Throwback Thursday Livresque : Le magicien d’Oz (BD), David Chauvel et Enrique Fernandez

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Retour de Montreuil –Un livre jeunesse (peu importe l’âge, album, roman, BD, manga…)

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Lisant beaucoup de livres jeunesse, la difficulté n’a pas été de trouver un livre, mais d’en sélectionner un parmi tous ceux dont j’aurais souhaité vous parler. Après quelques hésitations, une BD a fini par s’imposer à moi, l’adaptation du Magicien d’Oz de L. Franck Baum.

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Pourquoi ce choix ?

Le magicien d’Oz est un classique de la littérature jeunesse américaine qui, il me semble, a du mal à s’imposer en France. Et c’est à mon avis, bien dommage ! L’histoire nous fait voyager, nous permet de découvrir une jeune héroïne forte (pas si courant à l’époque de la publication du roman) et des personnages plutôt originaux et attachants. Une très belle aventure que je ne peux que recommander à tous !

Quant à l’adaptation graphique, je dois dire qu’elle m’avait complètement séduite notamment en raison de ses très belles illustrations.

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Ayant lu le roman enfant, je ne pourrai garantir le degré de fidélité de la BD, mais de mémoire, les grandes lignes me semblent tout à fait respectées.

Si cette BD vous intéresse, je vous invite à consulter ma chronique des trois tomes.

Et vous, cette BD vous tente ?

 

 

 

 

 

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Un malade dangereux : Nick Carter 9

Je remercie la maison d’édition De Varly pour m’avoir permis de découvrir Un malade dangereux et accessoirement, le détective Nick Carter, personnage créé par John R. Coryell puis repris par d’autres auteurs.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Les aventures du grand détective Nick Carter ont été édités il y a un siècle aux États-Unis puis traduites plus tard en français. C’est plus d’un millier d’histoires de Nick Carter qui ont été ainsi écrites. Les éditions De Varly vous présentent la réédition à l’identique des versions françaises parues à partir de 1907.

  • Broché: 62 pages
  • Editeur : De Varly (1 novembre 2017)
  • Prix : 12€

AVIS

Nick Carter reçoit une mystérieuse enveloppe non oblitérée, mais contenant la copie d’une annonce qu’il avait déjà eu l’occasion de lire dans le journal. Cette dernière, une offre d’emploi pour un poste d’infirmier à domicile, avait attiré son attention par son incongruité, les termes employés étant plus prompts à faire fuir les candidats qu’à les attirer comme des mouches sur un pot de miel. Convaincu qu’il ne peut s’agir d’un hasard, il décide de mener l’enquête…

Aimant beaucoup Sherlock Holmes, j’ai tout de suite été attirée par l’idée de découvrir un autre détective privé même si je vous le dis d’emblée celui-ci n’a rien à voir avec notre Sherlock. Et c’est un point qui m’a quelque peu freinée pendant les premières pages de ma lecture. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec le détective de Sir Arthur Conan Doyle. Et au regard de ce dernier, Nick Carter fait clairement pâle figure ou, devrais-je plutôt dire, ne joue pas dans le même registre.

A la place de la froideur apparente de Sherlock, nous découvrons ici un détective assez sympathique qui a un certain humour et qui paraît très accessible. S’il a un certain flair dû notamment à son expérience de détective, il est loin d’être un prodige de l’analyse et de la déduction. Conséquence directe et plutôt positive, une certaine connivence s’établit entre celui-ci et les lecteurs. J’ai, en outre, apprécié ses relations avec les membres de son équipe dont son cousin, Chick, et sa cousine, Ida. Il n’hésite pas à s’appuyer sur ces derniers pour mettre en œuvre son plan. On n’a aucunement le sentiment qu’ils servent de faire-valoir au détective, mais qu’ils sont bien partie prenante de l’aventure. Le livre fait une soixantaine de pages, l’auteur n’a donc pas eu le temps d’approfondir la personnalité de chaque personnage, mais dans ce genre d’histoire où l’action prévaut, ce n’est en aucun cas gênant. Et puis, cela ne m’a pas empêchée de quand même les apprécier avec une petite préférence pour Ida et sa capacité d’adaptation.

En ce qui concerne l’enquête, je dois avouer que j’ai eu du mal à tout de suite m’y intéresser. Cette histoire d’enveloppe avec la copie d’une annonce n’a pas suscité en moi beaucoup d’intérêt au point que je n’ai absolument pas partagé l’engouement du détective pour ce « mystère ». Une indifférence qui ne m’a pas permis de m’enthousiasmer à la décision de Nick Carter de se rendre à l’adresse de l’annonce pour se faire embaucher en qualité d’infirmier peu payé et exploité. Néanmoins, au fil de l’intrigue, j’ai commencé à me prendre d’intérêt pour les événements peu orthodoxes qui se déroulent dans cette maison : un malade fou qui ne semble pas vraiment l’être,  un médecin alcoolique qui aime manier la bouteille de whisky pour son propre plaisir et la seringue pour le déplaisir de son « patient », deux domestiques peu avenants et peu loquaces, un avocat que connaît le détective et qui semble plus avoir sa place derrière les barreaux qu’au barreau, une femme dont la présence furtive lui donne plus l’air d’un fantôme que d’une maîtresse de maison…

Cet enchevêtrement de faits suspicieux finit indubitablement par réveiller l’intérêt du lecteur. On se surprend à vouloir en savoir plus et à suivre avec plaisir notre détective dans son jeu de péquenot un peu niais et serviable à l’excès, censé le faire passer pour un être sans intérêt et peu dangereux. Si nous saluerons son jeu d’acteur presque digne d’une récompense hollywoodienne, il n’aura hélas pas suffi à convaincre l’avocat véreux à l’œil aiguisé. Celui-ci n’aura alors qu’une envie, se débarrasser du détective ad vitam æternam.

En danger de mort, il sera cependant quasi impossible de mourir d’angoisse pour Nick qui, à aucun moment, ne m’a paru vraiment être dans une situation inextricable. Il faut dire que le docteur supposé le tuer ferait plus pitié que peur. Réduit à l’état de marionnette alcoolique, il semble aussi dangereux qu’une gazelle sur le terrain de chasse d’une lionne, ou d’un détective, c’est selon. Est-ce dérangeant ? Oui, si vous êtes en quête d’une histoire haletante et palpitante. Non, si comme moi, vous profitez du manque de tension pour savourer cette nouvelle qui porte plus à sourire qu’à frémir. En effet, je ne sais pas si c’est une constante dans les aventures du détective ou non, mais j’ai trouvé Un malade dangereux non dénué d’humour voire de grotesque. Une certaine scène impliquant une personne taquine (je vous laisse deviner qui), un docteur au teint rougeaud (on se demande pourquoi) et des clous (placés au bon endroit au bon moment) en est un parfait exemple.

Il y a également un côté théâtral auquel je ne m’étais nullement préparée et qui m’a agréablement surprise. Que cet effet comique et théâtral soit recherché ou non par l’auteur, je n’ai pas boudé mon plaisir. Je vous citerai pour illustrer mes propos ceux de la fille du malade. Ils sont tellement exagérés, même dans le contexte, qu’ils auraient toute leur place au théâtre : « Parti ! Il est reparti ! dit-elle en gémissant. Si seulement il était resté assez longtemps pour me permettre de lui parler ! Il peut ne pas être l’homme supérieur que j’attendais, mais il me semblait si courageux et bon. Il me serait sûrement venu en aide ; et le voilà déjà disparu ! Avec lui je perds mon dernier espoir. » Sur cet interlude, vous avez le droit de sortir vos mouchoirs ! Et d’accompagner la sortie de scène : « Avec des sanglots mal dissimulés la malheureuse se hâta de regagner sa chambre le plus silencieusement que cela lui fut possible…« .

Un autre passage m’a paru particulièrement savoureux : il s’agit d’une scène où le « bon docteur » explique avec sérieux qu’il ne boit pas d’alcool, car c’est un vice, mais que par contre, il est tout à fait légitime de se servir un whisky de qualité, boisson qui aurait, c’est bien connu, des vertus médicinales. Cette dénonciation d’un comportement hypocrite m’a fait un peu penser à la fameuse scène dans le Tartuffe de Molière que nous résumerons par « Couvrez ce sein, que je ne saurais voir ».

Enfin, j’ai commencé par cette neuvième aventure puisque c’était celle proposée par la maison d’édition, et j’ai pu suivre l’histoire sans aucun problème d’autant que des rappels sur les liens entre le détective et les membres de son équipe sont effectués. Cependant, je ne peux m’empêcher de penser que j’aurais encore plus apprécié cette nouvelle si j’avais suivi l’aventure depuis le début. Si vous en avez l’occasion, je vous conseillerais donc plutôt de vous tourner vers la première aventure de Nick Carter.

Pour conclure, Un malade dangereux est une histoire dans laquelle j’ai eu du mal à m’impliquer, mais qui a su, au fil des pages, susciter mon intérêt. Si l’intrigue n’a pas cette part de mystère et de suspense que j’attends en général d’une enquête, elle possède d’autres atouts qui la rendent plaisante à lire. Je retrouverai donc avec plaisir Nick Carter dans ses très nombreuses aventures. Mon petit doigt me dit en effet que ce détective, qui semble apprécier l’action, doit se mettre dans des situations peu confortables pour lui, mais intéressantes pour nous.

Envie de craquer pour Un malade dangereux ?

Top Ten Tuesday #62 : Les 10 livres, autres que des romans, qui vous font de l’œil (pratique, cuisine, loisirs, etc.)

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« Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est repris en français pour une 2e édition sur le blogue Frogzine. »


J’aime beaucoup le thème de la semaine : Les 10 livres, autres que des romans, qui vous font de l’oeil.

LIVRES TIRES DE L’UNIVERS DISNEY

Je ne suis pas une accro à Disney, mais je dois reconnaître que ce symbole de l’enfance sait s’y prendre pour nous faire rêver. Voici donc trois livres tirés de l’univers Disney qui me tentent terriblement :

LIVRES TIRES DE L’UNIVERS HARRY POTTER

Harry Potter a donné lieu à la publication de très très nombreux ouvrages que j’accueillerais d’ailleurs volontiers dans ma bibliothèque. Mais pour ce top, je me contenterai d’en évoquer trois :

LIVRES ÉVOQUANT DES AUTEURS

J’aime beaucoup le style de Jane Austen, mais je n’ai encore jamais lu de livre traitant de sa vie. Quant à Agatha Christie, je connais peu ses écrits, mais la femme derrière l’auteure semble passionnante.

BONUS : BUFFY

Buffy c’est la série de mon adolescence ! C’est la seule série qui m’a poussée à refuser certaines sorties pour pouvoir visionner des épisodes avec mon frère. C’est la seule série qui m’a brisé le cœur à plus d’une reprise. Et c’est aussi la seule série qui m’a montré que même moi, je pouvais m’éprendre d’un personnage fictif : Angel bien sûr. Alors quand je vois ce genre d’ouvrage, je dis oui !!!!

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Et vous, certains de ces livres vous tentent ?

Calendriers de l’Avent 2017 : du thé et des accessoires

J’adore les calendriers de l’Avent et notamment ceux de thés avec une préférence pour les calendriers Dammann et Chakaiclub. Mais cette année, je me suis tournée vers celui de La Fabrique de thé dont je connais peu les thés et infusions.


La présentation est très simple avec un côté rustique qui n’est pas pour me déplaire même si je regrette le côté festif du calendrier Dammann qui met tout de suite dans l’ambiance des fêtes de fin d’année.


Chaque thé est emballé individuellement et possède une étiquette contenant le nom du thé du jour.

Une feuille dépliante reprend tous les thés du calendrier avec les ingrédients et différentes informations indispensables pour préparer son thé dans de bonnes conditions. J’avoue ne pas forcément me fier aux conseils, mais j’apprécie de les avoir à portée de main.

Je suis ravie de ce calendrier dont j’apprécie la simplicité. J’aurais toutefois apprécié que la Fabrique de thé nous propose un système qui présente le thé du jour sans nous faire prendre le risque de voir ceux adjacents. Pour ma part, je préfère filer chaque matin sur le site pour découvrir, après avoir bu mon thé, sa composition. Des dégustations à l’aveugle que j’attends chaque matin avec grande impatience.


J’ai également pris un calendrier de l’Avent découvert grâce à Satoru : Les Fées Colorées. Je n’avais pas été époustouflée par le contenu de celui de l’année dernière que vous trouverez sur le blog de Satoru, mais j’ai été attirée par le côté artisanal.

J’en ai profité pour passer une petite commande et ne peux que remercier la gérante pour le soin apporté à la préparation du colis sans oublier les petits cadeaux. C’est une attention qui m’a fait très plaisir d’autant que c’était ma première commande. Je vous mets en photo quelques exemples de mignonneries achetées sur le site.

Pour les amateurs d’Alice au pays des merveilles, mon petit doigt me dit que le site devrait vous plaire :


Enfin, j’ai craqué pour un calendrier de l’Avent Tsum-Tsum l’ayant trouvé à un prix raisonnable. Je m’y suis prise un peu tard, je ne l’ai donc pas encore reçu.

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Mon seul regret est de ne pas pouvoir exposer mes calendriers dans ou au pied d’un sapin, mes deux terreurs poilues n’appréciant guère ce genre de fantaisie dans l’appartement.

Et vous, vous avez craqué pour un ou des calendriers de l’Avent cette année ?

 

In My Mailbox : spécial France Loisirs

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


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Dans le cadre de mon abonnement à France Loisirs, j’ai dû effectuer mon achat trimestriel. J’ai ainsi jeté mon dévolu sur un roman jeunesse qui me tentait beaucoup : Malenfer.

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Profitant d’une promotion sur plusieurs livres, j’ai également pris deux ouvrages « pratique » :

J’ai beaucoup entendu parler Des Étoiles de Noss Head, mais il m’a fallu tomber sur cette très belle édition illustrée pour me laisser tenter :

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Enfin, j’ai profité d’avoir 100 points et donc un livre offert pour commander ce sublime ouvrage qui contient quelques illustrations :

En écrivant cet article, je me rends compte que j’ai un retard monstre en ce qui concerne mes acquisitions France Loisirs. D’autres articles consacrés au club sont donc à prévoir, et notamment un article bilan sur les avantages et inconvénients d’adhérer. En attendant, si vous avez des questions ou souhaitez être parrainés, n’hésitez pas à me contacter.

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

C’est le premier, je balance tout ! novembre 2017

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C’est le 1er, je balance tout est un nouveau RDV livresque mensuel créé par Allez vous faire lire. Son objectif est de « remettre au centre de sa pratique de la blogosphère la notion de partage qui unit la toile « . Pour ce faire, il vous suffit de partager des informations en fonction de 4 catégories.


1) Le Top & Flop de ce que vous avez lu le mois-dernier

En novembre, j’ai fait de très belles lectures. Voici mon top 3 :

Pas de vrai FLOP à déplorer, mais une lecture pendant laquelle je me suis quand même bien ennuyée :

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2) Chroniques d’ailleurs lues le mois dernier

J’ai encore lu de belles chroniques dont  :

  • Celle de L’ourse bibliophile : Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite. Je ne connaissais pas du tout ce livre, mais j’ai maintenant très envie de le lire.

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  • Celle de La tête en clair : Voyage d’une Parisienne à Lhassa. Si vous avez envie de découvrir une femme forte et le Tibet, ce livre semble fait pour vous. Ce n’est pas le genre d’ouvrage que je lis d’habitude, mais difficile de ne pas avoir envie de le découvrir après une telle chronique.

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  • Celle de Féé moi lire : The mists of Avalon . J’ai lu cette série il y a quelques années (en français par contre) et j’en garde un très très bon souvenir. Cette chronique m’a plus que donné envie de me replonger dans l’univers de Marion Zimmer Bradley.

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3) Liens adorés hors chronique littéraire

  • On reste dans le domaine littéraire avec l’article des Sortilèges des mots qui nous présente une maison d’édition qui a placé la littérature coréenne au centre de ses publications. Aimant beaucoup la littérature asiatique, je dois dire que cet article présenté sous forme d’interview m’a beaucoup intéressée. Le catalogue de la maison d’édition Decrescenzo a d’ailleurs de quoi faire rêver les amateurs d’auteurs asiatiques.

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  • Animal Crossing est un jeu auquel j’ai pas mal joué avant de délaisser ma 3DS au profit de mes livres. Mais Lady Butterfly a quelque peu éveillé ma curiosité avec son article parlant de la possibilité de jouer au jeu sur son téléphone.

 

  • Nous avons une télé, mais elle n’est absolument jamais allumée sauf quand nous souhaitons jouer à la Xbox. Avec M. nous préférons visionner des vidéos sur Youtube notamment celles qui nous permettent d’apprendre des choses de manière ludique. Et la chaîne de Poisson Fécond entre définitivement dans cette catégorie. Je sais que la chaîne est déjà connue, mais ne sait-on jamais, certains d’entre vous pourraient, comme nous jusqu’à récemment, n’en n’avoir jamais entendu parler. Je ne résiste pas à la tentation de vous mettre en lien une vidéo sur les chats.

4) Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Deedr a lancé un conte participatif : chaque participant ajoute, à tour de rôle, une à plusieurs phrases pour former un texte certainement drôle et improbable. Je suis tombée immédiatement sous le charme de cette idée loufoque et conviviale.

J’ai hésité à m’inscrire ayant peur de ne rien trouver à écrire ou que ce soit peu intéressant. Puis finalement, je suis partie du principe que dans ce genre d’initiative complètement déjantée, l’important est de participer et de s’amuser.

Je suis maintenant impatiente de découvrir le chef d’œuvre final 🙂 En attendant, je vous invite à lire le résultat de la même initiative lancée l’année dernière pour Halloween : La sombre vengeance de Jean-Claude Eurydice . C’est assez savoureux !

Et vous, certains de ces liens vous intéressent ? Qu’avez-vous envie de partager de votre mois de novembre ?

Cœur de menhir, Adrien Hortemel

Je remercie Adrien Hortemel pour m’avoir fait parvenir Cœur de menhir via le site Simplement. Je le remercie également pour sa dédicace ainsi que le marque-pages.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une paix fragile règne entre les différents peuples de la forêt de Déremkas. Les habitants sont menacés par une prophétie oubliée qui annonce le retour des ténèbres. Parmi eux, Dairen, un jeune homme ordinaire, va se retrouver au milieu d’une lutte de pouvoir. Les rencontres seront nombreuses, mais ces personnes vont-elles l’aider à se frayer un chemin dans un monde cruel où les légendes sont devenues réalité ?

  • Éditeur : Donjon Editions
  • Prix : 20€

AVIS

J’ai découvert ce roman sur Simplement et j’avoue avoir été d’emblée séduite par la couverture, la présence d’illustrations et, évidemment le résumé. Ce roman m’intriguait d’autant plus que j’avais passé mes dernières vacances en Bretagne et ainsi eu l’occasion de visiter Carnac et son impressionnant alignement de menhirs. Je me suis donc lancée avec enthousiasme dans ma lecture, un entrain qui a été hélas légèrement freiné par quelques points qui m’ont gênée.

Un style qui ne m’a pas particulièrement convaincue…

Et je vais là entrer directement dans le vif du sujet en avouant que si j’ai apprécié l’action et l’intrigue, je n’ai pas vraiment accroché à la plume de l’auteur même si j’ai noté une certaine évolution au fil du récit. Je venais de terminer un autre livre de fantasy dont le style d’écriture poétique et, disons-le très travaillé, m’avait juste enchantée. J’ai eu donc un peu de mal à passer sans transition à ce roman dont le style d’écriture est beaucoup plus terre à terre voire parfois maladroit. A cela s’ajoute mon peu d’appétence pour les phrases courtes juxtaposées sans aucun mot de liaison comme semble les affectionner l’auteur. Des phrases courtes auraient pu apporter du dynamisme au récit et retranscrire la nervosité des personnages, mais leur trop grande occurrence tend à plutôt hacher la lecture et à lui donner un air presque enfantin. Ce point m’est néanmoins très personnel et il se peut tout à fait que cela ne vous dérange pas. De la même manière, si je loue la volonté de l’auteur de vouloir nous offrir un vocabulaire riche et varié, j’ai regretté une certaine maladresse, certains mots étant utilisés de manière incongrue. La présence de coquilles a, quant à elle, fini de perturber ma lecture même si je vous rassure, il n’y a pas non plus une faute à chaque ligne.

Mais une histoire intéressante riche en actions…

A ce stade, vous allez peut-être penser que j’ai détesté ma lecture, ce qui serait une supposition des plus erronées. En effet, malgré ces différents éléments, j’ai dévoré le roman, l’auteur ayant su très rapidement capter mon attention pour ne jamais la laisser s’échapper. Il faut dire qu’il commence fort avec une scène très cinématographique au sujet d’une prophétie oubliée. Puis, nous faisons la connaissance du protagoniste du roman, Dairen, un jeune homme habitant dans l’arbre cité de Kêrstrud. J’ai adoré l’idée d’un village médiéval installé dans un arbre et évoluant suivant une organisation très bien pensée. Chaque habitant joue ainsi un rôle précis pour servir la communauté : les fondateurs, indispensables pour les constructions et les réparations, côtoient les moissonneurs dédiés aux cultures et à l’élevage de bétail ou encore les éducateurs ou les guérisseurs. Tout ce beau monde est quant à lui chapeauté par un conseil.

Une société idéale ? En théorie du moins, car dans les faits, elle est gangrénée par des luttes de pouvoir entraînant mensonges et complots, et par une culture conduisant les habitants à dénigrer les « étrangers ». D’ailleurs, Dairen, qui a le malheur de ne pas être né dans le village, se trouve mis à l’écart des autres en raison de ses origines. Le rejet est d’autant plus fort qu’assez timide et réservé, le jeune homme éprouve des difficultés à nouer des liens avec les autres habitants du village de son âge ou non. Même si nous sommes dans une histoire imaginaire, j’ai apprécié que l’auteur aborde de manière simple, mais efficace, des thèmes toujours d’actualité : le racisme et le rejet de la différence…

L’auteur prend le soin de nous expliquer en détail la vie dans l’arbre cité, ce qui est intéressant, mais pas forcément très palpitant. Il faudra attendre un événement dramatique impliquant Dairen et Raudan, la personne en charge de le former dans son poste au sein de la garde, pour que l’action prenne son envol. Condamnés à fuir le village afin de sauver leur vie, ils seront rejoints dans leur fuite par Alyssa et Tosla, un prétendant de la jeune femme. Et à partir de là, le lecteur est entraîné dans un récit palpitant où les actions s’enchaînent les unes après les autres donnant le sentiment d’être pris au cœur d’une tempête.

L’enchaînement rapide des événements ne permet pas vraiment à l’auteur de les développer en profondeur, certaines scènes méritant d’être plus développées. Cela ne m’a pourtant pas dérangée, car j’ai aimé le parti pris de l’auteur de faire prévaloir l’action sur une avalanche de détails. Il donne assez d’informations pour que l’on saisisse les différentes intrigues et que l’on se figure l’univers dans lequel il nous plonge, et c’est là l’essentiel. On est donc facilement et complètement plongé dans le feu de l’action prêt à découvrir toutes les mésaventures que l’auteur réserve à ses personnages. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne leur laisse aucun répit, ceux-ci étant soumis autant à la haine humaine qu’à la haine surnaturelle. À cet égard, j’ai adoré la multitude de créatures, la plupart du temps peu sympathiques, que l’auteur met sur leur route : morts-vivants, loup terrifiant et acharné dont la détermination forcerait presque le respect, loup-garou, lézard géant, Kobolds… Rien n’est épargné aux personnages qui verront le sang couler à flot durant leur périple. J’ai d’ailleurs adoré les scènes de bataille qui sont parfaitement maîtrisées par l’auteur. Elles sont certes rapides, ce qui me convient tout à fait, mais assez détaillées, percutantes et sanglantes pour vous donner le sentiment d’être sur place. Elles apportent également du dynamisme à un récit qui était déjà rythmé que ce soit grâce à tous les événements qui s’enchaînent ou la présence importante de dialogues.

En amitié et en découverte de soi… 

Toutes les épreuves traversées par les personnages auront au moins le mérite de les rapprocher et d’offrir ainsi à Dairen ce dont il a toujours été privé : des amis. La vie du jeune homme étant loin d’être un long fleuve tranquille, il se pourrait bien que ses nouvelles amitiés ne soient pas que source de bonheur, l’honnêteté et la transparence ne semblant pas de mise au sein du groupe. Je ne vous en dirai pas plus sur le sujet si ce n’est de vous préparer à quelques surprises. Cette aventure aura également un impact positif sur Dairen : il s’ouvre ainsi progressivement aux autres, fait parfois entendre sa voix alors qu’il est d’un abord plutôt réservé, exprime ses émotions, prend des initiatives… Bref, il grandit !

En parallèle, nous suivons la découverte de ses pouvoirs qu’il a encore bien du mal à maîtriser et qui semblent le terrifier, à juste titre il faut bien le reconnaître. J’espère que dans le deuxième tome, il fera quelques progrès en la matière, car j’aurais adoré qu’il en ait une utilisation plus intensive. Je vous rassure, il nous fera parfois la démonstration hasardeuse de ses talents, mais c’est un aspect finalement encore assez peu exploité. Quoi qu’il en soit, j’ai fortement apprécié que l’auteur fasse évoluer progressivement son héros et de manière très réaliste ne le transformant pas en boute-en-train ou en magicien aguerri du jour au lendemain.

Un texte valorisé par de belles illustrations…

Enfin, soulignons l’excellent travail d’illustration de Christophe le Galliot dont le coup de crayon assuré rend l’expérience de lecture encore plus immersive. En effet ses illustrations, en plus d’être très belles, nous permettent de nous plonger totalement dans le récit et de nous figurer les personnages et des créatures qui ne sont pas forcément connues de tous. Le duo auteur/illustrateur fonctionne donc à merveille.

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En conclusion, malgré un style d’écriture auquel je ne suis pas particulièrement sensible et la présence de coquilles, Cœur de menhir contient un certain nombre d’éléments qui en rendent la lecture rapide et captivante : de nombreuses péripéties, un rythme soutenu, des créatures fantastiques, du danger, de la magie, de l’amitié, des trahisons, des complots et autres joyeusetés. Très accessible, ce roman de fantasy me semble d’ailleurs une bonne clef d’entrée dans un genre dont la profusion de détails et de personnages peut effrayer. Je le conseillerais donc aux personnes qui sont en quête d’un roman mené tambour battant dans un univers imaginaire bretonnisant très riche.

Envie de commander Cœur de menhir ?

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