Midnight Sun, Trish Cook

MIDNIGHT SUN édition avec affiche du film en couverture (Bloom) par [Cook, Trish, Demoulin, Axelle, Ancion, Nicolas]

J’avais acheté ce roman sur un coup de tête et ai profité d’un challenge pour le faire sortir de ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Je fais un rêve récurrent. Je suis à la plage et le soleil chauffe ma peau. Mais ce n’est que ça : un rêve. Je ne peux pas m’exposer au soleil. Le moindre rayon pourrait m’être fatal. Alors je suis obligée de passer mes journées enfermée chez moi. En dehors de ça, je suis une fille normale. Je joue de la guitare, j’aimerais devenir astrophysicienne et… j’ai un énorme crush pour Charlie Reed. Il passe devant ma fenêtre tous les jours depuis des années. La seule ombre au tableau, c’est qu’il ne sait même pas que j’existe. Jusqu’au jour où je le rencontre pour de vrai. Mon histoire d’amour ne durera peut-être pas longtemps, mais elle n’en sera pas moins extraordinaire.

Hachette Romans (21 mars 2018) – 252 pages – Broché (15,90€)

AVIS

Midnight Sun est un roman qui me sort quelque peu de mes habitudes de lecture puisqu’il mêle deux thèmes que je ne lis guère, la romance et la maladie. Néanmoins, à ma grande surprise, je l’ai lu d’une traite complètement happée par l’histoire de Katie.

Incapable de s’exposer aux rayons du soleil sous peine de dommages fatales, cette jeune fille est atteinte de la maladie des enfants de la lune. Malgré cette situation difficile, elle garde un optimisme à toute épreuve et ne tombe jamais dans l’apitoiement. Entre sa passion pour la musique, les activités avec son père, dont elle est très proche, ses cours en ligne et les visites de sa meilleure amie, elle a de quoi occuper ses journées, ou plutôt ses nuits, puisque son rythme de vie est plus proche de celui du vampire que de l’adolescent lambda.

Et puis il y a Charlie Reed ! Un garçon qui ne connaît pas son existence, mais qu’elle aime depuis de nombreuses années, et qu’elle observe chaque jour depuis la fenêtre de sa chambre. Quand les séances d’observation feront place à une réelle rencontre, Katie va paniquer avant de se laisser porter par les événements, et nouer une relation avec son prince charmant. Mais quel avenir espérer quand vous avez une épée de Damoclès au-dessus de votre tête ?

Une question que l’on ne peut que se poser, mais qui ne nous empêche pas de suivre avec beaucoup de tendresse l’évolution de la relation entre Katie et Charlie. Touchants, chacun à leur manière, ils tracent leur route main dans la main, Katie entrevoyant grâce à son petit ami cette liberté qui lui faisait tant défaut, et Charlie renouant avec une passion qu’un bête accident lui avait fait perdre de vue. Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et un moment d’inattention remet en cause un bonheur tout juste effleuré….

Si la dernière partie du roman possède une certaine gravité qui m’a d’ailleurs fait verser quelques larmes, j’ai trouvé que l’autrice arrivait à se focaliser sur la vie plutôt que sur la maladie et la mort. Et cet exploit provient avant tout de la personnalité avenante et de la force de caractère de Katie qui accepte la situation avec une certaine sagesse et beaucoup de courage. Elle espère le meilleur pour ceux qu’elle risque, tôt ou tard, de quitter, que ce soit pour son père qui a tout abandonné pour elle, sa meilleure amie ou Charlie qui a su lui apporter des moments de tendresse et d’amour infinis. C’est donc, comme son père, avec un certain désespoir, mais aussi beaucoup d’émotions qu’on laisse la jeune fille prendre son envol et faire de ses derniers instants les meilleurs de sa vie.

Malgré le thème de la maladie en filigrane, le roman se lit tout seul même pour les personnes qui, comme moi, tendent à éviter le sujet : la plume de l’autrice est fluide, les dialogues non dénués d’humour, la dynamique entre Katie et les trois personnes de sa vie intéressante, il n’y a aucun pathos mais beaucoup d’émotions, les personnages se révèlent attachants… À cet égard, si seule la personnalité de Katie est réellement développée, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir beaucoup d’affection pour son père qui, bien que très protecteur, se révèle très touchant. Ayant déjà perdu sa femme, il a formé une bulle protectrice autour de sa fille, mais il finira pas accepter qu’une prison, même dorée, reste une prison. Quant à Charlie, j’aurais aimé en apprendre plus sur lui, mais je l’ai trouvé parfait même quand la vérité que Katie lui a cachée finira pas lui exploser en plein visage. Je ne sais pas comment j’aurais réagi à sa place, mais il affronte la situation avec beaucoup de courage et de dignité.

À noter que l’autrice a pris quelques libertés avec la maladie de Katie comme elle l’explique elle-même. Cela ne m’a pas dérangée outre mesure puisque nous sommes avant tout dans une œuvre de fiction, mais les personnes connaissant bien la maladie des enfants de la lune pourraient en être déstabilisées.

En conclusion, belle et touchante, voici une romance que je ne peux que vous conseiller si vous appréciez les personnages attendrissants qui, face aux caprices de la vie et à l’adversité, avancent main dans la main pour se créer des moments forts qui n’appartiennent qu’à eux. Malgré la maladie et cette question de la perte de l’autre, il ressort ainsi beaucoup de positivité et d’optimisme de ce roman qui vous donnera, une fois la dernière page tournée, envie de profiter de chaque instant comme si c’était le dernier.

Découvrez un extrait sur le site des éditions Hachette.

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