C’est le 1er, je balance tout ! mars 2021

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C’est le 1er, je balance tout est un nouveau RDV livresque mensuel créé par Allez vous faire lire. Son objectif est de « remettre au centre de sa pratique de la blogosphère la notion de partage qui unit la toile ». Pour ce faire, il vous suffit de partager des informations en fonction de 4 catégories. Depuis quelques mois, les partages se font sur Charmant Petit Monstre.


1) Le Top & Flop de ce que vous avez vu/lu le mois dernier

Le mois s’est terminé sur quelques petits incidents dont l’endommagement de notre voiture lors d’une visite à Noz (pour le coup, on repassera pour les économies). Heureusement pas de blessé et la preuve qu’il y a encore des gens honnêtes parce que si le couple n’était pas venu nous faire appeler à l’accueil pour nous expliquer avoir malencontreusement embouti le côté droit de notre voiture lors d’une marche arrière, on n’aurait eu aucun moyen de connaître les responsables… En ces temps où le covid fait ressortir le pire chez beaucoup, j’ai apprécie la démarche, d’autant que le mari et la femme étaient fort sympathiques, et peut-être encore plus gênés que nous par l’incident…

Comme prévu, j’ai moins lu que le mois précédent, mais je n’ai pas eu de gros flop, ce qui es toujours appréciable.

Mousson froide par SylvainMac sur un toit brûlant par Metz

Eschaton par DuvertLes chroniques de la cité, tome 2 : Exil par GuyotCouverture Nos premières élections en classe

  • BD/Mangas : malgré quelques lectures en demi-teinte (Drifting Dragons, Bestioles, les deux tomes de Mini cats), j’ai fait de belles découvertes comme Prunelle, Artemis Fowl et Le Cinérêve, voire d’excellentes découvertes : Bouche d’Ombre, Robilar, Mercy, Mon cauchemar et moi… Et j’ai profité de ce mois pour continuer des séries : Ekho, Moriarty, Zombillénium et L’Enfant et le Maudit (l’un de mes mangas préférés). Certaines chroniques sont en attente de correction…

Couverture Bouche d'ombre, tome 1 : Lou 1985Couverture Robilar ou le Maistre chat, tome 1 : Maou !!Couverture Mercy (BD), tome 1 : La dame, le gel et le diableCouverture Mon cauchemar et moi

  • Livre audio : il m’a fallu trois mois pour le terminer, mais je suis enfin venue à bout de From Blood and Ash qui, après un début un peu long à mettre en place, m’a emportée ! Pour ceux qui participent au challenge Romantasy, le livre s’y prête très bien.

From blood and ash par Armentrout

2) Chroniques d’ailleurs lues le mois dernier

  • Mana traverse les pages vous parle d’un livre audio que j’avais adoré : The Mystwick School of Musicraft. Si vous aimez la littérature jeunesse, la magie et la musique, ce roman est fait pour vous !

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  • Sur Pages Unbond Reviews, j’ai découvert un article écrit en 2016, qui m’a donné très envie de lire un classique dont je n’avais jamais entendu parler : Le Roman de Silence d’Heldris de Cornuäll). En avance sur son temps, si l’on se réfère aux insanités que l’on peut encore lire, ce roman français de littérature médiévale évoque la question du genre, du sexe et de l’indentité. L’article est en anglais, mais avec google vous devriez pouvoir le traduire sans problème.

Silence: A Thirteenth-Century French Romance

  • Je ne résiste pas au plaisir de vous partager l’article des Blablas de Tachan sur un manga, Paradise Kiss, que j’avais apprécié sans plus, mais dont elle parle si bien que je pense clairement ne pas avoir su saisir, à l’époque, toutes les qualités.

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  • PatiVore vous parle avec enthousiasme de l’Anniversaire de Nikolaï Pavlov, une nouvelle qui pourrait tenter notamment les participants au Projet Ombre.

3) Liens adorés hors chronique littéraire

  • Sur le compte Instagram de missafro_lectrice, découvrez l’interview de la cofondatrice de la maison d’édition Beth Story qui met en lumière des héros afrodescendants dans ses parutions.
  • Sur The Notebook 14, vous découvrirez un nouveau concept d’article sympathique qui oppose des séries ayant des points communs. Pour cette première édition, vous retrouverez des grandes séries comme Percy Jackson/ Harry Potter, La Passe-Miroir/Lady Helen

4) PAL d’avril

Je n’ai pas encore réfléchi à mes lectures pour le Hanami Book Challenge, mais elles viendront s’ajouter à cette liste :

  • Romans :

Couverture La loutre et le PrinceAquaal, tome 1 : Le secret de l'île originelle par Genêt

  • BD/Mangas : 

  • Livre audio :

Couverture de Rhapsodic

Et vous, que retenez-vous de votre mois de mars ?
Un livre, une série et/ou un film en particulier ?

Nos premières élections en classe, Marie Colot et Florence Weiser (illustrations)

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Dans la classe de mademoiselle Coline, on se prépare à élire un ou une déléguée. Affiches électorales, tracts, campagne, tout est là pour faire de belles élections. Mais dès les premiers débats, les choses s’enveniment…

Tout est parti d’une remarque malheureuse de Jorge qui a prétendu que les filles ne pouvaient pas être présidentes. Madame Coline a trouvé l’occasion idéale pour rappeler ce qu’est un stéréotype et en a profité pour organiser des élections dans sa classe. Ce qui partait d’une bonne intention va très vite tourner au désastre : les tensions entre les filles et les garçons vont se généraliser au point que les débats organisés relèveront plus de la mesquinerie que de l’échange d’idée. Madame Coline est déçue… Elvis aussi. Il préférait sa classe quand les élèves s’entendaient tous bien et ne voulaient pas tous être au pouvoir. Mais il a peut-être une super idée pour tout arranger

Alice (04 février 2021) – 80 pages – 12€

AVIS

Découverte grâce à un autre roman de la maison d’édition, Je ne sais pas, Marie Colot est une autrice que j’apprécie beaucoup et dont je prends plaisir à découvrir au fur et à mesure sa bibliographie. Elle nous propose ici de nous intéresser à la démocratie et à la politique à travers un roman jeunesse plein d’humour, d’intelligence et de pertinence.

Comment diviser rapidement un groupe uni et soudé ? Parler politique évidemment ! Une réalité que la classe de mademoiselle Coline va découvrir à ses dépens. Tout partait pourtant d’une bonne intention : donner aux enfants le pouvoir de parler en leur nom en organisant une élection pour élire un(e) délégué(e). Un bon moyen également pour mademoiselle Coline de déconstruire le stéréotype révoltant selon lequel les femmes ne sont pas capables d’accéder au pouvoir et de diriger.

Sa proposition d’organiser des élections emporte un franc et tonitruant succès, les enfants étant ravis à l’idée de toutes ces choses qu’ils vont pouvoir changer, non révolutionner : des chansons et pas de leçons, des toboggans à la place des escaliers… Des souhaits certes sympathiques, mais qui ne résisteront pas à l’épreuve de la réalité. C’est ainsi que les enfants vont apprendre l’une des premières règles de la politique : proposer des choses réalistes et réalisables !

De fil en aiguille, ils découvrent également les dessous d’une campagne électorale : l’élaboration d’un programme, la recherche de soutiens, la communication, les débats et le temps de parole… Il est d’ailleurs amusant de voir à travers les stratégies de chacun, les idées qu’ils se font de la politique et des politiciens. À cet égard, Ali et sa folie des grandeurs très américaine m’a beaucoup amusée, d’autant que l’un des points de son programme met en lumière l’absurdité de la réalité de laquelle il s’est inspiré.

Cette première expérience concrète de la politique se heurte néanmoins rapidement aux dissensions et aux disputes. Chacun défend âprement et véhémentement ses idées, poussant le débat politique sur un terrain bien plus personnel et fort peu amical. Une évolution qui ne sera pas sans rappeler la réalité de la politique entre adultes. Mais c’était sans compter sur Elvis bien décidé à ne pas laisser sa classe s’entredéchirer et, accessoirement, à retrouver son amoureuse qui s’est éloignée de lui depuis que ces élections sont devenues hors de contrôle. Et si la solution à toutes ces disputes, c’était la coopération ? Avec beaucoup de courage, de débrouillardise et avec un peu d’aide, notamment d’un chauffeur d’autobus fort sympathique, Elvis va se lancer dans une campagne bien différente de celles des débuts, et découvrir l’un des fondements de la démocratie.

En plus de la thématique de ce roman plutôt originale pour un roman jeunesse, et de la subtilité avec laquelle l’autrice aborde la question des stéréotypes, j’ai adoré le ton plein d’humour, qui passe autant par les expressions tarabiscotées de mademoiselle Coline que la tendance de certains élèves à prendre chaque expression au pied de la lettre. Cela permet d’alléger l’atmosphère parfois tendue, de s’amuser de la richesse du français et de ses pièges, et de faire sourire les lecteurs. La présence de la chienne de mademoiselle Coline durant les cours apporte également un charme indéniable à l’histoire, même si j’aurais adoré qu’elle soit encore plus présente.

J’ai retrouvé avec plaisir le très efficace duo Marie Colot/ Florence Weiser, découvert dans le très touchant Croquettes & Cie. Les illustrations colorées de Florence Weiser, à la douceur très enfantine, complètent à merveille l’histoire tout en facilitant l’immersion des jeunes lecteurs. Ceux ayant déjà lu des romans de la série Le jour des premières fois devraient, en outre, être ravis de revoir mademoiselle Coline et ses élèves pour lesquels, je n’en doute pas, ils ont dû développer un certain attachement. Mais rassurez-vous, pas besoin d’être familier de la série pour se laisser séduire et prendre au jeu de Nos premières élections en classe.

En conclusion, avec beaucoup d’intelligence et d’humour, Marie Colot permet aux enfants d’entrer de plain-pied dans une campagne électorale avec ses enjeux et ses dérives. De fil en aiguille, nos jeunes protagonistes vont comprendre la force de la coopération et s’approprier pleinement le concept de démocratie, tout en apprenant à dépasser un stéréotype qui a la vie dure. Nos premières élections en classe est un ouvrage à destination des enfants qui a toute se place dans les bibliothèques familiales et scolaires, et qui me semble parfait pour engager un dialogue enfants/adultes sur des notions comme la politique, la démocratie et l’égalité entre les sexes. 

Découvrez un extrait du roman sur le site des éditions Alice que je remercie pour cette lecture.

Top Ten Tuesday #207 : les 10 livres lus durant le week-end à 1000 (mars 2021)

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Je vous propose aujourd’hui de vous présenter les 10 livres lus durant le week-end à 1000 qui s’est tenu du 26 au 28 mars.

  • Vendredi soir/nuit : j’ai lu le tome 2 des Brumes de Cendrelune que j’ai apprécié même je l’ai trouvé peut-être moins rythmé que le précédent. On tourne beaucoup autour des sentiments des personnages, mais la fin laisse espérer un tome trois riche en action !

Couverture Les Brumes de Cendrelune, tome 2 : La symphonie du temps

  • Samedi : ayant passé une grande partie de la journée de samedi chez mon frère pour fêter un double anniversaire, mes lectures de la journée ont été celles faites à ma nièce : les deux tomes de La reine des neiges du splendide coffret Hachette et Découvre le A avec l’âne Anatole (dans une autre version que celle de la photo). Dans la soirée, plutôt fatiguée, je me suis orientée vers des ouvrages graphiques : Les gardiennes du grenier, Mini cats tomes 1 et 2, Mon cauchemar et moi (un quasi coup de cœur) et le tome 9 de Moriarty.

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51BCATXw9rL._SX358_BO1,204,203,200_.jpghttps://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51-nod2F9fL._SX387_BO1,204,203,200_.jpgCouverture Les gardiennes du grenier

Couverture Mini cats, tome 1 : Chatons sous la pluieCouverture Mini Cats, tome 02 : SmileCouverture Mon cauchemar et moi

Couverture Moriarty, tome 09

  • Dimanche : j’ai lu Hellishly ever after qui, hélas, ne m’a pas convaincue plus que cela. J’ai beaucoup aimé le début avec cette idée d’un démon piégé par une mortelle qui ne se souvenait même plus de l’avoir contraint à signer un pacte, mais au bout d’un moment, les scènes de sexe et les longueurs ont pris le dessus. J’avoue avoir d’ailleurs lu quelques passages en diagonale, puisqu’ils n’apportaient pas grand-chose à l’intrigue…

Couverture Hellishly Ever After

Malgré une légère déception, mon bilan de ce week-end à 1000 est très positif et bien plus étoffé que je ne le pensais.

Et vous, avez-vous participé ? Quel est votre bilan ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?

Artemis Fowl (BD), d’après l’oeuvre d’Eoin Colfer

Artemis Fowl - La bande dessinée par Colfer

Artemis a un plan pour rétablir la fortune de sa famille. Il a découvert l’existence du Peuple des fées et avec l’aide de Butler, son majordome, s’apprête à kidnapper leur capitaine Holly Short pour exiger une rançon. Seul bémol : les fées sont armées, puissantes, terriblement dangereuses et Artemis semble avoir quelque peu sous-estimé leurs pouvoirs. Au moins, il peut se réjouir d’avoir enfin trouvé un adversaire digne de ce nom.

Gallimard Jeunesse (11 juin 2020) – 128 pages – 14,90€
Adapté par Michael Moreci – Illustré par Stephen Gilpin

AVIS

Si je n’ai jamais lu les romans, j’étais curieuse de découvrir cette adaptation graphique dans laquelle nous suivons un anti-héros dont le jeune âge, douze ans a de quoi surprendre. Car ne vous fiez pas à son visage juvénile, Artemis Fowl n’est pas un enfant de cœur. Issu d’une lignée de malfrats, il a assurément su prendre la relève, son père étant porté disparu, et sa mère enfermée dans les limbes de son cerveau. Et ce jeune prodige, qui semble toujours avoir un coup d’avance sur tout le monde, s’est donné comme mission de rétablir la fortune familiale.

Et pour cela, il a un plan : capturer une fée afin de l’obliger à lui remettre une partie de son or. Vu les moyens dont il dispose, d’un majordome musclé et dévoué en passant par des technologies de pointe, la mission ne devrait être qu’une formalité… Mais c’était sans prévoir la résistance des fées qui ne sont pas prêtes à laisser un enfant les menacer et capturer l’une des leurs sans réagir !

On assiste donc à un jeu d’échecs entre deux parties possédant chacune des atouts et une volonté de fer. J’ai adoré le décalage entre l’âge de notre protagoniste et ses actes ainsi que son esprit de stratège de haut vol, qui lui permet d’anticiper avec brio les plans et autres subterfuges de ses adversaires. Des adversaires qui ont su attirer ma sympathie. En effet, si on peut compatir à la situation d’Artemis, notamment vis-à-vis de sa mère, les fées sont indéniablement les victimes dans cette histoire. Mais rassurez-vous, elles vont nous prouver qu’elles sont capables de se défendre et de faire face à notre génie précoce du crime.

À cet égard, j’ai beaucoup aimé le capitaine Short qu’Artemis va kidnapper. Courageuse, mais également fort indisciplinée, cette fée est exactement le genre de personnages rebelles au bon cœur que j’affectionne. Alors même si la BD s’intitule Artemis Fowl, je n’ai pas pu m’empêcher d’être de son côté et d’espérer la voir triompher d’un jeune garçon prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire, quitte à mettre tout le monde en danger. Après tout, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs !

Artemis ne m’a pas paru particulièrement attachant, mais c’est indéniablement un personnage de caractère que l’on remarque et dont on se souvient longtemps. Il est retors, intelligent et pugnace, et ne laisse rien se mettre en travers de son chemin. Qu’on l’apprécie ou non, on ne peut qu’admirer sa détermination à toute épreuve et son sens du détail qui lui permet de prévoir des plans millimétrés et audacieux et de saisir la situation dans sa globalité. Mais comme tous les grands hommes, il a compris la nécessité de bien s’entourer, et trouve donc une aide des plus appréciables en la personne de Butler, son majordome qui lui est totalement dévoué.

Je me suis bizarrement prise d’une certaine affection pour ce monsieur muscle qui, dirons-nous pudiquement, sait se faire entendre et comprendre. En plus de savoir donner des coups dont peu peuvent se relever, il fait également montre d’une tendresse certaine envers sa sœur, Juliet. Pour ma part, j’ai été un peu frustrée que celle-ci fasse de la figuration quand l’on devine qu’elle est également douée d’une certaine combativité et qu’elle est tout à fait capable de terrasser des ennemis. J’espère que dans la suite de la série, son rôle s’étoffe quelque peu et que l’auteur lui donne la chance de prouver sa valeur.

Ce premier tome ne souffre d’aucune longueur, les événements s’enchaînant rapidement. La dynamique rappelle d’ailleurs celle d’un film, ce qui explique probablement que cette histoire ait été adaptée au cinéma. Si je pense bientôt voir le film, je serais également curieuse de découvrir le roman parce que j’ai parfois eu l’impression que certaines informations sur le monde des fées et son fonctionnement auraient mérité un peu plus d’explications. Là, on est vraiment dans la partie militaire de ce monde avec des forces magiques qui s’organisent pour faire face à une menace inattendue. Peut-être que le roman permet d’en apprendre plus sur ces créatures fascinantes et pleines de répondant !

Quant aux illustrations, je les ai trouvées sympathiques et très expressives. L’illustrateur a fait montre d’une certaine finesse dans les traits des personnages, ce qui permet de capturer leur essence et leurs émotions. Il se dégage ainsi du visage d’Artemis une nonchalance teintée d’une bonne dose de confiance qui entre en totale contradiction avec les traits forts contrariés d’une jeune elfe qui n’apprécie guère d’être gardée captive et de faire l’objet d’un affreux chantage…

En conclusion, portée par une sorte de mini anti James Bond, Artemis Fowl est une BD menée tambour battant qui plaira certainement aux jeunes et moins jeunes lecteurs en quête d’une aventure mouvementée mêlant actions, chantage, fées et technologie dans une ambiance non dénuée d’humour. Sympathique et rythmée, une BD à dévorer pour un moment de divertissement très cinématographique.

In My Mailbox #207

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


  • J’ai craqué pour deux coffrets comprenant chacun trois tomes : Rainbow Days et Naüja, une BD Sherlock Holmes et trois BD publiées aux éditions Kennes :

Couverture Rainbow days, tome 01Couverture Rainbow days, tome 02Couverture Rainbow days, tome 03

Couverture Naüja, tome 1 : La Ballade de Raspahttps://img.livraddict.com/covers/38/38718/couv37487350.pngCouverture Naüja, tome 3 : Il était une fin

Couverture Mini cats, tome 1 : Chatons sous la pluieCouverture Mini Cats, tome 02 : Smilehttps://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51CkdhYJgnL.jpg

Couverture Sherlock Holmes : La BD dont vous êtes le héros, tome 4 : le Defi d'Irene Adler

  • Et j’ai reçu un roman de la part des éditions de l’Archipel :

Ne la quitte pas du regard par Allan

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Avez-vous lu ou connaissez-vous certains de ces livres ?

Une histoire de genres : Guide pour comprendre et défendre les transidentités, Lexie

Une histoire de genres par Lexie

À l’heure où les questions de genre et d’identité sont de plus en plus présentes dans l’espace public, voici un guide qui déconstruit tous les préjugés, les abus de langage, les non-sens liés aux transidentités, afin de mieux les comprendre et de donner les armes pour s’en émanciper. Car si être trans est une histoire de rapport de soi à soi, de prise de conscience individuelle, c’est aussi un rapport à des normes et constructions sociales, culturelles et historiques.

Véritable prolongement du compte Instagram sur lequel Lexie s’emploie avec patience et grande rigueur à éduquer sur les questions de genre, ce livre est une vraie boussole et un outil d’empowerment pour les personnes trans qui sont souvent isolées, moquées, stigmatisées et font l’objet de violences extrêmes ; mais aussi pour les non trans, concernés ou non, car au-delà des transidentités, c’est sa propre place dans la société et le traitement des différences qu’il s’agit de questionner.

Marabout (10 février 2021) – 224 pages – 19,90€

AVIS

Tout d’abord, je dois souligner la très grande justesse du titre qui résume à merveille à ce que vous retrouverez dans cet ouvrage : un guide pour comprendre et défendre les transidentités. Deux points fondamentaux pour permettre à la communauté trans d’être visible dans l’espace public, politique et social, et pour permettre à toutes les personnes trans de vivre en toute sécurité sans devoir craindre la stigmatisation, les menaces, les violences physiques et morales… Et à la lecture de cet ouvrage, on ne peut qu’en déduire que le chemin est encore long pour en arriver là. Car en plus de souffrir d’un cruel manque de représentation, les personnes trans doivent faire face à des situations intolérables que ce soit dans la sphère publique, privée ou familiale. À cet égard, la partie concernant les exemples de violences sociétales, médicales et administratives subies par des personnes trans est édifiante et certains propos, notamment de parents vis-à-vis de leur propre enfant, d’une violence inouïe.

Et pourtant, si l’autrice pose clairement un cadre qui a de quoi faire frémir, le ton n’est jamais alarmiste :  elle dénonce des faits difficiles, tout en rappelant que cette violence directe ou indirecte n’est pas la réalité de toutes les personnes trans. Les situations sont diverses, chacun.e ayant sa propre expérience de vie, d’autant que la communauté trans est plurielle et bien plus variée que l’on aurait tendance à le croire quand on est peu informé. On découvre également dans cet ouvrage l’importance du tissu associatif et communautaire. Et si en France, il y a une réelle peur du communautarisme, on se rend compte ici que plus qu’une source de dissension, c’est un espace de libre écoute et d’échange important et nécessaire pour des personnes dont la parole est bien souvent remise en question, et qui souffrent d’un manque évident de représentation.

J’avais un peu peur de ne pas arriver à tout suivre et d’être noyée sous un jargon académique quelque peu abscons. J’ai donc été très agréablement surprise de la manière dont Lexie a réussi à rendre son livre  instructif, mais également très accessible, que ce soit grâce à une restitution claire et personnelle de son travail de recherche ou une plume aussi fluide que plaisante. Le travail éditorial réalisé rend également la lecture très agréable : sommaire détaillé permettant de guider la lecture, découpage en différentes parties, encarts pour attirer l’attention des lecteurs sur certains points, lexique présent en fin d’ouvrage…

Si le style de Lexie est très accessible et clair, j’avoue que certains termes et concepts vont me demander un peu de temps pour les retenir et, je l’espère, les utiliser correctement. Ceci est d’autant plus important que l’autrice rappelle à quel point « entendre au quotidien un vocabulaire mal employé, volontairement ou non, est une source de détresse et de malheur profond ». L’inclusion repose donc aussi sur une utilisation éclairée des mots ! Mais là où l’autrice aurait pu faire preuve d’une certaine impatience et véhémence sur la manière dont on peut parfois se montrer blessant sans s’en rendre compte, je l’ai trouvée extrêmement bienveillante. Au lieu de se focaliser sur les erreurs, elle offre un véritable travail d’information, de sensibilisation et d’accompagnement qui ne peut qu’éveiller les consciences.

Elle propose également des pistes concrètes pour s’adresser aux personnes trans et veiller à leur inclusion : les mots à éviter, la question des nouveaux pronoms qui offrent une inclusivité que la langue française genrée et binaire ne permet guère, les sujets à ne pas évoquer (du moins sans y avoir été invité.e), l’importance de s’informer par soi-même afin d’éviter de faire peser le poids de l’éducation sur les épaules des personnes trans qui n’ont pas à vocation à instruire les autres, la nécessité d’écouter les expériences des personnes trans sans jamais remettre en cause leurs propos…

Avant de tomber sur des posts engagés notamment de la part d’auteur.e.x trans, je ne m’étais guère interrogée sur la notion de genre, si ce n’est que les stéréotypes qui lui sont associés m’ont toujours fortement agacée. J’ai donc apprécié que Lexie fasse le point sur cette question nous permettant de saisir que loin d’être une donnée biologique et binaire, c’est avant tout une construction culturelle et sociale. À cet égard, la partie consacrée à la transidentité à travers le monde, et surtout les siècles, est passionnante ! Avec des exemples à l’appui et un vrai travail de fond, elle déconstruit ces stéréotypes et fausses vérités sur lesquels sont bâtis nos sociétés occidentales et qui servent de terreau, ou du moins d’excuse, à la haine et à la violence. Cette démarche de déconstruction peut-être déstabilisante pour certains, car il n’est jamais facile de remettre en question ce que l’on a appris, mais elle me semble indispensable pour faire évoluer nos sociétés vers plus de tolérance et d’inclusivité.

Il est à noter que l’autrice étant directement concernée par le sujet, ses propos n’en sont que plus forts. Ils seront également peut-être une source de reconnaissance pour les personnes trans auxquelles on n’accorde que peu la parole alors qu’elles sont pourtant les premières et seules aptes à vraiment s’exprimer sur la thématique des transidentités. Un point que les pouvoirs politiques et, dans une certaine mesure, les instances médicales semblent prendre soin de ne pas reconnaître, ajoutant une violence supplémentaire à une liste déjà bien trop longue. Cet ouvrage regroupe, en outre, un certain nombre d’informations pratiques qui me semblent intéressantes pour les personnes trans.

Ma chronique n’a pas vocation à restituer toute la richesse de ce livre, mais je tenais à souligner le magnifique travail de recherche réalisé par l’autrice qui aborde autant les aspects sociétaux, sociologiques, administratifs médicaux, que culturels et historiques, entourant la question du genre et des transidentités. J’ai, pour ma part, appris beaucoup de choses et si certaines sont d’ores et déjà fixées dans mon esprit, il y a en encore beaucoup d’autres sur lesquelles je compte revenir.

En conclusion, en plus d’être un d’un guide pour les personnes trans, cet ouvrage est également un bel outil pédagogique pour les lecteur.e.x qui souhaiteraient sortir des stéréotypes et idées préconçues autour de la question des genres, de manière à la considérer dans sa pluralité. Proche de l’essai dans le travail rigoureux de recherche réalisé par l’autrice, sans posséder la rigidité et la complexité que l’on peut associer à ce type d’écrit, voici un ouvrage que je ne peux que vous recommander afin de comprendre les transidentités, et la nécessite de faire de l’inclusion des trans, et des minorités en général, un objectif sociétal fort.

Je remercie Babelio et les éditions Marabout pour cette lecture.

My teen romantic comedy is wrong as I expected (tome 1), Io Naomichi, Wataru Watari et Ponkan 8

Le jeune Hachiman a une vision des plus pessimistes de la vie. De toute façon, sa situation actuelle ne le pousse guère à déborder d’optimisme : pas d’amis, pas de petite amie et une capacité à envisager l’avenir totalement nulle. Néanmoins, ses ennuis ne font que commencer : déjà forcé à se remettre en question, Hachiman apprend qu’il doit coopérer avec Yukino une élève aussi brillante que sarcastique et antipathique, qui ne lui laissera aucun répit. La rencontre de ces deux lycéens aux caractères si différents risque de créer des étincelles !

Ototo (21 septembre 2018) – 164 pages – 6,99€

AVIS

C’est en voulant ajouter ce manga dans mes lectures sur Livraddict que j’ai réalisé l’avoir déjà lu en 2019. Je n’en gardais absolument aucun souvenir, ce qui est étonnant parce que j’ai bien apprécié ce premier tome mettant en relation deux loups solitaires : Hachiman, un lycéen quelque peu blasé de la vie, et Yukino, une brillante et sublime lycéenne, dont la perfection lui a valu d’être ostracisée par les autres filles.

Ces deux lycéens, qui préfèrent encore le confort de la solitude aux platitudes et faux-semblants de relations amicales codifiées, sont contraints de travailler ensemble au sein d’un club venant en aide aux personnes qui en font la demande. Alors qu’ils ne sont pas enchantés par cette collaboration forcée et qu’ils doutent qu’on vienne les solliciter, ils font face à leurs premières demandes. La première émane de manière assez surprenante d’une élève très populaire, et la suivante d’un écrivain en herbe désespéré d’être lu et de récolter des avis, qu’ils soient positifs ou non.

J’ai beaucoup aimé la personnalité de nos deux héros qui, derrière leur cynisme et une certaine froideur, se révèlent plutôt attachants. On comprend assez vite que contrairement à ce qu’il laisse entendre, Hachiman n’est pas aussi allergique aux interactions sociales que cela. Il n’est juste pas très doué avec les autres, et le fait d’avoir été absent les premières semaines de la rentrée ne l’a pas aidé à s’intégrer. Une fois les groupes formés, il est bien souvent difficile d’y entrer, à moins d’être un être très sociable, ce qui est loin d’être son cas. En grande réservée et phobique sociale que je suis, j’avoue m’être parfois reconnue dans ce lycéen, bien que tout son délire autour des « life » m’ait laissée sceptique. Pour faire court, il tend à mépriser les jeunes qui veulent profiter à fond de leur jeunesse… Je n’ai pu m’empêcher de voir dans ce rejet bien plus un petit fond de jalousie qu’un véritable mépris. À l’inverse, je partage complètement son aversion de cette échelle sociale qui tend vite fait à séparer les personnes « cool » des autres.

Quant à Yukino, c’est son franc-parler qui m’a plu. Elle ne veut pas particulièrement être blessante, sauf peut-être avec Hachiman, mais elle ne mâche pas ses mots, chose qui plaira à une élève populaire. En effet, notre bénévole, par son honnêteté, va lui montrer l’importance d’être soi et de ne pas chercher à tout prix à vouloir se fondre dans la masse, sous peine d’y perdre son âme. Une jolie leçon à un âge où s’intégrer signifie parfois renoncer à ses propres particularités… Au fil des pages, Yukino, une fille brillante et belle, nous dévoile une partie de son passé, ce qui nous permet de comprendre sa manière bien à elle de ne pas se mêler aux autres qui ne lui ont jamais fait de cadeau. On pourra parfois la trouver un peu prétentieuse, mais cela fait partie de son charme : plutôt que de se cacher derrière une fausse modestie, elle énonce les faits tels qu’ils sont, point !

La relation chien/chat entre nos deux bénévoles ne manquera pas de vous faire sourire en plus d’apporter pas mal de piquant et de panache à l’intrigue. Quant aux illustrations, elles m’ont enchantée. J’ai adoré la rondeur des traits, la beauté des dessins, le jeu sur les visages et les expressions volontairement appuyées… L’ambiance graphique vaut à elle seule que l’on donne sa chance à cet ouvrage atypique que je serais curieuse de découvrir sous sa forme romancée, l’histoire existant sous forme de light novels.

En conclusion, si vous avez envie d’un manga amusant qui vous plonge au cœur de la vie lycéenne, mais dû côté des laissés-pour-compte, ce titre est fait pour vous. Dans une ambiance pleine de piquant, on se prend au jeu de ce club de volontaires, pas très volontaires, qui vient en aide aux autres et l’on a hâte de découvrir les requêtes des personnes qui en franchiront les portes… Léger et drôle, un manga parfait pour un moment de divertissement sans prise de tête !

Week-end à 1000 (26/28 mars 2021) : ma PAL prévisionnelle

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Pour rappel, le WE à 1000 est un challenge organisé par Lili du blog Lili Bouquine. L’objectif est de lire 1000 pages durant une période déterminée. N’hésitez pas à vous inscrire au groupe FB pour partager votre avancée et échanger avec les autres participants.


Ayant pas mal de choses programmées ce week-end, je ne pense pas atteindre les 1000 pages, mais je participe quand même avec plaisir à cette nouvelle session de week-end à 1000 qui commence demain, vendredi 26 mars à 19h pour se terminer le dimanche 28 mars à 23h59.

Pour l’occasion, je piocherai dans cette liste de livres :

  • Roman : j’espère que ce deuxième tome sera à la hauteur du premier, Le jardin des âmes, que j’avais beaucoup aimé.

Couverture Les Brumes de Cendrelune, tome 2 : La symphonie du temps

  • Mangas

Couverture Alpi the Soul Sender, tome 1Couverture Moriarty, tome 09Couverture Très cher frère

Et vous, participez-vous à cette nouvelle session du week-end à 1000 ?
Avez-vous déjà réfléchi à votre PAL ?

Le sang du dragon (Chroniques Merveilleuses t. 3), Sébastien Morgan

Le Sang du Dragon: par Morgan

Les Daces, soutenus par Sekhnat, l’un des Anciens Dragons, avancent inexorablement au cœur d’un Empire romain plus faible que jamais. Mercurius et ses compagnons devront à nouveau faire preuve de force et de bravoure afin d’encourager une contre-attaque impériale qui n’est pas gagnée d’avance. Pendant ce temps, Lailoken découvre ses origines et apprend les mystérieux enjeux d’une guerre éternelle.

Auto-édition (27 août 2020) 185 pages – papier (12,65€) – Ebook (4,99€)

AVIS

Comme pour le précédent tome, c’est en lecture commune avec Lire à la folie que j’ai parcouru Le sang du dragon, troisième tome de la série Chroniques merveilleuses. Avant d’aller plus loin, et même si la chronique ne contient pas de spoiler, n’hésitez pas à attendre d’avoir lu La flèche du Scythe et Gryphus Imperatorius.

Ayant lu le deuxième tome il y a plus d’un an et demi, j’avais quelques craintes quant à ma capacité à me plonger entièrement dans cette suite, mais fort heureusement, les choses se sont rapidement remises en place dans mon esprit. J’ai ainsi retrouvé les personnages avec plaisir, même ceux qui ne sont pas forcément des plus sympathiques comme les Tarquini. Il y a des corps de métier qui inscrivent fièrement « de père en fils » sur leur devanture, quand les Tarquini n’ont pas besoin de signe aussi ostentatoire. Car eux, ce n’est pas un savoir-faire précis qui coule dans leurs gênes, mais un talent inné pour la manipulation, la méchanceté et le dédain pour autrui. Alors si on ne peut s’empêcher de les détester et de les maudire sur des générations, on est quand même content de les revoir, et de chercher à plonger dans les secrets les plus noirs de leur âme…

Mais dans ce tome, les machinations et autres pêchés des Tarquini ne forment pas le socle de l’intrigue, ni le danger le plus pernicieux, bien au contraire. L’auteur nous plonge au cœur de l’Empire romain qui doit faire face à son plus gros défi : maintenir sa domination sans se perdre en route. Et la chose n’est pas aisée, quand les notables et l’Empereur lui-même préfèrent se vautrer dans les jeux et les loisirs plutôt que s’assurer de la gloire de Rome ! Mais certains sont prêts à tout pour que l’Empire conserve son aura de puissance dans une guerre qui dépasse l’entendement et les frontières du terrestre. En effet, Rome est aux prises autant avec elle-même, la menace de la guerre civile n’étant jamais loin, que ses ennemis qu’ils soient simples mortels ou bien plus que cela…

La grande force de cette série est la manière dont l’auteur s’appuie sur certains faits et personnages historiques pour introduire une belle part de créatures fantastiques, de mythes et de légendes, donnant un tour étrangement réaliste à un roman baigné de fantastique. Sous sa plume, on en viendrait volontiers à croire qu’Alexandre le Grand doit sa gloire aussi bien à son esprit de conquête qu’au sang particulier qui coule dans ses veines. J’ai ainsi adoré voir l’auteur laisser sa trace dans l’Histoire et jouer avec les mythes entourant la fondation de la grande Rome, une réinterprétation de la légende qui ne sera pas sans conséquence sur l’opposition entre deux forces puissantes et destructrices.

Dans ce roman, on a ainsi le sentiment que si la guerre est bien terrestre, l’humanité n’est finalement que le dommage collatéral d’une guerre qui la dépasse, mais qui se joue pourtant en son nom. Il est d’ailleurs ici question de liberté et de libre arbitre, ces deux concepts que l’Empire romain ne semble pas porter en grande estime. À cet égard, si j’ai eu envie de voir triompher Rome en raison de mon attachement à Mercurius qui en porte l’étendard, cette volonté n’a pu que s’amenuiser au regard de la volonté impérialiste d’un Empire qui n’hésite pas à tout détruire sur son passage. Finalement, les Daces sont-ils vraiment les méchants et Sekhnat, une force surnaturelle à éliminer, ou les choses sont bien plus complexes que cela ? Au fil de la lecture, il nous apparaît évident qu’il n’y a pas vraiment de grand méchant ni de grand gentil… Et c’est ce qui rend l’histoire aussi palpitante et réaliste !

D’ailleurs, le roman se lit extrêmement vite, que ce soit grâce à l’action omniprésente, les enjeux militaires, la plume fluide et immersive de l’auteur, ou une narration alternée qui nous permet de saisir au mieux les différentes perspectives et les desseins de chacun. Naviguer entre les différents personnages apporte beaucoup de rythme au roman et nous pousse à nous plonger en son cœur sans jamais sans détourner ni reprendre son souffle. On veut en savoir plus, toujours plus… J’ai néanmoins parfois eu le sentiment de survoler le chaos sans jamais avoir la chance d’en comprendre et démonter les rouages. J’aurais ainsi peut-être apprécié de suivre moins de personnages, mais de le faire de manière plus approfondie.

Cela ne m’a pas empêchée de prendre plaisir à suivre chacun d’entre eux, et même à ressentir une certaine fascination pour un personnage dont on apprend à découvrir, à travers un prologue marquant et différents flash back, l’histoire personnelle et familiale. Une de ces histoires qui vous marquent au fer blanc, à condition de pouvoir vous en souvenir, car Lailoken, un mage-guerrier, a une légère tendance à perdre quelque peu la mémoire à chaque fois qu’il trépasse. Heureusement pour lui, il finira par avoir accès à différentes bribes de ses nombreux passés… Cela, sera-t-il suffisant pour affronter un avenir qui s’annonce mouvementé ? Je préfère ne pas en dire plus sur ce personnage sous peine de briser l’aura de mystère qui l’entoure, mais j’ai vraiment apprécié la manière dont l’auteur l’a pensé !

En conclusion, avec Le sang du dragon, l’auteur propose une suite à la hauteur des tomes précédents ! Entre le rythme soutenu, l’art romain de la guerre en action, les forces en opposition qui font monter les enjeux, et des personnages divers et variés que l’on apprend pour certains à aimer, et pour d’autres à haïr sans retenue, difficile de s’ennuyer. Les pages défilent les unes après les autres dans un flot de doutes et de sang, soulevant en nous une profonde envie de découvrir jusqu’où l’imagination de l’auteur va nous conduire… Une lecture durant laquelle on reste toujours sur le qui-vive et dont on attend le dénouement final avec impatience !

N’hésitez pas à lire l’avis de Lire à la folie que je remercie pour cette sympathique lecture commune !

Découvrez le roman de l’auteur sur Amazon.

Top Ten Tuesday #207 : les 10 livres lus durant la Semaine à 1000 pages (mars 2021)

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« Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français sur le blog Frogzine. »


Je vous propose aujourd’hui de vous présenter les 10 livres lus durant la Semaine à 1000 pages du Petit Pingouin Vert qui s’est tenue du 15 au 21 mars.

À part Drifting Dragons qui m’a laissée un avis mitigé, j’ai adoré mes autres lectures et plus particulièrement, Eschaton, Mac sur un toit brûlant et Pride and Partnership, sans oublier le tome 9 de l’Enfant et le Maudit. J’ai apprécié le nouveau tome de Zombillénium, mais il s’est passé tellement de temps entre la publication du tome 4 et 5 que j’avais quand même oublié pas mal de choses… La fin appelant à une suite, j’espère que l’auteur ne va pas nous faire attendre trop longtemps comme il en a l’habitude…

Bilan Semaine à 1000 pages du Petit Pingouin Vert

Je triche un peu avec ce Top Ten Tuesday parce qu’en plus de ces 10 livres, j’ai lu trois nouvelles dont je vous ai déjà parlé dans un article Mini-chroniques en pagaille : Dans ses yeux, Après l’effondrement et La Tour des hiboux.

Et vous, avez-vous participé ? Quel est votre bilan ?
Certains de ces titres vous tentent-ils ?