Le fantôme arménien, Laure Marchand, Guillaume Perrier et Thomas Azuélos.

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Le fantôme arménien est un reportage, sous forme de BD, de Laure Marchand, Guillaume Perrier et Thomas Azuélos paru aux éditions Futuropolis. Découvert par hasard dans les rayons de la bibliothèque, je l’ai emprunté en premier lieu pour mon compagnon marseillais d’origine arménienne et dont le nom arménien est le même que celui du protagoniste.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est l’histoire d’un réveil ou, selon les mots de Varoujan, d’un véritable «saut dans le réel». Jusqu’en 2013, Varoujan n’avait jamais envisagé d’aller en Turquie, au risque de «piétiner les ossements de ses ancêtres». Le voyage jusqu’à cet «Auschwitz à ciel ouvert» n’est pas seulement un pèlerinage. Varoujan et sa femme Brigitte partent à la rencontre des descendants des Arméniens qui sont restés en Turquie en 1915 et qui ont réchappé au massacre. Car aujourd’hui ces Arméniens kurdes, turcs, alévis, musulmans, sortent de l’ombre, racontent leur histoire et aspirent à retrouver une identité perdue dans un pays qui continue de nier officiellement, cent ans après, le génocide.

  • Album: 128 pages
  • Editeur : Futuropolis (2 avril 2015)
  • Prix : 19€

AVIS

Tout d’abord, contrairement à mes habitudes, j’ai rédigé cette chronique quelques semaines après la lecture de l’album. La raison en est simple, j’ai été tellement touchée par les protagonistes qu’il m’a fallut prendre un peu de temps pour pouvoir en parler.

Bien que je connaisse les grandes lignes du drame que fut le génocide arménien, je regrette une certaine méconnaissance du sujet. Ce roman graphique, très bien documenté, m’a permis d’en apprendre un peu plus. Néanmoins,  je rassure les personnes hermétiques aux livres d’histoire, Le fantôme arménien n’est pas un manuel scolaire. C’est avant tout un livre émouvant qui vous présente, à travers un couple d’origine arménienne, se rendant pour la première fois en Turquie, les blessures toujours fortement ancrées chez les descendants des arméniens décimés dans une quasi indifférence mondiale. A travers le récit, se pose également la question de l’identité arménienne.

Ma chronique est volontairement courte car je pense sincèrement que pour apprécier la valeur de cette BD documentaire, il est nécessaire de la découvrir par soi-même. Au-delà du récit, vous serez sûrement happés par le talent du dessinateur qui a su  saisir, à travers ses dessins, les émotions des protagonistes et traduire en images les différents environnements et ambiances du récit.

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MA NOTE : 4,5/5

En résumé, Le fantôme arménien est un livre riche en émotions qui aborde le génocide arménien mais pose également la question de l’identité arménienne plus de cent ans après ce drame. Aborder ce difficile sujet en BD permet de le rendre un peu moins « lourd » et de le rendre accessible à un plus grand nombre. Quant aux illustrations, en plus de donner corps au récit, elles permettent d’humaniser ce drame.

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