Premières lignes #22 : Le mystère du livre disparu, au secours de Peter Pan

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette nouvelle session, c’est d’un livre jeunesse dont j’aimerais vous présenter les premières lignes : Le mystère du livre disparu (tome 1) que j’ai eu la chance de remporter à un concours. J’attends maintenant d’acheter le deuxième tome avant de le lire, histoire de ne pas être frustrée et de pouvoir enchaîner sur la suite si j’en ressens l’envie.

« Emportés par une cascade gigantesque, ils plongèrent dans un chaos où se mêlaient tous les héros de la littérature…Il était impossible d’en réchapper. »Anna et Gabriel sont bouleversés : la plus belle histoire jamais écrite, dont ils attendaient la sortie en librairie avec impatience, a disparu ! Pire encore, les héros et les histoires de leurs livres préférés sont tous mélangés… L’enquête commence, au cœur d’une aventure incroyable et magique, qui les mènera jusqu’au Pays imaginaire pour porter secours à Peter Pan.

PREMIÈRES LIGNES

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Et vous, il vous tente ce livre ?

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Throwback Thursday Livresque #47 : Comme un air d’automne

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Comme un air d’automne.

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Un seul coup d’œil m’a permis d’identifier le livre que j’allais vous présenter. Il faut dire que sa couverture convient à merveille au thème de la semaine.

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« Valentine s’ennuie, comme on peut s’ennuyer, bloquée en été avec ses parents sans ami ni téléphone. Elle a bien trouvé cet herbier et cette carte, près de la maison en rénovation, mais les herbes et les chemins qui s’y trouvent ne mènent nulle part, n’existent sans doute même pas. Valentine va pourtant suivre ces sentiers qui ne peuvent se trouver là, passer de l’autre côté de cette rivière impossible, malgré les ombres entraperçues. Elle va y découvrir une forêt, infinie et sublime, que parcourent d’un pas lent des géants végétaux. Derrière elle, le chemin du retour disparaît déjà. Les feilges pourront-ils l’aider à repartir ? »

  • Pourquoi ce choix ? Je pense que la couverture répond d’elle-même à cette question sans oublier les illustrations intérieures qui nous plongent également dans la saison.
  • Pour qui ? La portée poétique du texte me pousse à conseiller l’ouvrage aux personnes aimant les histoires teintées de féérie, et dont le rythme vous donne l’impression d’être hors du temps. En d’autres termes, si vous désirez beaucoup d’action, passez votre chemin.
  • Quand ? En automne pardi !

Pour de plus amples photos, le livre étant illustré, et/ou pour connaître mon avis, je vous invite à lire ma chronique de L’autre herbier dont voici la conclusion :

« L’autre herbier est une très jolie découverte qui devrait enchanter tous les amoureux des textes mêlant fantasy et poésie. Les aventures vécues par Valentine sont loin de se révéler trépidantes, mais j’ai pris plaisir à suivre notre jeune héroïne et à découvrir ces créatures fascinantes que sont les feilges. Plus qu’une histoire, ce roman illustré nous offre un beau voyage dans un univers poétique et particulièrement bien soigné. »

Et vous, il vous tente de livre ?

Kafka : L’éveil (tome 1), Xavier Amet

Kafka, L'éveil ; Xavier Amet

Je remercie Xavier Amet et Livraddict pour l’envoi de Kafka. Je remercie également l’auteur pour sa dédicace particulièrement soignée et les deux petits bonus.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« J’étais la tache de vin sur une belle nappe blanche pour mes parents, une erreur de la nature pour mes proches et un fou violent pour les gens évoluant dans ma vie. »

Ouais ! Si je devais retenir une chose de ce qui m’a motivé à foutre le camp de chez mes parents et de cette école de commerce de merde, c’est bien ça ! Car au final ça résume bien le fait que je ne trouvais pas ma place dans ce monde, que ce dernier semblait tout faire pour me rejeter alors… J’allais me démerder par moi-même, devenir privé à mon compte (au black bien sûr) en plus de continuer à participer à des combats illégaux. Une façon d’externaliser cette soif de violence que je ne savais expliquer.

Bien que j’eusse pris cette décision pour trouver ma place ici-bas, savoir qui j’étais, ce que j’étais, jamais je n’aurais imaginé que mon grand saut m’amène là où je suis à présent…

    • Broché: 488 pages
    • Editeur : E.X.A Concept; Édition : Janvier 2017 (4 novembre 2016)
    • Prix : 22€
    • Illustrateur : Jean-Mathias Xavier

AVIS

L’histoire, entre monde terrestre et monde surnaturel

Le récit démarre sur un prologue plutôt dur et sombre qui n’est pas sans rappeler certains épisodes de notre histoire. Dans tous les cas, l’auteur arrive d’emblée à capter l’attention des lecteurs qui découvrent par la suite Kafka, un jeune homme dans sa vingtaine.

Mouton noir de sa famille, ce dernier est plus dans l’action que dans la philosophie bien que ses réflexions sur l’état du monde actuel soient loin d’être dénuées d’intérêt. Ne reculant jamais devant une bonne baston, il aime à jouer des poings dans la vie et lors de combats illégaux où il excelle. En dehors de cette activité lucrative peu légale, mais qui lui offre l’occasion de se défouler, il exerce le métier de détective privé pour le compte de personnes désirant prouver l’infidélité de leur conjoint. Sa vie va cependant prendre un nouveau tournant lorsqu’un cadavre jeté d’un toit lui tombe presque dessus. Stimulé par l’envie d’action, il va se lancer sur la piste du meurtrier avant de découvrir que rien en ce bas monde n’est le fruit du hasard. Et si finalement, derrière ce meurtre se cachaient des forces et des enjeux qui le dépassent, mais qui, paradoxalement, vont l’aider à se trouver lui-même?

Même si Kafka est loin d’avoir les capacités d’analyse et de déduction de mon détective privé préféré, Sherlock Holmes, j’ai néanmoins pris plaisir à suivre son enquête concernant le meurtre d’une victime dont il arrivera, pour son plus grand malheur, à découvrir l’identité. Mais c’est bien l’enquête sur les traces de son passé qui se révèlera la plus haletante d’autant qu’elle lui permet de mettre les pieds dans un monde dont il ignorait jusque là l’existence…

Il faudra attendre un certain nombre de pages avant que l’auteur quitte le monde très terre à terre de Kafka pour introduire du surnaturel. Il le fait d’abord par petites touches avant de plonger complètement le lecteur dans un monde secret où des créatures dangereuses et ignobles mettent tout en œuvre pour assouvir le dessein qu’elles réservent aux humains. Ce procédé introduit un certain suspense vous poussant à lire les chapitres les uns après les autres. Les différentes révélations qui se succèdent vous donnent ainsi envie d’en apprendre plus sur ces créatures, mais aussi sur ce qui les lie à Kafka. Pourquoi s’intéressent-elles autant à lui ?

En ce qui concerne les créatures du livre, l’auteur joue la carte de l’originalité. Tout le monde connaît, à des degrés divers, les créatures de la nuit que sont les vampires. Mais personne, à part les chanceux lecteurs de ce roman, ne connaît les vampires version Xavier Amet. Autant vous le dire tout de suite, l’auteur dépoussière le mythe du vampire balayant d’un revers de main tout, ou presque, ce que nous savons d’eux. Il est vrai que plusieurs auteurs se sont amusés à proposer leur propre version du mythe, mais celle de l’auteur est certainement la plus originale que j’aie lue. J’ai adoré son explication concernant leur apparition tout comme leur objectif final. L’auteur évoque également un autre mythe, bien moins connu en France, celui des Bersekers, des guerriers légendaires. Je connais peu cette légende et ai donc apprécié de mieux l’appréhender à travers Kafka et son héritage.

Les personnages…

Sans que cela soit préjudiciable à l’intrigue, j’ai eu du mal à trouver des atomes crochus avec notre héros malgré lui. J’ai apprécié sa volonté de ne pas se fondre dans le moule et le modèle de réussite sociale imposé par ses parents, et plus généralement, la société.  Je n’ai, en outre, pu qu’approuver certaines de ses idées ou de ses réflexions sur notre monde, mais le côté « je suis en révolte contre tout et contre tout le monde alors je tape pour me défouler » m’a vite fatiguée. Fort heureusement, nous découvrons, au fil de l’intrigue, les raisons de la colère perpétuelle qui habite le jeune homme et face à laquelle ses parents ont, par le passé, fini par baisser les bras.

Mais ce qui a vraiment rendu difficile pour moi d’apprécier notre héros, c’est le peu de considération qu’il semble avoir pour les femmes puisque ces dernières semblent se résumer à une fonction, celle d’assouvir ses besoins primaires. C’est ainsi que pour chaque personnage féminin, on a droit à une petite description de son anatomie et des réactions que sa vue suscite sur celle du jeune homme… C’est autant désagréable en tant que femme que réducteur pour la gent masculine dont le cerveau semble alors s’être délogé de leur boîte crânienne pour atterrir dans leur slip. L’auteur a certainement forci le trait pour les besoins de son histoire, mais ça m’a quand même bien agacée.  Je me suis toutefois demandée,  en fin de roman, si un événement dans le passé de Kafka l’ayant coupé de sa nature profonde ne peut pas, en partie, expliquer ce manque d’émotions que ce soit envers ses parents ou ses conquêtes féminines. La scène finale semblerait corroborer cette hypothèse et donc rendre le personnage, du moins pour moi, moins tête à claques. Ou alors c’est juste un gros con ! A vous de voir si, comme lui, vous voulez voir le verre à moitié vide ou, comme Raven, à moitié plein.

Raven est une femme qui va intervenir relativement tard dans le roman et qui va apporter un certain nombre de réponses à Kafka. C’est aussi grâce à elle qu’il va fouiller dans son passé et se décider à confronter ses parents pour en apprendre plus sur les secrets de sa jeunesse. Si le jeune homme fantasme évidemment sur ses formes, Raven sera la seule femme du roman avec laquelle il va développer des liens ne se réduisant pas à une simple attraction physique. Il faut dire que sa force de caractère et son implacable détermination font d’elle une personne qu’il apparaît difficile de négliger. Bien qu’elle se révèle beaucoup plus humaine que Kafka dans ses rapports à autrui, on ne peut pas non plus dire qu’elle brille par son empathie. Son histoire personnelle riche et intense la rend néanmoins très intéressante et puis, comme Kafka, derrière sa carapace, elle n’en demeure néanmoins pas dénuée de sentiments, notamment envers les deux personnes de son équipe qu’elle considère un peu comme sa famille. D’ailleurs, je dois dire que le pré-adolescent et le vieil homme qui la secondent sont les deux personnages que j’ai préférés. Ils demeurent assez secondaires, mais je ne doute pas qu’ils prennent une place plus importante dans la suite de l’histoire.

Je vous ai dressé un portrait peu reluisant de nos personnages, mais pour autant, les ai-je détestés ? La réponse est non, car malgré leurs défauts, chacun a un petit quelque chose qui permet de ne pas avoir envie de se joindre au méchant de l’histoire pour les tuer. Pour Kafka, ce sont indéniablement sa capacité d’auto-dérision et son humour dont il ne se départit quasiment jamais. J’ai ainsi adoré sa manière de faire référence à la culture populaire, à des films, à des séries ou à des choses du quotidien pour les tourner en dérision ou les commenter de manière sarcastique. Cela, en plus d’amuser le lecteur, crée une certaine connivence qui fait que comme à un gamin perturbateur, mais attachant, on lui pardonne ses excès et ses frasques. Ceci est d’autant plus vrai que l’on sent que, derrière sa carapace de gros dur, se cache pendant une bonne partie du roman cet enfant qui, à défaut de trouver sa place parmi les siens et la société, se sent exister à travers les combats et la violence.

La plume de l’auteur au service d’une histoire rythmée 

Lorsque j’ai vu ce roman proposé en partenariat sur Livraddict, j’avoue avoir bien réfléchi avant de postuler, le résumé me laissant craindre un récit un peu trop vulgaire. Or, si vous me suivez régulièrement, vous devez connaître mon appétence pour les auteurs à la plume raffinée… Je ne regrette néanmoins pas d’être sortie de mes habitudes de lecture dans la mesure où l’utilisation de la grossièreté est maîtrisée et plutôt cohérente avec la personnalité du protagoniste, celui-ci n’ayant en effet pas vraiment l’habitude de faire dans la dentelle que ce soit verbalement ou physiquement… Je mentirais en disant avoir pris plaisir en lisant ses multiples jurons, mais ils s’insèrent naturellement dans le récit. Et puis, je vous rassure, vous n’avez pas non plus une insulte à chaque ligne.

La plume de l’auteur est efficace comme sait l’être « le héros malgré lui » qu’elle met en scène. Il n’y a donc pas de longues descriptions, mais tout de même assez de détails pour rendre l’histoire crédible, et permettre à chacun de se plonger dans les rues de Paris, et dans le feu de l’action. De ce côté-là, si vous aimez les histoires avec un rythme endiablé, vous serez comblés et aurez certainement le sentiment de lire un film d’action, les événements s’enchaînant assez vite. Les seules digressions que s’autorise l’auteur lui permettent d’apporter un regard critique sur le monde actuel et d’aborder des thèmes comme le harcèlement de rue, la surconsommation, le paraître en société, la politique… Mais ces passages restent assez courts et apportent une profondeur au roman intéressante. Le rythme soutenu du récit et la plume très accessible de l’auteur rendent donc le livre très facile et rapide à lire. Et puis, chose appréciable pour les taupes de mon genre, la police d’écriture est assez grosse pour ne pas avoir à forcer sa vue et accessoirement, faire défiler les pages rapidement.

Un livre interactif et immersif

A noter que le roman, en plus d’avoir une couverture plutôt attrayante, a un petit côté interactif avec la présence de QR Codes que vous pourrez lire après avoir téléchargé une application. Si les bonus que l’on débloque au gré de la lecture ne sont pas indispensables à l’histoire, cela reste une démarche fort sympathique d’autant qu’elle ajoute au côté immersif du récit.

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Si le résumé et/ou ma chronique vous donnent envie d’en apprendre plus sur le roman, je vous invite à visionner cette bande-annonce particulièrement bien réalisée ou à fureter sur le site de l’auteur lui-même plutôt agréable à parcourir.

En conclusion, ce premier tome nous permet de découvrir un héros qui tranche avec l’image traditionnelle et qui, selon votre degré de tolérance face au « je m’en foutisme » de celui-ci, vous sera plus ou moins agréable. Brut de décoffrage, on se prend néanmoins à suivre ses aventures avec frénésie désirant, presque autant que lui, découvrir les mystères de son passé et de son héritage. En nous baladant entre monde réel et imaginaire d’une main de maître, Xavier Amet signe ici un roman qui tient son lecteur en haleine. La mythologie originale qu’il a créée autour des vampires, l’utilisation du mythe des Bersekers encore peu courante en littérature française, et les différentes révélations qui se succèdent dans le roman ne sont pas étrangères à ce phénomène. Je lirai donc avec plaisir la suite des aventures de Kafka qui, si l’on considère la fin spectaculaire soulignée par l’illustration de Jean-Mathias Xavier, sera certainement explosive.

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Site de l’auteur Page FB

Envie d’acheter Kafka ?

Top Ten Tuesday #54 : Les 10 livres futuristes que vous aimeriez lire ou que vous avez lus

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir.


Voici une petite sélection de livres qui me tentent et dont l’univers me semble futuriste :

Le dernier livre que j’ai lu et chroniqué répondant au thème de cette semaine est Inaccessibles dont je vous laisse le soin de lire ma chronique pour de plus amples détails. Je peux néanmoins vous dire que si l’univers futuriste m’avait convaincue, il en allait autrement pour le reste de l’intrigue.

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Et vous, quel livre pouvez-vous me recommander ?

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Premières lignes #21 : Vie et opinions philosophiques d’un chat, Hyppolyte Taine

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Ces derniers temps, j’ai un peu délaissé le rendez-vous livresque Premières lignes que pourtant j’adore. Je le reprends donc avec un livre que j’ai trouvé, à ma grande surprise, ce week-end dans ma boîte aux lettres. C’est l’adorable Kakou qui m’en a fait cadeau !

Si vous ne connaissez pas son blog Complètement Kakou, je vous conseille d’y faire un tour autant pour découvrir les articles que la très gentille personne qui les rédige. Elle parle littérature, gourmandises, cosmétiques…

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Voici donc le livre qu’elle m’a gentiment envoyé : Vie et opinions philosophiques d’un chat. Vous noterez que Kakou connaît parfaitement mon amour pour ces boules de poils ronronnantes.

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« J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. »
Hippolyte Taine

Vie et opinions philosophiques d’un chat est un texte court, cynique et plein d’humour, que l’historien, philosophe et critique littéraire, Hippolyte Taine (1828-1893), rédige, comme entre parenthèses, pour reposer et amuser le lecteur, dans la seconde édition du Voyage aux Pyrénées, ouvrage paru en 1858 à la Librairie Hachette.

Considéré comme un texte rare, souvent cité, mais introuvable, c’est un petit classique de la littérature sur les chats.

PREMIÈRES LIGNES

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A noter qu’un petit chat se balade en bas de chaque début de chapitre 🙂

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Encore merci à Kakou pour cette lecture qui va être très vite dévorée. Et vous, il vous tente ce livre ?

Voici les participations des autres blogueurs :

• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Songes d’une Walkyrie
Pousse de Gingko
Camellia Burrows
Au baz’art des mots
Eléonore B
La Marmotte qui lit 

Ibidouu
Page blanche et noire
Chronicroqueuse de livres
Chez Xander
Les pages qui chuchotent
Envie de lire
Critiques d’une lectrice assidue
A Blue Feather Blog
Les livres de Rose
Les livres de George
La couleur des mots
Rêveuse Éveillée
• Les lectures de Luna
Les Histoires d’Amélia
Félicie lit aussi
Fifty Shades of Books
Café littéraire gourmand
Lectrice assidue en devenir
Solivresse
Au détour d’un livre
La bibliothèque du manoir

 

In my Mailbox #36

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


SERVICES PRESSE

Je remercie Cécile Soler pour son roman La nouvelle vie de Vanessa envoyé via le site Simplement. Je remercie également Rooibos éditions et Babelio pour Comme un poisson hors de l’eau.

 

DON

Ma sœur m’a donné cette anthologie de la poésie française que je pense découvrir rapidement :

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EBOOKS GRATUITS (AMAZON)

 

J’ai aussi reçu une commande Momox et un très beau colis de Satoru Kudo, mais je vous les présenterai dans deux autres articles.

Et vous, des nouveautés dans votre PAL ?

L’empire des Chimères, Philippe Aurèle Leroux

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Je remercie Philippe Aurèle Leroux de sa confiance et de son adorable dédicace. Je remercie également le site Simplement pour la découverte de L’empire des Chimères.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Le culte de Mithra se propage dans les légions romaines des Alpes. Le vétéran Decimus Valerius n’a d’autre choix que de s’y initier et d’en apprendre les mystères pour devenir, un jour, centurion.
La nuit, Briana, fille cadette du proconsul de Rhétie, observe d’étranges étoiles qui filent vers le Mons Caeli. A force de ténacité et de persuasion, elle parvient à obtenir l’autorisation de s’y rendre sous l’escorte de Decimus. Les ordres donnés à ce dernier sont clairs : la jeune femme ne doit jamais atteindre son objectif.
Gurnt est rejeté par les jeunes guerriers de son village qui n’acceptent pas son étrange apparence féline. Il lutte contre une violence sourde qui lui ronge le cœur, fait bouillir son sang, enchaîne son âme et obscurcit son avenir…
Alors que le Mons Caeli paraît être le point d’orgue de toutes les ambitions et de tous les secrets, se pourrait-il qu’il en soit aussi l’origine ?

  • Le roman du lauréat du Prix Mille Saisons 2016
  • Editeur : Editions Le Grimoire (2 mai 2017)
  • Prix : 21€

AVIS

Je tiens tout d’abord à vous parler de l’excellent travail d’édition. En plus d’une magnifique couverture et d’une quatrième de couverture particulièrement soignée, vous ne pourrez qu’admirer les illustrations disséminées dans le livre ainsi que les différents ornements. L’objet-livre, très beau, met indubitablement en valeur la passionnante histoire tout droit sortie de l’imagination débordante de Philippe Aurèle Leroux.

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Trois personnages très différents, mais une destinée étroitement liée ! L’auteur vous invite à rencontrer différents personnages tout en mettant en lumière trois d’entre eux qui, bien que pour des motifs très différents, vont se battre contre un ennemi commun. Vous apprendrez donc à les connaître séparément avant de voir comment leur histoire est étroitement liée, souvent pour le pire, quelquefois pour le meilleur. En effet, le récit peut parfois offrir des scènes crues, l’auteur ne nous épargnant aucun détail en ce qui concerne la violence autant psychologique que physique que pourront affronter nos protagonistes. C’est un point qui m’a un peu surprise m’attendant, peut-être, à une histoire un peu plus douce. Mais ayant lu pas mal de romans jeunesse ces derniers mois, j’ai apprécié de me plonger dans un livre plus « adulte » avec ses trahisons, ses morts, ses batailles sanglantes, ses combats, sa cruauté bestiale…

J’ai également aimé que l’auteur nous offre des personnages différents et surtout nuancés. Chacun d’entre eux contient une part d’ombre et de lumière même si, de ce côté-là, Briana, fille cadette d’un personnage important, me semble un peu plus lisse. Heureusement, la jeune fille issue d’un milieu protégé va évoluer et prendre de la consistance au cours de l’aventure, et des multiples drames et dangers qu’elle rencontrera. Je lui ai cependant nettement préféré les deux autres protagonistes, un jeune homme-fauve du nom de Gurnt, et un vétéran du nom de Decimus Valerius. Le premier va d’abord se battre contre sa condition qu’il considère contre-nature avant de finir par embrasser sa nature profonde. Sa bestialité, qu’il s’évertuera à essayer de contrôler tout au long du livre, se révèlera un atout indéniable pour terrasser les ennemis qui se dresseront devant lui et ses compagnons de voyage. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais malgré son apparence, j’ai trouvé que finalement Gurnt était le plus humain de tous comme si c’était là un moyen pour lui de se faire pardonner d’être hors-norme. Quant à Decimus, c’est indéniablement le « héros », vous comprendrez les guillemets après lecture du livre, qui est le plus complexe et qui, à mon sens, évolue le plus. Très très ambitieux, il m’a semblé dès le début plutôt antipathique sans être pourtant franchement mauvais. Or, au cours du récit, il révèle une dualité particulièrement dangereuse et inquiétante le faisant osciller entre bien et mal, stratégie et folie… Je vous laisse le soin de découvrir quelle est la partie de lui qui finira par dominer tout en vous avertissant que ce personnage a plus d’un tour dans son sac, et qu’il pourrait vous réserver quelques surprises.

A la lecture du résumé, je m’attendais à être séduite par le récit, mais l’auteur est allé au-delà de mes attentes avec ce roman qui n’est pas un livre d’histoire, mais qui est fortement ancré dans l’histoire. Je ne suis pas du tout une connaisseuse émérite de Rome sous le règne de Commode, mais cela ne m’a pas empêchée d’apprécier le travail de recherche de l’auteur. On sent en effet un réel souci du détail ! Cela contribue fortement à plonger les lecteurs dans l’ambiance du roman et à les immerger dans une période de l’histoire si prompte à susciter l’imagination et l’émerveillement. Le lexique, plutôt fourni, présent en fin d’ouvrage, quant à lui, permet à chacun de s’approprier, sans devoir quitter sa lecture, un vocable particulier. J’ai toutefois regretté l’absence de signe distinctif invitant le lecteur à rechercher la définition des mots présents dans le lexique.

J’ai aimé l’histoire, j’ai aimé le rythme soutenu, les personnages tout en nuances, les trahisons, mais ce que j’ai préféré, c’est le retournement de situation qui s’opère dans la dernière partie de l’ouvrage. Je suis d’ailleurs presque restée interdite devant la révélation finale qui apporte un tout nouvel éclairage à l’histoire. Ma seule frustration est de ne pas vraiment pouvoir vous en dire plus sans prendre le risque de vous spoiler ce qui serait plus que dommage. Je peux quand même vous dire que l’auteur nous offre vraisemblablement un roman de fantasy ancré dans l’histoire, mais pas que. Il fait une incursion dans un autre genre dont je suis d’habitude peu friande, et qu’en toute honnêteté, je ne connais quasiment pas. Je suis donc heureuse que le résumé ne laisse en rien présager ce mélange des genres, car mes a priori m’auraient certainement poussée à ne pas lire un roman que j’ai pourtant adoré. Et puis, la finesse avec laquelle l’auteur nous présente les évènements conduit le lecteur à ne pas chercher à classifier le roman, mais seulement à le vivre.

Et je peux vous dire que pour le vivre, je l’ai vécu ce livre que je n’ai pas lu, mais dévoré en deux soirées. Et encore, c’est seulement parce que j’avais peur que la fatigue ne me permette pas d’apprécier le livre à sa juste valeur que je ne l’ai pas lu d’une traite. Rien d’étonnant à cette boulimie livresque si l’on considère le rythme endiablé qui prend vie sous la plume de l’auteur. Les évènements s’enchaînent sans nous laisser le temps de souffler, le suspense nous tient en haleine, et les interactions entre les personnages vous poussent à tourner encore et encore les pages. Les seuls temps morts que l’on trouve sont peut-être en début d’ouvrage quand on fait la connaissance de Briana. Sa position de privilégiée dans la société ne lui offre, en effet, pas l’occasion d’avoir une vie palpitante… Enfin, jusqu’à ce que sa curiosité intellectuelle ne la conduise à vivre une aventure dont elle n’aurait jamais pu imaginer les conséquences funestes sur sa vie, et celle des êtres qui lui sont chers.

Le livre se lit donc facilement et rapidement malgré une quatrième de couverture qui, si elle résume à merveille le roman, peut laisser craindre un récit plutôt touffu requérant une concentration de tous les instants. Mais que nenni ! Comme je vous le disais, le récit est détaillé avec des termes précis, mais la plume tout en légèreté de l’auteur rend la lecture du roman très fluide et prenante. Je ne vous dis pas que vous pouvez lire le roman en dilettante, mais que plongés dans le feu de l’action, vous ne vous rendrez même pas compte que l’histoire n’est pas contemporaine. Cela s’explique par la capacité de l’auteur à nous raconter une histoire, se passant dans un passé fort lointain, de manière très moderne. Sa plume affûtée virevolte ainsi entre passé et modernité s’affranchissant des barrières temporelles. Frileux de l’histoire avec un grand H, soyez donc rassurés, le livre est autant fait pour vous que pour les passionnés du passé. Unis par l’amour des grandes aventures, vous devriez vous laisser emporter par une histoire où la noirceur des uns affronte la lumière des autres.

En conclusion, L’empire des Chimères est un roman que j’ai adoré autant pour l’intrigue trépidante, et le contexte historique dans laquelle elle se situe que les personnages ou encore la plume immersive de l’auteur que j’aurais envie de qualifier d’intemporelle. Se plonger dans cette lecture, c’est également la garantie de se laisser surprendre par l’imagination fertile de Philippe Aurèle Leroux qui vous réserve, entre autres, trahisons et grand retournement de situation. En d’autres mots, si vous avez envie d’évasion, d’une plongée dans l’histoire et de frissons, ce livre est fait pour vous.

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