman, mais je peux néanmoins vous dire que j’ai apprécié la manière dont l’auteure imbrique les différents éléments de son récit. Elle pousse habilement les lecteurs à s’interroger sur cette histoire de corbeau qui menace un industriel anglais et l’exhorte à se racheter quand le pauvre bougre ne comprend pas de quoi on l’accuse. La seule chose qui lui vient à l’esprit est une vieille affaire pour laquelle sa responsabilité n’est pourtant pas directement engagée ! Non, décidément, cette histoire n’a pas de sens et serait même risible si elle n’avait pas de si graves et funestes conséquences…

En parallèle, on suit l’enquête de Trudy et du Dr Ryder qui fouinent dans les secrets bien gardés d’une riche famille anglaise qui pourrait être liée à l’assassinat perpétré par le corbeau. J’ai développé d’emblée une certaine sympathie pour ce docteur, un homme respecté, bien que craint, qui ne tombe jamais dans l’apitoiement malgré sa maladie qu’il s’évertue, contre vents et marées, à garder secrète. Intelligent, implacable, intraitable, consciencieux à l’extrême, épris de justice et de vérité, le portait n’est pas forcément celui d’un boute-en-train, mais derrière le côté dur et autoritaire, se cache un homme honnête, authentique et non dénué d’une certaine sensibilité.

Face à un homme avec une telle force de caractère, il fallait quelqu’un comme Trudy, une femme intelligente, volontaire, avec la tête sur les épaules, du répondant et une volonté de fer. Consciente de la nécessité de tenir tête au docteur et de ne pas se laisser marcher sur les pieds pour obtenir son respect, elle n’hésitera ainsi pas à affirmer son point de vue et à lui prouver que loin d’être une épine dans le pied comme le pense son supérieur, elle constitue un atout dans leur enquête commune.

Ce duo intergénérationnel, en plus d’être terriblement attachant, fonctionne à merveille et fait des étincelles, les deux protagonistes étant parfaitement complémentaires. Le docteur prend ainsi la jeune femme sous son aile tempérant son enthousiasme quand il lui fait perdre de vue la cohérence des indices tout en l’encourageant à prendre confiance en elle. Quant à Trudy, elle lui apporte ce dynamisme qui lui fait défaut et ce sang frais qui lui permet d’aborder les choses sous un angle nouveau.

Le roman se lit très vite, le suspense étant bien présent, la galerie de personnages variée et intrigante, l’histoire menée à bon rythme et la plume de l’autrice assez agréable, fluide et efficace pour vous donner envie de tourner les pages les unes après les autres jusqu’au dénouement tant attendu. J’avais anticipé l’identité du corbeau, mais cela ne m’a pas dérangée d’autant que je n’avais, en revanche, pas compris à quel point la situation était tordue et malsaine. Il y a des personnes vraiment prêtes à tout par amour, quel que soit le sens que l’on puisse donner à ce mot.

En conclusion, en plus de nous offrir une enquête rythmée, prenante et immersive dans une Angleterre des années 60 ne manquant pas de charme, bien qu’ayant des progrès à faire en matière d’égalité des sexes, l’autrice introduit un duo d’enquêteurs particulièrement attachant, complémentaire et complice dont on prend plaisir à suivre les échanges et les investigations. Parce que rien ne pourra entraver l’enthousiasme et l’ambition de Trudy et la volonté du Dr Ryder de faire triompher la justice et la vérité, quelque chose me dit que nous n’avons pas fini d’entendre parler de ce duo de choc !

Retrouvez le roman sur le site des éditions HarperCollins

C’est le 1er, je balance tout ! novembre 2019

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C’est le 1er, je balance tout est un nouveau RDV livresque mensuel créé par Allez vous faire lire. Son objectif est de « remettre au centre de sa pratique de la blogosphère la notion de partage qui unit la toile ». Pour ce faire, il vous suffit de partager des informations en fonction de 4 catégories. Depuis quelques mois, les partages se font sur Charmant Petit Monstre.


1) Le Top & Flop de ce que vous avez lu le mois dernier

  • J’ai commencé le mois avec Poussière fantôme que j’ai beaucoup apprécié et l’ai terminé avec Le corbeau d’Oxford qui m’a aussi bien plu :

Poussière fantômeLe corbeau d'Oxford: Pour les fans de "cosy crime"

  • Voici mon top 3 de mes lectures de novembre avec un coup de cœur pour Le magicien d’os :

Vert-de-Lierre

  • Parmi mon lot de bonnes lectures, j’ai eu deux déceptions notamment avec Vorrh, un roman qui m’a laissée dubitative…

VorrhLa Horde du Contrevent T01. Le cosmos est mon campement

  • Week-end à 1000 du 15/11 au 17/11 : j’ai atteint l’objectif de cette nouvelle session avec 1178 pages lues durant le week-end.

Couverture Les chemins d'Avalon, tome 1 : Trafic de féesCouverture Aromantic (love) story, tome 4Couverture Aromantic (love) story, tome 5Les Enquêtes du Misterium T2 - Les Quatre de l'apocalypse

Couverture Galénor, tome 1 : Le livre des portesCouverture Connexions secrètesL'Île aux diables - Tome 02: Louise

  • Le livre audio du mois : ayant lu pas mal d’avis mitigés sur ce roman, je ne pensais pas autant l’apprécier…

Mon amie Adèle

 

2) Chroniques d’ailleurs lues le mois dernier

  • Mademoiselle Maeve nous présente Affaires d’ados, un livre sur lequel je ne me serais pas spontanément tournée sans son avis…
  • Sur Au bazart des mots, vous découvrirez une romance historique, Indomptable Aquitaine, plutôt attrayante !
  • Une bulle de fantasy nous donne son avis sur une épopée chinoise que j’ai maintenant bien envie de découvrir malgré l’ampleur de la tâche. Je ne peux que vous conseiller de lire cette belle et éclairante chronique.

Affaires d'ados (02)

3) Liens adorés hors chronique littéraire

  • Melle Cup of tea vous propose un tuto très simple pour fabriquer des marque-pages à partir de sachets de thé. Je suis fan du principe, et vous verrez qu’avec son père, elle a de belles idées.
  • Si comme moi, le Moyen Âge vous intéresse, cet article des Avis de Boa sur les livres durant cette période devrait vous plaire.
  • J’aime beaucoup la littérature jeunesse, une littérature qui recèle de véritables pépites et qui tend bien trop souvent à être minimisée… C’est donc avec plaisir que j’ai découvert l’article d’Histoire naturelle de bibliophiles sur « retomber en enfance avec la littérature jeunesse« .

4) PAL prévisionnelle de décembre :

Voici la liste de livres dans laquelle je compte piocher au fil du mois  :

Couverture de Souffle celte par Alvyane KermoalCouverture de Les chroniques de la Cité, tome 1 : La Vallée par Magali GuyotCouverture de Lily 2.0 - Tome 2. Solstice d'Eté par Emilie CollineCouverture de Mamie Bonbon par Florent Lucéa

Résultat de recherche d'images pour "«Imelda et le roi des gobelins"Couverture Fleur de Mamoot, tome 2 : Même pas peur...Couverture Nostalgie Friends

HeartlessTu fais quoi pour Noël ? Je t'évite ! : La nouvelle comédie romantique de Noël après "Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige" (&H)Noël et PréjugésCouverture Minuit ! : 12 histoires d'amour à Noël

Batman - White knight

Et vous, que retenez-vous du mois de novembre ?
Un film, un livre, une série, une exposition en particulier ?

 

Vorrh, B. Catling

Je remercie Lecteurs.com et les éditions Fleuve de m’avoir permis de découvrir Vorrh de B. Catling, un roman lu dans le cadre des Explorateurs de l’imaginaire.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La Vorrh est une forêt merveilleuse et effrayante. Tous ceux qui y pénètrent y trouvent soit la mort, soit l’oubli. Néanmoins, elle exerce une fascination quasi magnétique et un attrait irrésistible. On dit que le jardin d’Éden est dissimulé en son cœur. Personne ne l’a jamais explorée en entier, elle serait sans fin.
Pourtant, un homme a entrepris le périple. Un ancien soldat qui a tout abandonné pour suivre sa bien-aimée, Este. À sa mort, il a, suivant d’antiques rituels, emprisonné son esprit dans un arc et, écoutant ses murmures, s’est lancé sur la route…

Fleuve éditions (26 septembre 2019) – 484 pages – Broché (24,90€) – Ebook (17,99€)
Traduction : Nathalie Mege 

AVIS

La lecture du résumé laissait entrevoir un récit mystérieux, mais je ne m’attendais pas forcément à ce qu’il soit aussi dur et cruel, et qu’il provoque en moi un tel malaise. La scène d’ouverture gore à souhait aurait dû me mettre sur la piste tout comme ce passage où une sorte de cyclope connaît ses premières relations charnelles avec une machine conçue pour l’élever et lui permettre d’assouvir ses désirs sexuels. L’ambiance était donc un peu trop surréaliste, morbide et malsaine pour moi bien que certains éléments m’aient plu : le mélange entre des personnes ayant réellement existé et des êtres de fiction, l’atmosphère assez mystérieuse du livre, certains thèmes soulevés et le fait que les personnages, à défaut d’être attachants, se révèlent complexes, variés, intrigants et auréolés, pour la plupart, d’une certaine noirceur.

À cet égard, le personnage de Tsungali m’a semblé particulièrement intéressant. Villageois devenu policier et érigé en modèle de soumission par l’occupant anglais, il finira, après un séjour en Angleterre qui le bouleversera, par se révolter et participer à un massacre… Il sera néanmoins embauché des années plus tard pour traquer un individu, un Blanc, pour lequel il ne ressent aucune haine ni désir de vengeance, des sentiments qui ne pourraient que de toute manière nuire à sa mission. À travers ce personnage, l’auteur évoque, entre autres, la colonisation avec ces nouveaux venus qui imposent leurs croyances, leurs manières de faire et de penser, leurs richesses, et ces objets qui sont tout autant de moyens d’éblouir et d’asservir jusqu’à ce qu’une petite flamme fasse tout vaciller…

Et puis personnage à part entière si ce n’est LE personnage du roman, se dresse la Vorrh, mystérieuse, impétueuse et luxuriante forêt, baignée de mythes et de légendes, qui semble aussi intrigante que menaçante. Il est ainsi dit qu’à trop la côtoyer, on risque de perdre une partie de soi et voir son âme aspirée et effacée… Une mise en garde qui n’empêchera pas certains d’être inexorablement attirés par cette forêt, ses richesses et ses mystères, malgré les dangers qu’elle abrite en son sein, et que l’on découvre au fur et à mesure de l’intrigue.

Le roman se classe dans la catégorie des grands romans, de ceux dont l’ambition n’est pas d’offrir un divertissement consensuel et passe-partout, mais une œuvre à part entière dont la complexité et la richesse se dévoilent dans toute leur splendeur au fil des pages. Au cinéma, on serait ainsi plus dans un film d’art et d’essai que dans un blockbuster à l’américaine, ce qui se traduit ici par une lecture exigeante qui nécessite une attention de tous les instants rendant la lecture ardue et fastidieuse. Il m’a ainsi fallu prendre des notes pour arriver à suivre un minimum le déroulement de l’histoire, l’auteur sautant d’une époque, d’un personnage ou d’un événement à l’autre sans que le lien entre tous ces éléments soit, à première vue, évident. Néanmoins, les éléments finiront par s’imbriquer et s’amalgamer dans un ruisseau de sang, de peine et d’oubli.

Un fil conducteur difficile donc à appréhender ce qui m’a quelque peu déstabilisée ne sachant pas où voulait en venir l’auteur. Quant aux allusions religieuses et questions philosophiques étayant le texte, elles ont fini par me lasser et me faire ressentir un certain ennui. Bien que j’apprécie les histoires complexes qui requièrent de la concentration, je crains donc de ne pas avoir accroché à ce roman que j’ai trouvé parfois assez fouillis. J’ai, en outre, eu l’impression frustrante d’être passée à côté d’une partie du sous-texte comme si j’étais restée aux portes de la Vorrh sans ne jamais arriver à vraiment en pénétrer les profondeurs. Il faut dire que complexe et imagée, l’écriture de l’auteur a quelque chose d’insaisissable et de trop obscur pour moi me donnant parfois le sentiment de comprendre les mots sans arriver à dépasser leur symbolisme pour les faire prendre corps dans mon esprit.

En bref, Vorrh est un roman ambitieux, atypique, érudit et unique qui devrait plaire aux lecteurs cherchant une histoire complexe nécessitant une lecture attentive et « intellectuelle ». Pour ma part, malgré ses qualités et des passages qui ont éveillé mon intérêt, je crains d’être passée à côté et de ne pas avoir su saisir là où voulait en venir l’auteur. Pas pour moi, tout simplement…

Retrouvez le roman chez votre libraire ou sur le site Place des libraires.

Fleuve éditions

In My Mailbox #141

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


PAPIER

Mamie Bonbon: Roman jeunesse par [Lucéa, Florent]Résultat de recherche d'images pour "«Imelda et le roi des gobelins" Couverture Les aériens

Couverture Hernig et ZebraëlCouverture La Nuit du saphir

Couverture Manuel du Chasseur de DémonsCouverture Noël et préjugés

EBOOKS

SIXTINE: Chroniques des Descendants par [Simon, Noemie]The Mind's Eye (English Edition) par [Prete, Perry]L'heure de la nuit par [Arnwald, J. R.]

An Occupied Grave: A village of secrets finds its past lies waiting... (A Brock & Poole Mystery Book 1) (English Edition) par [Barnett, A.G.]RIFT (The Rift Saga Book 1) (English Edition) par [Christensen, Andreas]A Thief in Time: A Time Travel Romance (English Edition) par [Swanson, Cidney]

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

Les outrepasseurs – Tome 1 : Les héritiers, Cindy Van wilder

J’ai lu ce premier tome des Outrepasseurs, qui dormait dans ma PAL depuis des lustres, en lecture commune avec Lire à la folie.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout…

Gulf stream éditeur (6 février 2014) – 352 pages – Broché (18€) – Ebook (11,99€)

AVIS

Pas très doué sur un terrain de football, Peter, adolescent lambda, connaît pourtant une progression fulgurante qui impressionne même son entraîneur. Surprenant ! Mais ce n’est rien par rapport à la révélation brutale qu’il va devoir affronter suite à une attaque durant laquelle, sans l’aide de sa mère, il aurait probablement perdu la vie. Le début d’une nouvelle vie qui va le conduire chez un personnage aussi inquiétant qu’énigmatique, Noble. L’heure est venue de faire face à un passé et à un destin hors du commun ! Mais Peter est-il prêt à entendre la vérité et à découvrir ces secrets que sa mère lui a jusqu’à présent cachés ?

Après deux premiers chapitres haletants et emplis de mystère, l’autrice opère une nette coupure dans la narration. On quitte ainsi Peter pour se retrouver dans le passé à une époque que j’aime beaucoup, le Moyen Âge. J’aurais peut-être apprécié que cette alternance des époques soit amenée de manière un peu moins brutale et déstabilisante. On comprend néanmoins rapidement que ces flash-back ne sont pas le fruit du hasard, mais qu’ils apportent un éclairage sur la situation inattendue et périlleuse dans laquelle se retrouve, bien malgré lui, Peter ainsi que d’autres adolescents aussi déboussolés que lui. Ce premier tome se concentre donc bien plus sur le passé que sur le présent, un point qu’il vaut mieux prendre en considération avant de se lancer dans la lecture sous peine de ressentir une certaine frustration.

Sous couvert de fiction, l’autrice soulève des thèmes variés et intéressants : le fanatisme religieux et l’hypocrisie régnant chez certains ecclésiastiques plus intéressés par leur confort de vie que le bien de leurs ouailles, la solidarité, les superstitions qui poussent à commettre des horreurs qui ne sont pas sans rappeler la chasse aux sorcières, ce que l’on est prêt à faire et à sacrifier pour obtenir ce que l’on estime juste, des dilemmes moraux comme l’épineuse question du sacrifice individuel au profit de la collectivité, le fait que tout n’est jamais tout blanc ni tout noir…

À cet égard, si l’on comprend la légitimité du combat des Outrepasseurs contre les fés qui sont loin d’être des enfants de chœur, on ne peut que rejeter la personne chapeautant cette organisation secrète. Loin d’être un parangon de vertu, Noble n’hésite ainsi pas à réduire en esclavage ses ennemis et à entraver le libre arbitre d’adolescents encore sous le choc des révélations concernant leurs ancêtres et la malédiction dont ils subissent de plein fouet les conséquences… Peter ne sera d’ailleurs pas dupe et fera de son mieux pour lutter contre cet assujettissement qu’on lui impose et ces choix qui ne sont guère les siens !

Les différentes thématiques soulevées tout au long du récit m’ont surprise par leur dureté, l’autrice n’hésitant pas à jouer sur la frontière entre le bien et le mal, la mort et les décès violents. Un point qui m’a plu et qui m’a tenue en haleine puisque page après page, je n’avais qu’une envie, découvrir le sort réservé à ces personnages du passé. D’ailleurs, si je ne me suis point attachée à eux, je n’ai pu que compatir devant les épreuves traversées et les tourments endurés.

Il y a pourtant un protagoniste qui a su me toucher, le prêtre. Mû par une véritable foi et une volonté d’aider les autres, on le voit, petit à petit, se perdre en chemin et commettre des actes contraires à ses valeurs et à son éthique bien qu’il finisse par retrouver la voix de la raison. Il se sait dépasser par la situation, ne peut espérer de soutien de l’église et finit par être rejeté par les personnes qu’il tente de protéger, mais il fera de son mieux avec le peu de moyens dont il dispose pour sauver ceux qui peuvent encore l’être… Imparfait d’humanité, voici un personnage qui m’a brisé le cœur d’autant que l’autrice ne l’épargne pas.

J’ai également apprécié un personnage qui prendra probablement de l’importance par la suite et dont je vous laisserai le plaisir de la découverte. Je dirai simplement qu’il fait une entrée fracassante dans la vie de Peter qui va devoir apprendre à coexister avec cet être que l’on pressent malin, peut-être parfois fourbe, mais également débrouillard, perspicace et plutôt haut en couleur… À l’inverse, j’ai été révulsée d’horreur par un antagoniste du passé, le Chasseur. Froid, calculateur, pervers et manipulateur, il ne recule devant rien pour acculer ses proies et les faire siennes au grand dam de sa dernière victime et de son entourage. Je dis d’ailleurs chapeau à l’auteure pour la construction d’un personnage à l’esprit aussi détraqué qui apporte une vraie touche d’angoisse et d’horreur au récit !

Si j’ai été surprise de constater la place prise par le passé dans l’intrigue, ce qui confère d’ailleurs à ce premier tome des allures de grosse introduction, je reconnais avoir tout de suite adhéré au style et à la plume de Cindy Van Wilder. Pas de fioriture, mais un bel équilibre entre actions, descriptions et dialogues rendant la lecture aussi plaisante que fluide ! Quant aux allusions à des histoires et légendes comme Le Joueur de flûte de Hamelin ou le fameux et fabuleux Roman de Renart, elles renforcent cette impression d’être projeté en pleine période médiévale.

En résumé, ce premier tome nous offre une immersion efficace et menée d’une main de maître dans le passé de personnes confrontées à des forces surnaturelles et implacables qui changeront leur vie et celle de leurs descendants à jamais. Je suis maintenant curieuse de découvrir comment ces Héritiers vont faire face à la situation et à cette malédiction qui pèse sur leurs épaules…

N’hésitez pas à découvrir l’avis de Lire à la folie.

Retrouvez le roman sur le site des éditions Gulf Stream.

Premières lignes #90 : Vorrh, B. Catling

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Le principe de ce rendez-vous initié par Ma lecturothèque est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vous présente les premières lignes de ma dernière lecture : Vorrh de B. Catling.


La Vorrh est une forêt merveilleuse et effrayante. Tous ceux qui y pénètrent y trouvent soit la mort, soit l’oubli. Néanmoins, elle exerce une fascination quasi magnétique et un attrait irrésistible. On dit que le jardin d’Éden est dissimulé en son cœur. Personne ne l’a jamais explorée en entier, elle serait sans fin.

Pourtant, un homme a entrepris le périple. Un ancien soldat qui a tout abandonné pour suivre sa bien-aimée, Este. À sa mort, il a, suivant d’antiques rituels, emprisonné son esprit dans un arc et, écoutant ses murmures, s’est lancé sur la route…

Fleuve éditions (26 septembre 2019) – 484 pages
Broché (24,90€) – Ebook (17,99€) – Traduction : Nathalie Mege 

PREMIÈRES LIGNES (hors prologue)

L’arc que j’emporte avec moi, je l’ai fabriqué à partir d’Este.
Elle est morte juste avant l’aube, il y a dix jours. Elle avait prévu sa fin alors qu’elle travaillait au jardin, vu l’emplacement entre les plantes où elle ne se tiendrait plus, élan d’une révélation sous le soleil de l’après-midi.
Venue au monde avec le don de divination, Este vivait dans l’attente de son départ – un vent suivi d’une vague, suivie d’une tempête. Les devins meurent en trois temps, d’abord par le dehors, puis vers le dedans.
Son prénom était Irrinipeste. Elle était fille d’Abungu et née dans la Vorrh, la vaste forêt menaçante selon elle plus ancienne que l’humanité.
Nous nous sommes dit adieu au cours des journées qui ont mené à sa nuit. Ensuite, tous mes ressentis furent écartés : il y avait des rituels plus importants à accomplir. Cela, je le savais. Tout avait été décrit et dévoilé dès que nous avions accepté d’être ensemble

Je vous en reparle lundi, mais je crains d’être passée à côté de ce roman dont je n’ai pas vraiment réussi à identifier la finalité et qui m’a donné l’impression de ne pas posséder le bagage culturel et intellectuel nécessaire pour arriver à l’apprécier dans sa globalité et à en saisir toute la quintessence.

 

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?