A case of identity, Arthur Conan Doyle

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Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).


 

RÉSUMÉ

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The story revolves around the case of Miss Mary Sutherland, a woman with a substantial income from the interest on a fund set up for her. She is engaged to a quiet Londoner who has recently disappeared. Sherlock Holmes’s detective powers are barely challenged as this turns out to be quite an elementary case for him, much as it puzzles Watson.

The fiancé, Mr. Hosmer Angel, is a peculiar character, rather quiet, and rather secretive about his life. Miss Sutherland only knows that he works in an office in Leadenhall Street, but nothing more specific than that. All his letters to her are typewritten, even the signature, and he insists that she write back to him through the local Post Office. The climax of the sad liaison comes when Mr. Angel abandons Miss Sutherland at the altar on their wedding day

 

AVIS

Dans cette petite nouvelle, nous retrouvons avec plaisir Sherlock Holmes et Watson qui vont faire face au cas de Mary Sutherland. Cette femme est venue consulter le célèbre détective pour une affaire de cœur dont l’issue étrange l’a laissée dans un profond désarroi. En effet, son fiancé, un homme de nature très discrète si ce n’est secrète, a disparu le jour de son mariage ! Contre l’avis de sa famille, elle est donc bien décidée à faire la lumière sur cette histoire et à retrouver son bien-aimé.

Sherlock Holmes va résoudre le mystère autour de cette histoire sans quitter son domicile. Le témoignage de sa cliente et quelques lettres, dont une qu’il va obtenir à l’aide d’un petit stratagème, vont en effet lui suffire pour dénouer le fil d’une histoire qui, même pour le lecteur, n’est pas d’un abord très complexe.

Seul Watson, fidèle à lui-même, ne semble pas capable de saisir les tenants et aboutissants du cas par lui-même. Mais tant mieux puisque cela offre l’opportunité à Sherlock Holmes de détailler son raisonnement et de nous impressionner par son sens de l’observation et de la déduction toujours aussi affûté. Si j’ai assez vite saisi une bonne partie de l’intrigue, j’ai été de nouveau bluffée par la multitude de détails observés par Sherlock. Pressée de connaître le dénouement et de confirmer ou infirmer mon hypothèse, je suis passée à côté de certains détails qui donnent pourtant tout le piquant à l’histoire.

Quant à Mary, on pourrait s’étonner de sa naïveté voire s’en agacer un peu, mais ne dit-on pas que l’amour rend aveugle ? Et puis, au fil de la conversation, on sent parfaitement son besoin de s’échapper d’un cocon familial plus qu’étouffant et de se créer ses propres relations. On ne peut qu’espérer que la prochaine fois, elle s’y prendra un peu mieux en n’accordant pas sa confiance et son amour à un individu rencontré deux fois et dont elle n’ignore presque tout…

Malgré cette naïveté amoureuse qui m’a quand même parfois agacée, je l’ai trouvée très touchante. J’ai, en outre, apprécié sa volonté d’indépendance qui passe notamment par son travail et une tentative de défier l’autorité de ses « parents » ; tentative qui sera utilisée de manière complètement abjecte contre elle. Son aveuglement face à la disparition de son fiancé m’a donc fait de la peine.

D’ailleurs, même Sherlock, qui n’est pourtant pas le plus sensible des hommes, semble réticent à la mettre devant la cruelle vérité. J’avoue que sur ce point, je suis assez mitigée, je comprends l’idée de « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire », mais j’ai la désagréable impression que l’idée dans cette nouvelle serait plutôt « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire aux femmes qui ne sont pas capables d’y faire face ». J’avoue néanmoins que la personnalité de Mary et son aveuglement face à la situation peuvent expliquer le choix de Sherlock. Mais quoiqu’il en soit, il ne semble pas y avoir de happy end possible pour Mary. Mise au courant de la vérité, le sentiment de trahison risque d’être très dur à encaisser et laissée dans le mensonge, sa vie amoureuse s’en verra bouleversée pendant de très longues années.

Ceci ajouté au fait que le justice ne soit pas rendue m’ont quelque peu frustrée en me laissant un goût d’inachevé. C’est peut-être mon côté idéaliste qui parle.

En conclusion, en nous plongeant dans un huis clos assez intimiste, Arthur Conan Doyle nous offre une histoire agréable à lire bien que les fils de son intrigue soit assez faciles à dénouer. Nous prenons de nouveau plaisir à nous émerveiller devant les talents d’observation et de déduction de Sherlock Holmes. Et nous le découvrons, pour la première fois, dans une situation où il est prêt à ne pas donner satisfaction à sa cliente afin de la préserver. Que l’on soit d’accord ou non avec ce choix, c’est une facette du personnage que l’on ne connaissait pas.

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

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11 réflexions sur “A case of identity, Arthur Conan Doyle

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