TAG Noël arrive

Lune, Silhouette, Santa Claus, Rennes, Santa, Claus

C’est sur le blog Foxy and books que j’ai découvert le TAG Noël arrive. N’hésitez pas à lire ses réponses.

Avec un tel intitulé, je ne pouvais qu’avoir envie, à mon tour, d’y répondre d’autant que j’adore le titre des questions.

1 – Le Pôle-Express : tu peux partir, là maintenant tout de suite, où vas-tu pour Noël ?

Noël étant une fête familiale, la seule réponse qui me vient à l’esprit est là où se trouve ma famille. Et connaissant le goût du voyage de certains de mes proches, je dirai donc dans ma ville d’habitation parce que pour convaincre tout le monde de venir avec moi, cela risquerait de me prendre un certain temps.

2 – Le drôle de Noël de Scrooge : ta plus grosse déception livresque ?

Sans réfléchir, il s’agit d’Orgueil et préjugés : Lizzie et Darcy… Aujourd’hui comme hier ! qui a donné lieu à la chronique la plus négative du blog.

3 – Niko le petit renne : un livre que tu as lu rapidement ?

Les tribulations de Lady Eleanor Grant : un roman lu d’une traite en une soirée/nuit lors d’un challenge littéraire. Mais même sans ce défi littéraire, j’aurais bien été incapable de poser le roman avant d’en avoir lu la dernière ligne.

Couverture Les tribulations de Lady Eleanor Grant, tome 1 : La première reine

4 – Klaus : tu as tellement aimé un livre qu’il a réussi à te donner envie de lire tous les romans de l’auteur. Lequel ?

Je me dois de citer Orgueil et préjugés qui m’a donné envie de lire tous les romans de Jane Austen. Dans les auteurs contemporains, je pense à Je n’aimerai plus de Stéphane Soutoul. J’étais déjà fan de la plume de l’auteur, mais ce roman m’a convaincue qu’il me fallait lire tous ses livres.

Couverture Je n'aimerai plus

5 – Le Grinch : tu as le droit d’avoir une série de livres, laquelle choisirais-tu ?

J’aurais pu citer un certain sorcier à lunettes, mais je préfère mettre à l’honneur une autrice française qui prouve qu’en France, nous aussi nous avons des auteur(e)s capables d’enthousiasmer de nombreux lecteurs, jeunes et moins jeunes. J’avoue néanmoins ne pas encore avoir eu le courage de lire le dernier tome de La Passe-Miroir et de dire adieu aux personnages.

Couverture La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver

6 – Miracle sur la 34e rue : un livre que tu as réussi à finir par miracle ?

Si cela n’avait pas été un SP, je n’aurais jamais réussi à terminer Le linceul des âmes qui est l’une de mes plus grosses déceptions de l’année. Je considère donc que c’est un petit miracle que j’en sois venue à bout et assez rapidement.

Couverture Le linceul des âmes

Et vous, il vous tente ce TAG ?

Lys Striker – Tome 1 : Piégée par le passé, Stéphane Soutoul

Un grand merci à Stéphane Soutoul, dont j’aime beaucoup le travail, de m’avoir proposé de découvrir le premier tome de Lys Striker publié aux éditions Rebelle. Je le remercie également pour sa très chouette dédicace.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Elle tuait les monstres. À présent, elle protège leurs secrets.
Il fut une époque où Lys Striker assassinait des créatures surnaturelles. Un job lucratif dans lequel elle excellait aux côtés de Camélia, son mentor. Lorsque celle qui lui a tout appris est abattue, la jeune fille alors âgée de douze ans se retrouve seule sur le banc des accusés.
Libérée quelques années plus tard, la fleuriste de dix-neuf ans n’aspire plus qu’à un seul désir : se racheter une conduite et profiter d’une vie nouvelle. Mais la disparition d’un de ses proches ne laisse comme autre alternative à Lys que de renouer avec son passé. Elle accepte le chantage de Rosarius, un vampire aussi vénéneux que manipulateur. Ce dernier se propose de libérer l’otage qu’il détient à condition que l’ancienne tueuse exécute une mission pour lui.
Toute la question est de savoir si cet organisateur de paris clandestins pour le moins spéciaux tiendra parole et quelles seront ses règles du jeu.

Rebelle éditions (9 octobre 2018) – 282 pages – Broché (18,90€) – Ebook (4,90€)

AVIS

Bien que Lys ait plus l’habitude de manier les poignards que les pieux, il se dégage de la couverture une ambiance Buffy contre les vampires que j’aime beaucoup. Mais si Buffy pouvait compter sur le Scooby-Gang pour l’aider à affronter les dangers, la jeune fille n’aura pas cette chance…

Un tueur en série sévit à Montpellier. Un problème déjà grave en soi mais qui prend une tournure encore plus inquiétante quand ses agissements laissent craindre sa nature vampirique. Alors que Lys pensait avoir laissé sa carrière de tueuse de Surnaturels derrière elle, Rosarius, un vampire aussi charmant qu’agaçant, va la contraindre à reprendre du service. Il détient, en effet, sa demi-sœur en otage et ne la libérera que si Lys traque et tue le vampire serial killer qui attire un peu trop l’attention sur la communauté de la Nuit. C’est que les Blafards tiennent à leur anonymat diantre !

Ravie de retrouver la plume de Stéphane Soutoul et la finesse qui la caractérise, il m’a fallu quelques pages pour m’immerger dans le récit ayant été un peu déstabilisée par la manière assez analytique, et peut-être un peu redondante, avec laquelle Lys se décrit aux lecteurs. Cela ne m’a toutefois pas empêchée d’être très touchée par cette jeune femme dont l’histoire et les fragilités ne pourront que vous émouvoir.

Élevée par une tueuse de Surnaturels qui l’a conditionnée à tuer dès son plus jeune âge, Lys est loin d’avoir eu une enfance conventionnelle et équilibrée. Oubliez l’amour maternel et les jeux d’enfants, faites place aux entraînements intensifs et à une vie entièrement tournée vers le crime ! On comprend alors sans peine qu’après avoir passé des années enfermée suite au meurtre de sa protectrice, Lys n’aspire plus qu’à une vie simple et calme au sein de sa famille de cœur…

Une vie bien rangée de fleuriste amatrice de thé, et de romancière à ses heures perdues, que n’a aucune honte à faire voler en éclats Rosarius. Archétype du vampire beau gosse manipulateur, on ne peut cependant pas s’empêcher d’éprouver, à l’instar de Lys, une certaine fascination pour l’aura de puissance et de danger qu’il dégage. Ses échanges avec la jeune tueuse ne manqueront pas de vous faire sourire puisque son charme s’accompagne d’une certaine propension à la taquinerie, ce qui ne sera pas du goût de Lys. Difficile en effet de s’amuser quand l’un de vos proches est en danger, et qu’un énergumène aux dents longues, au sens propre comme au sens figuré, met votre vie en danger !

Enrôlée contre son gré dans une chasse au vampire qui prend des allures de pari sur la mort, Lys va devoir affronter un être dangereux que personne ne semble pouvoir arrêter dans sa course folle à la vengeance. Perclus de chagrin suite à la mise à mort de sa bien-aimée, il est prêt à tout pour mettre à exécution son diabolique plan quitte, au passage, à tuer quelques milliers d’innocents. Malgré son manque d’entraînement, Lys ne manque heureusement pas d’atouts pour combattre ce puissant ennemi. Elle pourra s’appuyer sur son intelligence, sa débrouillardise, sa rapidité, ses vieux réflexes qui remontent très vite à la surface, son courage, mais également sur un soutien inattendu dont je ne vous dévoilerai rien si ce n’est qu’il promet de pimenter le duo Lys/Rosarius…

Les personnages ne sont pas fondamentalement originaux, mais ils possèdent cette ambivalence qui les rend intéressants. Ni tout noirs ni tout blancs, ils oscillent entre ombre et lumière ce qui apporte une certaine tension au récit ainsi que quelques sympathiques rebondissements. L’une des révélations m’a d’ailleurs prise de court et donné très envie de lire le deuxième tome pour découvrir comment Lys va faire face à cette redistribution des cartes qui a fait vaciller son monde. De la même manière, je suis impatiente de voir dans quelle direction la relation entre la jeune tueuse et certains personnages comme Rosarius va évoluer. Quelque chose me dit que le vampire n’est pas prêt de la laisser tranquille, mais pour sa défense, comment refuser un peu d’animation dans une vie d’immortel bien remplie mais dénuée de surprises ?

Et question animation, l’auteur nous gâte puisqu’au-delà d’une héroïne dont il a pris grand soin de développer la psychologie, le récit ne souffre d’aucun temps mort. Il n’y a pas de l’hémoglobine à chaque page, mais il se passe toujours quelque chose dans la vie de Lys qui essaie, tant bien que mal, de protéger sa famille adoptive du monde surnaturel. Entre les négociations avec un vampire maître dans l’art des paris et du bluff, la traque d’un tueur rendu fou par le chagrin, les combats avec des créatures assoiffées de sang et la (re)découverte de ses capacités de guerrière, la jeune femme n’a pas une minute à elle.

Le roman se lit donc très vite. Quelques chapitres de plus ne m’auraient d’ailleurs pas dérangée, mais j’ai apprécié que l’auteur, fidèle à ses habitudes, ne se perde pas en détails inutiles. Les amateurs de livres menés tambour battant devraient donc apprécier la concision de ce premier tome qui réunit, en moins de 300 pages, tous les ingrédients d’un bon livre de bit-lit, le sexe et la vulgarité en moins : des créatures surnaturelles dangereuses au regard hypnotique, de l’action, de l’humour, une héroïne attachante au passé trouble, un certain mystère, de la magie, des rebondissements… Un cocktail efficace et détonant pour une lecture plutôt addictive !

L’auteur a également su apporter une touche d’originalité bienvenue à un genre dorénavant bien installé en choisissant Montpellier comme théâtre des événements. Je n’ai pas d’attaches particulières pour cette ville dont je n’ai jamais foulé les portes, mais j’ai apprécié que pour une fois, une histoire de vampires ne se déroule pas aux États-Unis, mais bien en France. Merci donc à l’auteur de nous avoir prouvé que les rues de nos villes pouvaient abriter une faune surnaturelle variée sans que cela ne nuise à l’intrigue, bien au contraire. La facilité avec laquelle on s’imagine les déplacements de Lys et les endroits qu’elle visite rend ainsi le récit particulièrement immersif et réaliste, que l’on ait la chance de connaître Montpellier ou non.

En conclusion, porté par une héroïne attachante dont on apprend à découvrir et à apprécier les forces et les faiblesses, ce premier tome réunit tous les ingrédients d’un bon roman de bit-lit.  Stéphane Soutoul a ainsi réussi à s’approprier avec naturel et brio les codes du genre tout en veillant à insuffler son propre style à un roman qui se révèle aussi prenant que percutant. Si vous êtes en quête d’un livre de bit-lit de qualité qui allie beauté du style et intrigue rondement menée, ce roman devrait vous plaire. Et bonne nouvelle, le tome 2 est prévu pour octobre.

Retrouvez le roman sur le site des éditions Rebelle.

Throwback Thursday Livresque #82 : 2 livres- 2 personnages donc Formez un couple LGBT+

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : 2 livres- 2 personnages donc Formez un couple LGBT+

Les relations amoureuses étant, par nature, complexes, difficile de trouver deux personnes qui pourraient se plaire, se rapprocher et s’aimer, et ceci nonobstant leur sexe. Après avoir voir quelque peu chauffer mes neurones, il faut bien que parfois je les mette à contribution les pauvres, voici THE couple LGBT+ que je verrais bien se former : Elizabeth Bennet d’Orgueil et préjugés et Solange de Je n’aimerai plus.

Pourquoi ce choix ?

Ces deux femmes, bien que différentes, possèdent un point en commun, et pas n’importe lequel : une grande force de caractère pour ne pas dire un sacré caractère. Maniant habilement la langue et ayant l’esprit affûté, elles savent toutes les deux défendre leur opinion et ceci, avec intelligence.

D’un tempérament solitaire et chagrin depuis la mort de son ami et amour d’enfance, Solange aurait grand besoin de la bonne humeur et de l’humour d’Elizabeth pour arrêter de se morfondre, et commencer à se rendre compte que la vie continue… Quant à Elizabeth, je suis certaine qu’elle serait ravie d’avoir enfin, dans son entourage, une femme dont la vie ne se résume point à dénicher les plus belles toilettes et accessoirement un mari, fortuné si possible.

Les deux amoureuses pourraient passer des heures collées l’une à l’autre devant un bon livre, se lancer dans des discussions passionnées sur leurs dernières lectures ou les mœurs de leurs concitoyens, débattre de tout et de rien pendant des nuits entière à la lueur d’une bougie, se promener main dans la main pour profiter du grand air ou des beautés qu’offre la nature…

Plus j’y pense, plus je ne peux me défaire de l’idée qu’Elizabeth et Solange formeraient définitivement un joli couple dont les disputes seraient grandioses et les réconciliations magiques !

Et vous, il vous plaît se couple ? 

 

Throwback Thursday Livresque #65 : Une histoire d’amour

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J’ai décidé de participer à un nouveau rendez-vous autour du livre : le Throwback Thursday Livresque. Organisé par Bettie Rose Books, le principe est de partager chaque semaine sa lecture autour d’un thème qu’elle aura au préalable défini.


Thème de la semaine : Une histoire d’amour

TBTL Amour

Je lis peu de romances même si depuis deux ou trois mois, je commence à m’intéresser au genre.  Il y a toutefois une romance qui a su d’emblée me conquérir : Orgueil et préjugés. C’est ma romance de référence, mais vous en ayant déjà parlé, je vais me tourner vers une histoire découverte plus récemment : Je n’aimerai plus de Stéphane Soutoul.

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Inconsolable, Solange trouve refuge dans la solitude depuis le décès de son premier amour. Le marquis de Rousserolle souhaite malgré tout que sa fille épouse un aristocrate digne de son rang. Dans l’attente de fiançailles auxquelles elle refuse de se soumettre, Solange est placée sous la protection de Childéric de Frazignac. Dès le premier regard, la jeune femme perçoit le bretteur taciturne comme une atteinte à sa liberté. La guerre ne tarde pourtant pas à s’embraser aux frontières du royaume. Pris dans la tourmente des évènements, Solange et Childéric apprennent à cohabiter, à découvrir leurs blessures mutuelles, leurs espoirs… Se pourrait-il qu’un cœur en deuil finisse par s’éprendre d’une âme torturée, envers et contre tout ?

Pourquoi ce choix ?

D’abord pour la plume de l’auteur dont la finesse et l’élégance, en plus de ravir les amoureux de la langue française, sied à merveille à la retranscription des sentiments amoureux. L’auteur a ainsi l’art et la manière d’offrir à ses lecteurs des histoires émotionnellement intenses dans lesquelles ils se plongent sans retenue.

Dans Je n’aimerai plus, Stéphane Soutoul laisse les sentiments de ses deux protagonistes se développer et évoluer au gré des obstacles qui se mettent en travers de leur chemin. On prend alors plaisir à les voir se découvrir, se chercher querelle, se rejeter avant de mieux se rapprocher… Sans hâte et avec délicatesse, l’auteur nous offre ainsi une jolie histoire où les différences deviennent une force et où l’amour finit par panser, petit à petit, les blessures de l’âme et du cœur.

Si vous avez envie d’en apprendre plus sur Je n’aimerai plus, je vous invite à lire ma chronique dont voici la conclusion :

Pour conclure, je pourrais poursuivre ma chronique, le roman possédant encore tellement de qualités ou d’éléments dont j’aimerais vous parler… Je finirai donc simplement mon article par vous dire de vous lancer dans la lecture de ce roman. Que vous soyez un amateur de belles romances ou non, il devrait vous séduire, car au-delà du sentiment amoureux que l’auteur a su si subtilement et délicatement retranscrire, il aborde l’amour sous toutes ses formes, l’amour amical, l’amour familial, l’amour qui vous donne des ailes, mais aussi celui qui vous noie dans un abîme de désespoir. De cette lecture, vous en retiendrez également un très beau message d’espoir sur la capacité de chacun à avancer dans la vie malgré l’adversité. Du très beau Stéphane Soutoul, sans aucun doute !

Et vous, connaissez-vous ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Je n’aimerai plus, Stéphane Soutoul

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Je remercie Stéphane Soutoul de m’avoir proposé de découvrir son roman Je n’aimerai plus alors même que la romance n’est pas un genre très présent sur le blog. J’étais d’autant plus ravie de sa proposition que chaque roman de l’auteur m’a offert de très beaux instants de lecture. C’est donc sans crainte et avec enthousiasme que je me suis lancée dans la lecture de ce livre.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Inconsolable, Solange trouve refuge dans la solitude depuis le décès de son premier amour. Le marquis de Rousserolle souhaite malgré tout que sa fille épouse un aristocrate digne de son rang. Dans l’attente de fiançailles auxquelles elle refuse de se soumettre, Solange est placée sous la protection de Childéric de Frazignac. Dès le premier regard, la jeune femme perçoit le bretteur taciturne comme une atteinte à sa liberté. La guerre ne tarde pourtant pas à s’embraser aux frontières du royaume. Pris dans la tourmente des évènements, Solange et Childéric apprennent à cohabiter, à découvrir leurs blessures mutuelles, leurs espoirs… Se pourrait-il qu’un cœur en deuil finisse par s’éprendre d’une âme torturée, envers et contre tout ?

  • Illustration : Karen M.
  • A partir de 16 ans
  • Parution : 9 octobre 2017
  • 404 pages
  • Prix : 19.90
  • Autre format disponible : ebook

AVIS

L’histoire…

Solange, jeune aristocrate de 19 ans, se voit attribuer par son père un Vertueux, un homme qui maîtrise un des quatre éléments et qui met son épée et sa vie au service d’une jeune femme de la haute société jusqu’à ce qu’elle se marie. Or, éprise de liberté et peu encline à se plier aux impératifs de la bienséance, Solange refuse d’être suivie par le Vertueux qui lui est assigné, Childéric de Frazignac. Ce refus entêté est également motivé par une raison bien plus personnelle et douloureuse, la perte brutale de son premier Vertueux, Théodore, qui était aussi son ami et amour de jeunesse. Depuis sa disparition, Solange n’aspire qu’à une solitude que sa famille ne semble pas prête à lui accorder.

Quand la haine devient amour… 

De prime abord, Solange n’est pas un personnage auquel il est aisé de s’attacher. Bien que l’on comprenne et que l’on approuve son refus d’être sous la surveillance d’un Vertueux, il est fort difficile de justifier son comportement. Elle donne ainsi parfois l’impression d’être un oiseau pris en cage qui donne des coups de bec à ceux qui s’approcheraient de trop près de sa prison dorée alors qu’ils n’y sont pas invités. Et malheureusement pour lui, Childéric est, de par sa position, obligé de forcer les portes de la cage le condamnant de facto à devenir l’ennemi de la jeune fille. Elle va alors se montrer particulièrement odieuse et mettre tout en œuvre pour se débarrasser de lui allant jusqu’à fomenter, avec l’aide de sa sœur, un complot. Mais c’est certainement à travers ses piques quotidiennes et son mépris affiché que transparaît toute sa haine envers cet homme qui vient perturber sa solitude et son deuil.

A l’inverse de la terrible image que renvoie Solange dès le début de l’histoire, on ne peut s’empêcher de prendre en pitié Childéric qui ne fait que son métier et qui fait montre d’un certain professionnalisme malgré son acariâtre de maîtresse. Heureusement, on découvre très vite qu’il est loin d’être démuni face à cette dernière. En effet, d’un calme olympien devant la méchanceté injustifiée de Solange, il se révèle néanmoins taquin n’hésitant pas à se moquer subtilement de ses caprices que ce soit par quelques mots bien placés, son départ nonchalant lorsqu’elle se comporte comme une enfant capricieuse ou un art du silence bien maîtrisé. Et puis, derrière son stoïcisme et son côté taciturne, les lecteurs découvrent au fil de l’intrigue un être qui lui aussi a été blessé par la vie et qui a connu son lot de blessures autant physiques que mentales, mais qui, contrairement à Solange, ne fait pas payer aux autres ses malheurs.

Bien que d’abord conflictuelle, la relation entre Solange et le chevalier évolue progressivement pour se transformer en quelque chose que les deux personnages ont bien du mal à nommer. De la tendresse, de l’amitié, de l’amour ? Le lecteur assiste ainsi à la naissance des sentiments amoureux qui progressivement rapprochent ces deux personnes qui, bien que très différentes l’une de l’autre, sont unies par leur amour des livres, une force de caractère indéniable voire une certaine opiniâtreté et des valeurs fortes comme le sens de la justice, la loyauté, l’amour des leurs…

J’ai apprécié que l’auteur ne nous propose pas une énième romance basée sur un coup de foudre avec les traditionnels papillons qui virevoltent. Bien au contraire, il nous offre ici une romance réaliste qui se développe au gré des échanges entre les personnages, ceux-ci apprenant à se connaître, à découvrir leurs failles mutuelles, même celles dissimulées à leurs proches, avant de finir par naturellement s’apprivoiser. Cette évolution des sentiments se dévoile même dans le vocable utilisé par l’auteur. Au fur et à mesure que l’on avance dans l’intrigue, il se fait ainsi de plus en plus possessif et sensuel. Là, où au début du roman, nous avions droit à des descriptions presque factuelles, elles deviennent par la suite plus intimes, chacun des deux protagonistes s’autorisant à s’attarder sur les atouts physiques de l’autre. Cette subtilité dans la narration concourt indéniablement à la beauté de cette romance dont on ne peut qu’espérer une issue heureuse.

Au-delà de la très belle romance, l’auteur a su aborder de manière particulièrement délicate la question du deuil, un sujet qui me met en général mal à l’aise. A travers son histoire et les paroles souvent pleines de compréhension et de douceur du chevalier, il a su trouver les mots pour faire comprendre la nécessité d’aller de l’avant malgré la douleur de la perte d’un être cher.

Du droit d’être libre… 

Si Solange agace par sa méchanceté déplacée envers Childéric, elle suscite l’admiration par son refus des règles d’une société patriarcale condamnant les femmes aristocrates à être toute leur vie sous le joug d’un homme. Et de ce côté, elle se heurte à un mur en la personne de son père, le marquis de Rousserolle qui, pensant œuvrer pour le bonheur de sa fille, semble obnubilé par le respect de la bienséance faisant fi de son besoin de liberté.

Le marquis adore ses filles, mais j’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir envie de le secouer afin qu’il se rende compte que le bonheur de sa fille ne passe pas par un schéma préétabli. Qu’il l’empêche de s’enfermer dans sa solitude est une bonne chose, mais qu’il la force à être sous la surveillance d’un homme et qu’il n’écoute pas son désir de ne pas se marier m’a quelque peu agacée. J’ai eu l’impression d’entendre un disque rayé : « Oui, ma fille tu auras un Vertueux que tu le veuilles ou non, oui ma fille tu vas te marier et tant pis, si tu as d’autres envies ». Je comprends qu’il est difficile pour une personne de changer toute seule des règles sociétales profondément ancrées, mais ce qui m’a dérangée, c’est qu’il n’essaie même pas. Il reste vraiment certain que le bonheur de son enfant est lié à un homme et ça, je ne peux l’accepter d’autant que cet aveuglement va mettre Solange et Childéric dans une situation fort délicate. Ils devront ainsi faire face à un homme de la pire espèce dont la richesse et le statut n’ont pas pu compenser ce qui lui fait tant défaut, à savoir la noblesse de cœur et la bonté d’âme. Ce personnage qui symbolise tout ce qu’il y a de plus laid dans l’humanité (la jalousie, l’appât du gain, l’hypocrisie, la manipulation, la trahison…) aura au moins le mérite de permettre à Solange de faire le point sur ses sentiments et de prouver qu’elle sait faire preuve de courage quand une personne qu’elle aime est en danger.

Des relations familiales parfaitement explorées et exploitées…

Je me suis montrée intransigeante avec le marquis n’aimant pas spécifiquement qu’une personne décide pour une autre ce qui est bien pour elle, mais j’ai néanmoins été touchée par l’amour qu’il porte à ses deux filles et à sa défunte femme. D’ailleurs, les relations familiales et les liens forts qui unissent parfois les membres d’une famille sont très bien exploités par l’auteur que ce soit à travers la relation entre le marquis et ses filles, entre Solange et sa sœur Aurore ou encore, entre Childéric et sa sœur Élina.

Respirant la joie de vivre et l’exubérance, Aurore se révèle bien différente de son aînée ce qui ne l’empêchera pas de l’aimer profondément. Seule personne connaissant la vraie nature de la relation entre Solange et Théodore, elle fera tout son possible pour aider sa sœur à réapprendre à vivre au lieu de simplement survivre. Mais c’est la relation entre le chevalier et sa sœur que j’ai trouvé la plus attendrissante d’autant qu’elle permet de voir ce personnage, à l’allure parfois austère, sous un jour nouveau. Avec sa sœur, il semble être une tout autre personne comme si cette dernière révélait le meilleur de lui-même. D’ailleurs, ce changement ne passera pas inaperçu auprès de Solange…

Très malade, Élina n’en cache pas moins une joie de vivre qui la rend lumineuse. Je suis d’ailleurs certaine qu’elle s’entendrait à merveille avec Aurore. Découvrir leurs débuts dans la haute société pourrait être très intéressant, mais loin de moi l’idée de suggérer, peut-être pas très subtilement, à l’auteur de se pencher sur un nouveau roman basé sur ces deux personnages… La relation entre Childéric et sa sœur m’a fait penser à celle entre Mr Darcy et Georgina dans Orgueil et préjugés. On y retrouve la même tendresse, la même envie d’un frère de protéger sa sœur comme un père le ferait et la même complicité. En plus de cette entente, il existe une réelle complémentarité entre le frère et la sœur avec d’un coté, un Childéric d’une grande force physique, mais d’un tempérament chagrin et solitaire et de l’autre, une Élina à la santé fragile, mais d’une gaieté naturelle propice à apporter joie et bonne humeur autour d’elle. A eux deux, ils offrent le portrait d’une famille, peut-être réduite et au passé douloureux, mais aux liens solides.

Un roman porté par une très belle plume…

Le livre fait plus de 400 pages, mais comme toujours avec Stéphane Soutoul, les pages défilent les unes après les autres sans que vous ne vous en rendiez compte. Il faut dire que sa plume, en plus d’être d’une élégance et d’une finesse promptes à satisfaire les amoureux des mots et des belles phrases, est définitivement immersive et addictive. Il lui suffit de quelques mots pour attirer votre attention et de quelques pages pour complètement vous immerger dans son monde et vous donner l’impression que les personnages qui prennent vie et évoluent sous vos yeux sont réels. En d’autres termes, avec Je n’aimerai plus et de manière générale avec Stéphane Soutoul, immersion et addiction garanties !

A noter que la seule chose qui aurait pu me frustrer est que le côté fantastique du roman ne soit pas plus développé. Mais cela ne m’a pas dérangée, car ici ce qui compte, c’est bien plus les relations entre les personnages et leur évolution que l’utilisation de la magie. Et puis, cela semble cohérent avec la personnalité de Childéric qui, suite à un événement dramatique de son passé, préfère ne pas se servir de ses pouvoirs.

Pour conclure, je pourrais poursuivre ma chronique, le roman possédant encore tellement de qualités ou d’éléments dont j’aimerais vous parler… Je finirai donc simplement mon article par vous dire de vous lancer dans la lecture de ce roman. Que vous soyez un amateur de belles romances ou non, il devrait vous séduire, car au-delà du sentiment amoureux que l’auteur a su si subtilement et délicatement retranscrire, il aborde l’amour sous toutes ses formes, l’amour amical, l’amour familial, l’amour qui vous donne des ailes, mais aussi celui qui vous noie dans un abîme de désespoir. De cette lecture, vous en retiendrez également un très beau message d’espoir sur la capacité de chacun à avancer dans la vie malgré l’adversité. Du très beau Stéphane Soutoul, sans aucun doute !

Blog de l’auteurCompte Twitter

Envie d’acheter Je n’aimerai plus ? Rendez-vous sur le site de Rebelle éditions.

 

In my mailbox #42

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« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. Les liens pour les participants francophones sont regroupés sur Lire ou Mourir. »


SERVICES PRESSE

Je remercie Stéphane Soutoul pour sa confiance ainsi que les éditions Rebelle pour l’envoi de Je n’aimerai plus, un roman que je compte lire durant les fêtes de Noël.

Je remercie également Morgane Scheinmeer de m’avoir proposé Les brumes du Sortchor, un roman que j’avais retenu dans ma sélection du Prix des auteurs inconnus, mais qui n’a pas fait partie de la sélection finale.

GAIN CONCOURS

J’ai eu la chance de remporter il y a quelque temps un concours sur le blog Les pipelettes en parlent en partenariat avec Les Moutons Électriques.

ULULE

J’ai reçu dans le cadre d’une campagne de financement Ulule pour Japon ! Panorama de l’imaginaire japonais, un portfolio contenant de magnifiques photos et Le guide géographique des Otaku.

ACHATS OCCASION

Lors d’une visite chez un bouquiniste, je suis tombée sur la version Hachette Comics de La Belle et La Bête que j’avais repérée depuis un petit moment. J’ai aussi pris un livre que je vois depuis quelques mois, mais dont la saleté m’avait jusqu’à maintenant rebutée. Ma curiosité a fini par l’emporter…

Profitant d’un bon parrainage sur PriceMinister, j’ai passé une petite commande sur la boutique Gibert Joseph :

J’en profite pour remercier la personne qui est passée par mon lien de parrainage. Si vous aussi, vous désirez être parrainé (parrain et filleul reçoivent 7€), vous pouvez cliquer sur ce lien.

Et vous, quelles sont les nouveautés de votre PAL ?

 

 

Séduction Maudite, Stéphane Soutoul

Je remercie Stéphane Soutoul de m’avoir proposé de découvrir son roman et d’avoir invité sa maison d’édition, Pygmalion, à me l’envoyer. J’ai d’autant été plus touchée que c’est un auteur dont j’apprécie grandement le travail et la plume.

Je le remercie également pour sa dédicace, une petite attention à laquelle je suis toujours très sensible.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.  Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : Pygmalion (26 avril 2017)
  • Prix : 19€

AVIS

L’histoire et les personnages…

Une malédiction entourerait Stanislas de Beaumiracle qui voit chacune de ses amantes périr dans des circonstances tragiques. La dernière en date, une musicienne émérite du nom de Laura, se serait ainsi suicidée… Peu convaincue par cette version officielle, Gabrielle, sa sœur journaliste de profession et fouineuse dans l’âme, est bien décidée à découvrir la vérité quitte, pour cela, à se jeter dans la gueule du loup en devenant l’assistante personnelle de Stanislas.

Cette histoire de malédiction est-elle, même en partie, vraie ou des motifs plus triviaux expliquent tous ces morts ? Voilà une question qui vous taraudera dès le début du roman d’autant que l’auteure s’amuse à semer le doute dans l’esprit du lecteur.

Comme Gabrielle, on en vient néanmoins très vite à douter que tous ces décès soient accidentels, la question étant de savoir qui ou quoi est responsable des tourments de cette famille déjà bien endeuillée. C’est donc avec plaisir que l’on suit notre courageuse, voire intrépide journaliste, dans son enquête en croisant les doigts pour que son nom ne vienne pas s’ajouter à la liste des décès… J’ai beaucoup apprécié la force de caractère, la curiosité et la pugnacité de cette journaliste qui ne recule pas devant le danger pour lever le voile sur la mort de sa sœur et sur cette histoire de séducteur maudit.

Logée au château de son patron dans le cadre de son travail, Gabrielle est amenée à côtoyer également son frère, Mathis, qui  aura d’ailleurs tendance, trop souvent à son goût, à être là où il ne faut pas entravant son enquête. Elle aura ainsi le loisir d’apprendre à mieux connaître ces deux frères qui sont un peu comme le feu et la glace, l’un séducteur invétéré au sourire enjôleur et l’autre, être de principe au visage inexpressif.

Si l’on connaît assez peu Stanislas, rien en lui ne prête à l’indulgence : conscient de son charme naturel, il n’hésite pas à en user et abuser pour multiplier les conquêtes féminines sans être réellement touché par les morts qui se multiplient autour de lui. A l’inverse, Mathis, sous une apparente froideur, prend la mesure de toute l’horreur de la situation et essaie, autant que faire se peut, de tempérer les excès de son frère. Au fil de l’histoire, on ne peut que se prendre d’affection pour cet homme au sens aigu de la famille et des responsabilités.

Malédiction et amour…

En parallèle de cette histoire de « malédiction », se cache une romance même si je vous rassure, elle n’est pas le sujet central du roman. Ce n’est pas un genre pour lequel j’ai une grande appétence, mais force est de constater que sous la plume de Stéphane Soutoul, il prend une tout autre dimension. Exit donc l’héroïne stéréotypée à la limite pimbêche et le grand prince charmant sur son cheval blanc !

J’ai apprécié que malgré son attirance pour Mathis, Gabrielle garde la tête assez froide pour ne pas l’exclure d’emblée de la liste des suspects. D’ailleurs, pour mon plus grand bonheur, ils ne se sautent pas dessus dès le début de l’histoire, gardant une certaine réserve ce qui correspond parfaitement à leur caractère respectif. Alors, bien sûr, comme souvent dans une romance, les personnages doutent et se posent des questions, mais à aucun moment, l’histoire ne tourne à la mièvrerie.

Cette attirance entre les deux personnages devrait ravir les amateurs de romance tout en complexifiant l’enquête de Gabie qui est tiraillée entre Mathis et le devoir de vérité qu’elle estime avoir envers sa sœur et les autres victimes.

Une fin qui ne m’a pas déroutée sans que cela ne me gêne…

Comme très souvent dans mes lectures, je n’ai pas été surprise par la révélation finale. Très tôt dans le roman, j’ai eu la certitude d’avoir élucidé une grande partie du mystère autour de ces suspicieux décès et ne m’étais pas trompée sur ce point. Je ne dis pas que l’auteur a manqué d’originalité, mais seulement que je dois avoir un esprit aussi tordu que le sien.

Je ne sais pas si, contrairement à moi, vous serez surpris par la fin, mais cela n’est pas le plus important. En effet, si la résolution de l’enquête autour des décès entourant les Beaumiracle est captivante, l’aura de mystère, de danger et de mort qui plane sur cette famille l’est tout autant si ce n’est plus. C’est cette impression qu’un ennemi invisible rôde dans la vaste demeure telle une ombre malfaisante qui vous fera tourner les pages avidement.

La plume de l’auteur…

J’avais adoré le style de l’auteur dans Le Mal en la Demeure et suis tout autant séduite par sa plume dans Séduction Maudite. Elle conserve cette élégance et cette finesse qui rendent plaisante la lecture de chaque ligne, même si ici, elle se veut résolument plus moderne.

L’auteur sait parfaitement suggérer une ambiance mystérieuse et angoissante sans devoir, pour cela, faire couler l’hémoglobine à flot. La tension est ainsi suggérée ce qui a bien plus d’impact sur le lecteur qu’une démonstration pure et dure de violence. De la même manière, les descriptions concises, mais percutantes, permettent de se représenter parfaitement les personnages, le château et le côté presque malsain de ses murs.

En conclusion, Stéphane Soutoul a réussi le pari de proposer une œuvre pouvant séduire aussi bien les amateurs de thrillers que ceux qui sont en quête d’une romance laissant une large place au mystère et au drame. La finesse de sa plume devrait, quant à elle, finir de convaincre les plus exigeants des lecteurs qui attendent d’un livre d’être transportés aussi bien par le fond que la forme.

En d’autres termes, si vous avez envie d’un roman avec des personnages forts, une histoire familiale intrigante et dramatique, de l’action, du mystère et de l’amour, Séduction Maudite est un livre que vous risquez fort bien de ne pas lire, mais de dévorer.

Si vous avez envie d’acheter et/ou découvrir gratuitement un extrait du roman, vous pouvez consulter le site Internet de la librairie Flammarion.

Le Sacrifice des Damnés (Le cycle des âmes déchues #2)

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J’ai lu Le sacrifice des Damnés, tome 2 du Cycle des âmes déchues dans le cadre du Challenge Objectif du mois et du Challenge de Noël.

Le livre est en ce moment en promotion sur le site des éditions du Petit Caveau.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidents du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.

Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?

Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…

  • Date de parution : 15 novembre 2011
  • Nombre de pages : 186
  • Autre format : ebook

AVIS

J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Stéphane Soutoul bien que dans ce tome, elle soit différente de celle découverte dans le Mal en la Demeure. Moins descriptive, elle perd un peu en poésie mais conserve fort heureusement toute son intensité et sa beauté.

Avec ce deuxième tome du Cycle des âmes déchues, l’auteur substitue l’action à la contemplation et ceci, dès les premières pages du roman. Nous retrouvons la fille adoptive d’Edmond Lacarme, Léonore, en compagnie de son fiancé en fort mauvaise posture. Ainsi, le couple est pourchassé dans la nuit avant d’être sauvé fortuitement par une femme.

Au fil de la lecture, nous découvrons les raisons pour lesquelles le couple est pourchassé mais également la terrible épreuve à laquelle ils vont devoir faire face. Sans trop vous en dévoiler, je peux dire que l’horreur de la situation ne m’a pas laissée indifférente.

Comme pour le premier tome, l’ambiance du roman est très sombre avec cette impression de mort et de fatalité qui rôde autour de nos principaux protagonistes. Au cours de ma lecture, je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher de vouer un certain respect à la famille Lacarme dont les membres poursuivent avec ardeur leur mission malgré tous les sacrifices qu’elle requiert.

En fin de livre, l’auteur introduit de nouveau le personnage qui sera au centre de l’action lors du troisième et dernier roman de la trilogie. Je dois admettre que je commence à apprécier ce procédé qui permet de faire le lien entre les différents tomes tout en insufflant un certain suspense. En effet, il s’avère difficile, après avoir lu les dernières pages du roman, de ne pas avoir envie de se jeter sur le dernière tome.

Enfin, j’ai beaucoup apprécié la manière dont la trame de l’histoire met en avant les débordements et toutes les atrocités que l’Homme peut commettre au nom d’un idéal ou sous couvert d’un noble but. Après la lecture du livre, vous ne douterez pas que le remède peut être pire que le Mal…

En conclusion, dans un style toujours aussi agréable à lire, l’écrivain vous propose une histoire sombre où se mêlent folie humaine, soif de sang et de vengeance, fatalité… Ce second tome d’une saga familiale addictive devrait séduite les amateurs d’histoires de vampires les plus exigeants.

NOTE : 4/5

Le Mal en la Demeure (Le cycle des âmes déchues, #1), Stéphane Soutoul

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Lors de ma première commande sur le site des éditions du Petit Caveau, j’avais reçu en cadeau le tome 3 de la série Le cycle des âmes déchues de Stéphane Roucoul. Contente de cette surprise, j’avais cependant préféré acheter les deux premiers tomes avant de commencer la série.

Maintenant que c’est chose faite, je vous propose mon avis sur le tome 1 : Le Mal en la Demeure.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Objectif du mois et du challenge Consignes à la chaîne organisé sur Livraddict.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu’entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d’une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n’a d’autre recours que demander l’assistance d’experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d’une longue lignée d’érudits en occultisme et surnaturel, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.

Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l’attend. Car le mal qu’il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l’importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s’immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…

  • Broché: 140 pages
  • Editeur : Petit Caveau (2 décembre 2009)
  • Prix : 11,90€
  • Autre format : ebook

AVIS

J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur qui sied à merveille à l’époque du roman. Sa plume poétique est un délice à découvrir même si certains pourraient lui reprocher un côté maniéré.

Grâce à la beauté des mots que l’on sent précautionneusement choisis et la tournure particulière de ses phrases, Stéphane Soutoul arrive à nous plonger dans l’atmosphère très sombre de l’histoire, du château et de ses habitants.

Le lecteur ne peut que percevoir le climat d’angoisse que l’écrivain instaure dès le début du roman. La tension que l’on ressent va crescendo créant ainsi un sentiment d’urgence. On comprend qu’un drame se prépare entre les murs froids du château sans pour autant en saisir parfaitement les contours.

J’ai apprécié les personnages, mais j’ai surtout aimé découvrir jusqu’à où ils étaient prêts à aller par amour, par loyauté ou par envie. Chaque protagoniste poursuit son propre objectif, mais celui de Marion porte à  réflexion. Ses nobles desseins justifient-ils l’horreur de sa décision et de ses actes ?  La lecture de l’ouvrage vous permettra de vous forger votre propre opinion comme a dû le faire Gérald.

C’est peut-être mon côté bisounours, mais je préfère en générale les fins heureuses ce qui ne veut pas dire gnangnan, je précise. Pourtant, j’ai complètement adhéré à la fin proposée par Stéphane Soutoul, elle colle parfaitement à l’histoire et aux personnages. La seule chose que j’ai trouvée excessive est la décision finale de Gerald même si je peux, dans une certaine mesure, la concevoir.

En fin d’ouvrage, sur une vingtaine de pages,  nous faisons la connaissance de Léonore, enfant adoptif d’Edmond de Lacarme. Cette dernière partie, indépendante de l’intrigue principale, permet à l’auteur d’introduire un personnage qui interviendra dans le deuxième tome de la trilogie. Ayant apprécié sa personnalité, je suis impatiente de la retrouver.

Un roman qui souffre d’une trop grande brièveté..

J’ai apprécié l’histoire, mais j’ai trouvé le roman bien trop court pour être complètement séduite. Tout arrive trop vite ! Je n’ai, par exemple, pas réussi à croire à la fulgurante attirance de Gerald envers Marion. Par contre, cette brièveté permet à l’auteur de ne pas se perdre dans de longues descriptions ou dans des développements inutiles.

Deux points m’ont laissée sceptique. D’une part, pourquoi Hans Kraemer, conscient de la nature du mal qui a commencé à ronger sa famille, n’a pas jugé utile d’en avertir son ami dans sa lettre ? Ensuite, pourquoi le père de Gerald l’a-t-il envoyé en mission alors que son frère aîné aurait été l’homme de la situation ? J’imagine que sans ces deux points, il n’y aurait pas eu de roman mais j’aurais au moins aimé avoir un début d’explication.

En conclusion, je conseille ce roman aux personnes qui ont envie de découvrir une histoire abordant le mythe vampirique dans une ambiance sombre et gothique.  Économe en termes de pages, Stéphane Roucoul ne l’est pas quant à la richesse de son style qui devrait séduire les personnes amatrices de belles plumes poétiques.

NOTE : 4/5

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