Throwback Thursday Livresque #127 : humour

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Pour ce thème, j’ai eu envie de vous parler d’un ouvrage graphique qu’une amie, qui me connaît fort bien, m’avait offert : Crapule.

Crapule - tome 1 - Crapule, tome 1


PRÉSENTATION ÉDITEUR

Crapule est un chat, un vrai. Le genre qui porte bien son nom. Dans son appartement au cœur de la ville, qu’il partage avec sa maîtresse, chaque jour comporte son lot d’aventures et de bêtises : missions d’exploration dans les placards, amour fou avec les rideaux et séances de câlins incongrues… Parfois au grand dam de sa propriétaire qui doit réparer les dégâts. Mais on pardonne toujours à Crapule, tant il est mignon.

Tous les propriétaires de chats reconnaîtront les facéties de leurs boules de poils et ne pourront qu’apprécier cette ribambelle d’anecdotes aux ambiances bleutées, pleines de drôlerie et de ronronnements.

POURQUOI CE CHOIX ? 

Ce livre est un concentré de bonne humeur et de mignonnerie. L’auteur met en scène avec beaucoup d’humour les petites bêtises de nos poilus qui, si elles peuvent nous faire râler sur le coup, constituent finalement tout autant de souvenirs à se raconter.

Les propriétaires de chats devraient retrouver certaines des facéties de leur propre animal dans celles de Crapule qui ne semble jamais à court d’idées ! Turbulent mais attachant, impossible de lui résister et ce n’est pas son adoptante malgré elle qui vous dira le contraire.

Si l’histoire de cet adorable minet vous intéresse, je vous invite à découvrir ma chronique dont voici la conclusion :

Crapule est un livre plein d’humour et de tendresse que je recommande les yeux fermés aux amoureux des chats et à tous les heureux possesseurs de cet animal qui sait se faire aussi bien ange que démon. Notre héroïne est complètement tombée sous le charme de Crapule. Mais je vous rassure, elle n’est pas la seule puisqu’une fois la dernière page tournée, vous n’aurez qu’une envie, lire le deuxième tome ou recommencer votre lecture depuis le début !

Et vous, connaissez-vous ce livre ?
Vous tente-t-il ?

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Feather Box Avril 2019 : Miaou

Je vous avais déjà parlé de la Feather Box, une box littéraire mettant à l’honneur les auteurs indépendants, lancée par l’association Les Plumes Indépendantes. Très tentée par le thème de la dernière box, Miaou, je ne pouvais que craquer.

L’association propose une box physique à 20€ et une box numérique à 5€, mais je me suis contentée de la box physique qui était plutôt bien garnie comme vous pourrez le voir. À noter que l’achat d’une box physique donne automatiquement droit à une réduction sur la box numérique.

Le livre du mois est un roman dédicacé que j’avais déjà repéré sur la toile et sur Twitter, Un chat à la fenêtre de Loli Artésia. J’espère que l’autrice me pardonnera, mais je ne suis vraiment pas fan de la couverture. J’aurais aimé quelque chose d’un peu plus visuel à l’image du superbe marque-page qui accompagne le livre.

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« Mariette et Leïla habitent le même appartement de la rue de Ségur, pourtant elles ne se connaissent pas. Elles partagent un espace-temps inaltérable qui ne les réunit pas. Ce qu’elles sont l’une pour l’autre ? Un reflet.Leïla est l’image flamboyante et tressautante de Mariette ; Mariette est la mélancolie de Leïla.Un huis-clos en miroir, dans lequel Mariette redoute de voir Leïla, et Leïla craint le fantôme de Mariette.Et un chat à la fenêtre, qui les regarde se débattre contre elles-mêmes. »

Niveau goodies, la box contenait :

  • Une madeleine qui a fait le bonheur de M.
  • Un marque-page imaginé par l’autrice
  • Une lettre manuscrite, scellée par un cachet de cire, de l’autrice qui a une magnifique écriture !
  • Un stylo chat : j’en possède plusieurs, mais c’est le genre d’article dont on trouve toujours l’utilité.
  • Un rouleau de masking-tape
  • Un petit carnet avec un mignon petit chat sur la couverture
  • Des oreilles de chat qui amuseront probablement ma petite nièce
  • Une planche de stickers Chalphabet réalisé par le mari de l’autrice qui est illustrateur
  • Une jolie carte calligraphiée
  • Un porte-monnaie chat

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  • Et mon goodies préféré, un joli et discret collier chat :

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Je suis ravie du livre qui était dans ma wish list et des goodies qui correspondent parfaitement au thème de ce mois. Et vous, cette box vous fait-elle envie ?

Vous pouvez retrouver le roman sur Amazon ou commander la box sur le site des Plumes Indépendantes.

 

Un amour de chat, Melinda Metz

Melinda Metz - Un amour de chat.

Je vous avais déjà présenté les premières lignes d’Un amour de chat de Melinda Metz, un roman qui me tentait énormément et que j’ai eu le plaisir de recevoir dans le cadre de mon partenariat avec les éditions l’Archipel.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ils sont félins pour l’autre

Jane, 34 ans, a connu l’année de l’Homme égocentrique, l’année de l’Homme qui a oublié de dire qu’il était marié, l’année de l’Homme qui ne s’engage pas… Et combien d’autres déconvenues encore ?
Alors, c’est décidé : cette année sera la sienne ! Une parenthèse au cours de laquelle elle accomplira ses rêves – dès qu’elle les aura identifiés, bien sûr… Une année loin du lycée où elle enseignait l’histoire. Une année loin des hommes, surtout !
Mais MacGyver, son adorable chat, ne l’entend pas de cette oreille. Cupidon facétieux, il s’est fixé pour objectif de briser la solitude de Jane. Quitte à se muer en cha(t)pardeur


l’Archipel (mars 2019) – 336 pages – Broché (20€) – Epub (13,99€)
Traductrice : Catherine Duras

AVIS

Melinda Metz a été scénariste et cela se ressent dans la manière dont est orchestré ce récit qui ferait sans aucun doute des merveilles s’il était porté sur grand écran. Il faut dire qu’avec un personnage aussi truculent et haut en couleur que MacGyver, les spectateurs n’auraient pas d’autre choix que d’avaler leur pop-corn les yeux rivés à l’écran !

Dès les premières lignes, j’ai ainsi été séduite par le ton de l’histoire qui n’est pas dénuée d’humour et de légèreté. S’inspirant d’un fait réel qui m’avait d’ailleurs beaucoup amusée, l’autrice nous narre l’histoire d’un chat prénommé MacGyver qui est aussi débrouillard que son homonyme. Mac adore sa maîtresse Jane et s’est donné comme mission de la rendre heureuse en lui trouvant un compagnon de route afin de chasser ce sentiment de solitude qui l’anime. Et pour ce faire, vous verrez qu’il a plus d’un tour dans son sac ! Il n’hésitera pas, la nuit tombée, à quitter sa peau de chat d’appartement pour se muer en petit chapardeur, au plus grand désarroi de Jane…

Mais Mac a un grand cœur, et très vite, aider son humaine ne lui suffit plus. Il va se mettre en tête d’apporter du bonheur à tous ces humains qui sont bien incapables de deviner par eux-mêmes ce dont ils ont véritablement besoin. Usant et abusant de sa malice, de son flair hors pair, d’un certain culot, d’un sens aigu de la discrétion et de son intelligence à toute épreuve, il apportera ainsi, petit à petit, bonheur et lien social dans son quartier. Il met tellement de cœur et d’enthousiasme à rendre les gens heureux qu’on ne pourra que lui pardonner la méthode peu orthodoxe qu’il met en œuvre pour y arriver. Et puis comment résister à ce chat qui joue les gros durs, mais qui a un cœur en or ? Ne lui répétez pas, mais je le soupçonne même de ne pas autant détester ce « crétin » de chien qu’il s’amuse à provoquer et à embêter à la moindre occasion.

Aux côtés de ce chat qu’on ne peut qu’adorer et rêver d’adopter, l’autrice nous propose également une galerie de personnages attachants et tout aussi hauts en couleur. Parmi ceux-ci, il y a la voisine bohème que l’on apprécie pour la pointe d’excentricité et l’amitié qu’elle apporte à Jane, le couple de voisins âgés avec la femme autoritaire qui se révèle attentionnée bien que plutôt intrusive tout comme peut l’être son amie Helen, le voisin agaçant, mais pas méchant, qui sous prétexte d’avoir joué un détective à l’écran, se lance sur la piste du voleur qui sévit dans le voisinage…

Il n’y a pas à dire, Jane a bien fait de poser ses valises à Storybook Court, un lotissement plein de charme que ce soit grâce à ses habitants et à ses habitations atypiques ou l’atmosphère qui imprègne les rues. Et puis être domiciliée au 185 rue de la Pantoufle-de-Vair, ça en jette ! À l’inverse de Cendrillon, il n’y a pas de marâtre ni de sœurs détestables dans la vie de Jane, mais il se pourrait qu’un prince charmant, du nom de David, fasse son apparition… Touchant, sensible, gentil et drôle, cet homme plein de charme ne devrait pas laisser les lectrices et lecteurs indifférents d’autant qu’il y a une vraie alchimie entre lui et Jane. Mais la jeune femme est-elle prête à lui faire une place dans son « Année à moi » ? Cette année sabbatique durant laquelle elle est bien décidée à trouver sa voie, ce travail qui la rendrait heureuse et qui lui permettrait de s’épanouir. De la même manière, David, toujours affecté par le décès de sa femme, est-il prêt à laisser la place à une autre personne dans son cœur ?

Je vous laisserai bien sûr le plaisir de découvrir la réponse à ces questions par vous-mêmes, mais je peux vous dire que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice a construit et développé la relation entre les deux personnages. C’est fait avec réalisme, bienveillance, douceur, et humour. J’ai, en outre, apprécié que Jane et David ne soient pas obnubilés par la recherche de l’âme sœur, mais que ce soient les caprices du destin, et peut-être un peu ceux d’un certain chat, qui vont les pousser à s’interroger sur leurs sentiments… La seule chose qui m’a parfois légèrement exaspérée est l’insistance avec laquelle l’entourage plus ou moins proche de Jane et David va essayer de les caser. Ce n’est pas juste, mais quand c’est Mac qui joue les cupidons, on trouve tout de suite ça très mignon, mais quand ce sont deux voisines intrusives ou des amis qui semblent incapables de comprendre qu’il faille du temps pour surmonter un deuil, ça finit par exaspérer. Mais les personnages sont tellement attachants qu’on leur pardonne très vite…

L’histoire, construite avec intelligence et une certaine légèreté, a indéniablement des airs de feel-good, du genre à vous donner le sourire pour la journée, et l’envie de croire en la capacité de chacun à reprendre sa vie en main. Se dessine également une jolie réflexion sur la notion de bonheur, et de cette force qui vous pousse, matin après matin, à vous lever et à avancer dans la vie.

En conclusion, Un amour de chat est un joli roman qui met en scène des personnages attachants, réalistes et proches des lecteurs. Même MacGyver, ce super chat qu’on rêverait tous d’adopter, finit par sembler aussi réaliste que tous ces humains qu’il s’échine à rendre heureux malgré leur manque évident de bon sens et de flair. Romance ou feel-good, voire un peu des deux, voici un livre que je vais garder précautionneusement dans ma bibliothèque afin de le relire quand j’aurais besoin d’une bonne dose de soleil et de bonne humeur dans ma vie. Merci à toi MacGyver, chat du bonheur !

Découvrez un extrait du roman sur le site des éditions l’Archipel.

Premières lignes : Un amour de chat, Melinda Metz

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J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, j’ai eu envie de vous présenter les premières lignes de ma prochaine lecture : Un amour de chat de Melinda Metz. Comment résister à cette petite bouille ?

Melinda Metz - Un amour de chat.

Jane, 34 ans, a connu l’année de l’Homme égocentrique, l’année de l’Homme qui a oublié de dire qu’il était marié, l’année de l’Homme qui ne s’engage pas… Et combien d’autres déconvenues encore ?
Alors, c’est décidé : cette année sera la sienne ! Une parenthèse au cours de laquelle elle accomplira ses rêves – dès qu’elle les aura identifiés, bien sûr… Une année loin du lycée où elle enseignait l’histoire. Une année loin des hommes, surtout !
Mais MacGyver, son adorable chat, ne l’entend pas de cette oreille. Cupidon facétieux, il s’est fixé pour objectif de briser la solitude de Jane. Quitte à se muer en cha(t)pardeur…

 

MacGyver ouvrit les yeux. Il était allongé, le ventre contre les doux cheveux de Jane, sa place préférée pour dormir au chaud. Il ronronnait de plaisir. Le parfum de sa maîtresse, l’une des rares odeurs familières dans ce nouvel environnement, le rassurait.

Sauf que… il sentait toujours cet effluve piquant. Ce n’était pas l’odeur de la maladie, quoiqu’il la lui rappelât vaguement. Mac croyait en connaître la cause. Il détestait cette idée mais, par certains aspects, les humains ressemblent plus aux chiens qu’aux chats. Ils ont besoin d’être entourés de leurs semblables, de former une meute.

Mac était heureux d’être le seul chat de la maison, avec sa nourriture, son bol d’eau, sa litière, ses jouets et sa maîtresse. Jane n’était pas comme lui. Mac pensait qu’elle devrait sortir et trouver un compagnon. D’autant que les humains parmi lesquels choisir ne manquaient pas. Mais, parfois, Jane ratait l’essentiel. De même, elle ne comprenait pas que sa langue était faite pour se laver. Elle préférait s’asperger d’eau pour être propre.

Et vous, ce roman vous tente-t-il ?

Miss Annie, Flore Balthazar – Frank Le Gall

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Curieuse et malicieuse, Miss Annie est prête à braver tous les interdits pour découvrir le vaste monde autour de la maison familiale. Elle nous raconte son quotidien de chat, en brocardant avec tendresse les travers de ses humains de maîtres.

Franck Le Gall et Flore Balthazar livrent là un album plein de fraîcheur et de drôlerie, nourrie à n’en pas douter d’une solide observation du chat de la maison !

Dupuis (18 juin 2010) – 80 pages – Album cartonné – 14,50€

AVIS

Un chat sur la couverture, il n’en a pas fallu bien plus pour me donner envie de lire cet album d’autant qu’il convenait parfaitement au thème de février du Challenge Lire en thème : lire un livre avec un prénom dans le titre.

Découpé en six parties, cet album nous permet de faire la connaissance d’une chatonne de presque cinq mois, Miss Annie. Voir la vie de sa famille humaine à travers ses yeux est un pur régal, notre minette ayant une manière bien à elle d’interpréter les actions des deux pattes de son foyer.  Avec elle, par exemple, le métier d’écrivain perd quelque peu de son glamour…

Comme vous l’aurez compris, le livre est bourré d’humour et m’a souvent fait sourire. Il faut dire que Miss Annie, en plus d’être impertinente, n’est pas économe en bêtises. Quel plaisir de la voir partir en chasse de ce terrible ennemi qui trône dans un vase, préparer la séance de tricot de sa maîtresse en déroulant sa bobine de laine ou encore, favoriser l’inspiration de son maître en redécorant son bureau… Petite par la taille, Miss Annie, ne l’est pas par sa « présence » ! Si vous avez la chance et le bonheur d’avoir un chat, je suis certaine que certaines de ces facéties devraient vous rappeler quelques souvenirs que je n’aurai peut-être pas l’audace de qualifier de bons. Même ma fana attitude envers les poilus a ses limites.

Cet emploi du temps chargé n’empêche pas notre chipie de se lier d’amitié avec une souris à laquelle elle donne même un nom ! Une amitié étrange au regard de la relation de proie/ chasseur entre ces deux espèces, mais que voulez-vous, Miss Annie n’est pas comme les autres… Pour ma part, j’ai trouvé très attachante cette petite souris qui rêve de trouver l’âme sœur et de construire sa propre famille. Venant de l’extérieur et connaissant tous ses dangers, elle se révèle également une amie attentionnée puisqu’elle fait tout son possible pour dissuader son amie féline de sortir. Mais Miss Annie rêve de liberté et d’aventures et les mises en garde de son amie ne suffiront pas à la faire renoncer à son envie de mettre le museau dehors. Il en faut bien plus pour l’effrayer !

Elle sera heureusement prise en affection par Zénon, un vieux matou, et Mademoiselle Rostropovna, une chatte au port princier, qui lui apprendront, à son corps défendant, les règles de la rue. Commencera alors pour Miss Annie une nouvelle vie faite de doux moments de repos à la maison et d’aventures périlleuses à l’extérieur. De sorties nocturnes sur les toits en balades dans un jardin peu avenant en passant par la rencontre avec une bande de matous hostiles, Miss Annie profitera avec enthousiasme de sa liberté.

Ces sorties lui apporteront beaucoup de plaisir, notre minette adorant se dégourdir les pattes, découvrir ce monde du dehors qui regorge de nouveautés, et partager des moments avec ses deux amis. Mais Miss Annie sera aussi confrontée à la réalité de la rue : les dangereuses voitures, bien que Zénon rappelle que ces engins ne sont dangereux que lorsqu’ils abritent un humain derrière le volant, les chiens et leurs maîtres qui n’aiment pas forcément les chats, les bagarres de territoire parfois sanglantes… L’auteur n’épargne donc pas notre minette qui devra faire face à un drame, mais qui le surmontera avec tout l’aplomb dont savent faire preuve les chats.

Au-delà de l’amitié, il est aussi question d’amour dans ce livre, notre belle minette ne laissant pas les matous du quartier indifférents. Mais rassurez-vous, ces maîtres veilleront à ce qu’elle soit stérilisée, ce qui ne l’empêchera pas de trouver un matou avec lequel partager ses balades. Ayant fait partie d’une association venant en aide aux chats des rues, j’ai été particulièrement sensible à ce point, la stérilisation étant un enjeu majeur dans la protection animale.

Quant aux graphismes, j’aurais peut-être apprécié un peu plus de rondeur, mais ils n’en demeurent pas moins plaisants à découvrir d’autant qu’ils collent parfaitement à l’intrigue. J’ai également apprécié la sobriété de la palette de couleurs et le travail effectué sur le mouvement qui renforce le sentiment de suivre Miss Annie dans ses pérégrinations.

En conclusion, amitié, aventures, humour, action, rien ne manque à cet album que je conseille à tous les amoureux des chats. Ce fut un véritable plaisir de suivre Miss Annie dans sa tumultueuse et mouvementée vie au cours de laquelle elle vivra de belles et périlleuses aventures et rencontrera des personnages plus ou moins sympathiques.

Retrouvez l’album chez votre libraire ou en ligne

 

 

Le voyage d’un chat, Christophe Bladé et JustineF

Je remercie les éditions Ex Æquo pour m’avoir permis de découvrir Le voyage d’un chat écrit par Christophe Bladé et illustré par JustineF.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Motus, un jeune chat né dans une vieille remise, quitte son abri tranquille et son ami le chêne pour vivre son rêve : voyager jusqu’à la lune pour en rapporter un peu de sa lumière!
Motus découvrira le courage au fil d’une aventure semée de risques et d’embûches.
Le voyage initiatique d’un chat… Celui de chaque enfant qui grandit… Un voyage au cœur d’une Nature avec ses beautés et ses dangers qui invite les enfants à suivre ce petit personnage qui leur ressemble un peu.
Les belles illustrations de JustineF répondent au texte de Christophe Bladé, et contribuent à créer l’ambiance poétique du livre.

Éditions Ex Æquo (23 janvier 2019) – Collection Saute-mouton
64 pages – Poche (8€) – Ebook disponible

AVIS

Je ressors de cette lecture des étoiles plein les yeux, émue autant par le fond que la forme ! Enchanteresse et délicate, la plume de Christophe Bladé vous transporte dans un magnifique univers empreint de tendresse et de poésie, chaque mot semblant avoir été choisi avec soin. Le vocable se pare ainsi de ses plus beaux atours, un peu comme si l’auteur s’évertuait à prendre chaque lecteur par la main pour lui faire vivre un très beau voyage dont il ne pourra que sortir attendri et émerveillé.

Et de voyage, il en sera question ici puisque l’on suit un petit chat dans une jolie aventure. Motus, nommé ainsi par son ami le Chêne, rêve de liberté, de voyage et de lune. Bien décidé à atteindre cet astre et à capturer un peu de sa lumière pour illuminer le regard d’une petite fille, il part courageusement en vadrouille. Mais il va très vite se rendre compte qu’en dehors de sa maison et de son arbre-refuge, le monde n’est pas si sûr que cela et que le danger peut s’abattre sur lui aux moments les plus inattendus. Il pourra heureusement compter sur de nouvelles amitiés pour l’aider à affronter les difficiles épreuves qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin.

Gentil, rêveur et téméraire, Motus est un chat pour lequel on se prend d’affection dès les premières pages surtout quand, comme moi, vous adorez ces petites boules de poils. On le suit donc avec plaisir dans ses péripéties, mais également avec un petit pincement au cœur de peur que quelque chose de grave lui arrive. Il faut dire que bien que nous soyons dans un livre jeunesse, l’auteur ne tombe pas dans la niaiserie et offre à ses jeunes lecteurs, comme aux plus âgés, des aventures palpitantes qui devraient leur faire vivre quelques petites frayeurs. On s’émerveille donc, mais on frémit également devant les difficultés plus ou moins importantes que Motus va devoir affronter. Je n’en dirai pas plus si ce n’est que c’est très émouvant de voir cette petite boule de poils faire face avec courage aux situations qu’elle traverse. Rien ne saurait lui faire renoncer à son très joli rêve ! Motus offre un joli message d’espoir à toutes les personnes qui elles aussi rêvent d’accomplir l’impossible…

J’ai beaucoup aimé la plume poétique de l’auteur tout comme sa manière de s’amuser avec la langue française. Les chats deviennent ainsi des « Poileux », les canards des « Plumeux », les hommes et leurs fusils des « Remuants » qui ont des « Bâtons-de-feu »… Un vocabulaire teinté d’humour et assez imagé pour être compris de tous,  ce qui ne manquera pas de faire sourire, de marquer les esprits et de créer une certaine connivence entre les lecteurs et l’auteur/Motus.

Christophe Bladé nous offre ici une histoire menée tambour battant qui, en plus de divertir les lecteurs de 7 à 99 ans, les fera voyager et vivre mille émotions. À travers les péripéties captivantes de Motus, il évoque aussi des sujets importants et universels comme l’amitié, l’entraide et la nature. Au fil des pages, on découvre ainsi des animaux qui sauront faire preuve d’une humanité qui fait défaut à certains hommes, et on parcourt un écosystème qui devrait ravir les enfants et, avec un peu de chance, devrait les inciter à explorer leur propre petit coin de nature. Mais au-delà de ces aspects, Le voyage d’un chat, c’est avant tout une ode à l’espoir et aux rêves, aux rêves un peu fous qui poussent à se dépasser et qui font grandir… Car derrière le voyage de Motus, il y a aussi la quête d’un jeune héros qui, de péripétie en péripétie, grandit, évolue et trouve enfin le vrai sens du bonheur.

La beauté de cette quête de soi et de cette recherche de bonheur est soulignée par les illustrations en grand format de JustineF. La rondeur des traits et le côté enfantin des dessins collent à merveille au récit et permettent de s’y plonger totalement. Une immersion qui, sans aucun doute, facilitera la lecture des plus jeunes. Quant à la dernière page, elle se teinte de couleurs comme si l’illustratrice soulignait que rêve atteint ou non, le plus important c’est qu’à l’issue de son aventure, Motus ait découvert sa propre lumière.

Le voyage d'un chat, Christophe Bladé et JustineF

Le voyage d’un chat, Christophe Bladé et JustineF

En conclusion, Le voyage d’un chat a été un coup de cœur ! Touché par l’histoire de ce petit chat qui rêve de décrocher la lune ou, du moins, d’en capturer un peu de lumière, mon cœur s’est mis au diapason du sien. Entre sourires, petites frayeurs et émotions, Christophe Bladé a su me faire vivre pleinement le voyage/rêve de Motus et me transporter dans son univers poétique sublimé par les illustrations de JustineF.

Feuilletez/découvrez le roman sur le site des Éditions Ex Æquo.

Premières lignes #68 : Une vie de chat, Yves Navarre

Premi!èr-1

J’ai décidé de participer au rendez-vous Premières lignes, initié par Ma lecturothèque, dont le principe est de citer, chaque semaine, les premières lignes d’un livre.


Pour cette édition, je vais vous présenter les premières lignes d’un livre qui ne pouvait que me tenter : Une vie de chat d’Yves Navarre.

Voici un roman de chat écrit par un chat. Oui, les chats savent écrire. Parce qu ils savent se taire, observer, écouter et donner le meilleur d eux-mêmes. Le chat Tiffauges écrit donc ici le roman de sa vie. Il dit « je », ce qui est en principe le privilège des humains, bipèdes, doués de Raison. Il dit aussi Tiffany, sa première épouse ; Abel, son maître, écrivain de métier, un obstiné qui écrit toujours le même roman et qui, malgré tout, contre vents et marées, persiste et signe.
Inattendu, vif, alerte, souvent drôle, parfois poignant, ce roman, écrit par le chat Tiffauges, est un chant d amour, et d humour, à ses épouses et à son maître. C est aussi et surtout, un chant de tous les jours, une vie de chat, rien qu une vie de chat, et ce n est pas rien…

PREMIÈRES LIGNES

Je m’appelle Tiffauges. Je suis un chat. J’écris. Comme si quelqu’un pouvait écrire à ma place. C’est moi. Je suis je. Le chat. Un chat. C’est à prendre ou à prendre, pas d’alternative. Vous avez encore le choix et abandonner ce livre. Vous êtes libre. Voici ma vie. Et ma mort. Je m’appelle Tiffauges. J’écris.

Il me faudra beaucoup de solitude pour y arriver. Une discipline de chat. Pas trop de morale, je la leur laisse, à eux, les bipèdes qui, en principe, se tiennent debout sur les pattes arrière par curiosité et pour voir plus loin. Et parce qu’ils savent ouvrir les portes des réfrigérateurs, ils se croient tout permis. Ils se croient tout. Si le roman de moi vire à la fable, ce sera dommage.

Des circonstances de ma naissance, je ne peux m’en tenir qu’à ce que j’ai entendu dire maintes fois. Qui peut faire autrement ?

Et vous, connaissez-vous ce livre ? Vous tente-t-il ?