La Soupe aux cailloux du Père Noël, Lucie Brasseur

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Je remercie les éditions Yakabooks et plus particulièrement Lucie Brasseur, co-fondatrice de la maison d’édition et autrice, pour la découverte de La Soupe aux cailloux du Père Noël, et pour la dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un vieil homme affamé et épuisé passe le pont-levis de l’entrée du village des contes. Les habitants lui claquent la porte aux nez. Sur la place centrale, il rencontre le Loup qui se lamente. Compère Renard a décidé de lui tendre un piège. Ensemble, aidés par les habitants du village, ils vont concocter la plus délicieuse soupe qu’on n’ait jamais goûtée.

La Soupe aux cailloux est un conte traditionnel qui montre comment la débrouillardise, l’initiative et la coopération permettent de sortir de l’embarras. Il illustre le proverbe « Aide-toi et le ciel t’aidera. »Il est aussi connu sous les titres de La Soupe au clou, La Soupe de pierres… La première version connue de ce conte est collectée par Madame Dunoyer dans ses Lettres Historiques et Galantes (1720).

AVIS

Cela fait un petit moment que j’ai ce livre entre les mains, mais j’avais pris soin de le réserver pour le lire durant le Cold Winter Challenge. Une attente quelque peu frustrante, mais fort heureusement compensée par le plaisir que j’ai pris à découvrir ce conte qui véhicule de très belles valeurs.

Un vieil homme entre dans le village des contes. Affamé, il frappe aux portes, mais l’accueil des habitants est loin d’être chaleureux. Un Loup finit tout de même par lui adresser la parole et de fil en aiguille, le vieil homme en vient à faire mijoter une soupe. Mais pas n’importe quelle soupe, une soupe aux cailloux !

Cette soupe que les habitants du village lui avaient refusée, le vieil homme en fait un moyen de rassembler des créatures très différentes les unes des autres. Petit à petit, des êtres de conte qui, dans d’autres circonstances, ne se seraient jamais adressé la parole échangent et coopèrent afin de réaliser la plus délicieuse, crémeuse et savoureuse des soupes.

Adultes et enfants ne pourront qu’être émus devant l’esprit de coopération qui se crée progressivement entre les habitants, et ceci grâce à la débrouillardise d’un vieil homme d’abord rejeté avant d’être parfaitement accepté par la communauté. Il nous prouve avec brio qu’il ne faut pas baisser les bras devant l’adversité et qu’avec une touche d’audace et pas mal d’imagination, la soupe peut prendre ! Un message plein d’espoir relayé par un vieil homme qui a fait, fait et fera encore rêver de nombreux enfants…

La soupe aux cailloux du Père Noël est un conte classique avec son lot de créatures fantastiques et légendaires, mais Lucie Brasseur n’hésite pas à faire quelques clins d’œil à des pratiques qui sont, quant à elles, résolument modernes. Vous croiserez donc des Fées et des Farfadets adeptes de l’agriculture bio et locale qui se fournissent dans une Coop’. Une incursion du réel dans l’imaginaire assez amusante surtout pour les adultes.

Quant à la plume de l’autrice, fluide tout en demeurant accessible, elle se révèle plaisante même pour des adultes. Quelques mots nécessiteront probablement l’explication d’un adulte ou l’usage d’un dictionnaire pour les lecteurs les plus jeunes, mais j’apprécie que Lucie Brasseur ne simplifie pas son texte à outrance sous couvert de s’adresser à des enfants. À noter également que le récit n’est pas dénué d’humour à commencer par des personnages dont les noms prêtent à sourire : La Vieille-Sorcière-qui-Pue, Princesses enrhumées…

En plus d’un récit touchant et d’un protagoniste haut en couleur, le roman bénéficie d’un atout de taille et de charme : de nombreuses illustrations qui viennent enjoliver le récit et le rendre encore plus immersif. La simplicité et la douceur qui se dégagent des dessins d’Emmanuelle ne peuvent qu’enchanter petits et grands lecteurs. On a ainsi un peu l’impression de retrouver son âme d’enfant quand on est un adulte et de vivre un conté éveillé quand on est un enfant.

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Au-delà des illustrations, un véritable travail d’édition a été effectué afin de rendre l’ouvrage accessible aux jeunes lecteurs : mise en gras des dialogues pour les distinguer de la narration, explications sur certains éléments du conte, et quiz afin de s’assurer que les enfants se soient pleinement appropriés leur lecture. Des petits bonus qui devraient plaire aux enfants et leur permettre d’échanger que ce soit avec un adulte ou des amis/camarades.

En conclusion, La Soupe aux cailloux du Père Noël est un conte tout doux qui véhicule de belles valeurs. Agrémenté de nombreuses illustrations, il fait incontestablement partie de ces récits qui rassemblent petits et grands lecteurs pour un instant de lecture simple, mais empli d’émotions. A déguster au coin du feu avec une tasse de chocolat ou de thé bien chaude pour réchauffer le corps en plus de l’esprit.

Lecture que je recommande sans hésiter pour Noël surtout si l’on considère son prix tout doux de 2 euros sans oublier la gratuité des frais de port jusqu’à la fin de l’année.

Retrouvez le livre sur le site des éditions Yakabooks.

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Gazoline et Grenadine, Jean-Loup Craipeau

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Je remercie les éditions Yakabooks pour m’avoir permis de découvrir Gazoline et Grenadine de Jean-Loup Craipeau. Pour rappel, Yakabooks, c’est cette maison d’édition qui, dans l’optique de mettre la lecture et la culture à la portée de tous, propose des livres au prix unique de 2€.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Limaunade et ses parents viennent d’emménager impasse du Rat-Sec avec pour voisines les sœurs Gazoline et Grenadine, deux sorcières vraiment pas ordinaires. À cheval sur l’aspirâleur, la version moderne du balai de sorcière, elles tenteront ensemble de déjouer les plans du promoteur Le Luisant, bien décidé à raser leurs maisons. Parviendront -elles à sauver leur quartier des bulldozers ?

AVIS

Quand j’ai vu cette couverture avec ces deux mamies/sorcières autour d’un étrange aspirateur, je n’ai eu qu’une envie, découvrir leur histoire. Une envie qui a été plus que comblée par ce petit livre jeunesse qui m’a amusée du début à la fin. C’est simple, Gazoline et Genadine, c’est un concentré de bonne humeur, de sourires et de rires !

À la lecture du résumé, on pense se lancer dans une banale histoire pour les enfants quand on découvre un contenu qui devrait enchanter n’importe quel lecteur aimant jouer avec la langue française, l’auteur nous offrant ici moult calembours, jeux de mots rigolos et efficaces, prénoms hilarants, métaphores et comparaisons très drôles et complètement déjantées, dialogues décapants… On a même droit à une version très personnelle de célèbres comptines :

Une fourmi rouge
Qui bondit d’une courge,
Je la monte sur essieux,
Je lui regonfle ses pneus,
Ces vieux pneus me disent :
Râpe-nous la caisse,
Graisse-nous les fesses,
Ça fera deux vieux chaudrons
Tout ronds !

 

L’auteur s’en est donné à cœur joie et ça fonctionne à merveille. J’ai eu le sourire aux lèvres durant toute ma lecture tellement Jean-Loup Craipeau a su m’amuser et me divertir au-delà de mes espérances. L’humour est donc bien au rendez-vous, et si c’est pour moi la pièce maîtresse de ce roman, cela ne signifie pas que l’auteur a pour autant négligé son intrigue qui s’est révélée des plus intéressantes.

Nous faisons ainsi la connaissance d’une jeune fille du nom de Limaunade qui découvre son nouveau quartier, ses parents venant d’acheter pour une bouchée de pain une maison à deux vieilles dames, Gazoline et Grenadine, qui sont accessoirement ses nouvelles voisines. Mais elle va vite découvrir que sa nouvelle habitation ainsi que celle de ses voisines sont menacées par le promoteur Le Luisant, bien décidé à les raser. Voici le point de départ d’une histoire complètement loufoque dans laquelle Limaunade va s’associer aux deux mamies sorcières pour faire déguerpir le plus loin possible ce prometteur sans cœur.

Riche en action, le récit est mené tambour battant : les jeux de mots et les péripéties s’enchaînant rapidement au point de vous faire oublier le temps qui passe et les pages qui défilent. Fluide, amusante et plutôt imagée, la plume de l’auteur est accessible aux jeunes lecteurs tout en restant très agréable à découvrir pour les lecteurs plus âgés. Enfants et parents/adultes devraient donc passer un bon moment de lecture auprès de personnages hauts en couleur et aussi loufoques que leur prénom. Si j’ai apprécié tous les personnages, même le méchant qui joue à la perfection sa partition, je dois confesser une petite préférence pour Limaunade et Grenadine. Mais que voulez-vous, quand une limonade avec un « au » et sans bulle rencontre une grenadine sans colorant, cela ne peut que faire des étincelles.

Et puis force est de constater que l’auteur met bien en avant ce duo qui se révèle aussi complémentaire que déjanté, drôle et intrépide. En alliant la fougue d’une jeune fille un peu casse-cou à celle d’une sorcière mamie qui l’est tout autant, l’auteur nous offre sur un plateau un mélange étonnant et détonnant, presque autant que le décollage de l’aspirâleur, autre star de ce roman. Version moderne et bien plus amusante du balai des sorcières d’antan, ce moyen de locomotion offrira quelques moments de frayeur à notre duo. Mais chut, pour en savoir plus, il vous faudra vous plonger dans ce petit livre et découvrir cette amitié hors norme entre une fillette et deux mamies pas comme les autres.

Cerise sur le gâteau, des illustrations viennent donner encore plus de mordant à l’histoire. Signées Pierre Fouillet, elles contribuent au plaisir que vous prendrez à parcourir ce petit livre. Elles seront également un atout pour faciliter la lecture de l’ouvrage par les plus jeunes lecteurs, l’alliance images/mots formant un duo dont l’efficacité n’est plus à prouver.

À noter également que le roman, déjà publié dans les années 90, a subi une petite cure de jeunesse avec notamment des références aux nouvelles technologies. J’apprécie cette idée de faire évoluer une histoire afin de la dépoussiérer et de la rendre peut-être plus plaisante pour les jeunes lecteurs, mais j’aurais aimé que soit également proposée la première version. Pour ma part, une histoire de sorcière est intemporelle et n’a pas forcément besoin d’être mise au goût du jour pour me plaire. Mais c’est bien sûr là une question de goût, et puis je suis adulte et n’ai donc pas la même grille de lecture qu’un enfant qui sera probablement ravi de retrouver dans le roman des choses qu’il connaît.

En conclusion, derrière une histoire de sorcière qui devrait séduire les enfants, les adultes découvriront avec étonnement et, je n’en doute pas, enchantement, un délicieux récit dans lequel l’auteur se plaît à jouer avec la langue française, et avec talent, je vous prie. À lire et à relire à tout âge, chacun pouvant y trouver son bonheur !

Et vous envie de découvrir ce roman ?
Retrouvez-le sur le site des éditions Yakabooks au prix tout doux de 2€.

Chouflette veut son papa, Virginie Oks

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Je remercie la maison d’édition Yakabooks pour la découverte de ce petit album tout choupinou.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Chouflette remarque l’absence de son papa quand celui-ci est au travail et le veut près d’elle. Elle aime être avec sa maman, mais ce n’est pas pareil. Ce qu’elle veut, c’est ses deux parents avec elle.

  • Éditeur : Yakabooks (1 août 2017)
  • Prix : 2€

AVIS

Je n’ai pas d’enfant, mais à la lecture du résumé, j’avais très envie de lire ce petit album autant pour le sujet que l’idée d’une future lecture pour ma petite nièce de deux ans.

On rencontre ainsi une petite fille toute mignonne et souriante, Chouflette, qui aime beaucoup son papa. Elle est donc triste quand il est au travail et qu’il ne peut pas lui faire un gros câlin. Et quand elle est avec son papa, elle est triste de ne pas avoir sa maman à ses côtés, car ce que veut Chouflette, c’est avoir ses deux parents avec elle !

Comme le souligne l’auteure en fin d’ouvrage, vers 2 ans, l’enfant est dans une période œdipienne dans laquelle il ressent le besoin d’une relation exclusive avec l’un des deux parents. Or, ma petite nièce suit exactement ce même schéma de développement que je suppose classique. Elle ressent ainsi le besoin d’être en permanence avec mon frère quand il est dans la même pièce ou lieu qu’elle.

Je me suis donc dit que cet album pourrait lui parler. Si cela n’a pas été flagrant, elle m’a quand même demandé, lors de la lecture, où était son père, comme si elle arrivait un peu à s’identifier à Chouflette qui veut son papa. A noter que je lui ai lu moi-même l’ouvrage et qu’une lecture avec ses parents aurait peut-être eu plus d’impact. Ou elle est simplement encore trop jeune pour arriver à faire complètement le lien entre l’histoire de Chouflette et ce qu’elle peut ressentir notamment quand mon frère d’astreinte doit s’absenter ou que sa mère ne peut pas jouer avec elle, car elle est au travail.

Cela ne l’a néanmoins pas empêchée d’apprécier les illustrations de Marine Carron qui ont tout pour séduire les plus jeunes : des dessins simples, mais agréables, des couleurs vives qui happent le regard même des plus grands, la présence sur presque toutes les pages du doudou de Chouflette et je peux d’ailleurs vous dire que ma nièce l’a très vite repéré ce doudou… Pour l’anecdote, lors de la découverte de la première illustration dans laquelle on voit Chouflette dessiner avec ses deux amis, Élise et Abel, ma nièce m’a tout de suite parlé de son meilleur ami à la crèche, Arthur, en ajoutant que c’était lui qui avait fait le dessin.

Il faut dire que les illustrations mettent en scène des situations qui parleront à beaucoup d’enfants : école, moment du coucher, activité avec le papa (l’auteure casse les clichés puisque c’est un moment bricolage que Chouflette partage avec son père), moment de tendresse parents/enfant avec une illustration de fin pleine de douceur qui ne pourra que toucher les lecteurs.

J’avoue avoir été surprise par le format de l’ouvrage m’attendant à un livre un peu plus grand. Mais, c’est plutôt une bonne chose, car sa petite taille en rend la prise en main par des enfants très facile. Très léger et avec des pages assez épaisses, il devrait résister aux manipulations parfois un peu rudes des enfants qui devraient prendre plaisir à entendre encore et encore cette jolie petite histoire.

Enfin, cet album pourra peut-être aider les parents qui travaillent et ne peuvent pas toujours être ensemble pour s’occuper de leurs enfants, à trouver les mots pour leur expliquer pourquoi malgré tout l’amour qui leur porte, ils doivent parfois s’absenter pour le travail avant de mieux les retrouver pour un joli bisou sandwich. Le meilleur, cela va de soi !

Et vous, envie de découvrir Chouflette veut son papa ? Foncez sur le site de Yakabooks où vous trouverez d’autres petites merveilles au prix unique de 2€.

 

Lola & Ulysse, Julien Leclercq (auteur) et Pauline Amélie Pops (illustratrice)

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J’avais découvert la maison d’édition Yakabooks sur Facebook et avais été d’emblée intriguée par la volonté de ses deux créateurs de mettre la culture à la portée de tous en proposant des ouvrages au prix unique de deux euros. Je n’ai donc pas hésité à solliciter un titre quand j’ai vu que la maison d’édition en proposait plusieurs sur Simplement. Tous me tentaient, mais j’ai fini par porter mon choix sur Lola & Ulysse aimant les histoires d’amitié entre des êtres humains et des animaux.

Je remercie donc Yakabooks et Simplement pour m’avoir permis de découvrir ce joli ouvrage.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lola est bien seule depuis que ses deux meilleures amies ne lui adressent plus la parole. Pourtant, elle aimerait leur parler de ce grand cheval noir qu’elle croise sur le chemin pour aller à l’école et qui l’effraie. Lola s’applique à l’éviter quand, un soir, elle ne perçoit plus aucune trace de l’animal…

AVIS

Lola est une petite fille comme les autres qui aime ses parents dont elle est proche et ses deux meilleures amies. Son petit monde s’effondre néanmoins quand elle perd l’amitié de ses deux meilleures amies. Isolée, à qui peut-elle dorénavant confier la peur qu’Ulysse, le grand cheval noir de ses nouveaux voisins, lui inspire ? Mais un événement va lui faire reconsidérer les choses… Et si, finalement, Ulysse devenait son ami ?

Destiné aux enfants, je trouve le format de cet album parfait pour leur garantir une prise en main agréable. Mais plus que le format, ce sont sans aucun doute les nombreuses illustrations qui le composent qui les raviront. Douces et lumineuses à certains moments, elles se dévoilent plus sombres, sans jamais être effrayantes, quand le danger se fait présent. En jouant avec les textures, les détails des personnages (grossiers pour les malfaiteurs, plus travaillés pour Lola et Ulysse) et les couleurs, Pauline Amélie Pops arrive ainsi à plonger complètement les lecteurs, petits et grands, dans le joli récit de Julien Leclercq. Un duo dont la complémentarité texte/image contribue fortement à la beauté du livre !

A travers ses dessins, on ne peut que percevoir la force du texte et ressentir toutes ces émotions qui assaillent Lola : la peine d’être rejetée par ses meilleures amies (une situation que chacun d’entre nous a probablement connue au moins une fois), la peur devant des hommes effrayants et menaçants, mais aussi cet élan de courage qui la pousse à protéger un être qui pourtant l’effraie, la joie d’avoir un nouvel ami et d’avoir retrouvé ses amies… Et cerise sur le gâteau, l’illustratrice ne néglige pas les expressions d’Ulysse dont on devine également parfaitement les émotions allant de la curiosité à la colère devant le mal que l’on essaie de faire à Lola en passant par le bonheur d’avoir noué des liens d’amitié avec la fillette.

Appartenant à la collection 4-7 ans, je ne doute pas que ce livre saura séduire autant les enfants que les parents qui y verront certainement, au-delà d’une jolie histoire, des notions telles que l’amitié autant entre humains qu’entre un animal et un individu, l’isolement et ses conséquences, la peur et la nécessité de la dépasser, le courage… J’aime également à croire, même si j’extrapole peut-être, que l’auteur aborde, de manière détournée, la souffrance animale. Alors ici, les méchants ne viennent pas faire souffrir Ulysse par sadisme, mais par appât du gain. Une sorte de maltraitance qui fait légion dans notre société…

Ces différents thèmes pourront évidemment être plus ou moins appréhendés en autonomie, en fonction de l’âge du lecteur, mais rien n’empêche les adultes d’accompagner les enfants dans la compréhension de ceux-ci... Et de discuter de certains passages peut-être plus intenses en émotions que d’autres comme celui durant lequel Lola brave le danger pour sauver un être qui pourtant l’effrayait. Un déclic qui va lui permettre de transformer une émotion négative, la peur, en quelque de chose de beaucoup positif, l’amitié.

Enfin, j’ai beaucoup aimé la fin de l’histoire qui offre une conclusion pleine de douceur et non dénuée de beauté.

En conclusion, à travers une jolie histoire centrée autour d’une petite fille à laquelle beaucoup d’enfants pourront s’identifier (la peur du cheval pouvant s’extrapoler à d’autres peurs), Julien Leclercq aborde différents thèmes qui assureront de beaux moments de partage entre les enfants et leurs parents. Les illustrations, quant à elles, contribuent fortement au charme de cette histoire que je conseille à toutes les personnes, ayant des enfants ou non, qui aiment les animaux.

Envie de découvrir Lola et son nouvel ami ? Rendez-vous sur le site de Yakabooks .