Week-end à 1000 (23 au 25 juillet 2021) : ma PAL prévisionnelle

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Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe FB pour partager votre avancée et échanger avec les autres participants.


Nouveau week-end à 1000, nouvelle PAL. Je n’ai pas atteint les 1000 pages la semaine dernière malgré un très bon départ, mais je croise les doigts pour y arriver durant cette nouvelle session qui a commencé hier à 19h pour se terminer dimanche à 23h59.

Ayant en ce moment une capacité d’attention des plus réduites, je pars de nouveau sur des lectures faciles.

  • Romans :

Lu durant la soirée/nuit de vendredi à samedi, Une épouse à séduire est une romance historique agréable, bien qu’elle aborde en trame de fond un thème difficile. Heureusement, il n’y a aucun détail, mais j’avoue que j’aurais apprécié de le savoir avant de me lancer. En plus du couple principal, j’ai beaucoup aimé la sœur de l’héroïne.

Ayant apprécié ce deuxième tome de la série Les héritières américaines, je compte enchaîner sur le troisième : Raison et mariage, avant de passer à un petit roman jeunesse qui a l’air fort sympathique : Fiesta chez les vampires.

Couverture Une épouse à séduireCouverture Raison et mariageCouverture Fiesta chez les Vampires

  • Mangas/ BD : récupérés dans la semaine à la bibliothèque, le tome 10 de Moriarty et l’album jeunesse Les Petits Marsus ne devraient pas faire long feu. Quant à Spy x Family, j’en ai entendu tellement de bien que j’ai hâte de le lire.

Couverture Moriarty, tome 10Couverture Les Petits Marsus et la drôle de créature

Et vous, participez-vous à cette nouvelle session du week-end à 1000 ?
Que comptez-vous lire ?

 

Côme et le Fantôme, Véronique Cauchy et Camouche (illustrations)

Côme et le fantôme - Lecture BD jeunesse humour fantastique - Dès 7 ans par [Véronique CAUCHY, Camouche]

Une amitié improbable entre un petit garçon malicieux et un fantôme loufoque !

À 8 ans, Côme doit gérer un déménagement précipité, une nouvelle école en cours d’année, une petite sœur envahissante, des parents farfelus et… un majordome vieux de 180 ans ! Farragut hante le manoir de La Châtaigneraie depuis un peu plus d’un siècle et c’est bien la première fois qu’il rencontre quelqu’un capable de le voir et de lui parler. Le choc est aussi grand pour lui que pour Côme, qui finit par se lier d’amitié avec cet étrange fantôme, fan d’histoires d’horreur et de ménage !

Slalom (15 avril 2021) – 97 pages – Ebook (6,99€) – Papier (9,90€)

AVIS

Adorant les histoires de fantômes, j’ai tout de suite été tentée par Côme et le Fantôme, une lecture que j’ai beaucoup appréciée mais dont la forme m’a un peu surprise. Je m’attendais à une BD jeunesse classique quand on est plus sur des scènes, parfois très courtes, retraçant l’installation d’une famille dans sa nouvelle demeure ainsi que sa vie sur place.

Une famille qui a été choisie pour veiller sur l’une des maisons du grand et du beau Ernest Presse-Citron, un acteur connu, reconnu et adulé par de nombreux fans, au nombre desquels le père de famille et une étrange et mystérieuse voisine. Si l’emménagement dans un nouvel endroit est déjà une petite aventure en soi, cela prend une tout autre dimension quand il s’accompagne de la rencontre avec le fantôme de la demeure, le très anglais et distingué, pardon pour le pléonasme, Farragut. Mais le jeune Côme, 8 ans, va très vite réaliser qu’il est le seul à pouvoir voir ce majordome âgé de 180 ans !

De fil en aiguille, une chouette amitié va se créer entre cet enfant très ancré dans son temps et un fantôme bien ancré dans le sien, ce qui donne des échanges aussi piquants que drôles. D’ailleurs, l’humour est le point fort de cette BD qui ne devrait pas manquer de faire sourire petits et grands lecteurs. Pour ma part, j’ai beaucoup ri du décalage entre la manière de s’exprimer de ces deux nouveaux amis aux antipodes l’un de l’autre. L’obsession du ménage de Farragut, qui passe par un dégommage du moindre grain de poussière réel ou imaginaire, se révèle également très amusante. Enfin, amusante pour les lecteurs, beaucoup moins pour les nouveaux habitants du manoir de La Châtaigneraie qui, à l’exception de Côme, ne comprennent pas d’où proviennent ces étranges bruits nocturnes qui troublent leur sommeil ! Mais que voulez-vous, il n’y pas d’heure pour dépoussiérer, du moins quand vous avez l’éternité devant vous et pas besoin de dormir.

Avec bonne humeur et facétie, l’autrice se joue des codes des histoires de fantômes et du stéréotype du majordome anglais pour amuser les lecteurs, et ça fonctionne. On sourit beaucoup et on développe un certain attachement pour un duo atypique qui s’entend à merveille. Le jeune Côme, à l’imagination débordante, ne manque pas d’humour et de panache, et devrait d’ailleurs séduire les enfants. En ce qui me concerne, c’est pour la figure du vieux fantôme adepte du zéro poussière que j’ai eu un petit coup de cœur. Il est adorable dans sa joie d’avoir enfin trouvé, après de longues années de solitude, un ami avec lequel s’amuser. Car si Farragut peut se montrer guindé et à cheval sur certaines règles, il se révèle également taquin et joueur à ses heures.

En plus d’une histoire pleine de peps qui donne le sourire, cette BD peut s’appuyer sur une ambiance graphique pleine de charme qui allie douceur, rondeur et couleurs vives. Un trio gagnant pour plonger les lecteurs dans une atmosphère chaleureuse et enfantine. Le style de Camouche m’a donc séduite de la première à la dernière page, tout comme les traits des personnages qui les rendent d’emblée sympathiques et très humains.

Côme et le Fantôme illustration

En conclusion, si vous avez envie d’une chouette et amusante histoire dans laquelle une inattendue et amusante amitié entre un enfant et un fantôme de presque deux cents ans se noue, cette BD jeunesse est faite pour vous. Au programme, de la bonne humeur, des sourires, des échanges pleins d’humour et des situations qui ne manquent pas de mordant. Et cerise sur le gâteau, un découpage dynamique qui permettra aux enfants de suivre facilement et sans lassitude les aventures d’un duo facétieux et terriblement attachant.

Je remercie les éditions Slalom et NetGalley pour m’avoir permis de découvrir cette BD en échange de mon avis.

 

Throwback Thursday livresque #206 : e comme…

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour le thème de la semaine E comme, j’ai décidé de vous parler d’un roman épistolaire qui m’avait beaucoup plu : Il n’est jamais trop tard d’Anne Youngson. La couverture en elle-même me semble d’ailleurs pas mal correspondre à ce thème.

Couverture Il n'est jamais trop tard

 

Rien de tel qu’un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu’elle n’a jamais rencontré, elle ne s’attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d’un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n’ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose.
Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d’avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s’épanouit au fur et à mesure qu’ils s’apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.


Dans ce roman, on suit les échanges de lettres entre Tina, qui, de sa campagne anglaise, subit une vie familiale et maritale ne lui convenant guère, et un conservateur de musée de Copenhague. Deux pays, deux vies totalement différentes, mais pourtant une belle et tendre amitié qui leur permettra d’aborder en toute confiance de nombreux sujets et de réfléchir à leur vie.

Pour en apprendre plus, voici la conclusion de mon avis sur Il n’est jamais trop tard :

Porté par deux êtres que tout oppose mais qui vont nouer, grâce à un concours de circonstances, de profonds et solides liens, ce roman aborde avec sensibilité et justesse des thèmes forts et universels : l’amitié, la famille, le deuil, le bonheur, le sens de la vie, et cette question du temps qui passe… Ayant été séduite autant par le fond que la forme, je ne peux que vous conseiller de vous laisser séduire par cette histoire qui nous offre un très beau message d’espoir quant à l’avenir, Tina et Anders nous prouvant qu‘il n’est jamais trop tard pour arrêter la course du temps et construire une vie qui nous ressemble !

Et vous, connaissez-vous ce livre ?
Vous tente-t-il ?

La librairie des rêves suspendus, Emily Blaine

Couverture La librairie des rêves suspendus

Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de bad boy que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier… Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir : celui de vivre leurs rêves.

Éditions Harlequin (5 juin 2019) – 324 pages – Broché (15,90€) – Poche (7,20€)

AVIS

Attirée par le résumé et la couverture, j’étais très curieuse de découvrir ce roman, et je dois dire que la lecture fut à la hauteur de mes attentes puisque je l’ai lu d’une traite, en lecture commune avec Les Blablas de Tachan que je remercie pour nos échanges.

Alternant entre leur point de vue, l’autrice nous fait découvrir deux personnages qui n’auraient pu être plus différents l’un de l’autre. Sarah, libraire timide, réservée, casanière et relativement solitaire, n’aime rien d’autre que se plonger et s’oublier dans la lecture, ce qui tombe bien puisqu’elle est libraire dans un village de Charente. À l’inverse, Maxime, star des écrans, est un feu d’artifice à lui tout seul, toujours prompt à exploser et à faire parler ses poings pour se défouler. Mais acteur reconnu ou non, il y a des limites à la tolérance de la presse et surtout de la justice. Grâce à son ami d’enfance et son avocat, il évite donc de justesse la prison après un incident de trop. Ce ne seront donc pas les murs d’une prison pour lui, mais ceux de la librairie de Sarah qu’il n’aura guère le droit de quitter, bracelet électronique oblige.

Sarah n’est guère enthousiaste à l’idée d’accueillir l’acteur dans son havre de paix, mais elle a terriblement besoin de l’argent qu’il lui verse en échange de son « hospitalité » afin de faire les travaux dont sa librairie, héritage de sa grand-mère, a grand besoin. Commence alors une cohabitation forcée entre une accro aux livres timide, calme et routinière, et un bad boy qui a tout sauf envie de revenir dans sa région d’enfance, de rester enfermé dans une librairie poussiéreuse, et encore moins de faire montre de courtoisie. N’appréciant pas les hommes colériques qui parlent avec leurs poings, j’ai eu un peu de mal au début avec ce personnage grognon et ingrat à souhait, qui n’hésite pas à se montrer impoli avec Sarah, et à envoyer balader les quelques personnes qui essaient de l’aider à ne pas se laisser engloutir par sa rage.

Heureusement, de fil en aiguille, on découvre ses failles, ses blessures et la manière dont il tend à fuir et à mettre de la distance entre lui et les autres pour ne pas être blessé. Cela n’excuse pas ses emportements ni son comportement d’enfant gâté, mais cela permet de mieux appréhender sa complexité et d’aller au-delà des apparences. Chose dont se montrera capable Sarah, fidèle à sa bienveillance et sa gentillesse naturelles. D’emblée, j’ai eu un coup de cœur pour cette libraire dans laquelle je me suis bien souvent reconnue, reconnue dans sa réserve, sa timidité, sa maladresse, ses rougissements, sa manière de fuir les choses difficiles à travers les livres, et son amour obsessionnel pour ceux-ci… J’ai trouvé cela tellement troublant que j’ai presque eu le sentiment d’avoir rencontré ma jumelle !

Touchante et souriante, notre libraire saura faire tomber les barrières de Maxime, ce qui ne se fera pas sans heurts et remises en question. Je n’entrerai pas dans les détails puisque tout l’intérêt de ce roman réside dans l’évolution de la relation entre ces deux personnes qui n’auraient jamais dû se rencontrer, mais qui, étrangement, semblent se compléter et s’apaiser. J’ai ainsi adoré les voir évoluer côte à côte et suivre leurs échanges d’abord tendus et distants, puis de plus en plus intimes, personnels et chaleureux. En d’autres mots, ces colocataires improbables m’ont donné de jolis papillons dans le ventre, tout en offrant des moments non dénués de sensualité. Mais je vous rassure, si comme moi, les scènes de sexe à toutes les pages vous gênent, l’autrice reste relativement sage à ce niveau, nous en donnant juste assez pour nous émoustiller sans jamais nous saturer.

Je ne suis pas très fleur bleue, mais il y a deux ou trois scènes qui sont d’un romantisme fou, du moins pour la livraddict que je suis. Je dois d’ailleurs reconnaître que Maxime a réussi à surmonter toutes mes réserves du début pour devenir, si ce n’est le parfait petit ami, un homme auquel on a envie de donner sa chance. Si Sarah, de sa présence douce et bienveillante, saura l’apaiser et le pousser à reprendre sa vie en main sans jamais le juger, Maxime aura également un effet positif sur la jeune femme. À ses côtés, elle osera enfin prendre des risques, sortir de sa zone de confort, réfléchir à ce qu’elle veut vraiment et réaliser que si les livres sont importants, la vie mérite également d’être vécue !  Elle m’a d’ailleurs surprise à quelques reprises, en se montrant bien plus entreprenante qu’on aurait pu le penser, mais il faut reconnaître que le tatouage de Maxime a quelque chose de très hypnotique, voire érotique…

Le roman tourne beaucoup autour de la relation entre ces deux personnages, ce qui n’a pas été pour me déplaire même si j’aurais apprécié que les personnages secondaires, la plupart fort sympathiques, soient plus développés. J’ai ainsi adoré les amis de Sarah, du restaurateur qui se comporte comme un père pour elle à la truculente et exubérante Annie qui la pousse à vivre sa vie au lieu de la lire. Ils sont parfois intrusifs, surtout avec leur obsession pour sa vie amoureuse, mais je leur ai trouvé un quelque chose de très touchant et attendrissant. J’ai aussi apprécié Damien, l’ami commun qui aura permis à Sarah et à Maxence, bien qu’il m’ait à un moment un peu fait peur pour une raison que je vous laisserai le soin de découvrir…

Au-delà des personnages et de la romance que j’ai appréciée et qui m’a procuré de belles émotions, l‘autrice aborde sans lourdeur ni pathos des thématiques intéressantes et importantes : les familles défaillantes, les passés difficiles qui peuvent marquer les individus et les empêcher d’avancer, les peurs qui enferment, l’amitié, l’amour malgré les différences, le pardon, la culpabilité… J’ai, en outre, été surprise par deux révélations : l’une permettant d’avoir un nouvel éclairage sur l’un des personnages et de mieux comprendre certaines de ses réactions, et l’une qui m’a beaucoup touchée et peinée, alors même qu’elle concerne un personnage dont on sait fort peu de chose. L’autrice aborde avec beaucoup de justesse et de force une thématique qui peut toucher n’importe qui… et nous offre, à travers l’un de ses personnages, un très beau discours empli d’émotions.

En conclusion, Emily Blaine nous propose ici une très belle romance entre deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer et encore moins cohabiter mais qui, malgré leurs nombreuses différences, vont réaliser que les opposés s’attirent, voire qu’ils se complètent à la perfection. Entre tension, provocation et rapprochement, attendez-vous à sentir quelques papillons fourmiller au creux de votre ventre, en plus de prendre une belle bouffée de passion livresque, notre héroïne pensant et respirant livres, un peu comme vous et moi, non ?

Je remercie Netgalley et les éditions Harlequin pour la version numérique et France Loisirs pour la version papier dédicacée que j’avais eu la chance de gagner lors d’un tirage au sort.

Lire l’avis des Blablas de Tachan.

Top Ten Tuesday #220 : 10 livres que je ne me rappelais pas avoir lus !

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Comme souvent, j’ai décidé de dévier du thème officiel pour vous en proposer un autre qui m’est venu à l’esprit récemment…

Si je garde souvent a minima une impression de la plupart de mes lectures, il y a des livres dont je ne me souviens de rien, même pas de les avoir lus ! Un constat que je fais de temps en temps, et qui me surprend toujours, notamment quand je veux marquer « comme lu » un livre sur Livraddict et que le site m’indique que je l’ai déjà lu.

Je pourrais vous dire que ce n’est pas ma mémoire qui flanche, mais la faute à des livres qui ne m’ont pas plu, mais ce serait faux puisque j’avais attribué une note plus que correcte à une majorité des 10 oubliés de ce top. Je réalise toutefois que beaucoup d’entre eux sont des ouvrages graphiques. Peut-être que ne pas avoir à imaginer par moi-même les personnages et les décors gêne quelque peu mon travail de mémorisation… 

Et vous, utilisez-vous aussi Livraddict ou un autre moyen pour vous souvenir de tout ce que vous lisez ?
Vous est-il déjà arrivé de faire une relecture sans le vouloir/le savoir ?

 

 

Désenchantement : La malédiction de lady Walsh (tome 1), Lynn Viehl

Brillante détective privée spécialisée dans le domaine du surnaturel, Kit ne manque pas de perspicacité. Une qualité essentielle pour pouvoir aider sa nouvelle cliente, lady Diana Walsh, qui se pense victime d’une malédiction. D’après cette dernière, la première épouse de M. Walsh lui aurait jeté un sort depuis l’au-delà. Après enquête, Kit découvre en fait un complot de grande ampleur. Mais ses investigations sont mises à mal par la présence de Lucien Dredmore, un mage aussi puissant que séduisant.

J’ai lu (29 mars 2017) – 448 pages – 7,20€
Traduction : Tiphaine Scheuer

AVIS

Si j’apprécie les univers steampunk, je n’ai pas forcément le réflexe de chercher des romans nous y plongeant, alors je n’ai pas hésité une minute en découvrant Désenchantement. Et je n’ai pas été déçue par ce roman mêlant habilement steampunk, magie, enquête et romance. Les amateurs de steampunk pourront être un peu déçus que les machines et autres caractéristiques du genre ne soient pas plus présents, mais pour ma part, j’ai apprécié que l’autrice les utilise tout en veillant à ce que son intrigue ne se repose pas seulement sur ça. Bien au contraire, les touches de steampunk s’insèrent naturellement dans le récit et sont complétées par la présence en trame de fond de la magie, dont on découvre les contours au fil de la lecture.

Et de la magie, il en est question dans la vie de Kit qui tient une agence de désenchantement, une agence dont l’objectif n’est pas de tromper des sortilèges, mais de prouver à ses clients qu’ils sont victimes d’escrocs. Et pour ce faire, elle peut compter sur son talent de détective qui lui permet toujours de trouver la faille et de comprendre les mécanismes mis en place par les charlatans pour soutirer de l’argent à des gens trop crédules. Ses compétences, si elles sont appréciées par certains, le sont encore plus par Lucien, un mage-mort qui semble s’intéresser d’un peu trop près à elle. Cela ne serait pas dérangeant en soi si Kit ne se sentait elle-même pas aussi attirée par cet agaçant énergumène qu’elle fuit comme la peste, de peur de perdre ne serait-ce qu’une once de son indépendance et de sa liberté.

Mais devant le nid de guêpes dans lequel la jeune femme s’est fourrée en acceptant d’aider une cliente à trouver la source de ses tourments, Lucien devient le dernier de ses problèmes. Il pourrait d’ailleurs se révéler utile parce que Kit va devoir faire face à une situation dans laquelle même ses talents de détective risquent de ne pas suffire ! J’ai adoré la suivre dans son enquête qui va la contraindre à remettre en question toutes ses croyances si elle veut espérer survivre et sauver ceux qu’elle aime. Mais cela ne se fera pas sans heurt et le concours d’un mage-mort qui va devoir prendre sur lui pour faire entendre raison à notre tête de mule. Lucien est un personnage fascinant qui contient sa part de mystère, et dont on découvre les failles et le passé au fur et à mesure de la lecture. Je dois d’ailleurs dire qu’au-delà de son aspect ténébreux qui lui apporte beaucoup de charme, il a su me toucher et me donner envie de le voir réussir dans sa délicate entreprise de séduction…

La relation entre nos deux personnages n’est certes pas originale, mais elle est diablement efficace et rend la lecture particulièrement addictive, Kit étant bien décidée à nier cette alchimie qui existe entre eux et qui saute pourtant aux yeux. Je ferai l’impasse sur une ou deux scènes qui m’ont mise mal à l’aise pour me concentrer sur des échanges emplis de piquant et une tension physique indéniable. Lucien sait ce qu’il veut et s’il a laissé Kit le fuir pendant quelques années, il semble maintenant bien décidé à la confronter à ses propres sentiments. Y arrivera-t-il ? Il vous faudra lire le roman pour la savoir, mais je peux néanmoins vous dire que j’ai adoré les voir s’affronter, jouer au jeu du chat et de la souris, avant de collaborer dans une enquête qui les dépasse.

J’ai d’ailleurs été très agréablement surprise par la tournure que prennent les événements, l’autrice ayant choisi une direction que je n’avais pas anticipée ! Je préfère rester vague pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais la mythologie mise en place autour de forces surnaturelles puissantes et pas toujours très bienveillantes m’a fascinée. Je ne m’attendais pas à un tel degré de profondeur ni de noirceur, Kit devant affronter une force froide et implacable qui la menace non seulement elle, mais aussi Lucien, ses amies et toute sa ville.

Je saluerai également la finesse avec laquelle est géré le dénouement final. L’autrice nous offre, en effet, un retournement de situation qui, s’il se révèle un peu frustrant en ce qui concerne la vie personnelle de Kit, s’avère intéressant pour intégrer à sa vie professionnelle une personne de sa famille. Une famille dont on découvre quelques secrets en cours de lecture et qui explique les capacités hors norme de Kit, des capacités dont elle n’avait, jusqu’à présent, pas vraiment conscience… Il faut dire qu’on s’était assuré pour elle qu’elle reste éloignée de la magie et de ses multiples dangers. Et au vu des événements, ça peut se comprendre !

Sous couvert de fiction et bien que ça reste léger, on évoque également le colonialisme avec un peuple soumis aux désidératas d’une couronne britannique plus adepte de la domination que de la conciliation. Ce point se révélera important et prouvera que remplacer un tyran par un autre, ce n’est pas la plus brillante des idées. J’aurais toutefois apprécié que cet aspect soit un peu plus développé parce que j’ai parfois eu un peu de mal à comprendre le système politique mis en place. Mais je reconnais que c’est avant tout en raison de ma tendance à pinailler sur des détails, car l’autrice donne assez de détails pour s’immerger dans son univers et ne plus avoir aucune envie de le quitter…

En résumé, La malédiction de lady Walsh a été une excellente surprise ! En commençant ce roman, je ne m’attendais pas à la richesse de l’univers ni à la profondeur de l’intrigue qui mêle avec brio quelques touches de steampunk, magie, enquête et romance. Impossible donc de s’ennuyer dans ce premier tome qui fait plus que poser les bases de la série, il nous offre une aventure/enquête immersive, palpitante et rythmée, de l’action, des personnages hauts en couleur et attachants, de l’humour et des interactions pleines de mordant. Addictif et passionnant !

In My Mailbox #222

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


  • Un cadeau d’anniversaire qui m’a fait très plaisir d’autant que je ne m’y attendais pas du tout : The Lives of Saints de Leigh Bardugo.

  • Roman/romans illustrés :

Couverture de Tambaqui : Naissance d'une nation par Sébastien Habel BlaisCouverture Fiesta chez les Vampires

  • Mangas :

https://img.livraddict.com/covers/197/197470/couv64487278.jpgCouverture Alchimia (manga), tome 3

Couverture Cinderalla

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

Week-end à 1000 (16/18 juillet 2021) : ma PAL prévisionnelle

https://lightandsmell.files.wordpress.com/2016/11/we-acc80-1000.png?w=552&h=552

Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe FB pour partager votre avancée et échanger avec les autres participants.


Un week-end à 1000 est organisé chaque semaine de juillet d’août. Je n’ai pas pu participer aux deux premiers, mais je compte bien tenter d’atteindre 1000 pages durant cette nouvelle session qui a commencé hier, vendredi 16 à 19h pour se terminer dimanche 18 à 23h59. Comme d’habitude, cette PAL, bien trop ambitieuse pour être totalement lue, est susceptible d’évoluer en fonction de mes envies et de mes projets pour le week-end.

  • Romans :

Commencé vendredi dans la soirée, j’ai lu d’une traite, en lecture commune avec Les Blablas de Tachan, La librairie des rêves suspendus d‘Emily Blaine. Une romance que j’ai beaucoup appréciée, notamment pour son héroïne dans laquelle je me suis beaucoup retrouvée.

Couverture La librairie des rêves suspendus

J’espère également lire une romance historique, mon genre de prédilection pour les week-end à 1000. Je ne suis pas encore certaine de mon choix mais cela se jouera entre ces deux titres :

Couverture Raison et mariageCouverture Les frères Hunter, tome 2 : Scandaleuse alliance

  • Mangas/ BD : j’aimerais faire baisser ma PAL d’emprunts et rendre quelques ouvrages à la médiathèque.

Couverture La mille et unième nuitCouverture Mercy (BD), tome 3 : La mine, nos souvenirs et la mortalité

Couverture Sans expérience, tome 1Couverture Sans expérience, tome 2

Et vous, participez-vous à cette nouvelle session du week-end à 1000 ?
Que comptez-vous lire ?

 

Sur le vif, Elizabeth Acevedo

Emoni a de l’or au bout des doigts. Entre ses mains, saveurs et épices composent des plats incomparables. Mais Emoni a aussi une petite fille de 2 ans, et elle jongle entre son rôle de jeune mère, les cours au lycée et le travail le soir pour aider sa grand-mère à payer les factures.
Emoni a 17 ans, et elle ne pense pas qu’elle pourra continuer ses études, ni devenir cheffe dans un restaurant. Dans sa vie faite de responsabilités, il n’y a pas de place pour rêver. L’ouverture dans son lycée d’un nouveau cours d’arts culinaires pourrait bien lui permettre de déployer son talent et de trouver la force en elle d’accomplir son rêve…

Nathan (1 juillet 2021) – 400 pages – Broché (16,95€) – À partir de 13 ans
Traduction : Clémentine Beauvais 

AVIS

La force des liens intergénérationnels et de l’amour maternel… 

Ayant beaucoup apprécié The Poet X, je me suis plongée avec enthousiasme dans ce roman dont j’ai apprécié les thématiques et la manière dont l’autrice les aborde. Alors qu’on parle d’une adolescente de 17 ans, mère d’une petite fille de deux ans, on aurait pu s’attendre à quelque chose d’assez dramatique, le rôle de maman à un âge où on n’est pas encore soi-même adulte pouvant se révéler difficile. Mais l’autrice a opté pour une histoire lumineuse et chaleureuse qui réchauffe les cœurs et donne envie de prendre la vie à bras-le-corps.

Ainsi, si jamais ne sont occultées les difficultés d’Emoni devant ses multiples responsabilités, le ton se veut résolument positif, ce qui convient à merveille au caractère de cette maman ado qui ne se retourne jamais sur le passé, mais qui regarde toujours droit devant elle. Elle le doit, du moins elle le pense, à sa petite Emma qui est son rayon de soleil et dont elle s’occupe très bien, quitte à s’épuiser pour lui assurer un bel avenir. Elle sera heureusement épaulée par sa grand-mère qui l’a élevée comme sa propre fille. Très proche de ma grand-mère, j’ai été touchée par leur relation, leur complicité et ces gestes de tendresse qui se passent bien souvent de longs discours. J’ai également adoré le subtil parallèle que l’autrice fait entre la relation entre Emoni et sa fille et entre Emoni et sa grand-mère, rappelant le rôle important de cette dernière dans la vie de l’adolescente…

Il faut dire qu’avec une mère décédée prématurément et un père engagé dans la communauté portoricaine, mais bien peu présent dans la vie des siens, Emoni a bien eu besoin du soutien de son aïeule qui a toujours fait de son mieux pour l’élever selon de belles valeurs, malgré ses faibles moyens. L’argent, ou plutôt le manque d’argent est d’ailleurs quelque chose qui prend une certaine place dans le roman, cette question menaçant l’avenir d’Emoni. Car si la jeune fille, qui fait des étincelles en cuisine et dans son cours d’arts culinaires, rêve de devenir cheffe et d’éventuellement aller à la fac, elle doit, en plus du lycée, travailler pour nourrir sa fille et aider sa grand-mère à assurer les charges du quotidien.

À cet égard, j’ai été révoltée par le papa d’Emma dont Emoni est séparée : il semble aimer sa fille et prendre plaisir à s’en occuper durant son droit de garde, mais bizarrement, c’est bien sur Emoni que repose toute la charge mentale et financière. Une situation qui reste une réalité pour bien des mères célibataires… On notera aussi la jalousie déplacée de Tyrone qui n’hésite pas à multiplier les relations, mais qui ne supporte pas qu’un garçon s’approche de la « mère de sa fille » et de sa fille. Heureusement, de fil en aiguille, Emoni saura se détacher des attentes de chacun et rappeler qu’elle n’est pas que la mère d’Emma, elle est ça et tellement plus à la fois !

Une jeune héroïne attachante et génie de la cuisine qui saura trouver du soutien dans son entourage…

Emoni est un personnage touchant pour lequel on développe d’emblée une profonde et sincère affection que ce soit pour son courage, son amour pour sa fille qu’elle élève avec une réelle maturité et bienveillance, sa force de travail ou sa détermination à toute épreuve. Si parfois elle doute, jamais elle ne se lamente, elle tente juste de concilier au mieux toutes les facettes de sa vie : le lycée, son travail dans un fast food, son rôle de soutien de famille et de mère, son rôle de petite-fille, celui de fille malgré un père qui n’a jamais vraiment assuré ce rôle, et son amour pour la cuisine. Un amour qui la porte au quotidien et qui rend sa cuisine tellement magique. Si le mot est fort, il semble pourtant caractériser tous ces souvenirs qui assaillent les personnes qui goûtent les plats d’Emoni, des petits concentrés d’émotions. 

Est-ce le talent inné et incroyable d’Emoni pour manier les épices, son âme généreuse qui la pousse à mettre un peu d’elle-même dans chacun de ses plats, ou la manière dont elle arrive à sublimer chaque recette qui rend sa cuisine si spéciale ? À moins que ce ne soit un peu de tout cela… Peu importe finalement, l’essentiel étant que cette fille est faite pour devenir cheffe, elle respire cuisine, elle pense cuisine, et nous apparaît très vite indissociable de tous ces plats qu’on découvre tout au long des pages. Ce roman est un peu une délicieuse ode à la gastronomie, et plus particulièrement à la gastronomie portoricaine et espagnole qu’Emoni arrange à sa sauce, sublimant à sa manière des recettes traditionnelles pour en faire quelque chose d’autre, une sorte de pont entre le passé et le présent, les gens et les cultures.  

Mère célibataire, mais pas mère isolée, Emoni pourra compter sur différentes personnes pour la soutenir et l’aider à construire un avenir qui lui correspond : sa meilleure amie qui lui apporte une belle bouffée d’oxygène et lui rappelle qu’elle a le droit de profiter de la vie, sa grand-mère, un professeur de cuisine qui va lui apprendre que la cuisine, c’est aussi de la technique et des règles à respecter… Et puis, n’oublions pas un nouvel élève qui va, petit à petit, faire fondre les barrières qu’Emoni a dressées entre elle et les autres, mais surtout entre elle et les garçons. Je n’en dirai pas trop pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais j’ai adoré Malachi, un jeune homme souriant, mais qui a connu un drame, bienveillant, amusant, tendre, compréhensif et diablement lumineux. La relation qui se noue entre les deux lycéens est amenée de telle sorte qu’il est impossible de ne pas y succomber que l’on soit adolescent ou adulte. C’est vraiment le genre de modèle positif que j’aimerais trouver plus souvent dans la littérature adolescente.

Une narration fluide et rythmée pour un roman abordant sans pathos des thématiques importantes…

Je reconnais avoir préféré la narration en vers libre de The Poet X, mais on retrouve néanmoins dans ce roman tout le charme de la plume de l’autrice, avec ce côté percutant qui va droit au cœur. Il y a quelque chose qui sonne terriblement vrai dans les mots de l’autrice, au point de nous donner le sentiment non pas de lire l’histoire de personnages de fiction, mais celle de personnes de chair et de sang. Et cela change tout quant au rapport que l’on entretient avec chacun d’entre eux ! Les lecteurs apprécieront également les dialogues vifs et l’alternance de chapitres courts et rythmés qui apportent un certain dynamisme et rendent la lecture particulièrement fluide. Petit bonus, la petite illustration qui accompagne chaque en-tête de chapitre sans oublier la manière dont chaque chapitre porte un titre concis, mais porteur de sens. Un bon moyen de guider la lecture et de donner envie de se plonger dans le récit.

Le ton du roman se veut volontairement positif, mais cela n’empêche pas l’autrice d’aborder des thématiques importantes, toujours avec beaucoup de naturel : la maternité à un jeune âge et les difficultés qui y sont associées, le sens des responsabilités et du sacrifice, l’amitié, l’amour, l’homosexualité féminine, les difficultés dans les quartiers pauvres, le colonialisme et ses conséquences, le racisme, les préjugés notamment sur les origines et la couleur de peau, Emoni devant rappeler que si elle est à moitié portoricaine par son père, elle est également afro-américaine et donc noire… Si l’autrice évite les drames en nous proposant un roman alliant thématiques de fond et légèreté, il est vrai qu’on a parfois le sentiment que les difficultés sont un peu trop facilement surmontées. Cela ne m’a pas dérangée outre mesure, mais je pense que certains lecteurs adultes pourront regretter un petit manque de réalisme à ce niveau.

En conclusion, un peu comme Emoni et la « magie » au bout de ses doigts qui fait de chacun de ses plats une expérience multisensorielle et mémorielle unique, l’autrice confirme ici son talent pour proposer des histoires uniques vibrantes d’humanité qui résonnent en chacun d’entre nous. Porté par héroïne courageuse et travailleuse qui prouve qu’on peut être lycéenne et une super maman, Sur le vif, c’est la recette épicée et savoureuse d’un roman empli de gourmandise, d’émotions, de vie, de passion, de tendresse, et de beaux moments de complicité, d’amour et d’amitié. Des denrées précieuses et indispensables pour traverser les épreuves et avancer sans se retourner afin de faire de son rêve une réalité.

Je remercie les éditons Nathan et Babelio pour m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.

Throwback Thursday livresque #205 : un livre à emmener en vacances

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


À la lecture du thème de la semaine, un livre à emmener en vacances, j’ai tout de suite pensé à L’anti-lune de miel et à Duel au soleil, mais vous ayant déjà récemment parlé de ces romans, j’ai préféré vous présenter un roman lu il y a un petit moment, et dont j’adore la couverture : Alice au pays des casseroles de Maud Brunaud.

Alice au pays des casseroles

Il était une fois… Moi ! Alice ! Jeune femme douce et timide dans la trentaine (on ne demande JAMAIS son âge exact à une femme ! ). Célibataire. 90/60/90 (enfin, à peu près… à la louche quoi ! à la bonne grosse louche ! ). De loin et sans lunettes, on me dit que je ressemble assez à Emily Blunt… Heureuse propriétaire d’un chien-saucisse et de deux perruches. Je demeure en pleine campagne berrichonne où je tiens le restaurant familial depuis que maman (contrainte et forcée) m’a passé la main. Je bous souvent intérieurement et je ne sais pas pourquoi je n’arrive jamais à me lâcher ! C’est un peu comme si le chanteur de Kiss était coincé dans le corps d’Edith Piaf ou comme si on voulait apprendre à mordre à un ours en peluche. Je ne suis donc ni une princesse de conte de fées ni une icône mode du XXIe siècle à la Kim Kardashian, vous l’aurez peut-être remarqué… Ainsi, commence » l’histoire de ma vie » ! Jusqu’ici, je me suis toujours évertuée à ne pas me montrer trop gourmande et j’ai goûté, avec parcimonie, aux plaisirs de la vie. Mais, un jour, mon petit château de convenances et de solitudes s’est envolé aux quatre vents… tout ça à cause d’un food-truck installé devant ma porte et de son séduisant propriétaire !

Romance contemporaine sous fond de gourmandise et de guerre des fourneaux, du moins pour l’héroïne, Alice au pays des casseroles réunit les ingrédients que l’on recherche dans une lecture détente : une plume fluide, des situations parfois drôles, parfois plus rocambolesques, des personnages attach(i)ants, de l’humour, une touche de suspense, de la romance… Alors si vous avez envie de passer un moment de lecture sympathique, gourmand et entraînant, Alice et tous ses amis vous attendent. Bons plats, madeleines et bonne humeur au menu !


Pour d’autres idées de livres à emmener en vacances, n’hésitez pas à découvrir mon Top Ten Tuesday : 10 livres à lire à la plage.

Et vous, connaissez-vous ce livre ?
Vous tente-t-il ?