Mes 10 résolutions littéraires pour 2022

Littérature, Une Bibliothèque

J’ai pris du retard dans mes articles, mais je vous présente aujourd’hui mes 10 bonnes résolutions littéraires pour 2022. Comme toujours, je ne me mets pas de pression, la lecture restant avant tout un plaisir. Lire la suite

Les mystères de Larispem, tome 1 : Le sang jamais n’oublie, Lucie Pierrat-Pajot

Couverture Les mystères de Larispem, tome 1 : Le sang jamais n'oublie

Larispem 1899 – Dans cette Cité-Etat indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent…? Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville.
Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution ?

Gallimard Jeunesse (8 avril 2016) – 272 pages – 16€

Lire la suite

Outsphere, tome 3 : Religions, Guy-Roger Duvert

Outsphere 3: Religions par [Guy-Roger Duvert]

 

Bowman se réveille après un second coma cryogénique. Mais alors qu’il s’attendait à être entouré des scientifiques de l’Arche, prêts à le soigner de son empoisonnement, il se retrouve seul dans un environnement qui lui est devenu inconnu.
S’engage une quête dans un monde foncièrement différent de celui qu’il connaissait, bien que radicalement marqué par les événements vécus par Bowman à son époque. Il comprend alors que la planète n’a pas encore révélé sa principale menace.
Mais s’y attaquer peut s’avérer difficile dans un monde qui a régressé technologiquement et où les religions ont pris le pas sur la science.

Auto-publié (26 octobre 2021) – 353 pages – papier (19€) ebook (4,99€)

Lire la suite

SpaceTime Reading Challenge 2022 #spacetimereads

 

Cover SpaceTime Reading Challenge 2022

Je ne lis pas beaucoup de science-fiction, mais c’est un genre que j’aimerais un peu plus explorer. J’ai donc décidé de m’inscrire au SpaceTime Reading Challenge organisé par Jemima Pett.

Le challenge se déroulera du 1er janvier au 31 décembre 2022, ce qui laisse le temps de s’organiser pour faire de belles découvertes. Tous les livres de science-fiction et ses sous-genres sont acceptés dès lors qu’ils font plus de 100 pages. Vous pouvez également comptabiliser vos abandons à partir du moment où vous avez lu au moins 25% du livre ou 100 pages.

Parmi les 5 niveaux proposés, j’ai choisi Interstellar explorer soit lire 10 livres de science-fiction.

Je n’ai pas prévu de PAL précise, mais je compte piocher en priorité dans cette liste :

TBR  SpaceTime Reading Challenge

Si vous souhaitez vous inscrire, ça se passe sur blog de l’organisatrice qui a consacré un article au SpaceTime Reading Challenge. À noter que l’article est en anglais, mais que vous pouvez quand même participer si vos lectures et chroniques sont en français. Pour ma part, je compte traduire en anglais les conclusions de mes chroniques et les ajouter à mes avis sur Goodreads.

Et vous, quelle a été votre plus belle découverte en matière de SF ? Je serais ravie de noter quelques-uns de vos incontournables et de me lancer à mon tour. 

Robules, Delphine Gosset

Couverture Robules

Un roman d’aventure palpitant, drôle et original qui nous emporte dans un univers parallèle géré par une intelligence artificielle.

Hator et Suma sont en vacances chez leur oncle Niels, programmeur de jeux vidéo. Avec Phocus et Marnus, les deux voisins, elles tentent de « dresser » Zip, un chien robotique très intelligent. Quand les deux plus jeunes disparaissent, Suma et Manus découvrent que Zip leur a ouvert une porte vers un monde un peu étrange, composé de micro-robots…

Alice (28 octobre 2021) – 262 pages -12€
Couverture : Julie Staboszevski

Lire la suite

La dernière Prédiction, Cédric Ménand

Couverture La dernière prédiction

Il aurait pu s’agir d’une simple mission de plus pour la pilote de nef Aurora Meris, et son copilote Modifié Nano. Mais leur dangereuse vie de contrebandiers au sein de la galaxie d’Arknas semble finalement avoir eu raison d’eux.
Arrêtés puis séparés par la toute-puissante Corporation, Aurora va alors tout faire pour s’échapper et retrouver son ami de galère. Au cours de sa fuite en avant, elle sera rejointe par d’autres marginaux traqués, dont une dangereuse mercenaire-pirate et son équipage hétéroclite, un couple étrange, ainsi qu’une princesse détentrice d’un pouvoir en mesure de modifier son propre destin… et celui de la galaxie tout entière.

Faralonn éditions (22 avril 2019) – 347 pages – 18,50€

Lire la suite

Le mois de l’imaginaire (octobre 2021) : mes envies de lecture…

Depuis 2017, la littérature de l’imaginaire est mise à l’honneur durant tout le mois d’octobre. Que ce soit en organisant des événements, en y assistant ou tout simplement en s’adonnant au plaisir de lire de la SFFF, tout le monde peut participer. Lire la suite

Un grain de magie, Chloé Garcia

Un grain de magie par Garcia

Dans ce recueil, la magie prend toutes les formes et toutes les couleurs. Vaisseaux conscients, êtres nocturnes étranges, créatures légendaires, mondes imaginaires extravagants, artefacts redoutables ou encore musique céleste, tout y passe ! Un grain de magie invite à rêver et à accompagner des personnages attachants, dont les aventures uniques font ressentir allégresse, tristesse, espoir ou quiétude.

Histoires de familles, quêtes insolites, complots politiques, tranches de vie étonnantes ou enquêtes policières, chaque nouvelle se veut l’écho de ce que nous traversons, aussi bien dans notre quotidien que dans nos questionnements intérieurs.

La magie vit en toutes choses et ne demande qu’à s’exprimer.

LE LYS BLEU (26 octobre 2020) – 15,20€ (papier) – 7,99€ (ebook)

Lire la suite

L’adieu à Camille, Guy-Roger Duvert

Couverture L'Adieu à Camille

Installé depuis deux ans à la PJ de La Rochelle après avoir fui la capitale, le capitaine Gabriel Podilsky gère son deuil aussi bien que possible, ayant préféré s’aider de récentes technologies révolutionnaires là où d’autres se laissent tomber dans la dépression ou dans l’alcoolisme. Enclin aux relations conflictuelles, à la mauvaise foi et à un certain cynisme, ses rapports avec ses collègues se sont vite montrés compliqués, mais ne l’ont pas empêché de gagner une légitimité certaine sur place.

Lorsqu’on l’envoie enquêter sur la mort d’une actrice hollywoodienne venue tourner un long métrage international sur l’Île d’Aix, il n’est pas surpris d’y trouver des histoires de sexe, de drogue, de pouvoir et d’argent. Il l’est déjà beaucoup plus en découvrant que la même technologie dont il profite s’avère possiblement liée au meurtre. Il lui faut vite dénouer l’affaire, car pendant ce temps, les morts s’accumulent.

Auto-édité – (3 juin 2021) – 278 pages – 19,99€

AVIS

C’est toujours avec plaisir que je me lance dans un livre de Guy-Roger Duvert à la plume particulièrement visuelle et cinématographique, ce qui n’est guère étonnant, l’auteur étant également réalisateur. Un amour pour le septième art que l’on retrouve ici, car s’il situe son intrigue sur l’Île d’Aix, c’est au cœur du tournage d’une production hollywoodienne qu’il nous plonge avec un sens du réalisme plus que convaincant. Une production quelque peu mise à mal par le décès de son actrice principale qui, à défaut d’avoir été appréciée de son vivant par les membres du tournage, était douée devant une caméra.

Bête accident comme chacun semble le penser ou meurtre ? C’est pour le déterminer que le capitaine Gabriel Podilsky de la PJ de La Rochelle, et le lieutenant de gendarmerie Beltiers sont envoyés sur place. J’ai apprécié de découvrir aux côtés des deux enquêteurs les dessous d’un plateau de tournage, la hiérarchie nette et franche qui sépare les gros poissons du menu fretin, les différents corps de métier, le rôle de chacun, certains termes techniques, les tensions, les solidarités, les cancans… Mais ce qui fait tout le sel de cette enquête, en apparence classique, c’est la manière dont l’auteur nous place aux côtés du capitaine et de son coéquipier de circonstance qu’il aime à charrier. Mais rassurez-vous, ce dernier semble tout à fait capable de lui rendre la pareille.

En plus d’une relation assez sympathique et amusante à suivre, j’ai donc apprécié cette impression de suivre chaque étape de l’enquête, un peu comme si j’étais dans la tête de notre capitaine ! Une tête qu’il partage d’ailleurs avec Camille, son alter et ancienne collègue décédée en mission. Les alters sont des intelligences artificielles créées à partir du scan d’une personne vivante ou de souvenirs, avant d’être implantés. Certaines personnes peuvent également préférer se faire implanter une création originale répondant à ses attentes et à ses besoins, dans le respect de la loi et de certaines règles de déontologie. Un implanté communique via la pensée ou à voix haute avec son alter, qu’il peut faire taire et apparaître sur demande. Une possibilité que n’hésitera d’ailleurs pas à utiliser notre capitaine bien qu’en théorie, il ne soit pas autorisé à communiquer avec Camille durant son temps de travail.  Évidemment, ces intelligences artificielles ne sont pas figées dans le temps et évoluent au gré de leurs expériences, de leurs interactions, de leurs observations…

Ainsi si L’adieu à Camille est un roman policier classique au premier abord, il intègre quelques touches de science-fiction qui m’ont personnellement plu. Il faut dire que la science-fiction, c’est un genre dans lequel l’auteur excelle ! Il prouve ici qu’il est capable d’écrire des œuvres de science-fiction pure, mais aussi de mélanger habilement les genres pour proposer une histoire captivante et, comme toujours, porteuse de réflexion. Car, si l’entreprise Alter propose une technologie qui a de quoi faire rêver, bien qu’on regrettera une certaine inégalité d’accès en fonction de ses moyens, des questions quant aux limites et aux dangers de celle-ci ne manqueront pas d’être soulevées au cours de l’enquête.

Malgré les règles de sécurité instaurées, les alters ne peuvent-ils pas induire des pensées dangereuses chez leur hôte, voire des comportements immoraux et illégaux ? Moyen de lutte contre la dépression et les vices qui semble avoir fait ses preuves chez certains, ou outil qui tend à couper l’utilisateur d’autrui et à l’enfermer auprès d’une personne qui n’existe pas vraiment, mais dont la sphère d’influence est bien réelle ? Que l’on approuve ou non la conclusion du roman, force est de constater qu’elle soulève une réflexion pertinente, et dans une certaine mesure, vertigineuse quant aux implications pour l’humanité. Alors, si j’ai au début du roman souhaité qu’une telle technologie nous soit un jour proposée, j’avoue que ses potentiels dangers et détournements ont quelque peu freiné mon enthousiasme. Après tout, la manipulation est déjà bien assez présente dans les modèles économiques actuels sans qu’on ait besoin qu’elle soit directement implantée dans notre tête !

En ce qui concerne l’enquête, sorte de huis clos insulaire, je préfère rester vague, mais je peux néanmoins vous dire qu’elle se complexifie à mesure que l’on tourne les pages. La mort de l’actrice principale n’est pas le seul drame qui va venir entacher la production hollywoodienne et une île devenue bien menaçante… Entre les constatations d’usage, les interrogatoires, la plongée dans un monde à part avec ses codes, les vices de certains, les révélations et autres joyeuses découvertes… le capitaine et son coéquipier ne vont pas avoir le temps de s’ennuyer. Ni le lecteur d’ailleurs, car à peine une question survient qu’une autre se pose, le tout dans un climat étrange où le glamour est estompé par la mort, l’argent en trame de fond puisque drame ou pas « the show must go on », les petits arrangements avec la morale que l’on pense à la drogue ou à la présence d’un réalisateur connu pour ses comportements de prédateur sexuel… Mais que voulez-vous, il est « bankable » alors la santé physique et mentale des femmes avec lesquelles il travaille ne semble pas une priorité. Difficile de ne pas faire le lien avec une célèbre affaire impliquant un producteur américain. 

Si j’ai deviné l’une des révélations, mais pas le motif, cela ne nuit en rien au plaisir que l’on prend à suivre le cheminement de pensées du capitaine, ses hypothèses, ses doutes, les ponts qu’il fait entre la situation sur place et sa vie personnelle… Un plaisir d’autant plus grand que le personnage est finalement bien plus sympathique que la description des débuts ne le laisse présager. Certes, il a tendance à mettre les gens à distance en se montrant cassant, mais son humour m’a fait sourire et sa relation avec Camille le rend assez touchant. On sent que derrière le côté bourru, se cache un homme qui a du mal à se pardonner la mort de sa coéquipière, mais qui ne cherche pas à explorer plus que cela ses sentiments et sa douleur. Quant à savoir si faire son deuil à l’aide d’un double virtuel de la personne que Camille fut est sain, chacun se fera sa propre opinion. Pour ma part, j’ai apprécié la lucidité du capitaine sur son alter et l’efficacité avec laquelle il utilise cette technologie.

Un point m’a semblé au départ peut-être un peu gros, mais après réflexion, je ne peux que reconnaître qu’en l’état actuel du monde, il est finalement assez réaliste ! C’est peut-être ce qui rend le dénouement aussi marquant avec cette impression qu’il y a au-dessus de la toile une araignée intouchable prête à étendre son influence. En ce qui concerne la plume de l’auteur, elle se révèle, comme toujours, très agréable et facile d’accès, ce qui rend la lecture aussi rapide que facile, d’autant que le roman ne souffre d’aucun temps mort ni de détails inutiles.

En conclusion, fidèle à son habitude, l’auteur nous propose un véritable page-turner, qualification qui tient autant à l’intrigue en elle-même, une enquête policière sur une île qui se complexifie au fil des pages, qu’à une plume fluide, immersive et agréable. Mais ce qui fait l’originalité de ce roman policier est sa touche de science-fiction qui, en plus de s’intégrer avec beaucoup de réalisme à l’intrigue, soulève des questions intéressantes quant aux intelligences artificielles, leurs bienfaits, leurs dangers et leurs limites, tout en nous poussant à nous demander si le véritable danger provient de la technologie en elle-même ou de l’utilisation que certains en font ou aimeraient en faire…

Je remercie l’auteur de m’avoir envoyé ce roman en échange de mon avis.