Throwback Thursday Livresque #163 : un livre que vous regrettez d’avoir acheté

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


À la lecture du thème, je voulais vous parler d’un livre que je n’ai pas aimé, mais ayant dans mes brouillons un Top Ten Tuesday avec mes 10 plus grosses déceptions livresques, j’ai préféré opter pour un livre que je regrette d’avoir acheté non pas parce que je ne l’ai pas aimé, mais parce que je manque de courage pour le lire : Dominium Mundi de François Baranger.

Couverture Dominium Mundi, tome 1

2202. Né des cendres d’une conflagration planétaire, l’Empire Chrétien Moderne règne sur une Terre ravagée et irradiée. Urbain IX, pape tout puissant, contraint les populations à vivre selon un mode de vie médiéval, restaurant ainsi le Dominium Mundi. Sous son impulsion, un vaisseau colonisateur est envoyé vers Alpha du Centaure, dans l’espoir d’y trouver de nouveaux territoires pour l’humanité. Lorsque les passagers abordent une planète et son peuple, les Atamides, le choc est grand. Mais ce n’est rien en comparaison d’une découverte encore plus bouleversante : le véritable tombeau du Christ ! Guidés par leur foi inébranlable, les missionnaires tentent de s’en emparer, en vain. Les indigènes les massacrent. Sur Terre, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Deux ans plus tard Urbain IX achève d’armer un gigantesque vaisseau, le St-Michel, capable d’abriter un million d’hommes. Pour Tancrède de Tarente, le Méta-guerrier héros des champs de bataille, et Albéric Villejust, le génie de l’Infocosme enrôlé de force, débutera une Croisade sanglante vers une nouvelle Jérusalem… Les événements feront-ils bégayer l’Histoire ?

La couverture et le résumé m’avaient fortement intriguée, notamment la mention d’un mode de vie médiéval, mais les 700 pages du roman ont fini par quelque peu me décourager d’autant que la SF est un genre que je ne lis qu’avec parcimonie… Ce livre risque donc de dormir dans ma PAL encore quelques années.

Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ou à me laisser le lien de votre chronique en commentaire.

Et vous, quel livre auriez-vous choisi ?

Mes sincères condoléances : les plus belles perles d’enterrements, Guillaume Bailly

Couverture Mes sincères condoléances, tome 1

J’avais vu passer ce livre notamment sur le blog Lire sous la lune

PRÉSENTATION ÉDITEUR

L’enterrement est un moment fort, solennel, unique. Mais le dernier hommage à un proche peut parfois devenir culte ! Les cérémonies sont souvent le théâtre d’événements étonnants, drôles, extravagants, tragiques, toujours originaux. Entre rires et larmes, l’auteur nous ouvre les portes de sa longue expérience de croque-mort et nous fait partager les petits et grands dérapages croisés dans sa carrière. Un ouvrage garanti  » 100 % vécu  » : bourdes familiales, lapsus macabres, incidents techniques et gaffes en tout genre. Tout est vrai, c’est la vie !

Pocket (1 octobre 2016) – Poche – 6,95€ – Autres formats : ebook, livre audio

AVIS

Lu il y a plusieurs mois, je n’en garde pas un souvenir assez précis pour vous en donner un avis détaillé, mais je peux néanmoins vous dire que cette lecture m’a permis de prendre un peu de recul vis-à-vis de la mort. Pour différentes raisons, c’est un sujet qui m’a toujours beaucoup affectée, je me souviens d’ailleurs, enfant vers 5/6 ans, avoir largement éprouvé la patience paternelle avec ma sempiternelle question du soir :  pourquoi doit-on mourir ?

Spoiler alerte : l’auteur ne répond pas à cette question ! Fort de son vécu et de son expérience, il partage plutôt ici différentes anecdotes notamment sur les demandes insolites de certaines personnes comme cette dame qui tenait à offrir une cérémonie funéraire humaine à son animal de compagnie, ce que soit dit en passant, je comprends parfaitement.

Il y a aussi des situations moins cocasses et plus tristes comme cette personne morte dans son logement sans que personne ne s’en rende compte alors qu’à deux pas de chez elle vivait un individu prompt à s’engager dans toutes sortes de causes humanitaires. Un petit rappel qu’aider son prochain commence aussi par ouvrir les yeux et regarder autour de soi…

Au fil des pages et de cette immersion dans un milieu qui peut sembler obscur, on apprend à dépasser ces clichés que, bien malgré elles, les personnes travaillant dans les pompes funèbres véhiculent. D’une certaine manière, cela désacralise le métier et lui ôte un peu de sa funeste aura. On se rend également compte de l’éthique bien présente dans le métier avec une certaine bienveillance et une juste distance permettant d’accompagner les proches dans une épreuve difficile et délicate. Cela nécessite d’ailleurs parfois un certain sang-froid et une bonne dose de  patience, le deuil n’étant pas vécu de la même manière par tous…

Et puis parce que côtoyer la mort, c’est aussi côtoyer les vivants et leurs bassesses, l’auteur évoque ces situations où les apparences sont trompeuses et pour lesquelles il vaut mieux éviter les jugements intempestifs. On évoquera, par exemple, cette femme mise de côté par la famille du défunt pour la plus grande indignation des employés des pompes funèbres jusqu’à ce qu’ils découvrent que derrière la veuve éplorée, se cache une croqueuse de diamants assez peu respectueuse…

La mort est partout, tout le temps et ne prend pas de vacances. Un fait évident mais qui prend toute son ampleur quand l’on découvre à quel point les pompes funèbres doivent être sur le pied de guerre en permanence pour faire face avec professionnalisme à toutes les situations, parfois humainement difficiles pour ceux qui n’ont pas l’habitude de côtoyer la mort…

Vous aurez donc compris que contrairement à ce que laisse présager le titre, l’auteur ne nous propose pas un livre humoristique, mais plutôt un livre témoignage avec des anecdotes qui prêtent parfois à sourire ou à réfléchir, et qui, pour certaines, ne devraient pas manquer de vous émouvoir. Mais je vous rassure, l’auteur ne tombe jamais dans le pathos, ce qui rend son livre accessible à tous.

Croque-morts, un métier comme les autres ? Pas certain si l’on considère les préjugés encore bien présents autour de cette profession, mais ce petit livre a le mérite de la rendre moins opaque et bien plus humaine. À lire pour mieux comprendre les réalités qui se cachent derrière le métier…

Orgueil et Préjugés et Zombies, Seth Grahame-Smith

Demain, quand j’étais mort ! m’a donné envie de donner sa chance à un autre ouvrage humoristique avec des zombies. Mon choix s’est donc porté sur Orgueil et Préjugés et Zombies de Seth Grahame-Smith.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l’arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine: enfin, des cœurs à prendre, et des bras supplémentaires pour repousser les zombies qui prolifèrent dans la région ! Mais le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d’Elizabeth, et son ardeur au combat ? Les innommables auront-ils raison de l’entraînement des demoiselles Bennet? Les sœurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane? Surtout, le chef-d’œuvre de Jane Austen peut-il survivre à une attaque de morts-vivants ?

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Pocket (9 janvier 2014)
  • Prix : 7,80€
  • Autre format : ebook

AVIS

Comme le titre l’indique, Orgueil, préjugés et zombies est un hommage et/ou une parodie du célèbre roman Orgeuil et Préjugés de Jane Austen.

J’ai lu le roman de Jane Austen il y a plus d’une dizaine d’années et ai vu les deux adaptations cinématographiques. Je peux donc dire que c’est une histoire qui me plaît et que j’avais hâte de découvrir la version de Seth Grahame-Smith.

Ici, l’auteur respecte parfaitement la trame de fond, nous retrouvons donc les différents personnages du roman, le contexte historique, les principaux événements qui marquent la vie de la famille Bennet… Elizabeth vous plaira donc toujours autant par sa force de caractère et son impertinence et M. Darcy devrait continuer à faire battre le cœur des plus romantiques d’entre nous.

Mais ce que j’ai préféré, c’est la capacité de l’auteur à s’approprier le style si particulier de Jane Austen et sa manière de tourner en dérision les codes de la société anglaise de son époque. On retrouve parfaitement dans le roman, cette obsession du statut social, de l’argent et la question de la place de la femme mis en avant dans l’œuvre originale. Je ne dirais pas que l’élève a dépassé le maître, mais force est de constater que sa copie est plus qu’honorable.

L’auteur ne s’est pas contenté d’un simple copier-coller ; il a apporté un nouveau dynamisme au récit grâce à la présence de zombies. En plus d’être originale, cette idée a le mérite de démontrer un certain culot de sa part. En touchant au chef-d’œuvre de Jane Austen, il a pris le risque de s’attirer les foudres des puristes…

Pour ma part, j’ai trouvé l’idée d’introduire ces viles créatures dans la vie des sœurs Bennet plutôt intéressante. D’un caractère farouche, être tueuse de zombies semble d’ailleurs plutôt bien convenir à Elizabeth qui prend sa tâche très au sérieux. Et c’est là que le côté parodique prend tout son sens. L’auteur finit ainsi par tourner en dérision la personnalité de notre héroïne dont le sens de l’honneur extrême la pousse même à s’auto-mutiler ou à vouloir égorger notre cher M. Darcy… Vous aurez compris qu’il faut lire l’histoire au second degré pour pouvoir l’apprécier.

Quant au côté zombie, j’ai regretté qu’il soit finalement peu exploité du moins au niveau « visuel ». Les zombies ne m’ont pas semblé être une réelle menace puisque les affrontements avec ces derniers sont très vite expédiés. N’espérez donc pas de grandes scènes de bataille ou des situations angoissantes mettant véritablement en danger nos protagonistes.

Enfin, deux points m’ont chagrinée dans le roman. Tout d’abord le fait que le dernier tiers du livre perd de son panache. L’auteur s’éloigne peu à peu du style de Jane Austen pour tomber dans la romance classique avec ses tergiversations agaçantes. Dommage, car du coup, le charme n’opère plus. Et le point qui m’a fait vraiment agacée est la fin ! Avoir appris toute sa vie à combattre pour ça… Mais, j’aime à croire que c’est une manière pour l’auteur de nous offrir une dernière critique de la société anglaise de l’époque à moins que ce ne soit là que la représentation d’un déprimant déterminisme.

En conclusion, je vous conseille de dévorer l’œuvre originale avant de vous jeter sur ce roman. Dans le cas contraire, je pense que vous passerez quand même un bon moment de lecture, mais vous vous priveriez de tout ce qui fait vraiment le charme du roman : les multiples références à l’œuvre de Jane Austen.

POUR ALLER PLUS LOIN : il existe une version cinématographique du roman que je n’ai pas encore vue.

 

Carnages, Maxime Chattam

9782266201711

Je vois régulièrement des posts sur Facebook pour le Challenge Ligue de l’imaginaire (un challenge qui met en avant chaque mois un auteur). Ayant terminé mon challenge Vide ta PAL en été, j’ai décidé de participer à l’ édition d’août consacrée à Maxime Chattam.

Je connaissais l’écrivain de nom mais je n’avais encore jamais lu l’un de ses ouvrages. C’est maintenant chose faite avec Carnages publiée aux Editions Pocket.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Ils sont tous là, dans le hall de l’entrée du lycée. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent prépare son arme. Le carnage peut commencer…

Quand l’inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux, c’est pour découvrir le cadavre du tueur qui a retourné son arme contre lui. L’affaire dépasse rapidement le fait divers : de nouvelles tueries ont lieu dans d’autres établissements.

Lamar doit à tout prix enrayer cette macabre épidémie. Mais les apparences sont trompeuses. Toujours.

  • Poche: 96 pages
  • Editeur : Pocket (12 mai 2010)
  • Prix : 4,30€
  • Autre format : ebook

AVIS

J’ai choisi Carnages non pas pour son thème, bien qu’il m’intéressait, mais d’abord pour sa brièveté ayant envie d’un livre court entre deux lectures plus imposantes. Mais plus important, je m’étais dit que si Maxime Chattam arrivait à nous offrir une histoire convaincante en moins de 100 pages alors ce serait indéniablement un auteur que je prendrais plaisir à suivre.

Ne désirant pas m’improviser maîtresse du suspense, je préfère vous livrer d’emblée mon avis à savoir que j’ai beaucoup aimé ma lecture. Elle m’a d’abord déconcertée car je m’étais imaginée que l’écrivain allait sonder les états d’âme des lycéens pour nous permettre de comprendre comment certains pouvaient en venir à tuer leurs camarades. Alors oui, nous allons découvrir le pourquoi du comment mais pas sous l’aspect « enquête psychologique » auquel je m’attendais.

Carnages aborde ces tueries en milieu scolaire à la manière d’une enquête policière des plus classiques menée, en partie, par un policier nommé Lamar Gallineo. Le livre est trop court pour que nous puissions réellement nous attacher à lui, du moins je n’y suis pas arrivée, mais ce personnage permet d’aborder le racisme anti-noir toujours d’actualité aux États-Unis.

Si j’ai deviné assez rapidement une partie du mystère qui entourait la multiplication des fusillades dans des lycées, je n’avais pas anticipé leur motif. Avec du recul, cela était pourtant assez évident ! J’aurais sûrement préféré que l’auteur se creuse un peu plus la tête pour nous offrir une raison originale. Mais il est vrai que cela aurait au final pu dénaturer le reste du livre.

Une fois la dernière page tournée, je n’ai pu que reconnaître que ma crainte d’un livre tellement court qu’il en serait bâclé était complètement infondée. Avec Carnages, l’auteur nous a au contraire offert une enquête intéressante avec sa dose de suspense et de fausses pistes.

NOTE : 4/5

En résumé, Carnages fut un très bon choix pour commencer ma découverte de Maxime Chattam. En moins de 100 pages, l’auteur nous a livré une enquête qui tient la route et qui m’a surtout donné envie de découvrir ses autres romans.

J’adorerais que l’auteur décide maintenant de reprendre le livre mais cette fois-ci en abordant plus particulièrement la psychologie des personnages.

 

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