Mini-chroniques en pagaille #49 : train fantôme, aventure et shojo

De beaux livres Benjamin Lacombe et Harry Potter et des Funko Pop

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques en pagaille me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Au programme de ces mini-avis, un album à l’ambiance macabre permettant d’aborder une thématique difficile, le premier tome d’une BD nous conduisant avec humour sur les traces de l’essence des peurs, et le deuxième et dernier tome d’un shojo.

Le train fantôme de Didier Levy et Pierre Vaquez (illustrations), Sarbacane

Couverture de Le train fantôme de Didier Levy et Pierre Vaquez

Je n’avais aucune idée du sujet de cet album dont la couverture sombre détone nettement dans un rayon jeunesse, c’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de lui donner sa chance. Dans un style qui m’a un peu fait penser à du Tim Burton, l’auteur évoque une thématique sensible et difficile que je n’ai encore jamais croisée dans une œuvre jeunesse : le mal-être adolescent allant jusqu’à l’envie de mourir.

Autant le dire tout de suite, l’histoire est sombre que ce soit au niveau du texte, des illustrations ou des péripéties vécues par une enfant de 8 ans qui tente courageusement de retrouver son grand frère de 17 ans qui a fugué. Trop comme ceci, pas assez comme cela, l’image que Jonas renvoie ne semble pas convenir à ses parents qui le lui font bien comprendre.

Sur la piste de son frère, Lina atterrit dans un train fantôme qui démarre pour la conduire dans une sorte de cauchemar éveillé peuplé de monstres, de squelettes et de macabres bizarreries. Mais au bout de ce voyage étrange, durant lequel on se demande s’il vaut mieux fermer les yeux ou les tenir grands ouverts pour s’y préparer, quelqu’un attend la fillette…

Le Train Fantôme

Il se dégage une poésie morbide des pages et des illustrations de cet album aux allures de film d’animation en noir et blanc qui ne conviendra pas à tous les lecteurs, mais à laquelle j’ai été sensible. Mais j’ai surtout été touchée par le mal-être de Jonas prêt à faire le grand voyage et par sa petite sœur venue lui rappeler qu’il est aimé et qu’il est toujours possible de trouver des étincelles de vie, même éphémères, auxquelles se raccrocher….

En bref, à travers l’amour d’une petite fille pour son grand frère et des monstres faisant écho à ceux meurtrissant le cœur et l’esprit de ce dernier, Didier Levy évoque la thématique difficile du mal-être adolescent. Un mal-être pouvant conduire jusqu’à une tentative de suicide. Dramatique et pourtant porteur d’espoir, Le train fantôme est un album touchant que je ne peux que vous recommander, mais en gardant à l’esprit son ton sombre aux contours étranges et macabres.


L’encyclopédie des peurs, tome 1 : L’Achluophobie de Benoît Broyart et Ewen Blain (illustrations), Jungle éditions

Une encyclopédie répertoriant toutes les peurs humaines et analysant leurs essences… En voilà l’œuvre de toute une vie dont l’intrépide et peu amène Clara Baldamore peut être fière ! Enfin, si son chien Raspoutine n’était pas passé par là, transformant son titanesque travail en un livre gruyère. Heureusement, tout n’est pas perdu. Et si finalement, la visite surprise de sa petite-fille, qui l’avait prodigieusement agacée, était LA  solution à son épineux problème ?

Non sans humour, Benoît Broyart nous permet ainsi de faire la connaissance d’une grand-mère autoritaire, qui tyrannise son fidèle et bien courageux employé, et d’une jeune fille qui se serait bien passée de devoir cohabiter avec cette femme qu’elle n’avait jamais rencontrée. Une femme qu’elle trouve d’ailleurs particulièrement désagréable, Lili n’ayant pas reçu un accueil très chaleureux, ni même poli. Le duo petite-fille/grand-mère est plutôt savoureux, chacune ayant plutôt un fort caractère, mais pas aussi savoureux que les sempiternelles gaffes du pauvre Raspoutine qui commet bêtise sur bêtise.

Mais je vous rassure, celui-ci nous prouvera qu’il peut se révéler aussi fort utile dans la mission de Lili qui a accepté de recueillir l’essence des différentes peurs pour le compte de son aïeule. Et ça première mission la conduira à Mexico sur la piste de l’achluophobie, la peur du noir. Pour ce faire, elle devra utiliser deux inventions dont l’une que je testerais fort volontiers, du moins après quelques précautions d’usage. Arrivée dans un pays étranger et dans une ville où elle ne connaît personne, Lili va devoir faire preuve d’une certaine audace, tout en pouvant compter sur sa chance et Raspoutine qui s’est invité à la fête…

La grand-mère est antipathique au possible, mais j’avoue que son côté caricatural m’a beaucoup amusée, tout comme j’ai apprécié la personnalité de Lili qui se révèle être digne de son aventurière de grand-mère. Débrouillarde et courageuse, elle ne se laisse pas impressionner facilement et encore moins faire, ce qui laisse espérer de tonitruants échanges avec sa tyrannique aïeule !

Ce premier tome permet de poser les bases de l’histoire mais n’en demeure pas moins riche en action. J’ai pour ma part, hâte de découvrir la deuxième mission de notre jeune aventurière qui pourra de nouveau compter sur l’aide de Raspoutine. Quant à savoir si c’est une bonne chose pour elle…


Bloody Secret, tome 2 de Mutsumi Yoshida, Soleil manga

Bloody Secret, tome 2 par Yoshida

Avis sur le tome 1 de Bloody Secret

Le scénario de ce deuxième tome est somme toute classique avec un retournement de situation qui va semer le doute dans l’esprit et le coeur d’Anko. La jeune fille va ainsi découvrir que donner son sang à Yura n’est pas sans conséquence sur la personnalité de ce dernier. Adieu l’élève discret et dormeur, place au flamboyant et charmant vampire qui n’hésite pas à faire étalage de ses crocs en public ! Une situation dont le frère de Yura profite… Il faut dire que la naïveté d’Anko atteint des sommets, ce qui la rend paradoxalement assez attachante.

On se prend d’affection pour cette jeune fille pas très sûre d’elle et encore moins des sentiments qu’elle peut susciter chez Yura. Est-il vraiment attiré par elle ou est-ce seulement son sang si rare qui donne envie au jeune vampire de rester à ses côtés ? Une question qui va devenir essentielle quand une nouvelle élève possédant également un sang rare intègre le lycée. Une élève très fan des vampires dont elle est certaine de l’existence et qui aimerait d’ailleurs beaucoup avoir un petit ami à dents longues…

Si j’ai eu peur du traditionnel rôle de la peste souhaitant semer la zizanie dans le couple principal, j’ai revu mon jugement appréciant la manière dont Mutsumi Yoshida a développé son personnage. Finalement, son seul tort est de ne pas avoir su lire entre les lignes d’une Anko qui a tellement du mal à affirmer ses sentiments qu’elle en vient à jouer un rôle qui lui cause de la peine.

Les illustrations se révèlent, quant à elles, toujours très plaisantes avec des traits ronds et des focus sur les expressions permettant de ressentir les émotions des personnages. Mutsumi Yoshida alterne, en outre, avec efficacité sur les non-dits, les incertitudes et des moments plus doux, parfaits échos des premiers émois amoureux. L’autrice insère également entre les chapitres des gags en quatre cases auxquels je n’ai, en revanche, pas été très sensible…

En bref, dans la lignée du tome précédent, la mangaka nous propose ici une sympathique romance adolescente entre une jeune héroïne plutôt naïve et un jeune homme possédant 10% de sang de vampire. La série ne révolutionne pas le genre, mais elle permet de passer un moment de lecture sympathique et divertissant. Et cerise sur le gâteau, et bien que j’ai eu un petit goût d’inachevé, la série se termine en deux tomes !

Manga lu dans le cadre du Challenge Le Choc des Titans.

Couvertures livre filles vampire

23 réflexions sur “Mini-chroniques en pagaille #49 : train fantôme, aventure et shojo

  1. Le manga devrait plaire à mes filles 😉 et moi soyons franche lol. Et pour le train des cauchemars j’avoue être tentée mais pas sure que je puisse le laisser dans les mains de mon ado assez tendre et sensible. Mais là encore je suis souvent surprise de ces réactions. Bonne semaine.

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