Save our souls – Tome 1 : Sans attache, Elle Guyon

J’ai lu Save our souls : Sans attache d’Elle Guyon dans le cadre du Prix des auteurs inconnus, le roman concourant dans la catégorie Young Adult.

PRÉSENTATION

Sous une écharpe élimée et un blouson trop grand pour lui, Aldric s’obstine à cacher aux autres lycéens sa vie de marginal. Mais une succession de mauvais choix le précipite vers une issue fatale. Loin d’en avoir conscience, il agresse même la seule personne capable de modifier son avenir, la jeune Riane. Épaulée par son gardien, un immortel, celle-ci tente le tout pour le tout pour défier le destin et lui sauver la vie, car c’est la survie de sa propre âme qui est en jeu… Mais comment mener sa mission à bien quand celui que vous devez protéger se rebelle et quand votre allié vous cache des informations capitales ? Et si ce qui s’est passé il y a près de trois cents ans était la clé de la réussite ?

Auto-édition (1 décembre 2017) – 222 pages – Ebook (2,99€) – Broché (13€)

AVIS

En voyant la couverture et le titre, j’ai eu un peu peur de tomber sur l’une de ces romances malsaines à la vogue auxquelles j’ai beaucoup de mal à adhérer. Mais que nenni ! Il est bien ici question de sauver un jeune homme perdu, mais l’autrice nous épargne les clichés et les bons sentiments.

Riane désire ardemment sauver la vie d’Aldric, mais pas par bonté d’âme ou un amour inconditionnel pour un individu qu’elle vient de rencontrer. Non, Aldric est sa mission et sauver sa vie, c’est le seul moyen de sauver sa propre âme. La mission se révélera néanmoins assez périlleuse, le jeune homme étant un aimant à ennuis. Il faut dire que contraint de vivre dans rue, il est loin d’avoir la vie d’un lycéen lambda. Quand ses petits camarades peuvent se permettre une certaine futilité, Aldric doit lui s’assurer de trouver de quoi manger tout en veillant à ne pas se faire voler ses maigres possessions.

On ne tombe néanmoins jamais dans le pathos ce qui tient en partie au sale caractère de ce lycéen qui a érigé, autant par honte que nécessité, des barrières tout autour de lui. Si ces dernières suffisent à tenir éloigner ses anciens amis de sa vie de marginal, elles cèderont petit à petit face à la pugnacité de Riane qui est bien décidée à remplir sa mission. Elle n’a de toute manière pas le choix, aucune seconde chance ne lui sera accordée…

Dès le début du roman, l’autrice insuffle un certain mystère à son récit ne distillant qu’au compte-gouttes les informations sur Riane et sur les autres personnages gravitant autour d’elle à l’instar de son gardien, Gebrail, et du meilleur ami de ce dernier, Jeremy. Nous apprenons d’ailleurs à mieux connaître ces deux hommes, et plus particulièrement Jeremy, à travers des flashback qui nous transportent au XVIIIe siècle. S’il faut un peu de temps pour comprendre l’intérêt de ces retours dans le passé, on se rendra compte qu’ils nous permettent de mieux appréhender la situation présente et le comportement des deux gardiens. Deux hommes qui, bien que meilleurs amis, ont des personnalités diamétralement opposées, l’un étant plutôt du genre taciturne, et l’autre bien plus avenant et souriant. Mais malgré leurs différences, ils partagent tous les deux des blessures profondes, les années ne les ayant pas épargnés…

C’est peut-être parce que je suis adulte, mais j’ai été bien plus touchée par l’histoire de ces gardiens charismatiques sur lesquels plane une aura de mystère que par l’histoire entre Riane et Aldric. Celle-ci n’en demeure pas moins intéressante, la rencontre entre les deux lycéens ainsi que leurs échanges ne manquant pas de piquant. Méfiant, Aldric aura ainsi du mal à faire une place dans sa vie à cette fille qui fait montre à son égard d’une curiosité et d’une attention dont il n’a plus vraiment l’habitude. Quant à Riane, elle se méfie de ce jeune homme dont elle a vu les facettes les moins reluisantes. Au gré des épreuves et des coups durs, ils finiront néanmoins par nouer une certaine complicité. 

J’ai, pour ma part, apprécié que l’autrice prenne le temps de faire évoluer la relation entre les deux personnages. Riane perd ainsi peu à peu ses a priori sur « sa mission » qui devient bien plus que cela. Une situation qui ne plaira d’ailleurs guère à son gardien qui aimerait qu’elle veille sur Aldric avec un professionnalisme dénué de sentiments. Quant à Aldric, malgré ses réticences de départ et sa propension à se replier sur lui-même, il finit par considérer d’un autre œil cette enquiquinante camarade de classe qui apporte un peu de cette lumière et de cet espoir qui avaient déserté sa vie. Mais rien n’est simple, et la dure réalité va les rattraper…

Le roman étant relativement court, Elle Guyon ne s’embarrasse pas de détails et de descriptions superflus ce qui ne m’a pas empêchée d’être complètement embarquée dans son univers, et d’apprécier l’aura de mystère qu’elle fait planer sur son récit. Pas de place à l’ennui d’autant que les nombreux dialogues, la tension et l’alternance passé/présent apportent un certain dynamisme à ce roman dont on tourne les pages avec plaisir.

Au-delà de l’action et des personnages, j’ai également été séduite par la très jolie plume de l’autrice qui arrive à retranscrire avec force et authenticité les émotions des personnages. Ils nous touchent, nous agacent, nous font craindre le pire… mais ne nous laissent jamais indifférents. Ma seule petite frustration provient des seconds rôles qui n’ont pas encore dévoilé tout leur potentiel dans ce premier tome. Mais je croise les doigts pour que la suite des aventures nous permette de mieux les appréhender et de saisir leur rôle dans cette histoire dont on sent le soin porté aux détails.

En conclusion, ce premier tome d’une trilogie dont je lirai la suite avec plaisir a su me séduire autant pour la qualité de la plume de l’autrice que l’intrigue qui, bien qu’elle mériterait peut-être d’être un peu plus étoffée, n’est pas dénuée de charme. Si vous avez envie d’une histoire prenante et empreinte d’un certain mystère, ce roman fantastique alternant entre passé et présent devrait vous plaire.

Elle Guyon

Source : Amazon

Site de l’autricePage FB de l’autrice
Feuilletez/achetez le roman sur Amazon

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Promise, Ally Condie

Couverture Promise, tome 1

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d’habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu’elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l’enfance, tout semble parfait ! Étrangement, c’est le visage d’un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l’écran ne s’obscurcisse…
Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d’une classe inférieure et n’a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l’écriture, la création poétique…

Gallimard Jeunesse (7 avril 2011) – 432 pages – Broché (19,50€) –
Autres format : poche/ebook –
Traduction : Vanessa Rubio-Barreau

AVIS

Ally Condie nous embarque dès les premières pages dans un monde qui sous des apparences de perfection fait très vite froid dans le dos. Les Officiels, qui régentent la vie de la population, ont établi un système totalitaire dans lequel l’esprit d’initiative est proscrit et les libertés individuelles quasiment inexistantes. En contrepartie, chaque individu bénéficie d’une longue espérance de vie, d’un métier à la hauteur de ses compétences, de la certitude d’une vie familiale épanouie et d’une descendance « optimale »… Mais peut-on vraiment être heureux quand tout est décidé à notre place, du choix du concubin à la nourriture ingérée ?

Une question à laquelle Cassia n’aurait jamais pensé devoir répondre. Ravie d’assister à son banquet de Couplage durant lequel lui est dévoilé son Promis, cet être fait pour elle, elle était loin de se douter qu’une autre voie s’offrirait à elle... Et si à la place de battre pour son Promis, son meilleur ami Xander, son cœur battait pour quelqu’un d’autre ? Est-ce imaginable dans une société qui ne tolère aucun dérapage et aucune remise en question des décisions officielles ?

Tout autant de questions qui donnent une autre dimension à la romance qui progressivement se construit sous nos yeux. Je n’aime pas, en général, le schéma classique du triangle amoureux, mais je l’ai trouvé ici naturel, voire indispensable, pour comprendre les tiraillements auxquels est confrontée Cassia. Partagée entre son éducation qui la pousse naturellement à suivre ce qu’on lui demande, sa volonté de protéger les siens en ne faisant pas de vagues, et ses propres élans du cœur qui la poussent inexorablement vers Ky, la jeune femme va évoluer, grandir et apprendre, parfois douloureusement, à faire ses propres choix.

Mais plus que la romance qui ne m’a pas touchée outre mesure, c’est la société rigide dépeinte par l’autrice qui a su me séduire ainsi que toutes les réflexions, notamment sur la liberté, qu’elle soulève. Peut-on accepter de sacrifier sa liberté et son libre arbitre en échange d’un certain confort de vie ? Une question qui semble aller de soi, mais que peu de personnes se posent dans ce monde qui a réussi, grâce un profond travail d’endoctrinement et de propagande, à rendre les gens apathiques devant la suppression de leurs libertés. Heureusement, certains individus comme le grand-père de Cassia ne sont pas aveugles face aux égarements du pouvoir et essaient à leur niveau de résister afin de conserver un minimum de contrôle sur leur existence.

J’ai été touchée par la relation unissant la jeune femme à son grand-père dont on sent la grande influence dans sa vie, mais également dans celle des autres membres de sa famille. De manière générale, j’ai d’ailleurs beaucoup aimé les liens unissant Cassia à son petit frère et à ses parents qui, et c’est assez rare pour être souligné, se comportent en adultes responsables et bienveillants. Ils n’auront pas réponse à tout et se montreront parfois démunis, mais ils feront de leur mieux pour protéger leurs enfants quitte à prendre des décisions difficiles…

Ce premier tome m’a fait passer un bon moment de lecture, mais il n’est pas exempt de petits défauts comme quelques longueurs et une certaine superficialité dans le traitement des personnages dont le potentiel n’est pas toujours exploité. Toutefois, la fin laisse espérer une évolution à ce niveau, les choses se mettant en place et la dynamique de rébellion semblant amorcée ! Quant à l’écriture de l’autrice, j’ai été agréablement surprise la trouvant à la fois travaillée et très accessible. La présence de nombreux dialogues fluidifie également la lecture qui, sans être addictive, se révèle plutôt facile et rapide.

En conclusion, Promise est le premier tome d’une trilogie qui, à travers des personnages attachants dont la vie va prendre une tournure inattendue, aborde avec efficacité des thèmes importants comme la liberté et les sacrifices que l’on est prêt à faire pour l’obtenir. Si vous aimez les dystopies et les lectures mêlant action, réflexion et écriture immersive, ce roman devrait vous plaire. Cerise sur le gâteau, c’est également une jolie ode aux pouvoirs libérateurs de la créativité et de la poésie.

Feuilletez le roman sur le site des éditions Gallimard

Sous les apparences, Sullian Loussouarn

Sous les apparences (Graines d'écrivains) par [Loussouarn, Sullian]

Je remercie Babelio et IS éditions de m’avoir fait parvenir, dans le cadre d’une Masse critique Babelio, Sous les apparences de Sullian Loussouarn.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Jonathan, la quinzaine, fait sa rentrée à Ardenne, une petite ville dominée par quelques dynasties bourgeoises. Le garçon, du genre surdoué, le nez toujours plongé dans ses livres, n’a pas le caractère frivole des adolescents de son âge et a toujours été moqué et rejeté. C’est pourquoi ses parents aisés, vivant en Italie, lui ont accordé un éloignement et une indépendance relative puisqu’il est surveillé de près par Ella, une amie de sa mère.

Dès le premier jour, Jonathan est fasciné par la beauté de Selenna, une jeune fille aveugle de sa classe. Celle-ci est mise à l’écart par tout le lycée et même toute la ville, pour un événement datant de deux ans ayant entraîné sa cécité. Lui, va à sa rencontre, l’aide, la défend et tombe vite amoureux. La famille de Selenna est méfiante, puis cède devant la sincérité du garçon.

Au fil du trimestre, commence à se dévoiler la chape de secrets qui entoure Selenna et plombe la ville. Pire, quelqu’un cherche à la tuer. Que s’est-il donc passé deux ans auparavant ? Pourquoi toute la ville lui en veut-elle ?

Dans « Sous les apparences » du jeune et prometteur Sullian Loussouarn, plongez-vous dans une atmosphère mystérieuse et étouffante, savourez les révélations au compte-goutte distillées par l’auteur et découvrez des personnages aux personnalités sensibles et complexes.

 

IS Édition (30 novembre 2018) – 330 pages – Broché (20€) – Ebook (4.99€)

AVIS

Je dois avouer qu’en plus du résumé, c’est la très belle couverture et son jeu de miroir qui ont attiré mon attention. Malheureusement, ma lecture fut en demi-teinte : si j’ai apprécié la forme, le fond m’a laissé un sentiment bien plus mitigé… 

À la lecture du résumé, je m’étais attendue à une histoire rythmée par l’amour bien sûr, mais surtout par le suspense, le danger et la tension. Or ce ne fut point le cas, l’auteur étant tombé, du moins pour moi, dans le piège du tome d’introduction. C’est simple, il ne se passe rien ou presque !

J’ai espéré durant de nombreux chapitres que l’intrigue décolle, mais ce n’est jamais arrivé. Pendant plus de trois cents pages, on suit juste un adolescent, Jonathan, qui tombe amoureux d’une fille rejetée par ses camarades, la belle et aveugle Selenna. Le jeune homme se pose des questions autant sur la raison de la haine que la jeune femme suscite que sur ses propres sentiments à son égard. D’ailleurs, il lui faudra plus de 150 pages pour comprendre qu’il l’aime quand le lecteur le comprend dès la première rencontre ou presque…

Le récit est donc plutôt plat même si je reconnais qu’il se dégage un certain mystère autour du personnage de Selenna. On essaie donc, comme Jonathan, de cerner la personnalité de cette dernière et de démêler le vrai du faux. A-t-elle été, par le passé, aussi mauvaise que toute la ville semble le penser et qu’a-t-elle bien pu faire pour que tout le monde la haïsse autant ? Mais le suspense apporté par la jeune femme et son passé est bien trop dilué dans une avalanche d’informations peu intéressantes sur le quotidien de Jonathan et ses questionnements amoureux pour qu’il attise réellement la curiosité des lecteurs.

Selenna n’est pas un personnage assez consistant pour que l’on s’attache à elle malgré ses malheurs, mais elle a le mérite de permettre à l’auteur d’aborder des notions intéressantes comme la rédemption et la capacité de changer. Peut-on vraiment changer et surtout, ce changement peut-il suffire à faire oublier les erreurs et les méchancetés du passé ? Chacun aura, comme dans le roman, sa propre opinion sur le sujet… De la même manière, à travers l’agression de la jeune femme qui lui a coûté la vue, est évoqué un phénomène révoltant qui est malheureusement toujours d’actualité. J’aurais apprécié un peu plus de subtilité dans le traitement du sujet (je pense notamment à une phrase qui m’a paru très maladroite), mais l’auteur a le mérite d’avoir osé en parler.

Sullian Loussouarn a commencé l’écriture de son roman à l’âge de 13 ans et a été « inspiré du garçon qu’il aurait toujours voulu être, et des mystères et secrets issus de ses séries préférées ». Et cela se ressent dans le texte. L’histoire se déroule en France, mais on a clairement le sentiment d’être aux États-Unis, un peu comme si l’auteur n’avait pas réussi à choisir un lieu pour son intrigue. Ce décalage m’a parfois agacée, mais le plus gênant, c’est qu’on a l’impression que l’auteur, à travers Jonathan, nous narre ses propres fantasmes : élève studieux et d’une intelligence rare (on se demande d’ailleurs pourquoi il continue ses études), doué en langue, beau gosse, mature, ayant des parents richissimes qui le laissent habiter tout seul à l’autre bout du pays malgré ses quinze ans (oui, il a vaguement une chaperonne, mais ça paraît léger comme mesure de sauvegarde)…

Ce manque de réalisme m’a empêchée de m’attacher au personnage bien que, paradoxalement, je me sois parfois retrouvée en lui : élève sérieuse adorant les livres et ne recherchant pas particulièrement le contact avec les autres pas toujours très sympathiques avec les « intellos », adolescente peu intéressée par les sujets qui passionnaient les autres personnes de mon âge… J’ai, en outre, apprécié que l’auteur fasse transparaître dans ses dialogues la personnalité de Jonathan : il s’exprime parfois de manière soutenue, du moins bien moins familièrement que ses camarades, mais ça semble totalement naturel. D’ailleurs, certaines de ses formulations auraient pu être les miennes à son âge. Cet aspect permet de renforcer le décalage que ressent Jonathan par rapport à ses camarades. Pas d’attachement donc, car ce personnage était bien trop irréel pour moi, mais une vraie empathie et un plaisir certain à le voir, petit à petit, sortir de sa coquille et se faire quelques amis.

Vous aurez compris que je n’ai pas été très emballée par l’histoire même si j’en ai apprécié la fin et la manière dont l’intrigue est relancée dans les dernières pages. En revanche, il y a un point qui m’a complètement séduite et qui m’a poussée à terminer jusqu’au bout ma lecture : la plume de l’auteur ! Je n’aime pas parler de l’âge trouvant qu’on frôle rapidement la condescendance, mais force est de constater que je suis impressionnée par la beauté et l’élégance qui se dégagent du style de l’auteur qui est pourtant très jeune. C’est très bien écrit, les tournures de phrases sont fluides et agréables à lire, le vocabulaire riche et précis ! Je n’ai pas retrouvé cette lourdeur caractéristique des personnes qui tentent en vain de coller à un style qui n’est pas le leur. Au contraire, on sent ici que Sullian Loussouarn a su développer et affûter, au fil des années, ses talents d’écrivain pour nous offrir un style tout en finesse et plein de charme !

En conclusion, avec Sous les apparences, l’auteur prend le temps de poser le décor de son intrigue, peut-être d’ailleurs un peu trop puisque se dégage une impression désagréable de faire du surplace à mesure que les pages défilent. Ce manque d’action couplé à un héros bien trop parfait pour être réaliste ne permettent pas vraiment de s’impliquer dans le récit. Ce roman possède néanmoins un atout charme de taille, la plume de l’auteur d’une élégance et d’une fluidité qui rendent les événements, à défaut d’être passionnants, très agréables à parcourir. Si le fond est à mon sens bien trop plat pour offrir un réel intérêt, c’est, au niveau de la forme, un sans-faute.

Retrouvez le roman sur le site d’IS édition.

 

Throwback Thursday Livresque #83 : Alcool à flots (fête alcoolisée genre étudiants américains, gueule de bois, cuite…)

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Alcool à flots (fête alcoolisée genre étudiants américains, gueule de bois, cuite…)

J’avoue qu’à la lecture du thème, j’ai cru ne pas participer avant de me souvenir d’un roman qui pourrait convenir :

Je te hais... passionnément, tome 1 par Wolf

Isis Blake, 17 ans, a un objectif : ne JAMAIS retomber amoureuse. Alors qu’elle tente de s’intégrer dans son nouveau lycée, elle tient à ce que personne n’apprenne qu’avant elle était obèse… et qu’elle avait un cœur. Mais, au lieu de se faire discrète, Isis colle son poing dans la figure de Jack Hunter, celui qu’on surnomme » le Prince de Glace « . Dès lors les couloirs du lycée deviennent un champ de bataille. Leur guerre sera sans merci…

Pourquoi ce choix ?

Je serai honnête en vous avouant que je ne me souviens pas beaucoup de l’histoire, mais avec un livre qui met en scène des lycéens américains, je ne prends pas beaucoup de risques… Il me semble, en outre, que l’alcool a une connotation particulière pour Isis notamment en raison d’un événement dramatique qui la hante encore.

Le principal intérêt de cette romance réside, pour la non-amatrice du genre que je suis, dans la personnalité atypique de l’héroïne. Empreinte d’un humour des plus particuliers, j’ai aimé son sens de la répartie même si la jeune fille peut se révéler parfois assez pénible. Une lycéenne attach(i)ante donc comme on peut les aimer. Quant à sa relation avec le beau gosse de service, on ne peut que la qualifier d’explosive ! Alors si les histoires d’amour/haine vous plaisent, ce roman devrait vous intéresser.

Pour en apprendre plus sur ce roman, je vous invite à découvrir ma chronique de Je te hais… passionnément dont voici la conclusion :

Si cette romance n’est pas exempte de défauts, je l’ai pourtant lue rapidement appréciant que l’auteure ne tombe pas dans la niaiserie. Je conseillerais donc ce roman à tous ceux en quête d’une histoire d’amour mettant en scène une héroïne atypique et pleine de verve et d’humour.

Et vous, connaissez-vous ce roman ? L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Fairyloot avril 2018 : Whimsical Journeys

Devant l’annonce du thème d’avril, j’ai craqué et ai commandé ma Fairyloot, ce que je ne regrette pas au regard de la beauté et de la qualité des goodies reçus.

  • Côté papeterie : des marques-pages et une carte de Fictiontea Designs.

  • 1 mug de voyage Narnia réalisé par Ink and Wonder : avec ses nombreux détails et toutes ses couleurs, ce mug est juste magnifique ! Je ne m’en servirai cependant que chez moi, car il ne permet pas de garder les boissons au chaud pendant de longues heures, fonction que j’attends d’un mug de voyage. Cela n’enlève rien à sa beauté et à mon envie de me faire un thé rien que pour le plaisir de l’utiliser.
  •  1 petite bougie assortie au roman du mois et réalisée par Flick The Wick.

  • 1 porte-étiquette à bagage inspiré par Fantastic Beasts and Where to find them et réalisé par Lovely Owls Books : très joli, je pense qu’il va finir dans ma bibliothèque ou accroché à mon sac à main.

  • 1 pin’s inspiré par Percy Jackson et réalisé par Taratjah et 1 badge Ace of Shades plutôt joli.

  • 1 petite bloc-notes Carpe Diem de Little Inkling : j’aime beaucoup la citation imprimée et les bordures noires qui se marient bien avec la couverture du roman de la box.

  • 1 tote bag avec une citation de J. R. R Tolkien réalisé par Stella’s Bookish Art : c’est certainement mon article préféré. A lui seul, il justifie l’achat de cette box ! Je ne l’ai pas encore utilisé ayant reçu la box durant le week-end, mais ce sac semble assez solide pour résister aux nombreux déplacements que je compte bien lui faire subir.

  • Le roman du mois, un autographe de l’auteure, une interview, une lettre et 1 sticker : je n’avais jamais entendu parler de ce livre, la surprise fut donc totale d’autant que pour éviter de me faire spoiler, je suis restée éloignée des chaînes Booktube américaines… Beyond a Darkened Shore m’intrigue et me laisse espérer une jolie épopée riche en action et, peut-être, en rebondissements.

The ancient land of Éirinn is mired in war. Ciara, princess of Mide, has never known a time when Éirinn’s kingdoms were not battling for power, or Northmen were not plundering their shores.

The people of Mide have always been safe because of Ciara’s unearthly ability to control her enemies’ minds and actions. But lately a mysterious crow has been appearing to Ciara, whispering warnings of an even darker threat. Although her clansmen dismiss her visions as pagan nonsense, Ciara fears this coming evil will destroy not just Éirinn but the entire world.

Then the crow leads Ciara to Leif, a young Northman leader. Leif should be Ciara’s enemy, but when Ciara discovers that he, too, shares her prophetic visions, she knows he’s something more. Leif is mounting an impressive army, and with Ciara’s strength in battle, the two might have a chance to save their world.

With evil rising around them, they’ll do what it takes to defend the land they love…even if it means making the greatest sacrifice of all.

  • Relié: 448 pages
  • Editeur : HarperTeen (10 avril 2018)
  • Prix : 15.26€

En bref, je suis complètement conquise par cette édition qui nous offre des goodies variés, sublimes et de qualité.

Et vous, que pensez-vous de cette édition ? Lequel de ces articles vous tente le plus ?