Un grain de magie, Chloé Garcia

Un grain de magie par Garcia

Dans ce recueil, la magie prend toutes les formes et toutes les couleurs. Vaisseaux conscients, êtres nocturnes étranges, créatures légendaires, mondes imaginaires extravagants, artefacts redoutables ou encore musique céleste, tout y passe ! Un grain de magie invite à rêver et à accompagner des personnages attachants, dont les aventures uniques font ressentir allégresse, tristesse, espoir ou quiétude.

Histoires de familles, quêtes insolites, complots politiques, tranches de vie étonnantes ou enquêtes policières, chaque nouvelle se veut l’écho de ce que nous traversons, aussi bien dans notre quotidien que dans nos questionnements intérieurs.

La magie vit en toutes choses et ne demande qu’à s’exprimer.

LE LYS BLEU (26 octobre 2020) – 15,20€ (papier) – 7,99€ (ebook)

AVIS

Je n’accepte plus les recueils de nouvelles en SP parce que ce sont des ouvrages extrêmement chronophages à chroniquer et que j’en ai déjà une ribambelle dans ma PAL personnelle. Je n’ai néanmoins pas résisté à l’invitation de l’autrice à découvrir ce recueil dont le titre m’a d’emblée charmée : Un grain de magie. Tentant, mais énigmatique, à l’image d’un recueil qui se dévoile à nous page après page.

Dès les premières lignes, le style de l’autrice m’a conquise : fluide, élégant, poétique, imagé et extrêmement immersif. Derrière des mots que l’on sent choisis avec soin, l’autrice nous offre un peu d’elle-même, de sa capacité indéniable à titiller l’âme humaine, à sonder les cœurs, à faire émerger des sujets de société derrière un imaginaire riche et varié.

Dans ce recueil, il est question de contrées lointaines et imaginaires, de lieux inconnus que l’on s’approprie pourtant sans peine grâce à des descriptions concises, mais pointues qui nous débarrassent du superflu pour nous recentrer sur l’essentiel. Au fil des nouvelles, nous croisons des créatures du Petit Peuple, des fées protectrices qui luttent pour protéger les êtres humains, des fantômes victimes de maltraitance, des vaisseaux d’un genre spécial, des êtres de légende en détresse mais pas sans pouvoir, et même un tapis volant !

Les histoires sont variées, mais elles ont toutes en commun de nous faire voyager, de provoquer des remous en nous, de l’émotion à l’état brut, de l’émerveillement, de la révolte, de la surprise, chaque chute étant particulièrement inattendues. Adorant les nouvelles à chute je peux d’ailleurs vous dire que j’ai été ravie de me laisser berner, surprendre ou emporter vers des directions que je n’avais pas envisagées ! Cerise sur le gâteau, des titres bien souvent inspirés qui jouent avec brio sur les mots.

Mais la plus grande force de ce recueil, du moins pour moi, est la manière dont l’autrice réussit à parler du monde actuel à travers un monde imaginaire, tout en veillant à offrir un moment de lecture divertissant et entraînant. Sous couvert de fiction, des thématiques sociétales fortes sont ainsi abordées avec beaucoup de subtilité et de délicatesse : obscurantisme, peur de l’autre, violences conjugales, tromperie, avidité, mais aussi amour sincère et inconditionnel, amitié, dévotion, tendresse… Le tout enrobé d’une bonne dose de magie, parfois de science-fiction, et toujours de poésie et d’évasion !

En résumé, mélange de poésie et de réalisme, de noirceur humaine et de magie, ce recueil est un enchantement qui ravira ceux et celles en quête de nouvelles sublimement écrites qui, sous couvert d’imaginaire, n’oublient pas de toucher directement le cœur des lecteurs.

Si vous voulez en apprendre plus sur ce beau recueil, je vous propose un petit avis sur les douze nouvelles qui devraient vous prouver la magie des mots et d’un imaginaire puissant et débordant… 


La magie d’Ela : alors qu’un village est en pleines festivités, un massacre de moutons est découvert. Il n’en faut pas plus pour mettre un terme aux réjouissances, rendre furieux les commerçants et pousser Ela, la fille du chef du village, a quitté le réconfort de la forêt pour mener l’enquête… De l’héroïne douce et proche de la nature, mais pas reconnue à sa juste valeur par les villageois, à l’ambiance de ce village peut-être pas aussi paisible qu’il n’y paraît, en passant par la présence de différentes formes de magie, j’ai tout apprécié dans cette nouvelle. La confrontation de la magie blanche, à travers la magie de la musique, à celle de la magie noire se révèle également très intéressante, quand la chute ne devrait pas manquer de vous surprendre !


Deus ex machina : si les batailles spatiales ne sont pas ma tasse de thé, bien que l’autrice maîtrise à merveille les scènes d’affrontement, j’ai beaucoup aimé la nature des Dieux qui protègent ici les humains et leur apportent un appui technique et matériel dans la lutte contre leurs opposants. En plus d’être intéressante, la nature de ces Dieux implique un sujet de SF que j’apprécie particulièrement… De nouveau, la chute est excellente et m’a complètement prise de court ! Avec un certain cynisme, j’ajouterai qu’elle est une réalité bien réelle pour certains grands acteurs de l’économie mondiale.


Un monde par fée : dans cette nouvelle beaucoup plus longue que les précédentes, l’autrice nous offre une vision originale des fées, bien différente de celle propagée par Disney et les contes. Ici, les fées sont laides, ne peuvent guère voler longtemps et dépendent de leur double humain. Ainsi, chaque fée est assignée, dès sa naissance, à un humain qui lui assure, sans même le savoir, sa protection. Mais là où beaucoup de fées ne voient en leur hôte qu’un moyen de survivre et une source d’énergie, notre protagoniste a noué une relation particulière avec Arthur, l’adolescent qui l’abrite, tout comme elle l’avait fait avec sa première humaine… Alors si elle ne peut pas dévoiler sa présence à son protégé, un adolescent intelligent et adorable, elle veille sur lui et ses nuits.

Néanmoins, un évènement lugubre risque de tout remettre en question, et pousser certaines fées à se retourner contre les humains jugés mauvais, dominateurs et vindicatifs ! En plus de l’ambiance que j’ai adorée, alternance de beau et de laid, l’intérêt de cette nouvelle réside dans les questions qu’elle soulève, notamment sur la peur qui pousse à la haine et à toutes les velléités de violence. Il est, en outre, intéressant de voir comment certains utilisent ce sentiment universel pour contrôler les masses, bien que la révélation finale nous entraîne vers un terrain assez différent, qui donnera tout son sens au titre !

Quant à l’héroïne, je l’ai beaucoup aimée. Différente de la plupart de ses congénères, elle aime sincèrement son jumeau humain et prend un vrai plaisir à veiller sur lui dans l’ombre, en profitant de sa lumière. Mais ce que j’ai préféré, c’est sa capacité à réfléchir par elle-même, à ne pas se laisse submerger par le climat ambiant de peur et à rester fidèle à sa nature bienveillante et aimante. Une nature qui ne l’empêchera pas de prendre une décision radicale, car après tout, que ne ferait-elle pas pour protéger Arthur ?


Cocon protecteur : profitant de la disparition de son père, Ryn retourne sur cette planète aride qu’elle avait fuie, pour une pause bien méritée entre collègues… Empreinte d’une certaine mélancolie, cette courte nouvelle marque principalement par la jolie relation nouée entre notre héroïne blessée par son passé et des missions difficiles, et son compagnon ailé. En trame de fond, une thématique difficile dont la noirceur est compensée par la tendresse certaine unissant ces deux amis. Ainsi notre dragon est prêt à tout pour alléger le cœur de son amie, quitte à prendre une décision éthiquement discutable. À la fin, une question s’impose : est-ce vraiment dans l’oubli que l’on se reconstruit ?


Solde de tout conte : courte, mais intense, j’ai adoré cette nouvelle qui nous transporte en Arabie auprès d’un conteur qui rêve de gloire et de fortune. Mais si son public est très réceptif, l’homme étant doué pour faire monter le suspense et ménager ses effets, les choses ne vont pas se passer comme prévu... Méfiez-vous des feux magiques et des trésors qu’ils protègent ! Certains ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être.


Les enfants de Dana : privés de Terre car certains n’avaient pas respecté les règles établies par la Déesse Dana, les Grim’Oires n’en demeurent pas moins un peuple joyeux et apprécié des membres du Petit Peuple qu’ils conseillent avec plaisir. Un moyen détourné de continuer à veiller sur les êtres humains tout en respectant la volonté de Dana… Mais les visites du Petit Peuple se tarissent et les Grim’Oires d’habitude si insouciants découvrent la déprime, d’autant que leur déesse ne semble plus répondre à leurs appels. Comme d’habitude, la chute est bien trouvée et nous permet de comprendre ce que traversent les Grim’Oires, qui vont devoir faire face à une surprenante vérité.


Chaque couleur a sa place : nous voici plongés dans une société où après des années à expérimenter, on doit choisir une seule et unique couleur qui déterminera les aliments que l’on peut manger, la couleur de sa propre peau et de celle de son partenaire. Une vie conditionnée par la couleur donc… Je n’ai pas tout de suite compris où l’autrice voulait nous embarquer avec notre narratrice, jeune femme en décalage avec les siens, et qui cherche un exutoire dans la passion des corps. Mais je dois admettre que j’ai apprécié le parallèle entre fiction et réalité, nous rappelant que certains combats sont loin d’être gagnés !


Une nouvelle ère : les amoureux du mythe arthurien se régaleront avec cette nouvelle qui nous permet de retrouver des personnages de légende (la Dame du Lac, Viviane, Merlin, Morgane…), certains en proie à de terribles dangers. Il faut dire que les anciennes croyances et traditions ne font guère faire le poids face à la montée du christianisme et à un Arthur qui semble s’être détourné de son célèbre mentor… Mais si le véritable danger ne provenait pas de la foi en un dieu unique ? En plus de cette ambiance Petit Peuple à laquelle je suis très sensible, les réflexions quant à la religion ne manquent pas d’intérêt, nous rappelant que ce qui pose problème, ce sont bien plus les hommes que les croyances…


La vie en bleu : Teora adore la mer, qui le lui rend bien. Néanmoins son père ne semble pas partager son enthousiasme, ce qui la chagrine… Un chagrin qui se transforme en colère quand il l’oblige à lui remettre un étrange artefact lumineux qu’elle a trouvé lors d’une balade avec son ami, un dauphin. Tous les éléments sont mis en place pour que l’on devine rapidement le secret derrière l’appétence de la jeune fille, tout juste devenue adulte, pour la mer. Néanmoins, on se laisse prendre au jeu de cette nouvelle, aux allures de conte, teintée de sel et de mystère.


Avec ou sang : scientifique dans l’âme et spécialiste des maladies du sang, notre héroïne se méfie des Vagabonds, surnommés les Crochus, supposés avoir une maladie de sang nécessitant des transfusions. Si des volontaires se font un plaisir de leur fournir le sang nécessaire, elle, elle ne peut s’empêcher de douter de ces personnes arrivées il y a deux ans, et qui refusent de répondre à ses questions. Élucubrations d’une scientifique qui passe trop de temps enfermée à faire ses expériences, divagations d’une femme encore marquée par son agression ou propos pleins de bon sens ?

Une rencontre devrait lui permettre d’y voir plus clair… Si la fin m’a moins emballée que dans d’autres rebelles, j’ai adoré le climat de doute et de confusion instauré par l’autrice. Les pensées de l’héroïne nous semblent friser la paranoïa, avec peut-être cette peur de l’inconnu qui rend méfiant, mais d’un autre côté, on ne peut que s’interroger sur la véritable nature des Crochus. Qui sont-ils véritablement ? Des vampires ? Des êtres dangereux ? Et qui est ce petit garçon qui s’est entiché de notre scientifique ? Impossible de s’attacher à la narratrice à la pensée trop froide, mais impossible de ne pas succomber à cette nouvelle qui ferait un excellent épisode de série.


La puissance de l’amour : avec cette nouvelle, l’autrice prouve qu’on peut faire court mais puissant et émouvant. Une mère regarde ses enfants, regrettant de les voir s’enfoncer dans un puits de tristesse : la petite dernière, asservie de cauchemars craint l’obscurité, l’aîné se perd dans les jeux vidéos. Pourtant, cette mère aimante est là, phare sans lumière mais pilier fidèle et aimant… La chute est terrible et la vérité dévoilée apporte son lot d’émotions et de colère, rappelant le sort révoltant que trop de femmes connaissent encore. C’est la nouvelle qui m’a le plus touchée et suscité en mois le plus d’émotions.


Suer sang et eau : ravie de son séjour en Provence où elle participe aux vendanges, notre protagoniste, amatrice de romans, semble avoir l’imagination fertile, au point de donner aux paroles de son patron une bien étrange signification… à moins que… Jouant habilement sur la couleur du vin et celle du sang, sur la volonté d’une jeune fille de se protéger du soleil et sur le mythe du vampire, l’autrice nous propose ici une nouvelle à l’ambiance soignée et à la chute digne d’un film d’horreur. Et rappelez-vous, gardez-vous bien d’être trop curieux, la vérité pourrait bien vous faire l’effet d’un coup de pioche en pleine tête !

Je remercie l’autrice de m’avoir envoyé ce recueil en échange de mon avis.

Mini-chroniques en pagaille #37 : piraterie, fée et kidnapping !

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Les aventures de Papagayo de Marie-Raymond Farré (Folio)

Couverture Les aventures de Papagayo

Découvert par hasard, ce roman jeunesse a tout de suite attiré mon attention, aimant beaucoup les récits de pirates ! Et je dois dire ne pas avoir été déçue par cette histoire d’amitié trahie, d’île mystérieuse, de carte à dénicher, de trésors fabuleux, de rhum qui coule à flots ou presque… Le tout amené à travers un personnage particulier, le perroquet du célèbre Tom Timothy, la terreur des sept mers.

Un perroquet qui va faire une entrée fracassante dans la taverne de deux jeunes sœurs, Madeleine, et Cathie Mini qui, du haut de ses dix ans, a déjà un caractère bien trempé ! Plus calme, sa sœur aînée possède néanmoins une poigne de fer, ce qui lui sera plus qu’utile pour gérer une taverne accueillant des pirates et autres brigands des mers. Des personnes de mauvaise réputation que Madeleine, en raison de sa grande myopie, prend pour des marins un peu bourrus… En tant que grande myope, j’avoue que la situation m’a amusée, parce que clairement, sans mes lunettes, mon appréhension du monde diffère quelque peu de celle des personnes ayant la chance d’avoir une bonne vue.

L’histoire contée par Papagayo, un perroquet qui, disons-le pudiquement, a de la personnalité, devrait ravir les enfants, mais aussi les adultes appréciant les histoires de pirates et de quêtes au trésor qui ne se terminent pas très bien pour les principaux belligérants. Pour ma part, j’ai apprécié le parallèle amusant entre le jeu de rôle qui conclut les journées éreintantes des deux sœurs, et l’histoire de Tom Timothy et de son meilleur ami. Si la conclusion est, dans les deux cas, la même, les conséquences sont bien différentes, car hélas, l’appât du gain peut venir à bout des plus belles amitiés … même de pirates !

Amusant, rythmé et illustré de manière très expressive et colorée, voici un petit livre jeunesse parfait pour se familiariser avec le monde de la piraterie; ou pour simplement se laisser bercer par les histoires du grand et truculent Papagayo. Un conteur à plumes et à bec haut en couleur !


  • Le gnome qui voulut être fée d’Audrey Alwett (ActuSF) :

Le gnome qui voulut être fée par [Audrey Alwett]

À la recherche d’une nouvelle à lire, j’ai jeté mon dévolu sur Le gnome qui voulut être fée qui se déroule dans l’univers de Poisons de Kartharz que je n’ai pas encore lu.

Sous fond de racisme primaire et de quête d’identité, l’autrice nous dépeint, d’une plume acérée et délicieusement caustique, la rencontre inattendue et plutôt (dés)agréable entre un gnome et une fée. Alors qu’une âme sensée et sensible se serait confondue en remerciements devant un gnome qui a fait fi de la haine ancestrale et viscérale des siens pour lui sauver la vie, notre fée se contente d’empêcher ses amis d’infliger à son sauveur une grosse correction. Après tout, comme un être aussi répugnant a-t-il osé la toucher, elle une fée ?

Notre ingrate est d’autant plus affligée qu’être touchée par le gnome ne lui a finalement peut-être pas tant déplu que cela, et que les autres fées ne peuvent s’empêcher de se gausser de sa mésaventure. Pire, le fils de la reine semble prendre ses distances avec elle, enfin, les prendre encore plus qu’auparavant. Quant à notre gnome, cette expérience n’a fait que renforcer le sentiment de décalage qu’il ressent envers les siens, celui-ci ne se sentant pas à sa place parmi des rustres qui le rejettent, et ont fait de lui, au fil des ans, leur souffre-douleur attitré.

Cette rencontre entre deux « ennemis naturels », est-elle le fruit du hasard et le début d’une nouvelle vie pour nos deux protagonistes, ou faut-il parfois se méfier des conséquences des bonnes actions que l’on peut faire sous le coup de l’émotion ? Parce que si le bien peut se trouver même dans le plus laid des êtres, la vilenie et la cruauté, quant à elles, peuvent très bien se cacher dans le beau et le délicat. Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que j’ai apprécié la chute et son ton qui n’est pas sans rappeler celui des contes d’antan.

Caustique, cruelle et non dénuée d’intelligence, voici une nouvelle que je ne peux que vous conseiller et qui devrait vous donner envie de vous plonger dans les autres écrits de l’autrice.

Nouvelle lue dans la cadre du Projet Ombre et disponible gratuitement sur Amazon.


  • Le kidnapping de Stephen King de Romy Love :

Le Kidnapping de Stephen King par [Romy Love]

Si la couverture ne me plaît pas outre mesure, le titre de cette nouvelle a tout de suite éveillé ma curiosité. Et je dois dire que je ne regrette pas de m’être laissé tenter, l’histoire s’étant révélée truculente à souhait, voire délicieusement décalée.

Que fait un libraire au chômage, à cause du grand méchant internet, qui apprend que l’un des auteurs les plus vendus au monde prend sa retraite ? Vous séchez ? C’est pourtant simple, il s’envole pour les États-Unis et, avec l’aide de son beau-frère, il kidnappe ledit auteur ! C’est sa faute aussi au King des best-sellers, quelle idée de lâcher une bombe comme ça. Heureusement que Blaise n’est pas là, parce que je sens qu’il se serait fait une joie de détourner ma dernière phrase. Malgré son humour au ras des pâquerettes, on apprécie vite la vision très simple et légère de la vie de cet adulte piégé dans un esprit d’enfant.

Quant à notre libraire reconverti en kidnappeur, il va découvrir qu’il y a bien pire que kidnapper un auteur pour l’obliger à écrire un roman… Dans cette nouvelle, l’auteur ne se prend pas au sérieux, et vu le contexte actuel, ça fait un bien fou. Alors, l’humour ne vole pas haut, mais il a bien fonctionné sur moi. On s’amuse sans honte du pétrin dans lequel Romain s’est mis, chose d’autant plus aisée que ce dernier ne manque pas d’un certain esprit d’auto-dérision.

Au-delà de l’humour omniprésent et du côté complètement décalé de l’histoire, j’ai apprécié les multiples références que ce soit aux romans de Stephen King, à une série télé que je n’ai personnellement pas vue, ou à un célèbre conte détourné ici avec brio.

En bref, merci à l’auteur pour cette petite pause pleine d’humour qui m’a permis de me déconnecter du quotidien et qui ne devrait pas manquer de faire sourire les amoureux de Stephen King.

Nouvelle lue dans la cadre du Projet Ombre et disponible gratuitement sur Amazon.

Et vous, connaissez-vous ces titres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

Mini chronique en pagaille #32 – #ProjetOmbre

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Pour cet article mini-chroniques en pagaille, j’ai choisi de vous parler de quatre textes lus dans le cadre du Projet Ombre.

  • Dans ses yeux de Sébastien Theveny

DANS SES YEUX - Nouvelle / Thriller par [Sébastien THEVENY]

Sam, un quinquagénaire divorcé et plutôt isolé, subit depuis trois ans des migraines, mais les crises se sont intensifiées depuis quelques jours. Et si les médicaments peuvent éventuellement réduire la douleur, ils semblent bien inefficaces contre ce cauchemar récurrent qui accompagne ses nuits. Un cauchemar qui devient de plus en plus précis…

Passant de spécialiste en spécialiste, Sam attend désespérément une explication, mais surtout une solution à ce cauchemar qui l’épuise et le terrifie. Mais si sa situation était liée à un homme peu recommandable comme le pense sa fille, étudiante au Canada ? Je n’en dirai pas plus, mais sachez que dans cette nouvelle, la science est confrontée à une question qui nécessite une certaine ouverture d’esprit. Et c’est d’ailleurs peut-être ce qui m’a un peu dérangée, la facilité avec laquelle policier, fille et médecins acceptent de se pencher sur une hypothèse quelque peu inattendue. J’aurais aimé voir batailler un peu plus le protagoniste et qu’on se pose des questions sur sa lucidité, même si j’imagine que vu le format, il était difficile de s’épancher trop longuement sur ce point.

Dans des yeux est nouvelle sympathique et bien écrite, mais j’avoue qu’elle m’a paru quelque peu conventionnelle et que sa fin manque de piquant. Or, j’apprécie les nouvelles avec une bonne chute ou, du moins, une tentative de chute… Je n’ai donc pas ressenti ce suspense et cette tension que l’auteur a probablement voulu susciter à travers l’histoire de Sam, mais peut-être qu’un lecteur peu coutumier des thrillers, se laissera bien plus surprendre. La nouvelle n’en demeure pas moins très plaisante et agréable à lire.


  • Après l’effondrement : Elon de Christophe Martinolli

Après l'effondrement, tome 0 : Elon par Martinolli

Il s’agit ici de la préquelle à la série Après l’effondrement que je n’ai pas lue, mais je dois avouer qu’elle m’a bien donné envie d’y remédier. J’ai apprécié l’ambiance survivaliste et de fin du monde qui s’en dégage, d’autant que la fin de l’histoire laisse planer un certain mystère sur le devenir d’une famille à laquelle je me suis attachée très rapidement. Une famille qui, en voulant fuir une comète, s’est probablement condamnée à un sort pire ou, du moins, à un sort peu enviable.

Comme dans Eschaton, on retrouve cette idée d’élite qui s’est arrogée le droit de décider qui doit vivre et mourir, même si ici, la solution pour survivre à la fin du monde ne se trouve pas dans un monde virtuel. Le résultat n’en demeure pas moins tout aussi questionnable sur le plan éthique et moral. Quand les élites se transforment en monstres, peu étonnant que le commun des mortels, condamné à survivre comme il le peut, finisse par suivre le chemin de la violence…

En bref, l’histoire est courte, mais si vous aimez les récits de survie, Elon devrait vous plaire et vous donner envie de vous intéresser à la série principale, en croisant les doigts pour que ces deux parents et leur fils échappent à cette cruauté qui semble prête à s’abattre sur eux.


  • La Tour des hiboux de Gustave Aimard

La Tour des hiboux (Annotated) par [Gustave Aimard]

Devant l’insistance des autres participants à un festin, notre narrateur consent à raconter un épisode épique de sa vie. Si j’emploie le verbe consentir, c’est que le bougre s’est quelque peu laissé prier… Il faut dire qu’il pensait ne rien avoir d’intéressant à raconter, alors que l’histoire qu’il dessine sous nos yeux, et qui lui est arrivée lors de ses jeunes années, est des plus haletantes.

Retour donc dans le passé : après un repas chez un ami en compagnie d’un célèbre voleur de grand chemin, il décide de rentrer chez lui malgré le danger de voyager seul en pleine nuit, a fortiori en pleine tempête ! Mais devant le déchaînement des éléments, il finit par trouver refuge dans une vieille tour laissée à l’abandon… Malheureusement pour lui, il semble avoir choisi le mauvais endroit pour passer la nuit, du moins, une nuit tranquille.

La nouvelle étant très courte, je n’en dirai pas plus si ce n’est que l’auteur a réussi à créer une ambiance mystérieuse et plutôt angoissante. De fil en aiguille, on en vient à sérieusement s’inquiéter pour notre narrateur, tout en tentant de se rassurer : s’il est capable de narrer cette aventure, c’est bien qu’il s’en est sorti. La chute à l’heure actuelle est assez commune, mais elle n’en demeure pas moins efficace. Mais la force de cette nouvelle, du moins pour moi qui adore les belles plumes, est indéniablement le style de cet auteur du XIXe siècle. Un style classique dans ce qu’il y a de meilleur avec cette fluidité teintée d’élégance qui permet de savourer les mots, tout en appréciant l’immersion qu’ils favorisent.

En bref, voici une sympathique nouvelle qui rappelle un peu la tradition des veillées d’antan et qui devrait plaire aux amateurs d’histoires avec des brigands.


  • La Métamorphose de Franz Kafka

La Métamorphose cover art

Lu beaucoup plus jeune suite à une rédaction nous demandant de nous imaginer dans la peau d’un cafard, j’ai eu envie de redécouvrir l’histoire  avec un œil d’adulte, n’ayant pas à l’époque la maturité nécessaire pour comprendre le sous-texte et les différentes critiques sociétales et économiques soulevées par l’auteur.

Et d’emblée, j’ai été frappée par la manière subtile et imaginée avec laquelle il dénonce des choses comme l’aliénation par le travail. À cet égard, la scène d’entrée dans laquelle le narrateur est poursuivi jusqu’à chez lui par un représentant de son patron parce qu’il a un peu de retard est frappante. Complètement absurde, cette scène est presque annonciatrice de la surveillance étroite que subissent actuellement certains salariés, mais elle dénonce aussi parfaitement ce productivisme déshumanisé qu’on attend d’eux. Dans ce cadre, la totale dévotion à son entreprise devient une condition sine qua non pour être un bon salarié, le présentéisme, une exigence, et la maladie, une excuse de fainéant…

Mais ce thème laisse assez vite place à quelque chose de plus pernicieux et vicieux : l’aliénation par la famille. Car si Gregor semble totalement dévoué à sa famille, la réciproque est loin d’être vraie. Ses parents et sa sœur se comportent tout simplement avec lui en parasite, ce qui m’a d’ailleurs un peu fait penser au film coréen du même nom. Ils se reposent complètement sur Gregor pour les faire vivre. Le plus triste, dans cette histoire, c’est que celui-ci semble s’en accommoder et considérer la chose comme normale. Alors même qu’il a perdu contenance humaine et qu’on le néglige, il continue à s’inquiéter pour les siens et à penser à l’avenir de sa sœur. J’imagine qu’il y a des raisons historiques et culturelles à ce comportement, mais pour le lecteur du XXIe siècle , cela ne peut que susciter la plus vive indignation.

Un sentiment qui croît à mesure que sa situation se détériore : plus le temps passe, plus Gregor est laissé à l’abandon et seul face à cette métamorphose dont on ne sait rien, si ce n’est qu’elle a le mérite de dévoiler les plus bas instincts de ses proches. Indifférence puis colère de la part du père, pitié et inquiétude puis ignorance de la part de la mère, soin puis indifférence, voire colère de la part de la sœur. Avec un tel soutien, on en vient à se demander s’il n’est pas préférable pour Gregor de rester dans sa nouvelle condition que continuer à soutenir une famille aussi ingrate. Une famille qui en vient d’ailleurs à prendre une décision révoltante, sans devoir la mettre en place, Gregor leur facilitant, une fois de plus, la tâche. Je n’ai pu m’empêcher de voir dans la fin un acte ultime et douloureux de dévotion d’un jeune homme que sa famille ne méritait clairement pas.

Je ne doute pas qu’il y a encore beaucoup à dire de cette nouvelle qui, en peu de pages, arrive autant à susciter des réflexions qu’à créer la plus vive indignation !

Et vous, certains de ces textes vous tentent-ils ?
Les connaissiez-vous ?

Nouvelles à chute, collectif #ProjetOmbre

N° 59 Nouvelles à chute

Sélectionnée pour la particularité de sa chute, chacune des nouvelles de ce recueil peut vous réserver une surprise si vous vous laissez guider par l’auteur… ou vous entraîner dans un véritable défi intellectuel si vous décidez de ne pas vous laisser surprendre.
Grâce à ces textes contemporains d’auteurs prestigieux, les élèves découvriront avec plaisir le genre de la nouvelle et pourront se familiariser avec les notions propres au récit. Idéal en début d’année de troisième ou de seconde pour motiver les élèves à être attentifs aux moindres indices dès leur première lecture, gageons que ce recueil original les fera également renouer avec un certain plaisir de lecture… Situé en fin d’ouvrage, l’appareil pédagogique complet est suivi d’une interview exclusive d’Anna Gavalda.

MAGNARD (19 novembre 2008) – 101 pages – Poche (5,20€)

AVIS

C’est grâce au Projet Ombre que j’ai eu envie de sortir de ma PAL ce recueil de six nouvelles provenant de six auteurs différents.

  • Happy Meal d’Anna Gavalda :

Un garçon emmène une fille manger à l’extérieur. Dans une chic brasserie ? Non, dans un commun et criard McDonald’s dont le narrateur préfèrerait n’avoir jamais eu à franchir les portes. Mais que ne ferait-on pas par amour ? Alors si la fille veut manger McDo, la fille mangera McDo. N’étant pas une grande amatrice de la célèbre chaîne de restauration rapide, j’ai quelque peu compati au malheur de notre narrateur, bien que son dégoût de l’endroit m’ait quand même semblé excessif ! Au fil des pages, on sent sa volonté de faire plaisir et de rendre heureuse, jour après jour, la personne avec laquelle il partage son repas.

Fichier:Mcdonalds France 2009 logo.svg — Wikipédia

Puis, vient la chute qui m’a totalement prise de court. Oui, il y avait un indice, voire des indices, à côté desquels je suis passée en lectrice trop impatiente que je suis. Mais à bien y penser, si la surprise est totale, je ne peux m’empêcher de ressentir un certain malaise devant la manière dont l’autrice joue sur deux registres différents de l’amour. Pour ma part, ils n’ont rien à faire ensemble et la confusion dans laquelle nous plonge l’autrice flirte dangereusement avec le malsain. Alors, oui la nouvelle est bien écrite, nous trompe et nous sature de sensations, mais je pense qu’il y a des frontières avec lesquelles il est préférable de s’abstenir de jouer.

  • Pauvre petit garçon ! de Dino Buzzati :

Dolfi, surnommé méchamment, et sans une once de compassion, Laitue par les autres enfants, est un petit garçon frêle, chétif et bien solitaire. Mais une petite étincelle d’espoir s’allume en lui quand les autres enfants semblent s’intéresser à son nouveau fusil. Et si ce jouet sans grande valeur lui ouvrait les grandes portes de l’amitié ? Touchante et émouvante, cette nouvelle joue avec nos émotions et notre compassion, l’auteur nous dépeignant le triste de sort d’un enfant de cinq ans dont la différence est moquée et sanctionnée, sous l’indifférence effrayante de sa mère…

Portrait, Enfant, Mains, Cacher

  • Continuité des parcs de Julio Cortàzar :

Je ne connaissais pas du tout cet auteur, mais cette courte nouvelle m’a donné très envie de me plonger dans ses écrits. J’ai adoré la manière dont il mélange amour des livres, éléments de livres policiers et pointe de fantastique. Quant à la chute, elle est remarquable, notamment par ce renversement de situation qu’elle introduit et cette sorte d’histoire dans l’histoire qu’elle nous permet de vivre.

Escalier, Spirale, L'Architecture

  • Lucien de Claude Bourgeyx :

Quelle est cette sorcellerie qui vous fait passer de la béatitude la plus totale à la douleur la plus vive, qui ne peut se vivre qu’au plus profond de son être ? Et si ce n’était pas de la sorcellerie, mais la plus simple des natures ? Difficile d’en dire plus devant une nouvelle aussi courte, si ce n’est que la chute est efficace et amenée avec autant de concision que d’efficacité !

  • Iceberg de Fred Kassak :

Quel drame d’aimer sans être aimé de retour ! Ce n’est pas Bernard qui vous dira le contraire… Épris d’Irène, une femme rencontrée fortuitement, il n’a pas réussi à exprimer ses sentiments et à lui faire comprendre qu’il aimerait dépasser le stade de la simple amitié. Ce dont il rêve lui, c’est d’une vie aux côtés d’Irène. Malheureusement pour lui, il y a Georges, le trop présent et pesant Georges qui empêche Bernard de passer tout son temps libre avec l’élue de son cœur, et ainsi d’accéder à l’état de grâce tant désiré. Mais Bernard, derrière son apparente placidité, n’a pas dit son dernier mot. La guerre est ouverte et tous les coups sont permis !

Iceberg, L'Antarctique, Polaires, Bleu

J’ai apprécié de voir la tension monter crescendo et la manière dont notre vision du protagoniste évolue au fil des mots. La compassion cède à l’effroi devant sa détermination froide et implacable, que rien ne semble pouvoir ébranler. Quant à ma chute, elle est redoutable ! L’illusion avec laquelle l’auteur joue n’est pas sans rappeler un peu celle d’Anna Gavalda, mais en le faisant à travers un personnage extérieur, il évite tout le côté malsain de la démarche.

  • Quand Angèle fut seule de Pascal Mérigeau :

Angèle est contrariée : il est déjà difficile d’enterrer son mari sans devoir en plus croiser la catin du village, qui semble avoir cru bon de faire le déplacement jusqu’au cimetière. Difficile de vous parler de cette nouvelle sans vous en délivrer le thème principal et donc la chute, mais je peux néanmoins vous dire que j’ai apprécié la voie vers laquelle l’auteur nous entraîne. Les années ont beau passer, certaines choses ne changent jamais et demandent parfois que l’on prenne la situation en main… pour le meilleur et pour le pire !


À noter que cet ouvrage étant destiné aux scolaires, il est agrémenté d’un après-texte pour chaque nouvelle avec des questions et quelques rappels, notamment sur les différents types de narration, de poèmes à chute et d’une interview d’Anna Gavalda. Si ce n’est pas ce qui m’intéressait en découvrant ce recueil, j’ai néanmoins feuilleté ces différents ajouts, et plus particulièrement les poèmes.

En conclusion, voici six nouvelles très différentes les unes des autres, mais liées par un certain art de la chute ! Toutes très courtes, elles se lisent avec plaisir et permettent d’aborder différents thèmes allant de la jalousie à l’amour familial en passant par la vengeance. Un recueil simple et agréable à lire qui m’aura donné envie de partir à la découverte de certains auteurs comme Julio Cortàzar, dont j’ai très fortement apprécié le style.

Projet Ombre 2021 : vive les formats courts ! #challengelittéraire

Logo ProjetOmbre

Cette année, c’est OmbreBones qui reprend The Maki Project, un challenge littéraire mettant à l’honneur les formats courts. Le challenge, devenu le Projet Ombre 2021, connaît quelques changements comme l’ajout de missions mensuelles afin de pimenter l’expérience de lecture et stimuler les participants. Un ajout que, pour ma part, je trouve fort sympathique d’autant qu’à l’issue du challenge, quelques livres seront à gagner.

Parmi les différents niveaux proposés, je me suis inscrite au doublé de l’ombre qui consiste à lire au moins deux nouvelles par mois. Un défi qui me semble accessible et pas trop contraignant… À noter également que cette année, vous n’êtes pas obligés de rester cantonnés au domaine de l’imaginaire puisque tous les genres sont acceptés. Une liberté de choix que j’apprécie et qui ouvre le challenge à de nouveaux lecteurs.

Pour toutes les modalités de participation et les inscriptions, je vous invite à découvrir l’article d’OmbreBones qui, je l’espère, vous donnera envie de découvrir un format qui me semble encore peu plébiscité en France même si les choses commencent à évoluer !

Je n’ai pas fait de PAL précise, mais ayant, ces dernières années, accumulé les nouvelles individuelles et les anthologies, je ne devrais pas avoir du mal à trouver de quoi alimenter mes chroniques.

Anthologies nouvelles - Projet Ombre 2021

Pour ceux qui lisent en numérique et qui souhaiteraient participer, mais qui restent frileux à l’idée d’investir dans des formats courts, je vous invite à vous tourner, dans un premier temps, vers les offres gratuites. Par exemple, le webzine l’Indé Panda vous propose régulièrement une sélection de nouvelles dans des genres variés (science-fiction, contemporain, fantasy…). Les textes sont de qualité et m’ont déjà réservé de très bonnes surprises !

Et vous, pensez-vous participer à ce challenge ?

Challenges littéraires auxquels je compte participer en 2021

Lecture, Jeune Fille, Loisirs, Femme

En plus de ma passion pour la préparation de PAL que je ne respecte quasiment jamais, j’ai aussi une légère tendance à être excitée comme un enfant le jour de Noël devant les challenges littéraires. J’ai beau savoir que ce n’est pas raisonnable, que je ne peux pas participer à tout et encore moins en assurer le suivi, c’est plus fort que moi…

Cette année, je me suis donc de nouveau inscrite à plusieurs challenges après avoir pris la bonne résolution (peut-être la seule pour 2021), d’être bien plus rigoureuse dans le suivi. Parce que si en général, en termes de lecture, je valide sans trop de problème la plupart des challenges auxquels je participe, niveau partage de mes chroniques, je suis clairement une très très mauvaise élève.

Mais trêve de bavardages, voici les challenges auxquels je compte participer en 2021 :

  • Le mois des nouvelles : les Miscellanées d’Usva vous propose d’explorer le genre de la nouvelle durant tout le mois de janvier. Je compte piocher dans les nombreux recueils ou nouvelles individuelles que je possède.

  • Challenge voix d’autrices 2021 : cela fait un moment que je n’ai pas participé, mais ce challenge proposé par Arcanes ouvertes me tient à cœur. J’ai opté pour le niveau Aventurière de l’extrême dans lequel un livre valide une catégorie.

  • Challenge de l’imaginaire : ce challenge, c’est l’un des premiers auxquels je me suis inscrite. Je l’avais mis de côté n’étant pas très assidue dans le partage de mes chroniques, mais j’ai fini par avoir envie de retenter l’expérience. N’hésitez pas à vous inscrire sur Ma lecturothèque, vous devriez faire, en cours d’année, de très belles et nombreuses découvertes chez les autres participants.

Je me suis inscrite à l’échelon 3, Immersion dans le vide, consistant à lire au moins 48 livres. Et j’ai opté pour la catégorie A qui permet de lire tous les genres de l’imaginaire sur n’importe quel support. J’ai également pris l’option D consistant à lire au moins trois romans écrits par des grands noms de l’imaginaire. Parmi les noms proposés, mon choix s’est porté sur David Gemmell, Robert Jordan et Robin Hobb. Mais il est toujours possible de changer d’avis en cours de challenge…


Je participe également au Challenge Jeunesse Young adult déjà commencé et participerai évidemment aux grands challenges qui animent chaque année la communauté littéraire (Pumpkin Autumn Challenge, Cold Winter Challenge...). J’attends, enfin, l’annonce de la reconduite ou non de certains challenges auxquels je me suis inscrite en 2020…

Et vous, à quel(s) challenge(s) comptez-vous participer ?

Mini-chroniques en pagaille #28

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Pour cet article mini-chroniques en pagaille, j’ai décidé de vous parler de quatre nouvelles qui, bien que très différentes, m’ont toutes plu.

  • Diplomatie alien, Vincent Ferrique :

Galaxie, Étoiles, Infinity, Cosmos

Un héros se meurt, mais heureusement son fils, Junior, est là pour reprendre la relève et défendre l’humanité du danger extraterrestre qui se dessine. C’est, du moins, ce qu’espérait le paternel parce que dans les faits, notre apprenti héros se pose bien plus en objecteur de conscience et en pacifiste assumé qu’en fier soldat prêt à guerroyer à bord du vaisseau de son père, l’archéon.

Mais cette rébellion, ne risque-t-elle pas d’avoir des répercussions ? En l’envoyant exterminer tout un peuple, le Sénat reproduisait-il seulement la tendance bien humaine à tuer et à s’approprier les ressources d’autrui ou faisait-il preuve d’un sain esprit de conservation ? Pour la savoir, il vous faudra découvrir cette nouvelle qui n’est pas dénuée de rythme ni même d’humour, certains jurons valant leur pesant d’or.

Pour ma part, j’ai apprécié le voyage et la chute qui nous prouve qu’il vaut mieux parfois apprendre à choisir ses combats et à réfléchir avant d’agir. Quant à notre apprenti héros qui ne semble en faire qu’à sa tête, on en vient à se dire qu’il n’était peut-être pas le meilleur choix pour préserver l’humanité. Comme quoi, l’héroïsme, ce n’est pas une affaire de famille !

  • Juste un visage, Rose P.Katell :

Film, Cinéma, Bobine, Rétro

Dans cette nouvelle, on suit un acteur, Eder, en pleine désillusion sur son métier à une époque où « jouer » consiste seulement à prêter ses traits et son corps à des techniciens, qui les capturent avant de les faire travailler pour vous.

Une omniprésence de la technologie qui marque la mort du métier d’acteur tel que des générations l’ont connu, plus personne, ou presque, ne semblant désirer voir de vrais acteurs sur scène ou à l’écran.

Malgré son succès et les encouragements de son manager et ami, Eder ne se sent donc pas à sa place, lui qui rêve d’être enfin jugé sur son talent et non plus sur son physique, son plus gros atout et sa plus grande malédiction… Alors que tout semble perdu, une opportunité inattendue s’offre à lui !

Empreinte de mystère et de questionnements sur la beauté et le physique dans une société qui les portent aux nues, cette nouvelle m’a plu par sa portée et la profondeur d’un personnage que l’on condamne à une superficialité qu’il abhorre. Quant à la fin, elle marque par la manière radicale dont Eder décide de redevenir acteur de sa vie…

Retrouvez les deux nouvelles dans le webzine L’Indé Panda n°8, disponible gratuitement sur Amazon et Kobo 

  • Le Kroc, Anthony Lamacchia

Dernier pensionnaire d’un orphelinat, Alan est bien décidé à quitter cet endroit terrifiant, parce que si personne ne vient l’adopter, l’autre alternative n’est guère réjouissante… Toutefois, un problème se pose : s’enfuir le jour est impossible en raison du personnel médical, et s’enfuir la nuit par la forêt est impossible, sauf à vouloir affronter un danger mortel.

Mais Alan n’a pas dit son dernier mot et avec son fidèle ami imaginaire, une peluche répondant au nom de Charlie, il fomente un plan qui va malheureusement le conduire tout droit dans la gueule du loup, ou ici, du Kroc. Créature terrifiante qui hante la nuit les couloirs de l’orphelinat, le Kroc pourrait symboliser les peurs infantiles, et notamment celle bien connue du noir, sauf qu’il semble bien réel…

Durant cette courte et intense nouvelle, nous suivons la lutte pour la survie d’un enfant qui, armé seulement de son courage et de l’aide de son ami imaginaire, va devoir affronter de terribles dangers, dont l’un qui nous prouve que la monstruosité peut prendre bien des apparences. Pour ma part, j’ai aimé me plonger dans cette ambiance horrifique qui gagne en intensité à mesure que l’on s’approche d’un dénouement, certes pas fondamentalement original, mais diablement efficace.

Quant au style de l’auteur, j’en ai apprécié la fluidité et le côté très immersif. On saluera également la manière dont est gérée la montée en puissance de la tension, de l’angoisse et du suspense, qui donne presque envie de se cacher sous sa couette afin de ne pas être saisi par le Kroc. 

  • Passage, Sam Kolchak

Lyon, France, Ruelle, Tour

Si la société actuelle est déjà frappée de jeunisme, en 2050, le concept prend une tout autre dimension puisque les gens, à partir d’un certain âge, sont tout bonnement éradiqués ! Une solution radicale à laquelle un septuagénaire est bien décidé à échapper. Pour ce faire, il compte sur l’aide d’une personne mystérieuse, à supposer qu’elle existe réellement et qu’elle n’appartienne pas au domaine des légendes urbaines !

L’auteur nous plonge en plein Lyon et le monde secret des traboules qui, comme elles l’ont déjà fait par le passé, offrent un sauf-conduit aux personnes traquées injustement pour des raisons complètement absurdes. Ici, il n’est donc point question de tourisme, mais d’une lutte acharnée pour la survie d’un homme qui va jouer le tout pour le tout afin de continuer à exister.

Si j’ai apprécié le titre qui semble loin d’avoir été choisi au hasard, j’ai surtout pris plaisir à me laisser happer par cette nouvelle menée tambour battant. Notre fuyard va ainsi vivre, en un temps très court, moult péripéties dans ce qui sera, pour lui, l’aventure de la dernière chance. Rythmée et non dénuée de tension, cette nouvelle devrait vous tenir en haleine et vous surprendre par sa chute que j’ai trouvée plutôt bien amenée.

Retrouvez les deux nouvelles dans le webzine L’Indé Panda n°10, disponible gratuitement sur Amazon et Kobo 

Et vous, certaines de ces nouvelles vous tentent-elles ?

In My Mailbox #190

in-my-mailbox1

« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Accrocdeslivres. »


PAPIER

J’ai craqué pour quelques livres, dont deux beaux ouvrages qui me faisaient terriblement envie. J’ai également eu la chance de remporter deux concours…

Couverture Rulantica, tome 1 : L'île secrèteCouverture Poupelle et la ville sans ciel

Utopiales jeunesse 2020Couverture Mille lionsL'asile du Nord , tome 1 : Camille par Paquin

Trois EmpiresEveilMissions Bajnanes (Trois Empires t. 2) eBook: Clerc, Aurora: Amazon.fr

Et je suis ravie d’avoir reçu une contrepartie Ulule que j’attendais depuis un moment…

Celtes-Paronama de l'imaginaire celtique

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?
Certains titres de cet IMM vous tentent-ils ?

Mini-chroniques en pagaille #27

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


  • Holly Ann, tome 1 : la chèvre sans cornes (éditions Casterman ), Kid Toussaint et Servain (chronique oubliée dans mes brouillons depuis un bon moment)

Couverture Holly Ann, tome 1 : La chèvre sans cornes

Je n’ai pas accroché outre mesure aux illustrations, mais j’ai apprécié la subtilité des détails qui permettent à l’auteur de suggérer efficacement certains éléments de l’enquête. Les suggestions étaient d’ailleurs peut-être trop flagrantes, car j’ai deviné assez rapidement deux éléments importants, ce qui ne m’a pas permis d’être surprise du dénouement de l’histoire. J’ai, en outre, un peu regretté qu’une petite présentation de Holly Ann ne soit pas proposée, notamment sur son rôle exact au sein de la ville. Cela ne m’a néanmoins pas empêchée d’apprécier ses qualités d’enquêtrice et d’avoir hâte d’en apprendre plus sur ce personnage qui semble posséder un talent peu commun.

Malgré quelques petits défauts, j’ai parcouru avec plaisir cette BD appréciant d’être immergée dans l’ambiance si spéciale de la Nouvelle-Orléans avec son architecture reconnaissable, sa spécificité géographique, ses rites vaudou, son brassage ethnique, mais aussi, la méfiance vis-à-vis des croyances populaires, le racisme ambiant, la différence de traitement entre les noirs et les blancs… Quant à l’enquête, sans être d’un suspense haletant, elle reste intéressante et permet de voir à l’œuvre le sens de la déduction et les talents d’enquêtrice d’Holly Ann.

  • Un, deux, trois, sorcière ! un livre à compter de Magdalena, illustré par Gwen Kéraval (Flammarion jeunesse, Père Castor)

Un, deux, trois, sorcière!

En grande fan de sorcière, j’ai tout de suite été attirée par cet album jeunesse dont la couverture ne manque pas d’humour. Un humour que l’on découvre tout au long des pages où l’on suit une sorcière qui, en raison du vent qui se déchaîne, perd ses habits et ses accessoires. Adieu chapeau et balai !

L’intérêt de cet album, en plus de faire rire et sourire les lecteurs, est d’apprendre aux enfants à compter jusqu’à dix de manière simple et amusante. Pour ce faire, l’autrice joue sur les répétitions avec un début de phrase qui revient à chaque page et qui permet d’introduire les chiffres les uns après les autres. Humour et répétition, deux outils pédagogiques dont il n’est nul besoin de prouver l’efficacité.

On appréciera également la manière dont les enfants sont sollicités directement en fin d’ouvrage tout comme la chute, autant au sens propre que figuré, qui ne manquera pas de faire son petit effet. Quant aux illustrations pleines de peps, elles font incontestablement partie du charme de ce livre que les enfants devraient prendre plaisir à lire et à relire. Apprendre à compter n’aura jamais été aussi amusant ! 

  • Le mangeur d’écorce, Matth Flagg (Mots & Légendes),

Le Mangeur d’écorce par [Matth Flagg]

À la recherche d’une lecture rapide à lire entre deux romans, j’ai jeté mon dévolu sur cette nouvelle qui m’aura permis d’inaugurer ma Kindle achetée pour lire les trop nombreux livres qui m’attendent sur le cloud d’Amazon. Si j’ai beaucoup apprécié l’ambiance parfaite pour Halloween et la plume de l’auteur aussi fluide qu’immersive, la fin m’a paru quelque peu abrupte. Mais ce sera là mon seul bémol, cette nouvelle m’ayant fait passer un moment de lecture délicieusement frissonnant.

J’ai ainsi pris plaisir à parcourir, aux côtés de Damien, les couloirs de cette maison abandonnée dans laquelle il se réveille après avoir été poursuivi par des élèves de CM2. Abri momentané et bienvenu ou piège qui risque de se refermer inexorablement autour d’un enfant dont le seul tort est d’avoir été traqué par des brutes épaisses ? Très vite, la réponse s’impose à nous. Après tout, peut-on espérer le salut d’une bâtisse dont les propriétaires ont été retrouvés morts, plusieurs années auparavant ?

S’armant de tout son courage et de sa lucidité, qui menace de vaciller à mesure que gagne l’obscurité, Damien va devoir avancer quitte à faire des rencontres plus ou moins sympathiques… L’auteur réussit à faire monter la tension crescendo avec, notamment, un personnage qui se révélera aussi menaçant qu’effrayant ! J’ai ainsi presque eu l’impression d’être moi-même poursuivie par une ombre prise de folie meurtrière. Glaçant !

Je m’arrêterai là, l’histoire étant très courte, mais si le noir ne vous fait pas peur, que les vieilles bâtisses abandonnées mystérieuses vous attirent et que vous appréciez les ambiances délicieusement frissonnantes, cette nouvelle devrait vous plaire.

Téléchargez gratuitement Le mangeur d’écorce sur Amazon.

Et vous, connaissez-vous ces livres ?
Les avez-vous lus ou vous tentent-ils ?

L’univers rêvé, Armand Konan

Eliam a peur d’assumer pleinement sa vocation d’artiste. Il se retrouve alors subitement plongé dans une réalité parallèle façonnée par ses pensées les plus intimes, qui prennent forme sous ses yeux. Pour survivre dans cet « Univers Rêvé », il devra vaincre un ennemi qui n’est autre que la personnification de ses peurs.

Delambe (29 septembre 2019) – 71 pages – Papier (4,50€) – Ebook (2,99€)
Illustration de couverture : Régis Konan

AVIS

La couverture avec cet homme qui semble contempler avec stupéfaction son environnement ainsi que l’imposant gratte-ciel qui se dresse devant lui et le résumé m’ont tout de suite intriguée ! J’ai donc été ravie de me plonger dans cette novella atypique qui explore avec une certaine intelligence les thématiques du rêve, du subconscient, de la confiance en soi, mais aussi de ces peurs qui tendent à nous enchaîner et à nous empêcher d’exploiter tout notre potentiel.

Eliam est un artiste, et plutôt un bon artiste, si l’on en croit une rencontre de fortune et son entourage. Mais comme beaucoup d’artistes, il doute et a du mal à passer cette étape qui lui permettrait d’exposer son travail devant un large public et, peut-être, de briller. Une peur de l’échec qui s’apparente à une peur du succès et de ces changements que la réussite ne manquerait pas d’entraîner dans sa vie et, peut-être, au sein de son entourage pourtant prompt à le soutenir.

D’ailleurs, si j’ai trouvé la dynamique intéressante entre Eliam et ses proches, j’avoue que Quentin m’a paru peut-être manquer d’empathie et de subtilité avec une manière bien à lui de tenter de convaincre Eliam d’exposer ses créations. Or, comme Sacha l’a bien compris, cette grande décision ne peut être forcée, mais doit venir de notre héros lui-même.

Les interrogations d’Eliam, quant à son avenir d’artiste, le conduiront à vivre un véritable cheminement intérieur qui passera par l’exploration d’un monde façonné par ses pensées, ses peurs et ses rêves les plus profonds. J’ai beaucoup aimé le jeu entre rêve et réalité instauré par l’auteur, mais ce que j’ai préféré est son idée de personnifier les peurs d’Eliam qui prennent vies sous nos yeux avec force et réalisme. À titre d’exemple, la peur légitime d’être descendu en flèche par la critique se formalise dans le monde rêvé de notre protagoniste par de véritables flèches lancées par des fantassins bien décidés à imposer leur tyrannie.

Si le texte est plein d’intelligence avec une certaine portée philosophique et métaphorique, l’auteur n’en oublie pas de nous proposer une véritable aventure qui m’a d’ailleurs agréablement surprise par son rythme et la bonne dose d’action qu’elle nous offre. Attendez-vous donc à de véritables combats qu’ils soient physiques ou émotionnels et à beaucoup de mouvements ! Ces scènes d’action, en plus de satisfaire notre appétit pour le divertissement, se révèlent intéressantes dans la mesure où elles nous permettent de mieux comprendre comment fonctionne cette réalité rêvée et de quelle manière Eliam influe sur ses contours…

En résistant et en luttant avec acharnement contre les fantassins, notre héros va évoluer, gagner en confiance et, surtout, commencer à comprendre que le combat nécessite parfois de lâcher les armes… Une évolution particulièrement bien amenée qui ne devrait pas manquer de faire réfléchir les lecteurs à leurs propres peurs et à toutes ces petites phrases d’auto-sabotage dont on peut parfois se marteler l’esprit.

Quant à la plume de l’auteur que je découvre ici, elle m’a beaucoup plu. Élégante, immersive et non dénuée de poésie, elle contribue fortement au plaisir que l’on prend à se laisser emporter par les rêveries d’Eliam.

En résumé, si vous avez envie d’un livre subtil dans lequel « se perdre dans ses pensées et ses rêves » prend tout son sens, L’univers rêvé est fait pour vous. À travers les doutes d’un artiste qui a une grande décision à prendre pour sa carrière, l’auteur aborde avec une certaine intelligence des thématiques comme la confiance en soi et nous prouve qu’affronter ses peurs, c’est aussi parfois faire preuve de lâcher-prise. Atypique, rythmé et plein d’intelligence, voici un petit ouvrage à découvrir.

Je remercie l’auteur de m’avoir envoyé son livre en échange de mon avis. N’hésitez pas à consulter son site pour de plus amples informations.