Throwback Thursday Livresque 72 : Mix and Match

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Mix and Match

Bettie nous propose pour ce premier TTL d’avril un thème très original puisqu’il nous faut faire rencontrer deux personnages appartenant à deux livres différents. Dès la lecture du thème, j’ai su quels personnages j’aurais adoré voir entamer une discussion : Elizabeth Bennet d’Orgueil et préjugés de Jane Austen et notre inimitable Sherlock Holmes de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle.

Deux fortes têtes dont la rencontre n’aurait pas manqué de faire des étincelles ! Intelligente et caustique, notre Lizzie aurait peut-être pu améliorer l’image que se fait Sherlock des femmes… Grâce à son sens de l’observation, j’image également très bien cette femme devenir l’apprenti de notre détective préféré. Imaginez, si en plus de sa compréhension de la nature humaine, Lizzi acquérait des compétences de détective, elle serait définitivement une héroïne badass.

Je ne l’ai pas vu et il n’est pas question de Sherlock Holmes, mais dans cette même idée d’ajouter un côté enquête au roman de Jane Austen, Pemberley attise ma curiosité même si la mention, sous la bande-annonce, que ce film serait une suite d’Orgueil et préjugés me hérisse le poil…

Et vous, quels personnages avez-vous choisis ?

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L’homme à la lèvre tordue, Sir Arthur Conan Doyle

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Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).


C’est aujourd’hui de la nouvelle L’homme à la lèvre tordue que je souhaiterais vous parler. Étant quelque peu en retard dans mes lectures, j’ai lu la nouvelle en français, mais la relirai ce week-end en anglais afin d’être au plus près du texte de l’auteur.

Et comme d’habitude, vous pouvez télécharger gratuitement la nouvelle sur Internet (Amazon, Ebooks libres et gratuits…).

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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Sherlock Holmes enquête sur la disparition de M. Saint Clair, un honorable employé de la City, dont les vêtements ont été retrouvés dans la Tamise. Or sa femme l’a entrevu, criant à la fenêtre d’un hôtel dans un quartier populaire de la ville. Quel est donc le mystère de cette disparition ?

AVIS

Si vous êtes un amateur d’enquêtes policières, vous connaissez le fameux adage « pas de cadavre, pas de meurtre ». Un problème auquel doit faire face Sherlock Holmes qui s’est lancé dans une affaire dont la simplicité n’a d’égale que la complexité. En effet, il a été mandaté par Madame Saint-Clair pour retrouver son mari qui a disparu, dans d’étranges circonstances, sous ses yeux effarés. Si on a bien retrouvé les vêtements de cet homme respectable, il n’en est pas de même pour son corps, ce qui laisse sa femme dans l’expectative de son retour et Sherlock Holmes dans le doute quant au dénouement de son enquête. Son instinct le poussera néanmoins à soupçonner un hideux mendiant, une piste que, vous le découvrirez, se révélera paradoxalement aussi juste qu’erronée.

Je ne m’attarderai pas trop sur cette nouvelle sous peine de vous en gâcher complètement la lecture. Je peux cependant vous dire que l’enquête ne m’a pas particulièrement enthousiasmée. Il se peut que l’absence de cadavre et donc de vrai crime m’ait manqué… Je n’ai pas non plus vraiment ressenti de mystère au sujet de cette intrigue qui, à l’époque de sa parution, était probablement plus surprenante qu’à l’heure actuelle. Elle a au moins le mérite de montrer que les apparences sont trompeuses et que l’appât du gain peut parfois pousser des gens supposément respectables à des comportements peu avouables et peu acceptables.

Le dénouement de l’enquête m’a un peu gênée, car j’ai eu l’impression qu’il reposait sur des préjugés envers une partie de la population peu aisée. Une sorte de stigmatisation peu agréable d’autant qu’elle tend à perdurer. Mais c’est peut-être là un moyen pour l’auteur de justement dénoncer certaines croyances à moins que, comme souvent, je ne me pose bien trop de questions. J’ai, en outre, trouvé le comportement d’un des personnages particulièrement odieux. J’ai donc été déçue qu’il s’en sorte si bien d’autant que c’est en grande partie grâce à Sherlock. Je me réconforterai en me disant que la disgrâce a au moins été épargnée à des personnes innocentes…

L’histoire, si elle ne m’a pas tenue en haleine, n’en demeure pas moins intéressante dans la mesure où elle permet aux lecteurs de se faire une image différente de Watson et de Sherlock. Le docteur nous apparaît, en effet, beaucoup plus proactif et téméraire que dans les autres nouvelles. En quête d’aventure et d’action, il n’hésitera d’ailleurs pas à se rendre dans un endroit malfamé pour ramener un homme chez lui afin de rassurer sa femme morte d’inquiétude. De la même manière, il sautera sur l’occasion offerte par Sherlock pour participer à son enquête après s’être débarrassé prestement de sa mission initiale. J’avouerai avoir particulièrement apprécié cette nouvelle version de Watson qui, pour une fois, est mis sur le devant de la scène pendant quelques pages.

Quant à Sherlock, il semble bien moins sûr de lui que d’habitude. C’est d’ailleurs étrange de ne pas le voir fanfaronner et se moquer de l’incapacité de Watson à comprendre les tenants et aboutissants de l’enquête. Au contraire, il n’hésitera pas à confesser être dans le brouillard et à requérir l’aide de son ami pour y voir plus clair. Pour la première fois depuis que je lis les aventures de Sherlock, j’ai eu l’impression de voir quelqu’un qui accepte ses limites et qui les reconnaît malgré le déplaisir que cela lui procure. Une autre image du célèbre détective que j’ai eu plaisir à découvrir, car cela le rend plus humain et plus proche de nous. Je confesserai néanmoins préférer le Sherlock tout-puissant que l’on connaît. L’honneur est heureusement sauf puisqu’il finira bien par dénouer le fil de cette étrange affaire.

En conclusion, cette nouvelle nous conduira sur les traces d’un homme qui, derrière son vernis de respectabilité, a quelques secrets à cacher. Mais cette histoire a surtout le mérite de nous offrir une autre image du détective et du docteur et, le temps d’une aventure, d’atténuer la distance intellectuelle et les différences de tempérament qui peuvent exister entre nos deux compères. Bien que différentes des autres, L’homme à la lèvre tordue est donc une enquête qui ne manque pas de charme.

Découvrez les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

In My Mailbox : Book haul Noël, mais pas que…

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A noël, j’ai reçu un certain nombre de livres et quelques autres objets qui ne sont pas, pour la plupart, sans rapport à des univers livresques que j’affectionne. Je vous en propose donc un petit aperçu.

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

A l’exception du sac Alice que j’avais demandé à mon frère, tous les cadeaux suivants sont de merveilleuses surprises venant de ma belle-sœur, de Satoru (qui a fait des folies) et de June.

J’adore ce sac Alice et ses motifs en relief que je porte en alternance avec un sac à main plus sobre et plus passe-partout. A voir dans le temps, mais la qualité me semble au rendez-vous. Sa relative petite taille m’oblige à faire le tri dans mon bazar et à n’emporter que le strict minimum, un bon point donc pour moi qui transporte systématiquement la moitié de mon appartement avec moi…

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Je suis sous le charme de cette boîte à bijoux musicale Alice, offerte par ma belle-sœur, dont j’ai oublié de vous prendre une photo de l’intérieure où est présente une ballerine qui danse… Elle était accompagnée d’un joli collier et d’une paire de boucles d’oreille.

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Satoru m’a mis des étoiles plein les yeux avec sa magnifique carte 3D !

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Puis, elle a réveillé mon âme d’enfant avec un porte-clefs que je convoitais, celui du mignon Chessur.  Et j’ai eu la chance d’en recevoir un autre de la part de June. Mon addiction à Alice serait-elle donc si transparente ? Je suis super contente, car c’est le genre d’accessoires que je pourrais posséder en dizaine d’exemplaires sans jamais m’en lasser. Mes deux bibliothèques ont donc chacune la chance d’accueillir Chessur.

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Et, gros coup de cœur pour cet album offert par Satoru et qui était dans ma whis-list depuis sa parution. Les dessins sont justes adorables !

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SHERLOCK HOLMES

Satoru, June et moi avons entrepris la lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Unies par notre amour pour ce détective, elles m’ont chacune gâtée en m’offrant des livres relatifs à son univers.

June m’a ainsi offert le second tome d’un manga que tout fan de la série Sherlock Holmes se doit de posséder. Je ne l’ai que feuilleté n’ayant pas encore lu le premier tome, mais j’ai hâte de le découvrir. Et puis, regardez-moi cette couverture !

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Et Satoru m’a fait une superbe surprise avec le coffret des deux premiers tomes d’une série que je ne me rappelle pas avoir déjà croisée.

 

Après avoir nourri mes yeux, Satoru s’est attaquée à mon estomac avec des gourmandises que je partagerai bien sûr avec monsieur. Il a été effaré de voir ces livres débarquer à la maison, mais enchanter de découvrir de quoi faire quelques séances grignotages. Chacun ses priorités, vous me direz…

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HARRY POTTER ET FANTASTIC BEASTS

Ma mère m’a gâtée avec ces superbes ouvrages que l’on peut aisément qualifier d’articles de collection tellement la fabrication est soignée.

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AUTRES OUVRAGES

Ma sœur connaissant mon amour pour les chats m’a offert un livre que je ne connaissais pas, mais qui regorge de photos rigolotes.

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BIG BEN !

Je ne suis pas une fan inconditionnelle de La Belle et la Bête, mais j’adore certains accessoires comme la théière Mme Samovar, le chandelier Lumière ou encore le superbe Big Ben que M. m’a offert. Pour ceux qui se poseraient la question, il fonctionne et reste relativement silencieux. C’est une totale surprise qui m’a fait plus que plaisir puisque je lorgne sur cette adorable pendule depuis une éternité. Il me reste à réorganiser ma bibliothèque consacrée à mes théières et tasses, mais en attendant, Big Ben s’est fait sa place. N’est-il pas bien entouré ?

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J’ai oublié de prendre certains cadeaux en photo, car arrivés un peu plus tard, mais je tenais à remercier ma famille et mes amis pour leurs présents qui m’ont comblée de bonheur.

Et je voulais remercier doublement Satoru et June, deux personnes adorables et passionnées rencontrées sur la toile. Alors que nous ne nous connaissons pas depuis très longtemps, elles ont quand même tenu à m’offrir des cadeaux de Noël. Une attention qui me touche évidemment beaucoup. Mais ce qui m’a le plus émue, c’est de voir à quel point elles ont réussi à mieux me cerner que des personnes que je connais pourtant depuis beaucoup plus longtemps. Alors, merci les filles de m’avoir montré que l’amitié dépasse les frontières, même virtuelles !

Et vous, avez-vous reçu des livres pour Noël ?

The Five Orange Pips, Sir Arthur Conan Doyle

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Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc retrouver, chaque mois, nos avis respectifs sur un roman ou une nouvelle de l’auteur.


C’est à la nouvelle The Five Orange Pips (Les cinq pépins d’orange) que Florence, June et moi nous attaquons ce mois-ci. Comme à chaque fois, vous pouvez la télécharger gratuitement sur le net.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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John Openshaw visits Baker Street to consult Sherlock Holmes as to the mysterious deaths of both his uncle and father upon the arrival of letters containing five dried orange pips and bearing the mark ‘K.K.K.’. The young gentleman further relates that he too has received a similar envelope with instructions to surrender some papers. Holmes quickly deduces that his client faces imminent danger from a secret society in America.

AVIS

Un soir de tempête, John Openshaw, un jeune homme plutôt bien apprêté, vient s’entretenir avec Sherlock Holmes d’un problème qui le ronge. C’est ainsi que Watson, profitant du voyage de sa femme pour passer quelques jours chez son ami, et Sherlock découvrent l’étrange « malédiction » qui semble peser sur la famille Openshaw. Malédiction plutôt sérieuse puisqu’elle a déjà entraîné la mort de l’oncle et du père du jeune homme. Mais le point qui interpelle Sherlock est que, peu de temps avant de passer l’arme à gauche, les deux hommes ont reçu une enveloppe contenant cinq pépins d’orange, une phrase sibylline et le sigle K.K.K… Et malheureusement pour lui, John a reçu le même genre d’enveloppe/avertissement.

Cette nouvelle fait une trentaine de pages ce qui ne nous laisse pas vraiment le temps de nous attacher au jeune homme. Et, pourtant, au fur et à mesure de son récit, je n’ai pas pu empêcher une boule d’angoisse se former au creux de mon estomac. Connaître le danger encouru par John m’a vraiment angoissée un peu comme si le personnage était réel et faisait partie de mes connaissances. Cette angoisse a été renforcée par le fait qu’Arthur Conan Doyle a particulièrement soigné l’atmosphère de sa nouvelle. La tempête extérieure semble ainsi faire écho à celle vécue par le jeune homme voire, plus tard dans le récit, à la tempête intérieure de Sherlock face au décès de son client. Car oui, comme l’avait craint Sherlock prévenu trop tard de ce mystérieux cas, John Openshaw va périr malgré sa tentative de le sauver. Situation que le célèbre détective va avoir du mal à vivre.

L’histoire de l’enveloppe et de son étrange contenu est intéressante et assez mystérieuse, mais l’enquête est finalement très vite bouclée et ne permet pas à Sherlock de briller ni de montrer l’étendue de son talent. Son intérêt réside ailleurs ! En effet ce qui est vraiment captivant dans cette nouvelle, c’est de voir se fendre le masque d’impassibilité de Sherlock. Même s’il prétexte une blessure d’orgueil, la mort de John alors que ce dernier était venu lui demander son aide va vraiment l’affecter au point de le pousser à vouloir obtenir vengeance. Et cette envie de se venger le rend très très humain… Je crois que cette nouvelle est d’ailleurs celle où je me suis sentie le plus proche du détective. J’ai complètement compris sa colère face à la mort de son client, son sentiment d’échec et son envie de punir les coupables.

Quant à la fin, j’avouerai qu’elle m’a laissé un goût assez amer avec un sentiment désobligeant d’inachevé. En effet, Sir Arthur Conan Doyle joue avec les nerfs de ses lecteurs en proposant une fin qui laisse planer le doute. Pour ma part, j’ai préféré considérer que les meurtriers ont été, d’une certaine manière, punis pour leurs crimes. J’aurais préféré qu’ils soient jugés en bonne et due forme, mais je me contenterai d’une punition à l’aura presque divine.  Enfin, si je comprends que le Klu Klux Klan, organisation regroupant des personnes à l’intellect plutôt limité prônant la « suprématie de la race blanche », ne soit pas le vrai enjeu de cette nouvelle, j’aurais néanmoins aimé qu’elle soit un peu plus exploitée… J’ai, en revanche, apprécié la ferme condamnation de cette organisation par l’auteur.

En conclusion, désacralisé dans une enquête où il n’a pas eu vraiment besoin de mettre en œuvre sa capacité d’analyse, et rendu humain par les émotions qu’il exprime, Sherlock se révèle ici assez proche du commun des mortels. Une nouvelle vision du célèbre détective qui a rendu, pour ma part, la lecture de cette nouvelle passionnante et passionnée.

DÉCOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.

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Le mystère de la vallée de Boscombe, Sir Arthur Conan Doyle

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Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr). A noter que toutes les aventures du célèbre détective sont téléchargeables gratuitement sur Internet.


J’ai exceptionnellement lu cette nouvelle en français, mais je prévois une relecture à la fin du mois en anglais.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

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En 1888, Sherlock Holmes et Watson sont dépêches au Val Boscombe afin d’enquêter sur la mort de Charles McCarthy. L’inspecteur Lestrade, de Scotland Yard, est persuadé que celui-ci a été tué par son fils James, tant les preuves contre lui sont accablantes. Cependant, Holmes n’est pas convaincu par l’enquête de Lestrade et parvient à une conclusion différente.

AVIS

Sur l’insistance d’une lady bien décidée à faire innocenter son ami, l’inspecteur Lestrade fait appel à Sherlock pour résoudre une enquête : le meurtre de Charles McCarthy. Pour l’inspecteur, le coupable est déjà tout trouvé, toutes les preuves accablant le propre fils de la victime. Or, Sherlock convaincu que plus les affaires semblent simples, plus la recherche du coupable se révèle difficile, n’adhère pas à la conclusion de Lestrade.

Dès le début de l’enquête, il apparaît évident que la situation est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air, et que le fils n’est pas le meurtrier. C’est évident sauf pour Lestrade qui reste persuadé de la simplicité du cas et qui ne va donc pas plus loin dans la recherche du coupable. Si le rôle de Lestrade dans l’enquête est nul, sa présence offre à Sherlock l’occasion de briller par rapport à cet inspecteur qui, bien que de Scotland Yard, donne l’impression d’un certain amateurisme ; chose que Sherlock  n’hésitera pas à lui faire comprendre…

Quant à l’identité du meurtrier, je l’ai devinée très tôt dans le récit. Bien que l’effet de surprise ne fut pas au rendez-vous, j’ai pris quand même grand plaisir à suivre le déroulement de l’enquête menée d’une main de maître par Sherlock. J’apprécie d’ailleurs toujours autant de découvrir son raisonnement et les déductions qu’il en tire. Une fois expliqué, tout semble à chaque fois d’une irrémédiable logique alors que le lecteur, à l’instar de Lestrade ou de Watson, serait bien incapable de mettre en application la méthode Sherlock basée sur l’observation minutieuse de chaque détail.

En parlant d’observation, j’ai adoré une scène particulièrement cocasse où Sir Arthur Conan Doyle applique au pied de la lettre l’expression être un fin limier. On ne peut qu’imaginer parfaitement Sherlock dans la peau d’un chien policier à l’affût du moindre indice !

Enfin, de nouveau, nous voyons Sherlock Holmes prendre quelques libertés avec la notion de justice. Bien qu’il connaisse le coupable et ses motivations, il choisit de ne pas dévoiler son identité aux yeux de la justice tant que la vie de James McCarthy n’est pas en danger. C’est que derrière cette condescendance avec laquelle Sherlock semble considérer à peu près tout le monde, on aurait presque le sentiment que bat un cœur ! Par son silence, il permet en effet à deux individus de ne pas souffrir du passé de leur ascendant… et à un meurtrier de ne pas bouleverser la vie d’une personne qu’il aime pour des erreurs de jeunesse. Son silence pose évidemment des questions d’éthique, mais il permet de rendre le personnage plus humain auprès des lecteurs.

A noter que comme dans A study in Scarlet, l’auteur aborde ici le thème du passé et des conséquences que celui-ci peut avoir dans le présent. C’est peut-être cette similitude qui m’a permis de très vite deviner certains éléments de l’enquête…

En conclusion, Le Mystère de la vallée de Boscombe est une nouvelle plaisante à lire. Si l’intrigue en soi n’a rien de palpitante, elle nous permet de retrouver l’inspecteur Lestrade, de voir Sherlock Holmes en action loin de son fief et de s’émerveiller devant la capacité du détective à tirer de chaque détail de brillantes conclusions.

Retrouvez les avis de Satoru Kudo et de June&Cie

 

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C’est le premier, je balance tout ! Septembre 2017

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C’est le 1er, je balance tout est un nouveau RDV livresque mensuel créé par Allez vous faire lire. Son objectif est de « remettre au centre de sa pratique de la blogosphère la notion de partage qui unit la toile « . Pour ce faire, il vous suffit de partager des informations en fonction de 4 catégories.


1) Le Top & Flop de ce que vous avez lu le mois-dernier

Ce mois de septembre a été le mois des lectures en demi-teinte même s’il n’y a qu’un roman que je placerais dans la catégorie des Flop :

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Heureusement, deux livres sont venus me redonner le sourire et me rendre ma bonne humeur :

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« Aimer ce qui est présente une démarche étonnamment simple et pourtant d une incroyable efficacité pour se libérer du stress et mieux vivre sa vie.

« Ce n est pas la réalité qui nous fait souffrir, nous dit Byron Katie, mais nos pensées sur la réalité. »

Le Travail de Byron Katie, fondé sur quatre questions simples et profondes à la fois, permet à chacun de se libérer des illusions et des limites du mental qui nous bloquent l accès à la
sérénité, à l amour et à la joie de vivre.

Aimer ce qui est est organisé comme un manuel pratique qui vous guidera pas à pas pour découvrir et mettre en pratique le Travail pour vous-même.

Un DVD de plus de 2 heures en français présente le Travail en action. »

  • Les chats de Siné

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« J’adore les chats. J’ai beaucoup de points communs avec eux : ils sont beaux, intelligents et racés… comme moi. Paresseux, ils passent plus de la moitié de leur temps à dormir. Moi aussi. Langoureux, ils raffolent de papouilles, surtout sur le ventre. Ils ont huit seins, j’en ai moins, mais je ronronne autant qu’eux quand ma maîtresse me les caresse tendrement.

Et puis, surtout, ils sont foncièrement anarchistes : alors qu’il existe des chiens policiers, jamais aucun chat au monde n’accepterait d’exercer ce foutu métier. Moi non plus. Vive les chats ! »

2) Chroniques d’ailleurs lues le mois dernier

  • Pour commencer, je vous invite à lire l’avis de PatiVore sur un livre dont l’illustration devrait plaire aux amoureux des minets : Les mémoires d’un chat.

indexUn chat de gouttière au franc-parler et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d’un immeuble de Tokyo. Pour rien au monde il ne troquerait sa liberté contre le confort d’un foyer. Mais le jour où une voiture le percute, il est contraint d’accepter l’aide de Satoru, un locataire de l’immeuble, qui le soigne, lui attribue un nom – Nana – et lui offre la perspective d’une cohabitation durable. Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Anxieux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d’anciens camarades d’études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors pour les deux compères une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d’occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler – à sa manière féline – maints aspects de la société japonaise. Prenant et surprenant, profond et plein d’humour, Les Mémoires d’un chat est un beau roman sur l’adoption, l’amitié, et la force des liens qui unissent l’homme et l’animal.

  • Je vous propose ensuite de lire la chronique de Lily lit sur Neverland de Timothée de Fombelle.

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« Je suis parti un matin d’hiver en chasse de l’enfance. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. “Regarde, elle est là, tu la vois ?”Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. Mais c’était le vol d’un papillon obscur à l’intérieur, le frôlement d’ailes invisibles dont je ne retrouvais qu’un peu de poudre sur mes bras au réveil. »
Neverland est un retour au pays d’enfance, un irrésistible voyage vers ces hauts territoires perdus que nous portons tous en nous.
Après ses immenses succès en littérature jeunesse (Tobie Lolness, Gallimard, 2006 ; Vango, Gallimard, 2010 ; Le Livre de Perle, Gallimard, 2014), Timothée de Fombelle signe ici son premier livre pour les adultes.

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Herschel Grynszpan est plus quun simple fait divers du mois de novembre 1938 ; Herschel Grynszpan servit de prétexte au déclenchement dune des nuits les plus terribles dAllemagne, la Nuit de cristal ; Herschel Grynszpan personnifia le complot juif international aux yeux des plus hauts dignitaires nazis ; Herschel Grynszpan fut au coeur dun procès dont la politique et la diplomatie pesèrent autant, voire plus, que le droit ; Herschel Grynspan fut le premier prisonnier livré par Vichy aux Allemands car, à bien des égards, il a pu être considéré comme le premier Résistant juif de France.

3) Liens adorés hors chronique littéraire

  • On file chez June & Cie, notre dragon préféré, pour baver devant son récit de la Convention Sherlocked.

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  • Parce qu’on a tous plus ou moins gardé notre âme d’enfant et notre capacité à nous émerveiller (enfin, je l’espère), on se précipite sur le blog Chibi Geeky où de belles photos de l’exposition Disney Sand Magic  vous attendent.
  • Enfin, on teste nos connaissances littéraires en participant au Quiz sur les classiques proposé sur le blog The Eden of Books.
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Photo du blog The Eden of Books

4) Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

  • Je suis partie en vacances avec mon frère, ma belle-sœur et ma petite nièce en abandonnant mon compagnon, qui n’a pas pu poser de congés, à la maison. C’est peut-être bête, mais il y a encore deux ou trois ans, je me serais sentie trop coupable pour le faire…
  • J’ai appliqué la méthode du livre Aimer ce qui est pour ne pas râler une seule fois malgré le mauvais temps qui a marqué les vacances. Et ne pas me plaindre m’a permis de passer de très bonnes vacances d’autant que malgré la pluie, nous ne nous sommes pas ennuyés un seul instant trop occupés à divertir un petit monstre de 19 mois plein d’énergie.
  • J’ai réussi à refuser une sortie pour des raisons morales : je ne suis pas allée au zoo avec mes compagnons de vacances, car j’ai de plus en plus de mal à supporter de voir des animaux sauvages enfermés. Je suis encore partagée sur la question, car je comprends le plaisir des gens à voir de majestueux animaux en vrai. J’aurais d’ailleurs adoré voir ma nièce des étoiles plein les yeux devant l’enclos des tigres ou des lions. Mais je ne peux m’empêcher de trouver la situation injuste. A quel point les animaux doivent souffrir pour notre plaisir ? Je ne dis pas que je ne retournerai jamais au zoo, mais c’est quelque chose que je préfère éviter au maximum.

Et vous, que retenez-vous de votre mois de septembre ? Des articles à partager ?

A case of identity, Arthur Conan Doyle

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Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc suivre l’avis, chaque mois, des membres de notre Dream Team (en toute modestie, bien sûr).


 

RÉSUMÉ

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The story revolves around the case of Miss Mary Sutherland, a woman with a substantial income from the interest on a fund set up for her. She is engaged to a quiet Londoner who has recently disappeared. Sherlock Holmes’s detective powers are barely challenged as this turns out to be quite an elementary case for him, much as it puzzles Watson.

The fiancé, Mr. Hosmer Angel, is a peculiar character, rather quiet, and rather secretive about his life. Miss Sutherland only knows that he works in an office in Leadenhall Street, but nothing more specific than that. All his letters to her are typewritten, even the signature, and he insists that she write back to him through the local Post Office. The climax of the sad liaison comes when Mr. Angel abandons Miss Sutherland at the altar on their wedding day

 

AVIS

Dans cette petite nouvelle, nous retrouvons avec plaisir Sherlock Holmes et Watson qui vont faire face au cas de Mary Sutherland. Cette femme est venue consulter le célèbre détective pour une affaire de cœur dont l’issue étrange l’a laissée dans un profond désarroi. En effet, son fiancé, un homme de nature très discrète si ce n’est secrète, a disparu le jour de son mariage ! Contre l’avis de sa famille, elle est donc bien décidée à faire la lumière sur cette histoire et à retrouver son bien-aimé.

Sherlock Holmes va résoudre le mystère autour de cette histoire sans quitter son domicile. Le témoignage de sa cliente et quelques lettres, dont une qu’il va obtenir à l’aide d’un petit stratagème, vont en effet lui suffire pour dénouer le fil d’une histoire qui, même pour le lecteur, n’est pas d’un abord très complexe.

Seul Watson, fidèle à lui-même, ne semble pas capable de saisir les tenants et aboutissants du cas par lui-même. Mais tant mieux puisque cela offre l’opportunité à Sherlock Holmes de détailler son raisonnement et de nous impressionner par son sens de l’observation et de la déduction toujours aussi affûté. Si j’ai assez vite saisi une bonne partie de l’intrigue, j’ai été de nouveau bluffée par la multitude de détails observés par Sherlock. Pressée de connaître le dénouement et de confirmer ou infirmer mon hypothèse, je suis passée à côté de certains détails qui donnent pourtant tout le piquant à l’histoire.

Quant à Mary, on pourrait s’étonner de sa naïveté voire s’en agacer un peu, mais ne dit-on pas que l’amour rend aveugle ? Et puis, au fil de la conversation, on sent parfaitement son besoin de s’échapper d’un cocon familial plus qu’étouffant et de se créer ses propres relations. On ne peut qu’espérer que la prochaine fois, elle s’y prendra un peu mieux en n’accordant pas sa confiance et son amour à un individu rencontré deux fois et dont elle n’ignore presque tout…

Malgré cette naïveté amoureuse qui m’a quand même parfois agacée, je l’ai trouvée très touchante. J’ai, en outre, apprécié sa volonté d’indépendance qui passe notamment par son travail et une tentative de défier l’autorité de ses « parents » ; tentative qui sera utilisée de manière complètement abjecte contre elle. Son aveuglement face à la disparition de son fiancé m’a donc fait de la peine.

D’ailleurs, même Sherlock, qui n’est pourtant pas le plus sensible des hommes, semble réticent à la mettre devant la cruelle vérité. J’avoue que sur ce point, je suis assez mitigée, je comprends l’idée de « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire », mais j’ai la désagréable impression que l’idée dans cette nouvelle serait plutôt « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire aux femmes qui ne sont pas capables d’y faire face ». J’avoue néanmoins que la personnalité de Mary et son aveuglement face à la situation peuvent expliquer le choix de Sherlock. Mais quoiqu’il en soit, il ne semble pas y avoir de happy end possible pour Mary. Mise au courant de la vérité, le sentiment de trahison risque d’être très dur à encaisser et laissée dans le mensonge, sa vie amoureuse s’en verra bouleversée pendant de très longues années.

Ceci ajouté au fait que le justice ne soit pas rendue m’ont quelque peu frustrée en me laissant un goût d’inachevé. C’est peut-être mon côté idéaliste qui parle.

En conclusion, en nous plongeant dans un huis clos assez intimiste, Arthur Conan Doyle nous offre une histoire agréable à lire bien que les fils de son intrigue soit assez faciles à dénouer. Nous prenons de nouveau plaisir à nous émerveiller devant les talents d’observation et de déduction de Sherlock Holmes. Et nous le découvrons, pour la première fois, dans une situation où il est prêt à ne pas donner satisfaction à sa cliente afin de la préserver. Que l’on soit d’accord ou non avec ce choix, c’est une facette du personnage que l’on ne connaissait pas.

DECOUVREZ les avis de Florence du blog Satoru Kudo et de June du blog June & Cie.