Mini-chroniques en pagaille #40 : première fournée pour le #PumkinAutumnChallenge et Le mois de la BD

Mini-chroniques en pagaille

Plus détaillées qu’un simple commentaire, mais moins développées qu’une chronique, les mini-chroniques me permettent de partager succinctement mon avis sur certaines de mes lectures que je n’ai pas eu le temps ou l’envie de chroniquer de manière plus classique.


Voici trois lectures réalisées dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge (Un petit besoin urgent, Crictor et Black Butler) et du challenge Le mois de la BD (Black Butler)

  • Un petit besoin urgent, Quentin Gréban (Mijade)

J’avais eu l’occasion de voir passer cet album jeunesse sur Instagram, alors quand je l’ai croisé à la bibliothèque, je n’ai pas hésité à l’emprunter. Comment, en effet, résister à cette belle couverture et à ce regard espiègle ?

La petite Éva, son petit frère encore bébé et leur maman sont de sortie, mais à peine arrivés au marché, catastrophe, Eva a une petite envie ! Sa maman lui avait pourtant bien demandé si elle était allée aux toilettes avant de partir, mais cette précaution n’a, apparemment, pas été suffisante. Branle-bas de combat, il n’y a pas à tergiverser : il faut retourner à la maison ! Et devant l’urgence de la situation, la sympathique famille va recevoir de l’aide de nombreux autres animaux, donnant lieu à des scènes qui ne devraient pas manquer de vous faire sourire. Qui a dit qu’un voyage en tram était de tout repos ?

Cette aide providentielle sera-t-elle suffisante ? Pour le savoir, foncez lire ce sympathique album qui vous réservera une chute de taille, et qui ne devrait pas manquer de parler à de nombreux parents et adultes ayant eu la chance de garder des bambins. Et puis, il serait dommage de passer à côté de ces belles et grandes illustrations pleines de charme, mettant en scène des animaux adorables dont la personnification est aussi amusante que savoureuse.


  • Crictor de Tomi Ungerer (L’école des loisirs)

Il y a des gens qui reçoivent des fleurs ou du chocolat pour leur anniversaire, mais pas Madame Bodot. Car si son fils, qui étudie les reptiles en Afrique, a bien pensé à elle en cette occasion spéciale, il a opté pour l’originalité : lui envoyer, dans un joli paquet formant un rond, un boa constrictor !

Un cadeau empoisonné, quoique pas vraiment Crictor n’étant pas venimeux, qui va étrangement illuminer la vie de Madame Bonot. Ainsi, quand certains baladent leur caniche, elle, c’est son serpent qu’elle emmène partout devant les yeux ébahis des passants, et ceux médusés des lecteurs. La tendresse de Madame Bodot pour son serpent transparaît dans chaque scène et leur complicité fait chaud au cœur, surtout si, comme moi, vous êtres très sensibles aux relations êtres humains/animaux…

J’ai souri devant des scènes de vie classiques et banales mais qui, sous la houlette de Tomi Ungerer, prennent une tout autre saveur. Il faut dire qu’en plus d’être des plus dociles, Crictor étonne par ses multiples talents qu’il exercera pour le plus grand plaisir de son adoptante et des enfants. Et puis, certains petits voyous vont apprendre qu’il faut se méfier du serpent qui dort ! Même du serpent qui dort dans un lit douillet parfaitement adapté à sa taille…

Quant aux illustrations, elles dégagent beaucoup de charme, avec un côté suranné qui renforce cette impression d’être dans un cocon de douceur. La présence récurrente du vert offre une sorte d’hommage bien mérité à un protagoniste qui ne parle pas, mais qui possède une présence certaine. J’ai, en outre, adoré la manière dont l’auteur joue sur le physique de Crictor, agençant ses illustrations à partir de celui-ci.

Loufoque, mignon et diablement amusant, voici un petit album au charmé suranné qui devrait ravir les enfants et les adultes par la dose de bonne humeur et de fantaisie qu’il insuffle à chaque page. On y découvre un quotidien devenu cocasse grâce à un protagoniste inattendu et un auteur de talent qui réussit à faire classique et original à la fois. À lire, relire et partager !


  • Black Butler, tome 30 de Yana Toboso (Kana)

Black Butler, tome 30 par Toboso

J’ai, comme d’habitude, lu d’une traite ce tome non dénué de sang et de violence, mais peut-être un peu moins sombre et complexe que d’habitude. Nous suivons un personnage qui voit très mal de près, mais qui a une vision parfaite de loin. Une particularité qu’il va mettre, avec ses comparses, au service d’une cause, pas vraiment noble mais très rémunératrice, le vol de bijoux.

Notre voleur des rues s’en prend malheureusement à la mauvaise personne et n’a plus qu’une solution pour éviter la mort : travailler pour quelqu’un d’encore moins recommandable et de plutôt violent. Notre personnage était coutumier du vol, il va devoir ajouter le meurtre à ses compétences, jusqu’à que sa dernière mission ne se passe vraiment comme prévue… Fin de partie ou nouveau départ ?

Tous les indices étaient là, et pourtant, je me suis laissée berner par la révélation sur ce personnage qui n’est peut-être pas celui qui paraît être. Je vais rester vague, mais j’ai aimé ce tome pour le saut dans le passé qu’il offre et la manière dont il nous permet de mieux appréhender certaines choses et relations entre nos personnages. Les enjeux ne sont pas aussi élevés que dans d’autres tomes, mais on passe assurément un excellent moment auprès de Sebastian, Ciel et les autres, et l’on se dit que décidément, cette série a encore de belles choses à nous offrir !


Et vous, connaissez-vous ces titres ?
L’un d’entre eux vous tente-t-il ?

 

Throwback Thursday livresque #201 : une série (plus de 3 tomes)

J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Imaginé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème mensuel qui sera décliné chaque semaine. Depuis peu, les liens de participation sont à déposer sur My-books.


Le thème de la semaine, une série de plus de trois tomes, m’ayant pas mal inspirée, j’ai eu un mal fou à faire mon choix. Mais j’ai fini par opter pour une série dont le premier tome a été un quasi coup de cœur : Les liens du sang d’Helen Harper.

De prime abord, Mack est peut-être une humaine d’apparence ordinaire, mais elle vit avec une meute de métamorphes en Cornouailles, dans la province anglaise, après y avoir été abandonnée par sa mère quand elle était encore enfant. Elle souhaite désespérément être acceptée par sa famille adoptive, et pas seulement parce que beaucoup la détestent de n’être qu’une simple humaine : pour une raison inconnue, son sang n’accepte pas la transformation.

Avec ses cheveux roux et son tempérament de feu, Mack est incroyablement douée en combat, et quand l’alpha de sa meute est brutalement assassiné, elle jure de le venger. Malheureusement, le meurtre attire l’attention des membres de la Fraternité (les dirigeants du monde des métamorphes) qui n’hésiteront pas à massacrer la petite meute provinciale de Mack s’ils découvrent qu’une humaine s’y cache depuis son enfance.


Découverte par hasard sur Amazon, l’autrice proposant gratuitement le premier tome en anglais, la série m’a tenue en haleine une bonne partie du mois de décembre de l’année dernière, puisque si j’ai attendu un certain temps entre la lecture du premier et du deuxième, j’ai ensuite enchaîné les tomes restants. Depuis la fin de ma lecture, une chronique générale sur la série est d’ailleurs en attente dans mes brouillons…

Je peux néanmoins déjà vous dire que si vous aimez les héroïnes badass, mais terriblement attachantes, cette série devrait vous plaire. Mack est une jeune femme qui cherche sa vraie nature tout en tentant vaillamment de ne pas mettre sa meute en danger en s’exposant… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle tente de garder ses distances avec un alpha qui se montre très intéressé par cette femme qui ne semble pas ce qu’elle prétend être, et qui a tendance à défier son autorité.

S’engage alors entre eux un jeu du chat et de la souris terriblement addictif qui pousse clairement à tourner les pages les unes après les autres ! Le duo Mack/Corrigan a un petit côté Kate Daniels/Curran qui m’a bien plu, d’autant que l’autrice arrive à lui donner un vrai cachet qui permet au duo de développer son identité propre. 

 À noter que pour une fois, la couverture de la version française est bien plus belle que celle de la version originale.


Et parce que je n’ai pas pu résister, je vous propose également mon manga préféré pour illustrer ce thème : Black Butler. Vous êtes nombreux et nombreuses à connaître cette série emblématique, mais si ce n’est pas encore le cas, je ne peux que vous encourager à lui donner sa chance. Tome après tome,  Yana Toboso arrive à se renouveler, à partir dans des directions inattendues, à nous mettre face à des révélations surprenantes, et à approfondir la psychologie de ses personnages, qui se révèlent d’ailleurs plutôt hauts en couleur. Un pur bonheur !

Couverture Black Butler, tome 01

Et vous, à quel titre auriez-vous pensé ?
Ces séries pourraient-elles vous tenter ?