Demain, Guillaume Musso

Je n’ai jamais lu Guillaume Musso, mais le résumé de Demain m’intriguant, je n’ai pas trop hésité avant d’emprunter l’audiobook. Je recherchais un livre facile à suivre pendant mes séances de Diamand Painting, et cette histoire a parfaitement fait le travail.

ALERTE…

Si j’ai apprécié ma lecture, c’est d’abord parce que je m’y suis attelée sans rien en savoir ou presque. Si vous voulez savourer pleinement l’intrigue, je vous conseille donc de faire de même, et de lire cette chronique plus tard.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Elle est son passé…
… il est son avenir.

Emma vit à New York. À trente-deux ans, elle continue à chercher l’homme de sa vie. Matthew habite Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa petite fille.
Ils font connaissance grâce à Internet et, désireux de se rencontrer, se donnent bientôt rendez-vous dans un restaurant de Manhattan. Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte de l’établissement, sont conduits à la même table et pourtant… ils ne se croiseront jamais.
Jeu de mensonges ? Fantasme de l’un ? Manipulation de l’autre ?
Victimes d’une réalité qui les dépasse, Matthew et Emma vont rapidement se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’un simple rendez-vous manqué…

AVIS

L’auteur joue habilement sur deux tableaux, le fantastique avec un échange par mail entre deux personnages, Emma et Matthew, vivant à un an d’intervalle, et le thriller. Ce dernier point m’a d’ailleurs agréablement surprise ! Je ne m’attendais pas à ce que les événements prennent un tournant aussi sombre et tordu dans la deuxième partie du livre. Alors que l’on suit un homme luttant désespérément pour garder pied après la mort accidentelle de sa femme, on découvre que cette épouse idéalisée n’était pas la personne qu’il croyait connaître et aimer.

Kate, la parfaite chirurgienne, mère et épouse aimante, n’est en fait qu’une image que l’auteur va, petit à petit, mettre en pièces et ceci, de manière assez subtile. Les découvertes sur la défunte se font par petites touches et, mises bout à bout, forment le portrait d’une femme brillante, mais à la personnalité sombre et machiavélique. C’est une personne entière, capable d’un amour total confinant indéniablement à la folie. On en vient donc à trouver ses actes abjects et horribles tout en arrivant à comprendre, sans accepter, les raisons l’ayant conduite à agir de la sorte. L’auteur pose donc la question de savoir jusqu’où on peut aller par amour à travers une histoire qui se révèle plus complexe qu’au premier abord. 

Autre atout du roman, le suspense qui est bien dosé et présent du début à la fin du livre. Plus on avance dans l’intrigue, plus les choses se complexifient et s’intensifient au point de rendre la lecture ou, pour moi, l’écoute prenante. Il est juste dommage que l’auteur finisse par tomber parfois dans l’excès avec des scènes convenues qui vous rappelleront probablement des films américains.

J’ai, dans tous les cas, adoré suivre les échanges entre Emma et Matthew à travers leurs mails même si j’aurais aimé que l’auteur nous donne un peu plus d’explications sur la possibilité pour ces deux personnages de communiquer à travers le temps. Mais passer sous silence les explications techniques et scientifiques permet à l’auteur de se focaliser principalement sur les interactions humaines et sur ce point, c’est plutôt réussi.

Les personnages sont tous très différents les uns des autres et possèdent leurs propres faiblesses, toutes plus ou moins liées à ce besoin d’amour irrépressible. Je n’ai néanmoins réussi à m’attacher qu’à Emma qui se révèle fragile, mais aussi très forte, capable de soulever des montagnes quand cela s’avère nécessaire. Pour autant, ce n’est pas une super héroïne et elle va devoir s’appuyer sur l’aide d’un adolescent, un as de l’informatique. La seule chose qui m’a dérangée avec Emma, c’est sa manière horripilante d’appeler son ami par un surnom ridicule que je trouve, pour un adolescent mal dans sa peau, plutôt malvenue… En lisant le livre, cela m’aurait déplu, mais entendre ce surnom répété à de multiples reprises a fini par sérieusement m’agacer.

Quant à la plume de l’auteur, sans faire d’étincelles, elle est efficace et permet à chacun de se faire une image précise des personnages, de leur personnalité et de leurs espoirs. J’aurais peut-être apprécié qu’il prenne le temps de mieux poser le décor à travers des descriptions un peu plus précises et étoffées, mais c’est une question de goût. Je suis certaine que les personnes aimant les récits allant droit au but apprécieront le fait que l’auteur ne se perde pas en détails inutiles. Le récit est donc rythmé et prenant d’autant que l’alternance des points de vue et la découverte d’informations inattendues donnent envie de connaître le fin mot de l’histoire.

En bref, d’une plume vivante et vive, Guillaume Musso nous propose ici une histoire où l’amour et la folie sont au cœur de tout. Mais ce qui fait le charme du récit, c’est la manière dont il a su mélanger efficacement deux genres, le fantastique (voire la science-fiction) et le thriller, afin d’offrir un récit au suspense prenant et quelque peu addictif.

Et vous, avez-vous lu/écouté ce roman ?
Qu’en avez-vous pensé ?

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Au cœur de la folie, Luca D’Andrea

Couverture Au coeur de la folie

Je remercie les éditions Denoël pour m’avoir permis de découvrir Au cœur de la folie de Luca D’Andrea.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Italie, hiver 1974. À bord d’une Mercedes crème, Marlene fuit à travers le Sud-Tyrol. Elle laisse derrière elle son mari, Herr Wegener, et emporte les saphirs qui lui avaient été confiés par la puissante mafia locale. Alors que, devenu fou, il retourne la région pour la retrouver, Marlene prend un mauvais virage et perd connaissance dans l’accident. Simon Keller, un Bau’r, un homme des montagnes, la recueille et la soigne. Marlene se remet petit à petit dans un chalet isolé, hors de portée de poursuivants pourtant infatigables, et fait un jour la connaissance de Lissy, le grand amour de Simon Keller.

Entre huis clos des sommets et traque mafieuse en Italie, Au cœur de la folie nous entraîne dans une spirale de frayeur, à la suite de personnages d’une noirceur fascinante.

  • Broché: 448 pages
  • Editeur : Denoël (11 octobre 2018)
  • Collection : Sueurs froides
  • Traduction : Anaïs Bouteille-Bokobza
  • Prix : 21.90€

AVIS

Deuxième roman de la collection Sueurs froides qui me tombe entre les mains et deuxième lecture haletante ! Ne connaissant pas Luca D’Andrea, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai accroché à sa plume aussi nerveuse qu’immersive. L’auteur joue sur la longueur des phrases, sur celle des chapitres, sur l’intensité du suspense et de l’angoisse… Bref, il joue avec allégresse et talent avec nos nerfs !

On fait ici la connaissance de différents personnages dont Marlene qui, après avoir dérobé de précieux saphirs dans le coffre-fort de Herr Wegener, son richissime, puissant et criminel mari, s’enfuie au volant de sa voiture. Elle avait tout prévu pour commencer une nouvelle vie avec un mystérieux personnage nommé Klaus. Mais un grain de sable vient enrayer la machine, un accident de voiture qui la mettra sur la route et la protection d’un Bau’r, un homme des montagnes, nommé Simon Keller. L’homme attire d’emblée la sympathie notamment par la manière dont il s’occupe de Marlene sans poser de questions, mais avec beaucoup de gentillesse.

En parallèle, on suit Herr Wegener qui, fou de rage, est bien décidé à retrouver l’impudente et à lui faire payer son affront. Il est, bien sûr, blessé par la trahison de sa femme qu’il aimait, mais le vol des saphirs le met également dans une position fort délicate vis-à-vis d’une puissante organisation, le Consortium. Marlene, en volant les pierres précieuses, n’a pas pris toute la mesure de son geste, son vol lançant une machine inébranlable, une arme à visage humain pour lequel la notion d’irrémédiable est non négociable : l’Homme de Confiance. Et ça, Herr Wegener va l’apprendre de la pire des manières…

En plus de son mari et de l’Homme de Confiance qui sont à ses trousses, la fuyarde doit également faire face à un autre danger, celui-ci beaucoup plus sournois dans la mesure où il faudra un certain temps avant qu’il montre son vrai visage. Et c’est cet aspect du récit qui m’a poussée à tourner les pages les unes à la suite des autres. On sent assez vite qu’il y a quelque chose de louche, de malsain, des phrases sibyllines, des comportements teintés d’irrationnel, une obsession étrange… Mais l’auteur fait taire les doutes de Marlene et des lecteurs en montrant également l’autre face du danger, les moments de douceur, la complicité, la gentillesse, une certaine forme de sagesse… Au bout d’un certain temps néanmoins, l’angoisse monte progressivement et inexorablement jusqu’à devenir asphyxiante, à l’image de cette vie en huis clos dans le maso où Marlene a trouvé refuge. Je suis assez frustrée de ne pouvoir développer ce point sans vous gâcher le plaisir de la découverte, mais je peux vous dire que si vous aimez les situations non linéaires et les personnages ambivalents, vous allez vous régaler.

À travers des sauts dans le passé, l’auteur nous permet de mieux appréhender ses différents personnages qui, comme vous le verrez, ont tous eu une enfance assez difficile, soit teintée de pauvreté soit de violence, voire des deux. Même si cela n’excuse pas le comportement de chacun, cela permet toutefois de se rendre compte du poids de l’enfance dans la vie de ces adultes… Malgré la découverte de son passé qui nous éclaire sur ses choix de vie, je n’ai pas ressenti beaucoup d’affection pour Marlene. J’ai, par contre, été très touchée par Simon Keller, un homme qui a connu son lot de souffrances et de solitude. Son amour inconditionnel et intemporel pour sa sœur décédée ne pourra qu’émouvoir avant de finir par inquiéter…

Malgré ses plus de 400 pages, le roman se lit rapidement, l’alternance des points de vue, la présence d’allers-retours dans le passé, et les nombreux dialogues donnant un certain rythme au récit et une certaine puissance à la narration. À cela s’ajoute une écriture nerveuse, tout en relief, qui s’accorde parfaitement au décor dans lequel se déroule l’histoire, le Sud-Tyrol, une partie de l’Italie que je ne connaissais pas vraiment. L’auteur a su utiliser l’aura de mystère et de danger qui se dégage de l’endroit pour stimuler l’imagination des lecteurs. Il n’hésite pas ainsi à parsemer son récit d’allusions à des créatures fantastiques et aux fameux contes des frères Grimm qui, dans leur version première, ne sont pas forcément des plus rassurants… Le tout concourt à maintenir une pression constante sur le lecteur qui veut absolument savoir ce qui va tomber sur la tête de Marlene. On alterne, en effet, entre moments doux et moments plus tendus, mais on garde toujours cette sensation que tout peut s’emballer d’un moment à l’autre, comme si après le calme, ne pouvait s’abattre que la tempête. Et cette sensation diffuse de danger est aussi angoissante qu’addictive !

En conclusion, tempête intérieure et tempête extérieure se mêlent et s’entremêlent pour nous offrir un récit haletant et totalement immersif. À travers une plume nerveuse et redoutable, Luca D’Andrea nous parle du poids de l’enfance, de la vie et de la mort, d’espoir, mais aussi de folie, de cette folie qui semble être au cœur des hommes, des pires comme des meilleurs. Alors si vous avez envie d’une histoire qui vous tiendra en haleine du début à la fin, et qui vous fera naviguer en eaux troubles, vous avez trouvé le livre qu’il vous faut.

Et vous, envie de feuilleter ou d’acheter le roman ?

L’assassin de ma sœur, Flynn BERRY

Je remercie Babelio et les éditions Presses de la cité pour m’avoir permis de découvrir L’assassin de ma sœur de Flynn Berry.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

« Imaginez la série policière Broadchurch écrite par Elena Ferrante. » Claire Messud

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (20 septembre 2018)
  • Collection : SANG D’ENCRE
  • Prix : 20.90€
  • Traduction : Valérie MALFOY

AVIS

Quand sa sœur, Rachel, ne l’attend pas à la gare, Nora ne s’en formalise pas. Londonienne, elle se fait un plaisir de passer le week-end dans la campagne anglaise avec cette sœur dont elle si proche. Mais au plaisir du bon repas qu’elle imaginait déjà, se substituent des images d’horreur : une mise en scène macabre dans laquelle le chien de sa sœur est pendu et Rachel sauvagement assassinée. Nora prend alors la décision de s’installer dans le village de sa sœur pour faire le point sur cette affaire qui fait tristement écho à cet acte de violence dont Rachel a été victime par le passé. D’ailleurs, les deux affaires, sont-elles liées ? Une question parmi tant d’autres qui mèneront Rachel sur une pente glissante, la jeune femme semblant parfois perdre prise avec la réalité…

L’enquête à proprement parler n’est pas passionnante, du moins, du point de vue policier puisque les deux personnes en charge du dossier se montrent aussi incompétentes l’une que l’autre, l’une par manque d’objectivité, et l’autre par l’absence cruelle de clairvoyance et/ou de véritable implication. Mais tout l’intérêt du roman ne tient pas dans une enquête rondement menée, mais bien dans cette tension psychologique que l’autrice a su faire sienne. Devant le manque d’intérêt de la police pour le meurtre de sa sœur, Nora prend les choses en main et entre dans une sorte de spirale infernale où elle alterne entre les souvenirs de sa sœur, et le retour à la dure réalité dans laquelle sa sœur n’est plus. Entre les deux, il y a les découvertes qu’elle fait petit à petit sur cette personne qu’elle pensait connaître de A à Z, mais qui lui réserve finalement quelques surprises. La vie de Rachel telle que l’imaginait Nora se fissure au fur et à mesure de son enquête, ce qui ne pourra que venir épaissir le mystère autour de sa mort et rendre la douleur de sa perte encore plus difficile. Quand la personne que vous aimiez le plus au monde vous cachait des choses, comment ne pas se sentir désemparé, voire blessé ?

Si j’ai beaucoup apprécié le roman au point de le lire d’une traire une nuit d’insomnie, j’ai regretté que l’autrice ne prenne pas le temps de développer un peu plus les personnages secondaires, et notamment deux personnes qui avaient tout le potentiel pour ajouter une touche supplémentaire de tension et de suspense. Alors qu’ils sont supposés semer le doute dans l’esprit de la police, de Nora et des lecteurs, je n’ai pour ma part pu m’empêcher de regretter un manque criant de charisme. Toutefois, je comprends le choix de l’autrice de se focaliser principalement sur Nora et sa sœur, la relation complexe entre les deux femmes étant, quant à elle, brillamment dépeinte. Rachel est morte, mais on ressent encore de manière poignante et indiscutable la force des liens qui l’unissaient à Nora. Cela permet de comprendre un peu mieux l’obsession de Nora pour l’enquête et les mesures qu’elle est prête à prendre pour connaître la vérité, toute la vérité, quitte à réveiller des traumatismes du passé et les peurs qui y sont associées.

D’ailleurs, en plus des liens familiaux, les traumatismes et la difficile (re)construction de soi semblent être au cœur du roman. Les deux sœurs ont vécu un traumatisme durant leur jeunesse, l’une en tant que victime directe, l’autre en tant que « dommage collatéral ». Les deux jeunes filles, devenues femmes, se sont donc construites autour de ce choc, ce qui leur a permis d’avancer dans la vie tout en les enfermant paradoxalement dans une sorte de prison. À trop revivre le passé, difficile de construire le présent ! Toutes les deux obsédées par l’idée de retrouver le bourreau de Rachel, il s’est noué entre elles, une relation qui m’a semblé quelque peu malsaine comme si les deux soeurs étaient liées par la douleur plutôt que le bonheur… Mais si l’on considère la mort brutale et sanguinolente de Rachel, peut-être que le drame fait finalement partie intégrante de la vie de ces deux sœurs.

Narré du point de vue de Nora, le récit est prenant et immersif, car si Nora n’est pas particulièrement attachante, elle arrive à captiver le lecteur par ses allers-retours entre présent et passé, entre les bons et mauvais souvenirs, et ce présent où Rachel, malgré sa mort, continue à jouer un rôle crucial dans la vie de sa sœur. Il est parfois déstabilisant de suivre les cheminements de pensée de Nora qui saute d’une époque à l’autre, mais ses souvenirs, distillés avec efficacité, forment la trame du roman, un roman dans lequel transparaît tout le poids des secrets, des liens du sang, des traumatismes, du deuil et de la solitude. À travers son récit, Flynn Berry évoque également, même si c’est de manière succincte, les violences faites aux femmes comme cette violence domestique que chacun préfère ignorer quand le bourreau est quelqu’un de respecté ou encore, le viol et les accusations à peine voilées transformant la victime en coupable.

Tous ces thèmes forts et difficiles sont renforcés par l’ambiance pesante qu’a su instaurer l’autrice. Sans être claustrophobe, on se sent étouffer dans ce village qui prend presque vie sous nos yeux grâce aux descriptions de Nora. On retrouve cette ambiance à la Broadchurch avec cette impression oppressante qui se dégage du temps, des rues, du confinement propre aux petits villages dans lesquels tout le monde pense se connaître alors que des secrets, parfois terribles, couvent entre les murs des maisons…

Enfin, au-delà de la tension psychologique omniprésente, l’autrice a veillé à offrir à ses lecteurs un certain suspense. Ne vous attendez pas à un suspense haletant, mais plutôt le genre de suspense qui vient titiller votre curiosité tout en vous laissant le temps d’appréhender l’histoire dans son ensemble et de réfléchir aux indices qui vous sont progressivement dévoilés. Les choses s’emballent dans les derniers chapitres, et à mesure que l’étau se resserre autour de l’assassin de Rachel, on se rend compte de la manière dont l’autrice a su brouiller les pistes. Il m’a ainsi fallu un certain temps avant d’identifier l’assassin de Rachel…

En conclusion, Flynn Berry a su dès le départ attiser ma curiosité à travers une plume simple, mais efficace qui n’appelle à rien d’autre qu’à se laisser prendre par la main pour entendre l’histoire de Nora et de Rachel, deux sœurs à la relation aussi fusionnelle que complexe. Et ça marche, dès les premières lignes, on se laisse embarquer dans le récit sans se poser de questions, on écoute attentivement les confidences de Nora qui alterne entre ses souvenirs et ses suspicions quant à l’identité du meurtrier de sa sœur, on savoure la tension psychologique qui se dégage presque toute seule des pages… En d’autres termes, on dévore ce roman qui dispose de tous les éléments indispensables à la réussite d’un thriller, et accessoirement, d’un page-turner.

Et vous, avez-vous envie de feuilleter ou de découvrir le roman ?
Retrouvez-le chez votre libraire ou en ligne.

L’accusé du Ross-Shire de Graeme Macrae Burnet (Sonatine éditions)

Je remercie Sonatine éditions et Lecteurs.com qui, dans le cadre des explorateurs du Polar, m’ont permis de découvrir L’accusé du Ross-Shire de Graeme Macrae Burnet.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un piège littéraire dans les Highlands du XIXe siècle

Finaliste du Booker Prize 2016, un formidable puzzle romanesque aussi divertissant qu’intelligent.

Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ?
Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé ? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis.

  • Broché: 432 pages
  • Éditeur  : Sonatine (12 octobre 2017)
  • Prix : 21€
  • Autre format : ebook

AVIS

Sonatine éditions vous propose ici un ouvrage difficilement classable qui flirte avec plusieurs genres : roman historique, roman noir, biographie, thriller… À la fois tout et rien de ça, ce roman fut une expérience de lecture aussi originale qu’intrigante voire dérangeante.

Originale, car l’auteur nous apprend que c’est en faisant des recherches généalogiques qu’il a découvert l’histoire de l’un de ses ancêtres, un certain Roderick Macrae, âgé de dix-sept ans, et arrêté en 1869 pour un triple meurtre plutôt sanglant. L’auteur nous propose alors de découvrir l’histoire de ce meurtrier telle qu’il l’a lui-même narrée dans un mémoire rédigé sur les conseils de son dévoué avocat, M. Sinclair. Sont également portés à notre connaissance différents documents : des témoignages, des articles de journaux, le compte-rendu du procès et des rapports de médecins. Une richesse documentaire qui nous pousse à nous plonger avec avidité et curiosité dans ce fait-divers historique peu banal.

Comment expliquer, si ce n’est par un accès de folie ou un acte motivé par une haine trop longtemps refoulée, qu’un jeune homme de dix-sept ans assez calme et gentil se transforme soudainement en un monstre capable de massacrer trois personnes ? Cette question ne pourra que vous tenir en haleine d’autant qu’au fil de la lecture, se dessine un véritable décalage entre le Roderick meurtrier et le Roderick qui prend vie sous nos yeux. À travers le récit de sa vie qu’il nous narre sous forme écrite depuis sa prison, le jeune homme nous apparaît plus pauvre bougre né au mauvais endroit dans la mauvaise famille que tueur sanguinaire. Et c’est pour cette raison que l’on cherche ardemment, derrière son récit, les signes d’une éventuelle folie ou, du moins, d’une certaine forme de méchanceté. Or, que nenni !

Ce que nous découvrons, c’est un garçon de dix-sept ans et ses conditions de vie peu reluisantes dans un village écossais isolé du XIXe siècle : maisons d’habitation que les gens partagent avec le bétail, précarité qui semble la norme, pouvoir politique écrasant, et surtout injuste… Si l’on ajoute à cela une famille endeuillée par la mort de la matriarche, il est certain que Roderick ne partait pas dans la vie avec les bonnes cartes en main. D’ailleurs, l’auteur nous offre une réflexion pertinente et intéressante sur la notion de déterminisme social et la possibilité pour quelqu’un de sortir de son milieu d’origine. Si certains habitants de ces Highlands aspirent à une nouvelle vie loin de l’Écosse, Roderick, quant à lui, n’a pas vraiment ces rêves de grandeur et de voyages. Écrasé par le poids des responsabilités familiales, il doit ainsi travailler dans la ferme familiale aux côtés de son père afin de subvenir aux besoins de sa famille. Et ceci même si de par ses capacités intellectuelles, il aurait pu aspirer à une autre vie et à cette liberté de choix dont il est totalement privé. C’est un peu comme si sa route avait été tracée pour lui avant sa naissance et qu’il n’avait pas le droit d’en dévier ni même de songer à le faire…

Mais le jeune homme semble assez bien vivre les choses. Résigné, il ne montre pas vraiment de velléités de rébellion contre l’ordre établi jusqu’à ce que les abus de pouvoir d’un odieux voisin, qui s’acharne sur sa famille, ne deviennent trop insupportables…Un peu comme une cocotte-minute sous pression, il va donc finir par exploser devant les nombreuses injustices qui frappent les siens, mais face auxquelles personne ne réagit. À commencer par ce père qui semble complètement absent de sa propre vie et de son foyer, si ce n’est pour donner des coups. Mais même si la vie de Roderick est difficile et sa famille injustement traitée, cela n’explique pas la violence avec laquelle il va soudainement se transformer en un monstrueux tueur. N’y a-t-il pas de la folie derrière son geste ? C’est, dans tous les cas, ce que va essayer de plaider son avocat lors du procès du jeune homme.

Que l’on adhère ou non à son opinion qu’il va défendre vaillamment, on ne peut que louer le sérieux et l’humanisme de ce professionnel qui va tout faire pour sauver son client de la potence. Une mission fort difficile si l’on considère que ce dernier reconnaît volontiers ses crimes et n’exprime aucun regret… Après avoir assisté à autant de mépris envers les habitants de la campagne qualifiés d’êtres inférieurs, j’ai apprécié de découvrir un personnage où ne pointe pas la condescendance derrière chacune de ses paroles. Il faut évidemment se remettre dans le contexte historique du roman, mais c’est assez dur de ne pas réagir avec véhémence devant les préjugés des « hommes instruits » envers ces « campagnards demeurés et faibles d’esprit ». M. Sinclair est donc le personnage que j’ai certainement le plus apprécié et qui, d’une certaine manière, redonne quelque peu foi en l’âme humaine.

L’auteur a fait le choix judicieux de porter à notre connaissance le déroulement du procès de Roderick, un procès qui se révélera intéressant à bien des égards. Il sera d’abord l’occasion de découvrir la psychologie criminelle telle qu’elle était conçue au XIXe siècle, et que l’homme moderne ne pourra que juger choquante, car principalement basée sur des a priori et stéréotypes… Ce procès sera également captivant par son aspect quelque peu théâtral : population fascinée par l’affaire et qui le fait savoir, des journalistes qui commentent le procès avec, pour certains d’entre eux, ironie, des informations que l’on découvre et que Roderick avait passées sous silence dans son mémoire nous poussant ainsi à nous poser des questions sur la véracité de son récit et/ou sur sa santé mentale… Les interrogatoires des différents intervenants, voisins/amis ou professionnels, présentent, en outre, un certain avantage : dynamiser un récit qui, en première partie, a pu se révéler parfois un peu contemplatif. On a donc l’impression que les choses s’accélèrent et que, petit à petit, l’étau se resserre autour de notre protagoniste.

J’avais l’habitude d’associer thriller et suspense haletant. Or, ici, le suspense n’est pas haletant, mais diffus dans la mesure où il se cache derrière toutes les questions que l’on se pose sur ce jeune meurtrier, sur la véracité de son récit, sur sa prétendue folie… D’ailleurs plus que de suspense, je parlerais d’une tension croissante qui vous fait guetter le point de non-retour qui va pousser un garçon intelligent et plutôt gentil à commettre l’irréparable. Et sur ce point, vous n’aurez pas de certitudes, juste éventuellement, au même titre que les membres du jury, votre intime conviction.

Enfin, bien que nous ne soyons pas dans un roman historique et que l’auteur reconnaît avoir pris quelques libertés avec l’Histoire, on ne peut que saluer son travail de recherche qui nous permet de nous immerger complètement dans cette campagne écossaise du XIXe siècle. Mais au-delà d’un contexte historique passionnant et bien restitué, le gros point fort de ce roman est, pour moi, le pari audacieux pris par l’auteur, et qui confère toute son originalité à son travail. Je ne peux pas vous en dire plus sur ce point si ce n’est que son idée est diaboliquement efficace et bien ficelée. Je ne m’y suis pas laissée prendre, mais j’ai adoré la gymnastique intellectuelle dans laquelle s’est lancé l’auteur. Et rien que pour ça, je lui tire mon chapeau !

En conclusion, L’accusé du Ross-Shire est le genre d’ovni littéraire que l’on aimerait voir plus souvent. Il nous offre un voyage prenant dans les affres de la condition humaine et nous pousse à nous interroger sur ce jeune homme devenu meurtrier par la force des choses à moins que ce ne soit par la force de sa nature. Ce sera à chacun de se forger sa propre opinion sur cette affaire hors norme qui nous plonge avec précision et intelligence dans un petit village des Highlands du XIXe siècle. Alors si vous êtes curieux de découvrir une histoire inclassable et originale, bien documentée d’un point de vue historique et savamment orchestrée, ce roman est fait pour vous.

Une fois que vous aurez terminé le roman et seulement à ce moment-là, je vous invite à regarder cette vidéo où l’auteur répond de manière très succincte à quelques questions.

Et vous, envie de découvrir L’accusé du Ross-Shire ? Retrouvez le roman sur le site Lisez.com.

Piège conjugal, Michelle Richmond

Piège conjugal

Je remercie Babelio et Presses de la Cité pour m’avoir permis de découvrir Piège conjugal de Michelle Richmond.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Alice, ancienne rockeuse reconvertie en avocate, et Jake, psychologue, s’aiment, l’avenir leur appartient. Le jour de leur mariage, un riche client d’Alice se présente avec un cadeau singulier : l’adhésion au « Pacte ». Le rôle de ce club ? Garantir à ses membres un mariage heureux et pérenne, moyennant quelques règles de conduite : décrocher systématiquement quand le conjoint appelle, s’offrir un cadeau tous les mois, prévoir une escapade trois fois par an… mais surtout, ne parler du Pacte à personne. Alice et Jake sont d’abord séduits par l’éthique, les cocktails glamour et la camaraderie que fait régner le Pacte sur leur vie… Jusqu’au jour où l’un d’eux contrevient au règlement. Le rêve vire au cauchemar. Mais comme le mariage, l’adhésion au Pacte, c’est pour le meilleur… comme pour le pire.

  • Broché: 480 pages
  • Éditeur : Presses de la Cité (3 mai 2018)
  • Prix : 21€
  • Autre format : ebook

AVIS

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller par amour et que seriez-vous prêt à sacrifier pour le bien de votre mari/femme ?

Une question à laquelle Jack et Alice, jeunes mariés, vont devoir faire face à la minute où ils ont accepté de signer le Pacte, accord qu’ils découvrent grâce à Finnegan, un client du cabinet d’avocats où travaille la jeune femme. Ce Pacte, basé sur le système judiciaire britannique, est destiné à faire du vœu pieux d’un mariage pour l’éternité, une réalité. Quitte pour cela à utiliser des moyens que nous pourrions qualifier de discutables… Alice et Jack vont d’ailleurs, petit à petit, découvrir l’horreur des moyens coercitifs mis en place pour les personnes ne respectant pas les très nombreuses règles du Pacte.

La grande force de ce roman est de faire monter la pression et la tension de manière crescendo. Dès le départ, on sent qu’il y a quelque chose de bizarre derrière ce Pacte qui, en dehors du cercle restreint de ses membres, demeure inconnu du grand public. Il existe d’ailleurs un vrai culte du secret autour de ce dernier, un culte qu’il ne serait pas prudent de vouloir trahir… Mais comme les jeunes mariés, on se laisse porter par les événements en se disant qu’il s’agit certes d’un accord étrange et exigeant, mais qu’il leur suffira de revenir sur leur parole si les choses vont trop loin. Malheureusement, Alice et Jack vont assez vite comprendre que les choses ne sont pas si simples :

« On ne quitte pas le Pacte et le Pacte ne vous quitte pas ».

Cette phrase résume à elle seule l’impression que l’on peut ressentir à l’égard du Pacte : plus qu’un accord, il s’agit d’une entrée dans une organisation secrète et menaçante qui s’apparente presque à une secte… Et comme dans une secte classique, il est difficile de partir voire impossible surtout si l’on considère que tous les membres sont très influents et ont un pouvoir de nuisance très fort. C’est donc une vraie toile d’araignée, solide et asphyxiante, qui s’est construite autour de notre couple pour son plus grand malheur ! 

Alors que l’idée de devoir suivre un certain nombre de règles destinées à préserver les liens sacrés du mariage plaît bien à Alice et Jack, les sentences accompagnant les infractions les laissent d’abord sceptiques avant de leur faire franchement peur. Il faut dire que les jeunes mariés ne sont pas vraiment les membres idéaux, et qu’ils sont donc assez rapidement sanctionnés, des sanctions qui se révèlent effrayantes et, somme toute, disproportionnées par rapport aux « crimes » commis. Le Pacte a comme leitmotiv de faire systématiquement passer son conjoint avant tout, travail prenant ou pas. Une idée assez plaisante, mais qu’Alice, passionnée par son travail d’avocate, va avoir des difficultés à respecter. Elle sera alors violemment rappelée à l’ordre et vivra même l’expérience désagréable de l’emprisonnement, un comble pour une avocate ! Jack, qui a la manie de poser trop de questions, ne sera pas en reste et connaîtra sa part de châtiments voire de tortures autant physiques que psychologiques…

Ce qui frappe avec ce roman, c’est cette impression de danger omniprésent. C’est un peu comme si le couple vivait avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête et que la foudre pouvait s’abattre sur eux à chaque instant. Car le Pacte voit tout, le Pacte sait tout et le Pacte est partout ! Rien ne lui échappe, pour le plus grand malheur de ses membres, surtout ceux qui commencent à remettre en question les méthodes du Pacte pour préserver les liens sacrés du mariage. D’ailleurs, les mariages sont-ils tous heureux comme le Pacte veut le faire croire ou existe-t-il de sombres secrets que quelqu’un cherche à tout prix à cacher ? Une question que ne peut s’empêcher de se poser Jack depuis qu’il a rencontré une ancienne amie, également membre du Pacte, qui l’a mis en garde contre cette organisation et ses méthodes draconiennes pour faire respecter ses règles…

Comme Jack, on finit par devenir paranoïaque, doutant de tout et de tout le monde. Et on reste parfois dubitatif devant le comportement d’Alice qui, si elle craint également le Pacte, semble moins s’y opposer que son mari. Il faut dire que ce dernier a éveillé en elle son esprit de compétition exacerbé. Fidèle à elle-même, elle désire ainsi, malgré ses craintes, briller que ce soit en connaissant par cœur les commandements du Pacte ou en arrivant à devenir la meilleure épouse possible, non pas par amour donc, mais pas pure volonté d’être la meilleure…

C’est d’ailleurs ce que j’ai apprécié dans ce roman, l’ambivalence permanente des sentiments : le Pacte est basé sur un grand idéal, celui d’un mariage heureux pour la vie, mais il fait preuve de moyens dignes d’une dictature pour l’atteindre. Du coup, on oscille entre acceptation et révolte, et c’est émotionnellement très déstabilisant ! De la même manière, Alice et Jack redoutent ce Pacte, mais d’un autre côté, ce dernier leur permet de se rapprocher, notamment parce qu’il leur offre un ennemi commun à combattre. Grâce ou à cause du Pacte, Alice passe également plus de temps avec Jack, ce qui n’est pas pour déplaire à ce dernier, ce qui n’étonnera point les lecteurs. En effet, on se rend compte assez vite d’un certain déséquilibre dans ce mariage, Jack semblant redouter que sa femme finisse par s’apercevoir que son ancienne vie de rockeuse lui convenait mieux que sa condition d’avocate arriviste et mariée… Et ce sont certainement les doutes de Jack mêlés à ceux d’Alice et à son esprit de compétition qui les auront poussés à accepter l’offre de Finnegan… À cet égard, le Pacte peut s’apparenter à une thérapie de choc qui va leur montrer qu’ils n’ont pas besoin de suivre des principes édictés par d’autres pour être mariés ET heureux.

J’ai aimé le choix de l’auteur de faire monter crescendo la tension en alternant présent et passé. Cette alternance dynamise le récit, mais rend surtout la lecture complètement immersive, stressante et quelque peu addictive. À mesure que l’on avance dans la lecture et qu’on apprend à connaître Jack et Alice, on ne peut que croiser les doigts pour qu’ils trouvent une échappatoire et que ce cauchemar prenne fin… J’avoue néanmoins avoir été un peu déçue par la fin avec cette impression que la tension retombe d’un coup comme un soufflé. Je n’aime pas les fins ouvertes, mais je pense, et ce n’est que mon avis, que l’auteure aurait pu faire l’économie de l’épilogue. Cela n’aurait pas rendu la fin plus remarquable, mais un peu moins fade. J’ai toutefois apprécié un retournement de situation que je n’avais qu’en partie deviné. Celui-ci nous prouve que l’âme humaine est décidément bien noire et que certains sont prêts aux pires atrocités pour toucher de près le pouvoir…

Le Pacte, garantie d’un mariage heureux et durable ou piège tentaculaire qu’il vous sera impossible de fuir ? Une question qui vous tiendra en haleine et qui rendra toute tentative de lâcher votre livre vaine. À l’aide d’une narration dynamique et immersive, Michelle Richmond nous offre ici un récit à l’atmosphère particulièrement angoissante qui vous plongera dans un maelström d’émotions allant de la curiosité à la peur en passant par la franche révolte. Ce qui est certain, c’est qu’avec cette auteure, l’expression « se marier pour le meilleur et pour le pire » prend une tout autre dimension. Amateurs de suspense et d’histoires qui jouent sur l’ambivalence des sentiments, arrêtez-vous, vous avez trouvé votre prochaine lecture !

Et vous, envie de craquer pour Piège conjugal ?